dimanche 29 juin 2008

Obama et McCain courtisent les hispanophones

Barack Obama et John McCain ont recherché samedi les faveurs de l'électorat hispano-américain dans leur course à la Maison blanche, le candidat démocrate accusant son rival républicain d'avoir renoncé, sous la pression de son parti, à défendre une réforme profonde de la politique d'immigration.


S'adressant l'un après l'autre à des représentants de la communauté d'origine latino-américaine, dont le vote pèsera lourd le 4 novembre, les deux hommes se sont présentés comme les champions de leur cause.


Obama a reproché à McCain, d'abord favorable à une vaste réforme de l'immigration offrant une chance d'intégration aux 12 millions de clandestins vivant aux Etats-Unis, d'avoir fait machine arrière pour suivre le courant dominant au sein de son parti.


Le projet de réforme a finalement été rejeté par le Congrès en raison de la forte opposition des républicains.


A l'occasion de ce débat, la position de McCain avait évolué et le sénateur de l'Arizona avait souligné la nécessité d'assurer la sécurité des frontières des Etats-Unis avant de se pencher sur le statut des immigrés illégaux.


"Un sujet sur lequel le sénateur McCain promettait le changement, c'était l'immigration. Il se disait le champion d'une réforme en profondeur et nous l'admirions pour cela", a lancé Obama devant une association d'élus et de responsables hispaniques, la NALEAO (National Association of Latino Elected and Appointed Officials).


"Mais quand il a brigué l'investiture de son parti pour la course à la présidence, il a renoncé à ses promesses", a ajouté le candidat démocrate, reprochant à son rival sa versatilité.


McCain, qui avait pris la parole devant l'association avant Obama, a admis que le projet qu'il avait défendu "n'était pas très populaire auprès de certains" au sein de son parti mais s'est engagé à continuer à oeuvrer à une réforme d'ensemble de la législation sur l'immigration, mettant même ce dossier "au sommet de ses priorités".


"Je veux vous assurer que nous traiterons cette question avec humanité et compassion", a-t-il dit, parlant des immigrés clandestins comme des "enfants de Dieu".

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