samedi 21 juin 2008

Mohamed El-Baradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré vendredi qu'il démissionnerait en cas d'opéra

Par Reuters

Mohamed El-Baradeï, directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré vendredi qu'il démissionnerait en cas d'opération militaire contre l'Iran, ajoutant qu'une telle action transformerait la région en "boule de feu".



"Je ne pense pas que ce que je vois aujourd'hui en Iran, ce soit un danger actuel, grave et pressant. Si une attaque militaire était opérée contre l'Iran en ce moment (...), cela me mettrait dans l'impossibilité de poursuivre ma tâche", a dit ElBaradeï au cours d'une interview à la chaîne Al Arabiya.


Pour le diplomate égyptien, une frappe militaire contre l'Iran "serait la pire des choses". "Elle transformerait la région en une boule de feu", a-t-il ajouté.



"En cas de frappe militaire, cela signifiera que l'Iran, s'il ne fabrique déjà des armes nucléaires, se lancera dans une course intensive pour produire des armes nucléaires avec la bénédiction de tous les Iraniens, y compris ceux de la diaspora", a-t-il expliqué.



Dans son édition de vendredi, le New York Times, citant des responsables de l'administration américaine, écrit qu'Israël a effectué ce mois-ci un exercice militaire de grande envergure qui pourrait être la répétition d'une éventuelle opération contre les installations nucléaires iraniennes.


Cet article du New York Times a également suscité une mise en garde de la Russie, dont l'ambassadeur aux Nations unies, Vitali Tchourkine, a estimé que menacer Téhéran d'une action militaire nuirait à la "nouvelle dynamique" observée dans les efforts menés par les pays du P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et l'Allemagne) pour sortir de la crise du nucléaire iranien.



"Gel contre gel"



Le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, qui s'est rendu le week-end dernier à Téhéran, a proposé à l'Iran des pourparlers préliminaires sur ses activités nucléaires s'il gelait pendant six semaines sa capacité d'enrichissement de l'uranium à son niveau actuel en échange d'un gel des nouvelles sanctions envisagées à son encontre, déclare-t-on de sources diplomatiques.



Selon les termes de cette proposition "gel contre gel", l'Iran serait tenu de ne pas accroître ses capacités d'enrichissement d'uranium pendant les six semaines de discussions préliminaires. La République islamique dispose aujourd'hui de quelque 3.600 centrifugeuses, contre 300 il y a seulement deux ans.



En échange, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et l'Allemagne renonceraient, pendant ces six mêmes semaines, à adopter de nouvelles sanctions contre l'Iran, comme le demandent les Etats-Unis.



Les discussions préliminaires qui se tiendraient durant cette période permettraient de poser les bases de négociations formelles.

* Réagir
* Imprimer
* Sauvegarder cette page

* Mettre cette page en favoris
* Del.icio.us
* Digg
* Reddit
* StumbleUpon

PUBLICITE
[1] réactions :

*

21/06/2008
un deuxième irak...

Par fraid

un régime fachiste parano en israel un fou à la maison blanche et une complicité médiatique occidentale tous les critères sont réunis pour un "deuxième irak"et peut-être un conflit plus international...

Aucun commentaire: