mardi 29 avril 2008

Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats

Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
Conseil supérieur de l’agriculture : La crise alimentaire s’invite aux débats
29 April, 2008 04:26:00 Les echos
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image Debat sur la crise alimentaire à Koulouba

Le Conseil supérieur de l’agriculture s’est réuni hier sous la présidence d’ATT à Koulouba. Les débats ont été dominés par la crise alimentaire qui affecte les populations et l’économie mondiale. Au Mali, la solution réside dans le développement des différentes filières agricoles.
Dans son Programme de développement économique et social (Pdes), le président de la République, ambitionne de faire du Mali une puissance agricole. Avec la mise en œuvre de la loi d’orientation agricole (Loa) qui fixe les dispositions pour booster la production agricole, le Conseil supérieur de l’agriculture a été porté sur les fonts baptismaux dans l’objectif de produire mieux et plus. Constituant un élément essentiel de la Loa, le Conseil supérieur de l’agriculture a tenu hier sa 2e session à Koulouba sous la présidence du chef de l’Etat, Amadou Touré, en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement. La session a été l’occasion pour le secrétaire permanent du Conseil supérieur de l’agriculture, Daouda Diarra de présenter des documents relatifs au plan d’opération pour la mise en œuvre de la Loa (2008-2012), au programme d’activités 2008 et aux orientations concernant le fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Si l’on en croit M. Diarra, « le plan d’opération de la mise en œuvre de la Loa coûtera 540 millions de F CFA et impliquera une forte mobilisation des services publics et l’ensemble de la profession agricole ». S’agissant du Programme d’activités 2008-2009, il concernera notamment la mise en route du fonds national de développement agricole et le fonds de calamités et de risques. Le premier fonds qui est estimé à 230 millions de F CFA, est destiné à accompagner le développement de l’agriculture. N’ayant pas pour vocation le financement des crédits, il sera alimenté par l’Etat, les collectivités territoriales, les organisations professionnelles, les dons et subventions. Les ministères des Finances, de l’Elevage et de la Pêche, de l’Agriculture entre autres sont des départements impliqués. Le deuxième fonds, c’est-à-dire, le fonds national des risques et des calamités agricoles s’attachera à minimiser l’impact des risques majeurs. De même, ce fonds va financer les opérations de prévention pour un montant estimé à plus d’un milliard de F CFA. Les fonds national de développement agricole, et des calamités et risques ont chacun le statut d’établissement public. Développement des filières agricoles La présentation a été suivie de débats accentués sur notamment les deux fonds. Le président de l’Association des éleveurs, René Alphonse, a recommandé l’instauration d’un texte exonérant l’aliment bétail de la TVA et la création d’un texte relatif à la génération des taxes endogènes pour investir dans l’élevage. Car, a-t-il estimé, « le secteur élevage bien que contribuant à l’essor de l’économie nationale est resté longtemps marginalisé par les pouvoirs publics ». Par ailleurs, d’autres intervenants ont souhaité l’implication des acteurs à tous les niveaux pour faire du processus une réussite. Le président de la République a ordonné l’approbation des documents sous réserve de la poursuite des consultations et des concertations pour davantage les améliorer. Evoquant la flambée des produits alimentaires, ATT dira « que nous n’allons pas nous contenter de subir cette conjoncture internationale qui n’épargne rien, ni aucun pays ». Pourtant, il existe des réponses appropriées pour relever les défis. Elles tiennent, selon le chef de l’Etat, à une prise de conscience en ayant à l’idée que nous ne pouvons et ne devons compter que sur nous-mêmes et à une prise de conscience des bailleurs disposés à accompagner l’agriculture. Le chef de l’Etat a promis que les stocks de céréales seront renforcés avant d’annoncer l’ouverture prochaine de l’usine de sucrerie de Sukala et de Markala. Les deux sucreries auront une capacité de 270 000 tonnes pour une consommation nationale de 120 à 140 000 tonnes. « Dans un avenir proche nous pourrons nous sucrer et vendre du sucre », a dit ATT. Convaincu que le Mali dispose d’immenses potentialités comme l’opération « pluie provoquée », qui sera étendue à tout le territoire national cette année, des millions de terres cultivables, le chef de l’Etat a laissé entendre que la réponse du Mali contre la crise alimentaire réside dans le développement des différentes filières agricoles notamment l’élevage, la pêche. Mohamed Daou

Source: Les echos

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