mercredi 30 juillet 2008

Douentza : Les gendarmes arrêtent quatre individus armés

Banditisme/Insécurité
Douentza : Les gendarmes arrêtent quatre individus armés
L'Essor, 30/07/2008 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Une patrouille de la gendarmerie de Douentza a arrêté le 21 juillet dernier aux environs de 20 heures quatre individus en possession d'armes et de munitions de guerre. La prise des pandores comprend entre autres un pistolet automatique russe avec chargeur, deux fusils de chasse, un chargeur garni pour fusil mitrailleur, des cartouches en vrac de calibres différents et une moto neuve.

Ces derniers temps, l'insécurité donne des insomnies aux populations de Douentza. Le 3 juillet dernier a eu lieu un braquage de camion entre Boré et N'Gouma. Cinq millions de francs ont été retirés aux forains qui voyageaient dans le véhicule. Dix-sept jours plus tard, le 20 juillet, un autre braquage de camion est survenu entre Koro et Douentza. Cette fois, ce sont deux millions de nos francs qui ont été pris sur les occupants du véhicule de transport mixte. En outre, de multiples vols ont été enregistrés dans les villages. Cette opération réussie par la gendarmerie vient donc à point nommé pour amoindrir la hantise des populations. Mais la brigade de gendarmerie de Douentza que dirige le major Moyadji Maïga a insisté sur la nécessité pour elle de recevoir la collaboration des populations face au phénomène de l'insécurité qui devient de plus en plus inquiétant.

Il faut savoir que le cercle de Douentza est très vaste et se caractérise par un relief accidenté sur la plus grande partie de son territoire. La chaîne de montagnes qui le délimite d'est en ouest est bordée de plaines et des ruisseaux autour desquels une végétation relativement dense s'est développée. Dans sa partie nord, la zone dite des lacs (Do, Haribomo, lac Niangay) est limitée par une succession de dunes parties de Hombori et qui se terminent vers Arsi. Le prolongement des massifs de Bandiagara sur une grande partie du cercle contribue à faire de la région un terrain favorable au grand banditisme. La frontière avec le Burkina Faso est poreuse comme le sont la plupart des frontières africaines. Les grands bandits n'ont donc généralement aucun problème à passer d'un pays à l'autre.

O. DIARRA

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