mardi 27 mai 2008

Le réalisateur américain Sydney Pollack est décédé

Par Reuters

WASHINGTON, 27 mai (Reuters) - Le réalisateur américain Sydney Pollack, qui avait obtenu un Oscar pour son film "Out of Africa", est mort lundi à l'âge de 73 ans, rapporte le New York Times.


Pollack, qui souffrait d'un cancer, s'est éteint chez lui à Los Angeles, précise le journal qui cite un représentant de la famille. Outre "Out of Africa", il laisse derrière lui certains des grands classiques de l'histoire récente du cinéma (On achève bien les chevaux, Jeremiah Johnson, Les Trois Jours du Condor, Tootsie notamment).


Sydney Pollack aimait aussi jouer sous la direction d'autres réalisateurs. Stanley Kubrick l'avait ainsi dirigé dans Eyes
Wide Shut (1999), on l'avait vu aussi chez Woody Allen (Maris et femmes).


Il avait également interprété le rôle d'un réalisateur américain dans Fauteuil d'orchestre, de Danièle Thomson, sorti en France en 2006.


De ses incursions ponctuelles devant la caméra, il disait qu'il s'agissait d'"un prétexte pour espionner les autres
réalisateurs".


Ces dernières années, il était revenu à la télévision, apparaissant notamment dans la série Les Soprano (HBO).


En août 2007, il s'était retiré de la réalisation de "Recount" (Recompte), un film de télévision sur l'élection contestée de George Bush à la présidence des Etats-Unis en 2000.


Né en 1934 à La Fayette, dans l'Indiana, dans une famille d'immigrés juifs russes, Sydney Pollack avait fait ses débuts à la télévision en 1960 avant de passer au cinéma, d'abord en tant qu'acteur au côté de Robert Redford dans "La Guerre est aussi une chasse" (1962).


Trois ans plus tard, il passait à la réalisation, signant Trente minutes de sursis.


A plusieurs reprises, la route de Sydney Pollack avait croisé celle de Redford, que le réalisateur a dirigé dans sept films, notamment le western "Jeremiah Johnson" (1972), en sélection au Festival de Cannes, le film d'espionnage "Les Trois jours du Condor" (1975), ou, plus récemment, "Out of Africa" (1985) et Havana (1991).

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