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Mardi 29 avril 2008
Par Reuters
TUNIS - La compagnie aérienne Tunis Air a signé lundi la "lettre d'acceptation" de l'offre d'Airbus pour la vente de 19 avions dont 16 commandes fermes, a déclaré mardi à Reuters le secrétaire d'Etat aux Transports.
Selon Dominique Bussereau, qui fait partie de la délégation ministérielle accompagnant Nicolas Sarkozy en Tunisie, le montant des commandes fermes s'élève à "un peu plus d'un milliard d'euros".
"C'est une affaire importante, parce que ça fait maintenant une flotte tunisienne entièrement composée d'Airbus et cela met Tunis Air dans les compagnies de lancement de l'A350. Donc, c'est un choix vraiment politiquement important", a-t-il ajouté.
L'accord, signé lundi soir par Dominique Bussereau et son homologue tunisien Abderahim Zouari, porte, en ce qui concerne les commandes fermes, sur dix A320 et trois A350 comme annoncé initialement auxquels s'ajoutent trois A330, a-t-il précisé.
"Je partais pour 13 (commandes fermes) et on a fini par signer pour 16", a commenté Dominique Bussereau.
Aux ventes fermes s'ajoutent trois ventes en option.
Lors des discussions lundi soir au ministère des Transports tunisien, "Airbus a pris des engagements de nature industrielle qui conduiront à la création de 2.000 emplois à terme en Tunisie, en particulier par le biais de la sous-traitance", a ajouté le secrétaire d'Etat.
Il est fort probable que Latécoère, l'un des sous-traitants d'Airbus, renforce son implantation en Tunisie précise-t-on de source diplomatique française.
Latécoère est candidat à la reprise de deux sites français d'Airbus, à Méaulte dans la Somme et à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique. Les syndicats d'Airbus ont appelé à une grève mardi matin sur les sites français du constructeur aéronautique.
"Ce sera de la sous-traitance d'Airbus classique, soit en direct par Airbus soit par l'intermédiaire de Latécoère ou d'autres filiales", a souligné Dominique Bussereau.
"Latécoère a le choix entre un site en Tunisie et un site au Maroc (...) ça tombe plutôt vers une implantation en Tunisie, sachant que Latécoère est déjà présent dans les deux pays", a dit le secrétaire d'Etat.
De source diplomatique française, on indique également que Latécoère semble avoir choisi la Tunisie plutôt que le Maroc.
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mercredi 30 avril 2008
TUNIS - La compagnie aérienne Tunis Air a signé lundi la "lettre d'acceptation" de l'offre d'Airbus pour la vente de 19 avions dont 16 commandes ferme
PARIS - Tony Estanguet, double champion olympique en canoë, sera le porte-drapeau de la France lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de
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Mardi 29 avril 2008
Par Reuters
PARIS - Tony Estanguet, double champion olympique en canoë, sera le porte-drapeau de la France lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, où il tentera un triplé inédit dans le sport français.
Estanguet, 29 ans, a été désigné mardi par le Comité national olympique et sportif français pour mener la délégation française le 8 août à Pékin.
Ce professeur de sport sera le seizième porte-drapeau de l'histoire de l'olympisme français.
Il va notamment succéder au handballeur Jackson Richardson (Athènes 2004), au judoka David Douillet (Sydney 2000), à l'athlète Marie-José Pérec (Atlanta 1996) et aux escrimeurs Jean-François Lamour (Barcelone 1992) et Philippe Riboud (Séoul 1988).
Seules deux femmes ont connu cet honneur: la nageuse Christine Caron en 1968 à Mexico et Pérec en 1996.
Jamais un athlète de la Fédération française de canoë-kayak n'avait été désigné.
A une semaine de ses 30 ans, Tony Estanguet reçoit par avance un cadeau très attendu par toute l'équipe de France olympique, au sein de laquelle il fait office de sage.
Après avoir gagné le titre en slalom monoplace à Sydney en 2000 puis à Athènes en 2004, le Palois se présentera à ses troisièmes Jeux olympiques pour tenter de décrocher une troisième médaille d'or consécutive, un exploit inédit dans le sport français.
À CINQ ANS SUR LE GAVE
Né et licencié à Pau, Tony Estanguet vient d'une famille passionnée par l'eau vive.
Il a effectué ses débuts à cinq ans sur le Gave de Pau, cours d'eau traversant la cité béarnaise avant de se jeter dans l'Adour.
Quatrième aux championnats du monde de descente en kayak en 1979, son père Henri aujourd'hui décédé est aussi le papa du Club Université Pau Pyrénées Eaux Vives, où ses trois fils Patrice, Tony et Aldric sont licenciés.
Aîné de cinq ans de Tony, Patrice Estanguet a été médaillé olympique de bronze à Atlanta en 1996, déjà en canoë monoplace en slalom.
"Ce jour-là, devant ma télévision, mon frère m'a tellement fait vibrer que cela m'a donné envie de faire la même chose", a récemment confié Tony Estanguet à Reuters.
"Ensuite, toujours très respectueux et admiratif de son parcours, j'ai essayé de faire tout comme lui", a-t-il ajouté.
Les deux frères ont parfois été rivaux mais jamais ennemis, toujours contents de voir un Estanguet sur le podium.
"Cette adversité nous a permis de mieux nous connaître en tant que frères", a déclaré le nouveau porte-drapeau français.
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Mardi 29 avril 2008
Par Reuters
PARIS - Tony Estanguet, double champion olympique en canoë, sera le porte-drapeau de la France lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, où il tentera un triplé inédit dans le sport français.
Estanguet, 29 ans, a été désigné mardi par le Comité national olympique et sportif français pour mener la délégation française le 8 août à Pékin.
Ce professeur de sport sera le seizième porte-drapeau de l'histoire de l'olympisme français.
Il va notamment succéder au handballeur Jackson Richardson (Athènes 2004), au judoka David Douillet (Sydney 2000), à l'athlète Marie-José Pérec (Atlanta 1996) et aux escrimeurs Jean-François Lamour (Barcelone 1992) et Philippe Riboud (Séoul 1988).
Seules deux femmes ont connu cet honneur: la nageuse Christine Caron en 1968 à Mexico et Pérec en 1996.
Jamais un athlète de la Fédération française de canoë-kayak n'avait été désigné.
A une semaine de ses 30 ans, Tony Estanguet reçoit par avance un cadeau très attendu par toute l'équipe de France olympique, au sein de laquelle il fait office de sage.
Après avoir gagné le titre en slalom monoplace à Sydney en 2000 puis à Athènes en 2004, le Palois se présentera à ses troisièmes Jeux olympiques pour tenter de décrocher une troisième médaille d'or consécutive, un exploit inédit dans le sport français.
À CINQ ANS SUR LE GAVE
Né et licencié à Pau, Tony Estanguet vient d'une famille passionnée par l'eau vive.
Il a effectué ses débuts à cinq ans sur le Gave de Pau, cours d'eau traversant la cité béarnaise avant de se jeter dans l'Adour.
Quatrième aux championnats du monde de descente en kayak en 1979, son père Henri aujourd'hui décédé est aussi le papa du Club Université Pau Pyrénées Eaux Vives, où ses trois fils Patrice, Tony et Aldric sont licenciés.
Aîné de cinq ans de Tony, Patrice Estanguet a été médaillé olympique de bronze à Atlanta en 1996, déjà en canoë monoplace en slalom.
"Ce jour-là, devant ma télévision, mon frère m'a tellement fait vibrer que cela m'a donné envie de faire la même chose", a récemment confié Tony Estanguet à Reuters.
"Ensuite, toujours très respectueux et admiratif de son parcours, j'ai essayé de faire tout comme lui", a-t-il ajouté.
Les deux frères ont parfois été rivaux mais jamais ennemis, toujours contents de voir un Estanguet sur le podium.
"Cette adversité nous a permis de mieux nous connaître en tant que frères", a déclaré le nouveau porte-drapeau français.
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Les Los Angeles Lakers et les Orlando Magic ont été les deux premières équipes à gagner leur billet pour les demi-finales de conférence du Championnat
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Les Los Angeles Lakers et les Orlando Magic ont été les deux premières équipes à gagner leur billet pour les demi-finales de conférence du Championnat NBA en pliant leur série du 1er tour des phases finales lundi.
Les Lakers, emmenés par le duo Kobe Bryant (31 pts) et l'Espagnol Pau Gasol (21 pts), ont remporté leur duel, au meilleur des sept matches, face à Denver 4 victoires à 0, après leur succès 107 à 101 dans le Colorado.
Plus tôt dans la soirée, les Magic s'étaient défaits de Toronto 4 victoires à 1, après leur succès 102 à 92 dans leur salle.
Mais la surprise est venue de Georgie, où Atlanta est revenu à 2 partout face à Boston, équipe N.1 de la saison régulière.
Les Hawks, qui avait perdu les deux premières rencontres par respectivement 23 et 19 points d'écart, ont remporté le match N.4 chez eux (97-92).
Atlanta a notamment su dérégler les Celtics grâce à deux périodes de folie.
Menés 21 à 9 dès le début du match, les Hawks sont d'abord revenus en fin de premier quart-temps (29-24) en infligeant un 20-3 aux Celtics. Et en retard de 10 points à l'attaque du dernier quart-temps (75-65), ils ont recollé avec un 32 à 17 pour s'offrir au moins deux matches supplémentaires.
Joe Johnson a été le grand artisan de ce succès avec 20 de ses 35 points inscrits dans les 12 dernières minutes.
Français invisibles
A Denver, les Californiens ont, comme prévu, envoyé leurs hôtes en vacances. Les Nuggets qui ont disputé leur meilleure partie de la série, ont encore été dominés. Malgré 21 points et 11 rebonds, Carmelo Anthony, qui avait reproché à ses coéquipiers d'avoir baissé les bras au match précédent, a encore eu trop de gâchis (8 sur 20 au tir).
Les deux Français (Ronny Turiaf à Los Angeles et Yakhouba Diawara à Denver) ont été inexistants. Turiaf, malade la semaine dernière, n'a pas joué et Diawara a fait une apparition de 7 secondes avant la pause.
Les Lakers attendent de connaître leur prochain adversaire. Utah est en ballottage favorable avec 3 victoires à 1 face à Houston.
A Orlando, Dwight "Superman" Howard est vraiment le super héros des Floridiens. Avec 21 pts et autant de rebonds, il a réussi son troisième match avec plus de 20 points et 20 rebonds.
Au prochain tour, les Magic, classés troisièmes de la conférence Est à l'issue de la saison régulière, affronteront les vainqueurs de la série opposant Detroit à Philadelphie. Les deux équipes sont actuellement à égalité 2 victoires partout dans cette série au meilleur des sept matches.
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Les Los Angeles Lakers et les Orlando Magic ont été les deux premières équipes à gagner leur billet pour les demi-finales de conférence du Championnat NBA en pliant leur série du 1er tour des phases finales lundi.
Les Lakers, emmenés par le duo Kobe Bryant (31 pts) et l'Espagnol Pau Gasol (21 pts), ont remporté leur duel, au meilleur des sept matches, face à Denver 4 victoires à 0, après leur succès 107 à 101 dans le Colorado.
Plus tôt dans la soirée, les Magic s'étaient défaits de Toronto 4 victoires à 1, après leur succès 102 à 92 dans leur salle.
Mais la surprise est venue de Georgie, où Atlanta est revenu à 2 partout face à Boston, équipe N.1 de la saison régulière.
Les Hawks, qui avait perdu les deux premières rencontres par respectivement 23 et 19 points d'écart, ont remporté le match N.4 chez eux (97-92).
Atlanta a notamment su dérégler les Celtics grâce à deux périodes de folie.
Menés 21 à 9 dès le début du match, les Hawks sont d'abord revenus en fin de premier quart-temps (29-24) en infligeant un 20-3 aux Celtics. Et en retard de 10 points à l'attaque du dernier quart-temps (75-65), ils ont recollé avec un 32 à 17 pour s'offrir au moins deux matches supplémentaires.
Joe Johnson a été le grand artisan de ce succès avec 20 de ses 35 points inscrits dans les 12 dernières minutes.
Français invisibles
A Denver, les Californiens ont, comme prévu, envoyé leurs hôtes en vacances. Les Nuggets qui ont disputé leur meilleure partie de la série, ont encore été dominés. Malgré 21 points et 11 rebonds, Carmelo Anthony, qui avait reproché à ses coéquipiers d'avoir baissé les bras au match précédent, a encore eu trop de gâchis (8 sur 20 au tir).
Les deux Français (Ronny Turiaf à Los Angeles et Yakhouba Diawara à Denver) ont été inexistants. Turiaf, malade la semaine dernière, n'a pas joué et Diawara a fait une apparition de 7 secondes avant la pause.
Les Lakers attendent de connaître leur prochain adversaire. Utah est en ballottage favorable avec 3 victoires à 1 face à Houston.
A Orlando, Dwight "Superman" Howard est vraiment le super héros des Floridiens. Avec 21 pts et autant de rebonds, il a réussi son troisième match avec plus de 20 points et 20 rebonds.
Au prochain tour, les Magic, classés troisièmes de la conférence Est à l'issue de la saison régulière, affronteront les vainqueurs de la série opposant Detroit à Philadelphie. Les deux équipes sont actuellement à égalité 2 victoires partout dans cette série au meilleur des sept matches.
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Un vent d'Amérique a soufflé lundi soir sur les 22e Molières, les récompenses du théâtre français, qui ont primé trois fois le spectacle musical made
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Un vent d'Amérique a soufflé lundi soir sur les 22e Molières, les récompenses du théâtre français, qui ont primé trois fois le spectacle musical made in Broadway "Le Roi lion" et dans deux catégories "Good Canary", une pièce mise en scène par l'acteur américain John Malkovich.
Le spectacle "La vie devant soi" a lui aussi obtenu trois Molières, dont celui du théâtre privé et une autre statuette pour Myriam Boyer dans la catégorie comédienne.
Son fils Clovis Cornillac, qui coprésidait avec Barbara Schulz cette soirée retransmise sur France 2 en direct des Folies Bergère à Paris, a lui échoué dans la catégorie comédien face au vétéran Michel Galabru, qui a obtenu le premier Molière de sa carrière, à 85 ans, pour "Les Chaussettes - opus 124".
Un autre octogénaire, Roland Dubillard (84 ans), dont l'univers mêle l'humour à la poésie, a obtenu son premier Molière au titre du meilleur auteur pour "Les Diablogues".
L'adaptation française du "Roi lion", spectacle plein d'invention visuelle, a réalisé un carton plein en étant sacré dans les trois catégories (théâtre musical, créateur costumes pour l'Américaine Julie Taymor, créateur lumières pour son compatriote Donald Holder) dans lesquelles elle était nommée.
Un triple succès qui a fait dire à l'un des promoteurs de cette production que dorénavant "le théâtre musical ce n'est pas simplement Broadway, ce n'est pas simplement Londres, c'est aussi Paris".
John Malkovich a lui reçu le Molière du metteur en scène pour "Good Canary" de l'Américain Zach Helm, la pièce la plus nommée (six citations), qui n'obtient par ailleurs qu'un accessit (Pierre-François Limbosch, meilleur décorateur-scénographe).
Raphaëline Goupilleau, qui n'est pourtant pas une débutante, a été sacrée "révélation théâtrale" pour son rôle dans "Une souris verte", et s'est amusée de ce Molière aux allures de "lifting agréable".
Les deux seconds rôles distingués sont Valérie Bonneton dans "Le Dieu du carnage" de Yasmina Reza et Gilles Privat pour sa composition virtuose dans "L'Hôtel du libre-échange" de Feydeau à La Colline.
Ce dernier a été récompensé pour une pièce du théâtre public, qui apparaît minoré par rapport au secteur privé dans le palmarès alors qu'un certain équilibre émanait de la liste des nominations.
En ouverture de cérémonie, Clovis Cornillac avait pourtant souhaité placer la soirée "sous le signe d'une possible conciliation des deux théâtres, le privé et le public".
Les résultats ne lui ont pas donné raison: sur les 17 Molières attribués, le secteur subventionné n'en obtient que cinq, dont un automatique (celui du théâtre public pour "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce dans la mise en scène de Michel Raskine) et deux attendus (meilleure compagnie et spectacle jeune public).
Signe que l'Académie des Molières (1.700 votants) a relativement boudé le théâtre public, "La seconde surprise de l'amour" dans la mise en scène du Suisse Luc Bondy, pourtant nommée cinq fois, est repartie bredouille.
Les rares lauréats du secteur public ont profité de la cérémonie pour faire passer quelques messages dans une soirée très consensuelle, sans prise de parole d'intermittents du spectacle ni même de professionnels s'élevant contre l'hypothèse d'une baisse des subventions de l'Etat.
"Dans la famille déjà bien malmenée du théâtre, les enfants restent toujours les parents pauvres", a quand même dit l'auteur Philippe Dorin lors d'un vibrant plaidoyer pour les spectacles jeune public.
Quant à André Engel, distingué pour "La petite Catherine de Heilbronn" de Kleist à l'Odéon, il a présenté avec une pointe d'amertume sa compagnie primée (Le Vengeur masqué) comme étant "dirigée par une espèce menacée: les metteurs en scène de plus de 55 ans".
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Un vent d'Amérique a soufflé lundi soir sur les 22e Molières, les récompenses du théâtre français, qui ont primé trois fois le spectacle musical made in Broadway "Le Roi lion" et dans deux catégories "Good Canary", une pièce mise en scène par l'acteur américain John Malkovich.
Le spectacle "La vie devant soi" a lui aussi obtenu trois Molières, dont celui du théâtre privé et une autre statuette pour Myriam Boyer dans la catégorie comédienne.
Son fils Clovis Cornillac, qui coprésidait avec Barbara Schulz cette soirée retransmise sur France 2 en direct des Folies Bergère à Paris, a lui échoué dans la catégorie comédien face au vétéran Michel Galabru, qui a obtenu le premier Molière de sa carrière, à 85 ans, pour "Les Chaussettes - opus 124".
Un autre octogénaire, Roland Dubillard (84 ans), dont l'univers mêle l'humour à la poésie, a obtenu son premier Molière au titre du meilleur auteur pour "Les Diablogues".
L'adaptation française du "Roi lion", spectacle plein d'invention visuelle, a réalisé un carton plein en étant sacré dans les trois catégories (théâtre musical, créateur costumes pour l'Américaine Julie Taymor, créateur lumières pour son compatriote Donald Holder) dans lesquelles elle était nommée.
Un triple succès qui a fait dire à l'un des promoteurs de cette production que dorénavant "le théâtre musical ce n'est pas simplement Broadway, ce n'est pas simplement Londres, c'est aussi Paris".
John Malkovich a lui reçu le Molière du metteur en scène pour "Good Canary" de l'Américain Zach Helm, la pièce la plus nommée (six citations), qui n'obtient par ailleurs qu'un accessit (Pierre-François Limbosch, meilleur décorateur-scénographe).
Raphaëline Goupilleau, qui n'est pourtant pas une débutante, a été sacrée "révélation théâtrale" pour son rôle dans "Une souris verte", et s'est amusée de ce Molière aux allures de "lifting agréable".
Les deux seconds rôles distingués sont Valérie Bonneton dans "Le Dieu du carnage" de Yasmina Reza et Gilles Privat pour sa composition virtuose dans "L'Hôtel du libre-échange" de Feydeau à La Colline.
Ce dernier a été récompensé pour une pièce du théâtre public, qui apparaît minoré par rapport au secteur privé dans le palmarès alors qu'un certain équilibre émanait de la liste des nominations.
En ouverture de cérémonie, Clovis Cornillac avait pourtant souhaité placer la soirée "sous le signe d'une possible conciliation des deux théâtres, le privé et le public".
Les résultats ne lui ont pas donné raison: sur les 17 Molières attribués, le secteur subventionné n'en obtient que cinq, dont un automatique (celui du théâtre public pour "Juste la fin du monde" de Jean-Luc Lagarce dans la mise en scène de Michel Raskine) et deux attendus (meilleure compagnie et spectacle jeune public).
Signe que l'Académie des Molières (1.700 votants) a relativement boudé le théâtre public, "La seconde surprise de l'amour" dans la mise en scène du Suisse Luc Bondy, pourtant nommée cinq fois, est repartie bredouille.
Les rares lauréats du secteur public ont profité de la cérémonie pour faire passer quelques messages dans une soirée très consensuelle, sans prise de parole d'intermittents du spectacle ni même de professionnels s'élevant contre l'hypothèse d'une baisse des subventions de l'Etat.
"Dans la famille déjà bien malmenée du théâtre, les enfants restent toujours les parents pauvres", a quand même dit l'auteur Philippe Dorin lors d'un vibrant plaidoyer pour les spectacles jeune public.
Quant à André Engel, distingué pour "La petite Catherine de Heilbronn" de Kleist à l'Odéon, il a présenté avec une pointe d'amertume sa compagnie primée (Le Vengeur masqué) comme étant "dirigée par une espèce menacée: les metteurs en scène de plus de 55 ans".
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Manger du bon chocolat noir de façon quotidienne est salutaire pour la grossesse et protège des complications possibles dues à une hypertension artéri
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Manger du bon chocolat noir de façon quotidienne est salutaire pour la grossesse et protège des complications possibles dues à une hypertension artérielle, affirme une étude américaine.
En dégustant du chocolat de bonne qualité, une femme a 69% de risques de moins de développer une préeclampsie, une complication qui associe hypertension artérielle et prise de poids avec oedèmes et qui affecte 8% des grossesses, selon le docteur Elizabeth Triche de l'université de Yale.
L'étude qui a porté sur 2.291 femmes entre 1996 et 2000, est a paraître dans la revue Epidemiology de mai.
La méthode originale de l'étude était d'évaluer la consommation de chocolat des femmes enceintes en prélevant à l'accouchement un morceau du cordon ombilical où était mesurée la densité de théombromine.
Ce composant du chocolat, particulièrement présent dans le chocolat noir, a des vertus diurétiques, stimulantes pour le coeur et vasodilatatrices. Le chocolat contient aussi du magnésium bénéfique pour l'hypertension et des flavanoids qui sont de puissants antioxydants, rappelle l'étude.
"Mesurer la quantité de chocolat qu'une patiente affirme consommer est extrêmement difficile vue la variation considérable de présence de cacao selon les différentes qualités", a expliqué Mme Triche à l'AFP.
"Plus le chocolat est noir, mieux c'est. Plus il est édulcoré, sucré et gras, moins il contient de théombromine", a-t-elle indiqué.
La présence de théombromine dans le chocolat peut varier de 0,15% à 0,46%.
"Nous avons observé que la consommation de chocolat mesurée par le niveau du bio-marqueur théobromine dans le cordon, était associée à des risques moindres de préeclampsie", conclut l'étude.
"Cela correspond à une barre de chocolat de bonne qualité chaque jour", a précisé le docteur Triche, directrice adjointe du centre pédiatrique de Yale University.
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Manger du bon chocolat noir de façon quotidienne est salutaire pour la grossesse et protège des complications possibles dues à une hypertension artérielle, affirme une étude américaine.
En dégustant du chocolat de bonne qualité, une femme a 69% de risques de moins de développer une préeclampsie, une complication qui associe hypertension artérielle et prise de poids avec oedèmes et qui affecte 8% des grossesses, selon le docteur Elizabeth Triche de l'université de Yale.
L'étude qui a porté sur 2.291 femmes entre 1996 et 2000, est a paraître dans la revue Epidemiology de mai.
La méthode originale de l'étude était d'évaluer la consommation de chocolat des femmes enceintes en prélevant à l'accouchement un morceau du cordon ombilical où était mesurée la densité de théombromine.
Ce composant du chocolat, particulièrement présent dans le chocolat noir, a des vertus diurétiques, stimulantes pour le coeur et vasodilatatrices. Le chocolat contient aussi du magnésium bénéfique pour l'hypertension et des flavanoids qui sont de puissants antioxydants, rappelle l'étude.
"Mesurer la quantité de chocolat qu'une patiente affirme consommer est extrêmement difficile vue la variation considérable de présence de cacao selon les différentes qualités", a expliqué Mme Triche à l'AFP.
"Plus le chocolat est noir, mieux c'est. Plus il est édulcoré, sucré et gras, moins il contient de théombromine", a-t-elle indiqué.
La présence de théombromine dans le chocolat peut varier de 0,15% à 0,46%.
"Nous avons observé que la consommation de chocolat mesurée par le niveau du bio-marqueur théobromine dans le cordon, était associée à des risques moindres de préeclampsie", conclut l'étude.
"Cela correspond à une barre de chocolat de bonne qualité chaque jour", a précisé le docteur Triche, directrice adjointe du centre pédiatrique de Yale University.
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Le ministre Amadou Touré lors de sa rencontre avec la commission de médiation pour une école apaisée et performante : « Nous allons aux évaluations et
Crise scolaire
Le ministre Amadou Touré lors de sa rencontre avec la commission de médiation pour une école apaisée et performante : « Nous allons aux évaluations et aux examens avec ou sans la COSES »
L'Indépendant, 29/04/2008 E-mail Imprimer
Apparemment, rien ne va plus entre le ministère en charge des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique et la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES). A preuve : celle-ci vient d’adresser au Premier ministre une lettre de désobéissance à la suite de l’invitation du ministre Amadou Touré. Lequel avait adressé une correspondance à ladite Coordination et aux membres de la Commission de médiation pour une école apaisée et performante. Il les invitait à échanger sur la situation qui prévaut dans les établissements publics de l’enseignement secondaire. Mais, le ministre s’est dit pris par le temps à moins de dix semaines de la fin de l’année scolaire. «Si des agents refusent d’accomplir leur devoir, nous allons aux évaluations et aux examens, avec ou sans la COCES. L’année n’est pas compromise», a averti le ministre.
Cette rencontre, qui s’est déroulée ce samedi dans la salle de conférence en charge de l’éducation, a enregistré la présence des membres de la Commission de médiation composée de l’AMUPI, la CAFO, del’AMDH, l’Eglise protestante, des représentant du SNEC, du SNESUP de l’AEEM. Ces assises visaient à rompre le dialogue de sourds.
Prenant la parole, le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Touré, a laissé entendre que la rencontre a pour but de faire le point de la situation qui prévaut dans les établissements publics de l’enseignement secondaire. C’est une manière de mettre tous les intervenants au même niveau d’information. «Nous sommes dans une situation difficile. Il faut sortir l’école de l’impasse», a-t-il lancé.
Cependant, il a tenu à rappeler que depuis qu’il est à la tête du département, il ne fait que dialoguer pour trouver une solution à la crise qui gangrène notre système éducatif. Mais, a-t-il poursuivi, «ce que la COSES demande est au-dessus de mes moyens. Je ne suis pas le ministre des Finances et l’Etat a des moyens limités», a-t-il avoué avant de signaler que le blocage se situe maintenant au niveau de quelques points de revendications de la COSES. Ce sont les primes de logement, l’intégration des contractuels à la Fonction publique de l’Etat, l’alignement des salaires sur ceux des fonctionnaires de l’Etat.
Concernant les primes de logements, l’Etat a déjà proposé des logements sociaux et des prêts bancaires que les syndicalistes ont refusés, a dénoncé le ministre. Pour l’intégration des contractuels dans la Fonction publique, le ministre Amadou Touré a estimé que ce n’est pas possible avec la décentralisation. «Nous avons proposé de les intégrer à la Fonction publique des collectivités qui devrait commencer le 1er janvier 2009, ils refusent. Je suis allé vers eux, ils ferment la porte du dialogue.
Nous allons prendre nos responsabilités. Plus de 75% des élèves sont dans le privé et le 25 % dans le public. On ne peut plus attendre. Si des agents refusent d’accomplir leur devoir, nous allons aux évaluations et aux examens, avec ou sans la COCES. L’année n’est pas compromise», a averti le ministre.
Le Secrétaire Général de l’Association malienne des droits de l’homme, Amadou Bocar Téguété, dira, pour sa part, que la situation est grave et préoccupante. Il faut vite trouver une solution pour ramener la Coordination à la table de négociation.
Pour la Secrétaire exécutive de la CAFO, Mme Traoré Oumou Touré, «le Mali, qui formait beaucoup d’Africains dans ses nombreuses écoles, a de plus en plus une mauvaise image du fait du faible niveau de ses étudiants. Aujourd’hui, le rêve de l’excellence n’y existe plus. Notre école est à l’article de la mort et c’est grave. Une chose est sûre : la relève de demain n’est nullement garantie».
Dans la même foulée, la Secrétaire Général de la CAFO, Mme Traoré Oumou Touré, a estimé que le peuple malien a besoin de savoir pourquoi l’école malienne est prise en otage. D’après elle, «avant d’être enseignant, avant d’être ministre, nous sommes des citoyens maliens. Avant de revendiquer, il faut que le Mali existe. Si chaque Malien se levait pour dire, si je n’ai pas ce que je veux, je mettrais le Mali à feu et à sang... Pour certaines choses, il ne s’agit pas de mettre le feu. Depuis combien d’année il n’y a pas d’école au Mali ? Voilà le vrai feu. Notre système est décrié partout. On dirait que nous ne sommes pas des Maliens. Lorsque nous nous installons autour de la table de négociation avec les partenaires, on nous dit qu’on n’a pas de niveau. N’importe quel élève de la sous-région qui quitte la 11e a le Bac malien. On ne peut pas continuer à payer des gens qui nous martyrisent», a –telle martelé.
En tout cas, depuis quelques mois, les Maliens assistent, impuissants, avec résignation et amertume, au dialogue de sourds entre les autorités en charge de l’Education et les corporations syndicales.
A moins de dix semaines de la fin de l’année scolaire, une crise très aiguë affecte le fonctionnement normal de l’école malienne. Il y a tout juste quelques jours, le député PARENA, l’honorable Bré-hima Béridogo, avait interpellé le ministre Touré sur la crise scolaire à l’Assemblée nationale.
Le débat n’a pas porté fruit. D’ailleurs, la missive que vient d’adresser la COSES au Premier ministre l’atteste clairement. Une lettre de désobéissance en bonne et due forme par la coordination.
Au train où vont les choses, il sera difficile de trouver un remède efficace pour une école à l’article de la mort.
Ramata TEMBELY
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Le ministre Amadou Touré lors de sa rencontre avec la commission de médiation pour une école apaisée et performante : « Nous allons aux évaluations et aux examens avec ou sans la COSES »
L'Indépendant, 29/04/2008 E-mail Imprimer
Apparemment, rien ne va plus entre le ministère en charge des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique et la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES). A preuve : celle-ci vient d’adresser au Premier ministre une lettre de désobéissance à la suite de l’invitation du ministre Amadou Touré. Lequel avait adressé une correspondance à ladite Coordination et aux membres de la Commission de médiation pour une école apaisée et performante. Il les invitait à échanger sur la situation qui prévaut dans les établissements publics de l’enseignement secondaire. Mais, le ministre s’est dit pris par le temps à moins de dix semaines de la fin de l’année scolaire. «Si des agents refusent d’accomplir leur devoir, nous allons aux évaluations et aux examens, avec ou sans la COCES. L’année n’est pas compromise», a averti le ministre.
Cette rencontre, qui s’est déroulée ce samedi dans la salle de conférence en charge de l’éducation, a enregistré la présence des membres de la Commission de médiation composée de l’AMUPI, la CAFO, del’AMDH, l’Eglise protestante, des représentant du SNEC, du SNESUP de l’AEEM. Ces assises visaient à rompre le dialogue de sourds.
Prenant la parole, le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, Amadou Touré, a laissé entendre que la rencontre a pour but de faire le point de la situation qui prévaut dans les établissements publics de l’enseignement secondaire. C’est une manière de mettre tous les intervenants au même niveau d’information. «Nous sommes dans une situation difficile. Il faut sortir l’école de l’impasse», a-t-il lancé.
Cependant, il a tenu à rappeler que depuis qu’il est à la tête du département, il ne fait que dialoguer pour trouver une solution à la crise qui gangrène notre système éducatif. Mais, a-t-il poursuivi, «ce que la COSES demande est au-dessus de mes moyens. Je ne suis pas le ministre des Finances et l’Etat a des moyens limités», a-t-il avoué avant de signaler que le blocage se situe maintenant au niveau de quelques points de revendications de la COSES. Ce sont les primes de logement, l’intégration des contractuels à la Fonction publique de l’Etat, l’alignement des salaires sur ceux des fonctionnaires de l’Etat.
Concernant les primes de logements, l’Etat a déjà proposé des logements sociaux et des prêts bancaires que les syndicalistes ont refusés, a dénoncé le ministre. Pour l’intégration des contractuels dans la Fonction publique, le ministre Amadou Touré a estimé que ce n’est pas possible avec la décentralisation. «Nous avons proposé de les intégrer à la Fonction publique des collectivités qui devrait commencer le 1er janvier 2009, ils refusent. Je suis allé vers eux, ils ferment la porte du dialogue.
Nous allons prendre nos responsabilités. Plus de 75% des élèves sont dans le privé et le 25 % dans le public. On ne peut plus attendre. Si des agents refusent d’accomplir leur devoir, nous allons aux évaluations et aux examens, avec ou sans la COCES. L’année n’est pas compromise», a averti le ministre.
Le Secrétaire Général de l’Association malienne des droits de l’homme, Amadou Bocar Téguété, dira, pour sa part, que la situation est grave et préoccupante. Il faut vite trouver une solution pour ramener la Coordination à la table de négociation.
Pour la Secrétaire exécutive de la CAFO, Mme Traoré Oumou Touré, «le Mali, qui formait beaucoup d’Africains dans ses nombreuses écoles, a de plus en plus une mauvaise image du fait du faible niveau de ses étudiants. Aujourd’hui, le rêve de l’excellence n’y existe plus. Notre école est à l’article de la mort et c’est grave. Une chose est sûre : la relève de demain n’est nullement garantie».
Dans la même foulée, la Secrétaire Général de la CAFO, Mme Traoré Oumou Touré, a estimé que le peuple malien a besoin de savoir pourquoi l’école malienne est prise en otage. D’après elle, «avant d’être enseignant, avant d’être ministre, nous sommes des citoyens maliens. Avant de revendiquer, il faut que le Mali existe. Si chaque Malien se levait pour dire, si je n’ai pas ce que je veux, je mettrais le Mali à feu et à sang... Pour certaines choses, il ne s’agit pas de mettre le feu. Depuis combien d’année il n’y a pas d’école au Mali ? Voilà le vrai feu. Notre système est décrié partout. On dirait que nous ne sommes pas des Maliens. Lorsque nous nous installons autour de la table de négociation avec les partenaires, on nous dit qu’on n’a pas de niveau. N’importe quel élève de la sous-région qui quitte la 11e a le Bac malien. On ne peut pas continuer à payer des gens qui nous martyrisent», a –telle martelé.
En tout cas, depuis quelques mois, les Maliens assistent, impuissants, avec résignation et amertume, au dialogue de sourds entre les autorités en charge de l’Education et les corporations syndicales.
A moins de dix semaines de la fin de l’année scolaire, une crise très aiguë affecte le fonctionnement normal de l’école malienne. Il y a tout juste quelques jours, le député PARENA, l’honorable Bré-hima Béridogo, avait interpellé le ministre Touré sur la crise scolaire à l’Assemblée nationale.
Le débat n’a pas porté fruit. D’ailleurs, la missive que vient d’adresser la COSES au Premier ministre l’atteste clairement. Une lettre de désobéissance en bonne et due forme par la coordination.
Au train où vont les choses, il sera difficile de trouver un remède efficace pour une école à l’article de la mort.
Ramata TEMBELY
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Assises : De la prison avec sursis dans l'affaire de la CMDT
Corruption (Lutte contre la)
Assises : De la prison avec sursis dans l'affaire de la CMDT
L'Essor, 30/04/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer
Une trentaine de témoins ont défilé à la barre durant un procès qui a duré 21 heures.
Le procès de l’ex PDG et de certains agents de la CMDT, était attendu avec impatience par le public du Kénédougou. L'affluence était donc forte, vendredi, dans la salle Lamissa Bengaly, lorsque la cour, présidée par le premier président de la Cour d’appel de Bamako, Abdoulaye Issoufi Touré, a commencé à juger l'affaire. Le banc du ministère public était occupé par l’avocat général Souleymane Coulibaly, et plus d’une dizaine d’avocats de la défense et de la partie civile participaient aux débats.
L'affaire opposait le ministère public à d'anciens responsables du géant cotonnier : Mamadou Zoumana Koné, (chef secteur de Kadiolo), Mahamar Oumar Maïga (PDG), Chiaka Berthé (conseiller spécial du PDG), Ousmane Zakaria Traoré (directeur régional de Sikasso), Samuel Zonou (chef de zone de production agricole à Zégoua) et enfin Abdramane Berthé (chef de zone de production agricole à Kadiolo).
La chambre d’accusation fait remonter les faits à la campagne 2003/2004, lorsque les services de sécurité ont découvert une importation frauduleuse de coton ivoirien par des agents de la CMDT de la région de Sikasso. D'étonnants dépassements de prévisions de production de coton sont enregistrés dans les zones de Zégoua, Kadiolo, Diou et Misseni.
Selon la note d’information des services de sécurité, 2000 tonnes de coton ont été achetées aux producteurs ivoiriens à un prix variant entre 140 et 160 Fcfa le kilogramme et revendu à la CMDT à 200 Fcfa/kg. Une commission d’enquête concluait à l’existence d’un réseau de spéculation dans le secteur CMDT de Kadiolo et à l’introduction de 2333 tonnes de coton graine ivoirien dans notre pays.
Les investigations mettaient en cause le PDG et son conseiller spécial et chiffraient à plus de 550 millions de Fcfa le préjudice global causé à la CMDT. L’entrée du coton étranger, précise la chambre d’accusation, a, de surcroît, empêché les usines d'égrainer la production nationale. 3434 tonnes de coton local ont ainsi été avariées.
Le PDG de la société, Mahamar Oumar Maïga, a été accusé par son propre conseiller spécial Chaka Berthé. Celui-ci assure avoir reçu des instructions téléphoniques du PDG lui demandant d’étudier les possibilités d’acheter le coton ivoirien afin de combler éventuellement un déficit de la production nationale. Une accusation vigoureusement rejetée par Mahamar Oumar Maïga et sa défense qui ont souligné que le patron de la CMDT, malade, avait été évacué en France au moment des faits et qu’il se souciait alors plutôt de son état de santé
A l’issue de 21 heures de débats ( de 9h vendredi à 6 h du matin samedi ) qui ont vu défiler une trentaine de témoins à la barre, la cour a déclaré Samuel Zonou et Abdramane Berthé respectivement chef de zone agricole de la CMDT à Zégoua et Kadiolo, coupables de concussion. Bénéficiant de circonstances atténuantes, ils ont été condamnés à 5 ans d’emprisonnement avec sursis et une amende de 500 000 Fcfa chacun.
Quant à Mahamar Oumar Maïga, Chaka Berthé, Ousmane Zakaria Traoré (directeur régional de Sikasso) et Mamadou Zoumana Koné (chef de secteur de Kadiolo), ils ont été reconnus coupables de complicité de concussion. La cour les a condamnés à un an d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende de 500 000 Fcfa chacun.
F. DIABATÉ
AMAP-Sikasso
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Vos commentaires
Posté par malienn, le 30 Apr 2008 03:31:08 GMT
Vu la légèreté de la peine par rapport à la gravité il ne fallait même
pas les juger! une fois encore la montagne vient d'accoucher d'une
souris!
Répondre à < malienn >
Assises : De la prison avec sursis dans l'affaire de la CMDT
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Une trentaine de témoins ont défilé à la barre durant un procès qui a duré 21 heures.
Le procès de l’ex PDG et de certains agents de la CMDT, était attendu avec impatience par le public du Kénédougou. L'affluence était donc forte, vendredi, dans la salle Lamissa Bengaly, lorsque la cour, présidée par le premier président de la Cour d’appel de Bamako, Abdoulaye Issoufi Touré, a commencé à juger l'affaire. Le banc du ministère public était occupé par l’avocat général Souleymane Coulibaly, et plus d’une dizaine d’avocats de la défense et de la partie civile participaient aux débats.
L'affaire opposait le ministère public à d'anciens responsables du géant cotonnier : Mamadou Zoumana Koné, (chef secteur de Kadiolo), Mahamar Oumar Maïga (PDG), Chiaka Berthé (conseiller spécial du PDG), Ousmane Zakaria Traoré (directeur régional de Sikasso), Samuel Zonou (chef de zone de production agricole à Zégoua) et enfin Abdramane Berthé (chef de zone de production agricole à Kadiolo).
La chambre d’accusation fait remonter les faits à la campagne 2003/2004, lorsque les services de sécurité ont découvert une importation frauduleuse de coton ivoirien par des agents de la CMDT de la région de Sikasso. D'étonnants dépassements de prévisions de production de coton sont enregistrés dans les zones de Zégoua, Kadiolo, Diou et Misseni.
Selon la note d’information des services de sécurité, 2000 tonnes de coton ont été achetées aux producteurs ivoiriens à un prix variant entre 140 et 160 Fcfa le kilogramme et revendu à la CMDT à 200 Fcfa/kg. Une commission d’enquête concluait à l’existence d’un réseau de spéculation dans le secteur CMDT de Kadiolo et à l’introduction de 2333 tonnes de coton graine ivoirien dans notre pays.
Les investigations mettaient en cause le PDG et son conseiller spécial et chiffraient à plus de 550 millions de Fcfa le préjudice global causé à la CMDT. L’entrée du coton étranger, précise la chambre d’accusation, a, de surcroît, empêché les usines d'égrainer la production nationale. 3434 tonnes de coton local ont ainsi été avariées.
Le PDG de la société, Mahamar Oumar Maïga, a été accusé par son propre conseiller spécial Chaka Berthé. Celui-ci assure avoir reçu des instructions téléphoniques du PDG lui demandant d’étudier les possibilités d’acheter le coton ivoirien afin de combler éventuellement un déficit de la production nationale. Une accusation vigoureusement rejetée par Mahamar Oumar Maïga et sa défense qui ont souligné que le patron de la CMDT, malade, avait été évacué en France au moment des faits et qu’il se souciait alors plutôt de son état de santé
A l’issue de 21 heures de débats ( de 9h vendredi à 6 h du matin samedi ) qui ont vu défiler une trentaine de témoins à la barre, la cour a déclaré Samuel Zonou et Abdramane Berthé respectivement chef de zone agricole de la CMDT à Zégoua et Kadiolo, coupables de concussion. Bénéficiant de circonstances atténuantes, ils ont été condamnés à 5 ans d’emprisonnement avec sursis et une amende de 500 000 Fcfa chacun.
Quant à Mahamar Oumar Maïga, Chaka Berthé, Ousmane Zakaria Traoré (directeur régional de Sikasso) et Mamadou Zoumana Koné (chef de secteur de Kadiolo), ils ont été reconnus coupables de complicité de concussion. La cour les a condamnés à un an d’emprisonnement avec sursis et au paiement d’une amende de 500 000 Fcfa chacun.
F. DIABATÉ
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Posté par malienn, le 30 Apr 2008 03:31:08 GMT
Vu la légèreté de la peine par rapport à la gravité il ne fallait même
pas les juger! une fois encore la montagne vient d'accoucher d'une
souris!
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Me Abdoulaye Garba Tapo, à propos de la fusion de son parti avec l'ADEMA: "on ne vient pas pour vivre du miel de l'ADEMA"
Politique
Me Abdoulaye Garba Tapo, à propos de la fusion de son parti avec l’Adéma : “On ne vient pas pour vivre du miel de l’Adema”
Le Républicain, 30/04/2008 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer
Me Abdoulaye Garba Tapo
Le paysage politique malien est en mutation au gré des fusions entre partis politiques et retrouvailles entre membres d’un même parti. Le Rassemblement National pour la Démocratie (RND) de Me Abdoulaye Garba Tapo n’échappe pas à cette logique.
Mais pourquoi une fusion entre le RND et l’Adema ? Opportunisme ou réelle conviction ? Que peut apporter l’un à l’autre ?Autant de questions que nous avons posées au leader du RND qui répond sans fard.
Pour l’ex-ministre de la justice, l’émiettement du paysage politique reste une des plaies de notre démocratie.
Le Républicain : Pourquoi une fusion entre le RND et l’ADEMA ?
Me Abdoulaye Garba Tapo : Je pense que vous êtes mal placé pour me poser une telle question. A longueur de journée, vous dénoncez cette profusion de partis qui, au fond, ne rapporte pas beaucoup d’efficacité aux débats politiques. Donc le fait de se fusionner rend beaucoup plus fort un parti comme le nôtre.
Maintenant pourquoi avec l’Adéma, cela a fait l’objet d’une mûre réflexion. Depuis le RDP, nous avons travaillé avec eux, ensuite nous nous sommes retrouvés dans le premier gouvernement de l’Adéma. Quand le RND a été créé, nous avons fait liste commune avec l’Adéma, cela nous a permis d’avoir notre premier député en 1997 à Bamako en la personne de Natié Bogodogo. Ensuite, nous nous sommes retrouvés dans le gouvernement d’IBK. Nos relations avec l’Adéma ne datent pas d’aujourd’hui.
Ce qui nous a marqué, c’était le respect dont nous avons bénéficié et sur ce point, je ne pouvais pas ne pas rappeler l’apport des gens comme Alpha Oumar Konaré, IBK, Ali Nouhoum Diallo et bien d’autres qui nous ont réellement soutenu parce qu’ils ont compris que nous ne sommes pas-là pour des intérêts personnels, mais dans l’intention de bien faire. Et cette disposition d’esprit s’est toujours maintenue dans le respect et a été préservée par les dirigeants actuels de l’Adéma comme Dioncounda Traoré et autres.
Et c’est ce qui explique la facilité avec laquelle cette fusion est en train de se faire. Nous sommes le premier, peut-être que d’autres partis ont eu des rapports étroits avec l’Adéma. J’avoue que du point de vue respect et considération, rarement autant de considérations pour un parti comme le nôtre. C’est ce qui explique cet événement d’aujourd’hui alors que d’autres partis ont bien frappé à la porte de l’Adéma avant nous qui cherchent à fusionner avec eux.
Le RND a-t-il accepté cette fusion avec l’Adema par opportunisme politique ou par conviction fondée sur les retrouvailles entre formations politiques ?
J’aurais souhaité porter RND plus haut et en faire le premier parti. Mais tout le monde sait comment les jeunes partis fonctionnent au Mali avec les difficultés.
Mais quand vous regardez les dernières élections municipales et quand vous regardez les conditions dans lesquelles nous nous sommes battus parce que je venais de sortir du gouvernement à un mois des élections et quand vous regardez les résultats, nous sommes arrivés 11e sur le plan national avec des percées dans les localités de Koutiala où nous avons obtenus 47 conseillers, la ville de Kayes où nous sommes arrivés en 5e position avec 3 conseillers. Je ne parle pas de Kati encore moins de Mopti où tout le monde sait que nous sommes la première force politique.
Nous avons compris que pour préserver ses acquis, on ne peut pas le faire tout seul. Dans la vie, quand un homme ne connais pas ses limites il va droit au mur. Aujourd’hui, nous avons des acquis et des potentialités, nous avons jugé nécessaire qu’on n’a pas les moyens de maintenir cette potentialité. Et réellement on ne nous a pas facilité la tâche : le RND est l’un des partis qui a pris le plus de coups.
Aujourd’hui, l’image du RND est intacte. Le réalisme commande justement de se renforcer pour que les efforts ne soient pas vains, qu’on puisse continuer à nous compter sur la scène politique, à faire passer notre message.
Qu’est ce que le RND peut réellement apporter à l’Adema en terme de poids politique ?
Vous le connaissez, ce n’est pas des enfants de chœur c’est des politiciens rodés. Si vous voyez que l’Adéma a mis tant de solennité, je pense que cela n’est pas un fait du hasard.
L’Adéma est un parti avec qui nous avons beaucoup fait, nous ne sommes pas trop forts sur le terrain comme eux mais ils connaissent notre combativité et notre détermination. Quand nous avons commencé le RND, par mauvaise volonté on nous a traité de partis régionalistes en 1997, compte tenu de nos résultats à Mopti dont je suis originaire et où ma famille a une forte assise. Les gens se sont pressés pour nous traiter de régionaliste.
A l’époque déjà, autant à Mopti qu’à Kati, nous avons fait jeu égal avec l’Adéma. Que ce soit aux les élections municipales de 1998 et les dernières élections, nous sommes arrivés 1er à Mopti et 2e à Kati, nous avons 47 conseillers à Koutiala, 3 à Kayes. C’est vous dire que nous avons une certaine présence sur le terrain.
Notre capital le plus précieux, c’est peut-être le nombre d’élus qui n’est pas négligeable, nous avons une grande crédibilité sur la scène politique. Cette crédibilité ne sera pas inutile pour l’Adéma. Nous sommes un partenaire très fiable, indépendant d’esprit qui ne se laissera pas marcher sur les pieds, qui dira ouvertement ce qu’il pense. C’est ce qui explique aussi l’aboutissement des négociations.
Quel message avez-vous à adresser aux responsables des autres petites formations politiques ?
C’est-la seule voie à suivre, mais ce n’est pas une voie facile. Aujourd’hui, les grands partis ne sont pas des enfants de chœur, ils seront peut-être avec des gens avec qui ils pensent pouvoir faire quelque chose. Pour la plupart des partis, je ne vois pas d’autre salut que celui-là. Il est difficile pour un chef de mouvement du point de vue sacrifice et les résultats obtenus, mais il est très difficile de faire mieux que ça.
Parce que tout simplement, nous nous sommes montré très différent de la plupart des autres partis à tel point que nous agaçons même beaucoup de partis et nous avons pris beaucoup de coups. Aujourd’hui, nous nous donnons les moyens d’en prendre moins et aller dans un ensemble équilibré qui aujourd’hui a l’impression de gagner dans cette histoire autant que nous.
L’Adéma a des moyens plus que nous, mais nous avons notre image qui est considérable. Ils savent aussi qu’on ne vient pas pour vivre dans leur miel, nous allons apporter les moyens, nous allons nous battre avec détermination. Ils savent que sur ce plan ils ne seront pas perdants.
Il y a un homme politique qui a dit que les partis n’ont pas de crédits sur la scène politique. Quelle est votre réflexion sur ça et la position du parti par rapport aux critiques des citoyens ? Est-ce qu’aux élections de 2012, vous pensez que les partis pourront faire le poids ?
Je pense que les partis peuvent toujours faire le poids, mais c’est aux partis de se remettre en cause. Quand vous dites que les partis n’ont pas globalement de crédits, c’est tout à fait réel. C’est par rapport à leurs comportements, quand vous regardez la façon dont les élections se passent, les gens tiennent des promesses et la plupart des temps, ces promesses restent lettres mortes.
Une fois que le parti atteint son objectif et une fois aux commandes, les dirigeants tiennent compte de tout sauf de l’intérêt général. Et c’est ce que j’ai dis, tout ça, c’est que les partis généralement perdent leur crédibilité et non le respect qu’ils peuvent inspirer. La réalité, je ne me vante pas, tout le monde nous a pratiqué quand même par rapport à la démarche que j’ai dis. D’abord, ils nous ont pratiqués, ils savent que les principaux responsables du RND face à eux ont toujours su faire preuve de retenue.
Nous avons toujours démontré que ce qui comptait pour nous, c’est d’abord d’être respecté. Et vraiment, ils nous ont respectés. Ils savent que personne n’a jamais vu le RND courtiser qui que ce soit un jour : nous avons eu des rapports sains avec tout le monde, des rapports francs et même souvent difficiles. Pour ce qui nous concerne quand même, je pense que cela nous a permis de garder une certaine crédibilité et qui nous tiendra beaucoup à cœur. Et en venant à l’Adéma aussi, nous venons avec cet esprit-là.
Qu’est-ce que vous pensez de la relecture des textes fondamentaux, dont la Constitution ?
Franchement, je suis un juriste praticien, et je dis aux gens que la solution n’est pas toujours dans la modification des textes. Les gens ont presque l’impression qu’en changeant les textes, les choses vont bouger d’elles-mêmes. Je dis que c’est faux. Il y a rarement de mauvais textes. Tous les textes déjà en une certaine manière sont de bons textes. C’est peut-être par rapport au contexte dans lequel ils ont été édictés.
Prenez les élections dernières, il n’y a aucun texte qui dit aux gens de voler ou de tricher sur le terrain. Donc, si les gens déjà respectaient l’existant, moi je pense que ça peut permettre de tenir une certaine crédibilité. Nous avons beaucoup de lacunes parfois et surtout au Mali où au fond, et c’est ça qui fait la particularité des textes. Souvent beaucoup de textes sont votés principalement par malveillance sans tenir compte même de l’intérêt général.
Moi, je donne un exemple que j’ai toujours dénoncé. Prenez le cas des députés où justement dans notre pays la suppléance n’existe pas. Alors que dans tous les pays d’aujourd’hui au Niger, au Burkina où que vous alliez, vous trouverez que cette suppléance existe. Parce que tout simplement que cette suppléance permet d’éviter que quand un député décède ou bien en tout cas, disparaisse, qu’il n’y ait pas d’autres élections qui vont entraîner des coûts inutiles.
Donc au Mali, les gens ont toujours refusé en disant que le député élu risque de se faire peut-être tuer par son suppléant pour le succéder. Donc, c’est justement pour des considérations futiles comme celle-là qu’on refuse d’adopter la suppléance. Donc, il y a beaucoup de textes comme ça. Moi je prends même l’exemple des cumuls. Dans tous les pays du monde, il y a un certain cumul. Mais le Mali est le seul pays par exemple où il y n’a aucun cumul parce que tout ça aussi, c’était dirigé contre quelqu’un à l’époque, le député maire de Ségou. Alors qu’en réalité aujourd’hui on peut bien admettre qu’une seule personne puisse occuper un mandat national et un mandat local.
Ça permet à des talents d’aller se manifester dans les régions au lieu de rester seulement au niveau national. Alors qu’actuellement tout le monde sait que nous souffrons de manque criard de cadres. Donc, il y a beaucoup de choses comme ça, qu’on peut peut-être modifier. Mais il ne faut pas croire que la solution miracle résiderait dans ce changement de textes tant qu’on n’aura pas justement changé les mentalités, tant que les gens ne se seront pas remis en cause et tant que surtout des nouveaux acteurs ne viendront pas dans la chaîne politique.
Propos recueillis par Birama Fall
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Posté par malienn, le 30 Apr 2008 03:13:03 GMT
L'ADEMA aura la peau de TAPO! à coup sûr!
Répondre à < malienn >
Posté par daffe, le 30 Apr 2008 02:28:02 GMT
Notre population est trop petite pour tous ces parti politiques. Que
ceux qui ressemblent s'assemblent pour renforcer nos acquis
democratiques.
Répondre à < daffe >
Posté par pseudo, le 30 Apr 2008 01:59:28 GMT
Me Tapo est le plus opportuniste des intellectuels au Mali
Me Abdoulaye Garba Tapo, à propos de la fusion de son parti avec l’Adéma : “On ne vient pas pour vivre du miel de l’Adema”
Le Républicain, 30/04/2008 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer
Me Abdoulaye Garba Tapo
Le paysage politique malien est en mutation au gré des fusions entre partis politiques et retrouvailles entre membres d’un même parti. Le Rassemblement National pour la Démocratie (RND) de Me Abdoulaye Garba Tapo n’échappe pas à cette logique.
Mais pourquoi une fusion entre le RND et l’Adema ? Opportunisme ou réelle conviction ? Que peut apporter l’un à l’autre ?Autant de questions que nous avons posées au leader du RND qui répond sans fard.
Pour l’ex-ministre de la justice, l’émiettement du paysage politique reste une des plaies de notre démocratie.
Le Républicain : Pourquoi une fusion entre le RND et l’ADEMA ?
Me Abdoulaye Garba Tapo : Je pense que vous êtes mal placé pour me poser une telle question. A longueur de journée, vous dénoncez cette profusion de partis qui, au fond, ne rapporte pas beaucoup d’efficacité aux débats politiques. Donc le fait de se fusionner rend beaucoup plus fort un parti comme le nôtre.
Maintenant pourquoi avec l’Adéma, cela a fait l’objet d’une mûre réflexion. Depuis le RDP, nous avons travaillé avec eux, ensuite nous nous sommes retrouvés dans le premier gouvernement de l’Adéma. Quand le RND a été créé, nous avons fait liste commune avec l’Adéma, cela nous a permis d’avoir notre premier député en 1997 à Bamako en la personne de Natié Bogodogo. Ensuite, nous nous sommes retrouvés dans le gouvernement d’IBK. Nos relations avec l’Adéma ne datent pas d’aujourd’hui.
Ce qui nous a marqué, c’était le respect dont nous avons bénéficié et sur ce point, je ne pouvais pas ne pas rappeler l’apport des gens comme Alpha Oumar Konaré, IBK, Ali Nouhoum Diallo et bien d’autres qui nous ont réellement soutenu parce qu’ils ont compris que nous ne sommes pas-là pour des intérêts personnels, mais dans l’intention de bien faire. Et cette disposition d’esprit s’est toujours maintenue dans le respect et a été préservée par les dirigeants actuels de l’Adéma comme Dioncounda Traoré et autres.
Et c’est ce qui explique la facilité avec laquelle cette fusion est en train de se faire. Nous sommes le premier, peut-être que d’autres partis ont eu des rapports étroits avec l’Adéma. J’avoue que du point de vue respect et considération, rarement autant de considérations pour un parti comme le nôtre. C’est ce qui explique cet événement d’aujourd’hui alors que d’autres partis ont bien frappé à la porte de l’Adéma avant nous qui cherchent à fusionner avec eux.
Le RND a-t-il accepté cette fusion avec l’Adema par opportunisme politique ou par conviction fondée sur les retrouvailles entre formations politiques ?
J’aurais souhaité porter RND plus haut et en faire le premier parti. Mais tout le monde sait comment les jeunes partis fonctionnent au Mali avec les difficultés.
Mais quand vous regardez les dernières élections municipales et quand vous regardez les conditions dans lesquelles nous nous sommes battus parce que je venais de sortir du gouvernement à un mois des élections et quand vous regardez les résultats, nous sommes arrivés 11e sur le plan national avec des percées dans les localités de Koutiala où nous avons obtenus 47 conseillers, la ville de Kayes où nous sommes arrivés en 5e position avec 3 conseillers. Je ne parle pas de Kati encore moins de Mopti où tout le monde sait que nous sommes la première force politique.
Nous avons compris que pour préserver ses acquis, on ne peut pas le faire tout seul. Dans la vie, quand un homme ne connais pas ses limites il va droit au mur. Aujourd’hui, nous avons des acquis et des potentialités, nous avons jugé nécessaire qu’on n’a pas les moyens de maintenir cette potentialité. Et réellement on ne nous a pas facilité la tâche : le RND est l’un des partis qui a pris le plus de coups.
Aujourd’hui, l’image du RND est intacte. Le réalisme commande justement de se renforcer pour que les efforts ne soient pas vains, qu’on puisse continuer à nous compter sur la scène politique, à faire passer notre message.
Qu’est ce que le RND peut réellement apporter à l’Adema en terme de poids politique ?
Vous le connaissez, ce n’est pas des enfants de chœur c’est des politiciens rodés. Si vous voyez que l’Adéma a mis tant de solennité, je pense que cela n’est pas un fait du hasard.
L’Adéma est un parti avec qui nous avons beaucoup fait, nous ne sommes pas trop forts sur le terrain comme eux mais ils connaissent notre combativité et notre détermination. Quand nous avons commencé le RND, par mauvaise volonté on nous a traité de partis régionalistes en 1997, compte tenu de nos résultats à Mopti dont je suis originaire et où ma famille a une forte assise. Les gens se sont pressés pour nous traiter de régionaliste.
A l’époque déjà, autant à Mopti qu’à Kati, nous avons fait jeu égal avec l’Adéma. Que ce soit aux les élections municipales de 1998 et les dernières élections, nous sommes arrivés 1er à Mopti et 2e à Kati, nous avons 47 conseillers à Koutiala, 3 à Kayes. C’est vous dire que nous avons une certaine présence sur le terrain.
Notre capital le plus précieux, c’est peut-être le nombre d’élus qui n’est pas négligeable, nous avons une grande crédibilité sur la scène politique. Cette crédibilité ne sera pas inutile pour l’Adéma. Nous sommes un partenaire très fiable, indépendant d’esprit qui ne se laissera pas marcher sur les pieds, qui dira ouvertement ce qu’il pense. C’est ce qui explique aussi l’aboutissement des négociations.
Quel message avez-vous à adresser aux responsables des autres petites formations politiques ?
C’est-la seule voie à suivre, mais ce n’est pas une voie facile. Aujourd’hui, les grands partis ne sont pas des enfants de chœur, ils seront peut-être avec des gens avec qui ils pensent pouvoir faire quelque chose. Pour la plupart des partis, je ne vois pas d’autre salut que celui-là. Il est difficile pour un chef de mouvement du point de vue sacrifice et les résultats obtenus, mais il est très difficile de faire mieux que ça.
Parce que tout simplement, nous nous sommes montré très différent de la plupart des autres partis à tel point que nous agaçons même beaucoup de partis et nous avons pris beaucoup de coups. Aujourd’hui, nous nous donnons les moyens d’en prendre moins et aller dans un ensemble équilibré qui aujourd’hui a l’impression de gagner dans cette histoire autant que nous.
L’Adéma a des moyens plus que nous, mais nous avons notre image qui est considérable. Ils savent aussi qu’on ne vient pas pour vivre dans leur miel, nous allons apporter les moyens, nous allons nous battre avec détermination. Ils savent que sur ce plan ils ne seront pas perdants.
Il y a un homme politique qui a dit que les partis n’ont pas de crédits sur la scène politique. Quelle est votre réflexion sur ça et la position du parti par rapport aux critiques des citoyens ? Est-ce qu’aux élections de 2012, vous pensez que les partis pourront faire le poids ?
Je pense que les partis peuvent toujours faire le poids, mais c’est aux partis de se remettre en cause. Quand vous dites que les partis n’ont pas globalement de crédits, c’est tout à fait réel. C’est par rapport à leurs comportements, quand vous regardez la façon dont les élections se passent, les gens tiennent des promesses et la plupart des temps, ces promesses restent lettres mortes.
Une fois que le parti atteint son objectif et une fois aux commandes, les dirigeants tiennent compte de tout sauf de l’intérêt général. Et c’est ce que j’ai dis, tout ça, c’est que les partis généralement perdent leur crédibilité et non le respect qu’ils peuvent inspirer. La réalité, je ne me vante pas, tout le monde nous a pratiqué quand même par rapport à la démarche que j’ai dis. D’abord, ils nous ont pratiqués, ils savent que les principaux responsables du RND face à eux ont toujours su faire preuve de retenue.
Nous avons toujours démontré que ce qui comptait pour nous, c’est d’abord d’être respecté. Et vraiment, ils nous ont respectés. Ils savent que personne n’a jamais vu le RND courtiser qui que ce soit un jour : nous avons eu des rapports sains avec tout le monde, des rapports francs et même souvent difficiles. Pour ce qui nous concerne quand même, je pense que cela nous a permis de garder une certaine crédibilité et qui nous tiendra beaucoup à cœur. Et en venant à l’Adéma aussi, nous venons avec cet esprit-là.
Qu’est-ce que vous pensez de la relecture des textes fondamentaux, dont la Constitution ?
Franchement, je suis un juriste praticien, et je dis aux gens que la solution n’est pas toujours dans la modification des textes. Les gens ont presque l’impression qu’en changeant les textes, les choses vont bouger d’elles-mêmes. Je dis que c’est faux. Il y a rarement de mauvais textes. Tous les textes déjà en une certaine manière sont de bons textes. C’est peut-être par rapport au contexte dans lequel ils ont été édictés.
Prenez les élections dernières, il n’y a aucun texte qui dit aux gens de voler ou de tricher sur le terrain. Donc, si les gens déjà respectaient l’existant, moi je pense que ça peut permettre de tenir une certaine crédibilité. Nous avons beaucoup de lacunes parfois et surtout au Mali où au fond, et c’est ça qui fait la particularité des textes. Souvent beaucoup de textes sont votés principalement par malveillance sans tenir compte même de l’intérêt général.
Moi, je donne un exemple que j’ai toujours dénoncé. Prenez le cas des députés où justement dans notre pays la suppléance n’existe pas. Alors que dans tous les pays d’aujourd’hui au Niger, au Burkina où que vous alliez, vous trouverez que cette suppléance existe. Parce que tout simplement que cette suppléance permet d’éviter que quand un député décède ou bien en tout cas, disparaisse, qu’il n’y ait pas d’autres élections qui vont entraîner des coûts inutiles.
Donc au Mali, les gens ont toujours refusé en disant que le député élu risque de se faire peut-être tuer par son suppléant pour le succéder. Donc, c’est justement pour des considérations futiles comme celle-là qu’on refuse d’adopter la suppléance. Donc, il y a beaucoup de textes comme ça. Moi je prends même l’exemple des cumuls. Dans tous les pays du monde, il y a un certain cumul. Mais le Mali est le seul pays par exemple où il y n’a aucun cumul parce que tout ça aussi, c’était dirigé contre quelqu’un à l’époque, le député maire de Ségou. Alors qu’en réalité aujourd’hui on peut bien admettre qu’une seule personne puisse occuper un mandat national et un mandat local.
Ça permet à des talents d’aller se manifester dans les régions au lieu de rester seulement au niveau national. Alors qu’actuellement tout le monde sait que nous souffrons de manque criard de cadres. Donc, il y a beaucoup de choses comme ça, qu’on peut peut-être modifier. Mais il ne faut pas croire que la solution miracle résiderait dans ce changement de textes tant qu’on n’aura pas justement changé les mentalités, tant que les gens ne se seront pas remis en cause et tant que surtout des nouveaux acteurs ne viendront pas dans la chaîne politique.
Propos recueillis par Birama Fall
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Posté par malienn, le 30 Apr 2008 03:13:03 GMT
L'ADEMA aura la peau de TAPO! à coup sûr!
Répondre à < malienn >
Posté par daffe, le 30 Apr 2008 02:28:02 GMT
Notre population est trop petite pour tous ces parti politiques. Que
ceux qui ressemblent s'assemblent pour renforcer nos acquis
democratiques.
Répondre à < daffe >
Posté par pseudo, le 30 Apr 2008 01:59:28 GMT
Me Tapo est le plus opportuniste des intellectuels au Mali
mardi 29 avril 2008
L'avenir politique au Mali : Une affaire de politique
Chroniques
L'avenir politique au Mali : Une affaire de politique
L'Essor, 29/04/2008 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer
Le Mouvement citoyen et l'URD ont des challenges assez semblables. Mais ont abordé de manière très différente la gestion de leur futur.
Les interrogations sur la politique pourraient sembler secondaires en ces temps où des priorités autrement pressantes assaillent notre pays. Pourtant, elles ne sont pas futiles. Car c'est justement en période d'exceptionnelle difficulté que les questions de principe doivent se poser avec la plus extrême acuité.
L'adversité impose souvent le recours aux palliatifs, mais ces derniers ne peuvent se substituer à la vision stratégique, fut celle-ci économique, sociale ou - dans le cas qui nous intéresse - politique. Ce qu'ont posé ces derniers jours comme actes le Mouvement citoyen et l'URD, ce qui se dessine comme grandes manœuvres en perspective obligent à examiner la manière dont deux grands protagonistes de la scène publique appréhendent la politique.
François Mitterrand définissait cette activité comme un métier. C'est à dire comme un domaine dans lequel l'on entre en pleine connaissance de cause ; que l'on pratique avec l'ambition d'accéder au sommet sans rechigner à l'usage des chemins de travers ; et surtout que l'on vit avec l'acceptation qu'un banal revers peut jeter bas plusieurs années d'efforts.
Le président français était sans aucun doute excellemment indiqué pour professer ces vérités, lui qui avait maintenu sa carrière à flot pendant plus d'un demi siècle, malgré une multitude d'avanies ; qui avait multiplié les voltes faces sans sourciller et en faisant semblant d'inscrire ses inflexions dans la logique de ses choix premiers ; qui s'était paisiblement installé dans une gouvernance monarchique après avoir stigmatisé l'autoritarisme du général De Gaulle.
Les acteurs maliens pourraient utilement ajouter à la conception mitterrandienne cette définition donnée il y a peu par un de nos confrères français qui caractérisait la politique comme un "sport violent". Catherine Pégard, fine analyste politique et aujourd'hui conseiller du président Sarkozy, reconnaissait récemment qu'il fallait se trouver soi-même au cœur du système et au centre du jeu pour se rendre véritablement compte de la brutalité des agressions qui s'y produisent. Des agressions qui se déroulent le plus souvent sans éclats de voix, mais qui mettent en route d'implacables mécanismes, broyeurs de projets et de personnalités.
Il n'est donc pas étonnant que des néophytes, même doués, soient ébranlés lorsque se révèle à eux le côté impitoyable du combat politique et qu'ils se retrouvent alors dans l'incapacité d'exprimer leurs meilleures qualités. Or le voit bien avec l'opposant zimbabwéen Morgan Tsvangiraï qui ne sait plus très bien comment parachever un succès annoncé et dont les errances tactiques désorientent ses propres troupes, intriguent ses alliés potentiels et fournissent à ses adversaires un inestimable ballon d'oxygène.
Une mue que beaucoup appellent : Certes, il serait indécent d'accabler le leader du MDC venu du syndicalisme et qui a déjà subi plus que son lot de maltraitance physique. Mais si Tsvangiraï accédait au pouvoir, il s'apercevrait bien vite qu'il a juste troqué une forme de traque contre une autre. Le Mouvement citoyen s'est-il approprié de la définition mitterrandienne et a-t-il vraiment assimilé le fait que la concurrence politique est un sport de combat ?
Rien de moins certain, en dépit de l'usage sibyllin qu'a fait son président de la fameuse parabole sur le combat des éléphants et le sort de l'herbe. S'il avait été habité d'une logique conquérante, le M.C. aurait certainement choisi des thèmes beaucoup moins neutres que ceux inscrits à l'ordre du jour officiel de la conférence des cadres organisée par lui le 20 avril dernier. Ces thèmes ont d'ailleurs été largement débordés par les intervenants qui ont amené dans le débat des considérations plus terre à terre. Comme le faible positionnement des éléments du M.C. dans les instances de prise de décision ou encore l'"oubli" dans lequel végéteraient les grands argentiers du Mouvement.
Sur ces deux points, les Citoyens n'échappent donc pas au spleen de la récompense insuffisante qui constitue l'humeur dominante chez leurs alliés de l'Alliance pour la démocratie et le progrès, composante partisane du camp présidentiel. Mais il aurait été plus intéressant d'entendre le Mouvement développer un projet d'adaptation aux exigences du second quinquennat. Car c'est là que réside le challenge qui lui est proposé et qui consiste à devenir une force structurée d'accompagnement et surtout de soutien engagé du projet présidentiel. En réalité, le problème ne se pose pas au M.C. en termes d'hommes à placer, mais de type d'organisation à choisir.
En sept ans d'existence le Mouvement n'a pas réduit ses faiblesses principales, l'éparpillement de ses composantes et l'absence d'un leader fédérateur. La première caractéristique expliquant la seconde. L'exercice du 20 avril n'a sur ces points pas apporté d'éclairage nouveau alors que deux nécessités s'imposent de manière évidente au M.C., celle d'être une force de proposition pour le président Touré non seulement dans la conjoncture actuelle, mais aussi pour la gestion politique des quatre prochaines années de son mandat ; et celle de solidifier sa propre légitimité en s'extrayant de ce statut de rassemblement informel.
Car autant dans le premier mandat dominé par le consensus politique la question de l'évolution du Mouvement pouvait paraître subalterne, autant elle impose aujourd'hui sa pertinence face à la tiédeur de l'accompagnement partisan. Il reste à savoir qui saura penser et qui pourra conduire cette mue que beaucoup appellent, mais que personne n'a encore formulée de manière précise. Par contre, c'est sans aucun doute une mue majeure qu'a entamée depuis le week-end passé l'URD. Avec le maintien de Younoussi Touré à sa tête, le parti de la Poignée de mains énonce sans équivoque son pari de remporter la présidentielle de 2012 avec son candidat logique, Soumaïla Cissé.
Le président d'honneur avait habilement manœuvré dès l'ouverture des travaux en souhaitant que soit renouvelée la confiance des délégués au président sortant, cela au nom de l'unité et de la continuité. Dès lors, il devenait quasi impossible pour le deuxième vice-président Oumar I. Touré de présenter sa candidature. Sauf s'il acceptait d'apparaître comme celui qui pour la défense de ses intérêts personnels s'aventurait à diviser et à affaiblir le parti.
Des préventions non négligeables : Soumaïla Cissé ne manquait pas d'arguments dans l'opération pacification qu'il a tentée et réussie. Le bilan de Younoussi Touré en tant que président est en effet plus qu'honorable. Avec lui, l'URD s'est hissée en deuxième position lors des communales de 2004, puis lors des législatives de 2007. Elle s'était positionnée en chef de file de la confection de la plate-forme de l'ADP avant de s'effacer pour en laisser la présidence au PASJ. Enfin, lors de ces derniers mois elle a attiré dans son orbite des personnalité et des démembrements d'autres formations, obligeant du même coup les Rouges et blancs à se réveiller pour lui faire assaut en termes de ralliements.
Certes, on aurait pu faire remarquer au président sortant son tempérament impavide et sa très grande proximité avec le président d'honneur. Mais ce n'est pas le genre de considérations qui peut provoquer une fronde. Le parti a donc finalement choisi de préserver la stabilité qui le maintient dans une trajectoire ascensionnelle, d'abord pour aborder les communales de l'an prochain, et surtout pour tenter son grand challenge de 2012.
L'option du réalisme ayant eu la préférence des délégués, l'URD est devenue explicitement la force de frappe d'un présidentiable, évolution qui n'aurait pas été aussi évidente si Oumar I. Touré en avait pris les rênes. Le ministre de la Santé a donc expérimenté la violence feutrée du combat politique, mais il a eu la sagesse de rester dans son métier en ne s'obstinant pas dans une candidature qui aurait pu le discréditer et qui aurait été assimilée à un radicalisme de mauvais aloi.
Il faut reconnaître que par son coup d'éclat médiatique d'il y a quelques semaines le deuxième vice-président n'avait pas engagé son entreprise de la manière la plus habile qui soit et qu'il avait certainement favorisé la contre-offensive de tous ceux qui étaient défavorables à sa candidature. En outre, à l'heure d'une très forte réaffirmation du fait partisan et de la neutralisation d'une réémergence du phénomène indépendant, sa qualité de membre du gouvernement lui a sûrement valu des préventions non négligeables.
En l'espace d'une semaine deux protagonistes majeurs de la scène politique se sont donc livrés à des démarches politiquement différentes. Le Mouvement citoyen s'est borné dans un exercice élitiste à rappeler son existence, sans livrer d'informations précises sur l'avenir qu'il compte se donner. Par contre, l'URD, avec l'implication active de son inspirateur, a confirmé ses objectifs pour 2009, mais surtout 2012, avec une intronisation implicite de son leader.
Certes, la route reste encore longue pour tous. Mais l'on peut déjà constater que chez l'une (l'URD) le métier entre alors que l'autre (le M.C.) hésite encore à entrer dans le métier. Peut-être parce que la première s'est donné un sens à "sa" politique. Et que le second se cherche une politique pour habiller ses engagements.
G. DRABO
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Posté par Dongo, le 29 Apr 2008 11:23:33 GMT
Il faut au contraire oeuvrer à l'émergence des alternatives. Le culte du
timonier, de l'omnipotent a une limite. N'est ce pas plus démocratique
de juger ceux aptes à conduire nos projets politiques par un vote à
bulletins secrets, par une sorte de primaire en quelque sorte, au risque
de perpétuer la dictature des fondateurs et le mépris des compétences et
de l'aura? L'expression des ambitions est sous nos cieux assimilée à un
putsch au lieu de traduire notre engagement. Notre lecture est que le
débat sur la question (Younoussi) a été escamoté et tôt ou tard il va
falloir le faire. Il en est ainsi de toutes nos formations politiques.
Les africains ne sont donc pas murs pour l'exercice de la
démocratie!!!!!!
Répondre à < Dongo >
Posté par torayeloraye, le 29 Apr 2008 10:08:38 GMT
n'avais-tu pas eu tort de t'embourber dans un serail gouvernemental pour
priver les maliens de ces reflexions profondes et dans cette langue
correcte et juste initie un cercle de reflexion pour
jeunes journalistes parceque sur ce palier vous n'etes plus des
confreres pour le Mali
Répondre à < torayeloraye >
Posté par Behanzin, le 29 Apr 2008 09:28:02 GMT
Voilà encore la preuve que le MC est une bande d'opportunistes, chacun
avec ses ambitions personnelles.
Répondre à < Behanzin >
L'avenir politique au Mali : Une affaire de politique
L'Essor, 29/04/2008 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer
Le Mouvement citoyen et l'URD ont des challenges assez semblables. Mais ont abordé de manière très différente la gestion de leur futur.
Les interrogations sur la politique pourraient sembler secondaires en ces temps où des priorités autrement pressantes assaillent notre pays. Pourtant, elles ne sont pas futiles. Car c'est justement en période d'exceptionnelle difficulté que les questions de principe doivent se poser avec la plus extrême acuité.
L'adversité impose souvent le recours aux palliatifs, mais ces derniers ne peuvent se substituer à la vision stratégique, fut celle-ci économique, sociale ou - dans le cas qui nous intéresse - politique. Ce qu'ont posé ces derniers jours comme actes le Mouvement citoyen et l'URD, ce qui se dessine comme grandes manœuvres en perspective obligent à examiner la manière dont deux grands protagonistes de la scène publique appréhendent la politique.
François Mitterrand définissait cette activité comme un métier. C'est à dire comme un domaine dans lequel l'on entre en pleine connaissance de cause ; que l'on pratique avec l'ambition d'accéder au sommet sans rechigner à l'usage des chemins de travers ; et surtout que l'on vit avec l'acceptation qu'un banal revers peut jeter bas plusieurs années d'efforts.
Le président français était sans aucun doute excellemment indiqué pour professer ces vérités, lui qui avait maintenu sa carrière à flot pendant plus d'un demi siècle, malgré une multitude d'avanies ; qui avait multiplié les voltes faces sans sourciller et en faisant semblant d'inscrire ses inflexions dans la logique de ses choix premiers ; qui s'était paisiblement installé dans une gouvernance monarchique après avoir stigmatisé l'autoritarisme du général De Gaulle.
Les acteurs maliens pourraient utilement ajouter à la conception mitterrandienne cette définition donnée il y a peu par un de nos confrères français qui caractérisait la politique comme un "sport violent". Catherine Pégard, fine analyste politique et aujourd'hui conseiller du président Sarkozy, reconnaissait récemment qu'il fallait se trouver soi-même au cœur du système et au centre du jeu pour se rendre véritablement compte de la brutalité des agressions qui s'y produisent. Des agressions qui se déroulent le plus souvent sans éclats de voix, mais qui mettent en route d'implacables mécanismes, broyeurs de projets et de personnalités.
Il n'est donc pas étonnant que des néophytes, même doués, soient ébranlés lorsque se révèle à eux le côté impitoyable du combat politique et qu'ils se retrouvent alors dans l'incapacité d'exprimer leurs meilleures qualités. Or le voit bien avec l'opposant zimbabwéen Morgan Tsvangiraï qui ne sait plus très bien comment parachever un succès annoncé et dont les errances tactiques désorientent ses propres troupes, intriguent ses alliés potentiels et fournissent à ses adversaires un inestimable ballon d'oxygène.
Une mue que beaucoup appellent : Certes, il serait indécent d'accabler le leader du MDC venu du syndicalisme et qui a déjà subi plus que son lot de maltraitance physique. Mais si Tsvangiraï accédait au pouvoir, il s'apercevrait bien vite qu'il a juste troqué une forme de traque contre une autre. Le Mouvement citoyen s'est-il approprié de la définition mitterrandienne et a-t-il vraiment assimilé le fait que la concurrence politique est un sport de combat ?
Rien de moins certain, en dépit de l'usage sibyllin qu'a fait son président de la fameuse parabole sur le combat des éléphants et le sort de l'herbe. S'il avait été habité d'une logique conquérante, le M.C. aurait certainement choisi des thèmes beaucoup moins neutres que ceux inscrits à l'ordre du jour officiel de la conférence des cadres organisée par lui le 20 avril dernier. Ces thèmes ont d'ailleurs été largement débordés par les intervenants qui ont amené dans le débat des considérations plus terre à terre. Comme le faible positionnement des éléments du M.C. dans les instances de prise de décision ou encore l'"oubli" dans lequel végéteraient les grands argentiers du Mouvement.
Sur ces deux points, les Citoyens n'échappent donc pas au spleen de la récompense insuffisante qui constitue l'humeur dominante chez leurs alliés de l'Alliance pour la démocratie et le progrès, composante partisane du camp présidentiel. Mais il aurait été plus intéressant d'entendre le Mouvement développer un projet d'adaptation aux exigences du second quinquennat. Car c'est là que réside le challenge qui lui est proposé et qui consiste à devenir une force structurée d'accompagnement et surtout de soutien engagé du projet présidentiel. En réalité, le problème ne se pose pas au M.C. en termes d'hommes à placer, mais de type d'organisation à choisir.
En sept ans d'existence le Mouvement n'a pas réduit ses faiblesses principales, l'éparpillement de ses composantes et l'absence d'un leader fédérateur. La première caractéristique expliquant la seconde. L'exercice du 20 avril n'a sur ces points pas apporté d'éclairage nouveau alors que deux nécessités s'imposent de manière évidente au M.C., celle d'être une force de proposition pour le président Touré non seulement dans la conjoncture actuelle, mais aussi pour la gestion politique des quatre prochaines années de son mandat ; et celle de solidifier sa propre légitimité en s'extrayant de ce statut de rassemblement informel.
Car autant dans le premier mandat dominé par le consensus politique la question de l'évolution du Mouvement pouvait paraître subalterne, autant elle impose aujourd'hui sa pertinence face à la tiédeur de l'accompagnement partisan. Il reste à savoir qui saura penser et qui pourra conduire cette mue que beaucoup appellent, mais que personne n'a encore formulée de manière précise. Par contre, c'est sans aucun doute une mue majeure qu'a entamée depuis le week-end passé l'URD. Avec le maintien de Younoussi Touré à sa tête, le parti de la Poignée de mains énonce sans équivoque son pari de remporter la présidentielle de 2012 avec son candidat logique, Soumaïla Cissé.
Le président d'honneur avait habilement manœuvré dès l'ouverture des travaux en souhaitant que soit renouvelée la confiance des délégués au président sortant, cela au nom de l'unité et de la continuité. Dès lors, il devenait quasi impossible pour le deuxième vice-président Oumar I. Touré de présenter sa candidature. Sauf s'il acceptait d'apparaître comme celui qui pour la défense de ses intérêts personnels s'aventurait à diviser et à affaiblir le parti.
Des préventions non négligeables : Soumaïla Cissé ne manquait pas d'arguments dans l'opération pacification qu'il a tentée et réussie. Le bilan de Younoussi Touré en tant que président est en effet plus qu'honorable. Avec lui, l'URD s'est hissée en deuxième position lors des communales de 2004, puis lors des législatives de 2007. Elle s'était positionnée en chef de file de la confection de la plate-forme de l'ADP avant de s'effacer pour en laisser la présidence au PASJ. Enfin, lors de ces derniers mois elle a attiré dans son orbite des personnalité et des démembrements d'autres formations, obligeant du même coup les Rouges et blancs à se réveiller pour lui faire assaut en termes de ralliements.
Certes, on aurait pu faire remarquer au président sortant son tempérament impavide et sa très grande proximité avec le président d'honneur. Mais ce n'est pas le genre de considérations qui peut provoquer une fronde. Le parti a donc finalement choisi de préserver la stabilité qui le maintient dans une trajectoire ascensionnelle, d'abord pour aborder les communales de l'an prochain, et surtout pour tenter son grand challenge de 2012.
L'option du réalisme ayant eu la préférence des délégués, l'URD est devenue explicitement la force de frappe d'un présidentiable, évolution qui n'aurait pas été aussi évidente si Oumar I. Touré en avait pris les rênes. Le ministre de la Santé a donc expérimenté la violence feutrée du combat politique, mais il a eu la sagesse de rester dans son métier en ne s'obstinant pas dans une candidature qui aurait pu le discréditer et qui aurait été assimilée à un radicalisme de mauvais aloi.
Il faut reconnaître que par son coup d'éclat médiatique d'il y a quelques semaines le deuxième vice-président n'avait pas engagé son entreprise de la manière la plus habile qui soit et qu'il avait certainement favorisé la contre-offensive de tous ceux qui étaient défavorables à sa candidature. En outre, à l'heure d'une très forte réaffirmation du fait partisan et de la neutralisation d'une réémergence du phénomène indépendant, sa qualité de membre du gouvernement lui a sûrement valu des préventions non négligeables.
En l'espace d'une semaine deux protagonistes majeurs de la scène politique se sont donc livrés à des démarches politiquement différentes. Le Mouvement citoyen s'est borné dans un exercice élitiste à rappeler son existence, sans livrer d'informations précises sur l'avenir qu'il compte se donner. Par contre, l'URD, avec l'implication active de son inspirateur, a confirmé ses objectifs pour 2009, mais surtout 2012, avec une intronisation implicite de son leader.
Certes, la route reste encore longue pour tous. Mais l'on peut déjà constater que chez l'une (l'URD) le métier entre alors que l'autre (le M.C.) hésite encore à entrer dans le métier. Peut-être parce que la première s'est donné un sens à "sa" politique. Et que le second se cherche une politique pour habiller ses engagements.
G. DRABO
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Transhumance politique : Conviction ou divination du ventre ? ( 1)
Opposition malienne : Des critiques, mais peu d’initiatives
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Posté par Dongo, le 29 Apr 2008 11:23:33 GMT
Il faut au contraire oeuvrer à l'émergence des alternatives. Le culte du
timonier, de l'omnipotent a une limite. N'est ce pas plus démocratique
de juger ceux aptes à conduire nos projets politiques par un vote à
bulletins secrets, par une sorte de primaire en quelque sorte, au risque
de perpétuer la dictature des fondateurs et le mépris des compétences et
de l'aura? L'expression des ambitions est sous nos cieux assimilée à un
putsch au lieu de traduire notre engagement. Notre lecture est que le
débat sur la question (Younoussi) a été escamoté et tôt ou tard il va
falloir le faire. Il en est ainsi de toutes nos formations politiques.
Les africains ne sont donc pas murs pour l'exercice de la
démocratie!!!!!!
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Posté par torayeloraye, le 29 Apr 2008 10:08:38 GMT
n'avais-tu pas eu tort de t'embourber dans un serail gouvernemental pour
priver les maliens de ces reflexions profondes et dans cette langue
correcte et juste initie un cercle de reflexion pour
jeunes journalistes parceque sur ce palier vous n'etes plus des
confreres pour le Mali
Répondre à < torayeloraye >
Posté par Behanzin, le 29 Apr 2008 09:28:02 GMT
Voilà encore la preuve que le MC est une bande d'opportunistes, chacun
avec ses ambitions personnelles.
Répondre à < Behanzin >
Campus universitaire de la colline de Badalabougou : Infernale est la vie des étudiants
Université du Mali
Campus universitaire de la colline de Badalabougou : Infernale est la vie des étudiants
Le Public, 29/04/2008 Commentaires [ 12 ] E-mail Imprimer
L’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants a toujours été un souci majeur pour les différents gouvernements depuis l’indépendance. Cependant, devrions-nous jeter un regard sur les conditions de vie des étudiants dans les internats.
Il y a trois (3) campus pour l’ensemble des étudiants (plus de 50 000 inscrits cette année) de l’Université de Bamako. Le site de la FAST, un immeuble à cinq (5) niveaux avec ses 180 chambres, abrite le plus gros lot des étudiants (36 000 environs). Les chambres sont conçues pour 15 personnes au maximum mais maintenant chaque chambre abrite 25 étudiants au minimum.
Vous comprenez alors que les gens sont entassés comme du bétail. Les lits superposés ne suffisent plus, certains se couchent à même le sol. A cause du prix élevé de la nourriture dans les cantines; les étudiants surtout les filles préfèrent préparer eux-mêmes leur repas. Sachez que dans la conception du bâtiment, on n’a pas prévue de cuisines. Par conséquent, on prépare dans les couloirs, à l’intérieur des chambres, à l’entrée des toilettes, aux balcons donnant un désordre indescriptible aux lieux.
Conséquence de ce désordre : l’insalubrité (présence de résidus de repas, des poubelles toujours pleines avec des bataillons de mouches aux alentours). Le risque d’incendies n’est pas à écarter à cause de la présence du feu partout. Récemment; un incendie dans une chambre des filles a décimé tous leurs biens (vêtements, documents, argent et objets précieux). A cause du surpeuplement des chambres, les vols sont monnaie courante, toute chose qui crée de l’insécurité et la méfiance entre les colocataires.
Toutes ces difficultés ne sont rien comparées à celles pour se nourrir, s’habiller, s’acheter des documents, se déplacer, se soigner… La plupart des étudiants du campus sont issus de familles pauvres et généralement ne vivant pas à Bamako. Leur seule source de revenu est la bourse octroyée par l’état (26 250 FCFA par mois). Certains n’en ont pas.
Vu les nombreux problèmes ci-dessus cités, cette somme ne couvre même pas la moitié de leurs besoins. Certains font du petit commerce (vente de cartes de recharge, habits, brochures…), d’autres, surtout les filles font appel aux “bailleurs de fonds (les coureurs de jupons)” pour subvenir à leur besoins. Pour ce dernier cas, il suffit de faire un tour la nuit aux alentours du campus pour se rendre à l’évidence. Ceux qui ne savent pas se servir du système D ne savent pas à quel saint se vouer.
Salif Traoré, 1ère Année Anglais, vient de la 5ème Région : « Je n’ai pas de parents à Bamako. Je n’ai pas de bourse cette année. Tout me manque : nourriture, habits et documents. Mon seul objectif est de passer en 2ème Année et d’obtenir par conséquent la bourse. Je ne suis pas prêt à abandonner malgré les difficultés. »
Le Premier Ministre a annoncé un débat national pour sortir l’école de l’ornière et la question des conditions de vie des étudiants du campus mérite une profonde réflexion. Nous osons espérer que cette fois-ci les maux seront résolus par des actions concrètes.
Toutes ces difficultés aux quelles sont confrontés les étudiants montrent à quel point est infernale la vie au campus.
Aly B Timbiné,
Stagiaire
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Posté par bakia, le 29 Apr 2008 18:39:25 GMT
La sutuation n'est pas facile, mais l'état peut amiliorer la vie de ses
pauvres étudiants.Bon courage à tout les étudiants maliens.
Répondre à < bakia >
Posté par BICHE, le 29 Apr 2008 17:25:43 GMT
lorsqu'on sait que dans d autres pays les eleves et les etudiants
constituent le fer de lance de leur nation on se posera toujours la
question a savoir quel avenir pour le MALI???????????????????
Répondre à < BICHE >
Posté par lefeu, le 29 Apr 2008 14:26:50 GMT
A mon avis le systeme universitaire malien n'est pas en adequation avec
les moyens du pays, ce ki resulte en une education de masse de qualite
mediocre. En effet le Mali consacre deja 20-30% de son budget a
l'education si je ne me trompe pas. Il ya certes la corruption mais il
faut dire ke la part de l'education dans les depenses publiques est tres
elevee et ne saurait augmente ceci indique le le pays n'a pas les moyens
d'offrir une formation superieure de qualite a tous ces etudiants. Il
faudra plutot rendre l'universite tres selective mais offrant une
meilleure qualite d'enseignement, orienter les eleves moyens vers les
filieres techniques et courtes(BTS) dont l'economie a vraiment besoin au
lieu de maitrisard en anthrologie ki ne nous servent pas a grand chose.
En suite je crrois k'un systeme de pret scolaire remboursable par
l'etudiant kand il finit peut aussi aide. En effet on forme des milliers
de jeunes ki ne rendent aucun service au Mali. Autant k'ils paient leur
scolarite.
Réponse de < djlu > à < lefeu >, le 29 Apr 2008 14:52:56 GMT
merci le feu . je suis d accord avec toi et ca doit pas slment s arrete au systeme universitaire mais le systeme educatif au grand G. l etat doit jouer un role d arbitre et de soutien au personne qui ne peuvent pas paye leur scolarite avec des criteres bien determine.
Répondre à < djlu >
Posté par bamaké, le 29 Apr 2008 13:33:00 GMT
Dans le temps en France , les gens des régions de Bretagne et
d'Auvergne qui résident dans la Capitale PARIS, créaient des
associations pour venir en aide à leurs ressortissants qui viennent
étudier ou tenter leur chance. Pour cela ils avaient des foyers
d'hébergement, avec un réseau d'information efficace. Les étudiants et
les stagiaires étaient logés nourris pendant leur scolarité. Après leurs
études le réseau les aidait à trouver un emploi. Dès qu'un étudiant
devenait autonome il quittait le foyer d'hébergement. Cela était valable
aussi pour ceux qui n'étaient pas étudiants mais qui venaient juste
tenter leur chance dans la capitale. Est -ce-que au Mali les Parents
d'élèves de chaque chef de lieu d' Arrondissement pourraient s'organiser
de la sorte, mais sans tomber dans l'Ethnissisme au dépend l'unité
nationale ?
Répondre à < bamaké >
Posté par jokenjo, le 29 Apr 2008 12:12:34 GMT
Bonjour, Merci monsieur le journaliste , je suis ravi de voir qu' il y
en a qui songe a nous faire voir les realites du terrain.. Voici notre
Mali actuel.Et apres quoi ,debauches, delincances... et on s'
etonne....:-(
Répondre à < jokenjo >
Posté par lune, le 29 Apr 2008 10:38:41 GMT
Que DIEU vous aide frères et soeurs, tout ce que je peux vous dire;
c'est de fournir un grand sacrifice, à supporter cette difficulté qui
peux même être la cause a d'autre d'être exclus.Je ne le souhaite pas,
que Dieu vous epargne "AMEN". DIEU EST POUR TOUT LE MONDE, IL N'OUBLIE
JAMAIS SES ENFANTS malgré cette difficulté quipèse sur vous.
Répondre à < lune >
Posté par Mr. Guindeba, le 29 Apr 2008 07:43:50 GMT
C'est dure au pays Ds ces conditions, on ne peut pas empecher aux
filles de se vendre, ou au garçcons de se lancer ds la délinquance.
---- Mr. Salif Traoré, 1ère Année Anglais, et ts ses semblables, du
courage, ne cedez jamais a galère, car c'est payant apres. Si tu lis ce
message, ecris moi a tguindeba@hotmail.com
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par Alopou, le 29 Apr 2008 07:42:04 GMT
Justement, ATT au lieu de faire des logements sociaux tout azimut, doit
d'abord songer à mettre ces étudiants dans un minimum de confort. En
réalité, c'est pas par manque de parents à Bko, mais ces derniers
refusent même d'héberger les proches sous prétexte que la charge est
déjà lourde. L'internat est une aubaine. De là à voir les filles se
débaucher, il n'y a vraiment pas de surprise ? Toute la société aurait
contribué à une telle situation.
Répondre à < Alopou >
Posté par djlu, le 29 Apr 2008 02:43:47 GMT
pour une sortie de crise totale on doit privatiser le systeme educatif.
Réponse de < djlu > à < wilibaly >, le 29 Apr 2008 13:53:57 GMT
mr wilibaly bien sureque je sais ce qui veut privatiser, j ai l amour du mali dans coeur et pour une sortie de crise l etat doit s effacer de la gestion ( sur le terrain) de l education. que je dis privatisons le system,je fais pas allusion a la fmi ou la banque mondiale. sachant bien la situation financiere de notre population je pense que si on paye pour notre education il y aura plus de serieux et les enseignants sachant qu ils ont a faire non pas avec le gverment mais avec une partie civile ou un individuel,ils aurons un autre moyen de revendique. au mali on part a l ecole parceque on est force d y aller mais pas parceque on veux y aller. donc mettons les cartes sur la table et montrons aux eleves et aux parents d eleve que l education n est pas gratuit. le gouvernement pour ca part peut regulartiser le system avec des textes que les responsables sur le terrain doivent suivre. au usa a part la poste, l armee, et les secrets services tout le reste est privatis je dis pas de fai
Répondre à < djlu >
Réponse de < wilibaly > à < djlu >, le 29 Apr 2008 09:17:58 GMT
Tu sais ce que veut dire privatiser monsieur le representant de la Banque Mondiale et du FMI? je t'en prie ,ne prononcer plus jamais ce mot et ne souhaiter plus jamais cette malédiction à l'école malienne. Chers édutiants la reussite est au bout de l'effort. Battez vous! accrochez vous! dieu veille sur vous. Dans 5 ans il y'aura un changement de génération à la tête de l'exécutif.Sinon ne compter pas sur l'actuelle génération.Elle ne peut rien car ayant étudié dans les bonnes conditions et commencé à travailler sans connaître le chomage. C'est pourquoi elle n'a pas pu proposer un système éducatif adéquat.
Campus universitaire de la colline de Badalabougou : Infernale est la vie des étudiants
Le Public, 29/04/2008 Commentaires [ 12 ] E-mail Imprimer
L’amélioration des conditions de vie et d’études des étudiants a toujours été un souci majeur pour les différents gouvernements depuis l’indépendance. Cependant, devrions-nous jeter un regard sur les conditions de vie des étudiants dans les internats.
Il y a trois (3) campus pour l’ensemble des étudiants (plus de 50 000 inscrits cette année) de l’Université de Bamako. Le site de la FAST, un immeuble à cinq (5) niveaux avec ses 180 chambres, abrite le plus gros lot des étudiants (36 000 environs). Les chambres sont conçues pour 15 personnes au maximum mais maintenant chaque chambre abrite 25 étudiants au minimum.
Vous comprenez alors que les gens sont entassés comme du bétail. Les lits superposés ne suffisent plus, certains se couchent à même le sol. A cause du prix élevé de la nourriture dans les cantines; les étudiants surtout les filles préfèrent préparer eux-mêmes leur repas. Sachez que dans la conception du bâtiment, on n’a pas prévue de cuisines. Par conséquent, on prépare dans les couloirs, à l’intérieur des chambres, à l’entrée des toilettes, aux balcons donnant un désordre indescriptible aux lieux.
Conséquence de ce désordre : l’insalubrité (présence de résidus de repas, des poubelles toujours pleines avec des bataillons de mouches aux alentours). Le risque d’incendies n’est pas à écarter à cause de la présence du feu partout. Récemment; un incendie dans une chambre des filles a décimé tous leurs biens (vêtements, documents, argent et objets précieux). A cause du surpeuplement des chambres, les vols sont monnaie courante, toute chose qui crée de l’insécurité et la méfiance entre les colocataires.
Toutes ces difficultés ne sont rien comparées à celles pour se nourrir, s’habiller, s’acheter des documents, se déplacer, se soigner… La plupart des étudiants du campus sont issus de familles pauvres et généralement ne vivant pas à Bamako. Leur seule source de revenu est la bourse octroyée par l’état (26 250 FCFA par mois). Certains n’en ont pas.
Vu les nombreux problèmes ci-dessus cités, cette somme ne couvre même pas la moitié de leurs besoins. Certains font du petit commerce (vente de cartes de recharge, habits, brochures…), d’autres, surtout les filles font appel aux “bailleurs de fonds (les coureurs de jupons)” pour subvenir à leur besoins. Pour ce dernier cas, il suffit de faire un tour la nuit aux alentours du campus pour se rendre à l’évidence. Ceux qui ne savent pas se servir du système D ne savent pas à quel saint se vouer.
Salif Traoré, 1ère Année Anglais, vient de la 5ème Région : « Je n’ai pas de parents à Bamako. Je n’ai pas de bourse cette année. Tout me manque : nourriture, habits et documents. Mon seul objectif est de passer en 2ème Année et d’obtenir par conséquent la bourse. Je ne suis pas prêt à abandonner malgré les difficultés. »
Le Premier Ministre a annoncé un débat national pour sortir l’école de l’ornière et la question des conditions de vie des étudiants du campus mérite une profonde réflexion. Nous osons espérer que cette fois-ci les maux seront résolus par des actions concrètes.
Toutes ces difficultés aux quelles sont confrontés les étudiants montrent à quel point est infernale la vie au campus.
Aly B Timbiné,
Stagiaire
Le Public, est seul responsable du contenu de cet article
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Posté par bakia, le 29 Apr 2008 18:39:25 GMT
La sutuation n'est pas facile, mais l'état peut amiliorer la vie de ses
pauvres étudiants.Bon courage à tout les étudiants maliens.
Répondre à < bakia >
Posté par BICHE, le 29 Apr 2008 17:25:43 GMT
lorsqu'on sait que dans d autres pays les eleves et les etudiants
constituent le fer de lance de leur nation on se posera toujours la
question a savoir quel avenir pour le MALI???????????????????
Répondre à < BICHE >
Posté par lefeu, le 29 Apr 2008 14:26:50 GMT
A mon avis le systeme universitaire malien n'est pas en adequation avec
les moyens du pays, ce ki resulte en une education de masse de qualite
mediocre. En effet le Mali consacre deja 20-30% de son budget a
l'education si je ne me trompe pas. Il ya certes la corruption mais il
faut dire ke la part de l'education dans les depenses publiques est tres
elevee et ne saurait augmente ceci indique le le pays n'a pas les moyens
d'offrir une formation superieure de qualite a tous ces etudiants. Il
faudra plutot rendre l'universite tres selective mais offrant une
meilleure qualite d'enseignement, orienter les eleves moyens vers les
filieres techniques et courtes(BTS) dont l'economie a vraiment besoin au
lieu de maitrisard en anthrologie ki ne nous servent pas a grand chose.
En suite je crrois k'un systeme de pret scolaire remboursable par
l'etudiant kand il finit peut aussi aide. En effet on forme des milliers
de jeunes ki ne rendent aucun service au Mali. Autant k'ils paient leur
scolarite.
Réponse de < djlu > à < lefeu >, le 29 Apr 2008 14:52:56 GMT
merci le feu . je suis d accord avec toi et ca doit pas slment s arrete au systeme universitaire mais le systeme educatif au grand G. l etat doit jouer un role d arbitre et de soutien au personne qui ne peuvent pas paye leur scolarite avec des criteres bien determine.
Répondre à < djlu >
Posté par bamaké, le 29 Apr 2008 13:33:00 GMT
Dans le temps en France , les gens des régions de Bretagne et
d'Auvergne qui résident dans la Capitale PARIS, créaient des
associations pour venir en aide à leurs ressortissants qui viennent
étudier ou tenter leur chance. Pour cela ils avaient des foyers
d'hébergement, avec un réseau d'information efficace. Les étudiants et
les stagiaires étaient logés nourris pendant leur scolarité. Après leurs
études le réseau les aidait à trouver un emploi. Dès qu'un étudiant
devenait autonome il quittait le foyer d'hébergement. Cela était valable
aussi pour ceux qui n'étaient pas étudiants mais qui venaient juste
tenter leur chance dans la capitale. Est -ce-que au Mali les Parents
d'élèves de chaque chef de lieu d' Arrondissement pourraient s'organiser
de la sorte, mais sans tomber dans l'Ethnissisme au dépend l'unité
nationale ?
Répondre à < bamaké >
Posté par jokenjo, le 29 Apr 2008 12:12:34 GMT
Bonjour, Merci monsieur le journaliste , je suis ravi de voir qu' il y
en a qui songe a nous faire voir les realites du terrain.. Voici notre
Mali actuel.Et apres quoi ,debauches, delincances... et on s'
etonne....:-(
Répondre à < jokenjo >
Posté par lune, le 29 Apr 2008 10:38:41 GMT
Que DIEU vous aide frères et soeurs, tout ce que je peux vous dire;
c'est de fournir un grand sacrifice, à supporter cette difficulté qui
peux même être la cause a d'autre d'être exclus.Je ne le souhaite pas,
que Dieu vous epargne "AMEN". DIEU EST POUR TOUT LE MONDE, IL N'OUBLIE
JAMAIS SES ENFANTS malgré cette difficulté quipèse sur vous.
Répondre à < lune >
Posté par Mr. Guindeba, le 29 Apr 2008 07:43:50 GMT
C'est dure au pays Ds ces conditions, on ne peut pas empecher aux
filles de se vendre, ou au garçcons de se lancer ds la délinquance.
---- Mr. Salif Traoré, 1ère Année Anglais, et ts ses semblables, du
courage, ne cedez jamais a galère, car c'est payant apres. Si tu lis ce
message, ecris moi a tguindeba@hotmail.com
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par Alopou, le 29 Apr 2008 07:42:04 GMT
Justement, ATT au lieu de faire des logements sociaux tout azimut, doit
d'abord songer à mettre ces étudiants dans un minimum de confort. En
réalité, c'est pas par manque de parents à Bko, mais ces derniers
refusent même d'héberger les proches sous prétexte que la charge est
déjà lourde. L'internat est une aubaine. De là à voir les filles se
débaucher, il n'y a vraiment pas de surprise ? Toute la société aurait
contribué à une telle situation.
Répondre à < Alopou >
Posté par djlu, le 29 Apr 2008 02:43:47 GMT
pour une sortie de crise totale on doit privatiser le systeme educatif.
Réponse de < djlu > à < wilibaly >, le 29 Apr 2008 13:53:57 GMT
mr wilibaly bien sureque je sais ce qui veut privatiser, j ai l amour du mali dans coeur et pour une sortie de crise l etat doit s effacer de la gestion ( sur le terrain) de l education. que je dis privatisons le system,je fais pas allusion a la fmi ou la banque mondiale. sachant bien la situation financiere de notre population je pense que si on paye pour notre education il y aura plus de serieux et les enseignants sachant qu ils ont a faire non pas avec le gverment mais avec une partie civile ou un individuel,ils aurons un autre moyen de revendique. au mali on part a l ecole parceque on est force d y aller mais pas parceque on veux y aller. donc mettons les cartes sur la table et montrons aux eleves et aux parents d eleve que l education n est pas gratuit. le gouvernement pour ca part peut regulartiser le system avec des textes que les responsables sur le terrain doivent suivre. au usa a part la poste, l armee, et les secrets services tout le reste est privatis je dis pas de fai
Répondre à < djlu >
Réponse de < wilibaly > à < djlu >, le 29 Apr 2008 09:17:58 GMT
Tu sais ce que veut dire privatiser monsieur le representant de la Banque Mondiale et du FMI? je t'en prie ,ne prononcer plus jamais ce mot et ne souhaiter plus jamais cette malédiction à l'école malienne. Chers édutiants la reussite est au bout de l'effort. Battez vous! accrochez vous! dieu veille sur vous. Dans 5 ans il y'aura un changement de génération à la tête de l'exécutif.Sinon ne compter pas sur l'actuelle génération.Elle ne peut rien car ayant étudié dans les bonnes conditions et commencé à travailler sans connaître le chomage. C'est pourquoi elle n'a pas pu proposer un système éducatif adéquat.
Gouvernement : Mme Sidibé Aminata Diallo sur les traces de Fatoumata Nènè Sy?
Gouvernement
Gouvernement : Mme Sidibé Aminata Diallo sur les traces de Fatoumata Nènè Sy?
Soir de Bamako, 29/04/2008 Commentaires [ 6 ] E-mail Imprimer
Décidément, certaines femmes ministres de l’équipe Modibo Sidibé semblent avoir du mal à s’imposer dans les arcanes de la gestion gouvernementale, tant leurs prestations sont de loin en deçà des attentes du Chef de l’Etat, de son Premier ministre et du peuple malien.
La preuve: sur les sept femmes ministres qui figuraient dans le gouvernement, on n’en compte plus que six. Et seules deux d’entre-elles semblent tirer leur épingle du jeu, au niveau de leurs départements respectifs : Mme Diarra Mariam Flantié Diallo de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, et Mme Maïga Sina Damba de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Pour les autres femmes ministres, c’est comme dirait l’autre : “Que Dieu nous sauve“.
Ainsi, après le départ “forcé” de Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy ( pour “incapacité et incompétence avérées”, soutiennent les uns ; par “démission ”, rétorquent les autres), quelle sera la prochaine femme sur la liste des partantes volontaires ou involontaires ? Et bien des citoyens, d’indexer, à tort ou à raison, la ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Mme Sidibé Aminata Diallo.
Pourtant, en plus d’être très appréciée par ses étudiants, cette Professeur d’université est une amoureuse bon teint de la nature et de l’environnement. Mais plutôt que dans un bureau ministériel, c’est en classe qu’elle donne l’impression d’être plus éclairée, plus intelligente et mieux inspirée.
A Mme Sidibé Aminata Diallo, certains syndicalistes du cycle fondamental prêtent le sentiment de leur vouer de l’indifférence, voire du mépris. Selon eux, pour l’atteinte des objectifs de l’Education Pour Tous (EPT), et pour la solution aux problèmes de scolarisation, elle n’aurait d’autres alternatives que... la réduction des naissances.
Pour ce faire, elle encourage seulement le planning familial et l’utilisation du contraceptif par les femmes, dit-on. Une solution jugée “banale et insuffisante”, surtout venant d’une environnementaliste aguerrie. Et ses détracteurs, d’enfoncer le clou, en fustigeant qu’au delà de la contraception, une telle personne serait capable d’aller plus loin, en demandant tout simplement... la légalisation de l’avortement.
Si le 16 Avril 2008, le Secrétaire Général du département de l’Education de Base à tenté de prendre langue avec la Fédération de l’Education Nationale ( la ministre étant jugée “trop orgueilleuse pour cela ”), il est clair que cette fois-ci, M. Aboubacrine Alpha ne disposera guère d’arguments pour venir au secours de sa supérieure hiérarchique, “apparemment atteinte d’amnésie”, clament encore les mécontents de la ministre.
En effet, jugent les fustigeurs, rien ne justifiait cette facilité de langage avec laquelle Mme Sidibé Aminata Diallo s’était illustrée à l’IFM de Sikasso, oubliant de loin ses propres propos tenus à Mopti, en Mars dernier, lors du lancement du Programme d’alimentation scolaire.
Rappelons en effet que dans un village de la “Vénise malienne“, la ministre déclarait, parlant des cantines scolaires : “...C’est une volonté politique d’éduquer et de nourrir tous les enfants du Mali pour atteindre plus rapidement les objectifs de la scolarisation universelle 100%, à l’horizon 2012”. Des propos qui jurent avec la réduction des naissances prônée à Sikasso par la ministre elle-même.
Aussi, des citoyens se posent la question: Mme Sidibé Aminata Diallo, qui avait pourtant suscité plein d’espoirs dès sa nomination, aurait-elle déjà montré ses limites? Son plan pour pallier les problèmes de la scolarisation au Mali est-il susceptible de susciter la colère des bailleurs de fonds qui ne cessent d’injecter des milliards pour que l’Education Pour Tous (EPT) soit une réalité dans notre pays?
Par ailleurs, non seulement la ministre communique peu, mais elle ne cesse de montrer des signes criards de désintérêt envers les partenaires sociaux de l’école, se plaignent des acteurs du milieu. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’elle se propose de condamner “ces milliers de Maliens qui devraient naître pour renforcer les bras vaillants”. Surtout que le Mali ne compte, en réalité, que moins de 10 habitants au km2.
Et le plus difficile reste à venir: à Mme Sidibé Aminata Diallo, on reproche son tempérament par trop émotif. Or, à un certain niveau de responsabilité, on ne règle pas les problèmes avec de l’émotion, mais avec des actions. Aussi se demande-t-on : comment réagirait-elle, le jour où elle devra se défendre devant un Oumar Mariko du parti SADI ou un Hamidou Diabaté du PARENA, dans les “prétoires” de la salle Modibo Keïta de l’Hémicycle?
Et les détracteurs de la ministre, de se muer en prédicateurs : à l’allure où elle va, Mme Sidibé Aminata Diallo marche sur les traces de Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy, soutiennent-ils. Sauf qu’à la différence de cette dernière, Mme Sidibé dispose encore d’autres cordes à son arc, parlant de compétences.
La ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales bénéficie donc d’une alternative au limogeage. Et en étant consciente, c’est à elle d’en profiter.
Adama S. Diallo
Soir de Bamako, est seul responsable du contenu de cet article
449 hits
Vos commentaires
Posté par malienn, le 29 Apr 2008 20:36:54 GMT
Je trouve que notre brave candidate aux élections présidentielles de
2007 domine mieux son département que son homologue des Enseignements
secondaires, supérieurs et de la recherche scientifique; pour
vérification il suffit de comparer leurs réactions face aux députés de
l'assemblée nationale.
Répondre à < malienn >
Posté par malcolm, le 29 Apr 2008 19:16:24 GMT
je m'attendais pire que ça,d'ailleur elle merrite meme pas ce poste
auquel elle l'a eu par hypocrisie car elle s'est trop réjouit de la
victoire de ATT en verssant des larmes non sincères et des phrases de
sollicitations et de félicitation à ATT et à appeller les autres
candidats à réconnaitre leur defaire et la victoire de ATT dans la
presse,à la telée,partout ou elle se trouve dans le
public,particulièrement le jour de la proclamation de la presidentielle
de ATT par la cour constitutionnelle ou s'est fait très distinguée par
des phrases inimaginables qui à touché et seduit ATT et qui à finit à
lui donner un poste de ministre auquel javais dit aux gens avant qu'elle
n'est ce poste,dailleur ça candidature à faillit lui couter son mariage
car son mari y etait farouchement opposé,elle avait bien preparer son
coup pour etre ce quelle est aujaurdhui,elle fait honte et elle doit
etre chasser du gouvernement et poursuivie pr escroquerie et manque de
respect sur les lieues publiques.
Répondre à < malcolm >
Posté par dadiarra, le 29 Apr 2008 15:46:18 GMT
elle devrait partir avant nene sy et ......
Réponse de < bakia > à < dadiarra >, le 29 Apr 2008 18:28:54 GMT
Dis moi tu a été à l'école ? Tu sais que ses femmes sont compétentes ,c'est pour cela qu'elles sont nommées.Il faut que tu arrête ton hypocrisie.On n'a marre de tes commenteurs bidon mon pauvre type. va te faire voir
Répondre à < bakia >
Posté par nana mouye, le 29 Apr 2008 15:09:23 GMT
cesser de harceler cette dame : elle n'a di que la vérité ! il doit y
avoir reduction de naissance au Mali, et ce serai très bien de légaliser
l'avortement puisque ca se fait au vu et au su de tout le monde dans
tout les hopitaux du Mali. arrêter avec l'hypocrisie !
Réponse de < dadiarra > à < nana mouye >, le 29 Apr 2008 15:52:51 GMT
Ayez de la retenue, dans Maliba on ne parle pas comme si on a pas une éducation.Si vous etes une femme toutes mes excuses et revisitez votre code de bonne conduite.
Répondre à < dadiarra >
Gouvernement : Mme Sidibé Aminata Diallo sur les traces de Fatoumata Nènè Sy?
Soir de Bamako, 29/04/2008 Commentaires [ 6 ] E-mail Imprimer
Décidément, certaines femmes ministres de l’équipe Modibo Sidibé semblent avoir du mal à s’imposer dans les arcanes de la gestion gouvernementale, tant leurs prestations sont de loin en deçà des attentes du Chef de l’Etat, de son Premier ministre et du peuple malien.
La preuve: sur les sept femmes ministres qui figuraient dans le gouvernement, on n’en compte plus que six. Et seules deux d’entre-elles semblent tirer leur épingle du jeu, au niveau de leurs départements respectifs : Mme Diarra Mariam Flantié Diallo de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, et Mme Maïga Sina Damba de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille. Pour les autres femmes ministres, c’est comme dirait l’autre : “Que Dieu nous sauve“.
Ainsi, après le départ “forcé” de Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy ( pour “incapacité et incompétence avérées”, soutiennent les uns ; par “démission ”, rétorquent les autres), quelle sera la prochaine femme sur la liste des partantes volontaires ou involontaires ? Et bien des citoyens, d’indexer, à tort ou à raison, la ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Mme Sidibé Aminata Diallo.
Pourtant, en plus d’être très appréciée par ses étudiants, cette Professeur d’université est une amoureuse bon teint de la nature et de l’environnement. Mais plutôt que dans un bureau ministériel, c’est en classe qu’elle donne l’impression d’être plus éclairée, plus intelligente et mieux inspirée.
A Mme Sidibé Aminata Diallo, certains syndicalistes du cycle fondamental prêtent le sentiment de leur vouer de l’indifférence, voire du mépris. Selon eux, pour l’atteinte des objectifs de l’Education Pour Tous (EPT), et pour la solution aux problèmes de scolarisation, elle n’aurait d’autres alternatives que... la réduction des naissances.
Pour ce faire, elle encourage seulement le planning familial et l’utilisation du contraceptif par les femmes, dit-on. Une solution jugée “banale et insuffisante”, surtout venant d’une environnementaliste aguerrie. Et ses détracteurs, d’enfoncer le clou, en fustigeant qu’au delà de la contraception, une telle personne serait capable d’aller plus loin, en demandant tout simplement... la légalisation de l’avortement.
Si le 16 Avril 2008, le Secrétaire Général du département de l’Education de Base à tenté de prendre langue avec la Fédération de l’Education Nationale ( la ministre étant jugée “trop orgueilleuse pour cela ”), il est clair que cette fois-ci, M. Aboubacrine Alpha ne disposera guère d’arguments pour venir au secours de sa supérieure hiérarchique, “apparemment atteinte d’amnésie”, clament encore les mécontents de la ministre.
En effet, jugent les fustigeurs, rien ne justifiait cette facilité de langage avec laquelle Mme Sidibé Aminata Diallo s’était illustrée à l’IFM de Sikasso, oubliant de loin ses propres propos tenus à Mopti, en Mars dernier, lors du lancement du Programme d’alimentation scolaire.
Rappelons en effet que dans un village de la “Vénise malienne“, la ministre déclarait, parlant des cantines scolaires : “...C’est une volonté politique d’éduquer et de nourrir tous les enfants du Mali pour atteindre plus rapidement les objectifs de la scolarisation universelle 100%, à l’horizon 2012”. Des propos qui jurent avec la réduction des naissances prônée à Sikasso par la ministre elle-même.
Aussi, des citoyens se posent la question: Mme Sidibé Aminata Diallo, qui avait pourtant suscité plein d’espoirs dès sa nomination, aurait-elle déjà montré ses limites? Son plan pour pallier les problèmes de la scolarisation au Mali est-il susceptible de susciter la colère des bailleurs de fonds qui ne cessent d’injecter des milliards pour que l’Education Pour Tous (EPT) soit une réalité dans notre pays?
Par ailleurs, non seulement la ministre communique peu, mais elle ne cesse de montrer des signes criards de désintérêt envers les partenaires sociaux de l’école, se plaignent des acteurs du milieu. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’elle se propose de condamner “ces milliers de Maliens qui devraient naître pour renforcer les bras vaillants”. Surtout que le Mali ne compte, en réalité, que moins de 10 habitants au km2.
Et le plus difficile reste à venir: à Mme Sidibé Aminata Diallo, on reproche son tempérament par trop émotif. Or, à un certain niveau de responsabilité, on ne règle pas les problèmes avec de l’émotion, mais avec des actions. Aussi se demande-t-on : comment réagirait-elle, le jour où elle devra se défendre devant un Oumar Mariko du parti SADI ou un Hamidou Diabaté du PARENA, dans les “prétoires” de la salle Modibo Keïta de l’Hémicycle?
Et les détracteurs de la ministre, de se muer en prédicateurs : à l’allure où elle va, Mme Sidibé Aminata Diallo marche sur les traces de Mme Bâ Fatoumata Nènè Sy, soutiennent-ils. Sauf qu’à la différence de cette dernière, Mme Sidibé dispose encore d’autres cordes à son arc, parlant de compétences.
La ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales bénéficie donc d’une alternative au limogeage. Et en étant consciente, c’est à elle d’en profiter.
Adama S. Diallo
Soir de Bamako, est seul responsable du contenu de cet article
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Vos commentaires
Posté par malienn, le 29 Apr 2008 20:36:54 GMT
Je trouve que notre brave candidate aux élections présidentielles de
2007 domine mieux son département que son homologue des Enseignements
secondaires, supérieurs et de la recherche scientifique; pour
vérification il suffit de comparer leurs réactions face aux députés de
l'assemblée nationale.
Répondre à < malienn >
Posté par malcolm, le 29 Apr 2008 19:16:24 GMT
je m'attendais pire que ça,d'ailleur elle merrite meme pas ce poste
auquel elle l'a eu par hypocrisie car elle s'est trop réjouit de la
victoire de ATT en verssant des larmes non sincères et des phrases de
sollicitations et de félicitation à ATT et à appeller les autres
candidats à réconnaitre leur defaire et la victoire de ATT dans la
presse,à la telée,partout ou elle se trouve dans le
public,particulièrement le jour de la proclamation de la presidentielle
de ATT par la cour constitutionnelle ou s'est fait très distinguée par
des phrases inimaginables qui à touché et seduit ATT et qui à finit à
lui donner un poste de ministre auquel javais dit aux gens avant qu'elle
n'est ce poste,dailleur ça candidature à faillit lui couter son mariage
car son mari y etait farouchement opposé,elle avait bien preparer son
coup pour etre ce quelle est aujaurdhui,elle fait honte et elle doit
etre chasser du gouvernement et poursuivie pr escroquerie et manque de
respect sur les lieues publiques.
Répondre à < malcolm >
Posté par dadiarra, le 29 Apr 2008 15:46:18 GMT
elle devrait partir avant nene sy et ......
Réponse de < bakia > à < dadiarra >, le 29 Apr 2008 18:28:54 GMT
Dis moi tu a été à l'école ? Tu sais que ses femmes sont compétentes ,c'est pour cela qu'elles sont nommées.Il faut que tu arrête ton hypocrisie.On n'a marre de tes commenteurs bidon mon pauvre type. va te faire voir
Répondre à < bakia >
Posté par nana mouye, le 29 Apr 2008 15:09:23 GMT
cesser de harceler cette dame : elle n'a di que la vérité ! il doit y
avoir reduction de naissance au Mali, et ce serai très bien de légaliser
l'avortement puisque ca se fait au vu et au su de tout le monde dans
tout les hopitaux du Mali. arrêter avec l'hypocrisie !
Réponse de < dadiarra > à < nana mouye >, le 29 Apr 2008 15:52:51 GMT
Ayez de la retenue, dans Maliba on ne parle pas comme si on a pas une éducation.Si vous etes une femme toutes mes excuses et revisitez votre code de bonne conduite.
Répondre à < dadiarra >
Intégration africaine : Le mérite d’ATT
Intégration africaine : Le mérite d’ATT
Intégration africaine : Le mérite d’ATT
29 April, 2008 02:00:00 LE SOIR DE BAMAKO
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Amadou Toumani Touré
Depuis les fameux moments de remous de Janvier à Mars 1991, dits “années folles”, le Mali a entamé un tournant décisif dans sa vie politique et sociale. Ainsi, depuis 2002, le pays s’est implanté davantage dans “l’antichambre“ de l’histoire démocratique.
Aussi, autant le premier mandat présidentiel de Alpha Oumar Konaré a permis au Mali de se mesurer aux multiples enjeux et défis démocratiques, autant celui d’Amadou Toumani Touré a permis de poser des balises en vue de circonscrire les débordements de cette démocratie.
Pourtant, dès son avènement, cette démocratie malienne a trébuché, fauté, et même “péché ” sur bien des aspects. C’est qu’elle a été le plus souvent non seulement mal comprise, mais jusqu’à présent, elle n’a pas été bien assimilée. C’est dire que sous tous les cieux où elle est brusquement apparue, la démocratie a occasionné bien des dégâts. C’est dire qu’elle est tout simplement un “long chemin de croix”.
Aussi faut-il rendre à César ce qui lui appartient, en se posant une seule question: que serait devenu le Mali sans l’engagement et l’implication démocratiques de ces deux précurseurs du changement sociopolitique malien, au cours desdites “années folles” ?...
Aussi est-il indiqué de souligner la manière élégante et loyale par laquelle Alpha et ATT s’étaient transmis et retransmis le pouvoir, sans heurts ni malentendus, rien que pour le salut et la sauvegarde de la démocratie malienne.
Et la quasi totalité des Maliens ne manquent pas encore de s’interroger : et si Alpha et ATT ne se trouvaient pas au rendez-vous de notre avènement démocratique, au moment de ce bouleversement social malien (Mars 1991)?
Sans vouloir mettre en doute leurs capacités, d’autres acteurs politiques ou sociaux auraient-ils été en mesure d’être à la hauteur des efforts consentis par Alpha et ATT, ou de se soumettre au sacrifice qu’ils ont consenti?
Quel qu’il en soit, parmi les dirigeants de nos républiques successives, l’actuel Chef de l’Etat malien reste celui à qui l’on a le plus attribué le fait d’avoir contribué à la promotion sociale et la consécration politique de certains de ses compatriotes.
Des compatriotes comme Ibrahim Boubakar Keïta à la présidence de l’Assemblée nationale (2002-2007), Soumaïla Cissé à la présidence de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), Alpha Oumar Konaré à la présidence de l’Union Africaine (UA)...
A propos de l’U.A.
Que de bile et de salive ont été déversées à propos de ce prestigieux poste de l’U.A. ! Des 53 pays africains membres de l’Union, 45 s’étaient exprimés, lors de l’élection de son président. C’est dire que cette élection d’Alpha a remporté presque l’unanimité des voix: 35 voix POUR, 6 CONTRE, et 4 abstentions.
Aussi, en Juillet 2003, l’ex-Chef d’Etat malien, Alpha Oumar Konaré, sera porté aux nues de la Commission de l’U.A., pour un mandat de quatre ans, et entrera en fonction dès... le 22 septembre 2003, date de l’Indépendance du Mali. Le choix de cette date obéit-il à un calcul ou est-ce une simple coïncidence?...
En tout cas, l’aura d’ATT et la crédibilité du Mali s’en trouvent du coup renforcés par cette élection. Et la Nation malienne entière savoure la fierté de se hisser ainsi sur l’un des sommets de la scène internationale. Cette consécration malienne est surtout à porter au compte de la confiance nourrie par la Communauté internationale envers le Mali.
De mauvais plaisantins s’étaient pourtant échinés à clamer qu’au cours de son mandat présidentiel (1992-2002), Alpha Oumar Konaré a oeuvré plus pour l’intégration africaine que pour son pays. Et que son aura et sa popularité étaient plus perceptibles à l’extérieur qu’à l’intérieur du Mali.
Si ces allégations avaient pu se liguer contre lui en tant que Chef de l’Etat malien, elles avaient surtout milité en sa faveur, en tant que Président de l’Union Africaine. Et l’avis le plus courant des Maliens est que cette consécration d’Alpha à la tête de l’U.A. dépend en grande partie d’ATT.
Les démarches d’ATT
Dès sa première investiture, le 8 Juin 2002, ATT avait entamé des démarches auprès des Chefs d’Etat pour la campagne d’Alpha à la présidence de l’U.A., mobilisant et la diplomatie malienne, et les institutions: experts des Affaires Etrangères, Consulats, anciens Premiers ministres, ministres...
Pour l’occasion, il réconcilie Alpha avec IBK et parvient à raisonner l’ami de ce dernier, l’Ivoirien Laurent Koudou Gbagbo qui, à deux jours du sommet des Chefs d’Etat africains à Maputo (capitale du Mozambique), retire son “poulain”, Essy Amara, de la course à la présidence de l’U.A.
ATT avait mis toutes les occasions à profit pour convaincre maints Chefs d’Etat et faciliter le contact entre eux et Alpha: lors des sommets Afrique-France, des Non Alignés à Kuala Lumpur (capitale de la Malaisie), du CENSAD à Niamey (capitale du Niger), de Marcoussis ( France), de l’U.A. à Addis Abéba (Capitale de l’Ethiopie)
Pour la même cause, il s’était investi lors de l’investiture de l’ancien Président nigérian, Olesegun Obasanjo. Il avait même mis, à Koulouba, un Comité de pilotage pour la campagne d’Alpha à l’U.A. C’est que pour ATT, cette élection d’Alpha était surtout une affaire d’honneur pour le Mali.
Reformer l’Union Africaine
Quant à l’ex-concurrent d’Alpha( Essy Amara), son retrait de la course à la présidence de l’Union n’avait fait que préserver l’image internationale de son pays (la Côte d’Ivoire) déjà terni par le conflit que l’on sait.
Lors du 37e et dernier sommet de l’OUA, en Juillet 2001, à Lusaka (capitale de la Zambie), il avait eu du mal à être élu par intérim, et autant de mal l’année suivante, lors du premier sommet de l’U.A.
De toute façon, face à Alpha, Essy Amara n’aurait pas pesé lourd sur la balance, et son élection se serait heurtée à la réticence de la majorité des Chefs d’Etat présents à Maputo (capitale de la Zambie. Alors, pour Essy Amara, mieux valait abandonner la partie et “sauver les meubles“, comme on dit. Il ne reste donc plus qu’à élire un vice-président de la Commission de l’U.A, en choisissant entre le Zambien Kazuka Mututkwa et le Rwandais Patrick Mazimpaka.
Cette Commission comportera cinq hommes et cinq femmes. Par ailleurs, huit Commissaires issus des cinq parties de l’Afrique seront élus. Et douze organes seront constitués, au nombre desquels un Parlement africain, une Cour de justice, un Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), une Banque africaine...Les Chefs d’Etat plancheront ensuite sur une quinzaine de dossiers, traitant des conflits du NEPAD, du SIDA et d’autres maladies.
Si le Malgache Marc Ravalomanana avait pu réintégrer sa place parmi ses homologues à Maputo, il y avait encore des Chefs d’Etat exclus “de la famille ” et considérés comme personna non grata. Tels que le Libérien Charles Taylor, le Centrafricain François Bozizé...
Quant à Laurent Gbagbo et Gnassingbé Eyadéma, leur absence au sommet s’expliquait par les conflits politiques internes dus à la crise ivoirienne et la hantise d’un coup d’Etat au Togo.
Oumar DIAWARA
Intégration africaine : Le mérite d’ATT
29 April, 2008 02:00:00 LE SOIR DE BAMAKO
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image Amadou Toumani Touré
Depuis les fameux moments de remous de Janvier à Mars 1991, dits “années folles”, le Mali a entamé un tournant décisif dans sa vie politique et sociale. Ainsi, depuis 2002, le pays s’est implanté davantage dans “l’antichambre“ de l’histoire démocratique.
Aussi, autant le premier mandat présidentiel de Alpha Oumar Konaré a permis au Mali de se mesurer aux multiples enjeux et défis démocratiques, autant celui d’Amadou Toumani Touré a permis de poser des balises en vue de circonscrire les débordements de cette démocratie.
Pourtant, dès son avènement, cette démocratie malienne a trébuché, fauté, et même “péché ” sur bien des aspects. C’est qu’elle a été le plus souvent non seulement mal comprise, mais jusqu’à présent, elle n’a pas été bien assimilée. C’est dire que sous tous les cieux où elle est brusquement apparue, la démocratie a occasionné bien des dégâts. C’est dire qu’elle est tout simplement un “long chemin de croix”.
Aussi faut-il rendre à César ce qui lui appartient, en se posant une seule question: que serait devenu le Mali sans l’engagement et l’implication démocratiques de ces deux précurseurs du changement sociopolitique malien, au cours desdites “années folles” ?...
Aussi est-il indiqué de souligner la manière élégante et loyale par laquelle Alpha et ATT s’étaient transmis et retransmis le pouvoir, sans heurts ni malentendus, rien que pour le salut et la sauvegarde de la démocratie malienne.
Et la quasi totalité des Maliens ne manquent pas encore de s’interroger : et si Alpha et ATT ne se trouvaient pas au rendez-vous de notre avènement démocratique, au moment de ce bouleversement social malien (Mars 1991)?
Sans vouloir mettre en doute leurs capacités, d’autres acteurs politiques ou sociaux auraient-ils été en mesure d’être à la hauteur des efforts consentis par Alpha et ATT, ou de se soumettre au sacrifice qu’ils ont consenti?
Quel qu’il en soit, parmi les dirigeants de nos républiques successives, l’actuel Chef de l’Etat malien reste celui à qui l’on a le plus attribué le fait d’avoir contribué à la promotion sociale et la consécration politique de certains de ses compatriotes.
Des compatriotes comme Ibrahim Boubakar Keïta à la présidence de l’Assemblée nationale (2002-2007), Soumaïla Cissé à la présidence de la Commission de l’Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), Alpha Oumar Konaré à la présidence de l’Union Africaine (UA)...
A propos de l’U.A.
Que de bile et de salive ont été déversées à propos de ce prestigieux poste de l’U.A. ! Des 53 pays africains membres de l’Union, 45 s’étaient exprimés, lors de l’élection de son président. C’est dire que cette élection d’Alpha a remporté presque l’unanimité des voix: 35 voix POUR, 6 CONTRE, et 4 abstentions.
Aussi, en Juillet 2003, l’ex-Chef d’Etat malien, Alpha Oumar Konaré, sera porté aux nues de la Commission de l’U.A., pour un mandat de quatre ans, et entrera en fonction dès... le 22 septembre 2003, date de l’Indépendance du Mali. Le choix de cette date obéit-il à un calcul ou est-ce une simple coïncidence?...
En tout cas, l’aura d’ATT et la crédibilité du Mali s’en trouvent du coup renforcés par cette élection. Et la Nation malienne entière savoure la fierté de se hisser ainsi sur l’un des sommets de la scène internationale. Cette consécration malienne est surtout à porter au compte de la confiance nourrie par la Communauté internationale envers le Mali.
De mauvais plaisantins s’étaient pourtant échinés à clamer qu’au cours de son mandat présidentiel (1992-2002), Alpha Oumar Konaré a oeuvré plus pour l’intégration africaine que pour son pays. Et que son aura et sa popularité étaient plus perceptibles à l’extérieur qu’à l’intérieur du Mali.
Si ces allégations avaient pu se liguer contre lui en tant que Chef de l’Etat malien, elles avaient surtout milité en sa faveur, en tant que Président de l’Union Africaine. Et l’avis le plus courant des Maliens est que cette consécration d’Alpha à la tête de l’U.A. dépend en grande partie d’ATT.
Les démarches d’ATT
Dès sa première investiture, le 8 Juin 2002, ATT avait entamé des démarches auprès des Chefs d’Etat pour la campagne d’Alpha à la présidence de l’U.A., mobilisant et la diplomatie malienne, et les institutions: experts des Affaires Etrangères, Consulats, anciens Premiers ministres, ministres...
Pour l’occasion, il réconcilie Alpha avec IBK et parvient à raisonner l’ami de ce dernier, l’Ivoirien Laurent Koudou Gbagbo qui, à deux jours du sommet des Chefs d’Etat africains à Maputo (capitale du Mozambique), retire son “poulain”, Essy Amara, de la course à la présidence de l’U.A.
ATT avait mis toutes les occasions à profit pour convaincre maints Chefs d’Etat et faciliter le contact entre eux et Alpha: lors des sommets Afrique-France, des Non Alignés à Kuala Lumpur (capitale de la Malaisie), du CENSAD à Niamey (capitale du Niger), de Marcoussis ( France), de l’U.A. à Addis Abéba (Capitale de l’Ethiopie)
Pour la même cause, il s’était investi lors de l’investiture de l’ancien Président nigérian, Olesegun Obasanjo. Il avait même mis, à Koulouba, un Comité de pilotage pour la campagne d’Alpha à l’U.A. C’est que pour ATT, cette élection d’Alpha était surtout une affaire d’honneur pour le Mali.
Reformer l’Union Africaine
Quant à l’ex-concurrent d’Alpha( Essy Amara), son retrait de la course à la présidence de l’Union n’avait fait que préserver l’image internationale de son pays (la Côte d’Ivoire) déjà terni par le conflit que l’on sait.
Lors du 37e et dernier sommet de l’OUA, en Juillet 2001, à Lusaka (capitale de la Zambie), il avait eu du mal à être élu par intérim, et autant de mal l’année suivante, lors du premier sommet de l’U.A.
De toute façon, face à Alpha, Essy Amara n’aurait pas pesé lourd sur la balance, et son élection se serait heurtée à la réticence de la majorité des Chefs d’Etat présents à Maputo (capitale de la Zambie. Alors, pour Essy Amara, mieux valait abandonner la partie et “sauver les meubles“, comme on dit. Il ne reste donc plus qu’à élire un vice-président de la Commission de l’U.A, en choisissant entre le Zambien Kazuka Mututkwa et le Rwandais Patrick Mazimpaka.
Cette Commission comportera cinq hommes et cinq femmes. Par ailleurs, huit Commissaires issus des cinq parties de l’Afrique seront élus. Et douze organes seront constitués, au nombre desquels un Parlement africain, une Cour de justice, un Conseil de Paix et de Sécurité (CPS), une Banque africaine...Les Chefs d’Etat plancheront ensuite sur une quinzaine de dossiers, traitant des conflits du NEPAD, du SIDA et d’autres maladies.
Si le Malgache Marc Ravalomanana avait pu réintégrer sa place parmi ses homologues à Maputo, il y avait encore des Chefs d’Etat exclus “de la famille ” et considérés comme personna non grata. Tels que le Libérien Charles Taylor, le Centrafricain François Bozizé...
Quant à Laurent Gbagbo et Gnassingbé Eyadéma, leur absence au sommet s’expliquait par les conflits politiques internes dus à la crise ivoirienne et la hantise d’un coup d’Etat au Togo.
Oumar DIAWARA
Urd : YOUNOUSSI TOURE RESTE AUX COMMANDES POUR LES 4 ANS A VENIR
Urd : YOUNOUSSI TOURE RESTE AUX COMMANDES POUR LES 4 ANS A VENIR
Urd : YOUNOUSSI TOURE RESTE AUX COMMANDES POUR LES 4 ANS A VENIR
29 April, 2008 04:00:00 L’OBSERVATEUR
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Younoussi Touré,
C’est donc Younoussi Touré qui reste aux commandes de l’Urd pour les 4 années à venir. C’est ainsi qu’en a décidé le 2ème congrès ordinaire du parti qui a clos ses travaux hier dimanche au Cicb. Et dire que l’homme fut vaillamment contesté par une frange de l’Urd emmenée par l’actuel ministre de la santé du gouvernement Modibo Sidibé. M Oumar Touré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, garde son poste d’il y a cinq, c’est dire 2ème vice-président du parti. C’est un épilogue heureux pour le parti. Une paix des braves à laquelle s’est investi personnellement M. Soumaila Cissé. A travers ce congrès, M. Cissé apporte la preuve de sa maîtrise totale des hommes et des femmes d’un parti créé à son image et à son honneur. Les actions des contestataires ont duré le temps d’un feu-follé, le temps d’un congrès dit de l’unité et de la clarification. Un congrès de mise en ordre de bataille ; le dernier congrès avant les échéances municipales de 2009 et les législatives et présidentielles de 2012.
Deuxième congrès ordinaire de l’Union pour la république et la démocratie
Sous le signe de l’unité et de la cohésion
Le Centre international de conférence a servi de cadre samedi dernier pour la tenue du deuxième congrès de l’Urd. Un congrès placé sous le signe de la consolidation de l’unité. Les délégués venus des sections de l’intérieur et de l’extérieur du pays ont chauffé à blanc la salle des mille places de l’ex palais des congrès. Des slogans du genre, «faisons le choix de l’avenir » ou encore, «l’Urd, la force montante » étaient bien perceptibles dans la salle. Du beau monde avait fait le déplacement. Il s’agit tout d’abord du fondateur de l’Urd, Soumaïla Cissé. Le président de la commission de l’Uemoa a d’ailleurs été vivement ovationné par un public qui lui est entièrement acquis. Les participants rivalisaient d’adresse et de témoignages de soutien à l’enfant de Niafunke, dont certains des admirateurs, du fond de la salle donnaient de la voix en scandant : Soumaîla ».
Le président de l’assemblée nationale et non moins président de l’Adema, le professeur Dioncouda Traoré avait pris place à coté de Soumaila Cissé. Les présidents du Hcct, M. Oumar Ibrahim et du Conseil économique social et culturel, Moussa Balla Coulibaly faisaient également partie des invités présents. Ajouter à ceux-là, coté gouvernement, les ministres Tièmoko Sangaré de l’agriculture, le ministre du développement social Sekou Diakite, (tous les deux de l’Adéma) et leur homologue de la promotion de la femme et de l’enfant Me Maiga Sinè Damba. On notait la présence de plusieurs responsables et délégués de partis politiques. Les anciens ministres Choguel Maiga du Mpr et Oumar Amadoun Dicko du Psp. Lesquels ont livré un témoignage fort apprécié sur Soumaila Cisse et certains cadres du parti Urd. La déléguée du Fpi, le délégué du Rdr d’Alassane Ouattara, représenté par un ministre membre du gouvernement Ivoirien et l’ANCI sont autant de formations politiques étrangères à avoir fait le voyage de Bko.
Prenant la parole, le président de l’Urd, Younoussi Touré a rappelé les circonstances de la création du parti. Avant de dégager le travail de fourmi abattu pour l’installation des structures du parti. Puisque, soutient-il,il s’agissait de surmonter l’isolement du nouveau parti. Considérée comme la deuxième force politique du pays, l’Urd a depuis, engrangé des points avec ses 29 députés élus à l’assemblée nationale, ses1636 conseillers communaux, ses 104 maires et 15 conseillers nationaux.
L’Urd, poursuit Younoussi Touré est le parti où ont convergé plusieurs formations politiques de notre pays. Ajouter à cela, et comme autre acquis non moins négligeable, la première place qu’occupe le parti de la main tendue dans le financement public des partis politiques. L’Urd va- t- elle s’arrêter en si bon chemin, interroge son président avant depoursuivre en ces termes emphatique : « l’Urd, la force montante va- t- elle sacrifier tous ces bons résultats ? » Non ! Non ! ont répondu en choeur les militants Urd visiblement engagés et déterminés
L’unité est l’une des conditions pour une formation politique de réaliser ses ambitions les plus légitimes, à savoir la conquête du pouvoir. Qui mieux que Younouss Touré pour rappeler cela à ses militants. « C’est le moment de nous dresser comme seul homme pour défendre l’identité de notre parti, pour défendre l’unité et le cohésion de notre parti » a- t- il dit
« C’est le moment de nous armer pour conquérir d’autres victoires » a- t- il ajouté. Younouss Touré fait sans nul doute allusion aux communales de 2009 et aux élections générales de 2012. Pour lui, l’Urd est la mieux indiquée pour remporter ces élections, «puisqu’elle a outre la détermination pour le faire, mais la capacité et la crédibilité » a- t-il lancé.
Abdoulaye Diarra
Encadré :
Soumaïla Cissé ne fait nullement mystère de son ambition pour le Mali
Il était attendu et il est arrivé. Sons discours n’était pour tomber dans l’oreille de sourds. Le président Soumaîla Cissé a, dès l’entame, donné le ton à un congrès annoncé pour être celui de tous les dangers pour l’Urd. La presque totalité de son adresse aux militants a porté sur l’unité. Il l’a d’ailleurs appelé « discours à l’unité » de l’Urd. Il est le mieux à même à savoir jusqu’où il s’est personnellement investi pour désamorcer la crise qui guettait le parti. Et dès qu’il a fini le travail, il lui fallait avoir les mots justes pour parler à chacun et à tous.
Soumaila s’est adressé «au peuple de l’Urd» (le terme est de lui), pas en redresseur de torts mais en rassembleur, pas en messie (libérateur désigné, envoyé par Dieu) mais en prophète (qui prédit l’avenir). En effet, après avoir rappelé que l’Urd elle-même est née de la déchirure et après avoir décrit la division comme «un drame», le président Soumaila a été clair pour prédire : «Si nous perdons le label d’unité, nous nous perdrons et nous ferons perdre le Mali».
C’est un homme confiant, en lui-même et en son parti qui n’a point fait mystère de son ambition pour le Mali. Les militants Urd ont certainement retrouvé en lui l’homme de la situation. L’exercice auquel il s’est en effet livré était des plus délicats : renouveler sa fidélité et sa loyauté au président ATT et se présenter en alternative crédible pour les échéances politiques à venir.
A bien écouter le président Soumaila Cissé, il transparaît clairement qu’il aurait souhaité que, la question des rapports entre lui, son parti et le président ATT soit un domaine réservé à lui. Mais, il s’est trouvé autour de lui et au sein de son parti des personnes plus promptes à se réclamer d’ATT. Au point que la survie de l’Urd semble désormais intimement liés à ses rapports avec ATT. Le président ATT serait-il pour autant celui qui caresse le rêve de voir l’Urd mourir un jour ? Rien n’est moins sûr. Plus sûr est qu’il y a des partis politiques de l’échiquier qui se réjouiraient de cette éventualité dont le président Soumaila s’emploie aujourd’hui à conjurer, résolument.
Belco Tamboura
Source: L’OBSERVATEUR
Urd : YOUNOUSSI TOURE RESTE AUX COMMANDES POUR LES 4 ANS A VENIR
29 April, 2008 04:00:00 L’OBSERVATEUR
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image Younoussi Touré,
C’est donc Younoussi Touré qui reste aux commandes de l’Urd pour les 4 années à venir. C’est ainsi qu’en a décidé le 2ème congrès ordinaire du parti qui a clos ses travaux hier dimanche au Cicb. Et dire que l’homme fut vaillamment contesté par une frange de l’Urd emmenée par l’actuel ministre de la santé du gouvernement Modibo Sidibé. M Oumar Touré, puisque c’est de lui qu’il s’agit, garde son poste d’il y a cinq, c’est dire 2ème vice-président du parti. C’est un épilogue heureux pour le parti. Une paix des braves à laquelle s’est investi personnellement M. Soumaila Cissé. A travers ce congrès, M. Cissé apporte la preuve de sa maîtrise totale des hommes et des femmes d’un parti créé à son image et à son honneur. Les actions des contestataires ont duré le temps d’un feu-follé, le temps d’un congrès dit de l’unité et de la clarification. Un congrès de mise en ordre de bataille ; le dernier congrès avant les échéances municipales de 2009 et les législatives et présidentielles de 2012.
Deuxième congrès ordinaire de l’Union pour la république et la démocratie
Sous le signe de l’unité et de la cohésion
Le Centre international de conférence a servi de cadre samedi dernier pour la tenue du deuxième congrès de l’Urd. Un congrès placé sous le signe de la consolidation de l’unité. Les délégués venus des sections de l’intérieur et de l’extérieur du pays ont chauffé à blanc la salle des mille places de l’ex palais des congrès. Des slogans du genre, «faisons le choix de l’avenir » ou encore, «l’Urd, la force montante » étaient bien perceptibles dans la salle. Du beau monde avait fait le déplacement. Il s’agit tout d’abord du fondateur de l’Urd, Soumaïla Cissé. Le président de la commission de l’Uemoa a d’ailleurs été vivement ovationné par un public qui lui est entièrement acquis. Les participants rivalisaient d’adresse et de témoignages de soutien à l’enfant de Niafunke, dont certains des admirateurs, du fond de la salle donnaient de la voix en scandant : Soumaîla ».
Le président de l’assemblée nationale et non moins président de l’Adema, le professeur Dioncouda Traoré avait pris place à coté de Soumaila Cissé. Les présidents du Hcct, M. Oumar Ibrahim et du Conseil économique social et culturel, Moussa Balla Coulibaly faisaient également partie des invités présents. Ajouter à ceux-là, coté gouvernement, les ministres Tièmoko Sangaré de l’agriculture, le ministre du développement social Sekou Diakite, (tous les deux de l’Adéma) et leur homologue de la promotion de la femme et de l’enfant Me Maiga Sinè Damba. On notait la présence de plusieurs responsables et délégués de partis politiques. Les anciens ministres Choguel Maiga du Mpr et Oumar Amadoun Dicko du Psp. Lesquels ont livré un témoignage fort apprécié sur Soumaila Cisse et certains cadres du parti Urd. La déléguée du Fpi, le délégué du Rdr d’Alassane Ouattara, représenté par un ministre membre du gouvernement Ivoirien et l’ANCI sont autant de formations politiques étrangères à avoir fait le voyage de Bko.
Prenant la parole, le président de l’Urd, Younoussi Touré a rappelé les circonstances de la création du parti. Avant de dégager le travail de fourmi abattu pour l’installation des structures du parti. Puisque, soutient-il,il s’agissait de surmonter l’isolement du nouveau parti. Considérée comme la deuxième force politique du pays, l’Urd a depuis, engrangé des points avec ses 29 députés élus à l’assemblée nationale, ses1636 conseillers communaux, ses 104 maires et 15 conseillers nationaux.
L’Urd, poursuit Younoussi Touré est le parti où ont convergé plusieurs formations politiques de notre pays. Ajouter à cela, et comme autre acquis non moins négligeable, la première place qu’occupe le parti de la main tendue dans le financement public des partis politiques. L’Urd va- t- elle s’arrêter en si bon chemin, interroge son président avant depoursuivre en ces termes emphatique : « l’Urd, la force montante va- t- elle sacrifier tous ces bons résultats ? » Non ! Non ! ont répondu en choeur les militants Urd visiblement engagés et déterminés
L’unité est l’une des conditions pour une formation politique de réaliser ses ambitions les plus légitimes, à savoir la conquête du pouvoir. Qui mieux que Younouss Touré pour rappeler cela à ses militants. « C’est le moment de nous dresser comme seul homme pour défendre l’identité de notre parti, pour défendre l’unité et le cohésion de notre parti » a- t- il dit
« C’est le moment de nous armer pour conquérir d’autres victoires » a- t- il ajouté. Younouss Touré fait sans nul doute allusion aux communales de 2009 et aux élections générales de 2012. Pour lui, l’Urd est la mieux indiquée pour remporter ces élections, «puisqu’elle a outre la détermination pour le faire, mais la capacité et la crédibilité » a- t-il lancé.
Abdoulaye Diarra
Encadré :
Soumaïla Cissé ne fait nullement mystère de son ambition pour le Mali
Il était attendu et il est arrivé. Sons discours n’était pour tomber dans l’oreille de sourds. Le président Soumaîla Cissé a, dès l’entame, donné le ton à un congrès annoncé pour être celui de tous les dangers pour l’Urd. La presque totalité de son adresse aux militants a porté sur l’unité. Il l’a d’ailleurs appelé « discours à l’unité » de l’Urd. Il est le mieux à même à savoir jusqu’où il s’est personnellement investi pour désamorcer la crise qui guettait le parti. Et dès qu’il a fini le travail, il lui fallait avoir les mots justes pour parler à chacun et à tous.
Soumaila s’est adressé «au peuple de l’Urd» (le terme est de lui), pas en redresseur de torts mais en rassembleur, pas en messie (libérateur désigné, envoyé par Dieu) mais en prophète (qui prédit l’avenir). En effet, après avoir rappelé que l’Urd elle-même est née de la déchirure et après avoir décrit la division comme «un drame», le président Soumaila a été clair pour prédire : «Si nous perdons le label d’unité, nous nous perdrons et nous ferons perdre le Mali».
C’est un homme confiant, en lui-même et en son parti qui n’a point fait mystère de son ambition pour le Mali. Les militants Urd ont certainement retrouvé en lui l’homme de la situation. L’exercice auquel il s’est en effet livré était des plus délicats : renouveler sa fidélité et sa loyauté au président ATT et se présenter en alternative crédible pour les échéances politiques à venir.
A bien écouter le président Soumaila Cissé, il transparaît clairement qu’il aurait souhaité que, la question des rapports entre lui, son parti et le président ATT soit un domaine réservé à lui. Mais, il s’est trouvé autour de lui et au sein de son parti des personnes plus promptes à se réclamer d’ATT. Au point que la survie de l’Urd semble désormais intimement liés à ses rapports avec ATT. Le président ATT serait-il pour autant celui qui caresse le rêve de voir l’Urd mourir un jour ? Rien n’est moins sûr. Plus sûr est qu’il y a des partis politiques de l’échiquier qui se réjouiraient de cette éventualité dont le président Soumaila s’emploie aujourd’hui à conjurer, résolument.
Belco Tamboura
Source: L’OBSERVATEUR
Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
29 April, 2008 04:26:00 Les echos
Taille de la police: Decrease font Enlarge font
image Debat sur la crise alimentaire à Koulouba
Le Conseil supérieur de l’agriculture s’est réuni hier sous la présidence d’ATT à Koulouba. Les débats ont été dominés par la crise alimentaire qui affecte les populations et l’économie mondiale. Au Mali, la solution réside dans le développement des différentes filières agricoles.
Dans son Programme de développement économique et social (Pdes), le président de la République, ambitionne de faire du Mali une puissance agricole. Avec la mise en œuvre de la loi d’orientation agricole (Loa) qui fixe les dispositions pour booster la production agricole, le Conseil supérieur de l’agriculture a été porté sur les fonts baptismaux dans l’objectif de produire mieux et plus. Constituant un élément essentiel de la Loa, le Conseil supérieur de l’agriculture a tenu hier sa 2e session à Koulouba sous la présidence du chef de l’Etat, Amadou Touré, en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement. La session a été l’occasion pour le secrétaire permanent du Conseil supérieur de l’agriculture, Daouda Diarra de présenter des documents relatifs au plan d’opération pour la mise en œuvre de la Loa (2008-2012), au programme d’activités 2008 et aux orientations concernant le fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Si l’on en croit M. Diarra, « le plan d’opération de la mise en œuvre de la Loa coûtera 540 millions de F CFA et impliquera une forte mobilisation des services publics et l’ensemble de la profession agricole ». S’agissant du Programme d’activités 2008-2009, il concernera notamment la mise en route du fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Le premier fonds qui est estimé à 230 millions de F CFA, est destiné à accompagner le développement de l’agriculture. N’ayant pas pour vocation le financement des crédits, il sera alimenté par l’Etat, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les dons et subventions. Les ministères des Finances, de l’Elevage et de la Pêche, de l’Agriculture entre autres sont des départements impliqués. Le deuxième fonds, c’est-à-dire, le fonds national des risques et des calamités agricoles s’attachera à minimiser l’impact des risques majeurs. De même, ce fonds va financer les opérations de prévention pour un montant estimé à plus d’un milliard de F CFA. Les fonds national de développement agricole, et des calamités et risques ont chacun le statut d’établissement public. Développement des filières agricoles La présentation a été suivie de débats accentués sur notamment les deux fonds. Le président de l’Association des éleveurs, René Alphonse, a recommandé l’instauration d’un texte exonérant l’aliment bétail de la TVA et la création d’un texte relatif à la génération des taxes endogènes pour investir dans l’élevage. Car, a-t-il estimé, « le secteur élevage bien que contribuant à l’essor de l’économie nationale est resté longtemps marginalisé par les pouvoirs publics ». Par ailleurs, d’autres intervenants ont souhaité l’implication des acteurs à tous les niveaux pour faire du processus une réussite. Le président de la République a ordonné l’approbation des documents sous réserve de la poursuite des consultations et des concertations pour davantage les améliorer. Evoquant la flambée des produits alimentaires, ATT dira « que nous n’allons pas nous contenter de subir cette conjoncture internationale qui n’épargne rien, ni aucun pays ». Pourtant, il existe des réponses appropriées pour relever les défis. Elles tiennent, selon le chef de l’Etat, à une prise de conscience en ayant à l’idée que nous ne pouvons et ne devons compter que sur nous-mêmes et à une prise de conscience des bailleurs disposés à accompagner l’agriculture. Le chef de l’Etat a promis que les stocks de céréales seront renforcés avant d’annoncer l’ouverture prochaine de l’usine de sucrerie de Sukala et de Markala. Les deux sucreries auront une capacité de 270 000 tonnes pour une consommation nationale de 120 à 140 000 tonnes. « Dans un avenir proche nous pourrons nous sucrer et vendre du sucre », a dit ATT. Convaincu que le Mali dispose d’immenses potentialités comme l’opération « pluie provoquée », qui sera étendue à tout le territoire national cette année, des millions de terres cultivables, le chef de l’Etat a laissé entendre que la réponse du Mali contre la crise alimentaire réside dans le développement des différentes filières agricoles notamment l’élevage, la pêche. Mohamed Daou
Source: Les echos
Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
29 April, 2008 04:26:00 Les echos
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image Debat sur la crise alimentaire à Koulouba
Le Conseil supérieur de l’agriculture s’est réuni hier sous la présidence d’ATT à Koulouba. Les débats ont été dominés par la crise alimentaire qui affecte les populations et l’économie mondiale. Au Mali, la solution réside dans le développement des différentes filières agricoles.
Dans son Programme de développement économique et social (Pdes), le président de la République, ambitionne de faire du Mali une puissance agricole. Avec la mise en œuvre de la loi d’orientation agricole (Loa) qui fixe les dispositions pour booster la production agricole, le Conseil supérieur de l’agriculture a été porté sur les fonts baptismaux dans l’objectif de produire mieux et plus. Constituant un élément essentiel de la Loa, le Conseil supérieur de l’agriculture a tenu hier sa 2e session à Koulouba sous la présidence du chef de l’Etat, Amadou Touré, en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement. La session a été l’occasion pour le secrétaire permanent du Conseil supérieur de l’agriculture, Daouda Diarra de présenter des documents relatifs au plan d’opération pour la mise en œuvre de la Loa (2008-2012), au programme d’activités 2008 et aux orientations concernant le fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Si l’on en croit M. Diarra, « le plan d’opération de la mise en œuvre de la Loa coûtera 540 millions de F CFA et impliquera une forte mobilisation des services publics et l’ensemble de la profession agricole ». S’agissant du Programme d’activités 2008-2009, il concernera notamment la mise en route du fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Le premier fonds qui est estimé à 230 millions de F CFA, est destiné à accompagner le développement de l’agriculture. N’ayant pas pour vocation le financement des crédits, il sera alimenté par l’Etat, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les dons et subventions. Les ministères des Finances, de l’Elevage et de la Pêche, de l’Agriculture entre autres sont des départements impliqués. Le deuxième fonds, c’est-à-dire, le fonds national des risques et des calamités agricoles s’attachera à minimiser l’impact des risques majeurs. De même, ce fonds va financer les opérations de prévention pour un montant estimé à plus d’un milliard de F CFA. Les fonds national de développement agricole, et des calamités et risques ont chacun le statut d’établissement public. Développement des filières agricoles La présentation a été suivie de débats accentués sur notamment les deux fonds. Le président de l’Association des éleveurs, René Alphonse, a recommandé l’instauration d’un texte exonérant l’aliment bétail de la TVA et la création d’un texte relatif à la génération des taxes endogènes pour investir dans l’élevage. Car, a-t-il estimé, « le secteur élevage bien que contribuant à l’essor de l’économie nationale est resté longtemps marginalisé par les pouvoirs publics ». Par ailleurs, d’autres intervenants ont souhaité l’implication des acteurs à tous les niveaux pour faire du processus une réussite. Le président de la République a ordonné l’approbation des documents sous réserve de la poursuite des consultations et des concertations pour davantage les améliorer. Evoquant la flambée des produits alimentaires, ATT dira « que nous n’allons pas nous contenter de subir cette conjoncture internationale qui n’épargne rien, ni aucun pays ». Pourtant, il existe des réponses appropriées pour relever les défis. Elles tiennent, selon le chef de l’Etat, à une prise de conscience en ayant à l’idée que nous ne pouvons et ne devons compter que sur nous-mêmes et à une prise de conscience des bailleurs disposés à accompagner l’agriculture. Le chef de l’Etat a promis que les stocks de céréales seront renforcés avant d’annoncer l’ouverture prochaine de l’usine de sucrerie de Sukala et de Markala. Les deux sucreries auront une capacité de 270 000 tonnes pour une consommation nationale de 120 à 140 000 tonnes. « Dans un avenir proche nous pourrons nous sucrer et vendre du sucre », a dit ATT. Convaincu que le Mali dispose d’immenses potentialités comme l’opération « pluie provoquée », qui sera étendue à tout le territoire national cette année, des millions de terres cultivables, le chef de l’Etat a laissé entendre que la réponse du Mali contre la crise alimentaire réside dans le développement des différentes filières agricoles notamment l’élevage, la pêche. Mohamed Daou
Source: Les echos
AMSTETTEN, Autriche - Josef Fritzl, un Autrichien de 73 ans qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans un sous-sol et avoir e
France 24 Imprimer
Mardi 29 avril 2008
Par Reuters
AMSTETTEN, Autriche - Josef Fritzl, un Autrichien de 73 ans qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans un sous-sol et avoir eu avec elle sept enfants, a été confondu mardi par des tests ADN et placé en détention provisoire par un juge de Sankt-Pölten.
Le vieil homme refuse de s'exprimer, sur les conseils de son avocat, et le juge a autorisé la police à le maintenir en détention pendant la durée de l'enquête.
Des tests ADN, dont les résultats ont été communiqués mardi par la police, prouvent que Fritzl est bien le père des six enfants encore en vie mis au monde par sa fille Elisabeth.
Le septième, dont Fritzl a avoué avoir incinéré le cadavre, est décédé peu de temps après sa naissance.
"Les résultats montrent que les six enfants auxquels la malheureuse Elisabeth Fritzl a donné naissance dans la cave ont sans aucun doute été procréés par son propre père, Josef Fritzl", a déclaré lors d'une conférence de presse Franz Polzer, chef de l'unité d'enquête criminelle chargée de l'affaire.
L'ancien électricien de 73 ans a passé la nuit de lundi à mardi dans la prison de Sankt-Pölten, capitale de la province de Basse-Autriche, où il a été placé dans une grande cellule de deux personnes et surveillé en permanence afin de s'assurer qu'il ne tente pas de se suicider, a déclaré le directeur de l'établissement, Günther Mörwald.
Parallèlement, les enquêteurs poursuivaient mardi leurs recherches dans le sous-sol de 60 mètres carrés où Fritzl séquestrait depuis 1984 sa fille Elizabeth, âgée de 42 ans.
"C'est le chaos en-bas. Nous devons examiner de très près chaque détail", a déclaré à Reuters Franz Prucher, le directeur de la sécurité de Basse-Autriche.
"Un million de questions sans réponse"
Elizabeth Fritzl avait déclaré dimanche à la police que son père, Josef Fritzl, l'avait attirée en 1984 dans la cave de l'immeuble où ils vivaient, l'avait droguée puis menottée avant de la séquestrer et de la violer à de nombreuses reprises.
De ces relations incestueuses sont nés sept enfants, dont trois, âgés de 19, 18 et 5 ans, ont vécu enfermés toute leur vie dans la cave avec leur mère. Trois autres ont été élevés par Josef Fritzl et sa femme, le dernier étant décédé peu de temps après sa naissance.
"Il reste un million de questions sans réponse", avait déclaré plus tôt à Reuters Franz Polzer. "Comment a-t-il pu vivre avec ce qu'il a fait ? Comment a-t-il pu tromper tout le monde?"
Polzer a refusé de blâmer les autorités qui n'ont rien soupçonné de cette affaire tout au long de ces 24 ans. "Fritzl était un homme très astucieux. Il n'a pas seulement berné sa femme, mais aussi la police, les autorités, tout le monde."
Les autorités et la presse autrichiennes se demandent comment de tels événements ont pu se produire sans éveiller la curiosité des voisins, alors que la maison des Fritzl est située dans une rue commerçante et animée de la petite ville d'Amstetten, à 180 km à l'ouest de Vienne.
La police croit en revanche que la femme de Josef, Rosemarie, ignorait tout, son mari lui ayant affirmé au moment de la disparition de leur fille que celle-ci avait fui pour rejoindre une secte avant "d'abandonner" trois de ses enfants recueillis par le couple.
Josef Fritzl avait ensuite forcé Elisabeth à écrire des lettres de sa propre main pour rendre crédible ce scénario, a précisé la police.
Des dessins d'enfants sur le sol
L'affaire a éclaté lorsque l'aînée des enfants incestueux est tombée gravement malade et a été hospitalisée à Amstetten, vendredi dernier.
Le docteur qui soigne la jeune fille, Albert Reiter, a déclaré mardi que son état était toujours critique et qu'elle devait être maintenue dans un coma artificiel encore plusieurs jours.
"Le pronostic vital de notre patiente est sérieusement engagé car elle a été victime d'un manque d'oxygène à un moment, entre mercredi et vendredi derniers", a-t-il déclaré à la télévision allemande N24.
"Outre vingt ans passés sous terre, vingt ans sans lumière du jour, vingt ans de stress psychologique, il y a d'autres facteurs comme une infection", a ajouté le médecin.
Après l'hospitalisation de l'aînée, Josef Fritzl avait sorti Elisabeth et les deux autres enfants séquestrés de la cave, déclarant simplement à sa femme que leur fille avait décidé de rentrer à la maison.
Des photographies du sous-sol, qui n'excédait pas 1,70m de hauteur par endroit, montrent un passage étroit conduisant à plusieurs pièces dont un espace pour faire la cuisine, une zone aménagée pour le sommeil et une petite salle de bain avec une douche. Sur le sol, on aperçoit des dessins d'enfants.
*
29/04/2008
Soutien à Elisabeth Fritzl
Par Anonyme
En dehors de la pauvre Elisabeth Fritzl, Josef Fritzl a-t-il eu d'autres enfants?
ce qu'il a fait est horible. Il ne mérite pas de vivre encore.
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Mardi 29 avril 2008
Par Reuters
AMSTETTEN, Autriche - Josef Fritzl, un Autrichien de 73 ans qui a reconnu avoir séquestré et violé sa fille pendant 24 ans dans un sous-sol et avoir eu avec elle sept enfants, a été confondu mardi par des tests ADN et placé en détention provisoire par un juge de Sankt-Pölten.
Le vieil homme refuse de s'exprimer, sur les conseils de son avocat, et le juge a autorisé la police à le maintenir en détention pendant la durée de l'enquête.
Des tests ADN, dont les résultats ont été communiqués mardi par la police, prouvent que Fritzl est bien le père des six enfants encore en vie mis au monde par sa fille Elisabeth.
Le septième, dont Fritzl a avoué avoir incinéré le cadavre, est décédé peu de temps après sa naissance.
"Les résultats montrent que les six enfants auxquels la malheureuse Elisabeth Fritzl a donné naissance dans la cave ont sans aucun doute été procréés par son propre père, Josef Fritzl", a déclaré lors d'une conférence de presse Franz Polzer, chef de l'unité d'enquête criminelle chargée de l'affaire.
L'ancien électricien de 73 ans a passé la nuit de lundi à mardi dans la prison de Sankt-Pölten, capitale de la province de Basse-Autriche, où il a été placé dans une grande cellule de deux personnes et surveillé en permanence afin de s'assurer qu'il ne tente pas de se suicider, a déclaré le directeur de l'établissement, Günther Mörwald.
Parallèlement, les enquêteurs poursuivaient mardi leurs recherches dans le sous-sol de 60 mètres carrés où Fritzl séquestrait depuis 1984 sa fille Elizabeth, âgée de 42 ans.
"C'est le chaos en-bas. Nous devons examiner de très près chaque détail", a déclaré à Reuters Franz Prucher, le directeur de la sécurité de Basse-Autriche.
"Un million de questions sans réponse"
Elizabeth Fritzl avait déclaré dimanche à la police que son père, Josef Fritzl, l'avait attirée en 1984 dans la cave de l'immeuble où ils vivaient, l'avait droguée puis menottée avant de la séquestrer et de la violer à de nombreuses reprises.
De ces relations incestueuses sont nés sept enfants, dont trois, âgés de 19, 18 et 5 ans, ont vécu enfermés toute leur vie dans la cave avec leur mère. Trois autres ont été élevés par Josef Fritzl et sa femme, le dernier étant décédé peu de temps après sa naissance.
"Il reste un million de questions sans réponse", avait déclaré plus tôt à Reuters Franz Polzer. "Comment a-t-il pu vivre avec ce qu'il a fait ? Comment a-t-il pu tromper tout le monde?"
Polzer a refusé de blâmer les autorités qui n'ont rien soupçonné de cette affaire tout au long de ces 24 ans. "Fritzl était un homme très astucieux. Il n'a pas seulement berné sa femme, mais aussi la police, les autorités, tout le monde."
Les autorités et la presse autrichiennes se demandent comment de tels événements ont pu se produire sans éveiller la curiosité des voisins, alors que la maison des Fritzl est située dans une rue commerçante et animée de la petite ville d'Amstetten, à 180 km à l'ouest de Vienne.
La police croit en revanche que la femme de Josef, Rosemarie, ignorait tout, son mari lui ayant affirmé au moment de la disparition de leur fille que celle-ci avait fui pour rejoindre une secte avant "d'abandonner" trois de ses enfants recueillis par le couple.
Josef Fritzl avait ensuite forcé Elisabeth à écrire des lettres de sa propre main pour rendre crédible ce scénario, a précisé la police.
Des dessins d'enfants sur le sol
L'affaire a éclaté lorsque l'aînée des enfants incestueux est tombée gravement malade et a été hospitalisée à Amstetten, vendredi dernier.
Le docteur qui soigne la jeune fille, Albert Reiter, a déclaré mardi que son état était toujours critique et qu'elle devait être maintenue dans un coma artificiel encore plusieurs jours.
"Le pronostic vital de notre patiente est sérieusement engagé car elle a été victime d'un manque d'oxygène à un moment, entre mercredi et vendredi derniers", a-t-il déclaré à la télévision allemande N24.
"Outre vingt ans passés sous terre, vingt ans sans lumière du jour, vingt ans de stress psychologique, il y a d'autres facteurs comme une infection", a ajouté le médecin.
Après l'hospitalisation de l'aînée, Josef Fritzl avait sorti Elisabeth et les deux autres enfants séquestrés de la cave, déclarant simplement à sa femme que leur fille avait décidé de rentrer à la maison.
Des photographies du sous-sol, qui n'excédait pas 1,70m de hauteur par endroit, montrent un passage étroit conduisant à plusieurs pièces dont un espace pour faire la cuisine, une zone aménagée pour le sommeil et une petite salle de bain avec une douche. Sur le sol, on aperçoit des dessins d'enfants.
*
29/04/2008
Soutien à Elisabeth Fritzl
Par Anonyme
En dehors de la pauvre Elisabeth Fritzl, Josef Fritzl a-t-il eu d'autres enfants?
ce qu'il a fait est horible. Il ne mérite pas de vivre encore.
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Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire
France 24 Imprimer
Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire confirmée aux législatives et le ralliement d'une faction minoritaire de son parti.
Un mois après le scrutin, la commission électorale faisait encore durer le suspens sur les résultats de l'élection présidentielle, mais Tsvangirai a estimé qu'il était grand temps pour le plus vieux chef d'Etat du continent de quitter le pouvoir qu'il exerce depuis 1980.
"Le vieil homme doit partir et trouver une sortie honorable", a lancé le président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) lors d'une conférence de presse à Johannesburg.
Au côté d'Arthur Mutambara, leader depuis 2005 d'une faction dissidente du MDC, il a annoncé que les deux branches du parti allaient "travailler ensemble au Parlement".
Selon les résultats des législatives confirmées samedi, le MDC-Tsvangirai dispose de 99 sièges à la chambre des députés et le MDC-Mutamabara de 10 sièges, ce qui leur donne une majorité claire avec 109 députés sur 210.
"Robert Mugabe et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) sont désormais dans l'opposition au Parlement", a asséné Mutambara.
Mugabe "devrait reconnaître qu'il ne peut être président sans contrôler le Parlement", a martelé Tsvangirai, qui revendique également une victoire dès le premier tour à la présidentielle.
L'incertitude sur l'issue du scrutin a alimenté les tensions sur le terrain et le MDC accuse le régime d'avoir lancé une campagne de violences, ayant fait 15 tués, pour intimider les électeurs en vue d'un éventuel second tour.
Lundi, le chef de l'opposition, qui devait se rendre en Tanzanie lundi soir, a de nouveau accusé le gouvernement de "militariser" le pays et a demandé à l'ONU la nomination d'un "envoyé spécial" pour enquêter sur ces violences.
Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti est arrivé à New York à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui, à l'initiative du Royaume-Uni, doit évoquer la crise au Zimbabwe.
Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, s'est dite "particulièrement inquiète" de "l'émergence croissante d'une violence politique dirigée principalement, mais pas seulement, contre les partisans du parti d'opposition MDC dans les campagnes".
Pour autant, la capitale n'est pas épargnée. Vendredi la police anti-émeutes a effectué un raid sur le siège du MDC à Harare et arrêté toutes les personnes qui s'y trouvaient, officiellement à la recherche d'auteurs d'incendies volontaires.
Plus de 200 partisans du MDC restaient en détention lundi soir sans avoir été formellement inculpés. Un tribunal avait pourtant ordonné à la police de les inculper avant 16H00 (14H00 GMT) ou de les remettre en liberté.
"Nous n'avons toujours pas eu accès aux prisonniers. Nous avons communiqué la décision aux différents commissariats, mais ils sont toujours détenus au mépris de la justice", a expliqué leur avocat Me Alec Muchadehama.
Dans ce climat très tendu, la Commission électorale continuait, avec une lenteur remarquable, à rassembler les résultats.
"Même si le comptage est achevé, les résultats ne sont pas encore parvenus au centre de commande", a déclaré à l'AFP Utloile Silaigwana, porte-parole de la commission.
"Ces statistiques seront ensuite rentrées dans le système informatique, puis le responsable des programmes invitera les candidats à la présidentielle, ce qui débouchera sur l'annonce des résultats", a-t-il poursuivi.
"Mais je ne peux pas donner de calendrier."
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire confirmée aux législatives et le ralliement d'une faction minoritaire de son parti.
Un mois après le scrutin, la commission électorale faisait encore durer le suspens sur les résultats de l'élection présidentielle, mais Tsvangirai a estimé qu'il était grand temps pour le plus vieux chef d'Etat du continent de quitter le pouvoir qu'il exerce depuis 1980.
"Le vieil homme doit partir et trouver une sortie honorable", a lancé le président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) lors d'une conférence de presse à Johannesburg.
Au côté d'Arthur Mutambara, leader depuis 2005 d'une faction dissidente du MDC, il a annoncé que les deux branches du parti allaient "travailler ensemble au Parlement".
Selon les résultats des législatives confirmées samedi, le MDC-Tsvangirai dispose de 99 sièges à la chambre des députés et le MDC-Mutamabara de 10 sièges, ce qui leur donne une majorité claire avec 109 députés sur 210.
"Robert Mugabe et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) sont désormais dans l'opposition au Parlement", a asséné Mutambara.
Mugabe "devrait reconnaître qu'il ne peut être président sans contrôler le Parlement", a martelé Tsvangirai, qui revendique également une victoire dès le premier tour à la présidentielle.
L'incertitude sur l'issue du scrutin a alimenté les tensions sur le terrain et le MDC accuse le régime d'avoir lancé une campagne de violences, ayant fait 15 tués, pour intimider les électeurs en vue d'un éventuel second tour.
Lundi, le chef de l'opposition, qui devait se rendre en Tanzanie lundi soir, a de nouveau accusé le gouvernement de "militariser" le pays et a demandé à l'ONU la nomination d'un "envoyé spécial" pour enquêter sur ces violences.
Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti est arrivé à New York à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui, à l'initiative du Royaume-Uni, doit évoquer la crise au Zimbabwe.
Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, s'est dite "particulièrement inquiète" de "l'émergence croissante d'une violence politique dirigée principalement, mais pas seulement, contre les partisans du parti d'opposition MDC dans les campagnes".
Pour autant, la capitale n'est pas épargnée. Vendredi la police anti-émeutes a effectué un raid sur le siège du MDC à Harare et arrêté toutes les personnes qui s'y trouvaient, officiellement à la recherche d'auteurs d'incendies volontaires.
Plus de 200 partisans du MDC restaient en détention lundi soir sans avoir été formellement inculpés. Un tribunal avait pourtant ordonné à la police de les inculper avant 16H00 (14H00 GMT) ou de les remettre en liberté.
"Nous n'avons toujours pas eu accès aux prisonniers. Nous avons communiqué la décision aux différents commissariats, mais ils sont toujours détenus au mépris de la justice", a expliqué leur avocat Me Alec Muchadehama.
Dans ce climat très tendu, la Commission électorale continuait, avec une lenteur remarquable, à rassembler les résultats.
"Même si le comptage est achevé, les résultats ne sont pas encore parvenus au centre de commande", a déclaré à l'AFP Utloile Silaigwana, porte-parole de la commission.
"Ces statistiques seront ensuite rentrées dans le système informatique, puis le responsable des programmes invitera les candidats à la présidentielle, ce qui débouchera sur l'annonce des résultats", a-t-il poursuivi.
"Mais je ne peux pas donner de calendrier."
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Lisez aussi : Sarkozy face à la question des droits de l'Homme et Le règne de Zine El Abidine Ben Ali.
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Mardi 29 avril 2008
Par FRANCE 24 avec dépêches
Lisez aussi : Sarkozy face à la question des droits de l'Homme et Le règne de Zine El Abidine Ben Ali.
Le président français Nicolas Sarkozy a entamé lundi sa visite d'Etat en Tunisie avec la signature d'accords et de contrats commerciaux. Attendu sur le sujet des droits de l’Homme, il a refusé de se poser "en donneur de leçons".
La France a annoncé la commande par Tunis Air de 19 Airbus pour un montant estimé à un milliard d'euros. Cet accord porte, en ce qui concerne les commandes fermes, sur dix A320 et trois A350, auxquels s'ajoutent trois A330.
L'Etat tunisien a également confié à Alstom la construction d'une centrale thermique à Ghannouch (Sud), pour environ 360 millions d'euros. Il étend le champ de cette coopération à tous les aspects de l'utilisation pacifique du nucléaire et ouvre la voie, à terme, à la fourniture d'une centrale atomique à la Tunisie. Ces accords placent la France à la première place au rang des partenaires économiques de la Tunisie.
"L'espace des libertés progresse"
En début de soirée, Nicolas Sarkozy, reçu au palais de Carthage, dans la banlieue Nord de Tunis, a défendu le président tunisien contre les accusations portées contre lui par ses opposants et les organisations de défense des droits de l'Homme. "Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse (en Tunisie)", a-t-il déclaré. "Nous en avons parlé vous et moi", lui a-t-il dit.
Des cas de violation des droits de l'Homme en Tunisie ont été évoqués dans l'intimité de leurs entretiens, selon l'Elysée. Notre envoyée spéciale à Tunis, Roselyne Fèbvre parle de "service minimum" de la part du président. "Il préfère encourager que fustiger. C’est son style", analyse-t-elle. "Il pense à ses milliards d’euros de contrats".
Depuis vingt ans, le régime du président Ben Ali est régulièrement épinglé par les ONG pour ses violations des droits de l'Homme. La Tunisie dénonce systématiquement ces critiques et met en avant son bilan en matière d'éducation et d'émancipation des femmes.
Nicolas Sarkozy est accompagné dans sa visite par la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, qui doit rencontrer des "représentants de la société civile" tunisienne, incluant des défenseurs des droits de l'Homme.
Accord sur l’immigration
Par ailleurs, La Tunisie et la France ont signé un accord dit de gestion concertée des flux migratoires, le premier conclu entre Paris et un pays du Maghreb, au premier jour de la visite d'Etat du président français Nicolas Sarkozy à Tunis.
Outre un volet répressif contre l'immigration clandestine, ce texte doit permettre d'ouvrir le marché du travail français aux Tunisiens qui, selon le texte, "ont des compétences de haut niveau ou pour des métiers pour lesquels existe en France une demande non satisfaite".
Il prévoit également de "faciliter la circulation des personnes" entre les deux pays, notamment par une délivrance "plus large" des visas français d'une durée de un à cinq ans, et d'appuyer "des actions de développement solidaire" telles que la formation professionnelle au profit des Tunisiens ainsi que la création d'emplois dans les régions tunisiennes d'émigration.
Avant la Tunisie, la France a signé des accords sur le contrôle des flux migratoires avec quatre pays africains, le Bénin, le Sénégal, le Gabon et la République du Congo.
Près de 600.000 Tunisiens vivent légalement en France et les Tunisiens constituent la troisième communauté étudiante étrangère en France avec 10.000 étudiants inscrits, selon les chiffres officiels. Les consulats français en Tunisie délivrent par ailleurs chaque année quelque 80.000 visas à des ressortissants tunisiens.
Enfin, le président Ben Ali s’est attaché à soutenir le projet français d'Union pour la Méditerranée, qui doit être lancé le 13 juillet entre les 27 pays de l'Union européenne (UE) et ses voisins du Sud. Le siège de cette union pourrait être basé en Tunisie. Un débat qui sera au cœur de la journée de mardi.
*
29/04/2008
Ringards les droits de l'homme....
Par Wotcha
Pognon pognon pognon... Surtout pas parler de politique ou encore pire de droits de l'homme... Non, la grandeur de la France, c'est les contrats... Centrale nucléaire, usines à bagnoles.. La marche de la civilisation... Et les ringards droits de l'hommistes, hop, à la trappe...
*
29/04/2008
vive la France
Par Anonyme
en espérons que tous bien passé et vive la France qui est notre premier partenaire..
vive La France
*
29/04/2008
Tintin en Tunisie?
Par Anonyme
Apparemment Ménard et les bobos se foutent des droits de l'Homme tunisien et préfère les gentils tibétains, c'est vrai que Tintin en Tunisie n' existe pas....
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Mardi 29 avril 2008
Par FRANCE 24 avec dépêches
Lisez aussi : Sarkozy face à la question des droits de l'Homme et Le règne de Zine El Abidine Ben Ali.
Le président français Nicolas Sarkozy a entamé lundi sa visite d'Etat en Tunisie avec la signature d'accords et de contrats commerciaux. Attendu sur le sujet des droits de l’Homme, il a refusé de se poser "en donneur de leçons".
La France a annoncé la commande par Tunis Air de 19 Airbus pour un montant estimé à un milliard d'euros. Cet accord porte, en ce qui concerne les commandes fermes, sur dix A320 et trois A350, auxquels s'ajoutent trois A330.
L'Etat tunisien a également confié à Alstom la construction d'une centrale thermique à Ghannouch (Sud), pour environ 360 millions d'euros. Il étend le champ de cette coopération à tous les aspects de l'utilisation pacifique du nucléaire et ouvre la voie, à terme, à la fourniture d'une centrale atomique à la Tunisie. Ces accords placent la France à la première place au rang des partenaires économiques de la Tunisie.
"L'espace des libertés progresse"
En début de soirée, Nicolas Sarkozy, reçu au palais de Carthage, dans la banlieue Nord de Tunis, a défendu le président tunisien contre les accusations portées contre lui par ses opposants et les organisations de défense des droits de l'Homme. "Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse (en Tunisie)", a-t-il déclaré. "Nous en avons parlé vous et moi", lui a-t-il dit.
Des cas de violation des droits de l'Homme en Tunisie ont été évoqués dans l'intimité de leurs entretiens, selon l'Elysée. Notre envoyée spéciale à Tunis, Roselyne Fèbvre parle de "service minimum" de la part du président. "Il préfère encourager que fustiger. C’est son style", analyse-t-elle. "Il pense à ses milliards d’euros de contrats".
Depuis vingt ans, le régime du président Ben Ali est régulièrement épinglé par les ONG pour ses violations des droits de l'Homme. La Tunisie dénonce systématiquement ces critiques et met en avant son bilan en matière d'éducation et d'émancipation des femmes.
Nicolas Sarkozy est accompagné dans sa visite par la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade, qui doit rencontrer des "représentants de la société civile" tunisienne, incluant des défenseurs des droits de l'Homme.
Accord sur l’immigration
Par ailleurs, La Tunisie et la France ont signé un accord dit de gestion concertée des flux migratoires, le premier conclu entre Paris et un pays du Maghreb, au premier jour de la visite d'Etat du président français Nicolas Sarkozy à Tunis.
Outre un volet répressif contre l'immigration clandestine, ce texte doit permettre d'ouvrir le marché du travail français aux Tunisiens qui, selon le texte, "ont des compétences de haut niveau ou pour des métiers pour lesquels existe en France une demande non satisfaite".
Il prévoit également de "faciliter la circulation des personnes" entre les deux pays, notamment par une délivrance "plus large" des visas français d'une durée de un à cinq ans, et d'appuyer "des actions de développement solidaire" telles que la formation professionnelle au profit des Tunisiens ainsi que la création d'emplois dans les régions tunisiennes d'émigration.
Avant la Tunisie, la France a signé des accords sur le contrôle des flux migratoires avec quatre pays africains, le Bénin, le Sénégal, le Gabon et la République du Congo.
Près de 600.000 Tunisiens vivent légalement en France et les Tunisiens constituent la troisième communauté étudiante étrangère en France avec 10.000 étudiants inscrits, selon les chiffres officiels. Les consulats français en Tunisie délivrent par ailleurs chaque année quelque 80.000 visas à des ressortissants tunisiens.
Enfin, le président Ben Ali s’est attaché à soutenir le projet français d'Union pour la Méditerranée, qui doit être lancé le 13 juillet entre les 27 pays de l'Union européenne (UE) et ses voisins du Sud. Le siège de cette union pourrait être basé en Tunisie. Un débat qui sera au cœur de la journée de mardi.
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29/04/2008
Ringards les droits de l'homme....
Par Wotcha
Pognon pognon pognon... Surtout pas parler de politique ou encore pire de droits de l'homme... Non, la grandeur de la France, c'est les contrats... Centrale nucléaire, usines à bagnoles.. La marche de la civilisation... Et les ringards droits de l'hommistes, hop, à la trappe...
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29/04/2008
vive la France
Par Anonyme
en espérons que tous bien passé et vive la France qui est notre premier partenaire..
vive La France
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29/04/2008
Tintin en Tunisie?
Par Anonyme
Apparemment Ménard et les bobos se foutent des droits de l'Homme tunisien et préfère les gentils tibétains, c'est vrai que Tintin en Tunisie n' existe pas....
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La tournée en Amérique du Sud du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner pour obtenir la libération des otages de la guérilla des FARC, dont
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Mardi 29 avril 2008
Par FRANCE 24
La tournée en Amérique du Sud du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner pour obtenir la libération des otages de la guérilla des FARC, dont Ingrid Betancourt, a commencé lundi à Bogota par l'étape la plus difficile, compte tenu de la forte défiance des autorités colombiennes.
M. Kouchner, qui est arrivé en Colombie lundi en milieu d'après-midi, a été reçu en fin d'après-midi par son homologue colombien Fernando Araujo puis dans la soirée par le président Alvaro Uribe.
Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères a rencontré dans un grand hôtel proche de l'aéroport Mme Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxistes) depuis plus de six ans, ainsi que des familles d'autres otages.
Mme Pulecio a déclaré à l'issue de la rencontre que les engagements des présidents Hugo Chavez (Venezuela) et Rafael Correa (Equateur) sont nécessaires pour faire avancer un échange humanitaire mais qu'il faut "maintenant que le président Uribe fasse un geste".
De son coté, la sénatrice de gauche colombienne Piedad Cordoba, qui se trouvait également dans cette réunion, a estimé que la libération des 39 otages des FARC "est dans les limbes" et que seul le président Chavez peut la désentraver.
Au cours des entretiens avec les politiques colombiens, "il n'y aura pas de surprises, il n'y aura pas d'espace pour des surprises", a déclaré à l'AFP, un responsable de la présidence colombienne qui a requis l'anonymat.
"Le président Uribe campe fermement sur ses positions", a affirmé ce responsable, précisant que "tout était déjà verrouillé" et qu'un retour à une médiation du président du Venezuela Hugo Chavez dans l'affaire des otages était totalement exclu.
Le président colombien a été clair dans les consignes qu'il a données à son Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo concernant la visite de M. Kouchner.
"Dites-lui que nous lui parlerons volontiers, mais que je ne peux rien lui dire de plus que lui répéter que les seules médiations autorisées sont celles de l'Eglise et des délégués européens", a indiqué M. Uribe.
Or, les Forces armées révolutionnaires de Colombie récusent toute médiation de l'Eglise, qu'elles accusent d'être partiale, et refusent de discuter avec les médiateurs européens qu'elles soupçonnent d'être à l'origine de la localisation d'un campement des FARC par l'armée colombienne qui a permis le 1er mars l'élimination en Equateur de leur numéro deux, Raul Reyes.
Jaime Zuluaga, enseignant à l'Université publique Nacional de Bogota et porte-parole de l'Assemblée de la société pour la paix, une organisation non-gouvernementale, considère également que "le climat n'est pas très propice pour avancer dans le cadre d'un accord humanitaire", aux termes duquel des otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, seraient libérés en échange de 500 guérilleros détenus par les autorités.
"Il ne faut pas oublier", souligne-t-il, "que ce thème s'est transformé en bras de fer politique entre le gouvernement et les Farc qui se prolonge alors que la situation des otages est secondaire".
Il est "regrettable que les pays voisins connaissent des tensions", d'autant que ces tensions "compliquent davantage les efforts entrepris pour obtenir la libération des otages", a estimé l'ambassadeur de France à Bogota Jean-Michel Marlaud, dans une déclaration à la radio Caracol.
Dans son dernier communiqué, l'agence de presse Anncol, proche de la guérilla, estime que "prétendre parvenir à des accords humanitaires, aussi modestes soient-ils, est illusoire".
"Si (M. Kouchner) veut vraiment ranimer les conversations, la présence de Chavez sera très importante", a déclaré à l'AFP Carlos Lozano, directeur du journal communiste Voz et ancien intermédiaire pour un "accord humanitaire".
"Je ne pense pas que Kouchner puisse faire des miracles et obtenir des avancées, mais il peut ouvrir de premiers espaces afin de rétablir les conditions d'un accord", a estimé M. Lozano.
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Mardi 29 avril 2008
Par FRANCE 24
La tournée en Amérique du Sud du chef de la diplomatie française Bernard Kouchner pour obtenir la libération des otages de la guérilla des FARC, dont Ingrid Betancourt, a commencé lundi à Bogota par l'étape la plus difficile, compte tenu de la forte défiance des autorités colombiennes.
M. Kouchner, qui est arrivé en Colombie lundi en milieu d'après-midi, a été reçu en fin d'après-midi par son homologue colombien Fernando Araujo puis dans la soirée par le président Alvaro Uribe.
Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères a rencontré dans un grand hôtel proche de l'aéroport Mme Yolanda Pulecio, la mère d'Ingrid Betancourt, détenue par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC - marxistes) depuis plus de six ans, ainsi que des familles d'autres otages.
Mme Pulecio a déclaré à l'issue de la rencontre que les engagements des présidents Hugo Chavez (Venezuela) et Rafael Correa (Equateur) sont nécessaires pour faire avancer un échange humanitaire mais qu'il faut "maintenant que le président Uribe fasse un geste".
De son coté, la sénatrice de gauche colombienne Piedad Cordoba, qui se trouvait également dans cette réunion, a estimé que la libération des 39 otages des FARC "est dans les limbes" et que seul le président Chavez peut la désentraver.
Au cours des entretiens avec les politiques colombiens, "il n'y aura pas de surprises, il n'y aura pas d'espace pour des surprises", a déclaré à l'AFP, un responsable de la présidence colombienne qui a requis l'anonymat.
"Le président Uribe campe fermement sur ses positions", a affirmé ce responsable, précisant que "tout était déjà verrouillé" et qu'un retour à une médiation du président du Venezuela Hugo Chavez dans l'affaire des otages était totalement exclu.
Le président colombien a été clair dans les consignes qu'il a données à son Haut commissaire pour la paix Luis Carlos Restrepo concernant la visite de M. Kouchner.
"Dites-lui que nous lui parlerons volontiers, mais que je ne peux rien lui dire de plus que lui répéter que les seules médiations autorisées sont celles de l'Eglise et des délégués européens", a indiqué M. Uribe.
Or, les Forces armées révolutionnaires de Colombie récusent toute médiation de l'Eglise, qu'elles accusent d'être partiale, et refusent de discuter avec les médiateurs européens qu'elles soupçonnent d'être à l'origine de la localisation d'un campement des FARC par l'armée colombienne qui a permis le 1er mars l'élimination en Equateur de leur numéro deux, Raul Reyes.
Jaime Zuluaga, enseignant à l'Université publique Nacional de Bogota et porte-parole de l'Assemblée de la société pour la paix, une organisation non-gouvernementale, considère également que "le climat n'est pas très propice pour avancer dans le cadre d'un accord humanitaire", aux termes duquel des otages, dont la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, seraient libérés en échange de 500 guérilleros détenus par les autorités.
"Il ne faut pas oublier", souligne-t-il, "que ce thème s'est transformé en bras de fer politique entre le gouvernement et les Farc qui se prolonge alors que la situation des otages est secondaire".
Il est "regrettable que les pays voisins connaissent des tensions", d'autant que ces tensions "compliquent davantage les efforts entrepris pour obtenir la libération des otages", a estimé l'ambassadeur de France à Bogota Jean-Michel Marlaud, dans une déclaration à la radio Caracol.
Dans son dernier communiqué, l'agence de presse Anncol, proche de la guérilla, estime que "prétendre parvenir à des accords humanitaires, aussi modestes soient-ils, est illusoire".
"Si (M. Kouchner) veut vraiment ranimer les conversations, la présence de Chavez sera très importante", a déclaré à l'AFP Carlos Lozano, directeur du journal communiste Voz et ancien intermédiaire pour un "accord humanitaire".
"Je ne pense pas que Kouchner puisse faire des miracles et obtenir des avancées, mais il peut ouvrir de premiers espaces afin de rétablir les conditions d'un accord", a estimé M. Lozano.
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Le président américain George W. Bush retourne au Proche-Orient en mai pour célébrer le 60ème anniversaire d'Israël et aider à l'effort de paix, mais
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Le président américain George W. Bush retourne au Proche-Orient en mai pour célébrer le 60ème anniversaire d'Israël et aider à l'effort de paix, mais n'a pas prévu pour l'instant d'aller dans les Territoires ni de réunir les dirigeants israéliens et palestiniens.
M. Bush se rendra en Israël, en Arabie saoudite et en Egypte du 13 au 18 mai, a dit sa porte-parole Dana Perino, confirmant un itinéraire déjà largement connu et le conduisant chez trois grands alliés des Etats-Unis.
"Il ira là-bas pour célébrer (l'anniversaire d'Israël), mais aussi pour continuer à pousser le processus de paix", a-t-elle dit.
M. Bush avait lui-même dit en janvier, après son premier séjour en Israël en tant que président, accepter l'invitation à revenir pour l'anniversaire de l'Etat hébreu.
Il s'était rendu à cette occasion en Cisjordanie.
Aucune étape palestinienne n'est programmée cette fois alors que sa participation aux célébrations israéliennes risque d'être très mal vue par bon nombre de Palestiniens et d'Arabes pour qui la création d'Israël est synonyme de "catastrophe" et de dépossession.
M. Bush aura des entretiens en Israël avec le président et le Premier ministre Shimon Peres et Ehud Olmert et prononcera son premier discours devant la Knesset.
C'est en Egypte, où se tiendra un forum économique pour le Proche-Orient, qu'il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
M. Bush y verra aussi deux autres acteurs régionaux, le président Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie. En l'état actuel, M. Bush semble devoir rencontrer MM. Abbas et Moubarak et Abdallah II séparément.
La porte-parole de la Maison Blanche a mis en garde contre les conclusions hâtives du fait qu'aucun sommet Bush-Abbas-Olmert n'est programmé pour le moment, alors que les négociations de paix piétinent et la violence continue.
Elle a invoqué le fait que M. Bush s'était déjà rendu dans la région en janvier et qu'il avait reçu M. Abbas la semaine passée.
Elle a aussi souligné que les détails du voyage n'étaient pas arrêtés et qu'au Proche-Orient, les choses "fluctuent" beaucoup.
M. Bush n'avait pas réuni non plus MM. Abbas et Olmert en janvier, un mois et demi après la conférence d'Annapolis.
Sous les auspices de M. Bush, MM. Abbas et Olmert s'étaient engagés à Annapolis à chercher, avant fin 2008, un accord de paix menant à terme à la création d'un Etat palestinien.
La promesse d'essayer de résoudre en quelques mois un conflit vieux de 60 ans avait été accueillie avec un scepticisme qui ne fait que se renforcer.
Les tractations sur les questions au coeur du conflit, comme les frontières d'un futur Etat palestinien ou le statut de Jérusalem, ne semblent pas progresser. Le gouvernement israélien a annoncé son intention de poursuivre les constructions dans les grands blocs de colonies, autre contentieux majeur.
Et la situation dans la Bande de Gaza ainsi que le rôle du Hamas restent un casse-tête.
Les violences à Gaza entre Israéliens et Palestiniens ont fait des centaines de morts, en majorité des Palestiniens, depuis la conférence d'Annapolis. La situation humanitaire dans le territoire, sous blocus israélien, est un sujet d'inquiétude internationale.
Une mère, ses quatre enfants et un combattant ont encore été tués lundi lors d'une opération israélienne, malgré des discussions sur une trêve entre le Hamas et l'Etat hébreu.
M. Abbas a affirmé samedi, deux jours après ses entretiens avec M. Bush, qu'un "important écart" séparait les positions palestiniennes et israéliennes dans les discussions en cours.
"J'ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un Etat" palestinien, a dit M. Bush après avoir reçu M. Abbas, tout en admettant que cela exigerait de "travailler dur".
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
Le président américain George W. Bush retourne au Proche-Orient en mai pour célébrer le 60ème anniversaire d'Israël et aider à l'effort de paix, mais n'a pas prévu pour l'instant d'aller dans les Territoires ni de réunir les dirigeants israéliens et palestiniens.
M. Bush se rendra en Israël, en Arabie saoudite et en Egypte du 13 au 18 mai, a dit sa porte-parole Dana Perino, confirmant un itinéraire déjà largement connu et le conduisant chez trois grands alliés des Etats-Unis.
"Il ira là-bas pour célébrer (l'anniversaire d'Israël), mais aussi pour continuer à pousser le processus de paix", a-t-elle dit.
M. Bush avait lui-même dit en janvier, après son premier séjour en Israël en tant que président, accepter l'invitation à revenir pour l'anniversaire de l'Etat hébreu.
Il s'était rendu à cette occasion en Cisjordanie.
Aucune étape palestinienne n'est programmée cette fois alors que sa participation aux célébrations israéliennes risque d'être très mal vue par bon nombre de Palestiniens et d'Arabes pour qui la création d'Israël est synonyme de "catastrophe" et de dépossession.
M. Bush aura des entretiens en Israël avec le président et le Premier ministre Shimon Peres et Ehud Olmert et prononcera son premier discours devant la Knesset.
C'est en Egypte, où se tiendra un forum économique pour le Proche-Orient, qu'il rencontrera le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.
M. Bush y verra aussi deux autres acteurs régionaux, le président Hosni Moubarak et le roi Abdallah II de Jordanie. En l'état actuel, M. Bush semble devoir rencontrer MM. Abbas et Moubarak et Abdallah II séparément.
La porte-parole de la Maison Blanche a mis en garde contre les conclusions hâtives du fait qu'aucun sommet Bush-Abbas-Olmert n'est programmé pour le moment, alors que les négociations de paix piétinent et la violence continue.
Elle a invoqué le fait que M. Bush s'était déjà rendu dans la région en janvier et qu'il avait reçu M. Abbas la semaine passée.
Elle a aussi souligné que les détails du voyage n'étaient pas arrêtés et qu'au Proche-Orient, les choses "fluctuent" beaucoup.
M. Bush n'avait pas réuni non plus MM. Abbas et Olmert en janvier, un mois et demi après la conférence d'Annapolis.
Sous les auspices de M. Bush, MM. Abbas et Olmert s'étaient engagés à Annapolis à chercher, avant fin 2008, un accord de paix menant à terme à la création d'un Etat palestinien.
La promesse d'essayer de résoudre en quelques mois un conflit vieux de 60 ans avait été accueillie avec un scepticisme qui ne fait que se renforcer.
Les tractations sur les questions au coeur du conflit, comme les frontières d'un futur Etat palestinien ou le statut de Jérusalem, ne semblent pas progresser. Le gouvernement israélien a annoncé son intention de poursuivre les constructions dans les grands blocs de colonies, autre contentieux majeur.
Et la situation dans la Bande de Gaza ainsi que le rôle du Hamas restent un casse-tête.
Les violences à Gaza entre Israéliens et Palestiniens ont fait des centaines de morts, en majorité des Palestiniens, depuis la conférence d'Annapolis. La situation humanitaire dans le territoire, sous blocus israélien, est un sujet d'inquiétude internationale.
Une mère, ses quatre enfants et un combattant ont encore été tués lundi lors d'une opération israélienne, malgré des discussions sur une trêve entre le Hamas et l'Etat hébreu.
M. Abbas a affirmé samedi, deux jours après ses entretiens avec M. Bush, qu'un "important écart" séparait les positions palestiniennes et israéliennes dans les discussions en cours.
"J'ai confiance dans le fait que nous parviendrons à définir un Etat" palestinien, a dit M. Bush après avoir reçu M. Abbas, tout en admettant que cela exigerait de "travailler dur".
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La flamme olympique est arrivée lundi soir à Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon, dans le sud du Vietnam, a constaté un photographe de l'AFP.
France 24 Imprimer
Mardi 29 avril 2008
Par AFP
La flamme olympique est arrivée lundi soir à Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon, dans le sud du Vietnam, a constaté un photographe de l'AFP.
La flamme des JO de Pékin est arrivée vers 23H20 heure locale (16H20 GMT) à l'aéroport Tan Son Nhat de la capitale économique du pays communiste. Elle a été accueillie par une quarantaine d'officiels, notamment des diplomates, et de jeunes Chinois arborant le drapeau de leur pays.
Hanoï a promis à Pékin de tout mettre en oeuvre pour éviter tout "incident" lors du relais, qui doit débuter mardi à 18H30 locales (11H30 GMT).
La flamme arrivait lundi soir de la capitale nord-coréenne Pyongyang où, après un périple mondial émaillé de manifestations pro-tibétaines et d'incidents parfois violents, son parcours s'est déroulé sans l'ombre d'une protestation.
Au Vietnam, plusieurs appels à manifester pacifiquement à Hanoï et Ho Chi Minh-Ville ont été lancés, mais essentiellement pour dénoncer la politique de Pékin en mer de Chine du Sud, où les deux pays communistes revendiquent la souveraineté des archipels des Spratleys et des Paracels.
Une centaine de membres des forces de l'ordre ont été déployés lundi soir autour de l'aéroport de Ho Chi Minh-Ville. En plein centre ville avant l'arrivée de la flamme, une quinzaine de policiers en uniforme surveillaient aussi déjà les abords de l'Opéra, d'où doit partir le relais de plus de 10 kilomètres mardi.
Le parcours, auxquels participeront 60 Vietnamiens, doit durer environ une heure et demie et s'achever dans un stade près de l'aéroport. Son tracé exact n'a pas été dévoilé. Les autorités vietnamiennes sont également restées très discrètes sur le nombre de policiers mobilisés pour le surveiller.
Les manifestations sont rares au Vietnam. Mais des protestations anti-chinoises avaient déjà eu lieu en décembre à Hanoï et Ho Chi Minh-Ville pour dénoncer les revendications de Pékin en mer de Chine du Sud.
Autorisées dans un premier temps, elles avaient vite été étouffées. Mais les débats avaient repris de plus belle sur les blogs et sites internet dissidents à l'approche de la flamme.
Ces derniers temps, ces sites dénonçaient un contrôle renforcé de la police sur les participants à ces récentes manifestations et des arrestations, au moins temporaires.
L'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières s'est elle élevée contre l'arrestation d'un blogueur connu pour son militantisme dans ce dossier des Spratleys et Paracels, alors qu'un Américain d'origine vietnamienne accusé de vouloir "saboter" le relais a été expulsé la semaine dernière.
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Mardi 29 avril 2008
Par AFP
La flamme olympique est arrivée lundi soir à Ho Chi Minh-Ville, l'ex-Saïgon, dans le sud du Vietnam, a constaté un photographe de l'AFP.
La flamme des JO de Pékin est arrivée vers 23H20 heure locale (16H20 GMT) à l'aéroport Tan Son Nhat de la capitale économique du pays communiste. Elle a été accueillie par une quarantaine d'officiels, notamment des diplomates, et de jeunes Chinois arborant le drapeau de leur pays.
Hanoï a promis à Pékin de tout mettre en oeuvre pour éviter tout "incident" lors du relais, qui doit débuter mardi à 18H30 locales (11H30 GMT).
La flamme arrivait lundi soir de la capitale nord-coréenne Pyongyang où, après un périple mondial émaillé de manifestations pro-tibétaines et d'incidents parfois violents, son parcours s'est déroulé sans l'ombre d'une protestation.
Au Vietnam, plusieurs appels à manifester pacifiquement à Hanoï et Ho Chi Minh-Ville ont été lancés, mais essentiellement pour dénoncer la politique de Pékin en mer de Chine du Sud, où les deux pays communistes revendiquent la souveraineté des archipels des Spratleys et des Paracels.
Une centaine de membres des forces de l'ordre ont été déployés lundi soir autour de l'aéroport de Ho Chi Minh-Ville. En plein centre ville avant l'arrivée de la flamme, une quinzaine de policiers en uniforme surveillaient aussi déjà les abords de l'Opéra, d'où doit partir le relais de plus de 10 kilomètres mardi.
Le parcours, auxquels participeront 60 Vietnamiens, doit durer environ une heure et demie et s'achever dans un stade près de l'aéroport. Son tracé exact n'a pas été dévoilé. Les autorités vietnamiennes sont également restées très discrètes sur le nombre de policiers mobilisés pour le surveiller.
Les manifestations sont rares au Vietnam. Mais des protestations anti-chinoises avaient déjà eu lieu en décembre à Hanoï et Ho Chi Minh-Ville pour dénoncer les revendications de Pékin en mer de Chine du Sud.
Autorisées dans un premier temps, elles avaient vite été étouffées. Mais les débats avaient repris de plus belle sur les blogs et sites internet dissidents à l'approche de la flamme.
Ces derniers temps, ces sites dénonçaient un contrôle renforcé de la police sur les participants à ces récentes manifestations et des arrestations, au moins temporaires.
L'organisation de défense de la presse Reporters sans frontières s'est elle élevée contre l'arrestation d'un blogueur connu pour son militantisme dans ce dossier des Spratleys et Paracels, alors qu'un Américain d'origine vietnamienne accusé de vouloir "saboter" le relais a été expulsé la semaine dernière.
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Le géant japonais de l'électronique Sony a inauguré lundi en Slovaquie la plus grande usine du monde de téléviseurs à écran à cristaux liquides (LCD),
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le géant japonais de l'électronique Sony a inauguré lundi en Slovaquie la plus grande usine du monde de téléviseurs à écran à cristaux liquides (LCD), avec un objectif de production de 4 millions d'unités par an d'ici fin 2008.
L'unité de Nitra, située à une centaine de km de la capitale Bratislava, est "la plus moderne et la plus grande usine de télévision du monde", a déclaré le directeur de Sony Corporation Howard Stringer lors de l'inauguration officielle ponctuée d'arias de Madame Butterfly.
"Pour cette année fiscale, nous avons prévu d'étendre la production à 4 millions de TV LCD par an", a déclaré le directeur général de l'usine Hajime Ushida.
En 2007, Sony a produit 2 millions de TV LCD en Slovaquie, l'autre centre de production étant à Barcelone, en Espagne. La production de téléviseurs dans ces deux pays s'est progressivement substituée à celle du site britannique de Bridgend, au pays de Galles, qui a été fermé l'an dernier.
Le premier ministre slovaque, Robert Fico, a souligné lors de l'inauguration que le géant japonais avait choisi un emplacement idéal "au coeur de l'Europe" avant de rappeler que la Slovaquie espérait passer à l'euro début 2009.
"Le temps est venu où des compagnies comme Sony ne viennent pas en Slovaquie seulement pour sa main d'oeuvre pas chère, mais aussi pour le savoir-faire, l'expérience et la discipline de nos compatriotes", a-t-il assuré.
Le grand entrepôt gris d'une surface de 60.000 m2 est situé dans un parc industriel de la banlieue de Nitra, une petite ville de 85.000 habitants réputée comme le berceau de la nation slovaque.
"Les téléviseurs à écran LCD sont la principale clef de la croissance de Sony, et l'Europe est leur premier marché", a souligné le patron de l'électronique et numéro deux du groupe nippon, Ryoji Chubachi, cité dans un communiqué du groupe.
Après avoir sous-estimé le potentiel des téléviseurs LCD, contrairement à son compatriote Sharp ou au sud-Coréen Samsung, Sony a rattrapé son retard, aidé par la puissance de sa marque auprès des acheteurs.
"Les ventes continuent d'augmenter avec une croissance à deux chiffres dans plusieurs pays d'Europe, il est crucial de renforcer notre chaîne de production à l'intérieur de l'Europe, depuis la fabrication jusqu'à la distribution, pour répondre à la demande", a déclaré Fujio Nishida, le président de Sony Europe.
La première unité ouverte en 1996 par Sony dans la ville voisine de Trnava a été regroupée avec le nouveau "centre de technologie" de Nitra, où les effectifs devraient passer de 2.300 à l'origine à 3.500 d'ici la fin de l'année pour accompagner cette montée en puissance, selon les chiffres du groupe.
Née de la partition amiable de la Tchécoslovaquie, en 1993, l'ancien pays communiste connait un boom économique depuis son intégration à l'Union européenne en 2004. Son taux de croissance a atteint un record de 10,4% en 2007, essentiellement grâce aux investissements étrangers et aux relocalisations de ces dernières années.
Après Volkswagen en 1991 puis Peugeot Citroën en 2003, le producteur automobile sud-coréen Kia a ouvert l'an dernier sa première usine européenne dans le nord du pays, à Zilina. Avec l'objectif de 800.000 véhicules en 2010, ce pays à peine plus grand que la Suisse espère devenir le premier producteur automobile du monde par tête d'habitants.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le géant japonais de l'électronique Sony a inauguré lundi en Slovaquie la plus grande usine du monde de téléviseurs à écran à cristaux liquides (LCD), avec un objectif de production de 4 millions d'unités par an d'ici fin 2008.
L'unité de Nitra, située à une centaine de km de la capitale Bratislava, est "la plus moderne et la plus grande usine de télévision du monde", a déclaré le directeur de Sony Corporation Howard Stringer lors de l'inauguration officielle ponctuée d'arias de Madame Butterfly.
"Pour cette année fiscale, nous avons prévu d'étendre la production à 4 millions de TV LCD par an", a déclaré le directeur général de l'usine Hajime Ushida.
En 2007, Sony a produit 2 millions de TV LCD en Slovaquie, l'autre centre de production étant à Barcelone, en Espagne. La production de téléviseurs dans ces deux pays s'est progressivement substituée à celle du site britannique de Bridgend, au pays de Galles, qui a été fermé l'an dernier.
Le premier ministre slovaque, Robert Fico, a souligné lors de l'inauguration que le géant japonais avait choisi un emplacement idéal "au coeur de l'Europe" avant de rappeler que la Slovaquie espérait passer à l'euro début 2009.
"Le temps est venu où des compagnies comme Sony ne viennent pas en Slovaquie seulement pour sa main d'oeuvre pas chère, mais aussi pour le savoir-faire, l'expérience et la discipline de nos compatriotes", a-t-il assuré.
Le grand entrepôt gris d'une surface de 60.000 m2 est situé dans un parc industriel de la banlieue de Nitra, une petite ville de 85.000 habitants réputée comme le berceau de la nation slovaque.
"Les téléviseurs à écran LCD sont la principale clef de la croissance de Sony, et l'Europe est leur premier marché", a souligné le patron de l'électronique et numéro deux du groupe nippon, Ryoji Chubachi, cité dans un communiqué du groupe.
Après avoir sous-estimé le potentiel des téléviseurs LCD, contrairement à son compatriote Sharp ou au sud-Coréen Samsung, Sony a rattrapé son retard, aidé par la puissance de sa marque auprès des acheteurs.
"Les ventes continuent d'augmenter avec une croissance à deux chiffres dans plusieurs pays d'Europe, il est crucial de renforcer notre chaîne de production à l'intérieur de l'Europe, depuis la fabrication jusqu'à la distribution, pour répondre à la demande", a déclaré Fujio Nishida, le président de Sony Europe.
La première unité ouverte en 1996 par Sony dans la ville voisine de Trnava a été regroupée avec le nouveau "centre de technologie" de Nitra, où les effectifs devraient passer de 2.300 à l'origine à 3.500 d'ici la fin de l'année pour accompagner cette montée en puissance, selon les chiffres du groupe.
Née de la partition amiable de la Tchécoslovaquie, en 1993, l'ancien pays communiste connait un boom économique depuis son intégration à l'Union européenne en 2004. Son taux de croissance a atteint un record de 10,4% en 2007, essentiellement grâce aux investissements étrangers et aux relocalisations de ces dernières années.
Après Volkswagen en 1991 puis Peugeot Citroën en 2003, le producteur automobile sud-coréen Kia a ouvert l'an dernier sa première usine européenne dans le nord du pays, à Zilina. Avec l'objectif de 800.000 véhicules en 2010, ce pays à peine plus grand que la Suisse espère devenir le premier producteur automobile du monde par tête d'habitants.
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La deuxième banque du Royaume-Uni, Royal Bank of Scotland (RBS), pourrait supprimer un quart de ses effectifs dans les activités de marchés, soit 7.00
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
La deuxième banque du Royaume-Uni, Royal Bank of Scotland (RBS), pourrait supprimer un quart de ses effectifs dans les activités de marchés, soit 7.000 postes, suite à l'intégration de la branche de banque d'affaire d'ABN Amro, a affirmé lundi le Financial Times.
Selon le journal, RBS va démarrer cette semaine le processus d'intégration dans son groupe de cette branche, acquise cet automne dans le cadre du rachat de la banque néerlandaise, et qui va porter ses effectifs dans les activités de marchés à 28.000 salariés.
Le Financial Times ajoute que la banque écossaise n'a pour l'instant procédé qu'à très peu de suppressions de postes, mais qu'elle est désormais sous pression pour "agir de manière plus aggressive", en raison de la crise du crédit qui a poussé de nombreux autres établissements à tailler dans leurs coûts.
RBS avait annoncé la semaine dernière la plus grosse augmentation de capital de l'histoire du Royaume-Uni (12 milliards de livres, 15 milliards d'euros), en raison de l'acquisition très coûteuse d'ABN Amro, et de lourdes pertes liées à la crise financière.
La banque d'Edimbourg (Ecosse) avait acquis ABN Amro l'an dernier pour 71 milliards d'euros, ce qui constitue la plus grosse acquisition de l'histoire du secteur bancaire, dans le cadre d'un consortium avec les banques belgo-néerlandaise Fortis et espagnole Santander.
RBS s'est arrogée les opérations de banque de détail en Asie et de banque d'affaire d'ABN Amro.
De son côté, Fortis a récupéré les activités de banque de détail aux Pays-Bas, ainsi que les divisions de gestion du patrimoine et de banque d'affaires servant les petites et moyennes entreprises. Enfin Santander a hérité des activités italiennes (qu'il a aussitôt revendues pour 9 milliards d'euros) et brésiliennes d'ABN.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
La deuxième banque du Royaume-Uni, Royal Bank of Scotland (RBS), pourrait supprimer un quart de ses effectifs dans les activités de marchés, soit 7.000 postes, suite à l'intégration de la branche de banque d'affaire d'ABN Amro, a affirmé lundi le Financial Times.
Selon le journal, RBS va démarrer cette semaine le processus d'intégration dans son groupe de cette branche, acquise cet automne dans le cadre du rachat de la banque néerlandaise, et qui va porter ses effectifs dans les activités de marchés à 28.000 salariés.
Le Financial Times ajoute que la banque écossaise n'a pour l'instant procédé qu'à très peu de suppressions de postes, mais qu'elle est désormais sous pression pour "agir de manière plus aggressive", en raison de la crise du crédit qui a poussé de nombreux autres établissements à tailler dans leurs coûts.
RBS avait annoncé la semaine dernière la plus grosse augmentation de capital de l'histoire du Royaume-Uni (12 milliards de livres, 15 milliards d'euros), en raison de l'acquisition très coûteuse d'ABN Amro, et de lourdes pertes liées à la crise financière.
La banque d'Edimbourg (Ecosse) avait acquis ABN Amro l'an dernier pour 71 milliards d'euros, ce qui constitue la plus grosse acquisition de l'histoire du secteur bancaire, dans le cadre d'un consortium avec les banques belgo-néerlandaise Fortis et espagnole Santander.
RBS s'est arrogée les opérations de banque de détail en Asie et de banque d'affaire d'ABN Amro.
De son côté, Fortis a récupéré les activités de banque de détail aux Pays-Bas, ainsi que les divisions de gestion du patrimoine et de banque d'affaires servant les petites et moyennes entreprises. Enfin Santander a hérité des activités italiennes (qu'il a aussitôt revendues pour 9 milliards d'euros) et brésiliennes d'ABN.
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Le groupe alimentaire américain Mars a annoncé lundi qu'il allait racheter le numéro un mondial du chewing-gum Wrigley pour 23 milliards de dollars, c
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le groupe alimentaire américain Mars a annoncé lundi qu'il allait racheter le numéro un mondial du chewing-gum Wrigley pour 23 milliards de dollars, créant un géant mondial des confiseries.
Les actionnaires de Wrigley recevront 80 dollars par action, en cash, soit 28,1% de plus que le cours de l'action vendredi soir.
Le financement de la transaction sera apporté par Berkshire Hathaway, le groupe du milliardaire américain Warren Buffett, ainsi que les banques Goldman Sachs et JPMorgan. "Une fois la transaction bouclée, Berkshire prendra une part minoritaire dans la filiale Wrigley", ajoute le communiqué.
L'union du groupe Mars (Snickers, M&Ms, Mars...), né en 1911, fort de 22 milliards de chiffre d'affaires, et de Wrigley (Juicy Fruit, Extra, Eclipse, Orbit), né en 1881 et qui affiche 5,4 milliards de ventes annuelles, marque une étape majeure dans la consolidation du secteur de la confiserie, très éclaté.
Wrigley restera une filiale séparée et autonome, qui gardera sa spécificité, et ses opérations et son siège resteront dans son bastion historique de Chicago, a expliqué le président de Mars, Paul Michaels, cité dans le communiqué.
Bill Wrigley, l'héritier de la famille fondatrice du groupe de chewing-gum, - l'une des dynasties qui a participé à la création de la ville de Chicago - restera président exécutif de Wrigley, sous la direction de Paul Michaels.
Mars va même transférer ses marques de sucreries hors chocolat à Wrigley, comme les bonbons Starburst et Skittles.
"L'héritage culturel solide de deux entreprises américaines légendaires, qui partagent une passion pour l'innovation, la qualité et le leadership mondial de leurs marques, fournit une base formidable à cette union", a-t-il déclaré.
Les deux groupes ont précisé qu'ils espéraient boucler l'opération dans les 6 à 12 mois, après approbation des actionnaires et des régulateurs.
Selon la presse américaine, Mars est le leader mondial des chocolats et confiseries chocolatées, avec environ 15% de part de de marché.
Les deux géants américains de la confiserie se portent plutôt bien, les deux sociétés ayant été aidées par la demande internationale et la baisse du dollar, qui gonfle leur ventes réalisées hors Etats-Unis.
Le dernier regroupement en date dans le secteur aux Etats-Unis remonte à 2005, quand Wrigley avait racheté des activités confiseries du groupe Kraft, dont les bonbons Altoids, pour environ 1,5 milliard.
Le groupe de Chicago avait failli racheter le géant du chocolat Hershey en 2002 pour 12,5 milliards, mais l'opération avait capoté au dernier moment.
Selon la presse américaine, la naissance d'un acteur mondial Mars-Wrigley pourrait encourager une alliance entre le chocolatier américain Hershey et le britannique Cadbury, recentré sur les confiseries et chocolats avec la scission de sa division boisson prévue en mai. Ils avaient déjà envisagé un rapprochement en 2007.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le groupe alimentaire américain Mars a annoncé lundi qu'il allait racheter le numéro un mondial du chewing-gum Wrigley pour 23 milliards de dollars, créant un géant mondial des confiseries.
Les actionnaires de Wrigley recevront 80 dollars par action, en cash, soit 28,1% de plus que le cours de l'action vendredi soir.
Le financement de la transaction sera apporté par Berkshire Hathaway, le groupe du milliardaire américain Warren Buffett, ainsi que les banques Goldman Sachs et JPMorgan. "Une fois la transaction bouclée, Berkshire prendra une part minoritaire dans la filiale Wrigley", ajoute le communiqué.
L'union du groupe Mars (Snickers, M&Ms, Mars...), né en 1911, fort de 22 milliards de chiffre d'affaires, et de Wrigley (Juicy Fruit, Extra, Eclipse, Orbit), né en 1881 et qui affiche 5,4 milliards de ventes annuelles, marque une étape majeure dans la consolidation du secteur de la confiserie, très éclaté.
Wrigley restera une filiale séparée et autonome, qui gardera sa spécificité, et ses opérations et son siège resteront dans son bastion historique de Chicago, a expliqué le président de Mars, Paul Michaels, cité dans le communiqué.
Bill Wrigley, l'héritier de la famille fondatrice du groupe de chewing-gum, - l'une des dynasties qui a participé à la création de la ville de Chicago - restera président exécutif de Wrigley, sous la direction de Paul Michaels.
Mars va même transférer ses marques de sucreries hors chocolat à Wrigley, comme les bonbons Starburst et Skittles.
"L'héritage culturel solide de deux entreprises américaines légendaires, qui partagent une passion pour l'innovation, la qualité et le leadership mondial de leurs marques, fournit une base formidable à cette union", a-t-il déclaré.
Les deux groupes ont précisé qu'ils espéraient boucler l'opération dans les 6 à 12 mois, après approbation des actionnaires et des régulateurs.
Selon la presse américaine, Mars est le leader mondial des chocolats et confiseries chocolatées, avec environ 15% de part de de marché.
Les deux géants américains de la confiserie se portent plutôt bien, les deux sociétés ayant été aidées par la demande internationale et la baisse du dollar, qui gonfle leur ventes réalisées hors Etats-Unis.
Le dernier regroupement en date dans le secteur aux Etats-Unis remonte à 2005, quand Wrigley avait racheté des activités confiseries du groupe Kraft, dont les bonbons Altoids, pour environ 1,5 milliard.
Le groupe de Chicago avait failli racheter le géant du chocolat Hershey en 2002 pour 12,5 milliards, mais l'opération avait capoté au dernier moment.
Selon la presse américaine, la naissance d'un acteur mondial Mars-Wrigley pourrait encourager une alliance entre le chocolatier américain Hershey et le britannique Cadbury, recentré sur les confiseries et chocolats avec la scission de sa division boisson prévue en mai. Ils avaient déjà envisagé un rapprochement en 2007.
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La Commission européenne a fortement relevé lundi sa prévision d'inflation pour la zone euro en 2008 à 3,2%, contre 2,6% auparavant, du fait de la fla
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
La Commission européenne a fortement relevé lundi sa prévision d'inflation pour la zone euro en 2008 à 3,2%, contre 2,6% auparavant, du fait de la flambée des prix énergétiques et alimentaires, et légèrement abaissé celle sur la croissance, à 1,7%.
La zone euro va donc au devant d'une forte poussée des prix à la consommation, puisque l'an dernier l'inflation n'était que de 2,1%, et vers un net ralentissement de la croissance, après 2,6% en 2007, l'explication dans ce cas étant à chercher du côté de la crise des marchés financiers et du trou d'air de l'activité qui s'en est suivi aux Etats-Unis.
"La croissance économique ralentit dans l'UE et dans la zone euro et les pressions inflationnistes actuelles importées (les tarifs de l'énergie, ndlr) sont un sujet de préoccupation", a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, cité dans un communiqué.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
La Commission européenne a fortement relevé lundi sa prévision d'inflation pour la zone euro en 2008 à 3,2%, contre 2,6% auparavant, du fait de la flambée des prix énergétiques et alimentaires, et légèrement abaissé celle sur la croissance, à 1,7%.
La zone euro va donc au devant d'une forte poussée des prix à la consommation, puisque l'an dernier l'inflation n'était que de 2,1%, et vers un net ralentissement de la croissance, après 2,6% en 2007, l'explication dans ce cas étant à chercher du côté de la crise des marchés financiers et du trou d'air de l'activité qui s'en est suivi aux Etats-Unis.
"La croissance économique ralentit dans l'UE et dans la zone euro et les pressions inflationnistes actuelles importées (les tarifs de l'énergie, ndlr) sont un sujet de préoccupation", a souligné le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia, cité dans un communiqué.
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Le Portugais Cristiano Ronaldo a été élu joueur de l'année en Angleterre pour la deuxième fois consécutive, à l'occasion d'un vote organisé par l'Asso
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le Portugais Cristiano Ronaldo a été élu joueur de l'année en Angleterre pour la deuxième fois consécutive, à l'occasion d'un vote organisé par l'Association des joueurs professionnels (PFA) dont les résultats ont été communiqués dimanche.
Agé de 23 ans, l'attaquant de Manchester United, qui a inscrit 38 buts cette saison toutes compétitions confondues, a battu Fernando Torres et Steven Gerrard (Liverpool), Cesc Fabregas et Emmanuel Adebayor (Arsenal) et David James (Portsmouth).
Même s'il n'était pas présent à la cérémonie organisée dans un hôtel de Londres, Cristiano Ronaldo a été montré sur un écran géant recevant son trophée des mains de son entraîneur, Sir Alex Ferguson.
"Je suis très heureux. Quand vous travaillez pendant toute une saison pour bien jouer et pour aider l'équipe, et qu'à la fin la PFA vous remet ce trophée, c'est un grand moment, un grand honneur, un réel plaisir", a déclaré le joueur des Red Devils, qui accueillent mardi Barcelone en demi-finale retour de la Ligue des champions.
Le milieu de terrain espagnol Cesc Fabregas a, lui, été élu meilleur jeune joueur de l'année devant Cristiano Ronaldo. Fernando Torres, Micah Richards (Manchester City), Gabriel Agbonlahor et Ashley Young (Aston Villa) étaient les autres nommés dans cette catégorie.
"Je suis très fier, c'est un trophée prestigieux, a réagi le Gunner. Le football est un sport collectif et il est mieux de gagner des trophées avec ses coéquipiers mais c'est toujours agréable de recevoir ce genre de prix."
L'ancien défenseur de Blackpool et de la sélection anglaise, Jimmy Armfield, 72 ans, aujourd'hui commentateur, a lui reçu le Prix du mérite pour services rendus au football.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le Portugais Cristiano Ronaldo a été élu joueur de l'année en Angleterre pour la deuxième fois consécutive, à l'occasion d'un vote organisé par l'Association des joueurs professionnels (PFA) dont les résultats ont été communiqués dimanche.
Agé de 23 ans, l'attaquant de Manchester United, qui a inscrit 38 buts cette saison toutes compétitions confondues, a battu Fernando Torres et Steven Gerrard (Liverpool), Cesc Fabregas et Emmanuel Adebayor (Arsenal) et David James (Portsmouth).
Même s'il n'était pas présent à la cérémonie organisée dans un hôtel de Londres, Cristiano Ronaldo a été montré sur un écran géant recevant son trophée des mains de son entraîneur, Sir Alex Ferguson.
"Je suis très heureux. Quand vous travaillez pendant toute une saison pour bien jouer et pour aider l'équipe, et qu'à la fin la PFA vous remet ce trophée, c'est un grand moment, un grand honneur, un réel plaisir", a déclaré le joueur des Red Devils, qui accueillent mardi Barcelone en demi-finale retour de la Ligue des champions.
Le milieu de terrain espagnol Cesc Fabregas a, lui, été élu meilleur jeune joueur de l'année devant Cristiano Ronaldo. Fernando Torres, Micah Richards (Manchester City), Gabriel Agbonlahor et Ashley Young (Aston Villa) étaient les autres nommés dans cette catégorie.
"Je suis très fier, c'est un trophée prestigieux, a réagi le Gunner. Le football est un sport collectif et il est mieux de gagner des trophées avec ses coéquipiers mais c'est toujours agréable de recevoir ce genre de prix."
L'ancien défenseur de Blackpool et de la sélection anglaise, Jimmy Armfield, 72 ans, aujourd'hui commentateur, a lui reçu le Prix du mérite pour services rendus au football.
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Un but de Djibril Cissé en fin de match a permis à Marseille de reprendre la troisième place de la Ligue 1 à la faveur d'une victoire 3-2 à Monaco dim
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Dimanche 27 avril 2008
Par Reuters
Un but de Djibril Cissé en fin de match a permis à Marseille de reprendre la troisième place de la Ligue 1 à la faveur d'une victoire 3-2 à Monaco dimanche.
L'OM, avec 58 points à trois journées de la fin de la saison, reprend la place qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des champions à Nancy (57), tenu en échec 1-1 à Valenciennes en début de soirée.
Cissé a inscrit le but de la victoire de l'OM à la 83e minute en battant Flavio Roma de près après avoir profité d'une déviation de Mamadou Niang.
Les hommes d'Eric Gerets avaient pris les commandes du match grâce à Samir Nasri à la 28e minute. Mais Monaco égalisait par Ignacio Gonzalez après 12 minutes en seconde période.
Il ne fallait que quatre minutes et un tir du gauche de Taye Taiwo aux Provençaux pour reprendre l'avantage. La formation de Ricardo pensait tenir le partage des points après une nouvelle égalisation de Jerko Leko la 64e mais Cissé offrait les trois points à l'OM de son 14e but de la saison.
Les espoirs de Nancy de disputer la Ligue des champions la saison prochaine avaient pris un petit coup dans l'aile à Valenciennes.
Les Lorrains avaient pris les devants dès la 10e minute sur un but de Pascal Bérenguer mais après quatre minutes en seconde période, une reprise de volée de Johan Audel remettait les deux équipes à égalité.
Valenciennes reste 12e au classement avec 45 points.
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Dimanche 27 avril 2008
Par Reuters
Un but de Djibril Cissé en fin de match a permis à Marseille de reprendre la troisième place de la Ligue 1 à la faveur d'une victoire 3-2 à Monaco dimanche.
L'OM, avec 58 points à trois journées de la fin de la saison, reprend la place qualificative pour le troisième tour préliminaire de la Ligue des champions à Nancy (57), tenu en échec 1-1 à Valenciennes en début de soirée.
Cissé a inscrit le but de la victoire de l'OM à la 83e minute en battant Flavio Roma de près après avoir profité d'une déviation de Mamadou Niang.
Les hommes d'Eric Gerets avaient pris les commandes du match grâce à Samir Nasri à la 28e minute. Mais Monaco égalisait par Ignacio Gonzalez après 12 minutes en seconde période.
Il ne fallait que quatre minutes et un tir du gauche de Taye Taiwo aux Provençaux pour reprendre l'avantage. La formation de Ricardo pensait tenir le partage des points après une nouvelle égalisation de Jerko Leko la 64e mais Cissé offrait les trois points à l'OM de son 14e but de la saison.
Les espoirs de Nancy de disputer la Ligue des champions la saison prochaine avaient pris un petit coup dans l'aile à Valenciennes.
Les Lorrains avaient pris les devants dès la 10e minute sur un but de Pascal Bérenguer mais après quatre minutes en seconde période, une reprise de volée de Johan Audel remettait les deux équipes à égalité.
Valenciennes reste 12e au classement avec 45 points.
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Natalie Dessay chante et joue dans "La Fille du régiment" de Donizetti, retransmise samedi en direct du Metropolitan Opera de New York dans des centai
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Samedi 26 avril 2008
Par AFP
Natalie Dessay chante et joue dans "La Fille du régiment" de Donizetti, retransmise samedi en direct du Metropolitan Opera de New York dans des centaines de salles de cinéma dans le monde, "une initiative très intéressante pour élargir le public" de l'art lyrique selon la soprano.
Cette retransmission sera la dernière cette saison dans le cadre de l'opération "The Met: Live in HD", qui a touché en 2007-2008 quelque 900.000 spectateurs dans 600 salles de 17 pays.
En France, "La Fille du régiment" mise en scène par Laurent Pelly, qui vient de sortir en DVD (Virgin Classics/EMI), sera visible samedi sur 19 écrans dans 18 villes.
Q: Comment jugez-vous cette opération ?
R: "C'est une initiative très intéressante pour élargir le public. Pour nous, artistes lyriques, pouvoir être vu par autant de spectateurs en même temps est extraordinaire. L'opéra est d'abord un art vivant, c'est vrai. Mais pour l'habitant de Villeréal, Lot-et-Garonne (1.200 habitants, NDLR), où "La Fille du régiment" est diffusée samedi en direct du +Met+, je trouve ça formidable.
Q: Est-on sûr que ces diffusions sur écran permettront d'accroître la fréquentation des maisons d'opéra ?
R: Je ne sais pas parce que les gens qui habitent au fin fond de la campagne ne pourront pas forcément aller voir de l'opéra à Paris, Lyon ou Toulouse, et les places sont de toutes façons en nombre restreint. La carte culturelle se réduit en ce moment, ça fait un peu peur. Donc si le succès d'une telle opération pouvait donner envie aux politiques de ne pas couper les crédits, ce serait bien.
Beaucoup de gens pensent que l'opéra n'est pas pour eux mais pour une élite cultivée et qu'ils ne vont rien y comprendre. Ce n'est pas vrai ! Particulièrement pour des oeuvres comme "La Fille du régiment", immédiatement accessible.
Q: A quoi va ressembler cette retransmission ?
R: Les moyens techniques mis en oeuvre sont extraordinaires, avec 15 caméras dans les cintres, sur les côtés, partout. Le spectateur pourra voir les chanteurs de près et sous des angles originaux. C'est pas du filmage à la papa, mais un objet visuel en soi. Après, c'est du direct, donc on ne pourra pas faire un film d'opéra à la Toscan du Plantier.
Q: N'est-ce pas dommage que l'Opéra de Paris ne fasse pas de même, notamment dans de petites villes de province où il n'y a pas de théâtre lyrique ?
R: Le problème, c'est que c'est très coûteux. Aux Etats-Unis, il y a des mécènes, notamment une famille, qui sponsorisent absolument toute l'opération. Quand nos très riches concitoyens se décideront à faire la même chose, nous en serons peut-être au même point. Il faudrait se pencher sur cette question en France. Exonérer d'impôts des gens qui ne proposent rien me semble étrange, alors que si on leur promettait un abattement sur tout ce qu'ils donnent à l'art, à la culture ou à n'importe quelle fondation de charité, je pense que beaucoup plus de monde serait prêt à donner.
Q: Cette présence de l'opéra au cinéma souligne-t-elle votre ambition d'être une véritable "actrice lyrique" ?
R: C'est mon combat de toujours. Pour moi l'opéra est avant tout du théâtre, ce n'est pas un concert en costumes. Sur ce point, il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès des jeunes chanteurs et du public lui-même, qui va souvent à l'opéra d'abord pour entendre des voix. C'est important, bien sûr, mais il ne faut pas que l'opéra s'arrête là. Je crois appartenir à une génération d'artistes qui essaient de proposer autre chose.
*
28/04/2008
Pourquoi limiter cette transmission aux salles ?
Par Philippe de Gain
Une excellente idée mais le grand inconvénient c'est l'heure : En Pennsylvanie, il faut être dans la salle de ciné samedi à 13 h. 30, ce qui n'est possible pour un tas de gens. Et encore c'est l'heure de La Fille du Régiment car le 16 février Manon Lescaut commençait à 13 h et le 22 mars Tristan und Isolde à 12 h 30.
Pourquoi ne pas permettre à TOUS les internautes l'accès de ces transmissions, même en leur faisant payer une somme raisonnable ?
Remarquons qu'hier (dimanche) le même opéra, Manon Lescaut, était diffusé sur la télé à 13 h. Il y a 2 semaines, ce fut Macbeth et j'espère qu'il en sera de même avec La Fille du Régiment !
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Samedi 26 avril 2008
Par AFP
Natalie Dessay chante et joue dans "La Fille du régiment" de Donizetti, retransmise samedi en direct du Metropolitan Opera de New York dans des centaines de salles de cinéma dans le monde, "une initiative très intéressante pour élargir le public" de l'art lyrique selon la soprano.
Cette retransmission sera la dernière cette saison dans le cadre de l'opération "The Met: Live in HD", qui a touché en 2007-2008 quelque 900.000 spectateurs dans 600 salles de 17 pays.
En France, "La Fille du régiment" mise en scène par Laurent Pelly, qui vient de sortir en DVD (Virgin Classics/EMI), sera visible samedi sur 19 écrans dans 18 villes.
Q: Comment jugez-vous cette opération ?
R: "C'est une initiative très intéressante pour élargir le public. Pour nous, artistes lyriques, pouvoir être vu par autant de spectateurs en même temps est extraordinaire. L'opéra est d'abord un art vivant, c'est vrai. Mais pour l'habitant de Villeréal, Lot-et-Garonne (1.200 habitants, NDLR), où "La Fille du régiment" est diffusée samedi en direct du +Met+, je trouve ça formidable.
Q: Est-on sûr que ces diffusions sur écran permettront d'accroître la fréquentation des maisons d'opéra ?
R: Je ne sais pas parce que les gens qui habitent au fin fond de la campagne ne pourront pas forcément aller voir de l'opéra à Paris, Lyon ou Toulouse, et les places sont de toutes façons en nombre restreint. La carte culturelle se réduit en ce moment, ça fait un peu peur. Donc si le succès d'une telle opération pouvait donner envie aux politiques de ne pas couper les crédits, ce serait bien.
Beaucoup de gens pensent que l'opéra n'est pas pour eux mais pour une élite cultivée et qu'ils ne vont rien y comprendre. Ce n'est pas vrai ! Particulièrement pour des oeuvres comme "La Fille du régiment", immédiatement accessible.
Q: A quoi va ressembler cette retransmission ?
R: Les moyens techniques mis en oeuvre sont extraordinaires, avec 15 caméras dans les cintres, sur les côtés, partout. Le spectateur pourra voir les chanteurs de près et sous des angles originaux. C'est pas du filmage à la papa, mais un objet visuel en soi. Après, c'est du direct, donc on ne pourra pas faire un film d'opéra à la Toscan du Plantier.
Q: N'est-ce pas dommage que l'Opéra de Paris ne fasse pas de même, notamment dans de petites villes de province où il n'y a pas de théâtre lyrique ?
R: Le problème, c'est que c'est très coûteux. Aux Etats-Unis, il y a des mécènes, notamment une famille, qui sponsorisent absolument toute l'opération. Quand nos très riches concitoyens se décideront à faire la même chose, nous en serons peut-être au même point. Il faudrait se pencher sur cette question en France. Exonérer d'impôts des gens qui ne proposent rien me semble étrange, alors que si on leur promettait un abattement sur tout ce qu'ils donnent à l'art, à la culture ou à n'importe quelle fondation de charité, je pense que beaucoup plus de monde serait prêt à donner.
Q: Cette présence de l'opéra au cinéma souligne-t-elle votre ambition d'être une véritable "actrice lyrique" ?
R: C'est mon combat de toujours. Pour moi l'opéra est avant tout du théâtre, ce n'est pas un concert en costumes. Sur ce point, il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès des jeunes chanteurs et du public lui-même, qui va souvent à l'opéra d'abord pour entendre des voix. C'est important, bien sûr, mais il ne faut pas que l'opéra s'arrête là. Je crois appartenir à une génération d'artistes qui essaient de proposer autre chose.
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28/04/2008
Pourquoi limiter cette transmission aux salles ?
Par Philippe de Gain
Une excellente idée mais le grand inconvénient c'est l'heure : En Pennsylvanie, il faut être dans la salle de ciné samedi à 13 h. 30, ce qui n'est possible pour un tas de gens. Et encore c'est l'heure de La Fille du Régiment car le 16 février Manon Lescaut commençait à 13 h et le 22 mars Tristan und Isolde à 12 h 30.
Pourquoi ne pas permettre à TOUS les internautes l'accès de ces transmissions, même en leur faisant payer une somme raisonnable ?
Remarquons qu'hier (dimanche) le même opéra, Manon Lescaut, était diffusé sur la télé à 13 h. Il y a 2 semaines, ce fut Macbeth et j'espère qu'il en sera de même avec La Fille du Régiment !
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Une thérapie génétique expérimentale a permis de restaurer en partie la vision de personnes atteintes de cécité progressive congénitale, selon des tra
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Une thérapie génétique expérimentale a permis de restaurer en partie la vision de personnes atteintes de cécité progressive congénitale, selon des travaux publiés dimanche, une percée jugée prometteuse pour traiter un ensemble de maladies irréversibles de la rétine.
Cet essai clinique a été mené avec succès sur trois jeunes adultes à l'Hôpital des enfants de Philadelphie (Pennsylvanie, est) qui souffraient d'amaurose congénitale de Leber (ACL), une rare dégénérescence incurable des récepteurs lumineux de la rétine qui entraîne une cécité progressive et complète dans la vingtaine ou la trentaine.
Un seconde étude clinique a été conduite séparément sur également trois jeunes adultes par le Dr Robin Ali professeur d'Ophtalmologie à l'University College London en Grande Bretagne mais n'a été un succès que pour un des trois.
Bien que les quatre patients n'aient pas recouvré une vision entièrement normale, ces résultats préliminaires encourageants ouvrent la voie à d'autres études pour évaluer ce traitement innovateur contre l'ACL et éventuellement contre d'autres maladies de la rétine, souligne le Dr Albert Maguire, professeur de pédiatrie au service d'Ophthalmologie de la faculté de médecine de l'université de Pennsylvanie.
Il est un des principaux auteurs de ces travaux conduits par une équipe internationale, et publiés dans la version en ligne du New England Journal of Medicine.
"Les résultats de cet essai clinique sont importants pour l'ensemble du champ de recherche de la thérapie génétique", estime le Dr Katherine High, de l'Hôpital des Enfants de Philadelphie, qui a dirigé ces travaux présentés dimanche à une conférence en Floride (sud-est).
"Ils apportent des preuves objectives d'une amélioration de la capacité de la rétine à capter la lumière" dans un champ de recherche qui depuis 15 ans avait eu peu de résultats, ajoute-t-elle.
Après le traitement, les trois sujets aux Etats-Unis, des Italiens, deux femmes et un hommes âgés respectivement de 19, 26 et 26 ans ont tous été capables de lire des lignes du tableau utilisé par les ophtalmologues pour tester la vision, alors qu'auparavant ils pouvaient seulement détecter les mouvements de la main.
Dans le groupe en Grande Bretagne, le traitement a été probant sur un jeune homme de 18 ans.
"Les tests standards ont montré une amélioration importante de la vision des patients", a précisé le Dr Alberto Auricchio, de l'Institut Telethon de génétique et de médecine à Naple (Italie), un des co-auteurs de cette recherche.
Ces ophtalmologues ont utilisé comme vecteur un adénovirus modifié (adeno-associated virus) pour acheminer par injection dans la rétine des millions de versions normales du gène RPE65 dont une mutation est responsable de cette forme de LCA.
Les patients ont constaté des améliorations après deux semaines.
Cette thérapie n'a apparemment pas provoqué d'inflammation de la rétine ou d'autres effets secondaires toxiques, ont souligné les chercheurs américains.
"L'essai clinique en cours va se poursuivre avec un plus grand nombre de patients", indique le Dr Jean Bennett, professeur d'Ophthalmologie à l'Université de Pennsylvanie et une des co-auteurs de ces travaux.
"Nous pensons que les améliorations de la vision seraient encore plus prononcées si ce traitement était entrepris dans l'enfance, avant que la maladie ne progresse", ajoute ce médecin.
Les Dr Maguire et Bennett, son épouse, faisaient partie de l'équipe de chercheurs qui ont pour la première fois réussi en 2001 à inverser la cécité chez des chiens atteints d'une dégénérescence similaire de la rétine, en recourant à la même thérapie génétique.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Une thérapie génétique expérimentale a permis de restaurer en partie la vision de personnes atteintes de cécité progressive congénitale, selon des travaux publiés dimanche, une percée jugée prometteuse pour traiter un ensemble de maladies irréversibles de la rétine.
Cet essai clinique a été mené avec succès sur trois jeunes adultes à l'Hôpital des enfants de Philadelphie (Pennsylvanie, est) qui souffraient d'amaurose congénitale de Leber (ACL), une rare dégénérescence incurable des récepteurs lumineux de la rétine qui entraîne une cécité progressive et complète dans la vingtaine ou la trentaine.
Un seconde étude clinique a été conduite séparément sur également trois jeunes adultes par le Dr Robin Ali professeur d'Ophtalmologie à l'University College London en Grande Bretagne mais n'a été un succès que pour un des trois.
Bien que les quatre patients n'aient pas recouvré une vision entièrement normale, ces résultats préliminaires encourageants ouvrent la voie à d'autres études pour évaluer ce traitement innovateur contre l'ACL et éventuellement contre d'autres maladies de la rétine, souligne le Dr Albert Maguire, professeur de pédiatrie au service d'Ophthalmologie de la faculté de médecine de l'université de Pennsylvanie.
Il est un des principaux auteurs de ces travaux conduits par une équipe internationale, et publiés dans la version en ligne du New England Journal of Medicine.
"Les résultats de cet essai clinique sont importants pour l'ensemble du champ de recherche de la thérapie génétique", estime le Dr Katherine High, de l'Hôpital des Enfants de Philadelphie, qui a dirigé ces travaux présentés dimanche à une conférence en Floride (sud-est).
"Ils apportent des preuves objectives d'une amélioration de la capacité de la rétine à capter la lumière" dans un champ de recherche qui depuis 15 ans avait eu peu de résultats, ajoute-t-elle.
Après le traitement, les trois sujets aux Etats-Unis, des Italiens, deux femmes et un hommes âgés respectivement de 19, 26 et 26 ans ont tous été capables de lire des lignes du tableau utilisé par les ophtalmologues pour tester la vision, alors qu'auparavant ils pouvaient seulement détecter les mouvements de la main.
Dans le groupe en Grande Bretagne, le traitement a été probant sur un jeune homme de 18 ans.
"Les tests standards ont montré une amélioration importante de la vision des patients", a précisé le Dr Alberto Auricchio, de l'Institut Telethon de génétique et de médecine à Naple (Italie), un des co-auteurs de cette recherche.
Ces ophtalmologues ont utilisé comme vecteur un adénovirus modifié (adeno-associated virus) pour acheminer par injection dans la rétine des millions de versions normales du gène RPE65 dont une mutation est responsable de cette forme de LCA.
Les patients ont constaté des améliorations après deux semaines.
Cette thérapie n'a apparemment pas provoqué d'inflammation de la rétine ou d'autres effets secondaires toxiques, ont souligné les chercheurs américains.
"L'essai clinique en cours va se poursuivre avec un plus grand nombre de patients", indique le Dr Jean Bennett, professeur d'Ophthalmologie à l'Université de Pennsylvanie et une des co-auteurs de ces travaux.
"Nous pensons que les améliorations de la vision seraient encore plus prononcées si ce traitement était entrepris dans l'enfance, avant que la maladie ne progresse", ajoute ce médecin.
Les Dr Maguire et Bennett, son épouse, faisaient partie de l'équipe de chercheurs qui ont pour la première fois réussi en 2001 à inverser la cécité chez des chiens atteints d'une dégénérescence similaire de la rétine, en recourant à la même thérapie génétique.
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Les causeries de MLD - Dioncounda Traoré “le peuple n’est pas mécontent”
Politique
Les causeries de MLD - Dioncounda Traoré “le peuple n’est pas mécontent”
Le Républicain, 28/04/2008 Commentaires [ 8 ] E-mail Imprimer
Les causeries de MLD
Modibo Sangaré - FDR même combat
Officiellement, même s’il n’est pas de l’opposition déclarée, le président de l’UNPR, Modibo Sangaré, souffle dans la même trompette que le FDR. Modibo Sangaré et ses marcheurs dans les rues de Bamako, le FDR à Bagadadji, ATT vient enfin d’avoir chaussures à ses pieds, lui qui voulait se fabriquer des opposants, pour faire taire à jamais les critiques sur le consensus.
Son malheur, c’est qu’avec Modibo, ou ça passe ou ça casse. Parce que le président de l’UNPR est un casse-cou qui n’hésite pas à monter au bûcher pour acculer le pouvoir dans ses derniers retranchements. Sans s’en rendre compte, il est en train de faire cause commune avec tous ces marcheurs de la faim qui assaillent la Primature pour cause de cherté de la vie. A quand la jonction entre tous les pôles de l’opposition ?
Dioncounda Traoré “le peuple n’est pas mécontent”
Dans une de ses dernières sorties fracassantes, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, dit ignorer si les Maliens sont mécontents du phénomène de la vie chère. Cela signifie que Dioncounda n’entend pas, ne voit pas, n’écoute pas ce qui se passe autour de lui. Cependant, il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. De toutes façons, on ne parle pas (pense pas) de la même manière dans un taudis comme dans un palace.
Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article
541 hits
Vos commentaires
Posté par prince de kafana, le 28 Apr 2008 22:45:30 GMT
Un conseil mes freres compatriote arretez de voter pour le the, les sacs
de riz, des pagnes et des svons. Votez pour les gens qui veulent
l'avenir du pays. C'est parceque Dioncounda vous a donne des morceaux de
savons, du the, des pagnes pour se faire elir qu'il se moque de vous.
Pensez a l'avenir du pays et arretez de voler pour des voleurs.
Réponse de < prince de kafana > à < prince de kafana >, le 28 Apr 2008 22:46:31 GMT
arreter de voter pour des voleurs
Répondre à < prince de kafana >
Posté par boubac, le 28 Apr 2008 15:05:57 GMT
si dioncounda a dit ça , c'est de irresponsabilité, il se moque du
peuple comme lui avec son salaire en plkus des milliards qu'il detourne
des caisses de l'assemblée il ne sent rien de la cherté de la vie si
les maliens manifeste aujourd'hui ça sera pire que le 26 MARS1991 8
Répondre à < boubac >
Posté par Moustak, le 28 Apr 2008 14:20:31 GMT
ça veut dire tout simplement que l'institution que dirige Dioncounda
n'est constituée que d'opportunistes qui ne sont pas là pour représenter
le peuple mais pour leurs propres intérêts. C'est le fruit de la fraude
électorale et le Président de la cour constitutionnel l'a déjà dit en
d'autres termes. Ces gens là ne voient rien, n'entendent rien et ne
sentent rien de ce qui se passe en bas: Niogomè gnini na tè ba den yé.
Jamais. Vivement d'autres élus, si non...
Répondre à < Moustak >
Posté par torayeloraye, le 28 Apr 2008 11:18:42 GMT
mais attend dadiarra dioncounda president de quelle republique
c'est vrai dieu peut tout mùais lui meme se refuserait à homologuer
certaines choses
Répondre à < torayeloraye >
Posté par dadiarra, le 28 Apr 2008 07:42:02 GMT
Diancounda a raison car il a sa disposition une caisse de souveraineté
de près de 30.000.000 de FCFA/mois s'il vous plait argent du
contribuable donc il ne connis aucun prix et n'a aucun parent qui se
plaint et c'est cela le Mali de Diancounda.Profitez diancounda de vos
avantage et ignorer de plus en plus le peuple.Bravo future président de
la république, maisla revolution n'est plus loin.....Vive le MALI
Réponse de < kirkouk > à < saschka >, le 28 Apr 2008 13:00:59 GMT
Dadiara tu as raison c'est ainsi ke va notre chère pays hélas! Si jamais les maliens se trompent encore une fois comme en 2007 ce sera grave. un président de l'assemblée generale d'un pays qui tient des propos pareils cela donne à reflechir! mais c'est comme tu le dis la revoliution s'approche à grand pas ! wait and se!
Répondre à < kirkouk >
Réponse de < saschka > à < dadiarra >, le 28 Apr 2008 08:49:16 GMT
entierement d'accord avec vous.
Les causeries de MLD - Dioncounda Traoré “le peuple n’est pas mécontent”
Le Républicain, 28/04/2008 Commentaires [ 8 ] E-mail Imprimer
Les causeries de MLD
Modibo Sangaré - FDR même combat
Officiellement, même s’il n’est pas de l’opposition déclarée, le président de l’UNPR, Modibo Sangaré, souffle dans la même trompette que le FDR. Modibo Sangaré et ses marcheurs dans les rues de Bamako, le FDR à Bagadadji, ATT vient enfin d’avoir chaussures à ses pieds, lui qui voulait se fabriquer des opposants, pour faire taire à jamais les critiques sur le consensus.
Son malheur, c’est qu’avec Modibo, ou ça passe ou ça casse. Parce que le président de l’UNPR est un casse-cou qui n’hésite pas à monter au bûcher pour acculer le pouvoir dans ses derniers retranchements. Sans s’en rendre compte, il est en train de faire cause commune avec tous ces marcheurs de la faim qui assaillent la Primature pour cause de cherté de la vie. A quand la jonction entre tous les pôles de l’opposition ?
Dioncounda Traoré “le peuple n’est pas mécontent”
Dans une de ses dernières sorties fracassantes, le président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, dit ignorer si les Maliens sont mécontents du phénomène de la vie chère. Cela signifie que Dioncounda n’entend pas, ne voit pas, n’écoute pas ce qui se passe autour de lui. Cependant, il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre et pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. De toutes façons, on ne parle pas (pense pas) de la même manière dans un taudis comme dans un palace.
Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article
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Posté par prince de kafana, le 28 Apr 2008 22:45:30 GMT
Un conseil mes freres compatriote arretez de voter pour le the, les sacs
de riz, des pagnes et des svons. Votez pour les gens qui veulent
l'avenir du pays. C'est parceque Dioncounda vous a donne des morceaux de
savons, du the, des pagnes pour se faire elir qu'il se moque de vous.
Pensez a l'avenir du pays et arretez de voler pour des voleurs.
Réponse de < prince de kafana > à < prince de kafana >, le 28 Apr 2008 22:46:31 GMT
arreter de voter pour des voleurs
Répondre à < prince de kafana >
Posté par boubac, le 28 Apr 2008 15:05:57 GMT
si dioncounda a dit ça , c'est de irresponsabilité, il se moque du
peuple comme lui avec son salaire en plkus des milliards qu'il detourne
des caisses de l'assemblée il ne sent rien de la cherté de la vie si
les maliens manifeste aujourd'hui ça sera pire que le 26 MARS1991 8
Répondre à < boubac >
Posté par Moustak, le 28 Apr 2008 14:20:31 GMT
ça veut dire tout simplement que l'institution que dirige Dioncounda
n'est constituée que d'opportunistes qui ne sont pas là pour représenter
le peuple mais pour leurs propres intérêts. C'est le fruit de la fraude
électorale et le Président de la cour constitutionnel l'a déjà dit en
d'autres termes. Ces gens là ne voient rien, n'entendent rien et ne
sentent rien de ce qui se passe en bas: Niogomè gnini na tè ba den yé.
Jamais. Vivement d'autres élus, si non...
Répondre à < Moustak >
Posté par torayeloraye, le 28 Apr 2008 11:18:42 GMT
mais attend dadiarra dioncounda president de quelle republique
c'est vrai dieu peut tout mùais lui meme se refuserait à homologuer
certaines choses
Répondre à < torayeloraye >
Posté par dadiarra, le 28 Apr 2008 07:42:02 GMT
Diancounda a raison car il a sa disposition une caisse de souveraineté
de près de 30.000.000 de FCFA/mois s'il vous plait argent du
contribuable donc il ne connis aucun prix et n'a aucun parent qui se
plaint et c'est cela le Mali de Diancounda.Profitez diancounda de vos
avantage et ignorer de plus en plus le peuple.Bravo future président de
la république, maisla revolution n'est plus loin.....Vive le MALI
Réponse de < kirkouk > à < saschka >, le 28 Apr 2008 13:00:59 GMT
Dadiara tu as raison c'est ainsi ke va notre chère pays hélas! Si jamais les maliens se trompent encore une fois comme en 2007 ce sera grave. un président de l'assemblée generale d'un pays qui tient des propos pareils cela donne à reflechir! mais c'est comme tu le dis la revoliution s'approche à grand pas ! wait and se!
Répondre à < kirkouk >
Réponse de < saschka > à < dadiarra >, le 28 Apr 2008 08:49:16 GMT
entierement d'accord avec vous.
lundi 28 avril 2008
Crise du Nord | La CEN-SAD exhorte ses rebellions à troquer les armes contre un appui libyen
Crise du Nord | La CEN-SAD exhorte ses rebellions à troquer les armes contre un appui libyen
La CEN-SAD exhorte ses rebellions à troquer les armes contre un appui libyen
26 April, 2008 08:45:00 Temoust
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APA Bamako (Mali) La Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) a exhorté les groupes et rebellions armées de ses pays membres à déposer les armes contre un appui du guide libyen, Mouammar Kadhafi, a constaté APA, à l’occasion de l’ouverture d’une réunion des ministres en charge de la défense de l’organisation, vendredi dans la capitale malienne.
« Je lance un appel pressant à tous les groupes afin qu’ils renoncent définitivement à la violence », a notamment déclaré à la cérémonie le secrétaire général de la CEN-SAD, le libyen Mohamed El Madani Al Azhari. Tout mouvement qui acquiescerait se verra doter d’un « accompagnement » du « Haut médiateur » (Mouammar Kadhafi), a promis M. Al Azhari en faisant référence aux groupes et rebellions armées opérant en Somalie, Soudan, Tchad, Mali et au Niger. Dans tous ces Etats sévissent des groupes armés qui devraient plutôt songer, non plus à « enrichir les marchands d’armes », mais à « donner une image plus rassurante de leurs pays », a plaidé M. Alzhari. Le haut responsable de la CEN-SAD a précisé qu’une renonciation des groupes armés à la violence permettrait aux pays membres de l’organisation de consacrer leurs ressources à l’approvisionnement correct des populations en produits alimentaires. Par ailleurs, M. Al Azhari a dit saluer les mesures d’embargo sur les armes qui frappent la Somalie. Il a, en ce sens, exhorté les Etats membres de la CEN-SAD à se conformer aux résolutions « pertinentes » de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Union Africaine (UA) en se gardant de tout soutien à un groupe armé. Les ministres chargés de la Défense de la CEN-SAD qui devraient tenir une réunion normalement chaque année, en sont à Bamako, à leur 2ème rencontre après celle de 2004 à Niamey, au Niger. L’objet principal des assises de la capitale malienne est de « mettre un terme au terrorisme et aux divers trafics » dont l’espace CEN-SAD est aujourd’hui la « proie », a expliqué M. Al Azhari.
Source: Temoust
La CEN-SAD exhorte ses rebellions à troquer les armes contre un appui libyen
26 April, 2008 08:45:00 Temoust
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APA Bamako (Mali) La Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) a exhorté les groupes et rebellions armées de ses pays membres à déposer les armes contre un appui du guide libyen, Mouammar Kadhafi, a constaté APA, à l’occasion de l’ouverture d’une réunion des ministres en charge de la défense de l’organisation, vendredi dans la capitale malienne.
« Je lance un appel pressant à tous les groupes afin qu’ils renoncent définitivement à la violence », a notamment déclaré à la cérémonie le secrétaire général de la CEN-SAD, le libyen Mohamed El Madani Al Azhari. Tout mouvement qui acquiescerait se verra doter d’un « accompagnement » du « Haut médiateur » (Mouammar Kadhafi), a promis M. Al Azhari en faisant référence aux groupes et rebellions armées opérant en Somalie, Soudan, Tchad, Mali et au Niger. Dans tous ces Etats sévissent des groupes armés qui devraient plutôt songer, non plus à « enrichir les marchands d’armes », mais à « donner une image plus rassurante de leurs pays », a plaidé M. Alzhari. Le haut responsable de la CEN-SAD a précisé qu’une renonciation des groupes armés à la violence permettrait aux pays membres de l’organisation de consacrer leurs ressources à l’approvisionnement correct des populations en produits alimentaires. Par ailleurs, M. Al Azhari a dit saluer les mesures d’embargo sur les armes qui frappent la Somalie. Il a, en ce sens, exhorté les Etats membres de la CEN-SAD à se conformer aux résolutions « pertinentes » de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et de l’Union Africaine (UA) en se gardant de tout soutien à un groupe armé. Les ministres chargés de la Défense de la CEN-SAD qui devraient tenir une réunion normalement chaque année, en sont à Bamako, à leur 2ème rencontre après celle de 2004 à Niamey, au Niger. L’objet principal des assises de la capitale malienne est de « mettre un terme au terrorisme et aux divers trafics » dont l’espace CEN-SAD est aujourd’hui la « proie », a expliqué M. Al Azhari.
Source: Temoust
Crise du Nord | Mali: les rebelles touaregs font des propositions de sortie de crise
Crise du Nord | Mali: les rebelles touaregs font des propositions de sortie de crise
Mali: les rebelles touaregs font des propositions de sortie de crise
27 April, 2008 01:39:00 Le Monde
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Les rebelles touareg maliens, dont un groupe retient en otages 33 militaires maliens depuis mars, ont fait des propositions de sortie de crise à des émissaires du gouvernement venus à leur rencontre cette semaine dans le Nord, ont rapporté samedi des sources concordantes.
Les rebelles ont demandé "le retour à l'application des accords d'Alger et l'allègement du dispositif militaire dans la région de Kidal (Nord-Est)", a annoncé à l'AFP un des officiels maliens dépêchés pour tenter de relancer un processus de paix au point mort depuis la signature le 3 avril à Tripoli d'un protocole d'entente de fin des hostilités entre les parties. En plus de ces exigences habituelles, les rebelles demandent "la création d'une commission d'enquête sur l'assassinat d'un officier de l'armée et d'un civil" de la communauté touareg, dont les corps ont été retrouvés le 11 avril près de Kidal, a précisé l'émissaire du gouvernement sous couvert de l'anonymat. L'équipe de responsables maliens a rencontré cette semaine au nord de Kidal Ibrahim Ag Bahanga, chef rebelle ayant repris les hostilités le 20 mars dans le nord-est et enlevé 33 soldats maliens, ainsi que des membres de l'Alliance du 23 mai (ex-rébellion attachée à la paix), mécontents du double assassinat du 11 avril. Confirmant ces informations, un deuxième émissaire a précisé à l'AFP que les touareg estiment que la présence de l'Algérie voisine (médiateur traditionnel entre les parties) au sein de la commission d'enquête sur les conditions de cet assassinat serait une "bonne chose pour l'impartialité de l'enquête". "Le groupe de Ag Bahanga et les membres de l'alliance ont également demandé une réorganisation des postes de sécurité autour de la ville de Kidal, et la prise en compte de toutes leurs demandes dans les trente jours à venir", a ajouté la même source. "Mon sentiment, c'est que si l'une des exigences trouvait des échos favorables avant un mois, le processus de décrispation devRait s'accélérer", a encore estimé le responsable. Au moins huit personnes, dont cinq civils, avaient été tuées durant les affrontements entre l'armée et les hommes d'Ag Bahanga, intervenus en rupture avec les accords d'Alger signés en juillet 2006 pour le retour de la paix dans le nord du Mali. Le sort des 33 militaires maliens toujours détenus par Ag Bahanga doit être réglé par un plan de mise en oeuvre du protocole d'entente de Tripoli qui attend encore d'être validé par les parties.
Source: Le Monde
Mali: les rebelles touaregs font des propositions de sortie de crise
27 April, 2008 01:39:00 Le Monde
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Les rebelles touareg maliens, dont un groupe retient en otages 33 militaires maliens depuis mars, ont fait des propositions de sortie de crise à des émissaires du gouvernement venus à leur rencontre cette semaine dans le Nord, ont rapporté samedi des sources concordantes.
Les rebelles ont demandé "le retour à l'application des accords d'Alger et l'allègement du dispositif militaire dans la région de Kidal (Nord-Est)", a annoncé à l'AFP un des officiels maliens dépêchés pour tenter de relancer un processus de paix au point mort depuis la signature le 3 avril à Tripoli d'un protocole d'entente de fin des hostilités entre les parties. En plus de ces exigences habituelles, les rebelles demandent "la création d'une commission d'enquête sur l'assassinat d'un officier de l'armée et d'un civil" de la communauté touareg, dont les corps ont été retrouvés le 11 avril près de Kidal, a précisé l'émissaire du gouvernement sous couvert de l'anonymat. L'équipe de responsables maliens a rencontré cette semaine au nord de Kidal Ibrahim Ag Bahanga, chef rebelle ayant repris les hostilités le 20 mars dans le nord-est et enlevé 33 soldats maliens, ainsi que des membres de l'Alliance du 23 mai (ex-rébellion attachée à la paix), mécontents du double assassinat du 11 avril. Confirmant ces informations, un deuxième émissaire a précisé à l'AFP que les touareg estiment que la présence de l'Algérie voisine (médiateur traditionnel entre les parties) au sein de la commission d'enquête sur les conditions de cet assassinat serait une "bonne chose pour l'impartialité de l'enquête". "Le groupe de Ag Bahanga et les membres de l'alliance ont également demandé une réorganisation des postes de sécurité autour de la ville de Kidal, et la prise en compte de toutes leurs demandes dans les trente jours à venir", a ajouté la même source. "Mon sentiment, c'est que si l'une des exigences trouvait des échos favorables avant un mois, le processus de décrispation devRait s'accélérer", a encore estimé le responsable. Au moins huit personnes, dont cinq civils, avaient été tuées durant les affrontements entre l'armée et les hommes d'Ag Bahanga, intervenus en rupture avec les accords d'Alger signés en juillet 2006 pour le retour de la paix dans le nord du Mali. Le sort des 33 militaires maliens toujours détenus par Ag Bahanga doit être réglé par un plan de mise en oeuvre du protocole d'entente de Tripoli qui attend encore d'être validé par les parties.
Source: Le Monde
Les rebelles touareg veulent l’application des accords d’Alger
Crise du Nord | Les rebelles touareg veulent l’application des accords d’Alger
Les rebelles touareg veulent l’application des accords d’Alger
28 April, 2008 04:04:00 CDOMP
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image Les Rebelles Touareg
L’Algérie, traditionnel médiateur entre le gouvernement malien et les rebelles touareg, est à nouveau sollicitée pour rapprocher les deux parties en conflit. Sa présence au sein de la commission d’enquête, sur les conditions de l’assassinat d’un officier de l’armée et d’un civil, constitue une “bonne chose pour l’impartialité de l’enquête”.
De nouvelles propositions de sortie de crise ont été formulées par les rebelles touareg maliens, dont un groupe retient en otages 33 militaires maliens depuis mars. Elles ont été transmises à des émissaires du gouvernement malien venus à leur rencontre au courant de cette semaine dans le nord du Mali, selon des sources concordantes. Parmi les principales requêtes présentées par les Touaregs figure en bonne place “le retour à l’application des accords d’Alger et l’allégement du dispositif militaire dans la région de Kidal”, a indiqué un des officiels maliens dépêchés pour tenter de relancer un processus de paix pratiquement bloqué, malgré la signature, le 3 avril dernier à Tripoli, d’un protocole d’entente de fin des hostilités entre les parties. En d’autres termes, la médiation libyenne n’a pas donné les résultats escomptés et les rebelles touareg semblent avoir beaucoup plus confiance en les médiateurs algériens. Ainsi, outre leurs revendications traditionnelles, les rebelles ont demandé cette fois-ci “la création d’une commission d’enquête sur l’assassinat d’un officier de l’armée et d’un civil de la communauté touareg”, dont les corps avaient été retrouvés, le 11 avril dernier, près de Kidal, mais avec la participation de l’Algérie. Les rebelles touareg estiment que la présence de l’Algérie voisine au sein de la commission d’enquête sur les conditions de cet assassinat serait une “bonne chose pour l’impartialité de l’enquête”. Il s’agit là d’une reconnaissance pour le rôle joué par les médiateurs algériens et d’une grande preuve démontrant qu’ils ont réussi à instaurer un climat de confiance entre les deux parties en conflit. Selon l’émissaire du gouvernement de Bamako : “Le groupe de Ag Bahanga et les membres de l’alliance ont également demandé une réorganisation des postes de sécurité autour de la ville de Kidal et la prise en compte de toutes leurs demandes dans les trente jours à venir.” La même source a également ajouté : “Mon sentiment, c’est que si l’une des exigences trouvait des échos favorables avant un mois, le processus de décrispation devrait s’accélérer.” Pour rappel, huit personnes, dont cinq civils, avaient été tuées durant les affrontements entre l’armée et les hommes d’Ag Bahanga, intervenus à la suite de la rupture des accords d’Alger signés en juillet 2006 pour le retour de la paix dans le nord du Mali. Pour mettre fin à cette situation de crise, née de la reprise des hostilités le 20 mars dans le nord-est et l’enlèvement de 33 soldats maliens, ainsi que des membres de l’Alliance du 23 mai (ex-rébellion attachée à la paix), mécontent du double assassinat du 11 avril, un groupe de responsables maliens a rencontré, cette semaine au nord de Kidal, Ibrahim Ag Bahanga, chef rebelle. Par ailleurs, l’affaire de cette histoire de militaires maliens, toujours détenus par le groupe de Ag Bahanga, doit être réglée par un plan de mise en œuvre du protocole d’entente de Tripoli qui attend encore d’être validé par les parties.
Source: CDOMP
Les rebelles touareg veulent l’application des accords d’Alger
28 April, 2008 04:04:00 CDOMP
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image Les Rebelles Touareg
L’Algérie, traditionnel médiateur entre le gouvernement malien et les rebelles touareg, est à nouveau sollicitée pour rapprocher les deux parties en conflit. Sa présence au sein de la commission d’enquête, sur les conditions de l’assassinat d’un officier de l’armée et d’un civil, constitue une “bonne chose pour l’impartialité de l’enquête”.
De nouvelles propositions de sortie de crise ont été formulées par les rebelles touareg maliens, dont un groupe retient en otages 33 militaires maliens depuis mars. Elles ont été transmises à des émissaires du gouvernement malien venus à leur rencontre au courant de cette semaine dans le nord du Mali, selon des sources concordantes. Parmi les principales requêtes présentées par les Touaregs figure en bonne place “le retour à l’application des accords d’Alger et l’allégement du dispositif militaire dans la région de Kidal”, a indiqué un des officiels maliens dépêchés pour tenter de relancer un processus de paix pratiquement bloqué, malgré la signature, le 3 avril dernier à Tripoli, d’un protocole d’entente de fin des hostilités entre les parties. En d’autres termes, la médiation libyenne n’a pas donné les résultats escomptés et les rebelles touareg semblent avoir beaucoup plus confiance en les médiateurs algériens. Ainsi, outre leurs revendications traditionnelles, les rebelles ont demandé cette fois-ci “la création d’une commission d’enquête sur l’assassinat d’un officier de l’armée et d’un civil de la communauté touareg”, dont les corps avaient été retrouvés, le 11 avril dernier, près de Kidal, mais avec la participation de l’Algérie. Les rebelles touareg estiment que la présence de l’Algérie voisine au sein de la commission d’enquête sur les conditions de cet assassinat serait une “bonne chose pour l’impartialité de l’enquête”. Il s’agit là d’une reconnaissance pour le rôle joué par les médiateurs algériens et d’une grande preuve démontrant qu’ils ont réussi à instaurer un climat de confiance entre les deux parties en conflit. Selon l’émissaire du gouvernement de Bamako : “Le groupe de Ag Bahanga et les membres de l’alliance ont également demandé une réorganisation des postes de sécurité autour de la ville de Kidal et la prise en compte de toutes leurs demandes dans les trente jours à venir.” La même source a également ajouté : “Mon sentiment, c’est que si l’une des exigences trouvait des échos favorables avant un mois, le processus de décrispation devrait s’accélérer.” Pour rappel, huit personnes, dont cinq civils, avaient été tuées durant les affrontements entre l’armée et les hommes d’Ag Bahanga, intervenus à la suite de la rupture des accords d’Alger signés en juillet 2006 pour le retour de la paix dans le nord du Mali. Pour mettre fin à cette situation de crise, née de la reprise des hostilités le 20 mars dans le nord-est et l’enlèvement de 33 soldats maliens, ainsi que des membres de l’Alliance du 23 mai (ex-rébellion attachée à la paix), mécontent du double assassinat du 11 avril, un groupe de responsables maliens a rencontré, cette semaine au nord de Kidal, Ibrahim Ag Bahanga, chef rebelle. Par ailleurs, l’affaire de cette histoire de militaires maliens, toujours détenus par le groupe de Ag Bahanga, doit être réglée par un plan de mise en œuvre du protocole d’entente de Tripoli qui attend encore d’être validé par les parties.
Source: CDOMP
Nos papiers s'il vous plaît
Nos papiers s'il vous plaît
26 April, 2008 08:16:00 Le Monde
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image sans Maliens en France
L'Etat français n'est pas responsable
Le Mali,Pays agricole, auto suffisant, qui représente plusieurs fois la surface de la France avec trés peu de population.Les maliens émigrent surtout uniquement par tradition, pas par nécessité ou face à l'ampleur de la démographie due surtout à la polygamie.La France n'a pas vocation à assumer ces paramètres.Au Mali et autour un français qui veut travailler a intérêt à avoir ses papiers, sinon gare aux gros ennuis peu comparables à ceux des sans papiers.
Source: Le Monde
26 April, 2008 08:16:00 Le Monde
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L'Etat français n'est pas responsable
Le Mali,Pays agricole, auto suffisant, qui représente plusieurs fois la surface de la France avec trés peu de population.Les maliens émigrent surtout uniquement par tradition, pas par nécessité ou face à l'ampleur de la démographie due surtout à la polygamie.La France n'a pas vocation à assumer ces paramètres.Au Mali et autour un français qui veut travailler a intérêt à avoir ses papiers, sinon gare aux gros ennuis peu comparables à ceux des sans papiers.
Source: Le Monde
Ambitions politiques démesurées
Ambitions politiques démesurées
27 April, 2008 02:12:00 Nouvel Horizon
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Une menace pour la bonne gouvernance - Le processus démocratique malien est à une étape décisive de son évolution. Il est caractérisé par des crises diverses, allant de celles politiques à celles socio-économiques et sécuritaires. Toutes choses qui représentent des menaces certaines pour les perspectives radieuses de notre démocratie. Mais, il ne s’agit point de faits du hasard ou dus systématiquement à des facteurs exogènes qui échapperaient aux représentants de la classe politique, de la société civile ou aux dirigeants.
En effet, nombre de problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ont des explications d’une République à une autre, d’un régime à un autre. Cela est indéniable et les raisons profondes des situations de crises ont leur origine dans la manière de gérer les affaires publiques et ce, bien avant même l’ouverture démocratique. DES ERRREMENTS Le long de ce processus également, au fil du temps, nous avons eu l’opportunité de comprendre que les lacunes et insuffisances d’hier ont aujourd’hui des incidences, en termes d’errements dans la marche de notre processus démocratique. En effet, s’il est irréfutable que la démocratie suppose l’implication de tous aux efforts devant conduire à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, il ne demeure pas moins qu’il existe toujours des gens qui sont hostiles au fait de jouer cette partition. Certes, il ne s’agit pas que tous soient d’accord avec le pouvoir, adhèrent à ses initiatives et programmes, puisque cela n’est même pas démocratique. Mais, l’opposition, au même titre que le pouvoir, a un rôle à jouer dans la consolidation du processus démocratique. Mais, toute la question est de savoir si, dans cette démarche il y a de la sincérité. DES ACTES AU MEPRIS DE L’INTERET DES POPULATIONS Souvent, on a même l’impression que certains, à force d’adversité, n’ont finalement pas souci du progrès, de l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, en ce sens qu’ils posent souvent des actes qui ne sont pas de nature à aider dans le cadre de la recherche de solutions aux questions récurrentes. Le constat amer est que certains montent au créneau aujourd’hui pour se faire passer pour des gens ayant l’expertise nécessaire pour trouver des remèdes aux problèmes de la gouvernance. Pensent-ils que les populations ont oublié leur passage à la tête du pays, au niveau de certaines instances de décisions? Aujourd’hui, certains acteurs politiques ne parviennent toujours pas à admettre qu’ils ont lamentablement perdu les élections générales de 2007. D’autres alimentent la contestation par instinct de survie, parce que craignant ce qui les attend; d’autres encore semblent regretter leur choix simplement parce que nourrissant aujourd’hui des ambitions nouvelles. DE NOUVELLES AMBITIONS Bref, beaucoup d’acteurs politiques sont dans la logique de repositionnement pour les perspectives des prochaines échéances électorales, à commencer par les communales de 2009. Dans tous les cas, le mandat du président Amadou Toumani Touré n’est qu’à son début. Or, on constate qu’il y a des mouvements tous azimuts d’acteurs politiques sur le terrain politique, comme pour dire qu’ils sont pressés que prenne finle mandat d’ATT pour le relayer. Curieusement certains d’entre eux donnent l’impression que seul le futur est important. Mais il y en a qui sont toujours sur le qui vive, en situation de réagir à tout instant. Et vous les entendrez rarement apprécier positivement les situations. Si bien qu’on se demande s’ils se soucient des conditions de vie et de travail des populations, mais aussi s’ils ont conscience du fait que l’Etat est une continuité et qu’ils ont leur part de responsabilité dans certains problèmes qui perdurent pour n’avoir pu trouver des solutions durables à ces questions. Ceux-ci, en fait, ne font qu’animer la galerie, espérant qu’ils pourront reconquérir l’estime de la majorité écrasante des électeurs. Ainsi, pour eux, cela passe par des actions de dénigrement du pouvoir en place mais aussi et surtout le rejet de toutes les initiatives dès lors qu’elles viennent d’ailleurs. Mais ils oublient qu’ils ne détiennent pas les solutions, dans la mesure où ils ont lamentablement échoué dans leurs oeuvres pour n’avoir pu poser d’actes concrets durables et dont les populations continue aujourd’hui à bénéficier des avantages en termes d’initiatives allant dans le cadre de l’amélioration significative des conditions de vie et de travail des populations. LA DEMOCRATIE MALIENNE A LA CROISEE DES CHEMINS? Les situations de crise qui sévissent aujourd’hui, nous l’avons dit, ne sont pas nouvelles, elles sont les résultantes de l’incapacité du pouvoir qui a précédé à gérer de façon durable les problèmes. Cela aussi est incontestable. En effet, le Mali est surtout confronté aux mêmes problèmes depuis la veille de l’ouverture démocratique, simplement parce que les premiers ténors du pouvoir à l’issue des premières élections démocratiques ne sont jamais parvenus à faire une gestion sérieuse des affaires publiques qui répondrait aux aspirations de l’ensemble de la population. C’est cela qui explique en partie l’ampleur des problèmes. Aussi, le fait qu’ils soient restés longtemps sans pouvoir être gérés a été de nature à susciter des métamorphoses. C’est pourquoi, qu’il s’agisse de la crise scolaire, de la corruption, de l’insécurité au nord ou de la cherté de la vie, il y a eu peu d’efforts des autorités successives qui semblent avoir usé des mêmes méthodes de gestion de ces problèmes ainsi demeurés entiers. Dans ces conditions, à qui la faute? Il ne s’agit pas, à notre avis de s’adonner à des actes de provocation ou de dénigrement à l’endroit des ministres ou autres, mais de travailler à la recherche de solutions aux problèmes qui sont posés et qui sont en train de rendre la survie des populations difficile. UNE CRISE D’IDENTITE DES PARTIS Il semble qu’aujourd’hui, à la faveur des perturbations diverses tant au niveau de la gestion des affaires publiques, de son appréciation, que sur l’échiquier politique national , de plus en plus, les partis sont en train de perdre progressivement leur identité. Même parmi partis les mieux implantés de l’échiquier politique national il y a des crises identitaires. Par là même, on se rend compte que la plupart de ces partis ne reposaient en fait que sur de faibles fondements idéologiques. Dans certains cas, on se demande s’ils ont effectivement un socle idéologique sur lequel ils fondent véritablement leurs activités. En effet, nul ne peut le contester aujourd’hui la plupart des partis ont montré depuis leurs limites, en ce sens qu’on observe de moins en moins d’engouement au sein de la population générale pour la chose politique à un moment où les partis et acteurs politiques sont en train de se démystifier, de s’adonner à des querelles et prises de positions qui ne sont aujourd’hui que l’expression de batailles de positionnement s’inscrivant uniquement dans le cadre de la protection des intérêts individuels ou de groupuscules. DE QUOI SERA FAIT DEMAIN? Dans ces conditions, il faudra surtout se demander de quoi sera fait demain. Il urge à présent que les partis balayent d’abord devant leurs portes avant de se montrer comme des structures qui détiennent les solutions à toutes les questions d’intérêt national qui représentent aujourd’hui des facteurs entravant l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations mais aussi la consolidation de notre processus démocratique. Logiquement les partis qui ont vocation à conquérir le pouvoir politique et à le gérer ont malheureusement du mal à consolider leurs acquis, à pérenniser leur cohésion. C’est pourquoi il y a toujours des volte-face sur l’échiquier politique national dominé surtout par des coups bas et la corruption politique. L’ADMINISTRATION PUBLIQUE, UNE GRANDE TARE DU PROCESSUS DEMOCRATIQUE Ce que l’on déplore le plus depuis l’ouverture démocratique, c’est le fait que l’administration publique n’a pu changer conformément aux aspirations des populations. On se rappelle qu’il y a même eu un séminaire national sur l’innovation et la simplification des procédures et formalités administratives pendant la période de la transition démocratique. L’objectif visé par une telle initiative était de créer les meilleures conditions d’accueil des usagers, mais aussi d’insuffler un dynamisme au fonctionnement des services administratifs afin de leur permettre de gérer plus rapidement et efficacement les dossiers qui arrivent à leur niveau. Malgré ces efforts et tant d’autres, force est de constater aujourd’hui encore que notre administration est retombée dans ses errements habituels. Cela est aujourd’hui une grande tare de notre processus démocratique. C’est à ces aspects qu’il faut urgemment s’attaquer si l’on veut effectivement donner une impulsion réelle à notre processus démocratique et résoudre par là l’essentiel des questions récurrentes. Or, les partis politiques ne sont pas aujourd’hui dans une telle dynamique ; ils ont une tout autre approche, celle qui doit leur permettre de réaliser l’alternance politique. Pour gérer véritablement le pays ou pour se servir? Moussa SOW
Source: Nouvel Horizon
27 April, 2008 02:12:00 Nouvel Horizon
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Une menace pour la bonne gouvernance - Le processus démocratique malien est à une étape décisive de son évolution. Il est caractérisé par des crises diverses, allant de celles politiques à celles socio-économiques et sécuritaires. Toutes choses qui représentent des menaces certaines pour les perspectives radieuses de notre démocratie. Mais, il ne s’agit point de faits du hasard ou dus systématiquement à des facteurs exogènes qui échapperaient aux représentants de la classe politique, de la société civile ou aux dirigeants.
En effet, nombre de problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ont des explications d’une République à une autre, d’un régime à un autre. Cela est indéniable et les raisons profondes des situations de crises ont leur origine dans la manière de gérer les affaires publiques et ce, bien avant même l’ouverture démocratique. DES ERRREMENTS Le long de ce processus également, au fil du temps, nous avons eu l’opportunité de comprendre que les lacunes et insuffisances d’hier ont aujourd’hui des incidences, en termes d’errements dans la marche de notre processus démocratique. En effet, s’il est irréfutable que la démocratie suppose l’implication de tous aux efforts devant conduire à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, il ne demeure pas moins qu’il existe toujours des gens qui sont hostiles au fait de jouer cette partition. Certes, il ne s’agit pas que tous soient d’accord avec le pouvoir, adhèrent à ses initiatives et programmes, puisque cela n’est même pas démocratique. Mais, l’opposition, au même titre que le pouvoir, a un rôle à jouer dans la consolidation du processus démocratique. Mais, toute la question est de savoir si, dans cette démarche il y a de la sincérité. DES ACTES AU MEPRIS DE L’INTERET DES POPULATIONS Souvent, on a même l’impression que certains, à force d’adversité, n’ont finalement pas souci du progrès, de l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations, en ce sens qu’ils posent souvent des actes qui ne sont pas de nature à aider dans le cadre de la recherche de solutions aux questions récurrentes. Le constat amer est que certains montent au créneau aujourd’hui pour se faire passer pour des gens ayant l’expertise nécessaire pour trouver des remèdes aux problèmes de la gouvernance. Pensent-ils que les populations ont oublié leur passage à la tête du pays, au niveau de certaines instances de décisions? Aujourd’hui, certains acteurs politiques ne parviennent toujours pas à admettre qu’ils ont lamentablement perdu les élections générales de 2007. D’autres alimentent la contestation par instinct de survie, parce que craignant ce qui les attend; d’autres encore semblent regretter leur choix simplement parce que nourrissant aujourd’hui des ambitions nouvelles. DE NOUVELLES AMBITIONS Bref, beaucoup d’acteurs politiques sont dans la logique de repositionnement pour les perspectives des prochaines échéances électorales, à commencer par les communales de 2009. Dans tous les cas, le mandat du président Amadou Toumani Touré n’est qu’à son début. Or, on constate qu’il y a des mouvements tous azimuts d’acteurs politiques sur le terrain politique, comme pour dire qu’ils sont pressés que prenne finle mandat d’ATT pour le relayer. Curieusement certains d’entre eux donnent l’impression que seul le futur est important. Mais il y en a qui sont toujours sur le qui vive, en situation de réagir à tout instant. Et vous les entendrez rarement apprécier positivement les situations. Si bien qu’on se demande s’ils se soucient des conditions de vie et de travail des populations, mais aussi s’ils ont conscience du fait que l’Etat est une continuité et qu’ils ont leur part de responsabilité dans certains problèmes qui perdurent pour n’avoir pu trouver des solutions durables à ces questions. Ceux-ci, en fait, ne font qu’animer la galerie, espérant qu’ils pourront reconquérir l’estime de la majorité écrasante des électeurs. Ainsi, pour eux, cela passe par des actions de dénigrement du pouvoir en place mais aussi et surtout le rejet de toutes les initiatives dès lors qu’elles viennent d’ailleurs. Mais ils oublient qu’ils ne détiennent pas les solutions, dans la mesure où ils ont lamentablement échoué dans leurs oeuvres pour n’avoir pu poser d’actes concrets durables et dont les populations continue aujourd’hui à bénéficier des avantages en termes d’initiatives allant dans le cadre de l’amélioration significative des conditions de vie et de travail des populations. LA DEMOCRATIE MALIENNE A LA CROISEE DES CHEMINS? Les situations de crise qui sévissent aujourd’hui, nous l’avons dit, ne sont pas nouvelles, elles sont les résultantes de l’incapacité du pouvoir qui a précédé à gérer de façon durable les problèmes. Cela aussi est incontestable. En effet, le Mali est surtout confronté aux mêmes problèmes depuis la veille de l’ouverture démocratique, simplement parce que les premiers ténors du pouvoir à l’issue des premières élections démocratiques ne sont jamais parvenus à faire une gestion sérieuse des affaires publiques qui répondrait aux aspirations de l’ensemble de la population. C’est cela qui explique en partie l’ampleur des problèmes. Aussi, le fait qu’ils soient restés longtemps sans pouvoir être gérés a été de nature à susciter des métamorphoses. C’est pourquoi, qu’il s’agisse de la crise scolaire, de la corruption, de l’insécurité au nord ou de la cherté de la vie, il y a eu peu d’efforts des autorités successives qui semblent avoir usé des mêmes méthodes de gestion de ces problèmes ainsi demeurés entiers. Dans ces conditions, à qui la faute? Il ne s’agit pas, à notre avis de s’adonner à des actes de provocation ou de dénigrement à l’endroit des ministres ou autres, mais de travailler à la recherche de solutions aux problèmes qui sont posés et qui sont en train de rendre la survie des populations difficile. UNE CRISE D’IDENTITE DES PARTIS Il semble qu’aujourd’hui, à la faveur des perturbations diverses tant au niveau de la gestion des affaires publiques, de son appréciation, que sur l’échiquier politique national , de plus en plus, les partis sont en train de perdre progressivement leur identité. Même parmi partis les mieux implantés de l’échiquier politique national il y a des crises identitaires. Par là même, on se rend compte que la plupart de ces partis ne reposaient en fait que sur de faibles fondements idéologiques. Dans certains cas, on se demande s’ils ont effectivement un socle idéologique sur lequel ils fondent véritablement leurs activités. En effet, nul ne peut le contester aujourd’hui la plupart des partis ont montré depuis leurs limites, en ce sens qu’on observe de moins en moins d’engouement au sein de la population générale pour la chose politique à un moment où les partis et acteurs politiques sont en train de se démystifier, de s’adonner à des querelles et prises de positions qui ne sont aujourd’hui que l’expression de batailles de positionnement s’inscrivant uniquement dans le cadre de la protection des intérêts individuels ou de groupuscules. DE QUOI SERA FAIT DEMAIN? Dans ces conditions, il faudra surtout se demander de quoi sera fait demain. Il urge à présent que les partis balayent d’abord devant leurs portes avant de se montrer comme des structures qui détiennent les solutions à toutes les questions d’intérêt national qui représentent aujourd’hui des facteurs entravant l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations mais aussi la consolidation de notre processus démocratique. Logiquement les partis qui ont vocation à conquérir le pouvoir politique et à le gérer ont malheureusement du mal à consolider leurs acquis, à pérenniser leur cohésion. C’est pourquoi il y a toujours des volte-face sur l’échiquier politique national dominé surtout par des coups bas et la corruption politique. L’ADMINISTRATION PUBLIQUE, UNE GRANDE TARE DU PROCESSUS DEMOCRATIQUE Ce que l’on déplore le plus depuis l’ouverture démocratique, c’est le fait que l’administration publique n’a pu changer conformément aux aspirations des populations. On se rappelle qu’il y a même eu un séminaire national sur l’innovation et la simplification des procédures et formalités administratives pendant la période de la transition démocratique. L’objectif visé par une telle initiative était de créer les meilleures conditions d’accueil des usagers, mais aussi d’insuffler un dynamisme au fonctionnement des services administratifs afin de leur permettre de gérer plus rapidement et efficacement les dossiers qui arrivent à leur niveau. Malgré ces efforts et tant d’autres, force est de constater aujourd’hui encore que notre administration est retombée dans ses errements habituels. Cela est aujourd’hui une grande tare de notre processus démocratique. C’est à ces aspects qu’il faut urgemment s’attaquer si l’on veut effectivement donner une impulsion réelle à notre processus démocratique et résoudre par là l’essentiel des questions récurrentes. Or, les partis politiques ne sont pas aujourd’hui dans une telle dynamique ; ils ont une tout autre approche, celle qui doit leur permettre de réaliser l’alternance politique. Pour gérer véritablement le pays ou pour se servir? Moussa SOW
Source: Nouvel Horizon
Flambée des prix : Crise dans la filière avicole
Flambée des prix : Crise dans la filière avicole
Flambée des prix : Crise dans la filière avicole
27 April, 2008 02:00:00 Le-Republicain
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image Un marché à vollaile au district de Bamako
La flambée des prix, l’inadéquation des équipements, l’introduction frauduleuse de poulets congelées et l’absence d’une stratégie politique de développement sont entre autres les difficultés que traverse la filière avicole.
L’aviculture est une activité socioéconomique importante du fait de son implication dans les transactions commerciales. Le cheptel est estimé à près de 26 millions de sujets. En terme de contribution dans l’économie du pays, l’analyse des flux commerciaux enregistrés au niveau de 32 marchés dans la zone d’intervention du Projet d’appui au développement de l’aviculture au Mali (PDAM) a permis d’estimer ceci à près de six millions et demi de sujets vendus sur un total de 7 millions présentés sur l’ensemble de ces marchés, ce qui correspond environ à 5 milliards de FCFA.
Malgré cette grande capacité de contribution dans l’économie nationale, le secteur de l’aviculture traverse une crise sévère depuis 2005. Suite à l’hivernage calamiteux de 2004, notre pays a connu une crise alimentaire. Le maïs, aliment de base de la volaille, a été vendu à plus de 200 F CFA le kilo.
Un léger redressement du secteur a pu être observé en 2007 et s’est traduit par un renouvellement des effets néanmoins perturbé par la suspension temporaire des importations de poussins et d’œufs à couver (OAC) de France.
La situation de l’aviculture est fragilisée et les mauvaises perspectives pour l’année 2008 ne feront qu’aggraver la situation.
En effet, le coût de l’aliment volaille risque cette année de battre tous les records suite au renchérissement du coût de tous les ingrédients, en particulier du maïs et du tourteau de coton.
La filière avicole n’est pas compétitive dans la sous région par rapport à certains pays comme le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana, même si notre pays dispose de nombreux atouts en termes d’ingrédients alimentaires.
Cette situation s’explique par l’inadéquation des équipements et matériels d’élevage, toute chose qui entraîne un retard de croissance et une forte mortalité de l’ordre de 12%. Le poussin chair d’un jour coûte au Mali entre 650et 750 FCFA. L’introduction frauduleuse ou autorisée de poulets congelée dans les marchés de la sous région constitue une menace réelle pour la survie de ce secteur.
Cela est illustré par le volume des importations de produits avicoles. En 2004, il a été importé au Mali 255 074 poussins de ponte, 119 944 poussins de chair, 383 040 oeufs fécondes et 9 362 coquelets. Ce qui s’est traduit par une exportation de devises de l’ordre de 500 millions FCFA.
Le développement de la filière avicole nationale est largement tributaire de l’extérieur à cause de la faible capacité de production du maillon industriel.
Les propositions faites par les aviculteurs, lors de la visite de la ministre de l’élevage et de la pêche le mois dernier dans certaines exploitations, passent par la modernisation des infrastructures pour l’amélioration de la rentabilité des exploitations. Cela passe aussi par la création de fermes se rapprochant des normes internationales, l’accompagnement des promoteurs par l’octroi de crédits directs ou indirects, enfin une exonération totale des droits et taxes à l’importation des infrastructures et matériels.
Nouhoum Dicko
Flambée des prix : Crise dans la filière avicole
27 April, 2008 02:00:00 Le-Republicain
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image Un marché à vollaile au district de Bamako
La flambée des prix, l’inadéquation des équipements, l’introduction frauduleuse de poulets congelées et l’absence d’une stratégie politique de développement sont entre autres les difficultés que traverse la filière avicole.
L’aviculture est une activité socioéconomique importante du fait de son implication dans les transactions commerciales. Le cheptel est estimé à près de 26 millions de sujets. En terme de contribution dans l’économie du pays, l’analyse des flux commerciaux enregistrés au niveau de 32 marchés dans la zone d’intervention du Projet d’appui au développement de l’aviculture au Mali (PDAM) a permis d’estimer ceci à près de six millions et demi de sujets vendus sur un total de 7 millions présentés sur l’ensemble de ces marchés, ce qui correspond environ à 5 milliards de FCFA.
Malgré cette grande capacité de contribution dans l’économie nationale, le secteur de l’aviculture traverse une crise sévère depuis 2005. Suite à l’hivernage calamiteux de 2004, notre pays a connu une crise alimentaire. Le maïs, aliment de base de la volaille, a été vendu à plus de 200 F CFA le kilo.
Un léger redressement du secteur a pu être observé en 2007 et s’est traduit par un renouvellement des effets néanmoins perturbé par la suspension temporaire des importations de poussins et d’œufs à couver (OAC) de France.
La situation de l’aviculture est fragilisée et les mauvaises perspectives pour l’année 2008 ne feront qu’aggraver la situation.
En effet, le coût de l’aliment volaille risque cette année de battre tous les records suite au renchérissement du coût de tous les ingrédients, en particulier du maïs et du tourteau de coton.
La filière avicole n’est pas compétitive dans la sous région par rapport à certains pays comme le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Ghana, même si notre pays dispose de nombreux atouts en termes d’ingrédients alimentaires.
Cette situation s’explique par l’inadéquation des équipements et matériels d’élevage, toute chose qui entraîne un retard de croissance et une forte mortalité de l’ordre de 12%. Le poussin chair d’un jour coûte au Mali entre 650et 750 FCFA. L’introduction frauduleuse ou autorisée de poulets congelée dans les marchés de la sous région constitue une menace réelle pour la survie de ce secteur.
Cela est illustré par le volume des importations de produits avicoles. En 2004, il a été importé au Mali 255 074 poussins de ponte, 119 944 poussins de chair, 383 040 oeufs fécondes et 9 362 coquelets. Ce qui s’est traduit par une exportation de devises de l’ordre de 500 millions FCFA.
Le développement de la filière avicole nationale est largement tributaire de l’extérieur à cause de la faible capacité de production du maillon industriel.
Les propositions faites par les aviculteurs, lors de la visite de la ministre de l’élevage et de la pêche le mois dernier dans certaines exploitations, passent par la modernisation des infrastructures pour l’amélioration de la rentabilité des exploitations. Cela passe aussi par la création de fermes se rapprochant des normes internationales, l’accompagnement des promoteurs par l’octroi de crédits directs ou indirects, enfin une exonération totale des droits et taxes à l’importation des infrastructures et matériels.
Nouhoum Dicko
Sans-papiers, une vie « la peur au ventre »
Sans-papiers, une vie « la peur au ventre »
Sans-papiers, une vie « la peur au ventre »
28 April, 2008 06:46:00 Ouest-France
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image Leur dossier est actuellement étudié en préfecture en vue d'une éventuelle régularisation. En attendant, les travailleurs sans-papiers restent mobilisés à la Bourse du travail à Villejuif. : Claude Stefan
Leurs dossiers sont étudiés en vue d'une régularisation. En attendant, les travailleurs sans-papiers restent mobilisés. Nous avons rencontré quelques-uns d'entre eux.
Ils travaillent dans la propreté, le bâtiment, la restauration. Et vivent tous dans l'angoisse d'être expulsés. Rue Maxime-Gorki, à Villejuif, rassemblés devant la Bourse du travail dans l'espoir d'une hypothétique régularisation, ils sont des dizaines à avoir suivi un itinéraire semblable à celui de Diomassi, arrivé en France en 2001. « Pourquoi vous ne donnez pas la carte ? » Parti de son Mali natal, il est passé par la Mauritanie, le Maroc. Puis il a pris une « pirogue » qui l'a amené en Espagne d'où il a gagné Paris. Au début, il a travaillé comme plongeur dans un restaurant du très chic VIIIe arrondissement. Au patron, il a donné des faux papiers achetés 2 000 francs (300 euros) à un Blanc rencontré dans un bar. « Mais au bout de trois ans, il s'en est aperçu et m'a mis dehors », raconte le grand gaillard, âgé de 33 ans. Se faire refaire une autre « fausse carte » n'a pas été très difficile. Diomassi a alors loué ses bras à des agences d'intérim, est devenu maçon. Depuis cinq ans, il enchaîne les nouvelles places, toujours sur des gros chantiers. Jusqu'à la semaine dernière, il travaillait à la construction d'un commissariat de police, en banlieue. L'ironie de la situation lui tire un sourire. Pourtant, depuis que son employeur a découvert le pot aux roses, le voici sans ressources. La clandestinité est une épreuve quotidienne. « On vit avec la peur dans le ventre », raconte-il. Quand il croise un uniforme de policier dans la rue, il change de trottoir. Il évite de prendre le métro pour ne pas risquer un contrôle comme celui qui lui a flanqué une énorme frousse, « le 9 mai 2003, à la gare du Nord. J'ai été arrêté, menotté. Les flics ont vu que j'avais une fausse carte. Ils l'ont prise mais, au bout d'une heure, ils m'ont relâché ». Diomassi partage un appartement avec deux autres Maliens. Rêve de posséder son logement personnel. Et ne comprend pas la nouvelle politique à l'encontre des sans- papiers. « Vous avez besoin de maçons en France. Pourquoi vous ne donnez pas la carte ? » « Tout comme un Français, à part le permis de travail » Mamadou, la petite trentaine, sort son portefeuille et montre ses cartes de sécurité sociale, d'assurance-maladie... « J'habite une HLM, je touche l'allocation logement. Je paye la taxe d'habitation, l'impôt sur le revenu, la redevance télé. J'ai un compte en banque, une carte de crédit, une assurance-habitation. J'ai tout comme un Français, à part le permis de travail. » Arrivé de Bamako en 1999, Mamadou est salarié depuis bientôt huit ans dans la même entreprise de propreté. Il fait partie de ces invisibles qui, le soir ou tôt le matin, nettoient les bureaux et les magasins, shampouinent les moquettes, vident les corbeilles. Son ambition suprême : « Devenir citoyen français, pouvoir me marier... » Autour, un attroupement s'est formé pour écouter la conversation. Se marier ? Les visages s'éclairent. La plupart de ces hommes vivent sans femme, soit parce qu'ils sont célibataires, soit parce qu'ils l'ont laissée au pays. C'est le cas de Mahamadou, 45 ans, employé du nettoyage par intérim. Il est en France depuis dix-huit ans et n'est retourné qu'une seule fois au Mali où il a une femme et deux enfants. « C'est une existence très dure. Nous, on veut juste une meilleure vie. Mais la France ne nous aime pas. » Marc MAHUZIER.
Source: Ouest-France
Sans-papiers, une vie « la peur au ventre »
28 April, 2008 06:46:00 Ouest-France
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image Leur dossier est actuellement étudié en préfecture en vue d'une éventuelle régularisation. En attendant, les travailleurs sans-papiers restent mobilisés à la Bourse du travail à Villejuif. : Claude Stefan
Leurs dossiers sont étudiés en vue d'une régularisation. En attendant, les travailleurs sans-papiers restent mobilisés. Nous avons rencontré quelques-uns d'entre eux.
Ils travaillent dans la propreté, le bâtiment, la restauration. Et vivent tous dans l'angoisse d'être expulsés. Rue Maxime-Gorki, à Villejuif, rassemblés devant la Bourse du travail dans l'espoir d'une hypothétique régularisation, ils sont des dizaines à avoir suivi un itinéraire semblable à celui de Diomassi, arrivé en France en 2001. « Pourquoi vous ne donnez pas la carte ? » Parti de son Mali natal, il est passé par la Mauritanie, le Maroc. Puis il a pris une « pirogue » qui l'a amené en Espagne d'où il a gagné Paris. Au début, il a travaillé comme plongeur dans un restaurant du très chic VIIIe arrondissement. Au patron, il a donné des faux papiers achetés 2 000 francs (300 euros) à un Blanc rencontré dans un bar. « Mais au bout de trois ans, il s'en est aperçu et m'a mis dehors », raconte le grand gaillard, âgé de 33 ans. Se faire refaire une autre « fausse carte » n'a pas été très difficile. Diomassi a alors loué ses bras à des agences d'intérim, est devenu maçon. Depuis cinq ans, il enchaîne les nouvelles places, toujours sur des gros chantiers. Jusqu'à la semaine dernière, il travaillait à la construction d'un commissariat de police, en banlieue. L'ironie de la situation lui tire un sourire. Pourtant, depuis que son employeur a découvert le pot aux roses, le voici sans ressources. La clandestinité est une épreuve quotidienne. « On vit avec la peur dans le ventre », raconte-il. Quand il croise un uniforme de policier dans la rue, il change de trottoir. Il évite de prendre le métro pour ne pas risquer un contrôle comme celui qui lui a flanqué une énorme frousse, « le 9 mai 2003, à la gare du Nord. J'ai été arrêté, menotté. Les flics ont vu que j'avais une fausse carte. Ils l'ont prise mais, au bout d'une heure, ils m'ont relâché ». Diomassi partage un appartement avec deux autres Maliens. Rêve de posséder son logement personnel. Et ne comprend pas la nouvelle politique à l'encontre des sans- papiers. « Vous avez besoin de maçons en France. Pourquoi vous ne donnez pas la carte ? » « Tout comme un Français, à part le permis de travail » Mamadou, la petite trentaine, sort son portefeuille et montre ses cartes de sécurité sociale, d'assurance-maladie... « J'habite une HLM, je touche l'allocation logement. Je paye la taxe d'habitation, l'impôt sur le revenu, la redevance télé. J'ai un compte en banque, une carte de crédit, une assurance-habitation. J'ai tout comme un Français, à part le permis de travail. » Arrivé de Bamako en 1999, Mamadou est salarié depuis bientôt huit ans dans la même entreprise de propreté. Il fait partie de ces invisibles qui, le soir ou tôt le matin, nettoient les bureaux et les magasins, shampouinent les moquettes, vident les corbeilles. Son ambition suprême : « Devenir citoyen français, pouvoir me marier... » Autour, un attroupement s'est formé pour écouter la conversation. Se marier ? Les visages s'éclairent. La plupart de ces hommes vivent sans femme, soit parce qu'ils sont célibataires, soit parce qu'ils l'ont laissée au pays. C'est le cas de Mahamadou, 45 ans, employé du nettoyage par intérim. Il est en France depuis dix-huit ans et n'est retourné qu'une seule fois au Mali où il a une femme et deux enfants. « C'est une existence très dure. Nous, on veut juste une meilleure vie. Mais la France ne nous aime pas. » Marc MAHUZIER.
Source: Ouest-France
L’ancien président veut déjà régler des comptes
L’ancien président veut déjà régler des comptes
L’ancien président veut déjà régler des comptes
28 April, 2008 02:37:00 L'indicateur Renouveau
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image Alpha Omar KONARE
Le retour définitif d’Alpha Oumar Konaré à Bamako - C’est aujourd’hui que le président Alpha Oumar Konaré cède son poste à la tête de la Commission de l’Union africaine à son successeur, le Gabonais Jean Ping. A quelques jours de cet événement, nos confrères de la Radio France Internationale ont organisé le vendredi dernier, une édition spéciale de leur émission fétiche d’appel aux auditeurs sur le bilan de l’ancien président malien à la tête de cette institution africaine. Elle fut une belle aubaine pour notre compatriote d’annoncer son retour au pays et surtout sa volonté de régler certains comptes avec ceux qui ont fait circuler ces dernières années « des contrevérités » sur lui.
Il est vraiment difficile pour un renard politicien de prendre sa retraite vis-à-vis de la chose politique. D’ailleurs, le premier président démocratiquement élu de l’histoire du Mali répète souhait qu’il ne sera jamais un ancien militant. Après avoir dirigé le pays pendant dix ans et passé un mandat à la tête de la commission de l’Union Africaine, il était attendu qu’Alpha Oumar Konaré, surnommé le politicien dribbleur, fasse son retour sur l’échiquier politique national. En tout cas, c’est à cela que s’attendaient tous ses camarades de l’Adema où les avis sont partagés sur ce retour. Pour certains, sa présence peut donner un nouvel élan et surtout les moyens nécessaires à la reconquête du pouvoir en 2012, en ce sens qu’il pourra mettre à la disposition du candidat du parti pour la présidentielle de cette année-là autant son expérience politique prolifique ainsi que ses réseaux de relations à travers le pays. Sur les antennes de la Radio mondiale, M Konaré a levé toute équivoque quant à un retour au pouvoir, comme certains ont tenté de le faire croire. « 2012 n’est pas inscrit sur mon agenda », a-t-il tranché. Toutefois, il a prévenu qu’il avait des camarades avec qui il partage des valeurs politiques et sociales. « Ces personnes se trouvent aussi dans d’autres partis qui ne sont pas l’Adema », a-t-il précisé, d’apporter son soutien au président Amadou Toumani Touré dans sa recherche d’une solution négociée de la crise au Nord. ImagePour cet africaniste convaincu, le départ de la présidence de la Commission de l’Union africaine n’est pas la fin du combat pour l’intégration africaine. Sa nouvelle position lui permet, pense-t-il, de mener cette lutte avec plus de vigueur et plus d’enthousiasme. Le retour au pays va surtout lui permettre de régler les comptes avec ses détracteurs. « Ma femme et moi, nous allons nous atteler à répondre à certaines contrevérités qui ont été distillées au cours des dernières années », a déclaré celui qui est présenté comme le plus fin des hommes politiques maliens dont la rancune est d’une ténacité légendaire. Donc, les uns et les autres sont avertis : Alpha est de retour et reprendra son service de maître-flingueur. ADEMA PASJ, SON RETOUR NE FAIT PAS QUE DES HEUREUX L’ex-parti au pouvoir, l’Adema Pasj, pourra compter sur le retour de tous les anciens camarades et sur celui de son ancien secrétaire général Alpha Oumar Konaré pour reconquérir le pouvoir en 2012. Malheureusement pour les camarades de Dioncounda Traoré, le retour définitif de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine prévu en début du mois prochain, divise déjà les leaders du parti majoritaire. Pour certains, sa présence peut donner un nouvel élan et surtout de moyens nécessaires à la reconquête du pouvoir en 2012. En ce sens qu’il pourra mettre à la disposition du candidat du parti pour la présidentielle de cette année-là autant sa riche expérience politique ainsi que ses réseaux de relation à travers le pays. D’autres pensent le contraire et redoutent même que M. Konaré ne remette en cause les nouvelles initiatives du parti, le projet de la reconstitution de l’ADEMA. A cause des contentieux qu’il a eus avec les anciens camarades qui sont partis créer le RPM, l’URD et le MIRIA, le retour de l’ancien président de la République ne rassure pas les sceptiques. Il est presque inimaginable de voir un certain Soumaïla Cissé collaborer avec lui. Les plaies de leur opposition en 2002 sont encore ouvertes. Tout comme les ressentiments qu’ont de nombreux leaders du RPM contre lui, à l’instar de Bocari Téréta, Bakary Konimba Traoré.., fait-on remarquer. Certaines sources indiquent que de nombreux leaders de l’Adema angoissent de la reprise des activités politiques de l’homme du 11 mai à qui on prête des intentions de porter sa femme à la présidence de la République. Ce qui passe par une reprise en main des structures du parti. A propos, il aurait participé financièrement à la campagne de nombreux élus rouge et blanc. Ces dissensions pèsent déjà lourd sur la caravane que des fidèles de l’ancien président de la République entendent organiser dans les jours à venir, pour fêter son retour officiel au pays après cinq ans passés à Addis Abeba. Selon donc nos sources, généralement bien introduites, une cérémonie d’accueil pour féliciter le héros serait en préparation. Cette caravane que ses initiateurs veulent grande, s’ébranlera à partir de l’aéroport international Bamako-Senou, traversera la ville, en faisant escale au siège de l’ADEMA à Bamako-Coura, pour se terminer au Titibougou devant sa résidence de Alpha Oumar Konaré, où certainement un message écrit lui sera remis. Mais cette initiative, portée surtout par l’ancien chef de cabinet du ministère de l’agriculture Ousmane Maïga à qui on reproche un certain opportunisme, est loin de faire l’unanimité à la ruche. Selon toujours nos sources, dès l’annonce de l’idée, certains barons et de nombreux jeunes n’ont pas mis du temps à la désapprouver, arguant qu’il est préférable d’entreprendre de sérieux projets de reconquête du pouvoir que de se verser dans de gesticulations populaires de rue. Un argument qui cache mal leur ardent souhait de ne pas voir Alpha reprendre le contrôle de l’ADEMA pour les échéances présidentielles de 2012, trouvent à dire les partisans de celui-ci. Ce qui est déjà sûr et même certain, le retour d’Alpha Oumar Konaré fait déjà blanchir les cheveux de nombreux leaders de la Ruche qui ont sur le bras un autre problème à travers la réintégration des camarades suspendus en 2007 pour indiscipline. En attendant, un ancien fidèle d’Alpha Oumar Konaré et ancien membre de ses gouvernements successifs, Pascal Baba Couloubaly, a choisi ainsi que plusieurs autres militants du côté de Dioïla, de gagner l’URD qui se présente aujourd’hui comme l’adversaire le dangereux de l’Adema pour 2012. Abdoulaye Diakité
Source: L'indicateur Renouveau
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sylla zakaria sur 29 April, 2008 01:19:04
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Il semble que l'épouse de notre Dribbleur National est une potentielle rivale à Soumi, Zou et IBK pour 2012, avec le concours de son mari on pourrait miser sur elle.
L’ancien président veut déjà régler des comptes
28 April, 2008 02:37:00 L'indicateur Renouveau
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image Alpha Omar KONARE
Le retour définitif d’Alpha Oumar Konaré à Bamako - C’est aujourd’hui que le président Alpha Oumar Konaré cède son poste à la tête de la Commission de l’Union africaine à son successeur, le Gabonais Jean Ping. A quelques jours de cet événement, nos confrères de la Radio France Internationale ont organisé le vendredi dernier, une édition spéciale de leur émission fétiche d’appel aux auditeurs sur le bilan de l’ancien président malien à la tête de cette institution africaine. Elle fut une belle aubaine pour notre compatriote d’annoncer son retour au pays et surtout sa volonté de régler certains comptes avec ceux qui ont fait circuler ces dernières années « des contrevérités » sur lui.
Il est vraiment difficile pour un renard politicien de prendre sa retraite vis-à-vis de la chose politique. D’ailleurs, le premier président démocratiquement élu de l’histoire du Mali répète souhait qu’il ne sera jamais un ancien militant. Après avoir dirigé le pays pendant dix ans et passé un mandat à la tête de la commission de l’Union Africaine, il était attendu qu’Alpha Oumar Konaré, surnommé le politicien dribbleur, fasse son retour sur l’échiquier politique national. En tout cas, c’est à cela que s’attendaient tous ses camarades de l’Adema où les avis sont partagés sur ce retour. Pour certains, sa présence peut donner un nouvel élan et surtout les moyens nécessaires à la reconquête du pouvoir en 2012, en ce sens qu’il pourra mettre à la disposition du candidat du parti pour la présidentielle de cette année-là autant son expérience politique prolifique ainsi que ses réseaux de relations à travers le pays. Sur les antennes de la Radio mondiale, M Konaré a levé toute équivoque quant à un retour au pouvoir, comme certains ont tenté de le faire croire. « 2012 n’est pas inscrit sur mon agenda », a-t-il tranché. Toutefois, il a prévenu qu’il avait des camarades avec qui il partage des valeurs politiques et sociales. « Ces personnes se trouvent aussi dans d’autres partis qui ne sont pas l’Adema », a-t-il précisé, d’apporter son soutien au président Amadou Toumani Touré dans sa recherche d’une solution négociée de la crise au Nord. ImagePour cet africaniste convaincu, le départ de la présidence de la Commission de l’Union africaine n’est pas la fin du combat pour l’intégration africaine. Sa nouvelle position lui permet, pense-t-il, de mener cette lutte avec plus de vigueur et plus d’enthousiasme. Le retour au pays va surtout lui permettre de régler les comptes avec ses détracteurs. « Ma femme et moi, nous allons nous atteler à répondre à certaines contrevérités qui ont été distillées au cours des dernières années », a déclaré celui qui est présenté comme le plus fin des hommes politiques maliens dont la rancune est d’une ténacité légendaire. Donc, les uns et les autres sont avertis : Alpha est de retour et reprendra son service de maître-flingueur. ADEMA PASJ, SON RETOUR NE FAIT PAS QUE DES HEUREUX L’ex-parti au pouvoir, l’Adema Pasj, pourra compter sur le retour de tous les anciens camarades et sur celui de son ancien secrétaire général Alpha Oumar Konaré pour reconquérir le pouvoir en 2012. Malheureusement pour les camarades de Dioncounda Traoré, le retour définitif de l’ancien président de la Commission de l’Union africaine prévu en début du mois prochain, divise déjà les leaders du parti majoritaire. Pour certains, sa présence peut donner un nouvel élan et surtout de moyens nécessaires à la reconquête du pouvoir en 2012. En ce sens qu’il pourra mettre à la disposition du candidat du parti pour la présidentielle de cette année-là autant sa riche expérience politique ainsi que ses réseaux de relation à travers le pays. D’autres pensent le contraire et redoutent même que M. Konaré ne remette en cause les nouvelles initiatives du parti, le projet de la reconstitution de l’ADEMA. A cause des contentieux qu’il a eus avec les anciens camarades qui sont partis créer le RPM, l’URD et le MIRIA, le retour de l’ancien président de la République ne rassure pas les sceptiques. Il est presque inimaginable de voir un certain Soumaïla Cissé collaborer avec lui. Les plaies de leur opposition en 2002 sont encore ouvertes. Tout comme les ressentiments qu’ont de nombreux leaders du RPM contre lui, à l’instar de Bocari Téréta, Bakary Konimba Traoré.., fait-on remarquer. Certaines sources indiquent que de nombreux leaders de l’Adema angoissent de la reprise des activités politiques de l’homme du 11 mai à qui on prête des intentions de porter sa femme à la présidence de la République. Ce qui passe par une reprise en main des structures du parti. A propos, il aurait participé financièrement à la campagne de nombreux élus rouge et blanc. Ces dissensions pèsent déjà lourd sur la caravane que des fidèles de l’ancien président de la République entendent organiser dans les jours à venir, pour fêter son retour officiel au pays après cinq ans passés à Addis Abeba. Selon donc nos sources, généralement bien introduites, une cérémonie d’accueil pour féliciter le héros serait en préparation. Cette caravane que ses initiateurs veulent grande, s’ébranlera à partir de l’aéroport international Bamako-Senou, traversera la ville, en faisant escale au siège de l’ADEMA à Bamako-Coura, pour se terminer au Titibougou devant sa résidence de Alpha Oumar Konaré, où certainement un message écrit lui sera remis. Mais cette initiative, portée surtout par l’ancien chef de cabinet du ministère de l’agriculture Ousmane Maïga à qui on reproche un certain opportunisme, est loin de faire l’unanimité à la ruche. Selon toujours nos sources, dès l’annonce de l’idée, certains barons et de nombreux jeunes n’ont pas mis du temps à la désapprouver, arguant qu’il est préférable d’entreprendre de sérieux projets de reconquête du pouvoir que de se verser dans de gesticulations populaires de rue. Un argument qui cache mal leur ardent souhait de ne pas voir Alpha reprendre le contrôle de l’ADEMA pour les échéances présidentielles de 2012, trouvent à dire les partisans de celui-ci. Ce qui est déjà sûr et même certain, le retour d’Alpha Oumar Konaré fait déjà blanchir les cheveux de nombreux leaders de la Ruche qui ont sur le bras un autre problème à travers la réintégration des camarades suspendus en 2007 pour indiscipline. En attendant, un ancien fidèle d’Alpha Oumar Konaré et ancien membre de ses gouvernements successifs, Pascal Baba Couloubaly, a choisi ainsi que plusieurs autres militants du côté de Dioïla, de gagner l’URD qui se présente aujourd’hui comme l’adversaire le dangereux de l’Adema pour 2012. Abdoulaye Diakité
Source: L'indicateur Renouveau
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Présidence de l’URD : Soumaïla Cissé désigne Younoussi Touré
Accueil | A la Une | Présidence de l’URD : Soumaïla Cissé désigne Younoussi Touré
Présidence de l’URD : Soumaïla Cissé désigne Younoussi Touré
28 April, 2008 04:00:00 L'indépendant
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image Soumaïla Cissé
Le deuxième congrès de l’URD, ouvert le samedi 26 avril, a pris fin vingt-quatre heures après au CICB, avec l’adoption des recommandations et la mise en place d’un nouveau bureau de 67 membres, dirigé par Younoussi Touré, reconduit à la tête du parti pour un nouveau mandat de quatre ans. Grâce tout de même, au soutien de Soumaïla Cissé qui l’a préféré à Oumar Touré, lequel conserve tout de même son poste de deuxième vice-président.
Annoncé pour être un espace d’expression et de dialogue, le deuxième congrès de l’URD n’aura été qu’une simple formalité pour désigner les membres de la direction du parti. En effet, Soumaîla Cissé, le père spirituel du parti, le propriétaire du parti, «le fondateur du parti» pour reprendre le mot de Younoussi Touré, n’a pas voulu démocratiser les débats relatifs au choix du président de l’URD. Dès l’ouverture du forum, Soumaïla Cissé a mis fin à toute spéculation, en plaidant éloquemment pour l’unité de l’URD et en tranchant, de façon paternaliste, entre les deux candidats à la présidente du parti : Younoussi Touré et Oumar Touré.
«Je voudrais féliciter et encourager le président Younoussi Touré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis cinq ans. Qu’il en soit infiniment remercié. Je lui renouvelle mon entière confiance». Voilà comment l’homme qui détient tous les leviers du parti a choisi son frère et aîné de Niafunké, Younoussi Touré au détriment de cet autre frère, cadet de Goundam, Oumar Touré. Ce choix qui ne se discute pas parce que venant de Soumaïla Cissé, s’est imposé à tout le peuple URD. Non sans murmures et chuchotements, car un grand nombre des congressistes entendait aller vers un changement.
Le maître incontesté du parti de la poignée de mains a même délivré au millier de participants un «diplôme d’honneur pour l’unité », sur lequel on peut lire ce poème : «Unis, nous vaincrons, dans le feu, dans la tempête, dans l’épreuve ou la joie, jusqu’à la victoire finale de l’URD, je cheminerai dans l’unité, quoi qu’il arrive. Pour le Mali, pour l’Afrique, pour l’URD, nous voilà liés pour toujours car, unis, nous vaincrons !»
Ce diplôme témoignera de « notre engagement pour l’unité du parti au cours de ce congrès. Il sera le ciment inusable de notre engagement pour la cohésion et l’unité de l’URD, notre fierté commune » a déclaré Soumaïla Cissé.
Auparavant, le président Younoussi Touré avait également lancé un « appel à l’unité du parti ». C’est pourquoi, il a déclaré, haut et fort, que : « c’est dans l’unité et la cohésion que notre parti pourra renforcer sa présence sur l’échiquier politique national. C’est dans l’unité et la cohésion que l’URD pourra affronter avec plus de chance de succès les élections à venir. C’est encore dans l’unité et la cohésion que les sacrifices que nous avons consentis pour ce parti ne seront pas vains. Camarades militants, soyons vigilants, car nos adversaires utilisent tous les moyens pour atteindre ce que nous avons de plus précieux : notre volonté d’aller ensemble dans la sérénité et la cohésion ».
Le chef de cabinet du Premier ministre sacrifié
Les appels à l’unité et le choix très officiel de Soumaïla Cissé en faveur de Younoussi Touré ont contribué a jeté un froid sur le congrès. Soumaïla a vraiment montré que l’URD, c’est pour lui. Aussi, au nom de cette cohésion qu’il a prêchée pour maintenir le président sortant, il n’a pas manqué de sacrifier le Secrétaire général adjoint sortant, Alou Sow, par ailleurs, Chef de cabinet du Premier ministre, Modibo Sidibé. Le frère aîné de Mme Sy Kadiatou Sow ne figure guère sur la liste du nouveau Bureau Exécutif National. Alou Sow et Soumaïla Cissé étaient de vrais amis mais, depuis la nomination du premier à la primature, leurs relations sont devenues difficiles. Certains rapportent même qu’ils ne s’adressent même plus la parole. En tout cas, Soumaïla Cissé vient de régler politiquement ses comptes avec le frère de sa camarade et non moins ancienne directrice de campagne en 2002. Les ambitions présidentielles que les uns et les autres prêtent à Modibo Sidibé sont – elles à l’origine du divorce entre Soumaïla Cissé, le candidat naturel de l’URD et ce collaborateur du Chef du gouvernement ?
Autres changements intervenus dans la mise en place du bureau, c’est bien au niveau du Secrétariat général où le titulaire, le Pr Salikou Sanogo, a cédé la main à Lassana Koné, ancien PDG de la défunte RCFM, un personnage très connu pour sa lourdeur administrative.
Le Pr Sanogo, le doyen de la FAST, très connu pour sa rigueur et son honnêteté intellectuelle se voit propulsé à la sixième vice–présidence tandis que Me Abdoul Wahab Berté, Oumar Touré, Amadou Goïta, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, Cheickna Hamallah Bathily sont respectivement 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème vice- présidents. Le transfuge du BDIA, Souleymane Djibril N’Diaye, est désormais le 6e -président de l’URD.
L’ancien ministre, Ousmane Oumarou Sidibé, en est le secrétaire politique et cet autre ancien ministre, Pascal Baba Coulibaly est son adjoint.
Le nouveau bureau de 67 membres que dirige Younoussi Touré comprend d’autres personnalités comme l’ancien député BDIA, l’époux de l’ancienne présidente de l’AMDH, Mme N’Douré, M’Bam Diarra, l’ancien député CNID, Me Demba Traoré.Maintenant l’URD selon son président, «doit se mobiliser pour les élections de 2009, et 2012» qu’elle entend remporter. A l’instar de l’ADEMA qui s’est fixé les mêmes objectifs.
Rappelons qu’au cours de ce congrès, trois partis ivoiriens ont répondu à l’invitation du parti : le FPI, le RDR et l’Alliance pour la nouvelle Côte d’Ivoire.
La classe politique malienne y était présente ainsi que trois présidents d’institutions de la République : Dioncounda Traoré, Oumarou Ag Ibrahim, Moussa Balla Coulibaly.
A suivre...
Chahana TAKIOU
Source: L'indépendant
Présidence de l’URD : Soumaïla Cissé désigne Younoussi Touré
28 April, 2008 04:00:00 L'indépendant
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image Soumaïla Cissé
Le deuxième congrès de l’URD, ouvert le samedi 26 avril, a pris fin vingt-quatre heures après au CICB, avec l’adoption des recommandations et la mise en place d’un nouveau bureau de 67 membres, dirigé par Younoussi Touré, reconduit à la tête du parti pour un nouveau mandat de quatre ans. Grâce tout de même, au soutien de Soumaïla Cissé qui l’a préféré à Oumar Touré, lequel conserve tout de même son poste de deuxième vice-président.
Annoncé pour être un espace d’expression et de dialogue, le deuxième congrès de l’URD n’aura été qu’une simple formalité pour désigner les membres de la direction du parti. En effet, Soumaîla Cissé, le père spirituel du parti, le propriétaire du parti, «le fondateur du parti» pour reprendre le mot de Younoussi Touré, n’a pas voulu démocratiser les débats relatifs au choix du président de l’URD. Dès l’ouverture du forum, Soumaïla Cissé a mis fin à toute spéculation, en plaidant éloquemment pour l’unité de l’URD et en tranchant, de façon paternaliste, entre les deux candidats à la présidente du parti : Younoussi Touré et Oumar Touré.
«Je voudrais féliciter et encourager le président Younoussi Touré, le capitaine de cette équipe qui gagne depuis cinq ans. Qu’il en soit infiniment remercié. Je lui renouvelle mon entière confiance». Voilà comment l’homme qui détient tous les leviers du parti a choisi son frère et aîné de Niafunké, Younoussi Touré au détriment de cet autre frère, cadet de Goundam, Oumar Touré. Ce choix qui ne se discute pas parce que venant de Soumaïla Cissé, s’est imposé à tout le peuple URD. Non sans murmures et chuchotements, car un grand nombre des congressistes entendait aller vers un changement.
Le maître incontesté du parti de la poignée de mains a même délivré au millier de participants un «diplôme d’honneur pour l’unité », sur lequel on peut lire ce poème : «Unis, nous vaincrons, dans le feu, dans la tempête, dans l’épreuve ou la joie, jusqu’à la victoire finale de l’URD, je cheminerai dans l’unité, quoi qu’il arrive. Pour le Mali, pour l’Afrique, pour l’URD, nous voilà liés pour toujours car, unis, nous vaincrons !»
Ce diplôme témoignera de « notre engagement pour l’unité du parti au cours de ce congrès. Il sera le ciment inusable de notre engagement pour la cohésion et l’unité de l’URD, notre fierté commune » a déclaré Soumaïla Cissé.
Auparavant, le président Younoussi Touré avait également lancé un « appel à l’unité du parti ». C’est pourquoi, il a déclaré, haut et fort, que : « c’est dans l’unité et la cohésion que notre parti pourra renforcer sa présence sur l’échiquier politique national. C’est dans l’unité et la cohésion que l’URD pourra affronter avec plus de chance de succès les élections à venir. C’est encore dans l’unité et la cohésion que les sacrifices que nous avons consentis pour ce parti ne seront pas vains. Camarades militants, soyons vigilants, car nos adversaires utilisent tous les moyens pour atteindre ce que nous avons de plus précieux : notre volonté d’aller ensemble dans la sérénité et la cohésion ».
Le chef de cabinet du Premier ministre sacrifié
Les appels à l’unité et le choix très officiel de Soumaïla Cissé en faveur de Younoussi Touré ont contribué a jeté un froid sur le congrès. Soumaïla a vraiment montré que l’URD, c’est pour lui. Aussi, au nom de cette cohésion qu’il a prêchée pour maintenir le président sortant, il n’a pas manqué de sacrifier le Secrétaire général adjoint sortant, Alou Sow, par ailleurs, Chef de cabinet du Premier ministre, Modibo Sidibé. Le frère aîné de Mme Sy Kadiatou Sow ne figure guère sur la liste du nouveau Bureau Exécutif National. Alou Sow et Soumaïla Cissé étaient de vrais amis mais, depuis la nomination du premier à la primature, leurs relations sont devenues difficiles. Certains rapportent même qu’ils ne s’adressent même plus la parole. En tout cas, Soumaïla Cissé vient de régler politiquement ses comptes avec le frère de sa camarade et non moins ancienne directrice de campagne en 2002. Les ambitions présidentielles que les uns et les autres prêtent à Modibo Sidibé sont – elles à l’origine du divorce entre Soumaïla Cissé, le candidat naturel de l’URD et ce collaborateur du Chef du gouvernement ?
Autres changements intervenus dans la mise en place du bureau, c’est bien au niveau du Secrétariat général où le titulaire, le Pr Salikou Sanogo, a cédé la main à Lassana Koné, ancien PDG de la défunte RCFM, un personnage très connu pour sa lourdeur administrative.
Le Pr Sanogo, le doyen de la FAST, très connu pour sa rigueur et son honnêteté intellectuelle se voit propulsé à la sixième vice–présidence tandis que Me Abdoul Wahab Berté, Oumar Touré, Amadou Goïta, Mme Coulibaly Kadiatou Samaké, Cheickna Hamallah Bathily sont respectivement 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 5ème vice- présidents. Le transfuge du BDIA, Souleymane Djibril N’Diaye, est désormais le 6e -président de l’URD.
L’ancien ministre, Ousmane Oumarou Sidibé, en est le secrétaire politique et cet autre ancien ministre, Pascal Baba Coulibaly est son adjoint.
Le nouveau bureau de 67 membres que dirige Younoussi Touré comprend d’autres personnalités comme l’ancien député BDIA, l’époux de l’ancienne présidente de l’AMDH, Mme N’Douré, M’Bam Diarra, l’ancien député CNID, Me Demba Traoré.Maintenant l’URD selon son président, «doit se mobiliser pour les élections de 2009, et 2012» qu’elle entend remporter. A l’instar de l’ADEMA qui s’est fixé les mêmes objectifs.
Rappelons qu’au cours de ce congrès, trois partis ivoiriens ont répondu à l’invitation du parti : le FPI, le RDR et l’Alliance pour la nouvelle Côte d’Ivoire.
La classe politique malienne y était présente ainsi que trois présidents d’institutions de la République : Dioncounda Traoré, Oumarou Ag Ibrahim, Moussa Balla Coulibaly.
A suivre...
Chahana TAKIOU
Source: L'indépendant
APE: le Mali se prépare.
Accords de partenariat économique : LE MALI SE PRÉPARE
28 April, 2008 05:40:00 l'Essor
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image S.E.M. Amadou Toumani Touré
Les simulations examinées durant la session vont permettre de moduler les choix et de fixer un calendrier
En octobre dernier, le comité ministériel de suivi des accords de partenariats économiques entre l'Afrique et l'Union européenne a annoncé, lors d'une réunion extraordinaire, que l'Afrique de l'Ouest ne sera pas prête à la date du 31 décembre suivant pour signer les APE avec l'Union européenne. Par la suite, les pays africains ont adopté un chronogramme pour la conclusion des négociations et la signature de l'accord. Ce chronogramme prévoit la mise en oeuvre de trois activités principales pour la signature de l'APE au plus tard en juin 2009. Ces activités sont la définition conjointe des programmes d'accompagnement et leur financement par la commission européenne, la formulation du calendrier d'accès aux marchés de notre sous-région et la rédaction du texte de l'accord. C'est dans ce cadre qu'un atelier de validation de l'étude d'une offre d'accès au marché de notre pays a démarré ses travaux hier à l'hôtel Salam sous la présidence du secrétaire général du ministère de Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Al-Maamoun Kéïta. Au terme de cette session, le comité national de suivi des accords devra adopter une formule de démantèlement tarifaire et engager la réflexion sur le niveau, par année, des pertes de recettes fiscales supportable par les finances publiques. Ce processus permettra d'établir un calendrier de démantèlement tarifaire dans la sous-région. Le présent atelier va par conséquent orienter le comité national de suivi dans le choix du scénario de libéralisation des échanges entre l'Afrique de l'ouest et l'Union européenne. Les simulations d'accès au marché qui seront examinées sont destinées entre autres à proposer une formule de démantèlement tarifaire, et à faire ressortir les augmentations de recettes fiscales attendues de l'accroissement de nos importations en provenance de l'UE et de la mise en oeuvre des réformes fiscales préconisées. Elles permettront également de proposer des produits qui seront soumis à des mesures de sauvegarde et de faire ressortir l'impact fiscal net attendu, année par année, selon la formule de démantèlement tarifaire proposé pour les cinq premières années. Le comité va également déterminer un plafond de pertes de recettes fiscales à ne pas dépasser annuellement quelque soit la formule de démantèlement tarifaires qui sera adoptée, a précisé Al-Maamoun Kéïta. "L'Afrique de l'Ouest ne peut plus se permettre d'accuser de retard dans le processus des négociations de l'accord de partenariat économique si elle veut se donner une chance d'aller à l'intégration économique sous-régionale", a-t-il indiqué en soulignant la distorsion des régimes commerciaux entre nos pays. "Dans notre espace, cohabitent trois régimes commerciaux avec le même partenaire. Cette multitude de régimes est source de distorsions dans les échanges commerciaux entre les pays de l'Afrique de l'Ouest et l'UE et risque de compromettre les efforts dans la mise en place prochaine de l'Union douanière", a analysé Kéïta. D'où, a-t-il jugé, l'intérêt pour nos pays de respecter le chronogramme établi en décembre 2007 conformément aux conclusions de la réunion du Comité ministériel tenue en février dernier à Nouakchott. En vue de préparer les travaux relatifs à la formulation du calendrier d'accès aux marchés de l'Afrique de l'ouest, notre pays a élaboré une liste de produits sensibles dont le rapport provisoire a été validé en mars dernier. Ce rapport propose l'exclusion totale de ces produits sensibles de la libéralisation des échanges avec l'UE. La liste comporte 320 produits dont 92 agricoles et 228 industriels. Le rapport propose une période de transition de 20 ans pour les produits agricoles et de 15 ans pour les produits industriels, a indiqué Kéïta. Il a recommandé au comité de suivi de préserver les intérêts de la nation car, de son point de vue, des secteurs productifs seront fortement éprouvés par la concurrence européenne tandis que d'autres gagneront en compétitivité avec le démantèlement tarifaire. Pour le chef de la commission de l'Union européenne dans notre pays, Gabin Hamann, les résultats de l'étude ont montré que quel que soit le calendrier et les modalités d'ouverture retenus, l'APE sera d'autant plus bénéfique pour notre pays qu'il exige de l'État des reformes propres à améliorer l'efficacité fiscale. "Les simulations montrent que l'élargissement de 5% de l'assiette fiscale sera suffisant pour compenser l'effet de libéralisation sur les recettes fiscales mais aussi pour créer une nette augmentation des revenus par rapport à l'année de base", a souligné Gabin Hamann. Les APE sont donc, de son point de vue, un véritable instrument de développement et d'intégration régionale. "L'APE offre une opportunité unique aux pays ACP de répondre au défi de la mondialisation qui est un fait incontournable." a conclu le représentant de l'UE. Be COULIBALY
Source: l'Essor
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ASSADEK AG HAMAHADY Aboubacrine sur 28 April, 2008 11:15:02
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L'Europe a toujours maintenu avec les états Africains (plus Caraïbes et Pacifique) des rapports privilégiés dans le domaine des échanges commerciaux -- les produits Africains bénéficient d'exonération douanières qui les rendent plus compétitifs sur le marche Européen. Pour se mettre en conformité avec les règles de l'O.M.C (Organisation Mondiale du commerce), l'Europe envisage de mettre fin à ce traitement de faveur et propose un accord de libre échange où les produits venant de part et d'autre seront exonérés des droits de douane. L'élimination des droits de douane devrait être progressive. Les "négociations" avaient débuté depuis 2002.
Pour les Européens, cet accord suit la logique de la mondialisation; pour les pays africains, le contre argument vient du fait que les droits de douane représentent souvent 40-60% des ressources budgétaires et la faible compétitivité de leurs produits.
Bien entendu, les pays africains ne sont pas au même pied d'égalité. Certains exportent beaucoup de matières premières vers l'Europe, et d'autres presque pas. Pour les seconds, l'élimination des droits de douane est -- a court terme -- difficile à justifier, surtout d'un point de vue budgétaire.
Le Mali exporte très peu vers l'Europe qui par contre représente 30% de ses importations. D'un point de vue strictement budgétaire, le Mali n'a aucun intérêt à signer ces accords.
------------- Mon avis personnel ----------------
Cependant, je crois qu'il faut à terme éliminer la douane au Mali. Tout simplement. Je prendrais le temps de développer cet argument une autre fois -- il repose sur le fait que l'élimination progressive de la douane va entraîner une croissance de la demande, doper l'économie nationale et augmenter les recettes en impôts.
1- les relations entre états sont comme les relations humaines, de temps a
autre, il faut les sonder avec de la réalité et apporter des aménagements. Donc
en tant que tel les APE ne sont pas un problème;
2- la où le problème apparaît c'est que beaucoup de personnes pensent que les
solutions proposées sont au détriment des pays africains. Nous devions accepter
en Afrique que les états européens ont été constitués au 19ème siècle
essentiellement par des mouvements de réunification nationale et depuis ce qui
guide leurs relations est la sauvegarde de leurs intérêts. Il s'agit également
aux Etats africains de chercher à défendre leurs propres intérêts. Ce qui est
curieux c'est ces APE étaient annoncées depuis 2000 et pour le 31 décembre
2007. Comment cela se fait-il que les pays africains ne se soient pas préparés
et n'ai pas propose leurs propres solutions?
3- Tous les partenaires du présent conflit autour des APE: les ONG, l'UE, les
paysans, etc... Jouent leurs rôles. Les seuls à ne pas jouer leurs rôles sont
les états africains et aussi les intellectuels africains.
28 April, 2008 05:40:00 l'Essor
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image S.E.M. Amadou Toumani Touré
Les simulations examinées durant la session vont permettre de moduler les choix et de fixer un calendrier
En octobre dernier, le comité ministériel de suivi des accords de partenariats économiques entre l'Afrique et l'Union européenne a annoncé, lors d'une réunion extraordinaire, que l'Afrique de l'Ouest ne sera pas prête à la date du 31 décembre suivant pour signer les APE avec l'Union européenne. Par la suite, les pays africains ont adopté un chronogramme pour la conclusion des négociations et la signature de l'accord. Ce chronogramme prévoit la mise en oeuvre de trois activités principales pour la signature de l'APE au plus tard en juin 2009. Ces activités sont la définition conjointe des programmes d'accompagnement et leur financement par la commission européenne, la formulation du calendrier d'accès aux marchés de notre sous-région et la rédaction du texte de l'accord. C'est dans ce cadre qu'un atelier de validation de l'étude d'une offre d'accès au marché de notre pays a démarré ses travaux hier à l'hôtel Salam sous la présidence du secrétaire général du ministère de Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Al-Maamoun Kéïta. Au terme de cette session, le comité national de suivi des accords devra adopter une formule de démantèlement tarifaire et engager la réflexion sur le niveau, par année, des pertes de recettes fiscales supportable par les finances publiques. Ce processus permettra d'établir un calendrier de démantèlement tarifaire dans la sous-région. Le présent atelier va par conséquent orienter le comité national de suivi dans le choix du scénario de libéralisation des échanges entre l'Afrique de l'ouest et l'Union européenne. Les simulations d'accès au marché qui seront examinées sont destinées entre autres à proposer une formule de démantèlement tarifaire, et à faire ressortir les augmentations de recettes fiscales attendues de l'accroissement de nos importations en provenance de l'UE et de la mise en oeuvre des réformes fiscales préconisées. Elles permettront également de proposer des produits qui seront soumis à des mesures de sauvegarde et de faire ressortir l'impact fiscal net attendu, année par année, selon la formule de démantèlement tarifaire proposé pour les cinq premières années. Le comité va également déterminer un plafond de pertes de recettes fiscales à ne pas dépasser annuellement quelque soit la formule de démantèlement tarifaires qui sera adoptée, a précisé Al-Maamoun Kéïta. "L'Afrique de l'Ouest ne peut plus se permettre d'accuser de retard dans le processus des négociations de l'accord de partenariat économique si elle veut se donner une chance d'aller à l'intégration économique sous-régionale", a-t-il indiqué en soulignant la distorsion des régimes commerciaux entre nos pays. "Dans notre espace, cohabitent trois régimes commerciaux avec le même partenaire. Cette multitude de régimes est source de distorsions dans les échanges commerciaux entre les pays de l'Afrique de l'Ouest et l'UE et risque de compromettre les efforts dans la mise en place prochaine de l'Union douanière", a analysé Kéïta. D'où, a-t-il jugé, l'intérêt pour nos pays de respecter le chronogramme établi en décembre 2007 conformément aux conclusions de la réunion du Comité ministériel tenue en février dernier à Nouakchott. En vue de préparer les travaux relatifs à la formulation du calendrier d'accès aux marchés de l'Afrique de l'ouest, notre pays a élaboré une liste de produits sensibles dont le rapport provisoire a été validé en mars dernier. Ce rapport propose l'exclusion totale de ces produits sensibles de la libéralisation des échanges avec l'UE. La liste comporte 320 produits dont 92 agricoles et 228 industriels. Le rapport propose une période de transition de 20 ans pour les produits agricoles et de 15 ans pour les produits industriels, a indiqué Kéïta. Il a recommandé au comité de suivi de préserver les intérêts de la nation car, de son point de vue, des secteurs productifs seront fortement éprouvés par la concurrence européenne tandis que d'autres gagneront en compétitivité avec le démantèlement tarifaire. Pour le chef de la commission de l'Union européenne dans notre pays, Gabin Hamann, les résultats de l'étude ont montré que quel que soit le calendrier et les modalités d'ouverture retenus, l'APE sera d'autant plus bénéfique pour notre pays qu'il exige de l'État des reformes propres à améliorer l'efficacité fiscale. "Les simulations montrent que l'élargissement de 5% de l'assiette fiscale sera suffisant pour compenser l'effet de libéralisation sur les recettes fiscales mais aussi pour créer une nette augmentation des revenus par rapport à l'année de base", a souligné Gabin Hamann. Les APE sont donc, de son point de vue, un véritable instrument de développement et d'intégration régionale. "L'APE offre une opportunité unique aux pays ACP de répondre au défi de la mondialisation qui est un fait incontournable." a conclu le représentant de l'UE. Be COULIBALY
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ASSADEK AG HAMAHADY Aboubacrine sur 28 April, 2008 11:15:02
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L'Europe a toujours maintenu avec les états Africains (plus Caraïbes et Pacifique) des rapports privilégiés dans le domaine des échanges commerciaux -- les produits Africains bénéficient d'exonération douanières qui les rendent plus compétitifs sur le marche Européen. Pour se mettre en conformité avec les règles de l'O.M.C (Organisation Mondiale du commerce), l'Europe envisage de mettre fin à ce traitement de faveur et propose un accord de libre échange où les produits venant de part et d'autre seront exonérés des droits de douane. L'élimination des droits de douane devrait être progressive. Les "négociations" avaient débuté depuis 2002.
Pour les Européens, cet accord suit la logique de la mondialisation; pour les pays africains, le contre argument vient du fait que les droits de douane représentent souvent 40-60% des ressources budgétaires et la faible compétitivité de leurs produits.
Bien entendu, les pays africains ne sont pas au même pied d'égalité. Certains exportent beaucoup de matières premières vers l'Europe, et d'autres presque pas. Pour les seconds, l'élimination des droits de douane est -- a court terme -- difficile à justifier, surtout d'un point de vue budgétaire.
Le Mali exporte très peu vers l'Europe qui par contre représente 30% de ses importations. D'un point de vue strictement budgétaire, le Mali n'a aucun intérêt à signer ces accords.
------------- Mon avis personnel ----------------
Cependant, je crois qu'il faut à terme éliminer la douane au Mali. Tout simplement. Je prendrais le temps de développer cet argument une autre fois -- il repose sur le fait que l'élimination progressive de la douane va entraîner une croissance de la demande, doper l'économie nationale et augmenter les recettes en impôts.
1- les relations entre états sont comme les relations humaines, de temps a
autre, il faut les sonder avec de la réalité et apporter des aménagements. Donc
en tant que tel les APE ne sont pas un problème;
2- la où le problème apparaît c'est que beaucoup de personnes pensent que les
solutions proposées sont au détriment des pays africains. Nous devions accepter
en Afrique que les états européens ont été constitués au 19ème siècle
essentiellement par des mouvements de réunification nationale et depuis ce qui
guide leurs relations est la sauvegarde de leurs intérêts. Il s'agit également
aux Etats africains de chercher à défendre leurs propres intérêts. Ce qui est
curieux c'est ces APE étaient annoncées depuis 2000 et pour le 31 décembre
2007. Comment cela se fait-il que les pays africains ne se soient pas préparés
et n'ai pas propose leurs propres solutions?
3- Tous les partenaires du présent conflit autour des APE: les ONG, l'UE, les
paysans, etc... Jouent leurs rôles. Les seuls à ne pas jouer leurs rôles sont
les états africains et aussi les intellectuels africains.
Le refus du développement.
Sujet : Le refus du developpement | Nom : Ayayi Togota | 28/04/2008-19H55///
L’Afrique précoloniale unie et idyllique est un conte de fée pour débiles mentaux profonds. Elle était éclatée et des Etats rivaux s’y disputaient la suprématie, ce qui a d’ailleurs facilité la traite négrière. Après la défaite, les colons ont charcuté le continent à leur guise pour s’octroyer des espaces avec des peuples serfs taillables et corvéables à merci. Comme si la balkanisation coloniale et le crime contre l’humanité qu’est l’esclavage ne suffisaient pas, les dirigeants africains n’ont eu de cesse de diviser et diviser encore et encore, inlassablement, méthodiquement l’Afrique avant et après l’indépendance. Le laquais de la France, Léopold Sédar Senghor, sur ordre de ses maîtres, a rayé de la carte de l’Afrique la Fédération du Soudan (Sénégal et Mali ) d’un trait de plume. Le traître Félix Houphouet-Boigny, en 1958, avec l’aval de la France, s’empressa de jeter dehors, comme des malpropres, les ressortissants togolais et dahoméens de son pays, la Côte d’Ivoire. Après les indépendances factices, la xénophobie des gouvernements a servi et sert encore à offrir des boucs émissaires à leurs peuples naïfs afin de cacher leur incompétence et leur gabegie. A ce niveau de la bêtise criminelle, il y a beaucoup d’émulation. Le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire de l’idéologie nazie de l’ivoirité, le Gabon, les deux Congo, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Maroc et la Libye n’ont rien à envier à la France du Hongrois Nicolas Sarkozy Nagy. Au Togo, le régime militaire du clan Gnassingbe recourt à la xénophobie en livrant les Ibo du Nigeria, en pâture à la population, comme boucs émissaires pour évacuer sa responsabilité au niveau de l’extraordinaire climat d’insécurité qui prévaut au Togo et du trafic de drogue dont le pays est devenu une plaque tournante régionale.
Confrontés à des idéologies importées des puissances hégémoniques ennemies, les peuples africains, par manque de repères au sein de la culture nationale et de la société néocoloniale, eu égard aux enjeux de la modernité, se livrent, presque en désespoir de cause, pieds et poings liés aux marchands d’illusions qui leur promettent le paradis sur terre et la guérison par la prière ! Il en va de même pour les cadres avec les réseaux d’influence étrangers qui leur font miroiter une ascension sociale et professionnelle voire des strapontins politiques. Ces réseaux mafieux qui sont des instruments d’aliénation, d’intimidation et de domination néocolonialiste des Africains, sont les sectes islamistes, chrétiennes et maçonniques, le papisme, la francophonie, le CAMES, les clochers politiques européens comme la social-démocratie, le libéralisme, tous les fascismes de gauche et de droite…
Figés dans une posture pathétique, qui leur a été imposée, les peuples d’Afrique sont réifiés en tant que peuples dominés et conditionnés psychologiquement pour servir de machines à consommer les produits occidentaux. Cette attitude qui frise l’addiction psychosomatique les empêche de devenir producteurs des biens qu’ils consomment et créateurs. Que les hymnes nationaux des pays africains soient des marches militaires à l’instar de La Marseillaise de la France, pour les francophones et des cantiques religieux pour les anglophones sur le modèle du God save the King britannique, n’est pas le fruit du hasard mais d’un mimétisme de nouveaux Etats sans autonomie.
Certains africains, hypnotisés par l’image et le discours mystificateur de l’Europe conquérante et triomphante, en viennent à magnifier la colonisation comme un « bienfait de l’humanité » au profit des misérables nègres, pauvres hères, qui auraient régressé dans l’animalité et seraient définitivement perdus pour l’humanité de l’homo sapiens sapiens sans la main tendue charitable du blanc. Le fameux «fardeau de l’homme blanc»! A l’instar des écrivains togolais de la coloniale mystifiés tels que Félix Dossa Couchoro et David Kuessan Ananou, le pioupiou congolais, le « général » Denis Sassou Nguesso, s’est, lui, permis de dépasser le discours d’allégeance et d’admiration naïve de l’esclave envers le maître. Son zèle d’esclave est allé jusqu’à détourner les maigres ressources d’un pays ruiné par une guerre tribale qu’il a lui-même provoquée, avec le soutien de ses maîtres français, pour ériger puis inaugurer, le 3 octobre 2006, un mausolée de marbre blanc de 10 milliards FCFA à la gloire du sinistre et criminel petit colon aventurier Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905). Cet Italo-français, responsable du génocide colonial infligé aux peuples du Congo, est l’objet d’une admiration bébête sans limite du petit soldat dictateur. Sassou ne connaît pas un seul résistant anticolonialiste congolais qui aurait mérité ce monument funéraire destiné à un assassin raciste dont il a fait exhumer les cendres en France pour les ensevelir sur une rive du fleuve Congo? Quelle insulte à l’intelligence et à la dignité du peuple congolais !
De la même façon, l’élite politico-administrative congolaise est incapable de débaptiser le nom de la capitale Brazzaville, du nom du colon fasciste, pour lui redonner son ancien nom Mfoua. Bongo, au Gabon, considère comme un honneur insigne, digne d’un nègre banania, de faire appeler son patelin natal Franceville! Quand on est ressortissant de Franceville, n’est-on pas un peu français sur les bords et un peu plus « civilisé » que les autres Gabonais par la seule magie du nom ? Un double ban pour Bongo ! Bongo oyé !
Les organisations régionales mises en place sur tout le continent sont malades de maladies qui s’appellent irresponsabilité, refus de cotisation, non respect des textes signés, népotisme, corruption, sabotage, querelles de chiffonniers pour des vétilles, ingérences déstabilisatrices des grandes puissances, etc. L’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) (1961-2003) a été globalement un échec. Les guerres interétatiques, les guerres civiles, les génocides, les massacres tribalistes, les sécessions, les coups d’Etat des sergents-présidents, les élections truquées « à la togolaise », c’est-à-dire à la machette; la famine, la misère, la fuite des cerveaux, la médiocratie, le parti unique, la dictature, les violations massives des droits humains sont le bilan peu enviable de l’organisation panafricaine sans moyens parce que sans ambitions. L’OUA a été d’autant plus inefficace qu’elle s’est constituée en syndicat de dictateurs contre l’intérêt des peuples dont elle était censée défendre la cause. L’Union Africaine (UA) qui a pris sa succession ne vaut guère mieux.
En Afrique de l’Ouest, la CEDEAO est un machin où l’on ratifie des traités que personne ou presque n’applique. La libre circulation des personnes et des biens est une réalité sur le papier depuis de longues années et pourtant, il est impossible de circuler librement non seulement à l’intérieur d’un Etat mais encore entre deux Etats. Les flics, la maréchaussée, les gabelous et les pioupious veillent au grain pour racketter le pauvre voyageur et le molester au besoin, s’il proteste, sûr de son bon droit.
L’Union Economique et Monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) ne vaut guère mieux puisqu’elle demeure un instrument entre les mains de la France supposée garantir le franc CFA. La mise sous tutelle de la monnaie des Etats francophones par Paris montre à quel point les indépendances sont une fiction en Afrique noire. Les Africains se souviennent encore avec rage et amertume de la dévaluation du franc CFA décidée arbitrairement par l’impérialisme français. Ce triste épisode de notre histoire récente s’est déroulé, en 1994, à Dakar, au Sénégal, chez le grand (par la taille) président Abdou Diouf, surnommé par ses compatriotes La Girafe. A cette occasion, tous les petits présidents de la zone CFA furent sommés par le président français François Mitterrand – ex-nazillon décoré de la médaille de la Francisque pour collaboration avec l’ennemi allemand sous le règne fasciste du traître maréchal Pétain -de se présenter à Dakar, toutes affaires cessantes, pour écouter les ordres de la Métropole. Ils s’y présentèrent tous en rang d’oignon et eurent l’humiliation de se retrouver, non pas devant leur paire français, mais devant un petit premier ministre, fils d’immigré arménien, originaire de la ville d’Izmir, en Turquie, du nom d’Edouard Balladur, version francisée de son patronyme arménien Balladurian. Houphouet, Eyadema, Biya, Compaoré, Hissen Habré, Diouf, Kountché, tous dictateurs médiocres qui jouaient aux importants dans leur pays respectif, furent mis au garde-à-vous pour entendre la sentence de la France prononcée par la bouche du fils d’immigré des rives du Bosphore : la dévaluation du franc CFA de 50%. Rompez les rangs ! Exécution ! La France venait d’affamer un peu plus ses esclaves d’Afrique pour mieux garnir le panier de la ménagère française. Les nègres transpireront un peu plus pour voir les fruits de leur labeur divisés par deux ! Il y allait de la grandeur de la grande France, fille aînée de l’Eglise et pays des droits de l’Homme. Après tout, les nègres n’ont-ils pas l’habitude de la misère ? Un peu plus ou un peu moins de misère, qu’elle importance, ont dû se dire les pompes-la-sueur français.
Le CFA est fabriqué en France. S’est-on jamais posé la question suivante ? Si, par exemple, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) commandait à la Banque de France 1000 milliards FCFA et que celle-ci en fabriquait 3000 milliards en conservant par devers elle 2000 milliards frauduleusement pour inonder la zone CFA de vrais faux billets et pousser à l’inflation et à la dévaluation ? Comment peut-on comprendre que 15 Etats réunis sont incapables de battre une monnaie commune et de la garantir à partir de leurs économies et matières premières qui sont loin d’être négligeables. Lors même que des dirigeants indignes ne sont pas capables de défendre les intérêts particuliers de leur pays respectifs, il faut comprendre que la défense de l’intérêt général d’un grand ensemble est au-dessus de leurs forces. Les chimériques Etats-Unis d’Afrique que proposent sur le champ les plus farfelus d’entre eux, sont voués à être pilotés par les grandes puissances hégémoniques occidentales et le nouvel ogre économique chinois.
La preuve, les mystificateurs de l’Afrique unie n’ont, à aucun moment, posé le problème des bases militaires étrangères en terre africaine. Djibouti, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Centre Afrique, le Tchad, le Kenya, le Sénégal, le Togo…sont des pays qui offrent des bases militaires à la France principalement et dans une moindre mesure aux Etats-Unis d’Amérique dans le cas de Djibouti et du Kenya. Les accords de défense passés avec ces pays sont tout simplement une occupation militaire déguisée parce que les forces étrangères ennemies pré positionnées possèdent une puissance de feu sans commune mesure avec celle des armées d’opérette néocoloniales dont le niveau technologique se situe au niveau de l’âge de la pierre taillée. La Côte d’Ivoire en a administré la preuve lorsque l’armée du tribaliste Laurent Gbagbo a osé attaquer un détachement de l’armée française près de Bouake, au cours de la guerre civile allumée par la France pour l’affaiblir. Les représailles furent terribles : toute l’aviation ivoirienne fut réduite en fumée. Gbagbo n’osa même pas demander le départ de l’armée française de son pays. La France l’aurait renversé au profit d’une marionnette plus docile. Il n’est pas indifférent de savoir que lorsque le FPI, le parti de Gbagbo, était dans l’opposition, il exigeait la fermeture de la base militaire française. Dès l’accession frauduleuse de Gbagbo au pouvoir, il oublia cette exigence au nom des intérêts de la Françafrique. Voilà comment de soi-disant opposants « démocrates » trahissent leur peuple lorsqu’ils prennent le pouvoir.
Gbagbo, d’une certaine façon, a fait le malheur des Togolais. En voyant ses positions menacées en Côte d’Ivoire, la France a redéployé ses forces, histoire de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. C’est dans l’optique de cette stratégie que l’impérialisme français a transformé le territoire togolais en base militaire d’occupation, annihilant de la sorte, toute fiction d’indépendance du Togo sous la botte cruelle et archaïque du clan Gnassingbe
Il va donc sans dire que la prétendue union, que de vils individus en mission commandée – le président sénégalais Abdoulaye Wade en est un exemple – pour le compte des ennemis jurés de l’Afrique, est un piège grotesque dont l’objectif vise à pousser les Africains eux-mêmes à unir leur domination pour faciliter la tâche aux colons qui n’auront plus à disperser leurs forces et avoir autant de politiques qu’il y a d’Etats sur le continent. L’évidence crève les yeux puisque rien n’est fait par les gouvernements fantoches pour l’autonomie de nos pays et de l’Afrique. Rien ne changera en dehors du mode de domination qui sera davantage centralisé pour un pillage plus systématique. Le procédé que proposaient les tyranneaux n’est pas indifférent non plus, car il s’agit d’un véritable coup de force faisant fi de la souveraineté des peuples et des règles démocratiques puisque tout allait se faire sans référendum et sans débat politique préalable.
Par rapport à la situation actuelle que vit l’Afrique sous domination étrangère, il y a lieu de parler des Afriques. L’Afrique au singulier est en réalité un mythe. Nous n’utilisons le singulier que par commodité de langage, car l’Afrique est fragmentée et diverse. Un séjour à Berlin, en Allemagne, en août 2004, à l’occasion d’un séminaire international de la Commission Internationale de Juristes (CIJ) consacré aux lois liberticides prises par certains Etats dans le cadre de la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 d’Al Qaeda contre les Etats-Unis d’Amérique, a montré aux Africains présents à cette assise qu’ils n’avaient pas tous forcément le même sentiment d’unité de leur continent. Lors de la composition des groupes de travail, conçus sur un critère géographique, je fus étonné de voir les organisateurs mettre l’Egypte, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie dans le groupe régional du Moyen Orient. Je levai la main pour signaler l’erreur puis me ravisai en constatant que les séminaristes maghrébins eux-mêmes n’y trouvaient rien à redire ; ils trouvaient cela tout à fait normal. Je me tus donc puisque je ne pouvais pas être plus royaliste que le roi. Lorsqu’un Sud-saharien débarque en Afrique du Nord, il n’est pas rare que ses hôtes lui demandent des nouvelles de l’Afrique, à son grand étonnement, comme s’il avait débarqué sur un autre continent !
Le fait pour les dirigeants africains de toujours mal copier ce qui se fait bien et qui réussit ailleurs atteste de leur mauvaise foi dans la mesure où leurs actions ne s’inscrivent pas dans une logique de progrès et d’indépendance. Le modèle qu’ils veulent copier est l’Union Européenne (UE). Par souci de cohérence, l’UE exige de tous ses adhérents d’avoir le même système politique, la démocratie. Comment faire cohabiter l’Ile Maurice, l’un des rares pays à peu près démocratiques du continent, avec les dictatures militaires primitives du Togo, de la Guinée Konakry, d’Algérie, du Soudan ou des monarchies déguisées comme au Cameroun, au Gabon, en Egypte, en Libye et au Zimbabwe ?
Quand on choisit librement d’habiter la même chambre, il faut nécessairement un certain nombre de critères incontournables : la compatibilité d’humeur, une certaine discipline et des points communs. Dans la plupart des Etats, le dissensus est la norme du fait de la trahison des élites politiques, intellectuelles, traditionnelles, administratives, etc. Même élus démocratiquement – dans de rares circonstances - les tenants du pouvoir politique sont illégitimes dès lors que leur véritable mission consiste à gérer le néocolonialisme au profit des puissances étrangères qui dominent l’Afrique. Dans le cas des élections démocratiques qui se déroulent dans des Etats sous tutelle comme le Bénin, le Mali ou le Ghana, la démocratie est dévoyée parce qu’il s’agit d’un système politique qui, pour exister, exige un degré certain d’autonomie, à la fois des citoyens et de l’Etat. En l’absence de cette autonomie, la démocratie « néocoloniale » doit être considérée comme une escroquerie politique, un marché de dupes. Il s’agit de faire croire aux électeurs qu’ils élisent librement leurs dirigeants alors que ceux-ci sont d’abord cooptés par l’oppresseur étranger. Paris, Londres, Washington, Bruxelles, Moscou, Lisbonne, Madrid sont les points de passage obligés pour tous ceux qui gouvernent ou aspirent à gouverner – quand ils sont dans l’opposition – car là s’obtient la caution politique des faiseurs de rois africains. C’est pourquoi la classe politique africaine est profondément aliénée. Dans ces circonstances, il lui est quasi impossible d’élaborer une politique d’indépendance guidée par un souci d’autonomie. La classe politique, n’ayant qu’une vision alimentaire de la chose publique, est incapable d’inscrire son action dans une perspective patriotique et donc la durée. Et pourtant, les évènements tragiques susceptibles de provoquer un sursaut patriotique abondent à telle enseigne que la question que se pose à présent l’analyste est de savoir jusqu’à quelle limite le peuple, éclairé par ses élites conscientes, va supporter l’intolérable de ses dirigeants, c’est-à-dire sa mise à mort programmée.
Malheureusement, les cadres intellectuels qui, naturellement, sont appelés à prendre la tête de la révolution, sont trop portés sur l’opportunisme et la corruption. Le pouvoir, conscient du danger qu’ils représentent, recourt à la corruption et autres formes de séduction à haute dose pour les domestiquer. Ils ne disposent pas de repères au sein de la culture nationale pour donner l’assaut final aux régimes fantoches. Minés par une aliénation qui les a conditionnés, comme le chien de Pavlov, ils se mettent au garde-à-vous devant les intérêts des colons qui leur servent de repères et de modèles. Ils restent à décoloniser mentalement! Leur allégeance inconditionnelle aux réseaux mafieux colonialistes s’explique par un complexe d’infériorité devant le Blanc et un esprit de prostitution trop sensible aux prébendes.Une certaine complaisance sociale empêche de dire la vérité pour ne pas froisser autrui, surtout quand on lui accorde une certaine importance dans la société. Cette attitude est dommageable dans une société où les notables – qui ont vocation à servir de modèles – font partie de la racaille et se comportent objectivement comme des ennemis du peuple.
Le refus du développement affiché par les dirigeants politiques africains disqualifie toute velléité de créer des Etats-Unis d’Afrique ici et maintenant. L’aliénation des élites intellectuelles, à la remorque de l’Occident et manquant outrageusement de patriotisme, renvoie ce projet politique, pourtant indispensable à la survie de l’Afrique, aux calendes grecques. Pour l’heure, il s’agit d’une énorme supercherie visant à unifier la domination de l’Afrique pour faciliter la tâche aux ennemis mortels des peuples africains. L’union proposée par des racistes, des tribalistes et autres génocidaires fascistes n’est qu’une vulgaire politique spectacle visant à faire diversion aux yeux des peuples dominés que l’on s’apprête à conduire à l’abattoir de la mondialisation impérialiste et esclavagiste. Les despotes ont eu le courage de reconnaître, au sommet d’Accra, l’échec lamentable du NEPAD, un pseudo plan imbécile de développement de l’Afrique basé sur la mendicité. La libération et l’indépendance exigent la nécessité d’une pensée stratégique pour sortir l’Afrique de ce qui semble être une fatalité de l’échec. L’urgence de la pensée s’impose d’autant plus que les rapports de force sont en faveur des forces d’inertie et des forces négatives. La crise est la conséquence d’une terrible décente aux enfers qui risque de provoquer dans les prochaines décennies la disparition des peuples africains. La crise est totale : économique, sociale, identitaire, morale, sécuritaire (sécurité humaine), institutionnelle. Il faut une révolution pour sauver l’Afrique.
L’Afrique précoloniale unie et idyllique est un conte de fée pour débiles mentaux profonds. Elle était éclatée et des Etats rivaux s’y disputaient la suprématie, ce qui a d’ailleurs facilité la traite négrière. Après la défaite, les colons ont charcuté le continent à leur guise pour s’octroyer des espaces avec des peuples serfs taillables et corvéables à merci. Comme si la balkanisation coloniale et le crime contre l’humanité qu’est l’esclavage ne suffisaient pas, les dirigeants africains n’ont eu de cesse de diviser et diviser encore et encore, inlassablement, méthodiquement l’Afrique avant et après l’indépendance. Le laquais de la France, Léopold Sédar Senghor, sur ordre de ses maîtres, a rayé de la carte de l’Afrique la Fédération du Soudan (Sénégal et Mali ) d’un trait de plume. Le traître Félix Houphouet-Boigny, en 1958, avec l’aval de la France, s’empressa de jeter dehors, comme des malpropres, les ressortissants togolais et dahoméens de son pays, la Côte d’Ivoire. Après les indépendances factices, la xénophobie des gouvernements a servi et sert encore à offrir des boucs émissaires à leurs peuples naïfs afin de cacher leur incompétence et leur gabegie. A ce niveau de la bêtise criminelle, il y a beaucoup d’émulation. Le Nigeria, le Ghana, la Côte d’Ivoire de l’idéologie nazie de l’ivoirité, le Gabon, les deux Congo, l’Afrique du Sud, l’Algérie, le Maroc et la Libye n’ont rien à envier à la France du Hongrois Nicolas Sarkozy Nagy. Au Togo, le régime militaire du clan Gnassingbe recourt à la xénophobie en livrant les Ibo du Nigeria, en pâture à la population, comme boucs émissaires pour évacuer sa responsabilité au niveau de l’extraordinaire climat d’insécurité qui prévaut au Togo et du trafic de drogue dont le pays est devenu une plaque tournante régionale.
Confrontés à des idéologies importées des puissances hégémoniques ennemies, les peuples africains, par manque de repères au sein de la culture nationale et de la société néocoloniale, eu égard aux enjeux de la modernité, se livrent, presque en désespoir de cause, pieds et poings liés aux marchands d’illusions qui leur promettent le paradis sur terre et la guérison par la prière ! Il en va de même pour les cadres avec les réseaux d’influence étrangers qui leur font miroiter une ascension sociale et professionnelle voire des strapontins politiques. Ces réseaux mafieux qui sont des instruments d’aliénation, d’intimidation et de domination néocolonialiste des Africains, sont les sectes islamistes, chrétiennes et maçonniques, le papisme, la francophonie, le CAMES, les clochers politiques européens comme la social-démocratie, le libéralisme, tous les fascismes de gauche et de droite…
Figés dans une posture pathétique, qui leur a été imposée, les peuples d’Afrique sont réifiés en tant que peuples dominés et conditionnés psychologiquement pour servir de machines à consommer les produits occidentaux. Cette attitude qui frise l’addiction psychosomatique les empêche de devenir producteurs des biens qu’ils consomment et créateurs. Que les hymnes nationaux des pays africains soient des marches militaires à l’instar de La Marseillaise de la France, pour les francophones et des cantiques religieux pour les anglophones sur le modèle du God save the King britannique, n’est pas le fruit du hasard mais d’un mimétisme de nouveaux Etats sans autonomie.
Certains africains, hypnotisés par l’image et le discours mystificateur de l’Europe conquérante et triomphante, en viennent à magnifier la colonisation comme un « bienfait de l’humanité » au profit des misérables nègres, pauvres hères, qui auraient régressé dans l’animalité et seraient définitivement perdus pour l’humanité de l’homo sapiens sapiens sans la main tendue charitable du blanc. Le fameux «fardeau de l’homme blanc»! A l’instar des écrivains togolais de la coloniale mystifiés tels que Félix Dossa Couchoro et David Kuessan Ananou, le pioupiou congolais, le « général » Denis Sassou Nguesso, s’est, lui, permis de dépasser le discours d’allégeance et d’admiration naïve de l’esclave envers le maître. Son zèle d’esclave est allé jusqu’à détourner les maigres ressources d’un pays ruiné par une guerre tribale qu’il a lui-même provoquée, avec le soutien de ses maîtres français, pour ériger puis inaugurer, le 3 octobre 2006, un mausolée de marbre blanc de 10 milliards FCFA à la gloire du sinistre et criminel petit colon aventurier Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905). Cet Italo-français, responsable du génocide colonial infligé aux peuples du Congo, est l’objet d’une admiration bébête sans limite du petit soldat dictateur. Sassou ne connaît pas un seul résistant anticolonialiste congolais qui aurait mérité ce monument funéraire destiné à un assassin raciste dont il a fait exhumer les cendres en France pour les ensevelir sur une rive du fleuve Congo? Quelle insulte à l’intelligence et à la dignité du peuple congolais !
De la même façon, l’élite politico-administrative congolaise est incapable de débaptiser le nom de la capitale Brazzaville, du nom du colon fasciste, pour lui redonner son ancien nom Mfoua. Bongo, au Gabon, considère comme un honneur insigne, digne d’un nègre banania, de faire appeler son patelin natal Franceville! Quand on est ressortissant de Franceville, n’est-on pas un peu français sur les bords et un peu plus « civilisé » que les autres Gabonais par la seule magie du nom ? Un double ban pour Bongo ! Bongo oyé !
Les organisations régionales mises en place sur tout le continent sont malades de maladies qui s’appellent irresponsabilité, refus de cotisation, non respect des textes signés, népotisme, corruption, sabotage, querelles de chiffonniers pour des vétilles, ingérences déstabilisatrices des grandes puissances, etc. L’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) (1961-2003) a été globalement un échec. Les guerres interétatiques, les guerres civiles, les génocides, les massacres tribalistes, les sécessions, les coups d’Etat des sergents-présidents, les élections truquées « à la togolaise », c’est-à-dire à la machette; la famine, la misère, la fuite des cerveaux, la médiocratie, le parti unique, la dictature, les violations massives des droits humains sont le bilan peu enviable de l’organisation panafricaine sans moyens parce que sans ambitions. L’OUA a été d’autant plus inefficace qu’elle s’est constituée en syndicat de dictateurs contre l’intérêt des peuples dont elle était censée défendre la cause. L’Union Africaine (UA) qui a pris sa succession ne vaut guère mieux.
En Afrique de l’Ouest, la CEDEAO est un machin où l’on ratifie des traités que personne ou presque n’applique. La libre circulation des personnes et des biens est une réalité sur le papier depuis de longues années et pourtant, il est impossible de circuler librement non seulement à l’intérieur d’un Etat mais encore entre deux Etats. Les flics, la maréchaussée, les gabelous et les pioupious veillent au grain pour racketter le pauvre voyageur et le molester au besoin, s’il proteste, sûr de son bon droit.
L’Union Economique et Monétaire d’Afrique de l’Ouest (UEMOA) ne vaut guère mieux puisqu’elle demeure un instrument entre les mains de la France supposée garantir le franc CFA. La mise sous tutelle de la monnaie des Etats francophones par Paris montre à quel point les indépendances sont une fiction en Afrique noire. Les Africains se souviennent encore avec rage et amertume de la dévaluation du franc CFA décidée arbitrairement par l’impérialisme français. Ce triste épisode de notre histoire récente s’est déroulé, en 1994, à Dakar, au Sénégal, chez le grand (par la taille) président Abdou Diouf, surnommé par ses compatriotes La Girafe. A cette occasion, tous les petits présidents de la zone CFA furent sommés par le président français François Mitterrand – ex-nazillon décoré de la médaille de la Francisque pour collaboration avec l’ennemi allemand sous le règne fasciste du traître maréchal Pétain -de se présenter à Dakar, toutes affaires cessantes, pour écouter les ordres de la Métropole. Ils s’y présentèrent tous en rang d’oignon et eurent l’humiliation de se retrouver, non pas devant leur paire français, mais devant un petit premier ministre, fils d’immigré arménien, originaire de la ville d’Izmir, en Turquie, du nom d’Edouard Balladur, version francisée de son patronyme arménien Balladurian. Houphouet, Eyadema, Biya, Compaoré, Hissen Habré, Diouf, Kountché, tous dictateurs médiocres qui jouaient aux importants dans leur pays respectif, furent mis au garde-à-vous pour entendre la sentence de la France prononcée par la bouche du fils d’immigré des rives du Bosphore : la dévaluation du franc CFA de 50%. Rompez les rangs ! Exécution ! La France venait d’affamer un peu plus ses esclaves d’Afrique pour mieux garnir le panier de la ménagère française. Les nègres transpireront un peu plus pour voir les fruits de leur labeur divisés par deux ! Il y allait de la grandeur de la grande France, fille aînée de l’Eglise et pays des droits de l’Homme. Après tout, les nègres n’ont-ils pas l’habitude de la misère ? Un peu plus ou un peu moins de misère, qu’elle importance, ont dû se dire les pompes-la-sueur français.
Le CFA est fabriqué en France. S’est-on jamais posé la question suivante ? Si, par exemple, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) commandait à la Banque de France 1000 milliards FCFA et que celle-ci en fabriquait 3000 milliards en conservant par devers elle 2000 milliards frauduleusement pour inonder la zone CFA de vrais faux billets et pousser à l’inflation et à la dévaluation ? Comment peut-on comprendre que 15 Etats réunis sont incapables de battre une monnaie commune et de la garantir à partir de leurs économies et matières premières qui sont loin d’être négligeables. Lors même que des dirigeants indignes ne sont pas capables de défendre les intérêts particuliers de leur pays respectifs, il faut comprendre que la défense de l’intérêt général d’un grand ensemble est au-dessus de leurs forces. Les chimériques Etats-Unis d’Afrique que proposent sur le champ les plus farfelus d’entre eux, sont voués à être pilotés par les grandes puissances hégémoniques occidentales et le nouvel ogre économique chinois.
La preuve, les mystificateurs de l’Afrique unie n’ont, à aucun moment, posé le problème des bases militaires étrangères en terre africaine. Djibouti, la Côte d’Ivoire, le Gabon, le Centre Afrique, le Tchad, le Kenya, le Sénégal, le Togo…sont des pays qui offrent des bases militaires à la France principalement et dans une moindre mesure aux Etats-Unis d’Amérique dans le cas de Djibouti et du Kenya. Les accords de défense passés avec ces pays sont tout simplement une occupation militaire déguisée parce que les forces étrangères ennemies pré positionnées possèdent une puissance de feu sans commune mesure avec celle des armées d’opérette néocoloniales dont le niveau technologique se situe au niveau de l’âge de la pierre taillée. La Côte d’Ivoire en a administré la preuve lorsque l’armée du tribaliste Laurent Gbagbo a osé attaquer un détachement de l’armée française près de Bouake, au cours de la guerre civile allumée par la France pour l’affaiblir. Les représailles furent terribles : toute l’aviation ivoirienne fut réduite en fumée. Gbagbo n’osa même pas demander le départ de l’armée française de son pays. La France l’aurait renversé au profit d’une marionnette plus docile. Il n’est pas indifférent de savoir que lorsque le FPI, le parti de Gbagbo, était dans l’opposition, il exigeait la fermeture de la base militaire française. Dès l’accession frauduleuse de Gbagbo au pouvoir, il oublia cette exigence au nom des intérêts de la Françafrique. Voilà comment de soi-disant opposants « démocrates » trahissent leur peuple lorsqu’ils prennent le pouvoir.
Gbagbo, d’une certaine façon, a fait le malheur des Togolais. En voyant ses positions menacées en Côte d’Ivoire, la France a redéployé ses forces, histoire de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. C’est dans l’optique de cette stratégie que l’impérialisme français a transformé le territoire togolais en base militaire d’occupation, annihilant de la sorte, toute fiction d’indépendance du Togo sous la botte cruelle et archaïque du clan Gnassingbe
Il va donc sans dire que la prétendue union, que de vils individus en mission commandée – le président sénégalais Abdoulaye Wade en est un exemple – pour le compte des ennemis jurés de l’Afrique, est un piège grotesque dont l’objectif vise à pousser les Africains eux-mêmes à unir leur domination pour faciliter la tâche aux colons qui n’auront plus à disperser leurs forces et avoir autant de politiques qu’il y a d’Etats sur le continent. L’évidence crève les yeux puisque rien n’est fait par les gouvernements fantoches pour l’autonomie de nos pays et de l’Afrique. Rien ne changera en dehors du mode de domination qui sera davantage centralisé pour un pillage plus systématique. Le procédé que proposaient les tyranneaux n’est pas indifférent non plus, car il s’agit d’un véritable coup de force faisant fi de la souveraineté des peuples et des règles démocratiques puisque tout allait se faire sans référendum et sans débat politique préalable.
Par rapport à la situation actuelle que vit l’Afrique sous domination étrangère, il y a lieu de parler des Afriques. L’Afrique au singulier est en réalité un mythe. Nous n’utilisons le singulier que par commodité de langage, car l’Afrique est fragmentée et diverse. Un séjour à Berlin, en Allemagne, en août 2004, à l’occasion d’un séminaire international de la Commission Internationale de Juristes (CIJ) consacré aux lois liberticides prises par certains Etats dans le cadre de la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001 d’Al Qaeda contre les Etats-Unis d’Amérique, a montré aux Africains présents à cette assise qu’ils n’avaient pas tous forcément le même sentiment d’unité de leur continent. Lors de la composition des groupes de travail, conçus sur un critère géographique, je fus étonné de voir les organisateurs mettre l’Egypte, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie dans le groupe régional du Moyen Orient. Je levai la main pour signaler l’erreur puis me ravisai en constatant que les séminaristes maghrébins eux-mêmes n’y trouvaient rien à redire ; ils trouvaient cela tout à fait normal. Je me tus donc puisque je ne pouvais pas être plus royaliste que le roi. Lorsqu’un Sud-saharien débarque en Afrique du Nord, il n’est pas rare que ses hôtes lui demandent des nouvelles de l’Afrique, à son grand étonnement, comme s’il avait débarqué sur un autre continent !
Le fait pour les dirigeants africains de toujours mal copier ce qui se fait bien et qui réussit ailleurs atteste de leur mauvaise foi dans la mesure où leurs actions ne s’inscrivent pas dans une logique de progrès et d’indépendance. Le modèle qu’ils veulent copier est l’Union Européenne (UE). Par souci de cohérence, l’UE exige de tous ses adhérents d’avoir le même système politique, la démocratie. Comment faire cohabiter l’Ile Maurice, l’un des rares pays à peu près démocratiques du continent, avec les dictatures militaires primitives du Togo, de la Guinée Konakry, d’Algérie, du Soudan ou des monarchies déguisées comme au Cameroun, au Gabon, en Egypte, en Libye et au Zimbabwe ?
Quand on choisit librement d’habiter la même chambre, il faut nécessairement un certain nombre de critères incontournables : la compatibilité d’humeur, une certaine discipline et des points communs. Dans la plupart des Etats, le dissensus est la norme du fait de la trahison des élites politiques, intellectuelles, traditionnelles, administratives, etc. Même élus démocratiquement – dans de rares circonstances - les tenants du pouvoir politique sont illégitimes dès lors que leur véritable mission consiste à gérer le néocolonialisme au profit des puissances étrangères qui dominent l’Afrique. Dans le cas des élections démocratiques qui se déroulent dans des Etats sous tutelle comme le Bénin, le Mali ou le Ghana, la démocratie est dévoyée parce qu’il s’agit d’un système politique qui, pour exister, exige un degré certain d’autonomie, à la fois des citoyens et de l’Etat. En l’absence de cette autonomie, la démocratie « néocoloniale » doit être considérée comme une escroquerie politique, un marché de dupes. Il s’agit de faire croire aux électeurs qu’ils élisent librement leurs dirigeants alors que ceux-ci sont d’abord cooptés par l’oppresseur étranger. Paris, Londres, Washington, Bruxelles, Moscou, Lisbonne, Madrid sont les points de passage obligés pour tous ceux qui gouvernent ou aspirent à gouverner – quand ils sont dans l’opposition – car là s’obtient la caution politique des faiseurs de rois africains. C’est pourquoi la classe politique africaine est profondément aliénée. Dans ces circonstances, il lui est quasi impossible d’élaborer une politique d’indépendance guidée par un souci d’autonomie. La classe politique, n’ayant qu’une vision alimentaire de la chose publique, est incapable d’inscrire son action dans une perspective patriotique et donc la durée. Et pourtant, les évènements tragiques susceptibles de provoquer un sursaut patriotique abondent à telle enseigne que la question que se pose à présent l’analyste est de savoir jusqu’à quelle limite le peuple, éclairé par ses élites conscientes, va supporter l’intolérable de ses dirigeants, c’est-à-dire sa mise à mort programmée.
Malheureusement, les cadres intellectuels qui, naturellement, sont appelés à prendre la tête de la révolution, sont trop portés sur l’opportunisme et la corruption. Le pouvoir, conscient du danger qu’ils représentent, recourt à la corruption et autres formes de séduction à haute dose pour les domestiquer. Ils ne disposent pas de repères au sein de la culture nationale pour donner l’assaut final aux régimes fantoches. Minés par une aliénation qui les a conditionnés, comme le chien de Pavlov, ils se mettent au garde-à-vous devant les intérêts des colons qui leur servent de repères et de modèles. Ils restent à décoloniser mentalement! Leur allégeance inconditionnelle aux réseaux mafieux colonialistes s’explique par un complexe d’infériorité devant le Blanc et un esprit de prostitution trop sensible aux prébendes.Une certaine complaisance sociale empêche de dire la vérité pour ne pas froisser autrui, surtout quand on lui accorde une certaine importance dans la société. Cette attitude est dommageable dans une société où les notables – qui ont vocation à servir de modèles – font partie de la racaille et se comportent objectivement comme des ennemis du peuple.
Le refus du développement affiché par les dirigeants politiques africains disqualifie toute velléité de créer des Etats-Unis d’Afrique ici et maintenant. L’aliénation des élites intellectuelles, à la remorque de l’Occident et manquant outrageusement de patriotisme, renvoie ce projet politique, pourtant indispensable à la survie de l’Afrique, aux calendes grecques. Pour l’heure, il s’agit d’une énorme supercherie visant à unifier la domination de l’Afrique pour faciliter la tâche aux ennemis mortels des peuples africains. L’union proposée par des racistes, des tribalistes et autres génocidaires fascistes n’est qu’une vulgaire politique spectacle visant à faire diversion aux yeux des peuples dominés que l’on s’apprête à conduire à l’abattoir de la mondialisation impérialiste et esclavagiste. Les despotes ont eu le courage de reconnaître, au sommet d’Accra, l’échec lamentable du NEPAD, un pseudo plan imbécile de développement de l’Afrique basé sur la mendicité. La libération et l’indépendance exigent la nécessité d’une pensée stratégique pour sortir l’Afrique de ce qui semble être une fatalité de l’échec. L’urgence de la pensée s’impose d’autant plus que les rapports de force sont en faveur des forces d’inertie et des forces négatives. La crise est la conséquence d’une terrible décente aux enfers qui risque de provoquer dans les prochaines décennies la disparition des peuples africains. La crise est totale : économique, sociale, identitaire, morale, sécuritaire (sécurité humaine), institutionnelle. Il faut une révolution pour sauver l’Afrique.
L'oeil du Menuisier.
Sujet : L'oeil du Menuisier | Nom : Ag Acharom | 28/04/2008-19H55///
L'oeil du menuisier
Un menuisier avait un bel atelier où il exerçait son métier avec amour. Un jour, en l'absence du patron, les ouvriers se réunirent en grand conseil. La séance fut longue et animée et parfois même véhémente. Il s'agissait d'exclure de l'honorable assemblée un certain nombre de membres.
• L'un d'eux prit la parole : "Nous devons expulser notre soeur la scie, parce qu'elle déchiquette tout et fait grincer les dents. Elle a le caractère le plus mordant de toute la terre !".
• Un autre intervint : "Nous ne pouvons pas garder parmi nous notre frère le rabot. Il a un caractère coupant et tatillon au point d'éplucher tout ce qu'il touche".
• "Frère marteau, protesta un autre outil, a un sale caractère, lourdeau et violent. C'est un vrai cogneur. Sa façon de battre sans cesse jusqu'à taper sur les nerfs de tout le monde, est plus que choquante. Chassons-le !".
• "Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens piquants ? Qu'ils s'en aillent tous ! Sans parler de la lime et de la râpe. Leur compagnie est cause de continuelles frictions. Chassons aussi le papier de verre : il ne semble exister que pour égratigner son prochain !".
Ainsi débattaient avec de plus en plus d'animosité les outils du menuisier. Ils parlaient tous en même temps. Le marteau voulait expulser la lime et le rabot qui, à leur tour, voulaient se débarrasser des clous et du marteau. Et ainsi de suite. A la fin de la séance, tout le monde avait exclu tout le monde.
La réunion fut brusquement interrompue par l'arrivée du menuisier. Tous les outils se turent quand ils le virent s'approcher de son établi.
L'homme prit une planche et la scia avec la scie mordante. Il la rabota avec le rabot qui pèle tout ce qu'il touche. Soeur la hache, qui blesse cruellement, soeur la râpe à la langue rugueuse, frère papier de verre qui gratte et égratigne : tous entrèrent en action, l'un après l'autre, l'un avec l'autre.
Le menuisier prit ensuite les frères clous au caractère piquant ainsi que le marteau qui frappe et percute. Il se servit de tous ses outils avec leurs défauts, leur caractère insupportable et, grâce à eux tous, il fabriqua un berceau. Un magnifique berceau pour accueillir un bébé qui allait naître.
Puis il attaqua son dernier projet : un bateau qui allait permettre de mener à bon port des gens éloignés les uns des autres par un océan de préjugés. Jean-Michel Martin,
Bonne fin de journée
Ag Acharom Mohamed
"Notre force réside dans nos différences"
L'oeil du menuisier
Un menuisier avait un bel atelier où il exerçait son métier avec amour. Un jour, en l'absence du patron, les ouvriers se réunirent en grand conseil. La séance fut longue et animée et parfois même véhémente. Il s'agissait d'exclure de l'honorable assemblée un certain nombre de membres.
• L'un d'eux prit la parole : "Nous devons expulser notre soeur la scie, parce qu'elle déchiquette tout et fait grincer les dents. Elle a le caractère le plus mordant de toute la terre !".
• Un autre intervint : "Nous ne pouvons pas garder parmi nous notre frère le rabot. Il a un caractère coupant et tatillon au point d'éplucher tout ce qu'il touche".
• "Frère marteau, protesta un autre outil, a un sale caractère, lourdeau et violent. C'est un vrai cogneur. Sa façon de battre sans cesse jusqu'à taper sur les nerfs de tout le monde, est plus que choquante. Chassons-le !".
• "Et les clous ? Peut-on vivre avec des gens piquants ? Qu'ils s'en aillent tous ! Sans parler de la lime et de la râpe. Leur compagnie est cause de continuelles frictions. Chassons aussi le papier de verre : il ne semble exister que pour égratigner son prochain !".
Ainsi débattaient avec de plus en plus d'animosité les outils du menuisier. Ils parlaient tous en même temps. Le marteau voulait expulser la lime et le rabot qui, à leur tour, voulaient se débarrasser des clous et du marteau. Et ainsi de suite. A la fin de la séance, tout le monde avait exclu tout le monde.
La réunion fut brusquement interrompue par l'arrivée du menuisier. Tous les outils se turent quand ils le virent s'approcher de son établi.
L'homme prit une planche et la scia avec la scie mordante. Il la rabota avec le rabot qui pèle tout ce qu'il touche. Soeur la hache, qui blesse cruellement, soeur la râpe à la langue rugueuse, frère papier de verre qui gratte et égratigne : tous entrèrent en action, l'un après l'autre, l'un avec l'autre.
Le menuisier prit ensuite les frères clous au caractère piquant ainsi que le marteau qui frappe et percute. Il se servit de tous ses outils avec leurs défauts, leur caractère insupportable et, grâce à eux tous, il fabriqua un berceau. Un magnifique berceau pour accueillir un bébé qui allait naître.
Puis il attaqua son dernier projet : un bateau qui allait permettre de mener à bon port des gens éloignés les uns des autres par un océan de préjugés. Jean-Michel Martin,
Bonne fin de journée
Ag Acharom Mohamed
"Notre force réside dans nos différences"
Lettre ouverte aux Députés Occitans.
Lundi 28 avril 2008
lettre ouverte au députés occitans
OUI A LA LANGUE D’OC
Monsieur le Député,
Nous attirons votre attention sur la présence de la langue d’Oc dans votre circonscription. De nombreux groupes culturels qu’ils appartiennent à la mouvance félibréenne dite mistralienne ou à la mouvance de l’Institut d’Etudes Occitanes ou qu'ils soient indépendants travaillent à sa promotion. Sa survie est un enjeu culturel important. C’est aussi un facteur de développement économique dans la mesure où un peuple qui a conscience de sa culture est un peuple créateur dans tous les domaines. La confiance en soi est un élément moteur dans le monde concurrentiel d’aujourd’hui. Je n’en donnerai pour preuve que le développement de la Catalogne voisine où le combat pour la langue entraîne un nouvel élan économique.
Un débat sur les Langues Régionales va avoir lieu le 7 Mai prochain à l’Assemblée Nationale à la demande du premier ministre. Nous nous en réjouissons et nous souhaitons vivement que vous soyez notre porte parole.
Les collectivités territoriales font des efforts importants pour le développement de notre culture régionale d’Oc. L’Etat a des responsabilités dans ce domaine et il serait profitable pour tous que l’existence de nos langues régionales historiques soit reconnue par la loi et que leur enseignement et leur développement soit inscrits dans les faits par le gouvernement français.
Sachez que nous suivrons vos prises de positions et interventions à ce sujet avec la plus grande attention.
En vous priant de prendre part à ce débat essentiel, je vous prie de croire, Monsieur le Député à l’expression de mes sentiments occitanistes respectueux.
Nous sommes, bien sûr, à votre service pour tout renseignement concernant ce sujet.
Pour le Parti de la Nation Occitane
Son président : J. Ressaire
lettre ouverte au députés occitans
OUI A LA LANGUE D’OC
Monsieur le Député,
Nous attirons votre attention sur la présence de la langue d’Oc dans votre circonscription. De nombreux groupes culturels qu’ils appartiennent à la mouvance félibréenne dite mistralienne ou à la mouvance de l’Institut d’Etudes Occitanes ou qu'ils soient indépendants travaillent à sa promotion. Sa survie est un enjeu culturel important. C’est aussi un facteur de développement économique dans la mesure où un peuple qui a conscience de sa culture est un peuple créateur dans tous les domaines. La confiance en soi est un élément moteur dans le monde concurrentiel d’aujourd’hui. Je n’en donnerai pour preuve que le développement de la Catalogne voisine où le combat pour la langue entraîne un nouvel élan économique.
Un débat sur les Langues Régionales va avoir lieu le 7 Mai prochain à l’Assemblée Nationale à la demande du premier ministre. Nous nous en réjouissons et nous souhaitons vivement que vous soyez notre porte parole.
Les collectivités territoriales font des efforts importants pour le développement de notre culture régionale d’Oc. L’Etat a des responsabilités dans ce domaine et il serait profitable pour tous que l’existence de nos langues régionales historiques soit reconnue par la loi et que leur enseignement et leur développement soit inscrits dans les faits par le gouvernement français.
Sachez que nous suivrons vos prises de positions et interventions à ce sujet avec la plus grande attention.
En vous priant de prendre part à ce débat essentiel, je vous prie de croire, Monsieur le Député à l’expression de mes sentiments occitanistes respectueux.
Nous sommes, bien sûr, à votre service pour tout renseignement concernant ce sujet.
Pour le Parti de la Nation Occitane
Son président : J. Ressaire
Mali : les rebelles touaregs font des propositions de sortie de crise dimanche 27 avril 2008, par temoust
Mali : les rebelles touaregs font des propositions de sortie de crise
dimanche 27 avril 2008, par temoust
Les rebelles touareg maliens, dont un groupe retient en otages 33 militaires maliens depuis mars, ont fait des propositions de sortie de crise à des émissaires du gouvernement venus à leur rencontre cette semaine dans le Nord, ont rapporté samedi des sources concordantes.
Les rebelles ont demandé "le retour à l’application des accords d’Alger et l’allègement du dispositif militaire dans la région de Kidal (Nord-Est)", a annoncé à l’AFP un des officiels maliens dépêchés pour tenter de relancer un processus de paix au point mort depuis la signature le 3 avril à Tripoli d’un protocole d’entente de fin des hostilités entre les parties.
En plus de ces exigences habituelles, les rebelles demandent "la création d’une commission d’enquête sur l’assassinat d’un officier de l’armée et d’un civil" de la communauté touareg, dont les corps ont été retrouvés le 11 avril près de Kidal, a précisé l’émissaire du gouvernement sous couvert de l’anonymat.
L’équipe de responsables maliens a rencontré cette semaine au nord de Kidal Ibrahim Ag Bahanga, chef rebelle ayant repris les hostilités le 20 mars dans le nord-est et enlevé 33 soldats maliens, ainsi que des membres de l’Alliance du 23 mai (ex-rébellion attachée à la paix), mécontents du double assassinat du 11 avril.
Confirmant ces informations, un deuxième émissaire a précisé à l’AFP que les touareg estiment que la présence de l’Algérie voisine (médiateur traditionnel entre les parties) au sein de la commission d’enquête sur les conditions de cet assassinat serait une "bonne chose pour l’impartialité de l’enquête".
"Le groupe de Ag Bahanga et les membres de l’alliance ont également demandé une réorganisation des postes de sécurité autour de la ville de Kidal, et la prise en compte de toutes leurs demandes dans les trente jours à venir", a ajouté la même source.
"Mon sentiment, c’est que si l’une des exigences trouvait des échos favorables avant un mois, le processus de décrispation devRait s’accélérer", a encore estimé le responsable.
Au moins huit personnes, dont cinq civils, avaient été tuées durant les affrontements entre l’armée et les hommes d’Ag Bahanga, intervenus en rupture avec les accords d’Alger signés en juillet 2006 pour le retour de la paix dans le nord du Mali.
Le sort des 33 militaires maliens toujours détenus par Ag Bahanga doit être réglé par un plan de mise en oeuvre du protocole d’entente de Tripoli qui attend encore d’être validé par les parties.
dimanche 27 avril 2008, par temoust
Les rebelles touareg maliens, dont un groupe retient en otages 33 militaires maliens depuis mars, ont fait des propositions de sortie de crise à des émissaires du gouvernement venus à leur rencontre cette semaine dans le Nord, ont rapporté samedi des sources concordantes.
Les rebelles ont demandé "le retour à l’application des accords d’Alger et l’allègement du dispositif militaire dans la région de Kidal (Nord-Est)", a annoncé à l’AFP un des officiels maliens dépêchés pour tenter de relancer un processus de paix au point mort depuis la signature le 3 avril à Tripoli d’un protocole d’entente de fin des hostilités entre les parties.
En plus de ces exigences habituelles, les rebelles demandent "la création d’une commission d’enquête sur l’assassinat d’un officier de l’armée et d’un civil" de la communauté touareg, dont les corps ont été retrouvés le 11 avril près de Kidal, a précisé l’émissaire du gouvernement sous couvert de l’anonymat.
L’équipe de responsables maliens a rencontré cette semaine au nord de Kidal Ibrahim Ag Bahanga, chef rebelle ayant repris les hostilités le 20 mars dans le nord-est et enlevé 33 soldats maliens, ainsi que des membres de l’Alliance du 23 mai (ex-rébellion attachée à la paix), mécontents du double assassinat du 11 avril.
Confirmant ces informations, un deuxième émissaire a précisé à l’AFP que les touareg estiment que la présence de l’Algérie voisine (médiateur traditionnel entre les parties) au sein de la commission d’enquête sur les conditions de cet assassinat serait une "bonne chose pour l’impartialité de l’enquête".
"Le groupe de Ag Bahanga et les membres de l’alliance ont également demandé une réorganisation des postes de sécurité autour de la ville de Kidal, et la prise en compte de toutes leurs demandes dans les trente jours à venir", a ajouté la même source.
"Mon sentiment, c’est que si l’une des exigences trouvait des échos favorables avant un mois, le processus de décrispation devRait s’accélérer", a encore estimé le responsable.
Au moins huit personnes, dont cinq civils, avaient été tuées durant les affrontements entre l’armée et les hommes d’Ag Bahanga, intervenus en rupture avec les accords d’Alger signés en juillet 2006 pour le retour de la paix dans le nord du Mali.
Le sort des 33 militaires maliens toujours détenus par Ag Bahanga doit être réglé par un plan de mise en oeuvre du protocole d’entente de Tripoli qui attend encore d’être validé par les parties.
Etats Unis d'Afrique ou Anes Unis d'Afrique.
Sujet : Etats Unis d'Afrique ou Anes Unis d'Afrique | Nom : Ayayi Togota | 28/04/2008-13H59///
Début juillet 2007, le gang des dictateurs africains a organisé son traditionnel sommet annuel de l’Union Africaine à Accra au Ghana. Point essentiel de l’ordre du jour : la création des Etats-Unis d’Afrique. De l’extraordinaire tohu-bohu, nous avons retenu l’affrontement de deux camps irréconciliables : l’union tout de suite contre l’union par étape à partir des regroupements régionaux existants
Les Etats-Unis d’Afrique ici et maintenant est la plus grande ânerie politique qui m’ait été donnée à entendre depuis des décennies. Qui en sont les principaux bonimenteurs ? Kaddafi, le Libyen, et le bouffon du Sénégal, Abdoulaye Wade. Deux personnages pas sérieux pour un sou et qui, à la pratique, se révèlent comme les pires ennemis de l’Afrique. Il s’agit d’une dangereuse opération de diversion visant à assouvir les délires mégalomaniaques de deux tyrans démagogues. Pauvres Togolais ! Les imagine-t-on se taper Wade et Kaddafi après avoir subi les Gnassingbe père et fils pendant quarante ans ? Ce serait du masochisme.
Pour mieux comprendre les enjeux mesquins et criminels que les ratés qui dirigent l’Afrique cachent à leurs concitoyens, il suffit de faire l’état des lieux de notre pauvre continent au cours de la première décennie du XXIe siècle. Les maux de l’Afrique ont pour noms le refus du développement et la dictature néocoloniale.
Le bilan africain des pseudo- indépendances est affligeant : une gestion calamiteuse du bien commun par des prédateurs en col blanc ou en treillis militaire. La kleptocratie civile et militaire post –« indépendance » n’a accédé au pouvoir , à la suite des colons européens pillards, violeurs, menteurs fieffés , racistes et génocidaires, que pour s’accaparer de leurs privilèges crapuleux et criminels d’occupants ennemis.
Les conséquences de cette nouvelle occupation de l’Afrique par cette nouvelle race de colons nationaux et parasitaires, se sont vite fait sentir : désillusion, naissance d’un lumpen- prolétariat, exode rural massif de paysans sans qualification vers des villes dépourvues d’infrastructures dignes de ce nom pour les accueillir, injustice sociale, discriminations en tous genres, division des couches de la population dans le but de conserver un pouvoir illégitime, consolidation du concept de tribu au détriment du concept de nation ( Les fruits du travail collectif ne profitent majoritairement qu’à la tribu du chef de l’Etat cleptomane et bête comme ses pieds ), mouvements centrifuges des groupes d’intérêt ostracisés qui perçoivent le pseudo Etat néocolonial comme leur ennemi, sabotage passif des fonctionnaires, chômage, corruption à haute dose et faillite économique consacrée par les multiples programmes d’ajustement structurels à rallonge, vote des jeunes africains avec leurs pieds qui fuient vers les mirages de l’Occident en transformant la Méditerranée en cimetière marin, inflations et dévaluations en cascade, haine de l’armée « nationale » perçue par le peuple comme une armée d’occupation étrangère(parfois tribale et tribaliste)…
Cette kyrielle de maux, qui est loin d’être exhaustive, est symptomatique d’un gangstérisme politique dont l’unique objectif réel est l’enrichissement crapuleux des lampeurs de soupe qui se cooptent autour de la mangeoire que représente le pouvoir politique. Nous avons toujours pensé et continuons de penser qu’une véritable étude scientifique de la perception du pouvoir politique en Afrique par les populations serait une véritable mine de renseignements pour la réflexion sur la politique dans nos pays africains
Des sondages sommaires, dépourvus de caractère scientifique, que nous avons eu à effectuer au cours de nos réflexions sur la politique, tendent à confirmer l’idée selon laquelle dans l’imaginaire collectif, le pouvoir politique est considéré comme une source d’enrichissement personnelle pour l’individu qui y accède et sa famille voire son clan ou son ethnie. Là où le bât blesse, c’est que cette conception crapuleuse de la politique semble aller de soi au sein de nos populations à telle enseigne que celui qui a une fois accédé au pouvoir et qui ne s’est pas enrichi, est souvent un objet de commisération ou de la risée publique. Se servir du pouvoir pour s’enrichir semble faire partie de la norme sociale.
Le fondement de cette conception patrimoniale de la chose publique est l’impunité. Cette conception scélérate a été parfaitement illustrée par le tyran congolais Denis Sassou Nguesso sur Radio France Internationale lors de son séjour à Paris début juillet 2007. Sommé de s’expliquer concernant la plainte déposée contre lui et son compère gabonais Omar Bongo pour détournement de biens publics au sujet des appartements luxueux et des châteaux qu’ils possèdent en France, il donna une réponse à la fois naïve et cynique en forme d’aveu. Il s’étonna de cette plainte en se justifiant au prétexte que tous les dirigeants du monde possèdent des immeubles à Paris, notamment ceux du Golfe arabique. Il conclut en dénonçant le relent de racisme et de néocolonialisme de la plainte du collectif des ONG congolaises et françaises à son encontre.
Pas un mot du kleptocrate sur l’origine du magot qui lui a permis de s’offrir des châteaux sur le dos du malheureux peuple congolais. A bas les jaloux !
Plus les cliques dirigeantes au pouvoir s’enrichissent, plus les peuples qui les subissent se clochardisent au point de mourir de faim. Au Togo, après la mort du dictateur Gnassingbe Eyadema, le magazine américain Forbes a évalué la fortune amassée durant son interminable règne à 4,5 milliards de dollars soit environ 2500 milliards FCFA ! Cette information reprise par un journal togolais n’a suscité aucun démenti officiel.
La faillite économique de l’Afrique est un constat aveuglant. Les politiciens n’ayant d’autres ambitions que le vol, le pillage à l’instar des colons prédateurs qu’ils ont remplacés et qui continuent à leur servir de modèles, ne peuvent concevoir le développement de l’Afrique. C’est la raison pour laquelle ils se contentent de gérer le néocolonialisme pour le compte des puissances coloniales déguisées en « partenaires privilégiés » et en bailleurs de fonds. Gérer le néocolonialisme, c’est gérer le développement du sous-développement en bradant les ressources du continent aux prédateurs occidentaux et autres. Tel est le prix que ces dirigeants indignes doivent payer pour conserver leurs postes.
L’économie africaine, basée essentiellement sur la culture de rente, est complètement dévastée. Elle demeure aussi archaïque qu’à l’époque de l’invention de l’agriculture, il y a de cela dix ou quinze mille ans. Le paysan reste courbé, comme ses ancêtres primitifs, sur sa houe rudimentaire à gratter le sol sous le chaud soleil. Le rendement à l’hectare est dérisoire. Pas d’irrigation, pas de tracteurs !
Les cultures de rente imposées naguère par les colons pour leurs besoins, ont même pris plus d’importance aujourd’hui que les cultures vivrières au détriment de l’alimentation de la population. Le Ghana et la Côte d’Ivoire sont en compétition pour occuper la première place
de producteur de cacao et se livrent pieds et mains liés au caprices des fluctuations du marché manipulé par les spéculateurs esclavagistes de Londres, Paris, New York, Tokyo…
Au début des années 1990, un planteur ivoirien de cacao pouvait s’acheter une Peugeot 404 bâchée avec la récolte de dix hectares ; au début des années 2000, avec la même superficie, il peut tout juste s’offrir les roues du même véhicule !
Contrairement aux discours méprisants et racistes des colonialistes occidentaux, qui qualifient les Africains de paresseux, ceux-ci sont de gros travailleurs. Mais ils vivent un paradoxe dramatique. Plus ils s’échinent à bosser dur, plus les fruits de leur labeur s’amenuisent ! Le tra vail qui appauvrit l’homme au lieu de l’enrichir, s’apparente à de l’esclavage ! Aussi sommes-nous fondé à parler du nouveau visage de l’esclavage en Afrique. A l’image du colonialisme qui a entrepris sa mue en Afrique sous les oripeaux du néocolonialisme, l’esclavage a lui aussi revêtu un nouveau boubou puant de misère.
A l’image des pays, les universités sont devenues des îlots de contestation pour des étudiants souvent réduits à la mendicité et des enseignants-chercheurs sous-payés et exploités mais qui font souvent le jeu du pouvoir oppressif et illégitime par leur penchant maladif au carriérisme politico-administratif, synonyme de prostitution, d’adhésion au réseaux mafieux d’influence fasciste ou néocolonialiste. Pour faire carrière, certains sont obligés de vendre leur âme au diable parce qu’ils aiment le confort et l’argent facile des postes pour lesquels ils sont cooptés et qui leur permet de voler le peuple ou de se faire octroyer des prébendes juteuses. Tous lorgnent en direction des strapontins ministériels. Quand ils atteignent leur but, quels ministricules minables ils font !
Le paradoxe de l’université africaine, c’est que contrairement aux universités des pays développés, elle n’est pas un outil de développement, mais une usine à fabriquer des chômeurs. Cela ne peut surprendre dans la mesure où elle n’est pas le fruit d’une réflexion d’un projet mûri de développement des pays africains. Faute d’être une locomotive, elle est un wagon, pire un chariot déglingué de fumier puant qu’il faut pousser à bout de bras avec des ahans terribles pour en dégager les roues engluées dans la gadoue de la cancrerie et des obscénités intellectuelles anti-universitaires.
Nos universités sont pleines d’universitaires mais elles sont désertées par l’esprit universitaire, celle qui justement permet d’émettre des réflexions sur l’outil de formation et de recherche qu’elle est par rapport à son environnement, par rapport aux grands axes de développement des pays. L’absence de vision prospective est la principale caractéristique des staffs universitaires généralement cooptés par la machine à magouilles des régimes en place. Au sein de cette racaille diplômée, l’on ne recherche pas l’excellence, mais le larbinisme, le mensonge, le maquignonnage et l’obscurantisme qui sont les ennemis mortels de la vérité et de la science ! Dire la vérité, c’est prendre le risque de perdre son poste avec les privilèges qui y sont attachés. Les dirigeants des universités sont-ils téméraires avec la vérité ? Que nenni ! Un mensonge pour un royaume !
Revêtus de la toge de la souillure, de la vanité insolente des médiocres et de la singerie, les mercenaires universitaires qui assassinent l’esprit universitaire dans sa dimension populaire, laïque et intellectuelle, peuvent s’enorgueillir d’avoir rabaissé nos universités au niveau de grands lycées ! Un double ban pour ces doctes sires ! Le refus de faire de nos universités des laboratoires consacrés à la réflexion sur le présent et l’avenir de nos Etats est symptomatique d’un monde universitaire qui souffre d’un vertigineux déficit de vrais intellectuels. En Afrique, le confusionnisme à la mode consiste à se proclamer intellectuel dès que l’on a décroché un diplôme de l’enseignement supérieur ! C’est comique, mais c’est la réalité. Il n’est pas rare non plus de voir des enseignants-chercheurs cacher l’extrême indigence de leur pensée derrière leurs grades universitaires surtout lorsqu’ils sont revêtus de robes de cérémonie comme des femmes avec sur leurs crânes crépus ou tondus des toques de cuisinier ! Mais de quelle cuisine s’agit-il ? La cuisine infecte de l’opportunisme, du plagiat et de l’ignorantisme. Les affreux marmitons !
Comment s’étonner dans ces conditions que l’université africaine soit un solide bastion du fascisme ? Elle est fasciste dans son esprit, dans sa pédagogie archaïque qui rappelle la scolastique médiévale dont se gaussait l’écrivain de la Renaissance, François Rabelais, à cause des maîtres qui obligeaient les élèves à réciter par cœur leurs cours à l’endroit et à l’envers sans omettre la moindre virgule, car leur savoir devait refléter la voix du maître et non leur jugeote. Elle est fasciste à travers ses dirigeants qui sont souvent des délateurs et des militants zélés des ex-partis uniques qui les ont recyclés pour tenir l’université sous haute surveillance. Elle est fasciste parce que les régimes fascistes en font un instrument de dressage et de manipulation des étudiants. Elle est fasciste parce qu’elle est un lieu de discriminations ethniques, politiques, religieuses et autres. Elle est fasciste enfin parce qu’elle est transformée en camp retranché par les ennemis de la pensée qui ne respectent pas les franchises universitaires.
Les universités francophones sont littéralement prises en otage par la France dont les diktats font office de lois à travers, notamment le Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur ( CAMES ), un épouvantail répressif qui contrôle, oriente et promeut les carrières des enseignants-chercheurs, impose le cursus des étudiants. Même si les promotions sont politiquement douteuses au vu du profil de certains bénéficiaires fort médiocres qui, une fois promus, se croient sortis de la cuisse de Jupiter malgré le fait qu’ils sont la risée de leurs collègues et des étudiants qui ne les connaissent que trop bien. Le contrôle du CAMES est de règle tant sur le plan scientifique que sur le plan académique. Il s’agit d’un flicage systématique et éhonté qui permet à la France de faire piller et plagier les travaux des chercheurs africains par quelques pseudo africanistes français, crapuleux et plagiaires fieffés, qui s’attribuent les bénéfices de leurs recherches en modifiant la ponctuation et les titres.
Le droit de vie et de mort, véritable pouvoir régalien du CAMES, qui participe des instruments de domestication de la francophonie – véritable réseau mafieux de l’impérialisme français en Afrique – oblige hélas ! nombre d’universitaires africains à se mettre au garde-à-vous devant cette institution néocolonialiste, réactionnaire et foncièrement anti-universitaire. Les « camesiens », nouvelle race de mutants régressifs, n’ont qu’une formule au bec lorsqu’ils argumentent : « Le CAMES a dit ! ». Cette formule, bien entendu, de leur point de vue d’universitaires complexés et avides de la caution des réseaux mafieux, a valeur d’ordre à exécuter sans broncher comme un dahir de sultan chérifien.
Il est rare que les ministres de l’Education et de l’Enseignement Supérieur soient choisis en dehors de l’université en Afrique. L’énergumène coopté, généralement un gnasse alimentaire et opportuniste, sans ambition pour l’université et son pays, a ordre de fermer sa grande gueule, de s’enrichir frauduleusement, de gérer la domestication, par l’étranger, de notre système universitaire afin de faire perdurer notre dépendance économique, culturelle et intellectuelle. Qui se souvient que Trouduc ou Machin-Chouette fut ministre de l’Education et de l’Enseignement Supérieur dans son pays ? L’échec de l’université africaine, cornaquée par de vulgaires commis aux écritures portant titre de chercheur, est assourdissant. Cela mérite examen de conscience, mais encore faut-il que les dignitaires indignes soient dotés d’une conscience et d’une moralité pour faire cet examen qui est devenu une curiosité dans nos sociétés malades atteintes d’une grave crise morale.
Malgré l’instrumentalisation fascisante et fasciste de l’université, il existe des enseignants antifascistes qui résistent et qui créent, à travers leurs réflexions intellectuelles iconoclastes, des espaces pour la pensée libre et débridée, en marge d’un ordre du discours fondé sur l’hypocrisie, le mensonge et les mythes abrutissants. Là où la pensée est à l’œuvre, la lumière fait toujours reculer les ténèbres de l’esprit au profit du progrès de l’humanité. L’éducation ne saurait s’apparenter à un vulgaire dressage pavlovien d’une jeunesse appelée à relever de fantastiques défis au nom de la survie de l’humanité en Afrique. Bien que la tendance insensée et anti-universitaire actuelle soit au mimétisme - pire à la singerie – le bon sens finira par prévaloir sur le crétinisme ambiant lorsque le système et les cancres qui l’incarnent auront changé.
L’une des faces hideuses de ce crétinisme est la façon dont les universités du pré carré francophone, à la botte de la France colonialiste et amie des dictateurs africains demi lettrés ou semi- analphabètes, plagient bêtement le système LMD (Licence-Master-Doctorat) des universités occidentales sans faire la moindre réflexion sur le rôle de l’enseignement supérieur dans les pays africains sous-développés. Dans le rôle humiliant de simple consommatrice écervelée de savoir que lui font jouer l’Etat et les savantasses incultes de sa direction, l’université africaine sans budget de recherche, sans bibliothèques, sans laboratoires, sans locaux suffisants, sans revues et éditions scientifiques, sans bourses et voyages d’études, avec des enseignants clochardisés, ne sera véritablement capable de renverser la vapeur de l’obscurantisme et de la régression, en devenant à son tour exportatrice de savoir, qu’à la condition que les peuples d’Afrique balayent impitoyablement tous les régimes néocolonialistes et scélérats qui complotent à leur régression de connivence avec les puissances impérialistes et esclavagistes qui pompent et pompent inlassablement la sueur et le sang du nègre comme ils pompent le pétrole, sans état d’âme.
Début juillet 2007, le gang des dictateurs africains a organisé son traditionnel sommet annuel de l’Union Africaine à Accra au Ghana. Point essentiel de l’ordre du jour : la création des Etats-Unis d’Afrique. De l’extraordinaire tohu-bohu, nous avons retenu l’affrontement de deux camps irréconciliables : l’union tout de suite contre l’union par étape à partir des regroupements régionaux existants
Les Etats-Unis d’Afrique ici et maintenant est la plus grande ânerie politique qui m’ait été donnée à entendre depuis des décennies. Qui en sont les principaux bonimenteurs ? Kaddafi, le Libyen, et le bouffon du Sénégal, Abdoulaye Wade. Deux personnages pas sérieux pour un sou et qui, à la pratique, se révèlent comme les pires ennemis de l’Afrique. Il s’agit d’une dangereuse opération de diversion visant à assouvir les délires mégalomaniaques de deux tyrans démagogues. Pauvres Togolais ! Les imagine-t-on se taper Wade et Kaddafi après avoir subi les Gnassingbe père et fils pendant quarante ans ? Ce serait du masochisme.
Pour mieux comprendre les enjeux mesquins et criminels que les ratés qui dirigent l’Afrique cachent à leurs concitoyens, il suffit de faire l’état des lieux de notre pauvre continent au cours de la première décennie du XXIe siècle. Les maux de l’Afrique ont pour noms le refus du développement et la dictature néocoloniale.
Le bilan africain des pseudo- indépendances est affligeant : une gestion calamiteuse du bien commun par des prédateurs en col blanc ou en treillis militaire. La kleptocratie civile et militaire post –« indépendance » n’a accédé au pouvoir , à la suite des colons européens pillards, violeurs, menteurs fieffés , racistes et génocidaires, que pour s’accaparer de leurs privilèges crapuleux et criminels d’occupants ennemis.
Les conséquences de cette nouvelle occupation de l’Afrique par cette nouvelle race de colons nationaux et parasitaires, se sont vite fait sentir : désillusion, naissance d’un lumpen- prolétariat, exode rural massif de paysans sans qualification vers des villes dépourvues d’infrastructures dignes de ce nom pour les accueillir, injustice sociale, discriminations en tous genres, division des couches de la population dans le but de conserver un pouvoir illégitime, consolidation du concept de tribu au détriment du concept de nation ( Les fruits du travail collectif ne profitent majoritairement qu’à la tribu du chef de l’Etat cleptomane et bête comme ses pieds ), mouvements centrifuges des groupes d’intérêt ostracisés qui perçoivent le pseudo Etat néocolonial comme leur ennemi, sabotage passif des fonctionnaires, chômage, corruption à haute dose et faillite économique consacrée par les multiples programmes d’ajustement structurels à rallonge, vote des jeunes africains avec leurs pieds qui fuient vers les mirages de l’Occident en transformant la Méditerranée en cimetière marin, inflations et dévaluations en cascade, haine de l’armée « nationale » perçue par le peuple comme une armée d’occupation étrangère(parfois tribale et tribaliste)…
Cette kyrielle de maux, qui est loin d’être exhaustive, est symptomatique d’un gangstérisme politique dont l’unique objectif réel est l’enrichissement crapuleux des lampeurs de soupe qui se cooptent autour de la mangeoire que représente le pouvoir politique. Nous avons toujours pensé et continuons de penser qu’une véritable étude scientifique de la perception du pouvoir politique en Afrique par les populations serait une véritable mine de renseignements pour la réflexion sur la politique dans nos pays africains
Des sondages sommaires, dépourvus de caractère scientifique, que nous avons eu à effectuer au cours de nos réflexions sur la politique, tendent à confirmer l’idée selon laquelle dans l’imaginaire collectif, le pouvoir politique est considéré comme une source d’enrichissement personnelle pour l’individu qui y accède et sa famille voire son clan ou son ethnie. Là où le bât blesse, c’est que cette conception crapuleuse de la politique semble aller de soi au sein de nos populations à telle enseigne que celui qui a une fois accédé au pouvoir et qui ne s’est pas enrichi, est souvent un objet de commisération ou de la risée publique. Se servir du pouvoir pour s’enrichir semble faire partie de la norme sociale.
Le fondement de cette conception patrimoniale de la chose publique est l’impunité. Cette conception scélérate a été parfaitement illustrée par le tyran congolais Denis Sassou Nguesso sur Radio France Internationale lors de son séjour à Paris début juillet 2007. Sommé de s’expliquer concernant la plainte déposée contre lui et son compère gabonais Omar Bongo pour détournement de biens publics au sujet des appartements luxueux et des châteaux qu’ils possèdent en France, il donna une réponse à la fois naïve et cynique en forme d’aveu. Il s’étonna de cette plainte en se justifiant au prétexte que tous les dirigeants du monde possèdent des immeubles à Paris, notamment ceux du Golfe arabique. Il conclut en dénonçant le relent de racisme et de néocolonialisme de la plainte du collectif des ONG congolaises et françaises à son encontre.
Pas un mot du kleptocrate sur l’origine du magot qui lui a permis de s’offrir des châteaux sur le dos du malheureux peuple congolais. A bas les jaloux !
Plus les cliques dirigeantes au pouvoir s’enrichissent, plus les peuples qui les subissent se clochardisent au point de mourir de faim. Au Togo, après la mort du dictateur Gnassingbe Eyadema, le magazine américain Forbes a évalué la fortune amassée durant son interminable règne à 4,5 milliards de dollars soit environ 2500 milliards FCFA ! Cette information reprise par un journal togolais n’a suscité aucun démenti officiel.
La faillite économique de l’Afrique est un constat aveuglant. Les politiciens n’ayant d’autres ambitions que le vol, le pillage à l’instar des colons prédateurs qu’ils ont remplacés et qui continuent à leur servir de modèles, ne peuvent concevoir le développement de l’Afrique. C’est la raison pour laquelle ils se contentent de gérer le néocolonialisme pour le compte des puissances coloniales déguisées en « partenaires privilégiés » et en bailleurs de fonds. Gérer le néocolonialisme, c’est gérer le développement du sous-développement en bradant les ressources du continent aux prédateurs occidentaux et autres. Tel est le prix que ces dirigeants indignes doivent payer pour conserver leurs postes.
L’économie africaine, basée essentiellement sur la culture de rente, est complètement dévastée. Elle demeure aussi archaïque qu’à l’époque de l’invention de l’agriculture, il y a de cela dix ou quinze mille ans. Le paysan reste courbé, comme ses ancêtres primitifs, sur sa houe rudimentaire à gratter le sol sous le chaud soleil. Le rendement à l’hectare est dérisoire. Pas d’irrigation, pas de tracteurs !
Les cultures de rente imposées naguère par les colons pour leurs besoins, ont même pris plus d’importance aujourd’hui que les cultures vivrières au détriment de l’alimentation de la population. Le Ghana et la Côte d’Ivoire sont en compétition pour occuper la première place
de producteur de cacao et se livrent pieds et mains liés au caprices des fluctuations du marché manipulé par les spéculateurs esclavagistes de Londres, Paris, New York, Tokyo…
Au début des années 1990, un planteur ivoirien de cacao pouvait s’acheter une Peugeot 404 bâchée avec la récolte de dix hectares ; au début des années 2000, avec la même superficie, il peut tout juste s’offrir les roues du même véhicule !
Contrairement aux discours méprisants et racistes des colonialistes occidentaux, qui qualifient les Africains de paresseux, ceux-ci sont de gros travailleurs. Mais ils vivent un paradoxe dramatique. Plus ils s’échinent à bosser dur, plus les fruits de leur labeur s’amenuisent ! Le tra vail qui appauvrit l’homme au lieu de l’enrichir, s’apparente à de l’esclavage ! Aussi sommes-nous fondé à parler du nouveau visage de l’esclavage en Afrique. A l’image du colonialisme qui a entrepris sa mue en Afrique sous les oripeaux du néocolonialisme, l’esclavage a lui aussi revêtu un nouveau boubou puant de misère.
A l’image des pays, les universités sont devenues des îlots de contestation pour des étudiants souvent réduits à la mendicité et des enseignants-chercheurs sous-payés et exploités mais qui font souvent le jeu du pouvoir oppressif et illégitime par leur penchant maladif au carriérisme politico-administratif, synonyme de prostitution, d’adhésion au réseaux mafieux d’influence fasciste ou néocolonialiste. Pour faire carrière, certains sont obligés de vendre leur âme au diable parce qu’ils aiment le confort et l’argent facile des postes pour lesquels ils sont cooptés et qui leur permet de voler le peuple ou de se faire octroyer des prébendes juteuses. Tous lorgnent en direction des strapontins ministériels. Quand ils atteignent leur but, quels ministricules minables ils font !
Le paradoxe de l’université africaine, c’est que contrairement aux universités des pays développés, elle n’est pas un outil de développement, mais une usine à fabriquer des chômeurs. Cela ne peut surprendre dans la mesure où elle n’est pas le fruit d’une réflexion d’un projet mûri de développement des pays africains. Faute d’être une locomotive, elle est un wagon, pire un chariot déglingué de fumier puant qu’il faut pousser à bout de bras avec des ahans terribles pour en dégager les roues engluées dans la gadoue de la cancrerie et des obscénités intellectuelles anti-universitaires.
Nos universités sont pleines d’universitaires mais elles sont désertées par l’esprit universitaire, celle qui justement permet d’émettre des réflexions sur l’outil de formation et de recherche qu’elle est par rapport à son environnement, par rapport aux grands axes de développement des pays. L’absence de vision prospective est la principale caractéristique des staffs universitaires généralement cooptés par la machine à magouilles des régimes en place. Au sein de cette racaille diplômée, l’on ne recherche pas l’excellence, mais le larbinisme, le mensonge, le maquignonnage et l’obscurantisme qui sont les ennemis mortels de la vérité et de la science ! Dire la vérité, c’est prendre le risque de perdre son poste avec les privilèges qui y sont attachés. Les dirigeants des universités sont-ils téméraires avec la vérité ? Que nenni ! Un mensonge pour un royaume !
Revêtus de la toge de la souillure, de la vanité insolente des médiocres et de la singerie, les mercenaires universitaires qui assassinent l’esprit universitaire dans sa dimension populaire, laïque et intellectuelle, peuvent s’enorgueillir d’avoir rabaissé nos universités au niveau de grands lycées ! Un double ban pour ces doctes sires ! Le refus de faire de nos universités des laboratoires consacrés à la réflexion sur le présent et l’avenir de nos Etats est symptomatique d’un monde universitaire qui souffre d’un vertigineux déficit de vrais intellectuels. En Afrique, le confusionnisme à la mode consiste à se proclamer intellectuel dès que l’on a décroché un diplôme de l’enseignement supérieur ! C’est comique, mais c’est la réalité. Il n’est pas rare non plus de voir des enseignants-chercheurs cacher l’extrême indigence de leur pensée derrière leurs grades universitaires surtout lorsqu’ils sont revêtus de robes de cérémonie comme des femmes avec sur leurs crânes crépus ou tondus des toques de cuisinier ! Mais de quelle cuisine s’agit-il ? La cuisine infecte de l’opportunisme, du plagiat et de l’ignorantisme. Les affreux marmitons !
Comment s’étonner dans ces conditions que l’université africaine soit un solide bastion du fascisme ? Elle est fasciste dans son esprit, dans sa pédagogie archaïque qui rappelle la scolastique médiévale dont se gaussait l’écrivain de la Renaissance, François Rabelais, à cause des maîtres qui obligeaient les élèves à réciter par cœur leurs cours à l’endroit et à l’envers sans omettre la moindre virgule, car leur savoir devait refléter la voix du maître et non leur jugeote. Elle est fasciste à travers ses dirigeants qui sont souvent des délateurs et des militants zélés des ex-partis uniques qui les ont recyclés pour tenir l’université sous haute surveillance. Elle est fasciste parce que les régimes fascistes en font un instrument de dressage et de manipulation des étudiants. Elle est fasciste parce qu’elle est un lieu de discriminations ethniques, politiques, religieuses et autres. Elle est fasciste enfin parce qu’elle est transformée en camp retranché par les ennemis de la pensée qui ne respectent pas les franchises universitaires.
Les universités francophones sont littéralement prises en otage par la France dont les diktats font office de lois à travers, notamment le Conseil Africain et Malgache de l’Enseignement Supérieur ( CAMES ), un épouvantail répressif qui contrôle, oriente et promeut les carrières des enseignants-chercheurs, impose le cursus des étudiants. Même si les promotions sont politiquement douteuses au vu du profil de certains bénéficiaires fort médiocres qui, une fois promus, se croient sortis de la cuisse de Jupiter malgré le fait qu’ils sont la risée de leurs collègues et des étudiants qui ne les connaissent que trop bien. Le contrôle du CAMES est de règle tant sur le plan scientifique que sur le plan académique. Il s’agit d’un flicage systématique et éhonté qui permet à la France de faire piller et plagier les travaux des chercheurs africains par quelques pseudo africanistes français, crapuleux et plagiaires fieffés, qui s’attribuent les bénéfices de leurs recherches en modifiant la ponctuation et les titres.
Le droit de vie et de mort, véritable pouvoir régalien du CAMES, qui participe des instruments de domestication de la francophonie – véritable réseau mafieux de l’impérialisme français en Afrique – oblige hélas ! nombre d’universitaires africains à se mettre au garde-à-vous devant cette institution néocolonialiste, réactionnaire et foncièrement anti-universitaire. Les « camesiens », nouvelle race de mutants régressifs, n’ont qu’une formule au bec lorsqu’ils argumentent : « Le CAMES a dit ! ». Cette formule, bien entendu, de leur point de vue d’universitaires complexés et avides de la caution des réseaux mafieux, a valeur d’ordre à exécuter sans broncher comme un dahir de sultan chérifien.
Il est rare que les ministres de l’Education et de l’Enseignement Supérieur soient choisis en dehors de l’université en Afrique. L’énergumène coopté, généralement un gnasse alimentaire et opportuniste, sans ambition pour l’université et son pays, a ordre de fermer sa grande gueule, de s’enrichir frauduleusement, de gérer la domestication, par l’étranger, de notre système universitaire afin de faire perdurer notre dépendance économique, culturelle et intellectuelle. Qui se souvient que Trouduc ou Machin-Chouette fut ministre de l’Education et de l’Enseignement Supérieur dans son pays ? L’échec de l’université africaine, cornaquée par de vulgaires commis aux écritures portant titre de chercheur, est assourdissant. Cela mérite examen de conscience, mais encore faut-il que les dignitaires indignes soient dotés d’une conscience et d’une moralité pour faire cet examen qui est devenu une curiosité dans nos sociétés malades atteintes d’une grave crise morale.
Malgré l’instrumentalisation fascisante et fasciste de l’université, il existe des enseignants antifascistes qui résistent et qui créent, à travers leurs réflexions intellectuelles iconoclastes, des espaces pour la pensée libre et débridée, en marge d’un ordre du discours fondé sur l’hypocrisie, le mensonge et les mythes abrutissants. Là où la pensée est à l’œuvre, la lumière fait toujours reculer les ténèbres de l’esprit au profit du progrès de l’humanité. L’éducation ne saurait s’apparenter à un vulgaire dressage pavlovien d’une jeunesse appelée à relever de fantastiques défis au nom de la survie de l’humanité en Afrique. Bien que la tendance insensée et anti-universitaire actuelle soit au mimétisme - pire à la singerie – le bon sens finira par prévaloir sur le crétinisme ambiant lorsque le système et les cancres qui l’incarnent auront changé.
L’une des faces hideuses de ce crétinisme est la façon dont les universités du pré carré francophone, à la botte de la France colonialiste et amie des dictateurs africains demi lettrés ou semi- analphabètes, plagient bêtement le système LMD (Licence-Master-Doctorat) des universités occidentales sans faire la moindre réflexion sur le rôle de l’enseignement supérieur dans les pays africains sous-développés. Dans le rôle humiliant de simple consommatrice écervelée de savoir que lui font jouer l’Etat et les savantasses incultes de sa direction, l’université africaine sans budget de recherche, sans bibliothèques, sans laboratoires, sans locaux suffisants, sans revues et éditions scientifiques, sans bourses et voyages d’études, avec des enseignants clochardisés, ne sera véritablement capable de renverser la vapeur de l’obscurantisme et de la régression, en devenant à son tour exportatrice de savoir, qu’à la condition que les peuples d’Afrique balayent impitoyablement tous les régimes néocolonialistes et scélérats qui complotent à leur régression de connivence avec les puissances impérialistes et esclavagistes qui pompent et pompent inlassablement la sueur et le sang du nègre comme ils pompent le pétrole, sans état d’âme.
Enseignement secondaire : Les profs optent pour la désobéissance civile
Crise scolaire
Enseignement secondaire : Les profs optent pour la désobéissance civile
Le Républicain, 28/04/2008 Commentaires [ 18 ] E-mail Imprimer
Rien ne va plus au secondaire. Le week-end dernier, un fait majeur est venu troubler davantage les rapports, déjà pourris, entre le gouvernement et les enseignants du secondaire public. En de termes fermes, la COSES a adressé une correspondance au Premier ministre le jeudi 24 avril 2008.
« Nous, Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) […] portons à votre connaissance notre décision de désobéissance au ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, à ces actes et initiatives dans la gestion de nos doléances consignées dans notre préavis de grève du 17 décembre 2007 à compter de sa date de signature », souligne la missive qui a été envoyée à Modibo Sidibé.
S’expliquant davantage, la COSES a fait savoir au Premier ministre que leurs doléances qui ne sont pas satisfaites ont été déposées depuis le début de la rentrée scolaire 2007-2008. En plus de ce problème, les enseignants estiment que la non tenue de la commission de conciliation, motivée par leur ministre de tutelle, le Pr. Amadou Touré, est un acte grave de violation des dispositions légales en matière de négociations.
Mais il y a un autre motif encore révoltant pour la COSES. En effet, la lettre adressée à Modibo Sidibé stipule que « le ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique continue à nier l’indemnité de logement comme ayant fait l’objet d’un accord le 17 juillet 2007 ». Et pire, la COSES pense que le Pr. Touré entretient la crise de confiance entre les enseignants et le gouvernement, surtout à cause des « actes de menace, d’intimidation visant à torpiller le mouvement syndical ».
Cette nouvelle crispation des rapports entre les protagonistes de la question scolaire intervient alors que pour la énième fois le ministre Touré tend la main à la COSES. Le 22 avril 2008, le département avait invité les responsables du syndicat pour reprendre le dialogue. Mais hélas ! « Nous […] sommes au regret de porter à votre connaissance notre décision de ne pas prendre part à cette rencontre », a répliqué la COSES dans une correspondance datée également du 24 avril 2008.
Soumaila T. Diarra
Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article
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18 réactions > 1 2
Posté par Moustak, le 28 Apr 2008 14:54:01 GMT
Attention la COSES a du flair. Avec les négociations qui se tiennent au
Nord, ils sentent que l'argent va bientôt partir de ce côté pour payer
les rançons et autres. Donc COSES et tous les autres, il faut faire vite
pour que le tout ne s'envole pas... et entre temps le prix du riz monte
et monte, et on nous demandera toujours d'attendre 2012 à l'Office.
Répondre à < Moustak >
Posté par fama, le 28 Apr 2008 14:47:04 GMT
Qui sont réellement ces enseignants vereux qui prennent l'école malienne
en otage? Qu'attend le gouvernement pour prendre ses responsabilités?
Notre pays est en retard pour sacrifier l'avenir des milliers de jeunes
Répondre à < fama >
Posté par yboua, le 28 Apr 2008 13:08:50 GMT
COSES vous croyez que vous ne depassez pas les bornes? vous croyez que
vous êtes les seuls à vivre dans ces conditions? d'ailleur vous vous
avez eu la chance d'avoir un emploi et vous refusez aujourdhui de
travailler pour une prise en charge de logement. Vous ne pensez à ceux
là aussi malien comme vous qui veulent aussi travailler et avoir un
salaire en fin de moi comme vous mais malheureusement ils ne l'ont pas
eu. ceux ci vivent en detresse dans le chômage avec leur diplome, il
n'on meme pas le droit de reclamez un emploi. Si ces enseignant là qui
vous ont enseigné à l'école à l'époque avait fais la même chose que
vous, es ce que vous vous serez même là aujourdhui? Hommage à nos vieux
enseignants qui ont tout donné pour l'education de ce pays. B N°1
Sikasso Parents d'eleve
Réponse de < Ribiata > à < amagouno >, le 28 Apr 2008 14:25:21 GMT
Mr yboua et chers internauts un peu de retenu. Vos constats méritent une attention particulières quant à l'avenir des enfants. Mais cependant il faut comprendre que dans ce pays on a rien tant qu'on fasse sortir les muscles. C'est ce qui est marrant. Nos autorités ne prennent aucune bonne initiative d'elles mêmes. Elles ne créent que des statuts particuliers au sain d'une même Fonction Publique. C'est le cas des magistrats ... En accordant des primes de logements aux enseignants du Supérieur pourquoi ne dévrait-on pas penser à ceux du Secondaire. De grace essayons de comprendre ces pauvres enseignants. Au Mali les choses sont telles qu'on ne peut que se révolter. Imaginer une prime de technicité de 2000 à 3000 Fcfa pour le Corps des Ingénieurs contre 12 000 à 15 000F cfa pour les fonctionnaires socio- sanitaires. Au tant disproportionnalité dans le traitement des agents font perdre la raison à ceux qui n'en peuvent plus.
Répondre à < Ribiata >
Réponse de < Tchanzié > à < amagouno >, le 28 Apr 2008 14:17:25 GMT
Honte à toi Amagouno!! pire si tu es dogon. auras tu le courage de telles propos devant tes collègues? Si j'étais enseignant je ne voudrais jamais t'avoir comme collègue, traite.
Réponse de < amagouno > à < yboua >, le 28 Apr 2008 13:43:46 GMT
Certes, je suis enseignant, mais je partage bien votre avis. Toute chose à une limite, une fin, même la vie qu'Allah nous a accordée. Ce serait un peu fanatique que d'être des hardliners à jamais. Ils ne voient que leurs bourses, quant à l'avenir de leurs enfants, ils s'en fichent mal. Pensent-ils qu'avec cette grève, ils font du mal au gouvernement?Non, loin de-là, ils font du mal à leurs propres enfants, donc à eux- mêmes. Qu'ils reviennent à la raison! Sinon, les fils et filles des gouvernants font tout bonnement leurs études dans les écoles d'élite et dans les meilleures universités à l'étranger.
Posté par Bèfo1er, le 28 Apr 2008 12:35:43 GMT
Je crois que vous vous trompez tous de cible. Ce n'est pas la COSES
qu'il faut viser; mais plutôt le gouvernement. Comment diantre a-t-il
accepté de s'assoir plus de deux fois de suite à la même table de
négociation avec ce syndicat pour discuter de l'indemnité de logement?.
Ce qui est fait est fait. Soyons objectifs. Je demande à la COSES de
fournir la preuve qu'un document a été signé par une autorité qui leur
donne droit à cette indemnité. Dans ce cas l'Etat devrait s'assumer.
Sinon je demande au gouvernement d'accepter de considérer cette année
comme blanche avec toutes ses conséquences. La première mesure qu'il
devrait prendre alors c'est de mettre à la porte tous ces contractuels
apatrides. Le saupoudrage ne servira à rien. L'année prochaine ils vont
recommencer. Mais de grâce, à quoi sert la décentralisation au Mali? Ou
l'on y croit ou l'on y croit pas!!! Car les solutions à ces genrres de
problèmes se trouvent à ce dispositif. De ce point de vue aussi l'Etat
doit s'assumer.
Réponse de < Tchanzié > à < Bèfo1er >, le 28 Apr 2008 14:08:03 GMT
Au lieu d'écrire des béttises de ce genre il faut chercher à bien connaître les actualités. Demander la mise à la porte veut dire que tu ne connais même pas la composition de la COSES. Elle composée de tous les enseignants, qu'ils soient contractuels ou fonctionnnaires. Un problème ne se resoud pas avec des propos aussi rempli de haine. Toi, avec cette façon de réagir, tu ne pourrais pas gérer bien même ta petite famille!!
Répondre à < Tchanzié >
Posté par vérité, le 28 Apr 2008 10:49:51 GMT
COSES= Conseil des Opportunistes Soucieux de l'Embourgeoisement
Seulement. Vous devez raser le mur pour le niveau et le comportement de
vos membres. Vous faites honte aux autres enseignants. Si vous n'avez
pas choisi l'enseignement par vocation quittez le, il y a des milliers
qui attendent. Vous êtes vebu dans l'enseignement parceque vous n'avez
trouvé rien d'autre à faire et si vous quittez l'enseignement vous serez
des mendiants. Vous en voulez au Ministre pour avoir voulu appliquer les
textes. S'il retient aujourd'hui les salaires vous serez des mendiants.
Vous n'allez pas prendre le peuple malien avec ses enfants en otage.
S'ils continuent ainsi, qu'on les renvoie tous et il y a de meilleurs
sur la place. L'Etat ne doit pas satisfaire aux doléances de ces
enseignants qui sont nuls.
Répondre à < vérité >
Posté par nonegoisite, le 28 Apr 2008 10:05:26 GMT
Quelle irresponsabilité de la part de la COSES. Pour qui vous vous
prenez. Mr le ministre mettez votre plan en action pour sauver notre
ecole en vous appuyant sur les profs des écoles privées et le SNEC. Ces
pauvres faux syndicalistes vont se mordre le doigt. Laissez les tirer
toujours sur la corde ils finiront par lâcher. Nous parents d'élèves
nous comptons sur vous Mr le Ministre et nous vous soutiendront.
Répondre à < nonegoisite >
Posté par Goudo, le 28 Apr 2008 09:43:09 GMT
cette fois ci les responsables de l'enseignement qu on croit sage ont
deconnes>Ils sont les pires ennemies du peuple mais c'est eux les
premiers perdants> Plus IRRESPONSABLES qu'eux tu va dans l'enfer, de
toute facon l'avenir nous jugera tous Qu ALLAH preserve le MALI du
mal AMEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre à < Goudo >
Posté par torayeloraye, le 28 Apr 2008 09:33:44 GMT
depuis près de dix ans les boursiers maliens de l'exterieur sont
retournés pour nsuffisance de niveau sur tous les chantiers des btp les
ouvriers qualifiés sont des pays de la sous region combien d'etudiants
sont capables de supporter un debat en francais correct alors à qui
profite cette situation ? il ya un moment où on se fait rattraper par
ses actes pensez-y coses parents d'eleves et gouvernement
Répondre à < torayeloraye >
Posté par convenant, le 28 Apr 2008 09:09:16 GMT
Arrêtez avec vos supplications.Vous pensez que c'est vos lamentations
qui vont tout changer.Dans ce pays n'importe qui se lève pour faire
n'importe quoi.C'est l'ère du bê bi babolo
Répondre à < convenant >
Posté par saschka, le 28 Apr 2008 08:46:48 GMT
Ce n'est pas possible d'être égoiste à ce point! se sont "vos enfants"
qui en payeront les pots cassés
Répondre à < saschka >
Enseignement secondaire : Les profs optent pour la désobéissance civile
Le Républicain, 28/04/2008 Commentaires [ 18 ] E-mail Imprimer
Rien ne va plus au secondaire. Le week-end dernier, un fait majeur est venu troubler davantage les rapports, déjà pourris, entre le gouvernement et les enseignants du secondaire public. En de termes fermes, la COSES a adressé une correspondance au Premier ministre le jeudi 24 avril 2008.
« Nous, Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) […] portons à votre connaissance notre décision de désobéissance au ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, à ces actes et initiatives dans la gestion de nos doléances consignées dans notre préavis de grève du 17 décembre 2007 à compter de sa date de signature », souligne la missive qui a été envoyée à Modibo Sidibé.
S’expliquant davantage, la COSES a fait savoir au Premier ministre que leurs doléances qui ne sont pas satisfaites ont été déposées depuis le début de la rentrée scolaire 2007-2008. En plus de ce problème, les enseignants estiment que la non tenue de la commission de conciliation, motivée par leur ministre de tutelle, le Pr. Amadou Touré, est un acte grave de violation des dispositions légales en matière de négociations.
Mais il y a un autre motif encore révoltant pour la COSES. En effet, la lettre adressée à Modibo Sidibé stipule que « le ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique continue à nier l’indemnité de logement comme ayant fait l’objet d’un accord le 17 juillet 2007 ». Et pire, la COSES pense que le Pr. Touré entretient la crise de confiance entre les enseignants et le gouvernement, surtout à cause des « actes de menace, d’intimidation visant à torpiller le mouvement syndical ».
Cette nouvelle crispation des rapports entre les protagonistes de la question scolaire intervient alors que pour la énième fois le ministre Touré tend la main à la COSES. Le 22 avril 2008, le département avait invité les responsables du syndicat pour reprendre le dialogue. Mais hélas ! « Nous […] sommes au regret de porter à votre connaissance notre décision de ne pas prendre part à cette rencontre », a répliqué la COSES dans une correspondance datée également du 24 avril 2008.
Soumaila T. Diarra
Le Républicain, est seul responsable du contenu de cet article
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18 réactions > 1 2
Posté par Moustak, le 28 Apr 2008 14:54:01 GMT
Attention la COSES a du flair. Avec les négociations qui se tiennent au
Nord, ils sentent que l'argent va bientôt partir de ce côté pour payer
les rançons et autres. Donc COSES et tous les autres, il faut faire vite
pour que le tout ne s'envole pas... et entre temps le prix du riz monte
et monte, et on nous demandera toujours d'attendre 2012 à l'Office.
Répondre à < Moustak >
Posté par fama, le 28 Apr 2008 14:47:04 GMT
Qui sont réellement ces enseignants vereux qui prennent l'école malienne
en otage? Qu'attend le gouvernement pour prendre ses responsabilités?
Notre pays est en retard pour sacrifier l'avenir des milliers de jeunes
Répondre à < fama >
Posté par yboua, le 28 Apr 2008 13:08:50 GMT
COSES vous croyez que vous ne depassez pas les bornes? vous croyez que
vous êtes les seuls à vivre dans ces conditions? d'ailleur vous vous
avez eu la chance d'avoir un emploi et vous refusez aujourdhui de
travailler pour une prise en charge de logement. Vous ne pensez à ceux
là aussi malien comme vous qui veulent aussi travailler et avoir un
salaire en fin de moi comme vous mais malheureusement ils ne l'ont pas
eu. ceux ci vivent en detresse dans le chômage avec leur diplome, il
n'on meme pas le droit de reclamez un emploi. Si ces enseignant là qui
vous ont enseigné à l'école à l'époque avait fais la même chose que
vous, es ce que vous vous serez même là aujourdhui? Hommage à nos vieux
enseignants qui ont tout donné pour l'education de ce pays. B N°1
Sikasso Parents d'eleve
Réponse de < Ribiata > à < amagouno >, le 28 Apr 2008 14:25:21 GMT
Mr yboua et chers internauts un peu de retenu. Vos constats méritent une attention particulières quant à l'avenir des enfants. Mais cependant il faut comprendre que dans ce pays on a rien tant qu'on fasse sortir les muscles. C'est ce qui est marrant. Nos autorités ne prennent aucune bonne initiative d'elles mêmes. Elles ne créent que des statuts particuliers au sain d'une même Fonction Publique. C'est le cas des magistrats ... En accordant des primes de logements aux enseignants du Supérieur pourquoi ne dévrait-on pas penser à ceux du Secondaire. De grace essayons de comprendre ces pauvres enseignants. Au Mali les choses sont telles qu'on ne peut que se révolter. Imaginer une prime de technicité de 2000 à 3000 Fcfa pour le Corps des Ingénieurs contre 12 000 à 15 000F cfa pour les fonctionnaires socio- sanitaires. Au tant disproportionnalité dans le traitement des agents font perdre la raison à ceux qui n'en peuvent plus.
Répondre à < Ribiata >
Réponse de < Tchanzié > à < amagouno >, le 28 Apr 2008 14:17:25 GMT
Honte à toi Amagouno!! pire si tu es dogon. auras tu le courage de telles propos devant tes collègues? Si j'étais enseignant je ne voudrais jamais t'avoir comme collègue, traite.
Réponse de < amagouno > à < yboua >, le 28 Apr 2008 13:43:46 GMT
Certes, je suis enseignant, mais je partage bien votre avis. Toute chose à une limite, une fin, même la vie qu'Allah nous a accordée. Ce serait un peu fanatique que d'être des hardliners à jamais. Ils ne voient que leurs bourses, quant à l'avenir de leurs enfants, ils s'en fichent mal. Pensent-ils qu'avec cette grève, ils font du mal au gouvernement?Non, loin de-là, ils font du mal à leurs propres enfants, donc à eux- mêmes. Qu'ils reviennent à la raison! Sinon, les fils et filles des gouvernants font tout bonnement leurs études dans les écoles d'élite et dans les meilleures universités à l'étranger.
Posté par Bèfo1er, le 28 Apr 2008 12:35:43 GMT
Je crois que vous vous trompez tous de cible. Ce n'est pas la COSES
qu'il faut viser; mais plutôt le gouvernement. Comment diantre a-t-il
accepté de s'assoir plus de deux fois de suite à la même table de
négociation avec ce syndicat pour discuter de l'indemnité de logement?.
Ce qui est fait est fait. Soyons objectifs. Je demande à la COSES de
fournir la preuve qu'un document a été signé par une autorité qui leur
donne droit à cette indemnité. Dans ce cas l'Etat devrait s'assumer.
Sinon je demande au gouvernement d'accepter de considérer cette année
comme blanche avec toutes ses conséquences. La première mesure qu'il
devrait prendre alors c'est de mettre à la porte tous ces contractuels
apatrides. Le saupoudrage ne servira à rien. L'année prochaine ils vont
recommencer. Mais de grâce, à quoi sert la décentralisation au Mali? Ou
l'on y croit ou l'on y croit pas!!! Car les solutions à ces genrres de
problèmes se trouvent à ce dispositif. De ce point de vue aussi l'Etat
doit s'assumer.
Réponse de < Tchanzié > à < Bèfo1er >, le 28 Apr 2008 14:08:03 GMT
Au lieu d'écrire des béttises de ce genre il faut chercher à bien connaître les actualités. Demander la mise à la porte veut dire que tu ne connais même pas la composition de la COSES. Elle composée de tous les enseignants, qu'ils soient contractuels ou fonctionnnaires. Un problème ne se resoud pas avec des propos aussi rempli de haine. Toi, avec cette façon de réagir, tu ne pourrais pas gérer bien même ta petite famille!!
Répondre à < Tchanzié >
Posté par vérité, le 28 Apr 2008 10:49:51 GMT
COSES= Conseil des Opportunistes Soucieux de l'Embourgeoisement
Seulement. Vous devez raser le mur pour le niveau et le comportement de
vos membres. Vous faites honte aux autres enseignants. Si vous n'avez
pas choisi l'enseignement par vocation quittez le, il y a des milliers
qui attendent. Vous êtes vebu dans l'enseignement parceque vous n'avez
trouvé rien d'autre à faire et si vous quittez l'enseignement vous serez
des mendiants. Vous en voulez au Ministre pour avoir voulu appliquer les
textes. S'il retient aujourd'hui les salaires vous serez des mendiants.
Vous n'allez pas prendre le peuple malien avec ses enfants en otage.
S'ils continuent ainsi, qu'on les renvoie tous et il y a de meilleurs
sur la place. L'Etat ne doit pas satisfaire aux doléances de ces
enseignants qui sont nuls.
Répondre à < vérité >
Posté par nonegoisite, le 28 Apr 2008 10:05:26 GMT
Quelle irresponsabilité de la part de la COSES. Pour qui vous vous
prenez. Mr le ministre mettez votre plan en action pour sauver notre
ecole en vous appuyant sur les profs des écoles privées et le SNEC. Ces
pauvres faux syndicalistes vont se mordre le doigt. Laissez les tirer
toujours sur la corde ils finiront par lâcher. Nous parents d'élèves
nous comptons sur vous Mr le Ministre et nous vous soutiendront.
Répondre à < nonegoisite >
Posté par Goudo, le 28 Apr 2008 09:43:09 GMT
cette fois ci les responsables de l'enseignement qu on croit sage ont
deconnes>Ils sont les pires ennemies du peuple mais c'est eux les
premiers perdants> Plus IRRESPONSABLES qu'eux tu va dans l'enfer, de
toute facon l'avenir nous jugera tous Qu ALLAH preserve le MALI du
mal AMEN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre à < Goudo >
Posté par torayeloraye, le 28 Apr 2008 09:33:44 GMT
depuis près de dix ans les boursiers maliens de l'exterieur sont
retournés pour nsuffisance de niveau sur tous les chantiers des btp les
ouvriers qualifiés sont des pays de la sous region combien d'etudiants
sont capables de supporter un debat en francais correct alors à qui
profite cette situation ? il ya un moment où on se fait rattraper par
ses actes pensez-y coses parents d'eleves et gouvernement
Répondre à < torayeloraye >
Posté par convenant, le 28 Apr 2008 09:09:16 GMT
Arrêtez avec vos supplications.Vous pensez que c'est vos lamentations
qui vont tout changer.Dans ce pays n'importe qui se lève pour faire
n'importe quoi.C'est l'ère du bê bi babolo
Répondre à < convenant >
Posté par saschka, le 28 Apr 2008 08:46:48 GMT
Ce n'est pas possible d'être égoiste à ce point! se sont "vos enfants"
qui en payeront les pots cassés
Répondre à < saschka >
Une Autrichienne âgée de 42 ans a été séquestrée par son propre père pendant plus de 20 ans dans une cave près d'Amstetten en Basse-Autriche (est) et
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Dimanche 27 avril 2008
Par AFP
Une Autrichienne âgée de 42 ans a été séquestrée par son propre père pendant plus de 20 ans dans une cave près d'Amstetten en Basse-Autriche (est) et aurait eu de lui plusieurs enfants, a annoncé la police autrichienne dimanche.
Les enquêteurs ont ainsi confirmé un reportage de la chaîne publique de radio-télévision ORF diffusé dimanche matin parlant d'une séquestration de près de 24 ans.
A la séquestration s'ajoute le soupçon d'inceste : selon les enquêteurs, la femme, Elisabeth Fritzl, aurait eu sept (bien sept) enfants de son propre père, tous mis au monde dans le sous-sol de la maison et non déclarés aux autorités.
Trois filles et trois garçons sont âgés de 5 à 20 ans. Un nouveau né serait mort trois jours après sa naissance, ont également dit les enquêteurs qui vont effectuer des tests ADN pour plus d'informations.
Au cours d'une conférence de presse à Amstetten, un porte-parole du parquet de Sankt-Pölkten, Gerhard Sedlacek, a qualifié de "crédibles" les déclarations de Mme Fritzl qui accuse son père de "crimes massifs".
Ce dernier, âgé de 73 ans, a été arrêté dimanche et n'a fait aucune déclaration.
Le chef de la police criminelle de Basse-Autriche Franz Polzer a dit attendre les premiers éléments de l'enquête pour le début de la soirée.
Ce nouveau cas de séquestration présumée a été découvert après l'hospitalisation à la mi-avril d'une jeune fille de 19 ans transportée dans un état grave à l'hôpital d'Amstetten.
Afin de découvrir l'affection, pour l'instant mystérieuse, dont est atteinte la jeune Kerstin, les médecins ont cherché en vain à entrer en contact avec la mère, Elisabeth Fritzl.
C'est à la suite de ces recherches que la séquestration a été découverte.
La mère était portée disparue depuis plusieurs années et Interpol avait même procédé à des investigations relatives à sa disparition.
Les autorités de Basse-Autriche croyaient, de leur côté, qu'Elisabeth Fritzl, dépourvue de numéro de sécurité sociale, était tombée dans les griffes d'une secte.
Selon la télévision publique ORF, la mère et les enfants ont été pris en charge par une équipe de psychologues.
L'Autriche a connu ces dernières années plusieurs cas de séquestrations spectaculaires, dont le cas de la jeune Natascha Kampusch retenue par un homme pendant huit ans dans le sous-sol d'une maison de la banlieue de Vienne avant qu'elle ne réussisse à s'enfuir et celui de trois petites filles obligées par leur mère, malade mentale, à vivre recluses pendant sept ans près de Linz.
*
28/04/2008
c'est l'occident
Par Anonyme
voici l'occident
et le droit de l'homme!
*
27/04/2008
la folie
Par saffidine
je suis surpris d'apprendre cette mauvaise nouvelle et je salus la police autrichienne et que justice soit faite
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Dimanche 27 avril 2008
Par AFP
Une Autrichienne âgée de 42 ans a été séquestrée par son propre père pendant plus de 20 ans dans une cave près d'Amstetten en Basse-Autriche (est) et aurait eu de lui plusieurs enfants, a annoncé la police autrichienne dimanche.
Les enquêteurs ont ainsi confirmé un reportage de la chaîne publique de radio-télévision ORF diffusé dimanche matin parlant d'une séquestration de près de 24 ans.
A la séquestration s'ajoute le soupçon d'inceste : selon les enquêteurs, la femme, Elisabeth Fritzl, aurait eu sept (bien sept) enfants de son propre père, tous mis au monde dans le sous-sol de la maison et non déclarés aux autorités.
Trois filles et trois garçons sont âgés de 5 à 20 ans. Un nouveau né serait mort trois jours après sa naissance, ont également dit les enquêteurs qui vont effectuer des tests ADN pour plus d'informations.
Au cours d'une conférence de presse à Amstetten, un porte-parole du parquet de Sankt-Pölkten, Gerhard Sedlacek, a qualifié de "crédibles" les déclarations de Mme Fritzl qui accuse son père de "crimes massifs".
Ce dernier, âgé de 73 ans, a été arrêté dimanche et n'a fait aucune déclaration.
Le chef de la police criminelle de Basse-Autriche Franz Polzer a dit attendre les premiers éléments de l'enquête pour le début de la soirée.
Ce nouveau cas de séquestration présumée a été découvert après l'hospitalisation à la mi-avril d'une jeune fille de 19 ans transportée dans un état grave à l'hôpital d'Amstetten.
Afin de découvrir l'affection, pour l'instant mystérieuse, dont est atteinte la jeune Kerstin, les médecins ont cherché en vain à entrer en contact avec la mère, Elisabeth Fritzl.
C'est à la suite de ces recherches que la séquestration a été découverte.
La mère était portée disparue depuis plusieurs années et Interpol avait même procédé à des investigations relatives à sa disparition.
Les autorités de Basse-Autriche croyaient, de leur côté, qu'Elisabeth Fritzl, dépourvue de numéro de sécurité sociale, était tombée dans les griffes d'une secte.
Selon la télévision publique ORF, la mère et les enfants ont été pris en charge par une équipe de psychologues.
L'Autriche a connu ces dernières années plusieurs cas de séquestrations spectaculaires, dont le cas de la jeune Natascha Kampusch retenue par un homme pendant huit ans dans le sous-sol d'une maison de la banlieue de Vienne avant qu'elle ne réussisse à s'enfuir et celui de trois petites filles obligées par leur mère, malade mentale, à vivre recluses pendant sept ans près de Linz.
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28/04/2008
c'est l'occident
Par Anonyme
voici l'occident
et le droit de l'homme!
*
27/04/2008
la folie
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je suis surpris d'apprendre cette mauvaise nouvelle et je salus la police autrichienne et que justice soit faite
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Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et les dirigeants des 27 agences et organisations des Nations unies se sont réunis lundi à Berne pour élabo
France 24 Imprimer
Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et les dirigeants des 27 agences et organisations des Nations unies se sont réunis lundi à Berne pour élaborer leur plan de bataille face à la crise provoquée par la flambée des prix des produits alimentaires, a annoncé un porte-parole.
A trois jours de cette rencontre, Ban Ki-moon avait lancé vendredi à Vienne un appel à une "action immédiate" et concertée pour faire face à "une réelle crise mondiale".
Une première réunion à huis-clos a débuté lundi vers 09H30 (07H30 GMT). Les discussions devaient se poursuivre dans l'après-midi, avant une conférence de presse de Ban Ki-moon mardi à 09H00 (07H00 GMT).
Le secrétaire général de l'ONU sera accompagné de la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, du président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, du directeur de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, et du président du Fonds international pour le développement de l'agriculture (Fida), Lennart Bäge.
L'ONU doit faire face à l'urgence pour venir en aide aux populations, alors que la flambée des prix des denrées alimentaires a déjà provoqué des émeutes de la faim dans plusieurs pays.
Elle devra aussi explorer des solutions à plus long terme. Pour cela, il lui faudra arbitrer entre les tenants du protectionnisme et ceux de l'ouverture des marchés, ou encore entre partisans et adversaires des bio-carburants.
"A court terme nous devons nous occuper de toutes les crises humanitaires qui pèsent sur les populations les plus pauvres dans le monde", avait expliqué vendredi M. Ban.
"A moyen terme, la communauté internationale et ses dirigeants en particulier devraient se réunir rapidement pour voir comment nous pouvons, dans un premier temps, améliorer le système économique, les systèmes de distribution, et comment nous pouvons promouvoir la nouvelle production de produits agricoles", avait-il ajouté.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et les dirigeants des 27 agences et organisations des Nations unies se sont réunis lundi à Berne pour élaborer leur plan de bataille face à la crise provoquée par la flambée des prix des produits alimentaires, a annoncé un porte-parole.
A trois jours de cette rencontre, Ban Ki-moon avait lancé vendredi à Vienne un appel à une "action immédiate" et concertée pour faire face à "une réelle crise mondiale".
Une première réunion à huis-clos a débuté lundi vers 09H30 (07H30 GMT). Les discussions devaient se poursuivre dans l'après-midi, avant une conférence de presse de Ban Ki-moon mardi à 09H00 (07H00 GMT).
Le secrétaire général de l'ONU sera accompagné de la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, du président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, du directeur de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, et du président du Fonds international pour le développement de l'agriculture (Fida), Lennart Bäge.
L'ONU doit faire face à l'urgence pour venir en aide aux populations, alors que la flambée des prix des denrées alimentaires a déjà provoqué des émeutes de la faim dans plusieurs pays.
Elle devra aussi explorer des solutions à plus long terme. Pour cela, il lui faudra arbitrer entre les tenants du protectionnisme et ceux de l'ouverture des marchés, ou encore entre partisans et adversaires des bio-carburants.
"A court terme nous devons nous occuper de toutes les crises humanitaires qui pèsent sur les populations les plus pauvres dans le monde", avait expliqué vendredi M. Ban.
"A moyen terme, la communauté internationale et ses dirigeants en particulier devraient se réunir rapidement pour voir comment nous pouvons, dans un premier temps, améliorer le système économique, les systèmes de distribution, et comment nous pouvons promouvoir la nouvelle production de produits agricoles", avait-il ajouté.
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La communauté internationale a condamné unanimement dimanche l'attentat contre un défilé militaire à Kaboul, dont le président Hamid Karzaï est sorti
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
La communauté internationale a condamné unanimement dimanche l'attentat contre un défilé militaire à Kaboul, dont le président Hamid Karzaï est sorti indemne, tout en assurant le chef de l'Etat afghan de son total soutien.
Les talibans ont revendiqué l'attaque à la roquette, qui a fait trois morts et une dizaine de blessés, mais ont nié avoir visé une cible en particulier.
"Je condamne dans les termes les plus fermes l'attaque contre le président Karzaï", a indiqué le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans un communiqué.
"Cette attaque contre les institutions légitimes de l'Etat afghan et le peuple afghan est inacceptable", a ajouté le texte.
M. Ban a aussi réaffirmé le soutien des Nations unies aux efforts de reconstruction du pays "via des institutions étatiques légitimes, et d'une façon qui s'attèle aux besoins des plus vulnérables et qui assure justice et sécurité".
Le président français Nicolas Sarkozy a également assuré dimanche son homologue afghan Hamid Karzaï de "l'engagement résolu et constant" de la France à ses côtés.
"Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte odieux commis par des fanatiques dont le seul but est de remettre en cause les progrès que courageusement, avec l'appui de la communauté internationale, votre pays et ses dirigeants s'emploient à accomplir sur le chemin de la stabilisation, de la reconstruction et de la démocratisation", a affirmé M. Sarkozy.
"Dans le prolongement des décisions que j'ai récemment prises pour renforcer le dispositif français d'appui aux forces afghanes (700 soldats supplémentaires: ndlr) dans leur combat contre le terrorisme et la barbarie, je tiens à vous assurer de l'engagement résolu et constant de la France à vos côtés, au service de la liberté et de la sécurité du peuple afghan", a encore déclaré le président français.
Après avoir fait part dimanche par téléphone de sa "consternation" au président afghan Hamid Karzaï, la chancelière allemande Angela Merkel a assuré "qu'elle resterait engagée aux côtés de l'Afghanistan, de manière étroite", selon un communiqué de la chancellerie.
Le Premier ministre pakistanais Yousaf Raza Gilani a assuré de son côté l'Afghanistan de son soutien dans son combat contre l'"ennemi commun" et contre le "terrorisme et l'extrémisme", selon un communiqué.
"En cet instant, nous sommes aux côtés de nos frères et soeurs afghans et partageons pleinement leur résolution à combattre l'ennemi commun et à triompher du défi du terrorisme et de l'extrémisme", a ajouté M. Gilani.
Même son de cloche chez le chef de la diplomatie canadienne, Maxime Bernier, pour qui cette attaque ne "nous dissuadra pas de continuer à apporter notre soutien au peuple afghan, au président Karzaï, ainsi qu'au gouvernement et aux parlementaires afghans".
Le ministre des affaires étrangères indien, Pranab Mukherjee, a souligné quant à lui "la nécessité pour la communauté internationale de pratiquer la tolérance zéro vis à vis du terrorisme".
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Lundi 28 avril 2008
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La communauté internationale a condamné unanimement dimanche l'attentat contre un défilé militaire à Kaboul, dont le président Hamid Karzaï est sorti indemne, tout en assurant le chef de l'Etat afghan de son total soutien.
Les talibans ont revendiqué l'attaque à la roquette, qui a fait trois morts et une dizaine de blessés, mais ont nié avoir visé une cible en particulier.
"Je condamne dans les termes les plus fermes l'attaque contre le président Karzaï", a indiqué le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans un communiqué.
"Cette attaque contre les institutions légitimes de l'Etat afghan et le peuple afghan est inacceptable", a ajouté le texte.
M. Ban a aussi réaffirmé le soutien des Nations unies aux efforts de reconstruction du pays "via des institutions étatiques légitimes, et d'une façon qui s'attèle aux besoins des plus vulnérables et qui assure justice et sécurité".
Le président français Nicolas Sarkozy a également assuré dimanche son homologue afghan Hamid Karzaï de "l'engagement résolu et constant" de la France à ses côtés.
"Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte odieux commis par des fanatiques dont le seul but est de remettre en cause les progrès que courageusement, avec l'appui de la communauté internationale, votre pays et ses dirigeants s'emploient à accomplir sur le chemin de la stabilisation, de la reconstruction et de la démocratisation", a affirmé M. Sarkozy.
"Dans le prolongement des décisions que j'ai récemment prises pour renforcer le dispositif français d'appui aux forces afghanes (700 soldats supplémentaires: ndlr) dans leur combat contre le terrorisme et la barbarie, je tiens à vous assurer de l'engagement résolu et constant de la France à vos côtés, au service de la liberté et de la sécurité du peuple afghan", a encore déclaré le président français.
Après avoir fait part dimanche par téléphone de sa "consternation" au président afghan Hamid Karzaï, la chancelière allemande Angela Merkel a assuré "qu'elle resterait engagée aux côtés de l'Afghanistan, de manière étroite", selon un communiqué de la chancellerie.
Le Premier ministre pakistanais Yousaf Raza Gilani a assuré de son côté l'Afghanistan de son soutien dans son combat contre l'"ennemi commun" et contre le "terrorisme et l'extrémisme", selon un communiqué.
"En cet instant, nous sommes aux côtés de nos frères et soeurs afghans et partageons pleinement leur résolution à combattre l'ennemi commun et à triompher du défi du terrorisme et de l'extrémisme", a ajouté M. Gilani.
Même son de cloche chez le chef de la diplomatie canadienne, Maxime Bernier, pour qui cette attaque ne "nous dissuadra pas de continuer à apporter notre soutien au peuple afghan, au président Karzaï, ainsi qu'au gouvernement et aux parlementaires afghans".
Le ministre des affaires étrangères indien, Pranab Mukherjee, a souligné quant à lui "la nécessité pour la communauté internationale de pratiquer la tolérance zéro vis à vis du terrorisme".
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Après un périple mondial émaillé d'incidents, le relais de la torche olympique des jeux de Pékin s'est parfaitement déroulé lundi à Pyongyang, capital
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Après un périple mondial émaillé d'incidents, le relais de la torche olympique des jeux de Pékin s'est parfaitement déroulé lundi à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, devant des centaines de milliers de spectateurs mobilisés sur son parcours.
"Bravo Pékin, bravo Pyongyang, bravo les jeux Olympiques", proclamaient d'immenses banderoles érigées le long du parcours.
Pour cette première dans l'histoire du régime communiste, proche allié de Pékin, les images de télévision montraient des hommes en costume noir et des femmes en habit traditionnel agitant des bouquets artificiels de kimjongilia, la fleur nationale baptisée du nom du "cher leader" Kim Jong-Il.
La 18e étape de ce parcours mondial de la flamme avait débuté à 10H15 (01H15 GMT), pour s'achever à 15H00 locale (06H00 GMT).
Devant des centaines de milliers de personnes, selon l'agence Chine Nouvelle, l'un des rares médias étrangers autorisés en Corée du Nord, le relais s'est effectué entre deux des grands symboles du régime: parti de la Tour de l'Idée de Juché, il est arrivé au stade Kim Il-Sung.
Le Juché (auto-suffisance) est l'idéologie du pays, et Kim Il-Sung est le fondateur du régime nord-coréen.
Le long des rues avaient été installées des banderoles "Pékin 2008".
En l'absence de Kim Jong-Il, c'est Kim Yong-Nam, chef d'Etat de facto, qui a remis la torche au premier relayeur, Park Du-Ik, membre de l'équipe nord-coréenne de football lors de la Coupe du Monde 1966.
Park était devenu un héros national en marquant le but qui avait permis à son équipe de battre l'Italie 1-0 et de parvenir en quarts de finale, signant l'un des plus grands succès sportifs de la Corée du Nord.
"J'en garderai un souvenir magnifique, je n'oublierai jamais", a réagi Park Du-Ik, 71 ans, cité par l'agence japonaise Kyodo, à l'issue d'un relais de 250 mètres.
Malgré son absence, Kim Jong-Il "attache un grand intérêt à la réussite du relais de la torche olympique", a déclaré Pak hak-Son, président du Comité olympique nord-coréen, cité par Kyodo.
80 personnes avaient été sélectionnées pour porter la torche, selon les médias officiels nord-coréens.
Les relayeurs étaient "des responsables méritants et des athlètes renommés qui ont contribué à l'honneur de la République populaire démocratique de Corée dans des compétitions internationales, des travailleurs de divers secteurs, des Coréens de l'étranger et des étrangers résidant dans le pays", selon l'agence officielle KCNA, qui n'a pas fourni de noms.
La flamme était arrivée dans la nuit de dimanche à lundi à l'aéroport de la ville, accueillie par un millier d'étudiants nord-coréens et chinois.
Après les étapes précédentes particulièrement mouvementées, en particulier en Occident, le vice-président du comité organisateur nord-coréen, Li Chong-Sok, avait déclaré à l'avance que la Corée du Nord allait "stupéfier le monde" par sa gestion du passage de la flamme.
Pyongyang a sévèrement critiqué les nombreuses manifestations pro-tibétaines qui ont marqué plusieurs étapes du périple de la flamme, en signe de protestation après la répression par les autorités chinoises des émeutes qui ont secoué le Tibet à la mi-mars.
En Corée du Nord, les manifestations non autorisées par les autorités sont strictement interdites.
La flamme olympique avait fait étape dimanche à Séoul, où le relais a été salué par une foule de Chinois en liesse, malgré quelques heurts avec des protestataires.
La Corée du Sud s'est officiellement émue lundi auprès de l'ambassade chinoise du comportement des étudiants chinois, exprimant "son profond regret face aux actes radicaux de certains jeunes Chinois".
Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, l'ambassadeur chinois a présenté ses excuses, lors d'une rencontre avec le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères.
La flamme poursuivra son périple mardi au Vietnam, puis à Hong Kong et Macao.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Après un périple mondial émaillé d'incidents, le relais de la torche olympique des jeux de Pékin s'est parfaitement déroulé lundi à Pyongyang, capitale de la Corée du Nord, devant des centaines de milliers de spectateurs mobilisés sur son parcours.
"Bravo Pékin, bravo Pyongyang, bravo les jeux Olympiques", proclamaient d'immenses banderoles érigées le long du parcours.
Pour cette première dans l'histoire du régime communiste, proche allié de Pékin, les images de télévision montraient des hommes en costume noir et des femmes en habit traditionnel agitant des bouquets artificiels de kimjongilia, la fleur nationale baptisée du nom du "cher leader" Kim Jong-Il.
La 18e étape de ce parcours mondial de la flamme avait débuté à 10H15 (01H15 GMT), pour s'achever à 15H00 locale (06H00 GMT).
Devant des centaines de milliers de personnes, selon l'agence Chine Nouvelle, l'un des rares médias étrangers autorisés en Corée du Nord, le relais s'est effectué entre deux des grands symboles du régime: parti de la Tour de l'Idée de Juché, il est arrivé au stade Kim Il-Sung.
Le Juché (auto-suffisance) est l'idéologie du pays, et Kim Il-Sung est le fondateur du régime nord-coréen.
Le long des rues avaient été installées des banderoles "Pékin 2008".
En l'absence de Kim Jong-Il, c'est Kim Yong-Nam, chef d'Etat de facto, qui a remis la torche au premier relayeur, Park Du-Ik, membre de l'équipe nord-coréenne de football lors de la Coupe du Monde 1966.
Park était devenu un héros national en marquant le but qui avait permis à son équipe de battre l'Italie 1-0 et de parvenir en quarts de finale, signant l'un des plus grands succès sportifs de la Corée du Nord.
"J'en garderai un souvenir magnifique, je n'oublierai jamais", a réagi Park Du-Ik, 71 ans, cité par l'agence japonaise Kyodo, à l'issue d'un relais de 250 mètres.
Malgré son absence, Kim Jong-Il "attache un grand intérêt à la réussite du relais de la torche olympique", a déclaré Pak hak-Son, président du Comité olympique nord-coréen, cité par Kyodo.
80 personnes avaient été sélectionnées pour porter la torche, selon les médias officiels nord-coréens.
Les relayeurs étaient "des responsables méritants et des athlètes renommés qui ont contribué à l'honneur de la République populaire démocratique de Corée dans des compétitions internationales, des travailleurs de divers secteurs, des Coréens de l'étranger et des étrangers résidant dans le pays", selon l'agence officielle KCNA, qui n'a pas fourni de noms.
La flamme était arrivée dans la nuit de dimanche à lundi à l'aéroport de la ville, accueillie par un millier d'étudiants nord-coréens et chinois.
Après les étapes précédentes particulièrement mouvementées, en particulier en Occident, le vice-président du comité organisateur nord-coréen, Li Chong-Sok, avait déclaré à l'avance que la Corée du Nord allait "stupéfier le monde" par sa gestion du passage de la flamme.
Pyongyang a sévèrement critiqué les nombreuses manifestations pro-tibétaines qui ont marqué plusieurs étapes du périple de la flamme, en signe de protestation après la répression par les autorités chinoises des émeutes qui ont secoué le Tibet à la mi-mars.
En Corée du Nord, les manifestations non autorisées par les autorités sont strictement interdites.
La flamme olympique avait fait étape dimanche à Séoul, où le relais a été salué par une foule de Chinois en liesse, malgré quelques heurts avec des protestataires.
La Corée du Sud s'est officiellement émue lundi auprès de l'ambassade chinoise du comportement des étudiants chinois, exprimant "son profond regret face aux actes radicaux de certains jeunes Chinois".
Selon l'agence sud-coréenne Yonhap, l'ambassadeur chinois a présenté ses excuses, lors d'une rencontre avec le vice-ministre sud-coréen des Affaires étrangères.
La flamme poursuivra son périple mardi au Vietnam, puis à Hong Kong et Macao.
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Bernard Kouchner débute une tournée en Amérique du Sud dans l’espoir de relancer les négociations pour la libération d’Ingrid Betancourt. Mais la Fran
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Lundi 28 avril 2008
Par FRANCE 24
Bernard Kouchner débute une tournée en Amérique du Sud dans l’espoir de relancer les négociations pour la libération d’Ingrid Betancourt. Mais la France, qui veut aplanir les tensions dans la région entre la Colombie, le Venezuela et l’Equateur, risque d’essuyer un nouveau revers dans ce dossier.
Le ministre des Affaires étrangères français doit s’entretenir lundi à Bogota avec le Président Alvaro Uribe, puis mardi avec le Président Rafael Correa à Quito, avant de retrouver le Président Hugo Chavez pour la dernière étape de sa visite, à Caracas, au Venezuela.
Notre correspondant à Bogota, Romain Langlois commente : "Kouchner va tenter d’apaiser les tensions entre Bogota, Caracas et Quito, afin de créer un climat diplomatique favorable à une solution négociée pour libérer les otages."
Mais dimanche, un des chefs des FARC, Ivan Marquez, a affirmé dans les colonnes du quotidien argentin Perfil que "les libérations unilatérales sont closes" et ajouté que le président vénézuélien Hugo Chavez était le seul espoir pour délivrer l’otage franco-colombienne, Ingrid Betancourt.
"Une mini-Guerre froide"
Depuis la mort de Raul Reyes, le 1er mars 2008, tué lors d'un raid colombien en territoire équatorien, les négociations sont dans l’impasse. "Une mini-Guerre froide règne dans la région andine", précise Romain Langlois.
Mais Nicolas Sarkozy l’a rappelé, jeudi lors de son intervention télévisée. Il "ne renoncera pas" à obtenir la libération d’Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002 par la guérilla des FARC. "Je ne dis pas qu'on a tout bien fait, mais on y arrivera", a dit le président français.
Début avril, Paris avait subi une douche froide. La mission humanitaire française partie récupérer Ingrid Betancourt à bord d’un Falcon 50 avait été jugée "irrecevable" par les FARC. Après avoir taxé Nicolas Sarkozy d’"ingénu, les FARC précisaient qu’elles n’agissent jamais "sous la pression de campagnes médiatiques".
"Restaurer Hugo Chavez dans son rôle de médiateur"
Au cours de sa tournée en Amérique latine, le chef français de la diplomatie, qui s’était déjà entretenu avec les présidents Chavez et Uribe en février sans aboutir à de grandes avancées, "pourrait demander à Alvaro Uribe de restaurer Hugo Chavez dans son rôle de médiateur", avance Romain Langlois.
Mais Bernard Kouchner doit faire face à deux conceptions du conflit des FARC. "D’un côté, la Colombie estime qu’il s’agit d’une organisation narco-terroriste qu’il faut détruire. De l’autre, Quito et Caracas la considèrent comme un organisation politique avec laquelle il faut négocier", explique Romain Langlois.
Les tensions entre Bogota et Caracas se sont apaisées depuis le Sommet du Groupe de Rio à Saint-Domingue, le 7 mars dernier, où Hugo Chavez a su faire preuve de modération dans ses propos. Mais Alvaro Uribe, qui avait accusé en novembre Chavez d’"ingérence" dans les affaires colombiennes, a déjà annoncé la semaine dernière qu'il s'opposerait à toute médiation du président vénézuélien Hugo Chavez.
Pour sa part, Hugo Chavez a déclaré dimanche que son gouvernement avait "perdu le contact avec les FARC" et que la négociation d'un accord pour un échange de prisonniers était "devenue très complexe". De plus, Alvaro Uribe a réaffirmé la semaine dernière son refus d'accorder le statut de force belligérante aux FARC, une hypothèse émise la veille par son homologue équatorien Rafael Correa.
Bernard Kouchner devrait avoir encore plus de difficultés à rapprocher Bogota et Quito. "Les relations entre la Colombie et l’Equateur sont encore extrêmement mauvaises depuis le raid colombien en Equateur", rappelle Romain Langlois.
La visite à Quito permettra "de voir quels sont les contacts du président équatorien Rafael Correa avec les FARC. Les Equatoriens nous ont dit qu'ils avaient des contacts", précisent les sources diplomatiques françaises, qui admettent que le contexte de cette tournée "n'est pas simple".
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Lundi 28 avril 2008
Par FRANCE 24
Bernard Kouchner débute une tournée en Amérique du Sud dans l’espoir de relancer les négociations pour la libération d’Ingrid Betancourt. Mais la France, qui veut aplanir les tensions dans la région entre la Colombie, le Venezuela et l’Equateur, risque d’essuyer un nouveau revers dans ce dossier.
Le ministre des Affaires étrangères français doit s’entretenir lundi à Bogota avec le Président Alvaro Uribe, puis mardi avec le Président Rafael Correa à Quito, avant de retrouver le Président Hugo Chavez pour la dernière étape de sa visite, à Caracas, au Venezuela.
Notre correspondant à Bogota, Romain Langlois commente : "Kouchner va tenter d’apaiser les tensions entre Bogota, Caracas et Quito, afin de créer un climat diplomatique favorable à une solution négociée pour libérer les otages."
Mais dimanche, un des chefs des FARC, Ivan Marquez, a affirmé dans les colonnes du quotidien argentin Perfil que "les libérations unilatérales sont closes" et ajouté que le président vénézuélien Hugo Chavez était le seul espoir pour délivrer l’otage franco-colombienne, Ingrid Betancourt.
"Une mini-Guerre froide"
Depuis la mort de Raul Reyes, le 1er mars 2008, tué lors d'un raid colombien en territoire équatorien, les négociations sont dans l’impasse. "Une mini-Guerre froide règne dans la région andine", précise Romain Langlois.
Mais Nicolas Sarkozy l’a rappelé, jeudi lors de son intervention télévisée. Il "ne renoncera pas" à obtenir la libération d’Ingrid Betancourt, enlevée le 23 février 2002 par la guérilla des FARC. "Je ne dis pas qu'on a tout bien fait, mais on y arrivera", a dit le président français.
Début avril, Paris avait subi une douche froide. La mission humanitaire française partie récupérer Ingrid Betancourt à bord d’un Falcon 50 avait été jugée "irrecevable" par les FARC. Après avoir taxé Nicolas Sarkozy d’"ingénu, les FARC précisaient qu’elles n’agissent jamais "sous la pression de campagnes médiatiques".
"Restaurer Hugo Chavez dans son rôle de médiateur"
Au cours de sa tournée en Amérique latine, le chef français de la diplomatie, qui s’était déjà entretenu avec les présidents Chavez et Uribe en février sans aboutir à de grandes avancées, "pourrait demander à Alvaro Uribe de restaurer Hugo Chavez dans son rôle de médiateur", avance Romain Langlois.
Mais Bernard Kouchner doit faire face à deux conceptions du conflit des FARC. "D’un côté, la Colombie estime qu’il s’agit d’une organisation narco-terroriste qu’il faut détruire. De l’autre, Quito et Caracas la considèrent comme un organisation politique avec laquelle il faut négocier", explique Romain Langlois.
Les tensions entre Bogota et Caracas se sont apaisées depuis le Sommet du Groupe de Rio à Saint-Domingue, le 7 mars dernier, où Hugo Chavez a su faire preuve de modération dans ses propos. Mais Alvaro Uribe, qui avait accusé en novembre Chavez d’"ingérence" dans les affaires colombiennes, a déjà annoncé la semaine dernière qu'il s'opposerait à toute médiation du président vénézuélien Hugo Chavez.
Pour sa part, Hugo Chavez a déclaré dimanche que son gouvernement avait "perdu le contact avec les FARC" et que la négociation d'un accord pour un échange de prisonniers était "devenue très complexe". De plus, Alvaro Uribe a réaffirmé la semaine dernière son refus d'accorder le statut de force belligérante aux FARC, une hypothèse émise la veille par son homologue équatorien Rafael Correa.
Bernard Kouchner devrait avoir encore plus de difficultés à rapprocher Bogota et Quito. "Les relations entre la Colombie et l’Equateur sont encore extrêmement mauvaises depuis le raid colombien en Equateur", rappelle Romain Langlois.
La visite à Quito permettra "de voir quels sont les contacts du président équatorien Rafael Correa avec les FARC. Les Equatoriens nous ont dit qu'ils avaient des contacts", précisent les sources diplomatiques françaises, qui admettent que le contexte de cette tournée "n'est pas simple".
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Des portes bloquées, l'absence d'entretien des machines et des négligences dans la sécurité expliquent que 55 personnes soient mortes samedi dans l'in
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Dimanche 27 avril 2008
Par AFP
Des portes bloquées, l'absence d'entretien des machines et des négligences dans la sécurité expliquent que 55 personnes soient mortes samedi dans l'incendie "catastrophique" d'une usine de matelas et d'ameublement à Casablanca, la capitale économique du Maroc.
Le propriétaire et le gérant de l'usine ont été placés dimanche en garde à vue alors que sur place la police scientifique poursuivait ses recherches pour établir les causes exactes du sinistre provoqué selon la Protection civile par un court-circuit.
"Le proriétaire Adil Moufarreh et son fils qui était gérant, Abdelali Moufarreh, ont été placés en garde à vue après avoir été interrogés par la police", a déclaré un responsable de la sécurité.
Après la découverte d'un corps sous les décombres dimanche matin, le bilan s'établissait à 55 morts, a précisé en milieu de journée l'agence de presse marocaine MAP. Une source responsable à la wilaya (préfecture) du Grand Casablanca citée auparavant par MAP faisait état de 54 morts et 17 blessés.
Il s'avère de plus en plus certain, selon la Protection civile, qu'aucune norme de sécurité n'était respectée dans l'usine Rosamor Ameublement, située dans le sud-ouest de Casablanca.
"Il s'agit d'un bâtiment, composé d'un rez-de-chaussée et de trois étages, spécialisé dans la fabrication de meubles, et il y a donc des produits hautement inflammables", a affirmé à la radio Medi1 le commandant régional de la Protection civile du Grand Casablanca, Moustapha Taouil.
"Or, nous avons pu constater au cours de notre intervention que les exploitants du lieu ne respectaient pas les dispositions légales pour ce type d'industrie, comme l'entraînement et la formation du personnel", a dit l'officier.
Plus grave encore, "le propriétaire, en contrevenant à la législation, enfermait les employés à l'intérieur de l'usine pour, soit disant, éviter le détournement des matières premières. C'est cela qui les a empêchés de quitter le lieu du sinistre", a-t-il ajouté.
Selon lui, un court circuit au rez-de-chaussée où se trouvaient des machines de menuiserie a déclenché l'incendie. "Le manque d'entretien des différentes machines et installations électriques est la cause de cet incendie", a affirmé le commandant Taouil.
Plusieurs rescapés interrogés dimanche par l'AFP sur leur lit d'hôpital ont confirmé les dires de ce responsable. "Toutes les portes étaient bloquées et personne ne pouvait fuir pas les issues", a ainsi assuré Smail Benhamed, 19 ans, qui a sauté du deuxième étage.
Certains employés ont en outre dénoncé les pratiques sociales du propriétaire, affirmant n'avoir jamais eu de couverture sociale. "Sur les 400 employés de l'usine, 30 seulement sont déclarés à la Caisse nationale de la Sécurité sociale (CNSS)", a déclaré Fellah Hassan, un tapissier de 30 ans.
Les salaires sont aussi pointés du doigt. "Je gagne 350 dirhams (30 euros) par semaine sans être déclaré", a certifié Smaïl Benhamed.
Un millier de personnes et des centaines de voitures stationnaient dimanche sur le lieu du sinistre, alors que les pompiers avec des chiens et la police scientifique ramassaient méticuleusement objets ou lambeaux de chair calcinés.
Le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa, qui s'est rendu samedi sur place, a qualifié l'incendie de "drame catastrophique" et a précisé que le parquet de Casablanca avait diligenté une enquête sur "les circonstances de ce sinistre et sur les conditions de travail afin de fixer les responsabilités".
Le roi Mohammed VI a donné ses instructions aux autorités pour "prendre toutes les mesures nécessaires afin de secourir les victimes".
Ce drame intervient dans un climat de tension sociale en raison de la flambée des prix. Les centrales syndicales ont refusé dernièrement les propositions de l'Etat et des organisations patronales, et certaines ont même menacé d'une grève générale.
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Dimanche 27 avril 2008
Par AFP
Des portes bloquées, l'absence d'entretien des machines et des négligences dans la sécurité expliquent que 55 personnes soient mortes samedi dans l'incendie "catastrophique" d'une usine de matelas et d'ameublement à Casablanca, la capitale économique du Maroc.
Le propriétaire et le gérant de l'usine ont été placés dimanche en garde à vue alors que sur place la police scientifique poursuivait ses recherches pour établir les causes exactes du sinistre provoqué selon la Protection civile par un court-circuit.
"Le proriétaire Adil Moufarreh et son fils qui était gérant, Abdelali Moufarreh, ont été placés en garde à vue après avoir été interrogés par la police", a déclaré un responsable de la sécurité.
Après la découverte d'un corps sous les décombres dimanche matin, le bilan s'établissait à 55 morts, a précisé en milieu de journée l'agence de presse marocaine MAP. Une source responsable à la wilaya (préfecture) du Grand Casablanca citée auparavant par MAP faisait état de 54 morts et 17 blessés.
Il s'avère de plus en plus certain, selon la Protection civile, qu'aucune norme de sécurité n'était respectée dans l'usine Rosamor Ameublement, située dans le sud-ouest de Casablanca.
"Il s'agit d'un bâtiment, composé d'un rez-de-chaussée et de trois étages, spécialisé dans la fabrication de meubles, et il y a donc des produits hautement inflammables", a affirmé à la radio Medi1 le commandant régional de la Protection civile du Grand Casablanca, Moustapha Taouil.
"Or, nous avons pu constater au cours de notre intervention que les exploitants du lieu ne respectaient pas les dispositions légales pour ce type d'industrie, comme l'entraînement et la formation du personnel", a dit l'officier.
Plus grave encore, "le propriétaire, en contrevenant à la législation, enfermait les employés à l'intérieur de l'usine pour, soit disant, éviter le détournement des matières premières. C'est cela qui les a empêchés de quitter le lieu du sinistre", a-t-il ajouté.
Selon lui, un court circuit au rez-de-chaussée où se trouvaient des machines de menuiserie a déclenché l'incendie. "Le manque d'entretien des différentes machines et installations électriques est la cause de cet incendie", a affirmé le commandant Taouil.
Plusieurs rescapés interrogés dimanche par l'AFP sur leur lit d'hôpital ont confirmé les dires de ce responsable. "Toutes les portes étaient bloquées et personne ne pouvait fuir pas les issues", a ainsi assuré Smail Benhamed, 19 ans, qui a sauté du deuxième étage.
Certains employés ont en outre dénoncé les pratiques sociales du propriétaire, affirmant n'avoir jamais eu de couverture sociale. "Sur les 400 employés de l'usine, 30 seulement sont déclarés à la Caisse nationale de la Sécurité sociale (CNSS)", a déclaré Fellah Hassan, un tapissier de 30 ans.
Les salaires sont aussi pointés du doigt. "Je gagne 350 dirhams (30 euros) par semaine sans être déclaré", a certifié Smaïl Benhamed.
Un millier de personnes et des centaines de voitures stationnaient dimanche sur le lieu du sinistre, alors que les pompiers avec des chiens et la police scientifique ramassaient méticuleusement objets ou lambeaux de chair calcinés.
Le ministre de l'Intérieur Chakib Benmoussa, qui s'est rendu samedi sur place, a qualifié l'incendie de "drame catastrophique" et a précisé que le parquet de Casablanca avait diligenté une enquête sur "les circonstances de ce sinistre et sur les conditions de travail afin de fixer les responsabilités".
Le roi Mohammed VI a donné ses instructions aux autorités pour "prendre toutes les mesures nécessaires afin de secourir les victimes".
Ce drame intervient dans un climat de tension sociale en raison de la flambée des prix. Les centrales syndicales ont refusé dernièrement les propositions de l'Etat et des organisations patronales, et certaines ont même menacé d'une grève générale.
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Les plus grandes fortunes de Grande-Bretagne se sont encore enrichies au cours de l'année écoulée malgré la crise financière internationale, rapporte
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Dimanche 27 avril 2008
Par Reuters
Les plus grandes fortunes de Grande-Bretagne se sont encore enrichies au cours de l'année écoulée malgré la crise financière internationale, rapporte le Sunday Times.
La fortune cumulée des 1.000 premiers noms de la "Rich List" établie annuellement par le journal a augmenté de 53 milliards de livres (67 milliards d'euros) pour dépasser 400 milliards, à 412,8 milliards de livres (521 milliards d'euros).
En haut du tableau pour la quatrième année d'affilée, le magnat de la sidérurgie d'origine indienne Lakshmi Mittal et sa famille ont gagné 8,4 milliards de plus à 27,7 milliards de livres grâce à la forte demande d'acier dans le monde.
Le numéro deux est l'oligarque russe Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea, dont la fortune s'est accrue de 900 millions de livres à 11,7 milliards.
S'ils n'ont pas la nationalité britannique, les deux hommes sont résidents au Royaume-Uni.
A la troisième place vient le duc de Westminster dont le portefeuille immobilier est resté inchangé à sept milliards.
Le collectionneur d'art islamique David Khalil a vu en revanche sa fortune chuter de 3,3 milliards, à 2,5 milliards, et celle du magnat du prêt-à-porter Philip Green a baissé de 570 millions de livres à 4,3 milliards.
La créatrice de la saga Harry Potter, J.K. Rowling, possède 560 millions de livres, contre 545 millions un an auparavant.
La fortune de Paul McCartney est évaluée à 500 millions de livres, soit plus que les 400 millions calculés par la justice dans le cadre de la procédure de divorce de l'ex-Beatle avec Heather Mills, qui estimait quant à elle à 800 millions les biens de son ancien époux.
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Dimanche 27 avril 2008
Par Reuters
Les plus grandes fortunes de Grande-Bretagne se sont encore enrichies au cours de l'année écoulée malgré la crise financière internationale, rapporte le Sunday Times.
La fortune cumulée des 1.000 premiers noms de la "Rich List" établie annuellement par le journal a augmenté de 53 milliards de livres (67 milliards d'euros) pour dépasser 400 milliards, à 412,8 milliards de livres (521 milliards d'euros).
En haut du tableau pour la quatrième année d'affilée, le magnat de la sidérurgie d'origine indienne Lakshmi Mittal et sa famille ont gagné 8,4 milliards de plus à 27,7 milliards de livres grâce à la forte demande d'acier dans le monde.
Le numéro deux est l'oligarque russe Roman Abramovitch, propriétaire du club de football de Chelsea, dont la fortune s'est accrue de 900 millions de livres à 11,7 milliards.
S'ils n'ont pas la nationalité britannique, les deux hommes sont résidents au Royaume-Uni.
A la troisième place vient le duc de Westminster dont le portefeuille immobilier est resté inchangé à sept milliards.
Le collectionneur d'art islamique David Khalil a vu en revanche sa fortune chuter de 3,3 milliards, à 2,5 milliards, et celle du magnat du prêt-à-porter Philip Green a baissé de 570 millions de livres à 4,3 milliards.
La créatrice de la saga Harry Potter, J.K. Rowling, possède 560 millions de livres, contre 545 millions un an auparavant.
La fortune de Paul McCartney est évaluée à 500 millions de livres, soit plus que les 400 millions calculés par la justice dans le cadre de la procédure de divorce de l'ex-Beatle avec Heather Mills, qui estimait quant à elle à 800 millions les biens de son ancien époux.
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Un pipeline de la mer du Nord, fournissant environ 40% des approvisionnements britanniques en pétrole et gaz, a été fermé dimanche vers 05h00 GMT en r
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Un pipeline de la mer du Nord, fournissant environ 40% des approvisionnements britanniques en pétrole et gaz, a été fermé dimanche vers 05h00 GMT en raison d'une grève lancée au même moment et prévue pour durer 48 heures dans une raffinerie écossaise, a annoncé le groupe BP.
Le pipeline de Forties, à Grangemouth, à l'ouest d'Edimbourg, "a été fermé aux alentours de 06h00 locales (05h00 GMT) ce matin", a annoncé à l'AFP une porte-parole du groupe pétrolier britannique.
Le pipeline, qui débouche sur le terminal de Kinneil, est alimenté en énergie par la raffinerie voisine de Grangemouth, où une grève de 48 heures a débuté vers 06h00 locales.
Il devait être fermé, ne pouvant fonctionner sans électricité ni vapeur. Aucun accord de dernière minute n'a été trouvé pour empêcher la grève.
Quelque 70 champs pétroliers et gaziers alimentent ce pipeline, qui fournit les marchés britannique et international et transporte jusqu'à 700.000 barils de pétrole par jour.
Le mouvement de 48 heures, qui concerne 1.200 employés, a été décidé en raison d'un conflit au sujet des retraites des employés.
La raffinerie était fermée depuis vendredi soir, dans l'attente de cette grève.
Mark Lyons, du syndicat Unite, a expliqué dimanche matin avoir été "forcé" à cette décision par la société Ineos, qui gère la raffinerie. "C'est une mesure que nous avons prise avec réticence, mais nous y avons été forcés par la compagnie", a-t-il déclaré sur Sky News.
"Cette grève aujourd'hui n'est pas nécessaire", a répliqué Gordon Grant, le directeur de la raffinerie, sur la même chaîne. "Il y avait largement du temps pour des discussions et les syndicats ont convoqué cette grève aujourd'hui. Ils doivent revenir à la table des négociations, engager une véritable conversation et être capables de changer de position."
Avec la fermeture du pipeline, les autorités craignent une éventuelle ruée sur les pompes à essence ce week-end. Certaines stations en Ecosse ont commencé samedi à rationner le carburant.
Pour faire face à une éventuelle pénurie, le gouvernement écossais a annoncé samedi soir que 65.000 tonnes de carburant -essentiellement du diesel- seraient acheminées dans les prochains jours depuis plusieurs ports européens, dont ceux de Rotterdam et Amsterdam.
L'Ecosse consomme quotidiennement environ 6.000 tonnes de diesel, et ces réserves supplémentaires représentent donc dix jours d'approvisionnement, ont précisé les autorités écossaises.
Ces derniers jours, le gouvernement britannique avait multiplié les appels aux automobilistes pour qu'ils évitent de céder à la panique.
"Les réserves d'essence et de gazole sont suffisantes pour les automobilistes et pour les autres secteurs d'activité", avait affirmé samedi matin le secrétaire d'Etat au commerce John Hutton sur Sky News.
"Si les gens achètent leur essence ou leur gazole comme ils le feraient en temps normal, il n'y a pas de raison pour qu'il y ait des problèmes substantiels" à la pompe, avait-il ajouté.
M. Hutton avait par ailleurs assuré que les deux tiers du pétrole transitant par la raffinerie de Grangemouth étaient immédiatement exportés vers l'étranger.
Une interruption des livraisons du pipeline pourrait avoir des répercussions sur le marché du pétrole, et a déjà contribué à faire toucher au cours du baril de Brent de la mer du Nord, coté à Londres, un record vendredi de 117,51 dollars.
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Lundi 28 avril 2008
Par AFP
Un pipeline de la mer du Nord, fournissant environ 40% des approvisionnements britanniques en pétrole et gaz, a été fermé dimanche vers 05h00 GMT en raison d'une grève lancée au même moment et prévue pour durer 48 heures dans une raffinerie écossaise, a annoncé le groupe BP.
Le pipeline de Forties, à Grangemouth, à l'ouest d'Edimbourg, "a été fermé aux alentours de 06h00 locales (05h00 GMT) ce matin", a annoncé à l'AFP une porte-parole du groupe pétrolier britannique.
Le pipeline, qui débouche sur le terminal de Kinneil, est alimenté en énergie par la raffinerie voisine de Grangemouth, où une grève de 48 heures a débuté vers 06h00 locales.
Il devait être fermé, ne pouvant fonctionner sans électricité ni vapeur. Aucun accord de dernière minute n'a été trouvé pour empêcher la grève.
Quelque 70 champs pétroliers et gaziers alimentent ce pipeline, qui fournit les marchés britannique et international et transporte jusqu'à 700.000 barils de pétrole par jour.
Le mouvement de 48 heures, qui concerne 1.200 employés, a été décidé en raison d'un conflit au sujet des retraites des employés.
La raffinerie était fermée depuis vendredi soir, dans l'attente de cette grève.
Mark Lyons, du syndicat Unite, a expliqué dimanche matin avoir été "forcé" à cette décision par la société Ineos, qui gère la raffinerie. "C'est une mesure que nous avons prise avec réticence, mais nous y avons été forcés par la compagnie", a-t-il déclaré sur Sky News.
"Cette grève aujourd'hui n'est pas nécessaire", a répliqué Gordon Grant, le directeur de la raffinerie, sur la même chaîne. "Il y avait largement du temps pour des discussions et les syndicats ont convoqué cette grève aujourd'hui. Ils doivent revenir à la table des négociations, engager une véritable conversation et être capables de changer de position."
Avec la fermeture du pipeline, les autorités craignent une éventuelle ruée sur les pompes à essence ce week-end. Certaines stations en Ecosse ont commencé samedi à rationner le carburant.
Pour faire face à une éventuelle pénurie, le gouvernement écossais a annoncé samedi soir que 65.000 tonnes de carburant -essentiellement du diesel- seraient acheminées dans les prochains jours depuis plusieurs ports européens, dont ceux de Rotterdam et Amsterdam.
L'Ecosse consomme quotidiennement environ 6.000 tonnes de diesel, et ces réserves supplémentaires représentent donc dix jours d'approvisionnement, ont précisé les autorités écossaises.
Ces derniers jours, le gouvernement britannique avait multiplié les appels aux automobilistes pour qu'ils évitent de céder à la panique.
"Les réserves d'essence et de gazole sont suffisantes pour les automobilistes et pour les autres secteurs d'activité", avait affirmé samedi matin le secrétaire d'Etat au commerce John Hutton sur Sky News.
"Si les gens achètent leur essence ou leur gazole comme ils le feraient en temps normal, il n'y a pas de raison pour qu'il y ait des problèmes substantiels" à la pompe, avait-il ajouté.
M. Hutton avait par ailleurs assuré que les deux tiers du pétrole transitant par la raffinerie de Grangemouth étaient immédiatement exportés vers l'étranger.
Une interruption des livraisons du pipeline pourrait avoir des répercussions sur le marché du pétrole, et a déjà contribué à faire toucher au cours du baril de Brent de la mer du Nord, coté à Londres, un record vendredi de 117,51 dollars.
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Le ministre argentin de l'Economie, Martin Lousteau, a démissioné jeudi soir, en raison d'un désaccord avec la présidente Cristina Kirchner sur la pol
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Samedi 26 avril 2008
Par AFP
Le ministre argentin de l'Economie, Martin Lousteau, a démissioné jeudi soir, en raison d'un désaccord avec la présidente Cristina Kirchner sur la politique économique à mener, déclaré vendredi à l'AFP une source du gouvernement.
"La présidente argentine a réclamé la démission de M. Lousteau au nom de différends sur la mise en oeuvre de la politique économique", a affirmé cette source.
Le patron de la direction des impôts Carlos Fernandez, un proche du clan présidentiel, a été désigné pour lui succéder et prendra ses fonctions dès vendredi après une cérémonie officielle, a indiqué l'agence de presse nationale Telam.
Martin Lousteau, 36 ans, avait été nommé à ce poste suite à l'élection de Mme Kirchner à la présidence, le 10 décembre dernier, où elle a succédé à son mari Nestor Kirchner, alors président depuis 2003.
La démission du ministre La démission du ministre intervient alors qu'un dur conflit oppose notamment la présidente argentine à des milliers d'agriculteurs qui protestent contre une hausse d'impôt et une inflation croissante.
L'ancien président argentin avait implicitement critiqué l'action de M. Lousteau cette semaine, en fustigeant les partisans d'un "refroidissement de l'économie" lors d'un discours public.
Selon les experts, l'inflation a atteint 25% en un an en Argentine. Un chiffre nié par le gouvernement qui estime que cette inflation ne dépasse pas les 10%.
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Samedi 26 avril 2008
Par AFP
Le ministre argentin de l'Economie, Martin Lousteau, a démissioné jeudi soir, en raison d'un désaccord avec la présidente Cristina Kirchner sur la politique économique à mener, déclaré vendredi à l'AFP une source du gouvernement.
"La présidente argentine a réclamé la démission de M. Lousteau au nom de différends sur la mise en oeuvre de la politique économique", a affirmé cette source.
Le patron de la direction des impôts Carlos Fernandez, un proche du clan présidentiel, a été désigné pour lui succéder et prendra ses fonctions dès vendredi après une cérémonie officielle, a indiqué l'agence de presse nationale Telam.
Martin Lousteau, 36 ans, avait été nommé à ce poste suite à l'élection de Mme Kirchner à la présidence, le 10 décembre dernier, où elle a succédé à son mari Nestor Kirchner, alors président depuis 2003.
La démission du ministre La démission du ministre intervient alors qu'un dur conflit oppose notamment la présidente argentine à des milliers d'agriculteurs qui protestent contre une hausse d'impôt et une inflation croissante.
L'ancien président argentin avait implicitement critiqué l'action de M. Lousteau cette semaine, en fustigeant les partisans d'un "refroidissement de l'économie" lors d'un discours public.
Selon les experts, l'inflation a atteint 25% en un an en Argentine. Un chiffre nié par le gouvernement qui estime que cette inflation ne dépasse pas les 10%.
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La récente victoire du format de DVD de haute définition Blu-ray de Sony au détriment du HD-DVD de Toshiba va lui permettre de s'imposer dans 29,4 mil
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Vendredi 25 avril 2008
Par AFP
La récente victoire du format de DVD de haute définition Blu-ray de Sony au détriment du HD-DVD de Toshiba va lui permettre de s'imposer dans 29,4 millions de foyers d'ici fin 2008, tiré par la console PlayStation 3 (PS3), selon une étude de Strategy Analytics publiée mercredi.
"Le retrait du HD-DVD laisse la voie libre au Blu-ray", souligne l'analyste David Mercer, cité dans le communiqué. "Les 265 millions de maisons qui seront équipées d'un téléviseur haute définition d'ici 2012 et le besoin d'Hollywood d'un nouveau moteur de croissance vont fortement inciter l'industrie à s'unir pour soutenir le successeur du DVD", poursuit-il.
La PS3, la console de jeux vidéo de Sony équipée d'un lecteur Blu-ray, qui s'était écoulée à 10,5 millions d'exemplaires à fin 2007, va continuer à porter cette norme jusqu'en 2009, date à laquelle les lecteurs individuels prendront le dessus, relève cette étude.
Selon les prévisions de Strategy Analytics, les ventes d'appareils équipés d'un lecteur Blu-ray atteindront 18,8 millions d'unités en 2008, dont 4 millions de lecteurs individuels, 13 millions de consoles et près de 2 millions de PC.
Ce qui portera le nombre de foyers équipés dans le monde à 29,4 millions, avec une pénétration de 15% au Japon, 10% aux Etats-Unis et 7% en Europe.
En 2012, ils seront 132 millions à posséder au moins un lecteur Blu-ray, le Japon restant en tête (taux d'équipement de 55%) devant les USA (44%) et le vieux continent (32%). Mais c'est en Europe qu'il s'en vendra le plus: 26,4 millions, sur un total de 57,4 millions.
Le groupe japonais Toshiba a annoncé mi-février qu'il abandonnait le format HD-DVD qu'il avait créé, la plupart des studios hollywoodiens ayant décidé de n'éditer que des films sur disques optiques compatibles avec la norme concurrente Blu-ray conçue par Sony et soutenue par de nombreux industriels.
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Vendredi 25 avril 2008
Par AFP
La récente victoire du format de DVD de haute définition Blu-ray de Sony au détriment du HD-DVD de Toshiba va lui permettre de s'imposer dans 29,4 millions de foyers d'ici fin 2008, tiré par la console PlayStation 3 (PS3), selon une étude de Strategy Analytics publiée mercredi.
"Le retrait du HD-DVD laisse la voie libre au Blu-ray", souligne l'analyste David Mercer, cité dans le communiqué. "Les 265 millions de maisons qui seront équipées d'un téléviseur haute définition d'ici 2012 et le besoin d'Hollywood d'un nouveau moteur de croissance vont fortement inciter l'industrie à s'unir pour soutenir le successeur du DVD", poursuit-il.
La PS3, la console de jeux vidéo de Sony équipée d'un lecteur Blu-ray, qui s'était écoulée à 10,5 millions d'exemplaires à fin 2007, va continuer à porter cette norme jusqu'en 2009, date à laquelle les lecteurs individuels prendront le dessus, relève cette étude.
Selon les prévisions de Strategy Analytics, les ventes d'appareils équipés d'un lecteur Blu-ray atteindront 18,8 millions d'unités en 2008, dont 4 millions de lecteurs individuels, 13 millions de consoles et près de 2 millions de PC.
Ce qui portera le nombre de foyers équipés dans le monde à 29,4 millions, avec une pénétration de 15% au Japon, 10% aux Etats-Unis et 7% en Europe.
En 2012, ils seront 132 millions à posséder au moins un lecteur Blu-ray, le Japon restant en tête (taux d'équipement de 55%) devant les USA (44%) et le vieux continent (32%). Mais c'est en Europe qu'il s'en vendra le plus: 26,4 millions, sur un total de 57,4 millions.
Le groupe japonais Toshiba a annoncé mi-février qu'il abandonnait le format HD-DVD qu'il avait créé, la plupart des studios hollywoodiens ayant décidé de n'éditer que des films sur disques optiques compatibles avec la norme concurrente Blu-ray conçue par Sony et soutenue par de nombreux industriels.
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Réduit à 10 en deuxième mi-temps, Lyon a préservé l'essentiel samedi en arrachant le match nul à Gerland face à Caen (2-2) grâce à un doublé de Karim
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Samedi 26 avril 2008
Par Reuters
Réduit à 10 en deuxième mi-temps, Lyon a préservé l'essentiel samedi en arrachant le match nul à Gerland face à Caen (2-2) grâce à un doublé de Karim Benzema.
Le leader de la Ligue 1 conserve ainsi ses quatre points d'avance au classement sur Bordeaux, qui n'a pu faire mieux qu'un match nul 0-0, sur sa pelouse du Stade Chaban-Delmas, face à Nice.
Le Lyonnais ne sont pourtant pas passés loin de la catastrophe, pour leur avant-dernier match à domicile de la saison en championnat, dont il reste désormais trois journées à disputer.
Menés 2-1 à la pause, ils devaient ensuite composer avec l'expulsion de leur défenseur italien Fabio Grosso, qui a écopé d'un carton rouge après une altercation avec Lilian Compan dans le couloir menant au vestaire.
Karim Benzema a ouvert le score de la tête à la 34e minute, plaçant l'OL sur orbite dans sa quête d'un septième titre
consécutif. Mais cinq minutes plus tard, l'Argentin Juan Eduardo Eluchans égalisait.
Le PSG relève la tête
Caen prenait l'avantage à une minute de la fin de la première période par Lilian Compan, servi par Gouffran.
Bien qu'en infériorité numérique et harcelé par l'attaque normande dans le pemier quart d'heure de la deuxième mi-temps, Lyon voyait Benzema lui offrir le but égalisateur à la 54e minute sur un coup franc de 20 mètres.
En fin d'après-midi, le Paris Saint-Germain avait relevé la tête une semaine après sa sévère défaite à Caen (3-0). Les
hommes de Paul Le Guen ont battu Auxerre 3-1, grâce à leur capitaine Pauleta, qui a ouvert le score, et à un doublé d'Amara Diané.
Cette victoire n'a pas permis au PSG de sortir de la zone de relégation mais il se retrouver à égalité de points (38) avec
Lens et Toulouse, qui le précèdent au classement.
Lens s'est incliné 3-2 au Mans alors que Toulouse, où se rendra Paris le week-end prochain, était battu à Lille sur le même score.
Saint-Etienne, victorieux 1-0 à Metz, déjà relégué en Ligue 2, conserve sa cinquième place au classement, derrière Nancy et Marseille, qui se déplacent dimanche, respectivement à Valenciennes et Monaco.
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Samedi 26 avril 2008
Par Reuters
Réduit à 10 en deuxième mi-temps, Lyon a préservé l'essentiel samedi en arrachant le match nul à Gerland face à Caen (2-2) grâce à un doublé de Karim Benzema.
Le leader de la Ligue 1 conserve ainsi ses quatre points d'avance au classement sur Bordeaux, qui n'a pu faire mieux qu'un match nul 0-0, sur sa pelouse du Stade Chaban-Delmas, face à Nice.
Le Lyonnais ne sont pourtant pas passés loin de la catastrophe, pour leur avant-dernier match à domicile de la saison en championnat, dont il reste désormais trois journées à disputer.
Menés 2-1 à la pause, ils devaient ensuite composer avec l'expulsion de leur défenseur italien Fabio Grosso, qui a écopé d'un carton rouge après une altercation avec Lilian Compan dans le couloir menant au vestaire.
Karim Benzema a ouvert le score de la tête à la 34e minute, plaçant l'OL sur orbite dans sa quête d'un septième titre
consécutif. Mais cinq minutes plus tard, l'Argentin Juan Eduardo Eluchans égalisait.
Le PSG relève la tête
Caen prenait l'avantage à une minute de la fin de la première période par Lilian Compan, servi par Gouffran.
Bien qu'en infériorité numérique et harcelé par l'attaque normande dans le pemier quart d'heure de la deuxième mi-temps, Lyon voyait Benzema lui offrir le but égalisateur à la 54e minute sur un coup franc de 20 mètres.
En fin d'après-midi, le Paris Saint-Germain avait relevé la tête une semaine après sa sévère défaite à Caen (3-0). Les
hommes de Paul Le Guen ont battu Auxerre 3-1, grâce à leur capitaine Pauleta, qui a ouvert le score, et à un doublé d'Amara Diané.
Cette victoire n'a pas permis au PSG de sortir de la zone de relégation mais il se retrouver à égalité de points (38) avec
Lens et Toulouse, qui le précèdent au classement.
Lens s'est incliné 3-2 au Mans alors que Toulouse, où se rendra Paris le week-end prochain, était battu à Lille sur le même score.
Saint-Etienne, victorieux 1-0 à Metz, déjà relégué en Ligue 2, conserve sa cinquième place au classement, derrière Nancy et Marseille, qui se déplacent dimanche, respectivement à Valenciennes et Monaco.
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Le Mulhousien Amaury Leveaux a battu Alain Bernard samedi sur 50 mètres nage libre aux championnats de France en battant le record d'Europe de la dist
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Samedi 26 avril 2008
Par Reuters
Le Mulhousien Amaury Leveaux a battu Alain Bernard samedi sur 50 mètres nage libre aux championnats de France en battant le record d'Europe de la distance. L'élève de Lionel Horter, qui est également l'entraîneur de Laure Manaudou, s'est imposé en 21"38, échouant à 10 centièmes du record du monde établi par l'Australien Eamon Sullivan en 21"28 le 28 mars à Sydney.
Leveaux s'empare du record d'Europe que détenait Alain Bernard en 20"50.
Bernard se qualifie lui aussi avec un temps de 20"69 mais il a eu chaud puisque le troisième, Frédéric Bousquet, n'est qu'à trois centièmes (20"72).
"J'ai essayé d'anticiper sur le départ que je savais difficile face à Amaury. Mais j'ai réussi à empocher mes deux billets (pour Pékin sur 50 et 100m nage libre), c'est le principal", a dit Bernard, détenteur du record du monde du 100m, qui a couru le 50m en 21"69.
Leveaux décroche lui aussi les deux billets pour la Chine qu'il convoitait en sprint.
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Samedi 26 avril 2008
Par Reuters
Le Mulhousien Amaury Leveaux a battu Alain Bernard samedi sur 50 mètres nage libre aux championnats de France en battant le record d'Europe de la distance. L'élève de Lionel Horter, qui est également l'entraîneur de Laure Manaudou, s'est imposé en 21"38, échouant à 10 centièmes du record du monde établi par l'Australien Eamon Sullivan en 21"28 le 28 mars à Sydney.
Leveaux s'empare du record d'Europe que détenait Alain Bernard en 20"50.
Bernard se qualifie lui aussi avec un temps de 20"69 mais il a eu chaud puisque le troisième, Frédéric Bousquet, n'est qu'à trois centièmes (20"72).
"J'ai essayé d'anticiper sur le départ que je savais difficile face à Amaury. Mais j'ai réussi à empocher mes deux billets (pour Pékin sur 50 et 100m nage libre), c'est le principal", a dit Bernard, détenteur du record du monde du 100m, qui a couru le 50m en 21"69.
Leveaux décroche lui aussi les deux billets pour la Chine qu'il convoitait en sprint.
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Natalie Dessay chante et joue dans "La Fille du régiment" de Donizetti, retransmise samedi en direct du Metropolitan Opera de New York dans des centai
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Samedi 26 avril 2008
Par AFP
Natalie Dessay chante et joue dans "La Fille du régiment" de Donizetti, retransmise samedi en direct du Metropolitan Opera de New York dans des centaines de salles de cinéma dans le monde, "une initiative très intéressante pour élargir le public" de l'art lyrique selon la soprano.
Cette retransmission sera la dernière cette saison dans le cadre de l'opération "The Met: Live in HD", qui a touché en 2007-2008 quelque 900.000 spectateurs dans 600 salles de 17 pays.
En France, "La Fille du régiment" mise en scène par Laurent Pelly, qui vient de sortir en DVD (Virgin Classics/EMI), sera visible samedi sur 19 écrans dans 18 villes.
Q: Comment jugez-vous cette opération ?
R: "C'est une initiative très intéressante pour élargir le public. Pour nous, artistes lyriques, pouvoir être vu par autant de spectateurs en même temps est extraordinaire. L'opéra est d'abord un art vivant, c'est vrai. Mais pour l'habitant de Villeréal, Lot-et-Garonne (1.200 habitants, NDLR), où "La Fille du régiment" est diffusée samedi en direct du +Met+, je trouve ça formidable.
Q: Est-on sûr que ces diffusions sur écran permettront d'accroître la fréquentation des maisons d'opéra ?
R: Je ne sais pas parce que les gens qui habitent au fin fond de la campagne ne pourront pas forcément aller voir de l'opéra à Paris, Lyon ou Toulouse, et les places sont de toutes façons en nombre restreint. La carte culturelle se réduit en ce moment, ça fait un peu peur. Donc si le succès d'une telle opération pouvait donner envie aux politiques de ne pas couper les crédits, ce serait bien.
Beaucoup de gens pensent que l'opéra n'est pas pour eux mais pour une élite cultivée et qu'ils ne vont rien y comprendre. Ce n'est pas vrai ! Particulièrement pour des oeuvres comme "La Fille du régiment", immédiatement accessible.
Q: A quoi va ressembler cette retransmission ?
R: Les moyens techniques mis en oeuvre sont extraordinaires, avec 15 caméras dans les cintres, sur les côtés, partout. Le spectateur pourra voir les chanteurs de près et sous des angles originaux. C'est pas du filmage à la papa, mais un objet visuel en soi. Après, c'est du direct, donc on ne pourra pas faire un film d'opéra à la Toscan du Plantier.
Q: N'est-ce pas dommage que l'Opéra de Paris ne fasse pas de même, notamment dans de petites villes de province où il n'y a pas de théâtre lyrique ?
R: Le problème, c'est que c'est très coûteux. Aux Etats-Unis, il y a des mécènes, notamment une famille, qui sponsorisent absolument toute l'opération. Quand nos très riches concitoyens se décideront à faire la même chose, nous en serons peut-être au même point. Il faudrait se pencher sur cette question en France. Exonérer d'impôts des gens qui ne proposent rien me semble étrange, alors que si on leur promettait un abattement sur tout ce qu'ils donnent à l'art, à la culture ou à n'importe quelle fondation de charité, je pense que beaucoup plus de monde serait prêt à donner.
Q: Cette présence de l'opéra au cinéma souligne-t-elle votre ambition d'être une véritable "actrice lyrique" ?
R: C'est mon combat de toujours. Pour moi l'opéra est avant tout du théâtre, ce n'est pas un concert en costumes. Sur ce point, il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès des jeunes chanteurs et du public lui-même, qui va souvent à l'opéra d'abord pour entendre des voix. C'est important, bien sûr, mais il ne faut pas que l'opéra s'arrête là. Je crois appartenir à une génération d'artistes qui essaient de proposer autre chose.
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Samedi 26 avril 2008
Par AFP
Natalie Dessay chante et joue dans "La Fille du régiment" de Donizetti, retransmise samedi en direct du Metropolitan Opera de New York dans des centaines de salles de cinéma dans le monde, "une initiative très intéressante pour élargir le public" de l'art lyrique selon la soprano.
Cette retransmission sera la dernière cette saison dans le cadre de l'opération "The Met: Live in HD", qui a touché en 2007-2008 quelque 900.000 spectateurs dans 600 salles de 17 pays.
En France, "La Fille du régiment" mise en scène par Laurent Pelly, qui vient de sortir en DVD (Virgin Classics/EMI), sera visible samedi sur 19 écrans dans 18 villes.
Q: Comment jugez-vous cette opération ?
R: "C'est une initiative très intéressante pour élargir le public. Pour nous, artistes lyriques, pouvoir être vu par autant de spectateurs en même temps est extraordinaire. L'opéra est d'abord un art vivant, c'est vrai. Mais pour l'habitant de Villeréal, Lot-et-Garonne (1.200 habitants, NDLR), où "La Fille du régiment" est diffusée samedi en direct du +Met+, je trouve ça formidable.
Q: Est-on sûr que ces diffusions sur écran permettront d'accroître la fréquentation des maisons d'opéra ?
R: Je ne sais pas parce que les gens qui habitent au fin fond de la campagne ne pourront pas forcément aller voir de l'opéra à Paris, Lyon ou Toulouse, et les places sont de toutes façons en nombre restreint. La carte culturelle se réduit en ce moment, ça fait un peu peur. Donc si le succès d'une telle opération pouvait donner envie aux politiques de ne pas couper les crédits, ce serait bien.
Beaucoup de gens pensent que l'opéra n'est pas pour eux mais pour une élite cultivée et qu'ils ne vont rien y comprendre. Ce n'est pas vrai ! Particulièrement pour des oeuvres comme "La Fille du régiment", immédiatement accessible.
Q: A quoi va ressembler cette retransmission ?
R: Les moyens techniques mis en oeuvre sont extraordinaires, avec 15 caméras dans les cintres, sur les côtés, partout. Le spectateur pourra voir les chanteurs de près et sous des angles originaux. C'est pas du filmage à la papa, mais un objet visuel en soi. Après, c'est du direct, donc on ne pourra pas faire un film d'opéra à la Toscan du Plantier.
Q: N'est-ce pas dommage que l'Opéra de Paris ne fasse pas de même, notamment dans de petites villes de province où il n'y a pas de théâtre lyrique ?
R: Le problème, c'est que c'est très coûteux. Aux Etats-Unis, il y a des mécènes, notamment une famille, qui sponsorisent absolument toute l'opération. Quand nos très riches concitoyens se décideront à faire la même chose, nous en serons peut-être au même point. Il faudrait se pencher sur cette question en France. Exonérer d'impôts des gens qui ne proposent rien me semble étrange, alors que si on leur promettait un abattement sur tout ce qu'ils donnent à l'art, à la culture ou à n'importe quelle fondation de charité, je pense que beaucoup plus de monde serait prêt à donner.
Q: Cette présence de l'opéra au cinéma souligne-t-elle votre ambition d'être une véritable "actrice lyrique" ?
R: C'est mon combat de toujours. Pour moi l'opéra est avant tout du théâtre, ce n'est pas un concert en costumes. Sur ce point, il y a tout un travail de sensibilisation à faire auprès des jeunes chanteurs et du public lui-même, qui va souvent à l'opéra d'abord pour entendre des voix. C'est important, bien sûr, mais il ne faut pas que l'opéra s'arrête là. Je crois appartenir à une génération d'artistes qui essaient de proposer autre chose.
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Giove-B, le second satellite-test de Galileo, a été tiré et a atteint son orbite avec succès dimanche, marquant un pas important pour le futur système
France 24 Imprimer
Dimanche 27 avril 2008
Par AFP
Giove-B, le second satellite-test de Galileo, a été tiré et a atteint son orbite avec succès dimanche, marquant un pas important pour le futur système de localisation européen après des années de déboires techniques et politiques.
Le satellite a été lancé par une fusée Soyouz à 04H16 locales dimanche (22H16 GMT samedi) depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.
Après un peu moins de quatre heures, Giove-B s'est séparé de son lanceur et a atteint son orbite à 23.200 kilomètres de la Terre, au terme d'une opération qualifiée de "succès" par Jean-Yves Le Gall, le président de Starstem, la société russo-européenne chargée du lancement.
Le satellite "a atteint son orbite nominale" et "les paramètres d'orbite sont excellents", s'est félicité Didier Faivre, chef du département navigation de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Giove-B a ensuite déployé ses panneaux solaires correctement, a ajouté M. Faivre. Il faudra encore toutefois plusieurs heures pour que la mission puisse être considérée comme définitivement réussie.
Giove-B, un cube de 500 kg construit par Astrium (EADS) et Thales Alenia Space, va prendre le relais du premier satellite test de Galileo Giove-A, lancé en décembre 2005.
Son lancement a pris plus d'un an de retard en raison d'un problème technique qui avait été identifié sur un calculateur de bord.
Les deux Giove ne font pas partie de la constellation opérationnelle de trente satellites qui fera fonctionner Galileo mais servent à tester un certain nombre d'éléments techniques importants en vol.
Giove-B contient en particulier l'horloge atomique la plus précise jamais envoyée dans l'espace, avec une déperdition de moins d'une nano-seconde par jour.
La précision est particulièrement importante pour un système de localisation, fondé sur le calcul du temps écoulé entre l'émission et la réception d'un signal.
Galileo promet une localisation au mètre près, contre parfois une dizaine de mètres pour l'actuel GPS américain.
La mise en orbite de Giove-B va en outre permettre à l'Europe de conserver l'accès à une fréquence réservée pour Galileo auprès de l'Union internationale des télécommunications (UIT).
Pour que Galileo fonctionne à l'horizon 2013 et puisse concurrencer le GPS, l'Europe doit désormais lancer les trente satellites opérationnels de la constellation.
Les quatre premiers d'entre eux doivent être tirés au premier semestre de 2010, pour la phase dite de développement et de validation en orbite (IOV).
Ensuite doivent être lancés les 26 satellites supplémentaires qui permettront au système d'atteindre sa capacité opérationnelle complète (FOC).
Le Parlement européen a donné mercredi le feu vert à la partie finale du projet, avec un financement de 3,4 milliards d'euros sur des fonds communautaires. Cette décision a été prise après l'échec d'un programme de co-financement par les industriels.
La Commission européenne et l'ESA vont désormais pouvoir lancer d'ici l'été les appels d'offres à l'industrie en vue de signer des contrats avant la fin de l'année.
Pour le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, Galileo représente "un outil de souveraineté pour l'Europe" et marquera son "indépendance totale".
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Dimanche 27 avril 2008
Par AFP
Giove-B, le second satellite-test de Galileo, a été tiré et a atteint son orbite avec succès dimanche, marquant un pas important pour le futur système de localisation européen après des années de déboires techniques et politiques.
Le satellite a été lancé par une fusée Soyouz à 04H16 locales dimanche (22H16 GMT samedi) depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan.
Après un peu moins de quatre heures, Giove-B s'est séparé de son lanceur et a atteint son orbite à 23.200 kilomètres de la Terre, au terme d'une opération qualifiée de "succès" par Jean-Yves Le Gall, le président de Starstem, la société russo-européenne chargée du lancement.
Le satellite "a atteint son orbite nominale" et "les paramètres d'orbite sont excellents", s'est félicité Didier Faivre, chef du département navigation de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Giove-B a ensuite déployé ses panneaux solaires correctement, a ajouté M. Faivre. Il faudra encore toutefois plusieurs heures pour que la mission puisse être considérée comme définitivement réussie.
Giove-B, un cube de 500 kg construit par Astrium (EADS) et Thales Alenia Space, va prendre le relais du premier satellite test de Galileo Giove-A, lancé en décembre 2005.
Son lancement a pris plus d'un an de retard en raison d'un problème technique qui avait été identifié sur un calculateur de bord.
Les deux Giove ne font pas partie de la constellation opérationnelle de trente satellites qui fera fonctionner Galileo mais servent à tester un certain nombre d'éléments techniques importants en vol.
Giove-B contient en particulier l'horloge atomique la plus précise jamais envoyée dans l'espace, avec une déperdition de moins d'une nano-seconde par jour.
La précision est particulièrement importante pour un système de localisation, fondé sur le calcul du temps écoulé entre l'émission et la réception d'un signal.
Galileo promet une localisation au mètre près, contre parfois une dizaine de mètres pour l'actuel GPS américain.
La mise en orbite de Giove-B va en outre permettre à l'Europe de conserver l'accès à une fréquence réservée pour Galileo auprès de l'Union internationale des télécommunications (UIT).
Pour que Galileo fonctionne à l'horizon 2013 et puisse concurrencer le GPS, l'Europe doit désormais lancer les trente satellites opérationnels de la constellation.
Les quatre premiers d'entre eux doivent être tirés au premier semestre de 2010, pour la phase dite de développement et de validation en orbite (IOV).
Ensuite doivent être lancés les 26 satellites supplémentaires qui permettront au système d'atteindre sa capacité opérationnelle complète (FOC).
Le Parlement européen a donné mercredi le feu vert à la partie finale du projet, avec un financement de 3,4 milliards d'euros sur des fonds communautaires. Cette décision a été prise après l'échec d'un programme de co-financement par les industriels.
La Commission européenne et l'ESA vont désormais pouvoir lancer d'ici l'été les appels d'offres à l'industrie en vue de signer des contrats avant la fin de l'année.
Pour le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot, Galileo représente "un outil de souveraineté pour l'Europe" et marquera son "indépendance totale".
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samedi 26 avril 2008
Une leçon de grammaire amusante.... .
Une leçon de grammaire amusante.... .
Un homme :
' Voici UNE leçon de grammaire amusante
Pourquoi, dès que c'est UNE galère, c'est tout de
suite au FÉMININ ?
LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête, tout ça,
c'est pour vous
les FEMMES!
Nous, les hommes, c'est LE soleil, LE beau temps, LE
printemps, LE
paradis!
Vous, vous n'avez vraiment pas de chance : LA
vaisselle, LA cuisine,
LA bouffe,LA poussière, LA saleté, LA balayeuse
Nous, c'est LE café dans LE fauteuil avec LE journal
en écoutant LE
hockey et ça pourrait être LE bonheur si vous ne
veniez pas semer LA
discorde et LA chicane.
Pour retrouver LE calme, je crois que nous devrions
laisser LE genre
décider.
Vous pouvez regarder LA télé, mais nous choisissons LE
poste. Même si
LA télécommande vous appartient, nous avons LE
contrôle.
D'ailleurs dès que c'est sérieux, comme par hasard,
c'est tout de
suite au MASCULIN : On dit UNE rivière, UNE marre
d'eau mais on dit
UN fleuve, UN océan.
On dit UNE trottinette mais UN avion à réaction! Et
quand il y a UN
problème dans UN avion, c'est tout de suite UNE
catastrophe.
C'est toujours la faute d'UNE erreur de pilotage,
d'UNE panne
d'essence, d'UNE mauvaise visibilité, bref toujours à
cause d'UNE
connerie.
Et alors là, attention mesdames, dès que LA connerie
est faite par UN
homme ça ne s'appelle plus UNE connerie, ça s'appelle
UN
impondérable.
Enfin, moi, si j'étais vous les FEMMES, je ferais UNE
pétition. Et il
faut faire très vite parce que votre situation
s'aggrave de jour en
jour.
Y'a pas si longtemps, vous aviez LA logique, LA bonne
vieille logique
FÉMININE.
Ça ne nous a pas plu, nous les HOMMES, nous avons
inventé LE
logiciel.
Mais vous avez quand même quelquefois des petits
avantages: Nous
avons LE mariage, LE divorce; vous avez LA pension, LA
maison. Vous
avez LA carte de crédit, nous avons LE découvert. '
Réponse d'une femme :
'Cher Monsieur, si vous aviez consulté une femme avant
de publier
votre fameuse leçon, vous auriez sans doute renoncé à
le faire bien
que marrante soit-elle!
Mais quand même, voilà en retour la vraie leçon qui a
dû vous
échapper :
Pourquoi à chaque fois qu'il y a une réussite, UNE
victoire ou UNE
gloire, il y a toujours UNE FEMME derrière ?
Mais quand il y a UN drame, UN malheur, UN vol, UN
viol et UN
harcèlement sexuel, il y a UN HOMME derrière ?
Et voyons le masculin sur quelques plans :
Côté Météo :
LE mauvais temps, LE nuage, LE vent, L'orage, LE
tonnerre, dans tout
ça, LA visibilité n'a pas de place et booom, voilà UN
accident! quel
drame!
Côté santé :
Quel malheur quand l'humanité a connu : LE cancer, LE
SIDA, LE SARSE.
Au féminin, ce n'est que LA grippe, LA fatigue, et ça
passe!
Côté social:
C'est LE crédit, LE chômage, LE malaise, LE stress, LE
crime, LE vol,
LE viol, LE suicide, LE terrorisme, et voilà LE
massacre !
Ceci a tué LA tranquillité, LA sérénité, LA stabilité,
LA paix et LA
sécurité !
Côté Amour :
Au masculin : c'est LE cœur en fer, LE coup de foudre,
L'abandon et
LE chagrin d'amour causé à LA femme !
Au féminin : c'est LA fidélité, LA sincérité,
L'honnêteté, LA
stabilité, LA vigilance, LA responsabilité et LA
veille de LA
préservation de LA vie
conjugale.
Côté travail : au masculin c'est LE retard, LE
laisser-aller, LE
café, LE prétexte, L'égoïsme et ....!
LA femme c'est LA ponctualité, LA rentabilité, LA
responsabilité et
LA conscience professionnelle!
LA preuve c'est lors d'UNE réunion, on vous donne LA
permission
d'exprimer votre avis mais en conclusion, nous avons
LA décision car
on a LA bonne vision, LA précision et LA certitude !
Tout cela vous dérange et en fin de jour, vous
attendez impatiemment
LA nuit pour vivre LA relaxation et LA détente.
Enfin, cher Monsieur, comme vous l'avez dit dans votre
leçon :
Nous avons LA logique! Oui nous l'avons toujours et
avec fierté, et
si vous avez inventé LE logiciel, malheureusement vous
avez toujours
LE virus en parallèle car vous n'avez pas bien étudié
L'affaire!
Pour clore mon message qui n'est autre qu'une réaction
au votre cher
Monsieur:
Si vous les hommes désirez avoir un peu de privilèges
que nous avons
nous les femmes, alors c'est simple, on vous a accordé
un terme pour
l'utiliser :
Tout simplement ne dites pas : je suis UN homme.......
...
Mais dites plutôt : je suis UNE personne
Un homme :
' Voici UNE leçon de grammaire amusante
Pourquoi, dès que c'est UNE galère, c'est tout de
suite au FÉMININ ?
LA pluie, LA neige, LA grêle, LA tempête, tout ça,
c'est pour vous
les FEMMES!
Nous, les hommes, c'est LE soleil, LE beau temps, LE
printemps, LE
paradis!
Vous, vous n'avez vraiment pas de chance : LA
vaisselle, LA cuisine,
LA bouffe,LA poussière, LA saleté, LA balayeuse
Nous, c'est LE café dans LE fauteuil avec LE journal
en écoutant LE
hockey et ça pourrait être LE bonheur si vous ne
veniez pas semer LA
discorde et LA chicane.
Pour retrouver LE calme, je crois que nous devrions
laisser LE genre
décider.
Vous pouvez regarder LA télé, mais nous choisissons LE
poste. Même si
LA télécommande vous appartient, nous avons LE
contrôle.
D'ailleurs dès que c'est sérieux, comme par hasard,
c'est tout de
suite au MASCULIN : On dit UNE rivière, UNE marre
d'eau mais on dit
UN fleuve, UN océan.
On dit UNE trottinette mais UN avion à réaction! Et
quand il y a UN
problème dans UN avion, c'est tout de suite UNE
catastrophe.
C'est toujours la faute d'UNE erreur de pilotage,
d'UNE panne
d'essence, d'UNE mauvaise visibilité, bref toujours à
cause d'UNE
connerie.
Et alors là, attention mesdames, dès que LA connerie
est faite par UN
homme ça ne s'appelle plus UNE connerie, ça s'appelle
UN
impondérable.
Enfin, moi, si j'étais vous les FEMMES, je ferais UNE
pétition. Et il
faut faire très vite parce que votre situation
s'aggrave de jour en
jour.
Y'a pas si longtemps, vous aviez LA logique, LA bonne
vieille logique
FÉMININE.
Ça ne nous a pas plu, nous les HOMMES, nous avons
inventé LE
logiciel.
Mais vous avez quand même quelquefois des petits
avantages: Nous
avons LE mariage, LE divorce; vous avez LA pension, LA
maison. Vous
avez LA carte de crédit, nous avons LE découvert. '
Réponse d'une femme :
'Cher Monsieur, si vous aviez consulté une femme avant
de publier
votre fameuse leçon, vous auriez sans doute renoncé à
le faire bien
que marrante soit-elle!
Mais quand même, voilà en retour la vraie leçon qui a
dû vous
échapper :
Pourquoi à chaque fois qu'il y a une réussite, UNE
victoire ou UNE
gloire, il y a toujours UNE FEMME derrière ?
Mais quand il y a UN drame, UN malheur, UN vol, UN
viol et UN
harcèlement sexuel, il y a UN HOMME derrière ?
Et voyons le masculin sur quelques plans :
Côté Météo :
LE mauvais temps, LE nuage, LE vent, L'orage, LE
tonnerre, dans tout
ça, LA visibilité n'a pas de place et booom, voilà UN
accident! quel
drame!
Côté santé :
Quel malheur quand l'humanité a connu : LE cancer, LE
SIDA, LE SARSE.
Au féminin, ce n'est que LA grippe, LA fatigue, et ça
passe!
Côté social:
C'est LE crédit, LE chômage, LE malaise, LE stress, LE
crime, LE vol,
LE viol, LE suicide, LE terrorisme, et voilà LE
massacre !
Ceci a tué LA tranquillité, LA sérénité, LA stabilité,
LA paix et LA
sécurité !
Côté Amour :
Au masculin : c'est LE cœur en fer, LE coup de foudre,
L'abandon et
LE chagrin d'amour causé à LA femme !
Au féminin : c'est LA fidélité, LA sincérité,
L'honnêteté, LA
stabilité, LA vigilance, LA responsabilité et LA
veille de LA
préservation de LA vie
conjugale.
Côté travail : au masculin c'est LE retard, LE
laisser-aller, LE
café, LE prétexte, L'égoïsme et ....!
LA femme c'est LA ponctualité, LA rentabilité, LA
responsabilité et
LA conscience professionnelle!
LA preuve c'est lors d'UNE réunion, on vous donne LA
permission
d'exprimer votre avis mais en conclusion, nous avons
LA décision car
on a LA bonne vision, LA précision et LA certitude !
Tout cela vous dérange et en fin de jour, vous
attendez impatiemment
LA nuit pour vivre LA relaxation et LA détente.
Enfin, cher Monsieur, comme vous l'avez dit dans votre
leçon :
Nous avons LA logique! Oui nous l'avons toujours et
avec fierté, et
si vous avez inventé LE logiciel, malheureusement vous
avez toujours
LE virus en parallèle car vous n'avez pas bien étudié
L'affaire!
Pour clore mon message qui n'est autre qu'une réaction
au votre cher
Monsieur:
Si vous les hommes désirez avoir un peu de privilèges
que nous avons
nous les femmes, alors c'est simple, on vous a accordé
un terme pour
l'utiliser :
Tout simplement ne dites pas : je suis UN homme.......
...
Mais dites plutôt : je suis UNE personne
Exclusif- Tiébilé Dramé (Chef de l’opposition malienne)
El Watan - Quotidien Indépendant
Edition du 26 avril 2008
Page Internationale
Exclusif- Tiébilé Dramé (Chef de l’opposition malienne)
« Les Maliens souhaitent la reprise rapide de la médiation algérienne »
Président du Front pour la démocratie et République (FDR), qui regroupe les partis politiques de l’opposition malienne, Tiébilé Dramé est également à la tête du Parti pour la renaissance nationale (PARENA). Ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement de transition, plusieurs fois candidat aux élections présidentielles de son pays (2002 et 2007), ancien ministre chargé du Développement des zones arides et semi-arides dans le gouvernement du président Alpha Omar Konaré ; mais aussi ancien député, Tiébilé Dramé s’exprime, pour la première fois dans la presse algérienne, sur la question de la rébellion targuie malienne dans cet entretien qu’il nous a accordé. Ici, son appréciation sur les derniers évènements qui continuent de secouer son pays, le Mali où le conflit entre gouvernement et rébellion s’aggrave.
Depuis que la rébellion targuie a repris voilà une année dans votre pays, comment l’opposition malienne appréhende-t-elle cette nouvelle rébellion ?
Nous avons déploré la reprise des hostilités dans le nord de notre pays, le 23 mai 2006, et avons souhaité que des négociations fussent engagées très vite pour circonscrire les événements d’alors. C’est dans ce sens que nous avons salué l’Accord d’Alger de juillet 2006. Car voyez-vous, le Mali n’a que faire d’un conflit armé quelle qu’en soit l’intensité. Nous privilégions la résolution des différends et des conflits par la voie du dialogue qui est celle de la démocratie. Pour l’opposition comme pour les autres acteurs de la scène publique, le Mali est « un », et nous devons être en mesure de résoudre nos contradictions pour nous concentrer sur les seuls combats qui vaillent : sortir notre pays de la misère et de la précarité, assurer à nos enfants un avenir fait de quiétude et de satisfaction de leurs besoins vitaux.
L’assassinat, le 11 avril dernier, des deux cadres targuis a contribué à précipiter les évènements liés à la rébellion, au point où les populations targuies se sont mises à fuir leur région... Votre appréciation sur la tournure qu’ont pris ces évènements...
Il me semble qu’il n’y a pas une seule personne sensée au Mali qui approuve ce qui s’est passé le 11 avril. C’est une exécution extra-judiciaire condamnable à tous égards. Je crois savoir que les autorités ont mis en place une enquête pour connaître les circonstances précises et les auteurs de cet acte inqualifiable. C’est un développement malheureux qui complique les choses. Mais il faut calmer le jeu, reprendre les discussions afin d’instaurer une paix durable, précisément pour éviter la réédition de drames comme celui du 11 avril ou les morts épouvantables consécutives à l’explosion de mines anti-personnel, toutes choses répréhensibles au regard de la morale et du droit.
L’abandon par les cadres targuis (de l’ancienne Alliance du 23 mai, ainsi que d’autres) de leurs postes, civils ou militaires, pour rejoindre l’Alliance targuie Nord-Mali pour le changement d’Ibrahim Ag Bahanga, n’est-il pas un coup fatal porté aux autorités maliennes ?
Les faits dont vous parlez sont regrettables, mais j’espère qu’ils ne marqueront pas un coup fatal pour le processus de dialogue et de paix. Mon point de vue est qu’il y a urgence à renouer le dialogue pour dissiper les malentendus, restaurer la confiance et parvenir à la paix.
Depuis quatre ou cinq mois, la presse malienne tient des propos très désobligeants envers l’Algérie, l’accusant de tous les maux quant à la question de la rébellion targuie. N’est-ce pas là un désaveu du rôle de médiateur de l’Algérie ?
D’abord, ce n’est pas toute la presse malienne. Ensuite la presse qui critique l’Algérie exprime une opinion particulière. Au sujet du rôle de l’Algérie, d’autres opinions existent au Mali. Au PARENA (parti politique présidé par Tiébilé Dramé, ndlr), notre avis est que l’Algérie et le Mali sont condamnés à consolider leurs relations et qu’ils ont un intérêt mutuel à la stabilisation de notre espace commun : la zone sahélo-saharienne. Aujourd’hui comme hier, l’Algérie joue un rôle positif au nord du Mali. Le président Abdelaziz Bouteflika connaît très bien le Mali et les Maliens. Cela est une chance pour les relations algéro-maliennes. Il faut saisir l’occasion pour que les jeunes, les femmes, les universitaires, les hommes politiques, les hommes d’affaires et les journalistes des deux pays fassent davantage connaissance. Algériens et Maliens doivent se rencontrer plus souvent, mieux se connaître et se convaincre qu’ils ont un destin lié qui va au-delà des impératifs de sécurité. Par ailleurs, les Maliens souhaitent la reprise rapide de la médiation algérienne. Il n’y a pas de désaveu de l’Algérie au Mali. Bien au contraire. L’Algérie a accumulé un grand capital d’expérience dans la gestion du dossier du Nord ; cette expérience nous est utile pour sortir de l’impasse actuelle. Nous, nous faisons partie des Maliens qui sont reconnaissants vis-à-vis de l’Algérie et qui rendent hommage à l’action de votre pays chez nous.
Comment imaginez-vous la suite des évènements et quelle est la solution à la crise d’après vous ?
Le Mali a été confronté pour la première fois à une crise au nord dans les années 1960. Nos différents gouvernements ont tenté d’y apporter leur réponse. Au fil du temps, notamment depuis la révolution démocratique de mars 1991, un consensus s’est imposé : il faut gérer cette question par la négociation et le dialogue. La solution démocratique est la seule solution durable. Il faut regarder le problème du Nord en face et y rechercher des solutions à long terme. Le PARENA préconise pour le Nord une grande politique d’unité, de cohésion et d’intégration nationales. Dans ce cadre, nous pensons qu’il faut une cellule stratégique, une sorte de conseil national de sécurité qui anticipe, prévient et gère. En outre, un grand ministère chargé du Développement des régions sahéliennes et sahariennes est nécessaire pour impulser un développement harmonieux et durable des contrées du nord-est et du nord-ouest. La crise du Nord s’est compliquée avec le temps. D’inspiration identitaire ou souverainiste à l’origine, elle a peu à peu pris des nouvelles dimensions inquiétantes qui fragilisent tout notre espace. Notre point de vue est qu’il y a urgence à agir, et à aller vers la paix sans laquelle rien n’est possible.
Naima Chekchak
Edition du 26 avril 2008
Page Internationale
Exclusif- Tiébilé Dramé (Chef de l’opposition malienne)
« Les Maliens souhaitent la reprise rapide de la médiation algérienne »
Président du Front pour la démocratie et République (FDR), qui regroupe les partis politiques de l’opposition malienne, Tiébilé Dramé est également à la tête du Parti pour la renaissance nationale (PARENA). Ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement de transition, plusieurs fois candidat aux élections présidentielles de son pays (2002 et 2007), ancien ministre chargé du Développement des zones arides et semi-arides dans le gouvernement du président Alpha Omar Konaré ; mais aussi ancien député, Tiébilé Dramé s’exprime, pour la première fois dans la presse algérienne, sur la question de la rébellion targuie malienne dans cet entretien qu’il nous a accordé. Ici, son appréciation sur les derniers évènements qui continuent de secouer son pays, le Mali où le conflit entre gouvernement et rébellion s’aggrave.
Depuis que la rébellion targuie a repris voilà une année dans votre pays, comment l’opposition malienne appréhende-t-elle cette nouvelle rébellion ?
Nous avons déploré la reprise des hostilités dans le nord de notre pays, le 23 mai 2006, et avons souhaité que des négociations fussent engagées très vite pour circonscrire les événements d’alors. C’est dans ce sens que nous avons salué l’Accord d’Alger de juillet 2006. Car voyez-vous, le Mali n’a que faire d’un conflit armé quelle qu’en soit l’intensité. Nous privilégions la résolution des différends et des conflits par la voie du dialogue qui est celle de la démocratie. Pour l’opposition comme pour les autres acteurs de la scène publique, le Mali est « un », et nous devons être en mesure de résoudre nos contradictions pour nous concentrer sur les seuls combats qui vaillent : sortir notre pays de la misère et de la précarité, assurer à nos enfants un avenir fait de quiétude et de satisfaction de leurs besoins vitaux.
L’assassinat, le 11 avril dernier, des deux cadres targuis a contribué à précipiter les évènements liés à la rébellion, au point où les populations targuies se sont mises à fuir leur région... Votre appréciation sur la tournure qu’ont pris ces évènements...
Il me semble qu’il n’y a pas une seule personne sensée au Mali qui approuve ce qui s’est passé le 11 avril. C’est une exécution extra-judiciaire condamnable à tous égards. Je crois savoir que les autorités ont mis en place une enquête pour connaître les circonstances précises et les auteurs de cet acte inqualifiable. C’est un développement malheureux qui complique les choses. Mais il faut calmer le jeu, reprendre les discussions afin d’instaurer une paix durable, précisément pour éviter la réédition de drames comme celui du 11 avril ou les morts épouvantables consécutives à l’explosion de mines anti-personnel, toutes choses répréhensibles au regard de la morale et du droit.
L’abandon par les cadres targuis (de l’ancienne Alliance du 23 mai, ainsi que d’autres) de leurs postes, civils ou militaires, pour rejoindre l’Alliance targuie Nord-Mali pour le changement d’Ibrahim Ag Bahanga, n’est-il pas un coup fatal porté aux autorités maliennes ?
Les faits dont vous parlez sont regrettables, mais j’espère qu’ils ne marqueront pas un coup fatal pour le processus de dialogue et de paix. Mon point de vue est qu’il y a urgence à renouer le dialogue pour dissiper les malentendus, restaurer la confiance et parvenir à la paix.
Depuis quatre ou cinq mois, la presse malienne tient des propos très désobligeants envers l’Algérie, l’accusant de tous les maux quant à la question de la rébellion targuie. N’est-ce pas là un désaveu du rôle de médiateur de l’Algérie ?
D’abord, ce n’est pas toute la presse malienne. Ensuite la presse qui critique l’Algérie exprime une opinion particulière. Au sujet du rôle de l’Algérie, d’autres opinions existent au Mali. Au PARENA (parti politique présidé par Tiébilé Dramé, ndlr), notre avis est que l’Algérie et le Mali sont condamnés à consolider leurs relations et qu’ils ont un intérêt mutuel à la stabilisation de notre espace commun : la zone sahélo-saharienne. Aujourd’hui comme hier, l’Algérie joue un rôle positif au nord du Mali. Le président Abdelaziz Bouteflika connaît très bien le Mali et les Maliens. Cela est une chance pour les relations algéro-maliennes. Il faut saisir l’occasion pour que les jeunes, les femmes, les universitaires, les hommes politiques, les hommes d’affaires et les journalistes des deux pays fassent davantage connaissance. Algériens et Maliens doivent se rencontrer plus souvent, mieux se connaître et se convaincre qu’ils ont un destin lié qui va au-delà des impératifs de sécurité. Par ailleurs, les Maliens souhaitent la reprise rapide de la médiation algérienne. Il n’y a pas de désaveu de l’Algérie au Mali. Bien au contraire. L’Algérie a accumulé un grand capital d’expérience dans la gestion du dossier du Nord ; cette expérience nous est utile pour sortir de l’impasse actuelle. Nous, nous faisons partie des Maliens qui sont reconnaissants vis-à-vis de l’Algérie et qui rendent hommage à l’action de votre pays chez nous.
Comment imaginez-vous la suite des évènements et quelle est la solution à la crise d’après vous ?
Le Mali a été confronté pour la première fois à une crise au nord dans les années 1960. Nos différents gouvernements ont tenté d’y apporter leur réponse. Au fil du temps, notamment depuis la révolution démocratique de mars 1991, un consensus s’est imposé : il faut gérer cette question par la négociation et le dialogue. La solution démocratique est la seule solution durable. Il faut regarder le problème du Nord en face et y rechercher des solutions à long terme. Le PARENA préconise pour le Nord une grande politique d’unité, de cohésion et d’intégration nationales. Dans ce cadre, nous pensons qu’il faut une cellule stratégique, une sorte de conseil national de sécurité qui anticipe, prévient et gère. En outre, un grand ministère chargé du Développement des régions sahéliennes et sahariennes est nécessaire pour impulser un développement harmonieux et durable des contrées du nord-est et du nord-ouest. La crise du Nord s’est compliquée avec le temps. D’inspiration identitaire ou souverainiste à l’origine, elle a peu à peu pris des nouvelles dimensions inquiétantes qui fragilisent tout notre espace. Notre point de vue est qu’il y a urgence à agir, et à aller vers la paix sans laquelle rien n’est possible.
Naima Chekchak
Assemblée Nationale : Quand le député Béridogo confond sa mission avec celle d’un syndicaliste
Assemblée Nationale
Assemblée Nationale : Quand le député Béridogo confond sa mission avec celle d’un syndicaliste
Nouvel Horizon, 25/04/2008 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer
L’Assemblée Nationale a entamé le 24 avril dernier sa première séance plénière au titre de la session ordinaire d’avril 2008 ouverte le mardi 1er avril 2008. Il y avait trois points inscrits à l’ordre du jour parmi lesquels une séance de questions orales du député Bréhima Béridogo adressées au Pr. Amadou Touré, ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique. Quoi qu’on dise, le ministre a démontré qu’il maîtrise les questions liées à l’enseignement au Mali. Mais le député interpellateur était animé d’une autre foi. Comme ledit l’adage, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Est-ce que le député voudrait réellement comprendre ?
De son interpellation, il ressort cinq thématiques : l’Orientation des élèves titulaires du DEF, la contractualisation de l’enseignement, la gestion d’une année académique à l’université, la gestion du partenariat et enfin les mesures de sortie de crise.
DE L’ORIENTATION DES ELEVES TITULAIRES DU DEF
C’est en application des conditions et modalités d’orientation des élèves titulaires du DEF fixées par l’Arrêté n°03-1613/MEN-SG du 26 juillet 2003 qu’en 2006, sur un total de 64 127 élèves susceptibles d’être orientés, 11 150 au lieu de 12 000 titulaires comme l’avait dit le député ne l’ont pas été. Ils représentent 17,38%.
En 2007, sur un total de 77 649 élèves susceptibles d’être orientés, 14 173 titulaires précisément, ne l’ont pas été. Ils représentent 18,28%. En moyenne, ce sont plus de 16 000 nouveaux titulaires du DEF qui sont en plus à orienter chaque année. Or, l’Etat ne dispose que de 43 établissements d’enseignement secondaire général sur 210 et 14 établissements d’enseignement technique et professionnel sur 120.
L’Arrêté du 26 juillet 2003 stipule que “dans la limite des places disponibles... être agé de 17 ans au plus ou exceptionnellement de 18 ans pour les filles n’ayant pas doublé la classe de 9ème année”. C’est dire que les structures publiques de formation représentent respectivement 20,47 et 11,66% de l’ensemble des structures. Celles-ci sont, pour l’essentiel, concentrées à Bamako.
Déjà, dans les grandes orientations de la politique éducative, l’option fondamentale en matière d’enseignement secondaire général, technique et professionnel, consiste à orienter à l’horizon 2008, 65% des élèves admis au DEF dans les établissements d’enseignement secondaire. Ceci fera 35% d’élèves non orientés en 2010.
Les valeurs relatives, en terme de pourcentage d’élèves admis non orientés en 2006 et 2007, participent de cette progression. Pour en minimiser les effets, le département a déjà adopté un certain nombre de mesures : Le PISE II consacre déjà dans sa composante “formation professionnelle” un volet à l’apprentissage dans lequel 22 899 jeunes déscolarisés sont concernés. Il s’agit d’élèves titulaires du DEF non orientés.
“Il est évident que tous les élèves titulaires du DEF ne peuvent être orientés et pris en charge par l’Etat tant les capacités d’accueil et les ressources financières sont limitées. Si la loi garantit le droit à l’éducation à chaque citoyen, elle ne fait pas obligation à l’Etat d’assurer à tous un enseignement public, au-delà du cycle fondamental. Le gouvernement s’efforce, suivant les critères suscités (âge et performance) d’orienter dans la limite de ses capacités”, a martelé le ministre Touré.
DE LA CONTRACTUALISATION DE L’ENSEIGNEMENT
La contractualisation de l’enseignement résulte des effets pervers des mesures d’ajustement structurel des années 80 où, au nom de la rationalisation des ressources, l’Etat devait réduire son train de vie. Ceci a eu pour conséquence l’arrêt du recrutement de fonctionnaires au profit des contractuels.
Dans le secteur de l’éducation, particulièrement dans l’enseignement fondamental, la mesure a été douloureusement ressentie avec la fermeture de certaines écoles de formation de maîtres et le départ volontaire d’enseignants à la retraite. Pour pallier cette situation, le PRODEC prévoit le recrutement et la formation de 2 500 nouveaux maîtres en moyenne par an, soit une augmentation nette annuelle d’un peu plus de 2 000 enseignants au bénéfice des établissements d’enseignement fondamental, normal, secondaire, général, technique et professionnel.
Ces enseignants sont des contractuels. Aujourd’hui leur membre est supérieur à celui des enseignants fonctionnaires. Il est à noter que l’effectif des enseignants au niveau du supérieur, composé de plus de 90% de fonctionnaires, atteint à peine la moitié des besoins optimum d’encadrement au niveau de cet ordre d’enseignement.
L’utilisation des contractuels dans le système répond en ce moment, à un besoin fortement ressenti dans la mesure où elle contribue à régler la question relative à l’offre d’éducation en comblant une grande partie du déficit d’enseignants.
Ainsi, elle donne du travail à beaucoup de jeunes diplômés, quoi qu’on en pense. Elle permet aussi le nécessaire rajeunissement du corps enseignant.
DE LA GESTION DE L’ANNEE ACADEMIQUE A L’UNIVERSITE
L’année universitaire est généralement définie en terme de nombre de semaines. La notion de date d’ouverture et de fermeture des classes ne s’applique pas forcément à l’université. Dans les universités de la sous-région, conformément aux normes du CAMES, il est généralement admis qu’une année universitaire ne peut être validée que si elle s’étale au minimum sur 25 semaines.
Les autorités en charge de l’Enseignement Supérieur peuvent donc instituer, à titre exceptionnel un Régime Spécial d’Etude (RSE) en faveur de la structure affectée par les perturbations telles que le boycott de cours par les étudiants, les grèves des syndicats d’enseignants, entre autres.
DES RELATIONS AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX DE L’ECOLE
Face aux partenaires sociaux de l’école, notamment les organisations syndicales, les autorités scolaires actuelles se sont fixées un devoir : “celui d’écouter et d’expliquer. Toujours écouter, toujours expliquer afin d’avoir un consensus autour de l’école.
C’est en suivant cette ligne de conduite inscrite dans le PDS que nous avons placé notre action depuis notre arrivée à la tête de ce département. Du reste, la feuille de route tracée par le Premier ministre pour le secteur de l’Education demande au gouvernement de développer un partenariat accru pour une école apaisée et performante”, a précisé le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique.
Depuis bientôt 8 mois, les revendications formulées par les différents syndicats d’enseignements sont au nombre de 39 points, dont 27 ont reçu une réponse favorable, 11 points n’ont pas été retenus parce que leur incidence financière n’est pas supportable par le Budget ou que leur bien fondé n’est pas évident.
Les rencontres se poursuivent autour du cahier de charge déposé par l’AEEM. Pour sauver l’année scolaire 2007-2008, des actions spécifiques fondées sur le dialogue et le respect des textes sont en cours. Ainsi, dans tous les établissements d’enseignement supérieur, l’adoption d’un décret du 26 décembre 2007 a permis d’obtenir la suspension de mot d’ordre des retentions des notes d’examens par le SNESUP.
La crise de l’école malienne est profonde. L’organisation d’un forum national en août prochain annoncée par le Premier ministre le 18 mars dernier va-t-il permettre de faire le diagnostic de tous les maux dont souffre l’école malienne?
Daba Balla KEITA
ASSEMBLEE NATIONALE
Dioncounda viole le règlement intérieur
Ouverte depuis le mardi 1er avril 2008, c’est enfin le jeudi 24 que la session ordinaire d’avril 2008 de l’Assemblée Nationale a enregistré sa première séance plénière. A l’ordre du jour, il y avait une séance de questions orales adressées au ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Amadou Touré. L’auteur de cette interpellation est le député Bréhima Béridogo du groupe parlementaire PARENA-SADI.
A l’ouverture de la séance à 10 heures 06 minutes, le président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Dioncounda Traoré a tenu d’abord à faire observer une minute de silence à la mémoire du député élu sous les couleurs de l’URD à Ansongo, l’Honorable Sagoudin Ag Albakaye décédé le mardi 22 avril 2008 chez lui à Ansongo des suites d’une maladie.
DE FILE EN AIGUILLE
Ceci étant, le député Béridogo, l’interpellateur fut invité à prendre la parole. D’entrée de jeu, il a voulu amener Dioncounda Traoré dans des subterfuges de répartition de temps d’antenne à part égale entre lui et le ministre. Dommage que Dioncounda la suivi dans son jeu qui ne correspond à aucune loi en République du Mali.
La répartition du temps d’antenne à part égale entre l’interpellateur du jour, l’Honorable Bréhima Béridogo et l’interpellé, le ministre Amadou Touré a amené le président de l’Assemblée Nationale à violer le règlement intérieur de l’institution en son article 90.
En effet, ledit article stipule qu’en aucun cas la séance de questions orales, transmise en direct sur les antennes des médias publics ne doit excéder les 60 minutes. Seuls le ministre interpellé et l’auteur de la question disposent du temps de parole. Lorsque le député Béridogo commença à lire ses questions, il était 10 heures 09 minutes, quand il termina, il était 10 heures 13 minutes, soit 4 minutes pour son premier passage.
Il a fallu 30 minutes au professeur Amadou Touré, ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique pour pouvoir répondre à toutes les questions posées par le député interpellateur. A moins que ça soit des questions ouvertes ou fermées dont les réponses sont oui ou non, le ministre pouvait-il vraiment répondre en quatre minutes aux questions posées par le député en quatre minutes ?
En tout cas, le Pr. Amadou Touré a passé 30 minutes à la tribune pour pouvoir répondre à toutes les questions du député PARENA. Quand Bréhima Béridogo a pris la parole pour répliquer après la première intervention du ministre, il a passé 32 minutes au micro. Durant tout ce temps, il s’est amusé à comparer l’éducation au Mali et au Sénégal d’une part et l’éducation au Mali et au Cameroun d’autre part.
Depuis quand comparaison est raison ? Ce qui était vrai hier peut-il l’être aujourd’hui ? Au décompte final, le député Bréhima Béridogo a passé 36 minutes au micro durant ses deux passages. Cela obligea Dioncounda Traoré à donner la parole au ministre pour cinq minutes, mais il a dépassé sept minutes. Sept plus 30, cela fait 37 minutes contre 36 pour le député. Soit au total 73 minutes au lieu de 60 minutes.
N’est-ce pas là une violation du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale ? Et le président Dioncounda est au centre de ce manquement à la loi car c’est lui qui assure la police des débats.
Daba Balla KEITA
Nouvel Horizon, est seul responsable du contenu de cet article
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Vos commentaires
Posté par midini, le 25 Apr 2008 17:58:35 GMT
une heure d'interpellation sur les questions de l'éducation, quel gachi!
Répondre à < midini >
Posté par Mr. Guindeba, le 25 Apr 2008 15:30:17 GMT
quelque part, il va falloir changer la constitution.
Répondre à < Mr. Guindeba >
Assemblée Nationale : Quand le député Béridogo confond sa mission avec celle d’un syndicaliste
Nouvel Horizon, 25/04/2008 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer
L’Assemblée Nationale a entamé le 24 avril dernier sa première séance plénière au titre de la session ordinaire d’avril 2008 ouverte le mardi 1er avril 2008. Il y avait trois points inscrits à l’ordre du jour parmi lesquels une séance de questions orales du député Bréhima Béridogo adressées au Pr. Amadou Touré, ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique. Quoi qu’on dise, le ministre a démontré qu’il maîtrise les questions liées à l’enseignement au Mali. Mais le député interpellateur était animé d’une autre foi. Comme ledit l’adage, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Est-ce que le député voudrait réellement comprendre ?
De son interpellation, il ressort cinq thématiques : l’Orientation des élèves titulaires du DEF, la contractualisation de l’enseignement, la gestion d’une année académique à l’université, la gestion du partenariat et enfin les mesures de sortie de crise.
DE L’ORIENTATION DES ELEVES TITULAIRES DU DEF
C’est en application des conditions et modalités d’orientation des élèves titulaires du DEF fixées par l’Arrêté n°03-1613/MEN-SG du 26 juillet 2003 qu’en 2006, sur un total de 64 127 élèves susceptibles d’être orientés, 11 150 au lieu de 12 000 titulaires comme l’avait dit le député ne l’ont pas été. Ils représentent 17,38%.
En 2007, sur un total de 77 649 élèves susceptibles d’être orientés, 14 173 titulaires précisément, ne l’ont pas été. Ils représentent 18,28%. En moyenne, ce sont plus de 16 000 nouveaux titulaires du DEF qui sont en plus à orienter chaque année. Or, l’Etat ne dispose que de 43 établissements d’enseignement secondaire général sur 210 et 14 établissements d’enseignement technique et professionnel sur 120.
L’Arrêté du 26 juillet 2003 stipule que “dans la limite des places disponibles... être agé de 17 ans au plus ou exceptionnellement de 18 ans pour les filles n’ayant pas doublé la classe de 9ème année”. C’est dire que les structures publiques de formation représentent respectivement 20,47 et 11,66% de l’ensemble des structures. Celles-ci sont, pour l’essentiel, concentrées à Bamako.
Déjà, dans les grandes orientations de la politique éducative, l’option fondamentale en matière d’enseignement secondaire général, technique et professionnel, consiste à orienter à l’horizon 2008, 65% des élèves admis au DEF dans les établissements d’enseignement secondaire. Ceci fera 35% d’élèves non orientés en 2010.
Les valeurs relatives, en terme de pourcentage d’élèves admis non orientés en 2006 et 2007, participent de cette progression. Pour en minimiser les effets, le département a déjà adopté un certain nombre de mesures : Le PISE II consacre déjà dans sa composante “formation professionnelle” un volet à l’apprentissage dans lequel 22 899 jeunes déscolarisés sont concernés. Il s’agit d’élèves titulaires du DEF non orientés.
“Il est évident que tous les élèves titulaires du DEF ne peuvent être orientés et pris en charge par l’Etat tant les capacités d’accueil et les ressources financières sont limitées. Si la loi garantit le droit à l’éducation à chaque citoyen, elle ne fait pas obligation à l’Etat d’assurer à tous un enseignement public, au-delà du cycle fondamental. Le gouvernement s’efforce, suivant les critères suscités (âge et performance) d’orienter dans la limite de ses capacités”, a martelé le ministre Touré.
DE LA CONTRACTUALISATION DE L’ENSEIGNEMENT
La contractualisation de l’enseignement résulte des effets pervers des mesures d’ajustement structurel des années 80 où, au nom de la rationalisation des ressources, l’Etat devait réduire son train de vie. Ceci a eu pour conséquence l’arrêt du recrutement de fonctionnaires au profit des contractuels.
Dans le secteur de l’éducation, particulièrement dans l’enseignement fondamental, la mesure a été douloureusement ressentie avec la fermeture de certaines écoles de formation de maîtres et le départ volontaire d’enseignants à la retraite. Pour pallier cette situation, le PRODEC prévoit le recrutement et la formation de 2 500 nouveaux maîtres en moyenne par an, soit une augmentation nette annuelle d’un peu plus de 2 000 enseignants au bénéfice des établissements d’enseignement fondamental, normal, secondaire, général, technique et professionnel.
Ces enseignants sont des contractuels. Aujourd’hui leur membre est supérieur à celui des enseignants fonctionnaires. Il est à noter que l’effectif des enseignants au niveau du supérieur, composé de plus de 90% de fonctionnaires, atteint à peine la moitié des besoins optimum d’encadrement au niveau de cet ordre d’enseignement.
L’utilisation des contractuels dans le système répond en ce moment, à un besoin fortement ressenti dans la mesure où elle contribue à régler la question relative à l’offre d’éducation en comblant une grande partie du déficit d’enseignants.
Ainsi, elle donne du travail à beaucoup de jeunes diplômés, quoi qu’on en pense. Elle permet aussi le nécessaire rajeunissement du corps enseignant.
DE LA GESTION DE L’ANNEE ACADEMIQUE A L’UNIVERSITE
L’année universitaire est généralement définie en terme de nombre de semaines. La notion de date d’ouverture et de fermeture des classes ne s’applique pas forcément à l’université. Dans les universités de la sous-région, conformément aux normes du CAMES, il est généralement admis qu’une année universitaire ne peut être validée que si elle s’étale au minimum sur 25 semaines.
Les autorités en charge de l’Enseignement Supérieur peuvent donc instituer, à titre exceptionnel un Régime Spécial d’Etude (RSE) en faveur de la structure affectée par les perturbations telles que le boycott de cours par les étudiants, les grèves des syndicats d’enseignants, entre autres.
DES RELATIONS AVEC LES PARTENAIRES SOCIAUX DE L’ECOLE
Face aux partenaires sociaux de l’école, notamment les organisations syndicales, les autorités scolaires actuelles se sont fixées un devoir : “celui d’écouter et d’expliquer. Toujours écouter, toujours expliquer afin d’avoir un consensus autour de l’école.
C’est en suivant cette ligne de conduite inscrite dans le PDS que nous avons placé notre action depuis notre arrivée à la tête de ce département. Du reste, la feuille de route tracée par le Premier ministre pour le secteur de l’Education demande au gouvernement de développer un partenariat accru pour une école apaisée et performante”, a précisé le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique.
Depuis bientôt 8 mois, les revendications formulées par les différents syndicats d’enseignements sont au nombre de 39 points, dont 27 ont reçu une réponse favorable, 11 points n’ont pas été retenus parce que leur incidence financière n’est pas supportable par le Budget ou que leur bien fondé n’est pas évident.
Les rencontres se poursuivent autour du cahier de charge déposé par l’AEEM. Pour sauver l’année scolaire 2007-2008, des actions spécifiques fondées sur le dialogue et le respect des textes sont en cours. Ainsi, dans tous les établissements d’enseignement supérieur, l’adoption d’un décret du 26 décembre 2007 a permis d’obtenir la suspension de mot d’ordre des retentions des notes d’examens par le SNESUP.
La crise de l’école malienne est profonde. L’organisation d’un forum national en août prochain annoncée par le Premier ministre le 18 mars dernier va-t-il permettre de faire le diagnostic de tous les maux dont souffre l’école malienne?
Daba Balla KEITA
ASSEMBLEE NATIONALE
Dioncounda viole le règlement intérieur
Ouverte depuis le mardi 1er avril 2008, c’est enfin le jeudi 24 que la session ordinaire d’avril 2008 de l’Assemblée Nationale a enregistré sa première séance plénière. A l’ordre du jour, il y avait une séance de questions orales adressées au ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Amadou Touré. L’auteur de cette interpellation est le député Bréhima Béridogo du groupe parlementaire PARENA-SADI.
A l’ouverture de la séance à 10 heures 06 minutes, le président de l’Assemblée Nationale, l’Honorable Dioncounda Traoré a tenu d’abord à faire observer une minute de silence à la mémoire du député élu sous les couleurs de l’URD à Ansongo, l’Honorable Sagoudin Ag Albakaye décédé le mardi 22 avril 2008 chez lui à Ansongo des suites d’une maladie.
DE FILE EN AIGUILLE
Ceci étant, le député Béridogo, l’interpellateur fut invité à prendre la parole. D’entrée de jeu, il a voulu amener Dioncounda Traoré dans des subterfuges de répartition de temps d’antenne à part égale entre lui et le ministre. Dommage que Dioncounda la suivi dans son jeu qui ne correspond à aucune loi en République du Mali.
La répartition du temps d’antenne à part égale entre l’interpellateur du jour, l’Honorable Bréhima Béridogo et l’interpellé, le ministre Amadou Touré a amené le président de l’Assemblée Nationale à violer le règlement intérieur de l’institution en son article 90.
En effet, ledit article stipule qu’en aucun cas la séance de questions orales, transmise en direct sur les antennes des médias publics ne doit excéder les 60 minutes. Seuls le ministre interpellé et l’auteur de la question disposent du temps de parole. Lorsque le député Béridogo commença à lire ses questions, il était 10 heures 09 minutes, quand il termina, il était 10 heures 13 minutes, soit 4 minutes pour son premier passage.
Il a fallu 30 minutes au professeur Amadou Touré, ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique pour pouvoir répondre à toutes les questions posées par le député interpellateur. A moins que ça soit des questions ouvertes ou fermées dont les réponses sont oui ou non, le ministre pouvait-il vraiment répondre en quatre minutes aux questions posées par le député en quatre minutes ?
En tout cas, le Pr. Amadou Touré a passé 30 minutes à la tribune pour pouvoir répondre à toutes les questions du député PARENA. Quand Bréhima Béridogo a pris la parole pour répliquer après la première intervention du ministre, il a passé 32 minutes au micro. Durant tout ce temps, il s’est amusé à comparer l’éducation au Mali et au Sénégal d’une part et l’éducation au Mali et au Cameroun d’autre part.
Depuis quand comparaison est raison ? Ce qui était vrai hier peut-il l’être aujourd’hui ? Au décompte final, le député Bréhima Béridogo a passé 36 minutes au micro durant ses deux passages. Cela obligea Dioncounda Traoré à donner la parole au ministre pour cinq minutes, mais il a dépassé sept minutes. Sept plus 30, cela fait 37 minutes contre 36 pour le député. Soit au total 73 minutes au lieu de 60 minutes.
N’est-ce pas là une violation du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale ? Et le président Dioncounda est au centre de ce manquement à la loi car c’est lui qui assure la police des débats.
Daba Balla KEITA
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Posté par midini, le 25 Apr 2008 17:58:35 GMT
une heure d'interpellation sur les questions de l'éducation, quel gachi!
Répondre à < midini >
Posté par Mr. Guindeba, le 25 Apr 2008 15:30:17 GMT
quelque part, il va falloir changer la constitution.
Répondre à < Mr. Guindeba >
Mali: l'UE veut récupérer des prêts à une société, un ministre en cause
UE –ACP
Mali: l'UE veut récupérer des prêts à une société, un ministre en cause
25/04/2008 Commentaires [ 21 ] E-mail Imprimer
Le ministre malien de l'Energie Hamed Sow
BRUXELLES - La Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont décidé de récupérer environ 4 millions d'euros de prêts accordés à une société malienne, dans une affaire de fraude présumée impliquant le ministre malien de l'Energie Hamed Sow, a-t-on appris vendredi.
La BEI a indiqué avoir "rappelé un prêt" d'une valeur de 3,7 millions d'euros à une société malienne de production de coton, Fitina, dans laquelle M. Sow a eu des intérêts. Une procédure très rare, a précisé une porte-parole de la BEI à l'AFP.
La BEI envisage une action civile ou pénale en France et au Mali, a ajouté cette source, confirmant une information du Financial Times.
L'institution avait accordé fin 2001 un prêt à Fitina pour l'achat d'équipement pour une filature de coton à Bamako.
Mais Fitina est soupçonnée par l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) d'avoir acheté des machines moins chères à une société en France pour empocher la différence.
M. Sow est soupçonné d'avoir favorisé les prêts à Fitina, société dans laquelle il avait des intérêts, alors qu'il était à l'époque l'un des directeurs du Centre de développement de l'entreprise (CDE), une institution européenne d'aide aux pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), qui a versé des fonds à Fitina.
M. Sow a démissionné en 2007 de son poste de directeur général du CDE, après l'ouverture d'une enquête de l'OLAF.
Interrogé par l'AFP à Bamako, le ministre malien de l'Energie a tenu à préciser que les enquêtes ouvertes ne le "mettent pas en cause".
"Il n'y a pas une seule ligne qui fait allusion à une malversation sur ma gestion. On parle au conditionnel d'un éventuel conflit d'intérêt pour avoir aidé une société à s'installer au Mali. Je précise que cette action a eu lieu en 2002, bien avant que je ne devienne directeur de la CDE en 2005", a-t-il encore déclaré.
L'organisme européen, qui a terminé son enquête le 11 avril, a recommandé à la BEI et à la Commission européenne de "demander le recouvrement des fonds" attribués à Fitina, a indiqué un porte-parole de l'OLAF.
Des informations ont été envoyées aux autorités judiciaires françaises par l'OLAF et la police judiciaire de Strasbourg (est), saisie par la justice mène une enquête, a-t-il ajouté.
Quant à la Commission européenne, qui a aidé Fitina via le CDE, elle estime à environ 720.000 euros les montants accordés par ce biais, "dont seulement une partie ont été payés", a précisé le porte-parole de la Commission pour le Développement.
Elle étudie "les moyens légaux de recouvrir ces fonds", a-t-il ajouté.
Le ministre malien a qualifié quant à lui de "fantaisiste" la somme de 720.000 euros car "la CDE n'accorde jamais de prêt, mais des subventions qui ne sont jamais supérieures à 300.000 euros".
(©AFP / 25 avril 2008 22h20)
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Afrique de l’Ouest : Pourquoi n’a-t-on pas signé les APE ?
Vos commentaires
Posté par CISWEN, le 26 Apr 2008 16:31:03 GMT
Si la BEI veux récupérer ses sous, c'est quelle à de bonne raison pour
cela. Elle sait mieux tenir ses comptes que ces soit disant directeurs
parachutés on se demande toujours comment, et dont personne ne vérifie
rien.
Répondre à < CISWEN >
Posté par Mr. Guindeba, le 26 Apr 2008 13:24:23 GMT
Conflit d'interet
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par Maliyedoussoukassiye, le 26 Apr 2008 12:40:30 GMT
il dois demissionner immediatement, c'est un voleur
Répondre à < Maliyedoussoukassiye >
Posté par midini, le 26 Apr 2008 11:43:34 GMT
No comment! Pourquoi voudriez vous amener les gens à lire et comprendre
quelque chose autre que les termes utilisés par cette depeche.Arretez de
soutenir l'insoutenable.C'est une honte pour les cadres maliens et
africains que votre gestion soit entachée de confusion et de
fraude.hamed sow doit rendre le tablier pour se defendre au lieu de se
baricader derière notre gouvernement.Soyez honorable monsieur le
ministre et ne créez pas des problèmes pour votre pays, car nous sommes
un partenaire de cette institution demontrez nous votre fibre
patriotique et rendez le tablier. Nous avons plein de defi ne rajoutez
pas s'il vous plait.
Réponse de < veridique > à < veridique >, le 26 Apr 2008 15:36:20 GMT
suite: alors Mr Daffe, seriez capable comme moi de reconnaitre quue Tièblé est un grand voleur depuis le ministere des zones arides à la France Afrique? seriez capable d'affirmer ici qu'il merite comme tous les autres voleurs d'etre sous les verrous? Seriez vous capable de reconnaitre que le regime de Alpha Oumar Konaré etait un regime de corrompus, de fonctionnaires milliardiares, de commerçants.. un regime de paroles vident de concrets? Reconnaisez le ici si vous etes veridique
Répondre à < veridique >
Réponse de < veridique > à < daffe >, le 26 Apr 2008 15:24:30 GMT
Mr Daffe, je suis partisan du concret et contre la mediocrité et l'impunité.... ATT est un homme concret de part ces realisations depuis ses debuts...il est aussi concret pour avoir mis au centre des debats politiques, la corruption.. D'autre part, il n'incarne en rien le president parfait, car, j'insiste en affirmant que je suis contre sa gestion de la crise du nord et je suis aussi contre le fait qu'il n'arrive toujours pas à l'appliquer la politique de la consequence, de la tolerance zero..En ce sens là il est faible...mais aussi j'ajoute que nous, peuple sommes en devoir d'exiger la tolerance zero en nous impliquant activement, nous pourrons faire en sorte que cela change....voilà Mr Daffe...Je pense que vous devriez comprendre que ce qui m'interesse ce n'est point un homme.... c'est une vision, des valeurs pour un Mali fort...Je comprends que cela puisse etre difficile à admettre par les esprits partisans!!!mais nous sommes de ceux de la nouvelle generation convaincu comme tout
Réponse de < daffe > à < veridique >, le 26 Apr 2008 14:17:23 GMT
Veridique pour autant vous faites l'eloge de ce president chaque jour ici. Votre discour quotidien est la lutte contre la mediocrite. Mais ne penses tu pas que quelqu'un qui manque de rigueur dans la gestion d'un pays est au aussi mediocre. Gouverner c'est avoir le courage de prendre le decisions difficiles. Il manque de coherence dans vos discours.
Réponse de < veridique > à < midini >, le 26 Apr 2008 12:23:04 GMT
bien dit, il se doit de rendre le tablier, et cela tres rapidement...quelle honte , encore un grand delinquant revelé au grand jour ....il y a bien un Dieu et ils paieront tous d'une manière ou d'une autre... On a assez de voleurs comme cela..je doute fort que de tels voleurs aient un quelconque sens du patriotisme. il ne demissionnera pas de lui meme. Et connaisssant, le manque de rigueur de notre president, je ne crois pas que ce dernier de lui-meme saura le mettre à la porte....Nous restons impliquer pour le politique de la consequence
Posté par Modou, le 26 Apr 2008 11:28:01 GMT
S’il vous plait lisez bien les articles avant de réagir. Que
reproche-t-on à Monsieur SOW ? Que reproche-t-on même à Fitina ?
d’avoir fait une étude pour avoir un financement d’environ quatre
millions d’euros pour ensuite payer des machines à des prix moins chers
que dans l’étude sans faire retourner le reliquat aux bailleurs ? Est-ce
cela la fraude ?
Réponse de < AnDogoly > à < midini >, le 26 Apr 2008 12:30:10 GMT
C'est sans commentaire vouloir défendre M. Sow. La preuve! La société Fitna est sur cales depuis je ne sais quand?
Répondre à < AnDogoly >
Réponse de < Moustak > à < midini >, le 26 Apr 2008 12:25:34 GMT
Merci mon frère, j'aime les gens qui comprennent vite les situations. Quant aux autres là, ils vont se détromper. Ils ne comprennent pas encore ce qui se passe dans ce Mali. Patriotisme d'accord, mais sur du faux, non.
Réponse de < midini > à < Moustak >, le 26 Apr 2008 12:15:29 GMT
Tu as raison mon frère, les gens cherchent à defendre coute que coute et ca aussi c'est de la fraude.Que dieu sauve le Mali
Réponse de < Moustak > à < Modou >, le 26 Apr 2008 12:10:06 GMT
Quand on ne pense qu'à ses propres intérêts c'est ce qu'on fait: on fait des études, on prend de l'argent, on part acheter des pacotilles, des gadgets, on se distribue la différence, on fait rouler l'entreprise les yeux fermés, et quelques mois plus tard l'entreprise s'arrête pour défaillance d'équipement. Entre temps l'insoucieux aura déjà fini de bouffer son argent volé et l'entreprise reste sur calle. C'est ce qu'on voit très souvent dans ce pays. Si ça n'est pas la fraude, alors vous ne trouverez aucun dictionnaire qui vous dira le contraire. Allez chercher.
Posté par Bigjoe, le 26 Apr 2008 11:17:51 GMT
De grace essayé juste d'etre un peu réaliste et reflechir un peu avant
d'accuser les gens!En fait le pret dont on parle a été accordé à FITINA
en 2001 et en 2001 Mr SOW n'etait pas encore directeur de la CDE(il l'a
été en 2005) donc 4 ans plus tard et ATT n'etait pas président de la
republique du Mali(il est devenu présendent en 2002).Arreter c'est genre
d'egoïsme SVP.
Répondre à < Bigjoe >
Posté par kayorro, le 26 Apr 2008 11:09:13 GMT
arretez le massacre. La dépêche est claire, très claire. M. Sow n'était
pas la tête d'une structure qui passait de l'argent aux gens. Il a
brillamment répondu à ses détracteurs. Il n'y a rien à dire. Il est hors
de cause. Et vous constatez vous même que c'est avec un grand
professionnalisme que l'Agence France presse a traité le sujet. Il y a
ce que les gense disent, et les explications claires du ministre. C'est
net. On parle de 720.000 euros qu'il aurait permis à Fitina d'emprunter.
faux, la CDE ne peut pas justifie t-il prêté à quelqu'un plus de 300.000
euros. C'est ça. Désormais chaque responsable doit être en mesure de se
justifier.ensuite la route de l'histoire tourne. Bravo à M. hamed Sow.
Mais je le trouve à la télé un peu timide.Pour le reste, on attend la
suite.
Réponse de < midini > à < kayorro >, le 26 Apr 2008 12:21:09 GMT
Vous n'etes pas en train d'aider notre ministre.Arretez de faire le griot, il a plus besoin d'un avocat compétent et si vous êtes un ne réagissez pas sur ce site car vous allez vite epuiser vos chances.C'est à vous d'arreter le massacre et ne pas pousser le ministre à croire à des arguments farfelus.
Répondre à < midini >
Posté par diabloman, le 26 Apr 2008 08:00:55 GMT
TU as raison et c'est fini ta pauvreté et surtout n'oublie pas les
pauvres de ton pays.
Répondre à < diabloman >
Posté par veridique, le 26 Apr 2008 07:41:07 GMT
Monsieur ,Nous patriotes convaincus sur le front de la lutte contre la
mediocrité et l'impunité, exigons votre demission à la tete de ce
ministère.Vous n'etes pas credible.
Répondre à < veridique >
Posté par bapou, le 26 Apr 2008 06:59:13 GMT
Monsieur Sow je vous conseille d'adopter le profil bas, car ton ATT ne
pourra pas te tirer d'affaires, peut être il pourra vous verser la part
qu'il reçu des sous piqués aux blancs, je dis bien peut-être car ce
monsieur à la main courte. Encore une petite faveur de ma part, evitez
les pays de L'union europeenne sinon ils vous mettront ???? Alors jimmy
le flic le champ est libre pour un petit temps????
Réponse de < bapou > à < seidabou >, le 26 Apr 2008 15:37:24 GMT
Mr, je vous demande d'avoir un peu de meninge, les problèmes de monsieur sow son anteriers à sa nommination et ATT était bien au courant que l'OLAF avait un dossier solide sur Ahmed et malgré tout il l'a nommé.Pouvez-vous m'expliquer ca, un Président sérieux n'agirait pas ainsi. Comprenez comme vous voulez, moi jene trouve pas ça sérieux.
Répondre à < bapou >
Réponse de < seidabou > à < bapou >, le 26 Apr 2008 08:46:04 GMT
Soyons objectifs M. Bapou, peut être que tu ne comprends pas bien français ou que tu n'est pas du tout honnete. Il est dit que ce montant a été aloué à Fitina en 2001 bien avant que ATT ne soit au pouvoir. Si M. Sow est impliqué de kelke maniere que c soit dans cette affaire, qu'il reponde de ces responsabilité devant les juridictions competente. Une chose est sur, il ne doit pas etre permis a n'importe qui de devenir ministre au Mali. Au moment où on pronne ol'investissement au Mali, ces types d'incivisme caracterisés doivent etre combattu avec toute la rigueure du monde.
Mali: l'UE veut récupérer des prêts à une société, un ministre en cause
25/04/2008 Commentaires [ 21 ] E-mail Imprimer
Le ministre malien de l'Energie Hamed Sow
BRUXELLES - La Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI) ont décidé de récupérer environ 4 millions d'euros de prêts accordés à une société malienne, dans une affaire de fraude présumée impliquant le ministre malien de l'Energie Hamed Sow, a-t-on appris vendredi.
La BEI a indiqué avoir "rappelé un prêt" d'une valeur de 3,7 millions d'euros à une société malienne de production de coton, Fitina, dans laquelle M. Sow a eu des intérêts. Une procédure très rare, a précisé une porte-parole de la BEI à l'AFP.
La BEI envisage une action civile ou pénale en France et au Mali, a ajouté cette source, confirmant une information du Financial Times.
L'institution avait accordé fin 2001 un prêt à Fitina pour l'achat d'équipement pour une filature de coton à Bamako.
Mais Fitina est soupçonnée par l'Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) d'avoir acheté des machines moins chères à une société en France pour empocher la différence.
M. Sow est soupçonné d'avoir favorisé les prêts à Fitina, société dans laquelle il avait des intérêts, alors qu'il était à l'époque l'un des directeurs du Centre de développement de l'entreprise (CDE), une institution européenne d'aide aux pays ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique), qui a versé des fonds à Fitina.
M. Sow a démissionné en 2007 de son poste de directeur général du CDE, après l'ouverture d'une enquête de l'OLAF.
Interrogé par l'AFP à Bamako, le ministre malien de l'Energie a tenu à préciser que les enquêtes ouvertes ne le "mettent pas en cause".
"Il n'y a pas une seule ligne qui fait allusion à une malversation sur ma gestion. On parle au conditionnel d'un éventuel conflit d'intérêt pour avoir aidé une société à s'installer au Mali. Je précise que cette action a eu lieu en 2002, bien avant que je ne devienne directeur de la CDE en 2005", a-t-il encore déclaré.
L'organisme européen, qui a terminé son enquête le 11 avril, a recommandé à la BEI et à la Commission européenne de "demander le recouvrement des fonds" attribués à Fitina, a indiqué un porte-parole de l'OLAF.
Des informations ont été envoyées aux autorités judiciaires françaises par l'OLAF et la police judiciaire de Strasbourg (est), saisie par la justice mène une enquête, a-t-il ajouté.
Quant à la Commission européenne, qui a aidé Fitina via le CDE, elle estime à environ 720.000 euros les montants accordés par ce biais, "dont seulement une partie ont été payés", a précisé le porte-parole de la Commission pour le Développement.
Elle étudie "les moyens légaux de recouvrir ces fonds", a-t-il ajouté.
Le ministre malien a qualifié quant à lui de "fantaisiste" la somme de 720.000 euros car "la CDE n'accorde jamais de prêt, mais des subventions qui ne sont jamais supérieures à 300.000 euros".
(©AFP / 25 avril 2008 22h20)
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Afrique de l’Ouest : Pourquoi n’a-t-on pas signé les APE ?
Vos commentaires
Posté par CISWEN, le 26 Apr 2008 16:31:03 GMT
Si la BEI veux récupérer ses sous, c'est quelle à de bonne raison pour
cela. Elle sait mieux tenir ses comptes que ces soit disant directeurs
parachutés on se demande toujours comment, et dont personne ne vérifie
rien.
Répondre à < CISWEN >
Posté par Mr. Guindeba, le 26 Apr 2008 13:24:23 GMT
Conflit d'interet
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par Maliyedoussoukassiye, le 26 Apr 2008 12:40:30 GMT
il dois demissionner immediatement, c'est un voleur
Répondre à < Maliyedoussoukassiye >
Posté par midini, le 26 Apr 2008 11:43:34 GMT
No comment! Pourquoi voudriez vous amener les gens à lire et comprendre
quelque chose autre que les termes utilisés par cette depeche.Arretez de
soutenir l'insoutenable.C'est une honte pour les cadres maliens et
africains que votre gestion soit entachée de confusion et de
fraude.hamed sow doit rendre le tablier pour se defendre au lieu de se
baricader derière notre gouvernement.Soyez honorable monsieur le
ministre et ne créez pas des problèmes pour votre pays, car nous sommes
un partenaire de cette institution demontrez nous votre fibre
patriotique et rendez le tablier. Nous avons plein de defi ne rajoutez
pas s'il vous plait.
Réponse de < veridique > à < veridique >, le 26 Apr 2008 15:36:20 GMT
suite: alors Mr Daffe, seriez capable comme moi de reconnaitre quue Tièblé est un grand voleur depuis le ministere des zones arides à la France Afrique? seriez capable d'affirmer ici qu'il merite comme tous les autres voleurs d'etre sous les verrous? Seriez vous capable de reconnaitre que le regime de Alpha Oumar Konaré etait un regime de corrompus, de fonctionnaires milliardiares, de commerçants.. un regime de paroles vident de concrets? Reconnaisez le ici si vous etes veridique
Répondre à < veridique >
Réponse de < veridique > à < daffe >, le 26 Apr 2008 15:24:30 GMT
Mr Daffe, je suis partisan du concret et contre la mediocrité et l'impunité.... ATT est un homme concret de part ces realisations depuis ses debuts...il est aussi concret pour avoir mis au centre des debats politiques, la corruption.. D'autre part, il n'incarne en rien le president parfait, car, j'insiste en affirmant que je suis contre sa gestion de la crise du nord et je suis aussi contre le fait qu'il n'arrive toujours pas à l'appliquer la politique de la consequence, de la tolerance zero..En ce sens là il est faible...mais aussi j'ajoute que nous, peuple sommes en devoir d'exiger la tolerance zero en nous impliquant activement, nous pourrons faire en sorte que cela change....voilà Mr Daffe...Je pense que vous devriez comprendre que ce qui m'interesse ce n'est point un homme.... c'est une vision, des valeurs pour un Mali fort...Je comprends que cela puisse etre difficile à admettre par les esprits partisans!!!mais nous sommes de ceux de la nouvelle generation convaincu comme tout
Réponse de < daffe > à < veridique >, le 26 Apr 2008 14:17:23 GMT
Veridique pour autant vous faites l'eloge de ce president chaque jour ici. Votre discour quotidien est la lutte contre la mediocrite. Mais ne penses tu pas que quelqu'un qui manque de rigueur dans la gestion d'un pays est au aussi mediocre. Gouverner c'est avoir le courage de prendre le decisions difficiles. Il manque de coherence dans vos discours.
Réponse de < veridique > à < midini >, le 26 Apr 2008 12:23:04 GMT
bien dit, il se doit de rendre le tablier, et cela tres rapidement...quelle honte , encore un grand delinquant revelé au grand jour ....il y a bien un Dieu et ils paieront tous d'une manière ou d'une autre... On a assez de voleurs comme cela..je doute fort que de tels voleurs aient un quelconque sens du patriotisme. il ne demissionnera pas de lui meme. Et connaisssant, le manque de rigueur de notre president, je ne crois pas que ce dernier de lui-meme saura le mettre à la porte....Nous restons impliquer pour le politique de la consequence
Posté par Modou, le 26 Apr 2008 11:28:01 GMT
S’il vous plait lisez bien les articles avant de réagir. Que
reproche-t-on à Monsieur SOW ? Que reproche-t-on même à Fitina ?
d’avoir fait une étude pour avoir un financement d’environ quatre
millions d’euros pour ensuite payer des machines à des prix moins chers
que dans l’étude sans faire retourner le reliquat aux bailleurs ? Est-ce
cela la fraude ?
Réponse de < AnDogoly > à < midini >, le 26 Apr 2008 12:30:10 GMT
C'est sans commentaire vouloir défendre M. Sow. La preuve! La société Fitna est sur cales depuis je ne sais quand?
Répondre à < AnDogoly >
Réponse de < Moustak > à < midini >, le 26 Apr 2008 12:25:34 GMT
Merci mon frère, j'aime les gens qui comprennent vite les situations. Quant aux autres là, ils vont se détromper. Ils ne comprennent pas encore ce qui se passe dans ce Mali. Patriotisme d'accord, mais sur du faux, non.
Réponse de < midini > à < Moustak >, le 26 Apr 2008 12:15:29 GMT
Tu as raison mon frère, les gens cherchent à defendre coute que coute et ca aussi c'est de la fraude.Que dieu sauve le Mali
Réponse de < Moustak > à < Modou >, le 26 Apr 2008 12:10:06 GMT
Quand on ne pense qu'à ses propres intérêts c'est ce qu'on fait: on fait des études, on prend de l'argent, on part acheter des pacotilles, des gadgets, on se distribue la différence, on fait rouler l'entreprise les yeux fermés, et quelques mois plus tard l'entreprise s'arrête pour défaillance d'équipement. Entre temps l'insoucieux aura déjà fini de bouffer son argent volé et l'entreprise reste sur calle. C'est ce qu'on voit très souvent dans ce pays. Si ça n'est pas la fraude, alors vous ne trouverez aucun dictionnaire qui vous dira le contraire. Allez chercher.
Posté par Bigjoe, le 26 Apr 2008 11:17:51 GMT
De grace essayé juste d'etre un peu réaliste et reflechir un peu avant
d'accuser les gens!En fait le pret dont on parle a été accordé à FITINA
en 2001 et en 2001 Mr SOW n'etait pas encore directeur de la CDE(il l'a
été en 2005) donc 4 ans plus tard et ATT n'etait pas président de la
republique du Mali(il est devenu présendent en 2002).Arreter c'est genre
d'egoïsme SVP.
Répondre à < Bigjoe >
Posté par kayorro, le 26 Apr 2008 11:09:13 GMT
arretez le massacre. La dépêche est claire, très claire. M. Sow n'était
pas la tête d'une structure qui passait de l'argent aux gens. Il a
brillamment répondu à ses détracteurs. Il n'y a rien à dire. Il est hors
de cause. Et vous constatez vous même que c'est avec un grand
professionnalisme que l'Agence France presse a traité le sujet. Il y a
ce que les gense disent, et les explications claires du ministre. C'est
net. On parle de 720.000 euros qu'il aurait permis à Fitina d'emprunter.
faux, la CDE ne peut pas justifie t-il prêté à quelqu'un plus de 300.000
euros. C'est ça. Désormais chaque responsable doit être en mesure de se
justifier.ensuite la route de l'histoire tourne. Bravo à M. hamed Sow.
Mais je le trouve à la télé un peu timide.Pour le reste, on attend la
suite.
Réponse de < midini > à < kayorro >, le 26 Apr 2008 12:21:09 GMT
Vous n'etes pas en train d'aider notre ministre.Arretez de faire le griot, il a plus besoin d'un avocat compétent et si vous êtes un ne réagissez pas sur ce site car vous allez vite epuiser vos chances.C'est à vous d'arreter le massacre et ne pas pousser le ministre à croire à des arguments farfelus.
Répondre à < midini >
Posté par diabloman, le 26 Apr 2008 08:00:55 GMT
TU as raison et c'est fini ta pauvreté et surtout n'oublie pas les
pauvres de ton pays.
Répondre à < diabloman >
Posté par veridique, le 26 Apr 2008 07:41:07 GMT
Monsieur ,Nous patriotes convaincus sur le front de la lutte contre la
mediocrité et l'impunité, exigons votre demission à la tete de ce
ministère.Vous n'etes pas credible.
Répondre à < veridique >
Posté par bapou, le 26 Apr 2008 06:59:13 GMT
Monsieur Sow je vous conseille d'adopter le profil bas, car ton ATT ne
pourra pas te tirer d'affaires, peut être il pourra vous verser la part
qu'il reçu des sous piqués aux blancs, je dis bien peut-être car ce
monsieur à la main courte. Encore une petite faveur de ma part, evitez
les pays de L'union europeenne sinon ils vous mettront ???? Alors jimmy
le flic le champ est libre pour un petit temps????
Réponse de < bapou > à < seidabou >, le 26 Apr 2008 15:37:24 GMT
Mr, je vous demande d'avoir un peu de meninge, les problèmes de monsieur sow son anteriers à sa nommination et ATT était bien au courant que l'OLAF avait un dossier solide sur Ahmed et malgré tout il l'a nommé.Pouvez-vous m'expliquer ca, un Président sérieux n'agirait pas ainsi. Comprenez comme vous voulez, moi jene trouve pas ça sérieux.
Répondre à < bapou >
Réponse de < seidabou > à < bapou >, le 26 Apr 2008 08:46:04 GMT
Soyons objectifs M. Bapou, peut être que tu ne comprends pas bien français ou que tu n'est pas du tout honnete. Il est dit que ce montant a été aloué à Fitina en 2001 bien avant que ATT ne soit au pouvoir. Si M. Sow est impliqué de kelke maniere que c soit dans cette affaire, qu'il reponde de ces responsabilité devant les juridictions competente. Une chose est sur, il ne doit pas etre permis a n'importe qui de devenir ministre au Mali. Au moment où on pronne ol'investissement au Mali, ces types d'incivisme caracterisés doivent etre combattu avec toute la rigueure du monde.