vendredi 29 août 2008

Spéculations foncières dans le District de Bamako : Plus de 10 000 victimes seront recasées sur des sites identifiés dans le Mandé, à Banankoro et à S

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Spéculations foncières dans le District de Bamako : Plus de 10 000 victimes seront recasées sur des sites identifiés dans le Mandé, à Banankoro et à Sirakoro-Mountougoula
L'Indépendant, 29/08/2008 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer

Après une première séquence qui a vu le recasement de plus de 2000 personnes à Banankoro, la Commission interministérielle de règlement des problèmes foncier dans le District, s'attelle à trouver des espaces pour les 10 000 autres personnes victimes de la spéculation foncière dans le District et environs. Pour ce faire, des réserves foncières ont été identifiées dans la commune rurale du Mandé, à Sirakoro-Mountougoula et à Banankoro pour régulariser les cas de ces personnes détentrices de certains documents mais qui n'ont jamais pu être en possession de leur parcelle. Une vaste campagne de sensibilisation est en vue pour faire adhérer les populations autochtones des zones concernées au projet.

Face à la montée fulgurante de la spéculation foncière dans le District de Bamako, le gouvernement, en juin 2003, a procédé à la suspension de toutes attributions de son patrimoine foncier pour faire une évaluation de la situation. Des missions de contrôles et d'inspections ont été dépêchées sur le terrain qui ont déposé leurs rapports.

Pour le suivi de ces documents, une Commission interministérielle a été constituée afin d'examiner ces rapports et proposer au gouvernement des solutions de règlement des problèmes fonciers recensés.

La Commission est constituée des représentants des ministères de l'Administration territoriale et des collectivités locales, de l'Intérieur et de la Protection civile et, enfin, du Logement, des affaires foncières et de l'urbanisme. Elle compte aussi en son sein les maires des communes et des administrations territoriales concernées.
Cette Commission se réunit régulièrement au département de l'Administration territoriale sous la présidence de son Chef de cabinet le Contrôleur général Boubacar Diarra dit Baba.

Le travail effectué par la Commission a permis d'identifier dans le District plus de 12 000 personnes victimes de la spéculation foncière. C'est-à-dire disposant des documents comme le permis d'occuper, par exemple, mais n'ayant jamais pu accéder à leurs parcelles.

La Commission interministérielle est donc chargée de trouver un lieu de recasement pour toutes ces personnes. Elle a partagé le lot en deux séquences. Une première séquence portait sur le recasement de 3500 personnes. Sur ce lot, un peu plus de 2000 personnes ont été recasées à Banankoro sur 150 hectares mis à la disposition de la Commission.

Pour la seconde séquence, la Commission, a été confrontée à l'insuffisance, voire l'inexistence d'espace dans le District pour la suite de l'opération. C'est ainsi que les recherches ont permis d'identifier d'importantes réserves foncières dans la commune rurale du Mali, cercle de Kati.

Ainsi, 700 hectares ont été retenus à Mamaribougou, Nafadji-Faraba Kamaken Soba tous dans le Mandé. Deux cent cinquante hectares ont été identifiés à Sirakoro-Mountougoula et 100 hectares à Banankoro. Ces sites doivent, en principe, être attribués aux 10 000 personnes restantes.

C'est l'information qui est sortie de la réunion du mercredi 27 août de la Commission interministérielle. Selon Oumarou Konaté, membre de la Commission, toutes les dispositions sont en train d'être prises pour sensibiliser les populations autochtones de ces lieux identifiés. Le maire du Mandé, Souleymane Makamba Doumbia, ainsi que le représentant du cercle de Kati, Olivier Traoré, sont membres de la Commission.

Le second a laissé entendre que tout se passe dans les règles de l'art.
C'est pourquoi, il souhaite que les populations dépositaires du droit coutumier sur ces parcelles comprennent que l'accroissement de la ville de Bamako exige son extension dans la région de Koulikoro, car il est évident que le District n'a plus de réserve, foncière, pour satisfaire la demande. L'une des affaires de spéculations foncières qui a retenu l'attention ces derniers temps, est l'affaire de Bougouba, un quartier de la commune I, mais mis à la disposition de la commune II pour son opération de recasement.

Cette affaire est gérée au niveau de la Commission interministérielle. Selon le maire de la commune II, Gaoussou Ly, membre de la Commission, il y a de l'espoir pour que ce problème soit définitivement réglé.

En effet, dans un arrêt rendu sur cette affaire, la Cour Suprême a tranché en faveur de la Commune II qui doit alors affecter les 25 hectares aux personnes en attente sur quatre décisions. Cependant, il a tenu à préciser que les 25 hectares ne sont pas suffisants pour recaser toutes les personnes concernées.
Le reste sera pris en compte par la Commission sur les autres sites cités plus haut.
Youssouf CAMARA

Promotion des sociétés coopératives d’habitat au Mali
Une fédération des acteurs du secteur sur les fonts baptismaux
L'Union des sociétés coopératives d'habitat des six communes de Bamako, de Kayes, des sociétés de construction immobilière du Mali (UCOOCIMA) et l'USCOOPHAD viennent de porter sur les fonts baptismaux la Fédération nationale des sociétés coopératives d'habitat du Mali. Le mariage entre ces différentes structures a été scellé hier jeudi au Centre d'appui aux mutuelles et aux sociétés coopératives (CAMSC).

L'Assemblée générale constitutive de cette nouvelle Fédération nationale des sociétés coopératives d'habitat du Mali a été présidée par Mme Sangaré Nana Coulibaly, présidente de la Commission préparatoire des travaux de ces assises.
Elle avait, pour la circonstance, à ses côtes de nombreux membres et partenaires des sociétés coopératives d'habitat. Dont Mamadou Traoré, président du Conseil national de la coopération, Christophe Casas, gestionnaire de programmes décentralisation et réforme de l'Etat à la Délégation de la Commission européenne au Mali. A ceux-ci s'ajoutent les ONG And Defar, ADER et la SNV, pour ne citer que ceux-là.

A travers la mise en place de cette fédération, il s'agit de renforcer et de restructurer le mouvement coopératif dans le secteur de l'habitat dans notre pays. Lequel compte, selon Mme Sangaré Nana Coulibaly, plus de 25 000 adhérents.

C'est partant de ce constat que l'idée de la mise en place d'une organisation regroupant les sociétés coopératives a émergé en 2007. Et s'est renforcée à l'occasion du dernier salon de l'Habitat de Bamako (SAHABA). Avant d'être concrétisé hier au CAMSC par la mise en place de la Fédération nationale des sociétés coopératives d'habitat. Qui regroupe les sociétés coopératives d'habitat des six communes de Bamako (Commune I, II, III, IV, V, VI), de Kayes, de celle de l'Union des sociétés de construction immobilière du Mali (UCOOCIMA,) et l'USCOOPHAD.

La présidente de la commission préparatoire des travaux s'est réjouie des nombreux acquis des sociétés coopératives, cela dans le domaine à l'accès au foncier, le renforcement des capacités des membres, des voyages d'échanges entre autres.

"Cette nouvelle fédération sera un tremplin pour redynamiser la croissance des sociétés coopératives dans les domaines du financement de l'habitat, de l'accès aux titres fonciers et de la construction des logements", a souligné la présidente de la Commission préparatoire des travaux.
Au terme de ces assises, les délégués ont élaboré les statuts et règlements intérieurs de la nouvelle Union et ont élu un nouveau bureau de onze membres dirigé par Moussa Koné, président du Conseil d'administration de l'UCOOCIMA BTP.
Kassoum THERA
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Vos commentaires
Posté par dojanko, le 29 Aug 2008 12:00:10 GMT
Les fautifs qui ont enfreind la loi doivent répondre de leur acte devant
les juridictions compétentes. Ils le feront mort ou vivants!!!!!!!!!
Répondre à < dojanko >
Posté par BLACK STAR, le 29 Aug 2008 11:48:41 GMT
C'est une bonne initiative de la part du Gouvernement de mettre ces gens
dans leurs droits. Sinon tout le monde est implique dans cette
speculation fonciere du sommet jusqu'en bas. Qui n'est pas victime de la
speculation fonciere a Bamako?
Répondre à < BLACK STAR >

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