mercredi 31 décembre 2008

Révocation du Doyen de la FSJP : Le Snesup exige le report de la décision


Révocation du Doyen de la FSJP : Le Snesup exige le report de la décision
31/12/2008 01:00:00 LE REPUBLICAIN
Taille de la police: Decrease font55 Enlarge font56
image

Par arrêté ministériel, le ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr. Amadou Touré, a révoqué de ses fonctions le Doyen de la FSJP (Faculté des Sciences Juridiques et Politiques), le 18 décembre 2008. Mais, cette décision est contestée par le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) qui exige d’ailleurs son report.
Le ministre a motivé sa décision par un refus d’obtempérer aux injonctions lui demandant de faire la situation correcte des exclusions, des redoublements et des passages et à organiser les inscriptions, des manquements à ses obligations d’organiser convenablement les enseignements (cours et travaux dirigés), de la commission d’actes et agissements compromettant le fonctionnement normal de la Faculté.
Cette décision de révocation du Doyen, Arouna Dembélé, anime toutes les conversations au sein du corps professoral de l’Université de Bamako. Jugeant qu’il aurait été victime d’un complot orchestré par le ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique, Amadou Touré, les responsables du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) exigent le report de la révocation.
Contacté, le secrétaire général du Snesup, Abdou Mallé, affirme que cette révocation relève de la provocation du Snesup. Pour comprendre cette amertume du syndicaliste Mallé, il faut dire qu’au plus vif moment de la tension entre le ministre et le syndicat d’enseignants, les relations largement fructueuses entre le Doyen et le syndicat donnaient l’impression d’une complicité. Au moment où la légitimité du Doyen était contestée par une tendance d’enseignants proches du ministère, le Snesup s’est évertué à accompagner Arouna Dembélé dans l’organisation des examens 2006-2007.
Dans une correspondance en date du 16 décembre 2008, adressée au Recteur de l’Université de Bamako, le Doyen révoqué ne s’estime pas responsable de la situation qui a fait l’objet de sa révocation. Il rappelait dans cette correspondance qu’il avait proposé une série de mesures pour l’éradication des pratiques néfastes à la quiétude de l’enseignement dans la Faculté. «Ma seule volonté ne suffit pas. Il faut un appui indéfectible de l’autorité hiérarchique, notamment du Rectorat et du Département de tutelle. Or ce n’est pas toujours le cas, car certains actes que j’ai posés dans le sens du redressement n’ont pas eu l’appui escompté», a fait remarquer Arouna Dembélé.
En fait, conformément au profil et aux comportements de certains enseignants de la Faculté, l’ex-Doyen avait demandé le redéploiement de certains enseignants. Le Recteur de l’Université avait pris une décision dans ce sens avant d’y renoncer sur injonction du ministre des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique. Dans la même correspondance, l’ex-Doyen rejette en bloc les accusations qui ont entrainé sa révocation deux jours plus tard. Arouna Dembélé mentionne que lorsqu’il a eu l’écho des inscriptions frauduleuses, il a ordonné au service de la scolarité de procéder à des contrôles afin d’épurer les listes. C’est en ce moment que, selon lui, les agents du Rectorat sont intervenus pour prendre les fiches d’inscription, alors que le travail de contrôle continuait au niveau de la Faculté.
Avant de conclure que «l’impunité a inévitablement provoqué les dérives à la FSJP», Arouna Dembélé a souligné que différents rapports ont été adressés au Rectorat pour rendre compte de tout ce qui se passe à la FSJP. «Ce n’est que la résultante d’un règlement de compte que le ministre a organisé contre le Snesup. Il voulait sa tête et il l’a révoqué. Il a utilisé sa bonne foi contre lui», indique Abdou Mallé. Ce avant d’ajouter que «c’est un Doyen qui a été élu régulièrement et il n’est pas à révoquer pour des mesquineries».
Pour ainsi dire, c’est un nouveau feuilleton qui s’ouvre entre le ministère des enseignements secondaire, supérieur et de la recherche scientifique et le Syndicat national de l’enseignement supérieur. Nul doute que ce nouveau bras de fer aura des conséquences néfastes sur les examens comptant pour l’année académique 2007-2008. En attendant, le calvaire des étudiants se poursuit.
Seydou Coulibaly

Source: LE REPUBLICAIN
Ajouter à: Add to your del.icio.us del.icio.us57 | Digg this story Digg58
Réactions (0 postées):
Zaki le 01/01/2009 00:40:50
avatar
Le SNESUP n'a pas pour rôle de nommer un Doyen, cela relève du pouvoir discrétionnaire du ministre. le SNESUP va encore se noyer dans les faux problèmes de la FSJP.

0 commentaires: