vendredi 25 avril 2008

Paludisme : LE BOUCLIER DES MOUSTIQUAIRES IMPREGNEES

Paludisme : LE BOUCLIER DES MOUSTIQUAIRES IMPREGNEES
25 April, 2008 03:05:00 l'Essor
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En attendant la découverte d'un vaccin, leur utilisation demeure le meilleur moyen de protection contre la maladie
Notre pays, à l’instar du reste de la communauté internationale, fête la première Journée mondiale de lutte contre le paludisme, la 8è en Afrique. Le thème de cette année est "Le paludisme, une maladie sans frontière" et le slogan "tous unis contre le paludisme". En attendant la découverte d’un vaccin (lire l'Essor d'hier), la principale arme pour lutter contre le paludisme reste la moustiquaire imprégnée d’insecticide. 80% des enfants de moins de cinq ans ont reçu des moustiquaires imprégnées d’insecticide lors de la campagne intégrée de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite et d’administration de la vitamine A, de l’albendazole, et de distribution de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII). Cette campagne, qui a été organisée du 13 au 19 décembre 2007 par les pouvoirs publics, en collaboration avec leurs partenaires techniques et financiers (PTF), était destinée à assurer une protection à plus de 2,8 millions d’enfants de 0 à 5 ans contre la rougeole, la poliomyélite, la carence en vitamine A, les vers intestinaux et le paludisme. "La campagne intégrée fut une véritable expérience enrichissante pour le Mali par la mise en œuvre simultanée, chez environ 2,8 millions d’enfants de moins de cinq ans, de cinq interventions intégrées ayant un effet direct sur la morbidité et la mortalité infanto-juvéniles par les maladies visées (poliomyélite, paludisme, rougeole)", a indiqué le Pr Toumani Sidibé, le directeur national de la Santé. La réduction de la mortalité liée à la rougeole résulte de nombreuses campagnes intégrées initiées partout dans le monde par les partenaires de l’Initiative rougeole tels que la Fondation des Nations unies, l’UNICEF, les Centres de contrôle des maladies (CDC) et l’OMS. Ce partenariat a permis à plus de 480 millions d’enfants dans plus de 50 pays d’être vaccinés et d’être protégés efficacement contre la rougeole. Le succès d’un tel partenariat dans le cadre d’une campagne intégrée a naturellement inspiré celle de décembre passé au Mali. En février 2008, soit deux mois après la campagne intégrée, une enquête menée par le ministère de la Santé et des partenaires a révélé que 88,3% des 800 personnes interrogées dans 500 ménages à travers les 9 régions du pays, ont reçu des moustiquaires imprégnées pendant la campagne. Sur les 832 enfants de 0 à 59 mois enquêtés, 661 soit 79,5% ont reçu des moustiquaires imprégnées. slle a Žgalement rŽvŽlŽ que 63% des personnes interrogées ont dormi sous une MII la veille de l’enquête, dont 40% sont des enfants de moins de 5 ans. Un résultat important même si les activités de suivi dans les communautés doivent être intensifiées pour augmenter le taux d’utilisation des MII à 80% et plus. Ces résultats sont particulièrement encourageants pour un pays comme le Mali qui s’est fixé des objectifs ambitieux pour réduire la morbidité et la mortalité dues au paludisme conformément aux engagements auxquels il a souscrit en même temps que beaucoup d’autres pays en Afrique : protéger, selon les accords d’Abuja, au moins 80% des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans du paludisme avec les MII avant 2010. "La distribution de MII lors de la campagne intégrée s’est avérée rapidement rentable pour augmenter la couverture sanitaire, réduire le fardeau terrible du paludisme et préserver des vies", a constaté la directrice exécutive de RBM (Faire reculer le paludisme), le Pr Awa Marie Coll-Seck, qui a invité les pays à se référer à ces succès pour aller vers la "couverture universelle". Plusieurs campagnes intégrées sont prévues pour l’année 2008. La nouvelle Alliance pour la prévention du paludisme (APP), un sous-groupe du partenariat pour Faire reculer le paludisme (FRP) en sera le principal acteur avec comme tâches, entre autres, la mobilisation des ressources. On rappelle que depuis 2003, plus de 23 millions de MII ont été distribuées lors de ces campagnes de lutte contre le paludisme qui est la principale cause de mortalité et de morbidité des enfants de moins de cinq ans en Afrique où la maladie tue plus d’un million de personnes chaque année. L’utilisation des MII réduit de 50% l’incidence du paludisme et diminue également de 20% la mortalité des enfants en les protégeant contre les moustiques qui sont les principaux vecteurs de transmission du paludisme. (Source : VOIX du Mali)
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Réactions (1 posté):
Farafina sur 25 April, 2008 01:08:49
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L'article est impécable,mais je voudrai ajouter.Conscient du danger et des ravages que cause le paludisme (malaria) dans les pays tropicaux en général et au Mali en particulier, nous avons entamé une réflexion pour trouver un moyen d’apporter notre modeste contribution à la problématique de la lutte contre ce fléau.Vous conviendrez avec nous que 90% des familles maliennes regardent leurs téléviseurs dans la cour familiale, les grins lieux de regroupement des jeunes sont généralement dans les carrés et nuitamment. Ce qui veut dire que les gens passent plus de temps dehors que sous une moustiquaire imprégnée, conséquence ils se font transmettre le paludisme avant d’aller se coucher sous la moustiquaire. L’utilisation des répulsifs est une stratégie de lutte contre le paludisme retenue par la politique Nationale.

Selon le Dr. Ansdell Directeur de « Tropical & Travel’s Medicine Clinic of kaiser permanente Hawaii, chaque année plus de 100 millions d’américains utilise les répulsifs a base de DEET et à travers le monde plus de 200 millions de personnes les utilises, et au Mali combien de personnes connaissent même l’existence des répulsifs à fortiori de les utiliser ? Voilà notre combat.
GIE "SOSSOKELE N'GANA"

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