vendredi 20 juin 2008

SPORT : Au rebond: Le "sans faute" est impératif

L'Essor, 20/06/2008

En restant fidèles à leur nouveau style, les Aigles ont les moyens de faire la loi.

Il serait inutile de se livrer à une dramatisation excessive des enjeux de la rencontre de dimanche prochain, tant ceux-ci sont limpides. Le match retour contre le Soudan sera incontestablement celui de la confirmation. La confirmation tout d'abord mathématique de notre place de leader de la poule en ce qui concerne aussi bien les éliminatoires de la prochaine CAN que celles du Mondial 2010. L'avantage est net en ce qui concerne les secondes par la grâce de la victoire malienne au Tchad qui nous place à trois coudées au-dessus des autres équipes de la poule.

Il est beaucoup fragile pour les premières puisque les concurrents en lice se sont défaits mutuellement et ne se trouvent départagés que par une différence de buts peu significative. Cette situation oblige donc le Mali à un parcours retour sans faute dont la victoire dimanche à Bamako contre le Soudan constitue un passage impératif. Mais en outre du résultat, il y aura aussi besoin pour le public de se rassurer sur la solidité du moral des Aigles et sur la qualité de leur fond de jeu. La défaite au Soudan est en effet venue ébranler la belle confiance des supporters. Pourtant dans cet échec il convient de faire objectivement la part des choses, de distinguer les circonstances atténuantes des motifs d'inquiétude.

A la décharge de l'Équipe nationale, il est important de souligner qu'elle a effectué un déplacement inhabituellement long et qui ne s'est pas malheureusement pas déroulé dans les meilleures conditions, notamment en ce qui concerne l'hébergement et les possibilités d'entraînement. Lorsqu'on sait que la condition physique des athlètes de haut niveau est une mécanique fragile, il est probable que nos sélectionnés aient accusé à Khartoum le contrecoup des désagréments précédemment essuyés.

C'est la baisse de tonicité des Aigles qui, à notre avis, explique les trous d'air traversés par le collectif lors de la rencontre disputée au Soudan. Depuis, les sélectionnés ont eu le temps de recharger leurs accus
Par contre au niveau de l'effectif, les faiblesses relevées lors de Mali Congo demeurent. Elles concernent la cage et le flanc droit de la défense.

Ces points vulnérables ont été logiquement mis en exergue lors des deux matches à l'extérieur et, signe qui ne trompe sur la nervosité des titulaires, Drissa Diakité et Soumbeyla Diakité ont cumulé dans ces rencontres des avertissements qui les excluent du duel de dimanche. Les suppléants vont-ils apporter plus d'assurance que les deux éléments cités plus haut ? On le souhaite sans en être absolument certain. Le Mali aura aussi à faire avec ses blessés de marque, Soumaïla Coulibaly et Mohamed L. Sissoko, deux éléments qui avaient donné satisfaction lors du match du 1er juin dernier.

UN SUPPLÉMENT D'INSPIRATION : Ces défections forcées mettent-elles en danger le système Keshi ? Nous ne le pensons pas. Le coach national s'appuie sur trois éléments majeurs pour construire ses résultats : des principes de jeu clairs qui privilégient le mouvement, la vitesse et l'offensive (8 buts en trois matches), une solidarité à toute épreuve et le "plus" que constituent le talent et l'expérience de son groupe de cadres. C'est le comportement de ce groupe qui rend possible la concrétisation de deux premières options faites par l'entraîneur. Par chance, le noyau majeur (Djila, Seydoublén, Kanouté, Police et Cédric Kanté) a été préservé des blessures et c'est lui qui détient les clés du match de dimanche.

En effet (et il n'y a pas de raison pour que cela change), les cadres de l'EN se sont jusqu'ici montrés à la hauteur des espérances placées en eux. En témoignent le doublé de Seydou Keïta et les réalisations de Soumaïla et de Police à Bamako ainsi que les quatre buts inscrits par Frédéric Kanouté au Tchad et au Soudan. Les hommes forts devraient donc rester déterminants dimanche prochain en apportant ce supplément d'inspiration et d'efficacité qui fait la différence une bonne équipe et un compétiteur expérimenté. Il existe une deuxième raison de cultiver l'optimisme.

Les Aigles, de notre point de vue, ont démontré lors de leurs deux matches à l'extérieur la force d'un de leurs acquis de l'ère nouvelle, le refus d'abdiquer. C'est ce bagage moral qui leur avait permis de n'avoir pas été perturbés le 1er juin par la trop rapide égalisation congolaise, d'avoir accepté les abus d'un arbitrage maison au Tchad et d'avoir réduit la marque dans le temps additionnel au Soudan.

La difficulté de la rencontre de dimanche prochain n'est pas à sous-estimer. Le Soudan a démontré lors de la dernière CAN le très bon niveau technique de ses joueurs et la qualité de son jeu collectif. A Khartoum, ces atouts avaient trouvé à s'exprimer grâce aux périodes de flottement général accusées par les Aigles. Dimanche prochain, les Crocodiles bénéficieront d'une liberté de manœuvre moindre et ce contexte plus ardu pourrait bien faire ressortir l'autre face du football soudanais, une étonnante naïveté qui a d'ailleurs joué des tours pendables à la sélection lors de la toute dernière CAN.

Il arrive eneffet aux footballeurs du Nil, dont l'expérience internationale se limite aux joutes africaines, d'offrir des cadeaux royaux à des adversaires plus roués qu'eux. C'est donc dire que le métier de nos professionnels pourrait faire la différence, le scénario idéal étant de déstabiliser très vite les Crocodiles et de les empêcher de prendre confiance dans leur football. Mais cela ni Keshi, ni les cadres des Aigles n'ont besoin qu'on le leur souligne.

G. DRABO

L'Essor, est seul responsable du contenu de cet article
244 hits
À lire également
Éliminatoires CAN-Mondial 2010, Mali-Soudan : La revanche dans l'air ( 4)
Le Comité central des supporters des Aigles mobilise ses troupes
Eliminatoires Coupe du monde - Can 2010 Mali-Soudan : Des enseignements à tirer pour mieux préparer l’avenir

Vos commentaires
Posté par Confiance, le 20 Jun 2008 04:49:29 GMT
Merci jeune homme. Allez les aigles! Que le bon Dieu vous
aide. Faites jouer petit Dissa, c'est la seule de mon coeur.
Répondre à < Confiance >
Posté par salsa, le 19 Jun 2008 22:52:44 GMT
i drabo

Réponse de < ilboudo > à < salsa >, le 19 Jun 2008 23:00:54 GMT
Tu sais c'est la verité! Nous avons marr du foot malien , chaque fois , chaque année les meme prestations.Nous avons honte.
Répondre à < ilboudo >

Posté par ilboudo, le 19 Jun 2008 22:45:14 GMT
Le Mali n'a rien a dire dans le foot. c'est l'hypocrisie totale , sinon
tout le monde sait que le foot Malien est maudite . Seulement par
l'affaire Pere Bouvier, wallaii, si les autoritées ne ressout pas le
probleme , jamais de coupe au Mali. La preuve est que meme dans cette
CAN 2010, le Mali ne sera pas qualifier. Comme solution Rebaptiser tout
simplement le stade Mamadou Konaté au nom du Pere Bouvier et tout ira
bien. Car " donner a César ce qui est a César et a Dieu ce qui est a
Dieu". Le mali a tricher le stade apres la mort du Pere bouvier,. Les
maledictions des Pretres de l'Eglises ne doivent jamais etre prit a la
légere.

Réponse de < Goudo > à < ilboudo >, le 20 Jun 2008 08:30:34 GMT
Mr vous etes peut etre maudits et non le mali>Tu crois que le mali appartient a une seule communaute> Soit sage rien de tout cela le State Mamadou Konate se sera jamais rebaptise.Tu doit avoir honte pour suggere ce sujet> Car sans ces Mamadou Konate les heros de la lutte d'independance tu restera toujours comme un esclage>Qu est ce que ce pere Bouvier a fait de la lutte d'independance ? il a contribuer au developpement du foot d'un territoire conquit pas plus, ses gens etait contre notre independance> Si tu parle de foot malien c'est que le mali existe>Nous n'avons pas encore eu les ressources humaines et materielles pour remporter la coupe c'est tout> Si c'est leur benedicions ou leur maledictions pouvait donner la coupe pourquoi son pays d'origine n' a t'il pas remporter toutes les coupes a l'echelle internationale. Qu'allah preserve le mali du mal amen!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Répondre à < Goudo >

Aucun commentaire: