dimanche 29 juin 2008

Messages de Jean-Marc Pellet, président de l'entraide de l'occitan-toureg.

Jeudi 26 juin 2008
/Niger/Hama Amadou en vacances à Koutoukalé !
Afrique
L'ancien Premier ministre du Niger arrêté
REUTERS | 26.06.2008 | 21:22

NIAMEY (Reuters) - L'ancien Premier ministre du Niger Hama Amadou, soupçonné de corruption, a été arrêté, a-t-on appris de source judiciaire.

Amadou a été placé en détention à Koutakale, à une soixantaine de kilomètres de la capitale, Niamey, précisait-on de même source.

Le Parlement nigérien s'était prononcé mardi en faveur de l'engagement de poursuites à l'encontre de l'ancien chef du gouvernement, accusé d'avoir versé des pots-de-vin à un fonds spécial destiné à la presse nationale pour un montant qui avoisinerait 100 millions de francs CFA (152.000 euros).

En cas de poursuites, Amadou comparaîtra devant une Haute cour, seule habilitée à traiter les affaires impliquant des membres ou anciens membres du gouvernement pour des faits commis durant leur mandat.

S'il était reconnu coupable lors de son procès, Amadou pourrait renoncer à se présenter à l'élection présidentielle de 2009, dont il est le favori depuis que l'actuel chef d'Etat, Mamadou Tandja, l'a démis de ses fonctions l'année dernière, en raison d'un autre scandale de corruption touchant deux anciens ministres de l'Education.

Une centaine de partisans d'Amadou, qui s'étaient rassemblés devant la Haute cour dans le centre de Niamey, ont été dispersés par la gendarmerie à l'aide de gaz lacrymogènes, a rapporté un journaliste de Reuters.

La semaine dernière, l'ancien Premier ministre a accusé Tandja, qui ne peut pas se présenter après avoir effectué deux mandats, de fomenter un "complot politique" pour l'empêcher de briguer la présidence.

Les deux hommes appartiennent au même parti, le Mouvement national pour la société et le développement, que préside Amadou.

Abdoulay Massalatchi, version française Grégory Blachier

sur Le Nouvel OBS


par Papadoc publié dans : En direct de KOUTOU KALE communauté : vive le peuple Amazigh !
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Jeudi 26 juin 2008
/AREVA/Nord Niger/MNJ/Stop aux injustices subies par le peuple touareg

Les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice ont confié deux lettres aux quatre employés d'Areva qu'ils ont libérés ce mercredi.

Les deux lettres ont été confiées au quatuor d'employés du groupe français Areva, libérés hier mercredi par les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), soit quatre jours après leur kidnapping à Arlit, épicentre de la région uranifère où opère le n°1 mondial du nucléaire civil. L'une est adressée à Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva ; l'autre, en des termes analogues, à Nicolas Sarkozy.

Voici, pour l'essentiel, la teneur du message destinée à la première.

« Madame,

Nous avons l'honneur de vous informer de l'enlèvement de quatre Français travaillant pour la Cominak à Akokan (Arlit). Il s'agit de... (suivent les noms des intéressés, trois hommes et une femme). Par cet acte, effectué sans qu'aucun coup de feu n'ait été tiré ni aucune violence utilisée, le MNJ entend apporter la preuve que la sécurité de vos installations et de votre personnel ne peut être assurée par l'armée nigérienne.

Aussi voulons-nous vous rappeler que l'exploitation de nos ressources minières ne saurait se faire continuellement alors que les populations autochtones sont exclues, sinon sous-employées, par votre société. Au moment où l'uranium est exploité dans la région d'Arlit, l'armée nigérienne se complaît depuis le début de cette rébellion dans le massacre de populations innocentes, la destruction de leur capital productif (cheptel, commerce, maraîchage), les arrestations arbitraires et les exécutions extra-judiciaires, ainsi que les brimades en tous genres.

Madame, le ciblage de ces quatre Français n'est pas un hasard. Il est guidé par le souci d'avoir des interlocuteurs crédibles, susceptibles de transmettre de façon objective un message auquel la communauté internationale est restée jusqu'alors sourde.

Le MNJ, loin d'être contre l'exploitation des ressources minières , encore moins contre le groupe Areva, comme veulent le faire croire les autorités nigériennes, demande tout simplement une implication des populations autochtones dans la gestion des ressources, y compris l'uranium, pour leur assurer le minimum vital, notamment la disponibilité en eau, l'éducation et la santé, ainsi que le reversement des subsides aux communes concernées et le plein emploi des autochtones entre autres.

L'exploitation doit tenir compte encore une fois des besoins réels de ces communes et de leur mode de vie, de façon à atténuer ou réduire considérablement leurs effets négatifs sur l'environnement (radioactivité, atrophie de l'espace pastoral, rejets toxiques).

Par ailleurs, nous tenons à vous faire savoir que le contrat que vous avez signé avec le gouvernement du Niger n'engage nullement le MNJ, tant qu'une politique de prise en compte des aspirations légitimes des populations du Nord n'est pas une réalité. En effet, le MNJ vous tient pour responsable et/ou complice des injustices commises des décennies durant, tant en terme de gestion que de partage des revenus tirés de l'uranium. Revenus utilisés par le gouvernement du Niger pour l'achat d'arme à des fins de destruction d'un peuple, basée sur des considérations ethniques. Nous vous demandons par conséquent de prendre en compte nos revendications et d'être notre porte-parole auprès du gouvernement et du peuple français pour un règlement rapide, juste et durable du conflit qui nous oppose au pouvoir corrompu et irresponsable du Niger.

Nous vous rappelons que le peuple et le gouvernement français, de par leur histoire, ont une responsabilité dans les injustices subies par le peuple touareg et seront toujours sollicités pour trouver une solution durable à sa situation. Comptant sur la tradition française et occidentale de respect des droits des peuples à l'autodétermination, nous vous réitérons notre confiance dans la poursuite et l'extension de vos activités au nord de notre pays (...).

Cependant la poursuite de ces activités et leur extension éventuelle dépendront immanquablement de nos bonnes relations et de la résolution de ce conflit où la France est vivement sollicitée pour apporter son concours.

Tout en comptant sur votre disponibilité, nous vous prions, Madame, de croire en l'assurance de notre franche collaboration. »

sur l'EXPRESS


par Papadoc publié dans : AREVA communauté : vive le peuple Amazigh !
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Jeudi 26 juin 2008
/E.O.T/Entraide Occitano Touarègue/Compte rendu de l'assemblée générale du 22/06/08

Compte rendu de l’assemblée générale de E.O.T ordinaire du 22 juin 2008

Entraide Occitano Touarègue (E.O.T)

Mairie de Saint Remèze 07700

Présents : Pellet Jean-Marc – Meycelle Patrick – Guerrier Jacques – Cressier Jeanine – Courbet Jean-Marc – Ressaire Eve – Salazard Elise – Schillemans Loes – Ressaire Jacques – Freund Maurice –Mathon Brigitte –Bernardin Gérard – AKOLI Ahmed – Rossi Martine – Ahmadou -

Excusés : Briez Serge – Peyrol Colette – Paquet Françoise – Keller Thomas- Thérèse LUX –– Mermet Evelyne –

Préambule
Nous avions invité Monsieur Ahmed Akoli, le secrétaire politique de la Cellule Europe du MNJ, à venir nous parler de la situation actuelle au Nord-Niger.
Pendant 45 minutes Ahmed Akoli nous a présenté le Peuple Touareg depuis ses origines jusqu’à nos jours, une présentation sans censure ni langue de bois, comme le veut l’éthique de notre association.
Cette présentation a suscité un long débat.
Parmi nos adhérents se trouvent des défenseurs de notre culture occitane dont Jean-Marc Courbet responsable d’un grand mouvement Félibre, « Baile » et ami d’Issyad Kato.
Je tiens à rappeler que EOT a vu le jour suite à une rencontre entre « Occitan et Imazighen » aux îles Canaries en août 1997.
Aujourd’hui pour cette A.G du 22 juin, deux hommes se retrouvent : Ahmed Akoli et Jacques Ressaire, tous deux ont participé au premier Congrès Mondial Amazigh.
Notre ami Issyad Kato faisait aussi partie de ce groupe.
Il me plait à rappeler qu’au delà de l’aide aux enfants Touareg (notre priorité) vivant en milieux nomades dans des situations plus que précaires, nous sommes aussi solidaires des revendication légitimes des peuples quant à leur existence, leur reconnaissance, et à leur possibilité à se développer dans le strict respect de leurs droits à la différence. Un débat animé s’en suivit !

Les esprits calmés le Président déclara l’A .G ouverte.

Le Président rappelle que depuis la fin janvier 2007 nous n’avons pas pu retourner sur le terrain, et pour cause !
Les seules informations du Niger arrivent par l’intermédiaire de notre ami Baye Mahamadou d’Agadez.
Vous aurez en pièce jointe son courrier.

Anou N’Agarouf

Je dois vous donner ici une explication sur la situation d’Anou N’Agarouf où tout se passe bien hormis un petit détail : le directeur de l’école est Haoussa, l’institutrice des petits est aussi Haoussa.
Résultat : une majorité d’enfants Haoussa en provenance d’Arlit se retrouve dans cette école afin de profiter des largesses du PAM et des aides en médicaments de E.O.T. Nous n’avons aucune animosité envers les enfants Haoussas ou Djerma, mais ces écoles sont mises en place pour scolariser les enfants des touaregs nomades de cette région. Nous allons attendre la suite des événements pour savoir si nous continuerons ou pas à travailler avec Anou N’Agarouf.

Azar

Le maximum sera fait pour pérenniser l’école d’Azar appelée à un grand avenir : les enfants qui la fréquentent sont tous des campements limitrophes.

Sikerat

A Sikerat les chose avancent.
Nous venons d’apprendre que ce site fait partie du projet pilote dénommé E.R.A.(Ecole Rurale Alterntive). E.OT se réjouit de cette victoire : c’est grâce à notre travail acharné que cette école a pu continuer à exister.
Nous avons eu les pires difficultés, nous avons rencontré les pires problèmes, mais au bout du chemin le travail paye.
Alors, merci à vous toutes et tous car ce projet n’aurait pas abouti à Sikerat sans notre travail.
En document annexe, vous trouverez les explication de Baye ainsi qu’un dossier de L’Unesco au sujet de l’Ecole Rurale Alternative.
A noter que l’école de Sikerat (photo de votre président) qui agrémente cette brochure de l’Unesco a été gracieusement offerte par l’association.

Le nouveau bureau

La cotisation est toujours fixée à 20 Euros.
Notre secrétaire, Peyrol Colette, a décidé de prendre sa retraite mais reste toujours adhérente. Je tiens à la remercier ici même pour tout le travail bénévole qu’elle a fait pour E.O.T.
Eve Ressaire de St Michel d’Euzet dans le Gard devient secrétaire.
Patrick Meycelle reste trésorier
Jean-Marc Pellet est encore président.

Petit bilan financier

Nous avons en caisse au 31/12/2007 la somme de 12194,36 €

Ressources
Les cotisations et dons ont rapporté : 1055,00 €
Les « Pièces jaunes » de la Boulangerie Pellet : 560,00 €
Les intérêts : 243,82 €

En dépense
Mission 2007 : 2160,00 €
Participation pour aménagement d’une palmeraie : 500,00 €
Frais du crédit Mutuel : 11,00 €

Et Maintenant ?

Etant donné les événements, il sera impossible de partir, nous avons donc pris la décision , sur ma proposition, de déléguer notre pouvoir à notre ami Baye Mahamadou.
Lui va décider en connaissance de cause quelles sont les priorités pour nos trois écoles.
Nous allons lui allouer un budget de 2500€ pour l’année scolaire 2008/2009 et une petite aide personnelle (150€) pour qu’il puisse plus facilement nous contacter par mail ou SMS.
Cet argent transitera par Western Union au fur et à mesure des besoins.
Si vous avez des questions je suis toujours à votre disposition.

Un dernier mot important

Ce qui manque à E.O.T ce sont des volontaires pour aller sur le terrain !
Merci de me dire si cela vous ferez plaisir de participer à une mission.
Il est aussi possible d’envisager avec Point Afrique un circuit autour de nos écoles…
A voir.

Point final

Si j’ai crée le blog occitan-touareg c’est pour faire circuler un maximum d’infos sur notre association et ses agissements.
Il est impossible de s’intéresser aux Touareg et d’ignorer les Tibétains ; il est impossible de se battre pour que les enfants Touareg gardent leur langue leur culture et leur tradition et de rester insensible à la disparition programmée de notre culture occitane ou provençale.
Vous trouverez donc sur ce site des informations qui touchent de prés ou de loin les problèmes liés aux peuples autochtones dont nous faisons nous aussi parti.

Cordialement
Jean-Marc Pellet

L’année scolaire 2007/2008 s’est déroulée tant bien que mal à Agadez en particulier dans les écoles de Sikerat, Anou Agarof et Azar. La situation actuelle a eu un impact très négatif sur la bonne marche des écoles en général surtout concernant la fréquentation car les populations nomadisent un peu loin des écoles qui malheureusement ne peuvent pas se déplacer au gré de celles –ci.
Voici d’une manière très ramassée la situation de chacune des écoles précitées.
Anou Agarof est situé dans la commune de Dannat département d’Arlit juste au cœur même du futur site d’exploitation d’uranium. Elle a un effectif théorique de 47 dont 13 filles repartis dans cinq cours encadrées par deux Instituteurs. Malgré l’assistance PAM la fréquentation laisse à désirer car à peine le tiers de l’effectif est présent. On constate aussi que les enfants viennent des centres urbains suivre les cours comme les conditions sont acceptables. Les locaux de l’école comprennent une classe en dur et une paillotte qu’il faut renouveler chaque année. En 2007/08 l’école n’a eu aucune assistance à part celle du PAM.
L’école d’Azar a évolué avec un effectif de 14 élèves dont 6 filles. c’est une école qui doit son existence surtout à EOt sous forme d’école communautaire. Par la suite l’état la relève en y envoyant un instituteur. Les conditions de vie sont un peu difficile pour cette écoles vu le manque de cantine même si on garde toujours espoir. Beaucoup de réalisations sont faites dans le passé par EOt mais la rareté d’informations fiables nous amène à faire de réserves sur la situation actuelle.
Sikerat situé dans la même zone que les écoles précitées est dans le département de Tchirozérine. Elle a un effectif aussi théorique de 39 élèves dont 17 filles tous venus des campements environnants. Elle est retenue pour faire parti d’un projet pilote de nommé ERA : Ecole rural alternative. Elle aura l’avantage de recruter jusqu’à l’âge de 12 ans et bénéficier d’une assistance : classes dortoirs, produits pharmaceutiques etc.…
En conclusion, je tiens à formuler mon vœu le plus ardent qui consiste à avoir la paix dans la zone pour que nos enfants aillent à l’école sans aucun risque.
Quand aux partenaires nous souhaitons qu’ils continuent à aider les plus démunis pour chasser l’ignorance.

1 commentaire:

Om. a dit…

http://www.niger1.com