samedi 26 avril 2008

Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, se rendra lundi à Bogota avant de gagner l'Equateur et le Venezuela pour évoquer le sort des otages en Col

France 24 Imprimer

Vendredi 25 avril 2008
Par AFP

Le chef de la diplomatie, Bernard Kouchner, se rendra lundi à Bogota avant de gagner l'Equateur et le Venezuela pour évoquer le sort des otages en Colombie et notamment celui de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt, a indiqué vendredi le quai d'Orsay.

"Le ministre, qui s'était entretenu avec les présidents Chavez et Uribe en février, réévaluera la situation des otages avec les trois chefs d'Etat et évoquera l'urgence d'une solution humanitaire permettant de conduire à la libération des séquestrés détenus par les Farc en Colombie, parmi lesquels figure (...) Ingrid Betancourt", indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

L'annonce de cette visite avait été faite un peu plus tôt par l'ambassadeur de France à Bogota, Jean-Michel Marlaud.

"Nous évoquerons un accord humanitaire et ferons une nouvelle évaluation de la situation après l'envoi d'une mission humanitaire", avait indiqué l'ambassadeur.

Paris avait envoyé en Colombie début avril un avion médicalisé et des émissaires pour secourir Ingrid Betancourt, mais avait annulé sa mission une semaine plus tard après avoir essuyé un refus de la guérilla marxiste qui retient l'otage depuis six ans.

M. Kouchner s'entretiendra avec le président colombien Alvaro Uribe le 28 avril à Bogota, avec le président équatorien Rafael Correa le 29 avril à Quito et avec le président vénézuélien Hugo Chavez le 30 avril à Caracas, précise le texte.

Vendredi, dans une déclaration à la radio privée RCN, M. Uribe a confirmé qu'il recevrait M. Kouchner lundi à Bogota et réaffirmé qu'il s'opposerait à toute médiation de M. Chavez dans l'affaire de libération des otages.

"Les uniques instances autorisées en Colombie (pour négocier avec la guérilla) sont l'Eglise catholique et les délégués européens", a-t-il déclaré.

Jeudi soir, le président Nicolas Sarkozy a assuré dans un entretien télévisé qu'il ne "renoncerait pas" à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, et souhaité que M. Chavez, crédité d'une influence sur la guérilla colombienne, "continue à s'investir" en faveur de la libération des otages.

Les Farc, en lutte depuis 1964 contre les autorités, réclament la libération de 500 guérilleros contre celle d'un groupe de 39 otages dit "échangeables", dont l'ex-candidate à la présidence, Ingrid Betancourt.

france24_fr.wsx live_fr.wsx

Aucun commentaire: