jeudi 29 novembre 2007

Vins de palme, jubilations nègres et cultures

Mardi 27 novembre 2007
Vins de palme, jubilations nègres et cultures
Vins de palme, jubilations nègres et cultures

Quelles que soient les variantes de la dénomination locale qu’il emprunte sans sourciller, il est en quelque sorte un pilier culturel populaire de ces aires d’existence piétinées et à la fois extatiques, celles des jubilations nègres. Jubilation et culture s’entend. Il ? Celui qui inspirait à Emmanuel Dongala, écrivain congolais l’intitulé d’un recueil de nouvelles qui n’arrête pas de revenir dans l’intérêt des amateurs de lecture, le fameux Jazz et Vin de palme. Celui qui, poncif lourdingue mais à la réputation tout sauf usurpée, pousse dans tous les interstices laissés entrouverts par les descriptions littéraires ou journalistiques des Afriques et des Diasporas, épuisées et ivres d’un feu incandescent intérieur, ponctuelles au rendez-vous pittoresque du déficit.

Le coupable se nomme barbarement elaeis guineensis, communément désigné comme palmier à huile en Afrique. Ce continent qui semble être son foyer originel d’où peut-être il se serait déplacé vers les Amériques, l’Asie, … D’une prodigalité hors du quotidien, il prête sa sève à fermentation, son fruit cette drupe charnue appelée palmiste à la fabrication de deux variétés d’huile. L’huile de palme qui provient directement du palmiste se distingue de l’huile de palmiste issue de l’amande contenue dans le noyau des noix de palme.

La grande répartition géographique du palmier à huile en Afrique s’est accompagnée de celle de l’institution populaire du vin de palme, ambassadeur malgré lui des ivresses africaines, des plus tristes aux plus réjouissantes opportunités de délire. En fait l’économie locale du vin de palme va de l’affaire domestique, récolte et principalement autoconsommation communautaire, à l’artisanat ou à la semi industrie des centres urbains approvisionnés par une démultiplication d’intermédiaires. Quelques fois avec des risques mal maîtrisés sur la conservation, la qualité gustative de la sève alcoolisée.

Selon les pays et cultures, des particularités vont se greffer à l’environnement vin de palme, des codes sociaux, des signifiants s’arc-boutent sur les échanges sociétaux entourant l’amont et l’aval de sa consommation. En Casamance ce sont les hommes qui récoltent et plutôt les femmes qui fabriquent les huiles. Chez certains peuples en Côte d’Ivoire, le vin de palme entre dans la liturgie des rituels collectifs appelant à la communion du groupe, autour des ancêtres, des mânes protecteurs.

Chez les Agba Sakiaré par exemple, cette consommation collective n’est pas neutre, catharsis ou prétexte au rappel des règles, des civilités, des interdits, elle martèle sans le dire des axes identitaires profonds abordés par le détour. Des libations de vin de palme existent pour entrer en contact avec des divinités, demander un geste surnaturel.
Signe d’un usage polyvalent, ce vin compose souvent les incontournables symboles de la dot que doivent offrir les fiancés à la famille de leur préférée. Dans les anciens royaumes, chez les Kuba de RDC, le vin était consommé dans des coupes en bois, cephalomorphes, exécutées avec une esthétique brillante dans les ateliers royaux qui pourvoyaient souvent les notables et la cour.

Jusqu’à la façon d’extraire le vin qui diffère selon les peuples. Certains abattent le palmier d’autres grimpent dessus et l’incisent suffisamment pour recueillir la sève. Elle fermentera en peu de temps mais aura laissé s’échapper une boisson peu alcoolisée, proche d’un jus de fruit, distincte du vin de palme à proprement parler que son amertume désigne aux «anciens» comme la vraie boisson des «hommes».

De plus, le fruit du palmier à huile se prête à utilisation gastronomique au Cameroun et en Afrique centrale où le noyau, sa pulpe entre dans la composition de mets typiques.

Le vin de palme, une culture en soi, un rythme sociétal, un organisateur collectif, fini cependant par symboliser le vin du pauvre, portant la charge de ces turpitudes et aberrations africaines que seule la paupérisation et son enracinement expliquent, refuge idéal pour les surnuméraires qui subissent sans pouvoir réagir un tant soit dignement, sur le terrain de leurs précarités et indigences. Il pourrait pourtant être la ressource de base d’industries de fabrication d’huiles, de savon, d’une diversification industrielle choisie, lancée à la recherche de nouveaux produits, nouveaux usages, nouveaux marchés, en gardant ses particularités de lien identitaire et culturel.

Etonnant cordon de liaison entre le continent et ses diasporas, américaines et européennes où il est très apprécié, le vin de palme, ses cultures, ses racines profondes et ses vicissitudes témoigne encore, lui au moins, d’envies ne seraient-ce que résiduelles, de jubilations existentielles résistantes.

Inflation généralisée des prix au Bénin

eudi 29 novembre 2007
Inflation généralisée des prix au Bénin
Inflation généralisée des prix au Bénin
- [ 11/26/2007 ]




Les produits alimentaires de première nécessité connaissent depuis quelques jours sur les marchés locaux du Bénin, une augmentation soutenue de leur prix, a constaté APA.

«Le maïs est passé de 150 à 250 francs CFA, le riz de 300 à 400 francs CFA le kilogramme et le litre de l’huile de palme qui se vendait à 500 francs CFA est passé à 900 francs CFA », se désole Angèle Fifatin, une usagère du marché international de Dantokpa à Cotonou.

Ainsi, cette inflation généralisée des prix des produits de première nécessité s’observe non seulement sur le marché international de Cotonou, mais dans prèsque tous les marchés du territoire national du pays.

«L’envolée des prix des denrées alimentaires, ne s’observe pas seulement à Cotonou, mais aussi dans les autres marchés des grandes villes, notamment de Porto-Novo, de Ouidah, de Glazoué et de Parakou », se sont indignés respectivement les usagers de ces marchés joints lundi au téléphone par APA

«Tout coûte maintenant cher dans nos marchés. Nos ressources ne parviennent plus à couvrir nos besoins de consommation alimentaire », se plaint Pélagie Ayidoté, usagère du marché centrale de la ville de Glazoué (centre du pays).

Cette tendance à la hausse des prix des denrées de première consommation alimente la plupart des discussions dans les marchés béninois où vendeuses et acheteurs se lamentent.

«C’est très difficile de faire de bonnes emplettes par ces temps qui courent. D’habitude, je dépense moins de 3 000 francs CFA pour faire la sauce que quatre personnes consomment en deux jours. Aujourd’hui ce n’est plus possible », se lamente Gilberte Assogba, une fonctionnaire de l’administration publique béninoise.

«En dehors de la flambée des prix des produits importés, notamment les boîtes de conserve, les paquets de sucre, que l’on peut assimiler à la chute du dollars américain, les produits locaux ont également pris de la valeur », s’étonne-t-elle.

Pour les vendeuses et les vendeurs des ces denrées alimentaires, cette inflation généralisée, a crée du coût une mévente de ces produits dans les marchés du pays.

«Mes clients n’achetaient plus comme par le passé. La plupart d’entre eux, passent plus de temps à discuter les prix que d’acheter », regrette Monique Dossou, vendeuse de riz au marché de Ganhi à Cotonou.

Mais pour le directeur adjoint du commerce intérieur, Habibou Worou Coubou, cette hausse des prix observée actuellement sur les denrées pourrait s’expliquer par une confrontation de l’offre et de la demande .

«La région méridionale du Bénin a connu des crues des fleuves. De fait, la production céréalière dans cette région a pris un coup. Les commerçants se seraient tournés vers la production céréalière du Nord pour s’approvisionner. Ce qui a, sans doute accrû la demande dans la région septentrionale du Bénin », a-t-il expliqué,

Selon lui, l’augmentation mal appréciée de la demande serait à la base de la hausse du prix des céréales.

par illassa.benoit publié dans : Politique Béninoise
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Escroquerie : Le 3e Arrondissement met le grappin sur des malfrats

Banditisme/Insécurité
Escroquerie : Le 3e Arrondissement met le grappin sur des malfrats
L'indicateur Renouveau, 29/11/2007 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer

La bonne collaboration entre les populations et les forces de l’ordre a toujours un prix. C’est du moins le principal enseignement qu’une commerçante de la place a tiré après que la Brigade de Recherches du 3e arrondissement eut mis hors d’état de nuire un Guinéen et un Sénégalais qui voulaient lui piquer son argent.



La victime I.S. qui ne se rappelle pas exactement la date, a reçu un jour du mois de novembre, la visite d’un homme qui disait être à son premier séjour au Mali, et dit à la commerçante qu’il attendait des marchandises. Deux jours plus tard, il se rendit à nouveau visite à I.S. à qui il montra la liste de ces marchandises qu’il obtiendrait par l’intermédiaire de son grand-frère. Dary puisque c’est comme cela qu’il s’appelle, pour bien réussir un coup, a pris le numéro de la dame en lui disant qu’il y avait une possibilité que son grand-frère l’appelle pour lui confirmer l’arrivée prochaine des marchandises au Sénégal.



Le vendredi dernier, I.S. reçut un appel de la part d’un douanier de ce pays selon lequel la marchandise est arrivée au port de Dakar et qu’il ne pourra pas faire le voyage de Bamako. Mais par conséquent, il demanda à la commerçante de donner à son fils, qui accompagnera la marchandise par train jusqu’à destination, la somme de cent mille francs à son retour.



Le dimanche 25 novembre 2007 aux environs de 15 heures, I.S. a fait le déplacement avec le fils du douanier qui devait s’appeler Daru M’Bengue à l’auto-gare de Gana Transports où un autre homme était arrêté près d’un colis qui contenait d’après eux des bijoux. Notre commerçante qui a eu peur de leur remettre l’argent à trois, leur a demandé de retourner à son magasin sis à Kalanban –Coura. C’est à ce niveau que la caisse a été ouverte. Elle contenait plutôt des billets de 5000FCFA. Surprise, I.S. a automatiquement qualifié des billets de faux. Chose que Dary rectifia en insistant sur le sérieux de son grand-frère. Il repassa le même jour chez I.S. aux environs de 20 heures pour lui dire qu’il a une connaissance à la BDM qui peut lui faire l’échange des monnaies se trouvant dans la caisse. Quelques instants après, il téléphona à quelqu’un qui aurait refusé de le rejoindre.



Le lundi 26 novembre 2007, un certain Doumbia se disant agent de la BDM se lança dans le jeu en téléphonant à I.S. à qui il signifia qu’il a reçu son numéro par l’entremise du nommé Dary. Aussitôt, il fixe un rendez-vous à I. S à la pâtisserie AMANDINE. Une rencontre qui a finalement eu lieu à l’hôtel Wassoulou sur sa demande. Avant de s’y rendre, elle prit soin d’informer ses proches et le premier responsable de la Brigade de Recherches du 3e Arrondissement, Papa Mamby Keïta dit l’épervier du Mandé qui fit une descende musclée avec ses hommes.



L’aventure des escrocs a pris fin et ils méditent actuellement sur leur sort au Commissariat du 3e arrondissement, avant d’être déférés à la Maison d’Arrêt centrale de Bamako-Coura.



Ainsi, les populations doivent comprendre que les forces de l’ordre à elles seules auront beaucoup de difficultés mettre la main sur des vagabonds de grand chemin si on ne les assiste pas dans leur mission de protection et de sécurisation des personnes et de leurs biens.

Abdoul Karim Maïga


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Vos commentaires
Posté par lucie400, le 29 Nov 2007 19:42:48 GMT
La dame a été trés maligne. Beaux travail
Répondre à < lucie400 >
Posté par GROOS, le 29 Nov 2007 11:49:32 GMT
Bravo!!!!!!!!!!!!!!!!! l'épervier du mandé
Répondre à < GROOS >
Posté par HOWARD, le 29 Nov 2007 11:41:51 GMT
L'epervier du Mandé, tu n'est plus epervier tu es SORCIER maintenant.
Merci mon Cher PAPE

Affaire de l'assassinat du responsable SADI de Niono : Modibo Bouméré, domicilié à N 8 dans la commune rurale de Yèrèdon Sagnona (cercle de Niono): «O

Politique
Affaire de l'assassinat du responsable SADI de Niono : Modibo Bouméré, domicilié à N 8 dans la commune rurale de Yèrèdon Sagnona (cercle de Niono): «Oumar Mariko et Radio Kayira ne cessent de déchirer les familles à Niono»
L'Indépendant, 29/11/2007 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer

Je suis producteur agricole dans la zone Office du Niger. Je crois que vous êtes sur le bon chemin en décidant de faire le déplacement ici, à Niono, pour venir nous demander ce que nous savons dans cette affaire. Avant, j'étais un militant engagé du parti SADI à Niono, mais j'ai pris la décision de quitter cette formation politique à cause des mensonges de Oumar Mariko. En fait, l'assassinat de Kolodougou Planteur n'a rien de politique.

Je peux affirmer ici que, depuis quelques temps, avec l'implantation du parti SADI et de la radio Kayira à Niono, Oumar Mariko, à la recherche de partisans, ne cesse de déchirer les familles dans les profondeurs du Kala. Pour arriver à ses fins, il n'hésite pas à transformer la moindre peccadille en conflit politique. C'est dans logique qu'il prétend que toute personne qui décède est de son parti.



En réalité, Youssouf Dembélé n'était qu'un coureur de jupons et un spécialiste dans les détournements de terres cultivables. Pour parler de sa mort, permettez-moi d'affirmer que le pauvre Alpha Djénépo n'est ni de loin, ni de près impliqué dans cet assassinat. Il a été accusé à tort par Hamidou Fomba dit Benké qui, du reste, avait été remonté pour charger Alpha Djénépo, qui est devenu le principal adversaire de Oumar Mariko et de SADI, depuis sont départ de cette formation.



Aujourd'hui, même si Alpha Djénépo a été blanchi par Benké, il ne pourra plus oublier cet emprisonnement sur la base d'un mensonge monté par Mariko. C'est l'occasion de vous dire que Kolodougou Planteur a plusieurs fois séjourné en prison pour des conflits de terres.



Récemment, nous le savons tous à N° 8 (nom d'une zone de production de l'Office du Niger NDLR), qu'il était en froid (désaccord) avec son fils, Ousmane Dembélé, qui l'accusait d'avoir des relations intimes avec sa fiancée et qui l'avait même battu. Ousmane Dembélé avait été mis en prison pendant près de trois mois.

A sa sortie, il y a eu ce conflit né des terres cultivables appartenant à la famille Dembélé. A cause des problèmes de terre, les cousins de Youssouf Dembélé ont tous abandonné la famille pour aller s'installer ailleurs.

Ces derniers temps, à cause de l'intensité du conflit entre eux, Ousmane Dembélé et son père ne buvaient plus dans le même gobelet. Ousmane Dembélé avait invité son père Kolodougou Planteur à changer de comportement, mais celui-ci était resté insensible malgré les commentaires qui suscitaient ses agissements. Sentant le danger autour de sa personne, Kolodougou Planteur s'était muni d'un fusil de chasse, qui était devenu son compagnon de tous les jours.

Même quand il cultivait, il tenait ce fusil à quelques trois mètres de lui. En dépit de cette arme, il a été surpris par son fils Ousmane Dembélé, qui le guettait depuis longtemps. Pour moi, je crois que c'est une malédiction dans leur famille.



En son temps, Kolodougou Planteur avait frappé son propre père, qui est mort à la suite des coups reçus. Ce dernier, avant sa mort, a dit ouvertement à Youssouf Dembélé, que le fait qu'il a osé porter la main sur lui, que c'est son fils qui va tôt ou tard lui régler ses comptes et c'est ce qui s'est produit. En transformant cet assassinat en assassinat politique, Oumar Mariko n'est pas à son premier coup.

Déjà, il y a de cela quelques mois, il avait tenté de faire la même chose dans l'assassinat de Mamadou Lamine Malikité dit Malamine Malikité. Alors les faits ont prouvé qu'il a été assassiné pour des motifs d'ordre familial.



Je vous informe que le père de Malamine Malikité était le chef de village de Bôh dans la commune rurale de Siribala (ex arrondissement de Pogo, dans le cercle de Niono).

A la mort de ce dernier, son fils Mamadou Lamine Malikité dit Malamine Malikité ne voulait pas que son oncle, du nom de Abdel Kader Malikité qui n'était autre que le jeune frère de lait de son père devienne directement le chef du village de Bôh.



Ainsi, une guerre froide s'instaura entre Malamine et son oncle, qui était en même temps l'imam du village. Face à cette situation et voyant que Malamine était en train de tout faire pour écarter son père de la chefferie du village de Bôh, Bekaye Malikité, qui est le fils de Abdel Kader Malikité a monté sa stratégie avec la complicité de Bakary Traoré pour assassiner Malamine Malikité.

En prison actuellement, Bekaye a avoué et reconnu son forfait, une thèse qui est aux antipodes des propos tenus par Oumar Mariko.

Par ailleurs, Malamine Malikité n'était pas un militant du parti SADI, nous, nous l'avons connu de son vivant comme étant un militant du RPM.

Présentement, moi Bouméré, je me pose la question si la police de Niono n'est pas en complicité avec Oumar Mariko. Récemment, c'est grâce à la gendarmerie que nous avons su, ici à Niono, que nul n'est au dessus de la loi.



De notre envoyé spécial à Niono :Zhao Ahmed BAMBA


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Posté par lucie400, le 29 Nov 2007 19:34:38 GMT
Que dieu nous en garde
Répondre à < lucie400 >
Posté par bamana1, le 29 Nov 2007 15:30:27 GMT
il faut arrêter maintenant de parler de ça cette affaire est conclu
parce que la'assassin a reconnu les faits .Mariko veut battre campagne
avant therme
Répondre à < bamana1 >

Pour licenciement abusif : L’hôtel Salam condamné à payer 11 millions CFA

Justice
Pour licenciement abusif : L’hôtel Salam condamné à payer 11 millions CFA
Les Echos, 29/11/2007 Commentaires [ 16 ] E-mail Imprimer

Le Tribunal de première instance de la Commune III a condamné, jeudi dernier, l’hôtel Salam à payer 11 millions de F CFA dont deux millions de dommages et intérêts à un de ses ex-employés, Remy Dion.

M. Dion avait traîné son employeur devant le juge pour « licenciement abusif ». Le verdict, appuyé par une exécution provisoire, est contesté par Jurifis Consult, le conseil du groupe Salam. De son côté, l’avocat du plaignant, le cabinet Tapo, menace de saisir les comptes de Salam au cas où il ne s’exécuterait pas.

Rappelons que Remy Dion avait signé un contrat de prestation de travail de deux ans en début d’année avec l’hôtel Salam. Six mois après, l’hôtel rompt le contrat de façon unilatérale, accusant M. Dion du vol de 15 assiettes.

Il passera deux jours sous les verrous avant d’être relâché sur décision de la juge Oumou Niaré qui a déclaré le dossier vide. Remy a alors porté plainte contre son employeur que la justice vient de condamner à payer 9 millions de F CFA de préjudices et 2 millions de F CFA de dommage et intérêts.

« La justice a triomphé. Nous allons poursuivre ce combat contre l’injustice jusqu’au bout » , a commenté M. Dion à la fin du procès.

S. Y. D.
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Posté par petunia, le 29 Nov 2007 18:01:12 GMT
voyez comme ça fait du bien de connaitre ces droits ça devrai
l'encourger à continuer ces études
Répondre à < petunia >
Posté par bamana1, le 29 Nov 2007 16:55:18 GMT
mr dion est sorti vainqueur contre salam OK.dis nous si la faute
commise est vrai ou faut.si c'est il faut cesser de voler mr Dion c'est
pas bon le vol.
Répondre à < bamana1 >
Posté par Mr. Guindeba, le 29 Nov 2007 16:44:49 GMT
S'il a vraiment volé les assiettes, il ne devait pas. Avant tout c'est
un hotel, ou tt le monde passe, peut etre moi, toi, lui pouvons y passer
un jour. Faut pas slt voir la valeur des assiettes, mais aussi
l'acte. Qui vole un oeuf, pourrait voler un boeuf un jour. ki parmis
vs souhaiterait se reveiller un jr de sa chambre d'hotel et voir ses
affaires volées. PS: j'ai souligné ke je suis pour la protection des
travailleurs.

Réponse de < Mr. Guindeba > à < adbrazza >, le 29 Nov 2007 20:32:46 GMT
Sa c'est ce ka decidé le juge.
Répondre à < Mr. Guindeba >
Réponse de < adbrazza > à < Mr. Guindeba >, le 29 Nov 2007 19:37:43 GMT
mr il me smble ke vous ne comprene pas le francais l'orske ont dit ke le dossie est vide ce ke il a pas eux de vol ce une fausse acusation .

Posté par ciswen, le 29 Nov 2007 15:25:51 GMT
Il perd son emploi et passe deux jours en prison pour des assiettes ?
n'y a t'il pas des démesures dans cette histoire ?

Réponse de < adbrazza > à < ciswen >, le 29 Nov 2007 19:40:16 GMT
mr si il avais voler il devaits perde ces droits bon vs la laissez en paix .
Répondre à < adbrazza >
Réponse de < adbrazza > à < ciswen >, le 29 Nov 2007 19:40:11 GMT
mr si il avais voler il devaits perde ces droits bon vs la laissez en paix .

Posté par VERACITE, le 29 Nov 2007 15:03:26 GMT
Dieu soit loue une fois justice vient d'etre rendu encore merci GRD DIEU
si tte fois sa se passait cme sa les hauteins employeur feront bcp
attention
Répondre à < VERACITE >
Posté par djeliba, le 29 Nov 2007 14:14:24 GMT
M. GUINDEBA, je me permet de faire un break sur cette page afin de
commenter votre commentaire d'une ligne qui sincèrement m'a choqué. Je
ne peux comprendre qu'une structure comme LE GROUPE AZALAÏ HÔTEL SALAM
puisse se permettre une telle bavure et que des personnes comme vous
aille à l'encontre de la justice qui a sevi à la façon la plus modeste.
Savez vous ce que cela vaut d'être licencié par son employeur pour vol?
Je pense que NON. M. DION a été sali sur le plan social et
professionnel. Aucune somme ne peut le laver afin qu'il retrouve cette
dignité, alors vous entendre dire que 11millions c'est trop, je ne peux
qu'être choqué par le deroulement de votre vision sur cette affaire.
Ayons un peu de modestie dans nos commentaires et sachez que la vie est
comme un CD-ROM, elle tourne et chaque piste jouera.Bien cordialement

Réponse de < Mr. Guindeba > à < djeliba >, le 29 Nov 2007 16:13:06 GMT
Je ne sais pas koma sa fonctionne la bas, mais avt tt c'est un CDD (2ans). Le max kon devrait demander ds des cas pareils, c'est l'equivalent en salaire des mois restant. je pense pas ko mali, son profile ait 11Mn en 24 mois. En tt cas, tt employé, pourrait etre emplyeur qq part. n'exagerons.
Répondre à < Mr. Guindeba >

Posté par Alopou, le 29 Nov 2007 13:51:15 GMT
Un contrat à durée déterminée doit aller au bout,sauf en cas de faute
lourde. Pour qlq assiettes, je pense que le tribunal a joué son rôle en
condamnant l'hôtel à payer 11 M au licencié. Ce n'est que justice.
Répondre à < Alopou >
Posté par deblosky, le 29 Nov 2007 13:08:21 GMT
C4EST TRES DOMAGE QUE MR BALLY ET FOULE LES AUTRES AU PIED ET N4A PAS DE
CONSIDERTION NI POUR ES AUTRES NI POU SON ETAT . ILS ONT TOUJOURS NIER
LES AUTRES ET N4ON JAMAIS PAYE CORECTEMENT. JE PENSE QUE NOUS N
RESTERONS PAS ICI
Répondre à < deblosky >
Posté par Mr. Guindeba, le 29 Nov 2007 12:49:48 GMT
11 Mn c'est trop, mais il est bon de proteger les travailleurs.

Réponse de < Mr. Guindeba > à < adbrazza >, le 29 Nov 2007 20:28:49 GMT
Keske les etoiles ont a foutre avec
Répondre à < Mr. Guindeba >
Réponse de < adbrazza > à < Mr. Guindeba >, le 29 Nov 2007 19:46:05 GMT
mr ki ta dit ke 11mln est trop pr une hotel de 5etoils il faut pas blague ne entre pas dans ls choses ke tu ne connais pas .

L’injustice sociale sous l’actuel gouvernement : Modibo Sidibé, rattrapé par les préjugés défavorables

Gouvernement
L’injustice sociale sous l’actuel gouvernement : Modibo Sidibé, rattrapé par les préjugés défavorables
Aurore, 29/11/2007 Commentaires [ 4 ] E-mail Imprimer

Le nouveau Premier ministre est considéré, à raison comme «celui qui connaît au mieux les dossiers», un homme pragmatique et pondéré. On lui reproche cependant et contrairement au Chef de l’Etat lui même, d’être quelque peu distant et particulièrement handicapé par sa méconnaissance de certaines questions relevant des couches défavorisées de nos sociétés. Des faits d’actualité militent malheureusement en faveur de ces préjugés.



Simple coïncidence ou combine planifiée de commun accord avec les nouvelles autorités ? La mise en place du nouveau gouvernement a miraculeusement été suivie par des actes qui jurent avec l’orthodoxie et se caractérisent par une injustice sociale jamais auparavant signalée, en tout cas, ni avec le gouvernement de Ousmane Issoufi Maïga ni celui de Ag Hamani. C’est seulement maintenant en effet que les patrimoines collectifs et les intérêts communautaires font de plus en plus objet d’expropriation au profit des individus, et quels individus ? Des riches Opérateurs économiques. Aujourd’hui plus que jamais au Mali, les pauvres n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Comme des rouleaux compresseurs, les riches, forts de leur fortune et probablement des soutiens occultes dans les méandres de l’administration publique, écrasent tout sur leur passage. En somme, le système ne ressemble plus à la vision de Amadou Touré président auto-proclamé du parti de la demande sociale. A preuve



Des Communautés dépossédées de leurs patrimoines avec la complicité des pouvoirs publics



Du quotidien l’Essor du mercredi dernier, on apprend que la Coopérative de Boulkassombougou a été dépossédée d’une patrie de sa parcelle par un riche commerçant, lequel, au vu et au su de tous, a produit des documents douteux datant de 1977 et portant curieusement mention «District de Bamako». C’est seulement dans les années 80 que Bamako a été érigé en District. La preuve du faux est manifeste. Mais notre commerçant malgré tout, demeure détenteur de la propriété jusqu’au retour de voyage du maire ayant signé le document. Fallacieux argument ! Et si «Monsieur le Maire» ne revenait plus de son périple? Le faux fuyant est désormais devenu l’apanage des pouvoirs publics maliens, comme si l’administration n’est pas une continuité ou si un individu était indispensable.



Auparavant, c’est la Coopérative de Boulkassoumbougou qui a été dépossédée, dans des conditions similaires par le richissime Opérateur économique Maffa Haïdara. Malgré que les sociétaires de cette coopérative aient tous les documents administratifs faisant foi de leur légitimité sur le patrimoine en question et que Maffa Haïdara n’a ni permis ou autorisation de construire, son chantier est pourtant en finition. Les plaintes de la Coopérative sont restées vaines. Personne n’a rien entendu et rien vu.

Dans la même veine, c’est le richissime Nimaga n° 1 qui s’approprie une partie des biens de la communauté à N’Golonina. Il va plus loin en se faisant constituer sa propre milice pour mater ceux qui ont osé s’opposer à son projet. Interpellés, ces loubards ont été libérés avec sa bénédiction. Les victimes n’ont eu droit à aucun égard.



En commune II, un autre richissime du nom de Alou Tomota fera déguerpir de leurs lieux de travail, des centaines de pratiquants de petits métiers dans des conditions défiant toute transparence. Là aussi, les victimes sont jetées dans la nature et renvoyées au chômage.

A Sévaré (Mopti), ce sont seulement trois richissimes commerçants (Yernakoré et les frères Yattassaye) qui, par des moyens détournés rachèteront tout le marché de la ville avec la complicité des autorités régionales et au grand dam de toute le population de Sévaré.



La liste des cas d’injustice sociale n’est pas exhaustive. Mais qu’est ce qui explique donc le silence coupable des autorités : laxisme, complicité ou incompétence ?



ATT méconnaissable, Modibo Sidibé rattrapé par les préjugés



ATT, on le sait, doit sa grande popularité à son sens élevé de la justice sociale ou de la justice tout court. Ce n’est en effet, pas un hasard s’il a réservé une place de choix au social dans le PDES (Programme de développement économique et social) en guise de lettre de cadrage. Mais dans la pratique et à l’heure actuelle, ce compartiment de son programme ne semble nullement pris en compte par le gouvernement de Modibo Sidibé. Parce qu’il est issu de la haute société pense-t-on, ce dernier (Modibo Sidibé) aurait peu d’égard pour les couches défavorisées. Si IBK fut, en son temps, considéré comme un Bourgeois, Modibo Sidibé lui, est désormais assimilé à un aristocrate. «Il n’a jamais été dans le besoin, n’a jamais côtoyé ceux d’en-bas...



Alors, il ne peut les comprendre» entend-on désormais dans les «grins». Il se trouve malheureusement que les victimes des abus qui osent protester, sont immédiatement mâtés par une police désormais ragaillardie par la nomination d’un des leur à la tête du gouvernement. Et voilà le pauvre réconforté dans sa conviction selon laquelle, tout le système s’est ligué contre lui. L’amertume, la deception et la désillusion se lisent désormais sur les visages de nombreux compatriotes. Ce n’est pas ce changement qu’ils attendaient.



B.S. Diarra
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Vos commentaires
Posté par Belami, le 29 Nov 2007 17:42:30 GMT
Tu es un vrai Fakoly Merci! Merci de defendre brillamment ton maitre que
tu ne dois pas accepter voir salir le nom par des moins que rien. Many
thanks to you.
Répondre à < Belami >
Posté par fakolyfing, le 29 Nov 2007 16:21:54 GMT
Du faux contre Modibo SIDIBE.Tout les habitants du badialan temoignerons
en faveur de Modibo.C'est lui en tant que ministre vivait parmi les
voisins du quartier .Son demenagement à Faladié est
recent. Personnellement je l'ai rencontré devant le goudron,il
acompagnait des amis qui habitent à Tomikorobougou.Je le salue et lui
demande nsa qualité de ministre qu'est ce qu'il fait ici arreté.Modibo
calmement m'expliqua qu'il accompagneses amis et qu'il habite juste à
côté.Je lui dis que ce n'est pas normal qu'il soit ici.C'est alors qu'il
me dira qu'il est malien comme moi qui est dans la rue ,et qu'il finira
un jour parmi cette population du quartier badialan qui l'a vu
naitre.C'est a partir de ce jour que Modibo a conquit mon coeur. Quand
vous disez qu'il est aristocrate je suis d'accord avec vous .Car Modibo
contrairement a beaucoup de chef de ce pays a "le sang d'un chef "C'est
ce genre de personne que DIEU a choisi pour diriger.Il est beau grand
clair trés trés bien instruit

Réponse de < malidenya > à < mink >, le 29 Nov 2007 19:09:56 GMT
l'instruction et la beauté d'un individu ne sont pas de critères pour être un chef. mais se sont la conviction et la vision ainsi que le patriotisme d'un chef, qui font avancer un État. Au Mali, on a eu pas mal des instruits, diplômés de plus grandes universités du monde, mais rien ne bouge pas, puisque ces supposés ( diplômés ou instruits ) savent compter et calculer, mais pas compter avec les maliens. ils n'ont ni la conviction ni la vision pour ce pays là. Pourquoi??? puisque ils connaissent pas du tout ce pays dont ils dirigent . comment peut-t-on aimer, ou être sensible pour une cause dont on l'ingnore son existence. leur patriotisme pour moi est un mirage. Ces responsables deresponsabilisés connaissent bien l'europe et son histoire sa géhographie, mais point le Mali. C'est Dommages... les bons patriotes pardonnez-moi pour mes propos....
Répondre à < malidenya >
Réponse de < mink > à < fakolyfing >, le 29 Nov 2007 18:28:35 GMT
Donc être grand et clair est en soit un atout de superiorité ou un indicateur objectif de management par rapport à un autre comme le "fakoly noir" . Quel complexe d'infériorité et de griotisme de votre part. je crois que vous ne savez pas qu'est ce que votre pseudo veut dire ! Dommage

Arcanes politiques : Où est passé le Mouvement Citoyen ?

Politique (Mouvement Citoyen)
Arcanes politiques : Où est passé le Mouvement Citoyen ?
Nouvel Horizon, 29/11/2007 E-mail Imprimer

Le slogan de tous les jours des membres du Mouvement Citoyen (MC), était : “un soutien inconditionnel au président Amadou Toumani Touré.” En effet, on se rappelle qu’avant la campagne présidentielle de 2007, le Mouvement Citoyen et les associations qui avaient la même vision criaient haut et fort, leur soutien au président Amadou Toumani Touré en toutes circonstances.

Aujourd’hui, avec ce silence assourdissant de ces structures, doit-on considérer que le Mouvement citoyen a tendance à disparaître?

LE CONSTAT EST AMER

La réalité est qu’aujourd’hui, on se demande où est passé le Mouvement Citoyen. L’oiseau aurait-t-il perdu ses ailes? Puisqu’un moment donné, on avait pensé que le Mouvement Citoyen qui n’est pas un parti politique avait bien une assise solide que beaucoup de nos partis. Et sans se tromper, on peut dire que leur action a été incontournable dans la réélection du président de la République.

Cela avait suscité beaucoup d’espoir chez nombre de dirigeants du Mouvement Citoyen pour le futur. Mais, on dirait que la montagne a accouché d’une souris. Est-ce à dire que les clauses des conditions de la pêche dans le marigot n’ont pas été respectées au moment du partage?

Est-ce qu’on peut dire que le silence peut s’expliquer du fait qu’ils n’ont pas été récompensés dans leur effort? C’est du moins la question qu’on doit se poser aujourd’hui. Sinon qu’est-ce qui explique leur silence par rapport au soutien du Programme du Développement Economique et Social (PDES) et à la lettre de cadrage?

AUTRES EXPLICATIONS

Sans se tromper, on peut également penser que la pression des partis politiques n’a guère cessé d’influer négativement sur le Mouvement Citoyen. Car, en sachant bien que le mandat du président ATT arrive à expiration dans cinq ans, certains partis ont usé de tous leurs efforts pour déstabiliser ou fragiliser le Mouvement Citoyen.

L’objectif, c’est pour mieux se positionner dans la conquête du pouvoir en 2012. C’est pourquoi aujourd’hui, on parle d’une possible prise de contact entre l’URD et les amis d’ATT. En tout cas, si le Mouvement Citoyen a encore de l’ambition, il serait mieux qu’il accompagne le président de la République dans sa gestion politique, économique et sociale du pays.

L’ALTERNANCE OU LA CONTINUITE?

Nul ne doute aujourd’hui des velléités de conquête du pouvoir de 2012 par l’ADEMA, le RPM et l’URD. Ils ont déjà manifesté leur intérêt à ce sujet. Mais il n’est pas facile de gagner comme ils le pensent, surtout dans un pays où les électeurs ont déjà un dégoût de la politique, en témoignent les faibles taux de participation aux élections. Il est par conséquent évident que la conquête du pouvoir n’est pas une course de vitesse mais de fonds.
Par conséquent, il va falloir donc poser des actes concrets pour prétendre remporter les élections.

Hady BARRY


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Perspectives politiques : Prépare-t-on déjà l’après ATT ?

Politique
Perspectives politiques : Prépare-t-on déjà l’après ATT ?
Nouvel Horizon, 29/11/2007 E-mail Imprimer

La situation politique nationale est très complexe par ces temps qui courent. Cela est caractéristique de l’évolution même du processus démocratique au Mali. En effet, après l’expérience de la gestion consensuelle du pouvoir, place aujourd’hui à une gestion concertée qui ne prend en compte que les autres composantes du pouvoir ayant décidé d’animer l’opposition politique.

Ainsi, d’un côté l’opposition, animée aujourd’hui par les partis membres du Front pour la Démocratie et la République (FDR) et le parti SADI entre autres, de l’autre la mouvance présidentielle constituée des partis membres de l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP). Dans un tel contexte, il n’est plus question de consensus politique, tant certains ont été deçus par cette expérience de la gestion des affaires publiques.

LA CONQUETE ET LA GESTION DU POUVOIR

Et il fallait s’y attendre, quand on sait que difficilement dans un groupe aussi élargi que les premiers partenaires du président Amadou Toumani Touré, tous ne pouvaient avoir satisfaction dans le cadre tant de la gestion des affaires publiques que de la promotion des cadres. Or, il n’est un secret pour personne que tout parti politique a comme vocations premières la conquête et l’exercice du pouvoir. Ainsi, peut-on facilement comprendre que la gestion consensuelle des affaires publiques engendre des frustrations conduisant finalement à des ruptures.

Ces situations sont, à n’en pas douter, dans l’ordre normal des choses. Dans ce cas, c’est le repositionnement sur l’échiquier politique national qui s’impose, à l’avantage du processus démocratique, de sa consolidation. Ces repositionnements qui ne sont pas toujours synonymes de trahison ou de recul. En effet, sans contradictions dialectiques, comment la société elle même peut-elle évoluer, se développer dans le sens de la prise en compte progressive des préoccupations socio-économiques?



TOUTES LES FORCES VIVES DE LA NATION SOLLICITEES

En tout cas, il ne faut pas perdre de vue que la construction d’un Etat démocratique passe par des synergies de toutes les forces vives de la nation, qu’elles soient de la mouvance présidentielle ou de l’opposition, chacun ayant son rôle à jouer.

A moins qu’on ait à l’esprit que l’opposition n’est là que pour détruire, faire reculer le développement socio-économique, le processus démocratique. Au contraire, il faut s’attendre à ce que l’opposition qui représente un véritable contre-pouvoir puisse jouer pleinement son rôle dans le raffermissement du processus démocratique.

Nous osons croire que nous sommes aujourd’hui dans une telle logique. Mais, cela ne va pas sans que les données changent au fur et à mesure sur l’échiquier politique national. Cependant, il y a lieu de se demander qu’en est-il de la formation, de l’information et de la sensibilisation des militants? Ces actions qu’on est tenté de minimiser ont un rôle prépondérant dans l’atteinte des objectifs des partis politiques. Car, dans le cadre du processus démocratique, on dit que c’est la fin qui justifie les moyens.

LA REORGANISATION DES TROUPES

Après les élections générales de 2007, les différentes composantes de la classe politique sont dans la logique de la conquête du pouvoir en 2012 et ce, conformément à leurs vocations. Pour ainsi dire, l’heure est à une meilleure réorganisation des troupes des différentes formations politiques, surtout quand on sait que le président ATT est à son second et dernier mandat. Ce mandat est placé sous le signe de la consolidation des acquis mais il est aussi un moment où les partis politiques envisageront l’avenir avec optimisme, engagement et détermination à réaliser l’alternance politique.

Puisqu’ils ne peuvent atteindre cet objectif en rangs dispersé, il y aura donc un développement de synergies à tous les niveaux pour se donner plus de marge de manoeuvre, de chance. C’est cette logique que les partis les plus significatifs de l’échiquier politique national sont engagés.

UN BOULEVERSEMENT DES RAPPORTS DE FORCES ATTENDU

Sachant bien que la compétition sera surtout entre les partis, il faut s’attendre à ce qu’il y ait un bouleversement des rapports de forces entre notamment l’Adéma, le RPM et l’URD, les trois partis les mieux implantés de l’échiquier politique national.

Vont-ils se retrouver comme c’est le voeu de certains dans le cadre de ce qu’on appelle la reconstitution de l’Adéma originel? Rien n’est moins sûr quand on sait que chacun de ces trois partis manifeste en tout cas aujourd’hui, et à juste titre, sa détermination à réaliser l’alternance politique en 2012. Cette ambition est noble et compréhensible, puisqu’avec ATT hors de course à la présidentielle, chacun des trois partis peut avoir la chance d’être au second tour de cette échéance en 2012.

UN TRAVAIL DE PROFONDEUR

Tout sera fonction du travail de profondeur qu’ils envisageront. Malheur donc à ceux qui se concentreront uniquement sur le suivi et les critiques de la gestion actuelle du pouvoir au détriment de la mission et du devoir de mieux s’organiser pour efficacement affronter les prochaines compétitions qui sont les communales de 2009. Car, cela est un tournant décisif vers 2012.

Il semble en effet qu’au sein de la classe politique, on est en train de comprendre cette nécessité. Ce qui ferait qu’aujourd’hui, on soit en train de cogiter pour sortir des stratégies politiques et surtout électorales qui s’adaptent mieux au contexte socio-politique actuel. Les électeurs s’attendent en tout cas, à des alternatives plus crédibles, porteuses d’espérance.

Moussa SOW
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Fait divers : L'Assassin était trop avide

Faits Divers
Fait divers : L'Assassin était trop avide
L'Essor, 29/11/2007 Commentaires [ 11 ] E-mail Imprimer

Week-end n’était pas entré pour tuer. Mais en cherchant un butin plus important, il a commis l’irréparable.

Le deuil est impossible à faire lorsque la vérité n’est pas entièrement établie. Cette vérité acquiert une acuité particulière dans les familles de personnes victimes de morts violentes et inexpliquées. Tel était le calvaire que vivaient les parents et les proches de Moussa Fofana, tué à coups de poignard dans son domicile, voilà plus de deux mois. Finalement, l’'assassin présumé – un dénommé Abdoulaye Doumbia dit Soutra, alias Week-end - et son lieutenant le plus proche - Madou Doumbia alias Madouni – ont été appréhendés dans la nuit de jeudi à vendredi de la semaine dernière par l'inspecteur Ibrahim Maïga, chef de la brigade de recherches et de renseignements du commissariat de police du 6è Arrondissement.

Les deux hommes constituent le cerveau d'une bande qui compte à son tableau de nombreuses victimes dont le seul malheur était d’avoir été propriétaires d’engins à deux roues. Hier, la police avait pu obtenir des deux malfrats les noms de plus d'une dizaine de leurs victimes. Elle pourra ainsi procéder par la suite à une reconstitution des faits sur les différents sites d'opération. Les policiers ont par ailleurs opèré une série de coups de filet qui leur ont permis de mettre la main sur onze autres personnes, des complices et des receleurs, toutes mises sous les verrous. La traque se poursuit sous la conduite du commissaire Mamadou Baka Sissoko.

DES COUPS DE COUTEAU :

Les faits pour lesquels les deux voyous ont été appréhendés remontent à la nuit du 7 au 8 septembre dernier. Aux environs de 4 heures du matin, la femme de Moussa Fofana en état de grossesse très avancée a été réveillée par des gémissements de douleur poussés dans l’obscurité. Elle s’aperçut que son mari n’était plus dans le lit à son côté. Etreinte par une affreuse angoisse, elle se précipita hors de la chambre, se laissant guider par les gémissements qui se faisaient toujours entendre. Ce fut dans la véranda qu’elle finit par trouver son époux, assis par terre, le dos appuyé au mur et baignant dans une large flaque de sang. Le malheureux décéda quelques instants plus tard, toujours dans cette position. Fofana avait reçu quatre coups de couteau, portés au thorax, sous l'aisselle et au bas-ventre. L’assassin n’avait laissé aucun indice qui aurait pu donner une vague idée de son identité. L'inspecteur Ibrahim Maïga héritait donc d’une affaire particulièrement compliquée qui allait animer très longtemps toutes les conversations à Banconi Filabougou où elle était survenue.

L’absence de piste alimentait les rumeurs les plus invraisemblables. Par exemple dans le proche entourage du défunt, beaucoup ne se gênaient pas pour exprimer leurs soupçons sur un officier supérieur de l'armée qui, disaient-ils, aurait contracté auprès de la victime une dette d’un montant d‘un million et demi million de Fcfa. La police ne négligeait rien, même pas cette piste qui visiblement était des plus fantaisistes. Les enquêteurs se faisaient un point d'honneur de retrouver l'assassin, mais ils étaient sérieusement handicapés par la difficulté à trouver ne serait ce qu’un début de piste. Pourtant, à un moment donné, ils crurent à l’éclaircie.

Une semaine après l'assassinat de Moussa Fofana, l'inspecteur Papa Mamby Keita du commissariat de police du 3è arrondissement mettait la main au Banconi sur un certain Moussa Samaké qui avait en sa possession le téléphone portable du défunt. Détail paradoxal, cet homme était parmi ceux qui, la nuit du crime, avaient aidé la police à déplacer le corps de la victime. Samaké avait même montré un zèle particulier dans la recherche des indices sur le lieu du drame.
La capture de Moussa Samaké conduisit à l'arrestation de Karim Diarra et Youssouf Koné auquel Samaké avait remis le téléphone sans la carte SIM. Le trio a été mis à la disposition du procureur de la Commune I.

LA CHANCE A FORCER :

L'arrestation de ces trois malfaiteurs n‘apaisa cependant pas l'inspecteur Ibrahim Maïga. Ce dernier avait la conviction que Moussa Samaké n’était pas l’auteur de l’assassinat, même s’il avait apparemment tiré bénéfice de celui-ci. Le limier décida de concentrer ses recherches du côté de Banconi où ces derniers temps de nombreuses plaintes pour vol avec effraction lui parvenaient. Sa persévérance s’avéra payante.

En effet, dans la nuit du jeudi à vendredi, la chance finit par lui sourire. Pendant qu'il effectuait une patrouille de routine avec ses hommes, il tomba pratiquement nez à nez avec un vieux client à lui, le dénommé Soutra. Ce dernier se trouvait en compagnie d'un autre voyou qui se faisait appeler Madouni. Les gangsters portaient sur eux deux lampes de poche, deux paires de cisailles et deux grands couteaux. Ibrahim Maïga les conduisit au commissariat et les garda au violon pour une vérification d'identité. Le lendemain, il les interrogea pour savoir ce qu'ils faisaient avec l’arsenal trouvé sur eux. Soutra ne tourna pas autour du pot. Il répondit au policier que c'était son matériel de travail. « Quel travail ? », interrogea le policier. La réponse du malfrat fut au bord de l’insolence. « Tu sais ce que je fais, répliqua Soutra. Je vole ».

Au cours de l'interrogatoire qui suivit cet aveu lâché avec arrogance, Abdoulaye Doumbia (tel est son vrai nom) avoua quelques-uns des forfaits au sujet desquels la police voulait des informations. Madouni admit être partie prenante dans quelques-uns, mais rejeta toute implication dans d'autres. Ces dénégations déplurent fortement à son chef et une chaude discussion s'engagea entre les deux voyous.

Exaspéré par la volonté de son compagnon de le mouiller au maximum, Madouni finit par crier "Même quand tu as tué Moussa Fofana, tu étais seul". Les policiers présents sursautèrent. Aucun d’entre eux ne s’attendait à une telle mise en accusation de Soutra. Ils firent répéter à Madouni ce qu'il venait de dire. Le malfrat fut très détaillé dans les explications qu’il donna. "Nous étions ensemble dans la nuit du 7 au 8 septembre, raconta-t-il, et nous passions devant le domicile de Moussa Fofana. Comme le mur d’enceinte n’était pas très haut et qu’une fenêtre donnait droit dans le salon, nous avons constaté que le propriétaire des lieux paraissait s’être profondément endormi dans un fauteuil. Il devait avoir sombré dans le sommeil sans s’en rendre compte, puisque le poste téléviseur était toujours allumé. Ce qui nous a immédiatement intéressé, c’était un téléphone portable de valeur posé à côté de lui. Nous avons escaladé le mur pour nous introduire dans la cour.

Soutra est entré, a débranché le téléphone qui était à la charge et l’a empoché. Nous sommes ressortis comme nous étions entrés, et nous préparions à sortir de la propriété quand mon compagnon s’est ravisé. Il m’a dit qu’il nous fallait revenir dans le salon, car il était possible d’y trouver d’autres objets de valeur. Moi, je me suis abstenu de le suivre, car je pensais qu’il ne fallait pas forcer notre chance, nous avions déjà un butin intéressant. Soutra est donc retourné seul et s’est mis à fouiller la pièce. Ce qui devait arriver est arrivé. Le maître de maison s’est réveillé en sursaut et s’est jeté sur mon compagnon. Moi, j'ai escaladé le mur et j’ai sauté dans la rue.

Collé contre le mur, mais n’osant pas me relever, je percevais distinctement les bruits de la bagarre. Apparemment, le maître de maison était le plus fort. C’était d’ailleurs pourquoi il n’appela pas à l’aide. Finalement, il a pris le dessus. Je crois qu’il cherchait un moyen pour donner l’alerte au quartier sans lâcher Week-end. J’ai entendu celui-ci supplier Fofana de ne pas le livrer à la vindicte des habitants. Pour amadouer le maître de maison, il lui proposa de lui rendre le téléphone qui était dans sa poche. Fofana a desserré son emprise et c’est ce qui a causé sa perte. Soutra a fait semblant de chercher le téléphone dans une de ses poches. Mais c’était son couteau qu’il a sorti pour porter plusieurs coups à Moussa Fofana ».

Après son forfait, Week-end escalada le mur à son tour pour disparaître dans la nature. Il ne retrouvera Madouni que le lendemain. Il lui raconta en détails comment il s'était tiré de ce mauvais pas.
La mine impassible, Soutra avait écouté sa dénonciation par son lieutenant. A la fin, il haussa les épaules. "Madouni dit vrai quand il vous relate ce qui s’est passé cette nuit là, indiqua le malfrat. Par contre, il ment quand il affirme qu'il n'était pas au courant de toutes mes affaires » Ces subtilités n’intéressaient plus trop les policiers. Ils avaient mis la main sur « leur » assassin. Et la famille Fofana pourrait désormais faire le deuil du défunt.

G. A. DICKO

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Vos commentaires
Posté par mamie, le 29 Nov 2007 17:35:16 GMT
Abas la peine de mort ! NE PRENEZ PAS MON MALI EN OTAGE
Répondre à < mamie >
Posté par henri, le 29 Nov 2007 16:50:58 GMT
Un pays avec plus de 90% de musulmans or la meilleure manière que cette
réligion a trouvée pour mettre les malfrats hors d'état de nuire, c'est
de les éliminer eux aussi par diverses formes (vindict populaire:
lapidation, expropriation de phalanges, etc. Qui peut vraiment mesurer
le niveau d'émoi et de haine qu'éprouveront les parents de feu Fofana
devant un projet "d'abolition de la peine de mort?
Répondre à < henri >
Posté par bahl, le 29 Nov 2007 15:44:08 GMT
On parle de l'abolition de la peine de mort, pourquoi ne pas tuer ce
dernier qui a volontairement tué son semblable dont l'âme est aussi
sacrée ? Bravo la police, vous avez bien fait votre travail. Que Dieu
nous protège !
Répondre à < bahl >
Posté par fofmalien, le 29 Nov 2007 13:59:32 GMT
a savoir aussi ke la plupart de ces voyous sont complices d'autres
voyous doivent les buter et ki le font jamais. Que Dieu protège chacune
et chacun et chaque individu doit avoir au moins une arme sur lui pour
se defendre. si on s'en tire ca sera de la legitime defense!
Répondre à < fofmalien >
Posté par Alopou, le 29 Nov 2007 10:48:13 GMT
Je sais pas si on est vraiment écouté, ce qui est sûr, Dieu nous entende
mais les autorités maliennes font la sourde oreille. C'est vrai,
pourquoi parler de l'abolition de la peine de mort (pour plaire à qui ou
à quoi), et voir des individus qui appliquent la mort pour vivre, pour
se sauver.... ?
Répondre à < Alopou >
Posté par foutanke, le 29 Nov 2007 09:21:48 GMT
patriee les parents de fofana ont le choix de demander ou pas la mort de
l'assassin ou demander le prix du sang.

Réponse de < patriee > à < foutanke >, le 29 Nov 2007 09:55:33 GMT
Je sais foukanke, mais je demande ton avis sur l'abolition de la peine à coté d'un tel crime sans remord surtout
Répondre à < patriee >

Posté par patriee, le 29 Nov 2007 08:15:28 GMT
Voila, je pose la question aux partisants de l'abolition de la peine de
mort, Cet homme sans remord a droit à la vie aussi ? Encore mieux si
c'était votre enfant ou votre père, quel serait votre jugement ?

Réponse de < nar > à < patriee >, le 29 Nov 2007 10:10:42 GMT
Est c k la peine de mort a été déja appliquée ici o Mali. Les voleurs é les assassins retrouvent leur liberté comme s'ils n'ont jamais rien fé.
Répondre à < nar >

Posté par dios, le 29 Nov 2007 08:12:06 GMT
dieu merci pour avoir permi à la verité de triompher ces bandits doivent
etre cuitent à 100°
Répondre à < dios >
Posté par Diediecha, le 29 Nov 2007 05:13:06 GMT
Incroyable mais vrai

Crise au Nord-Mali : Pourquoi ATT n’a pas ramené d’otages

La rébellion touarègue
Crise au Nord-Mali : Pourquoi ATT n’a pas ramené d’otages
Aurore, 29/11/2007 E-mail Imprimer

La problématique des otages de Bahanga – Fagaga taraude aussi bien à Bamako que dans le reste du Mali, depuis que le chef de l’État malien est revenu pratiquement bredouille de son séjour algérien. Aussi les inquiétudes sont-elles d’autant justifiées que la diplomatie malienne s’en est tirée avec une déconvenue qui rend plus pessimiste qu’elle ne rassure, quant au sort de compatriotes retenus de nombreux mois déjà.

Parti au pays de Abdel Aziz Bouteflika pour faire d’une pierre plusieurs coups, Amadou Toumani Touré, connu pourtant pour son habileté dans les éclats diplomatiques, aura manifestement plus réussi dans l’accessoire que dans l’essentiel. Sa récente visite en Algérie voisine vient en effet d’arracher l’une des dernières pousses d’espoir chez les Maliens désireux d’accueillir sauf le restant des compatriotes - et non moins symboles de l’État – malmenés depuis plusieurs mois par l’infernale entente Bahanga – Fagaga. La trentaine de malheureux otages n’étaient peut-être pas la motivation la plus apparente du séjour de Amadou Toumani Touré. À en juger par les sources officielles, il était surtout question d’une re-normalisation des relations de plus en plus glaciales entre le Mali et l’Algérie, deux pays qui avaient jadis cheminé sur la scène diplomatique comme deux larrons en foire. Le passage du président ATT devait ainsi déboucher sur une confirmation voire un renouvellement de la kyrielle d’engagements réciproques et de mutuelles promesses dans des domaines variés : de la sécurité à la coopération culturelle en passant par l’exploitation minière, entre autres. Mais normalisation implique logiquement relâchement, un phénomène auquel nombre d’observateurs imputent la résurgence de insécurité au septentrion, curieusement moins coûteuse pour le puissant protagoniste que pour le Mali qui en fait les frais par des atteintes à répétition aux symboles de la République, le minage des zones, les massacres humains suivis de prises d’otages, etc.

En tout état de cause, la libération des militaires maliens, sans être le dessein le plus perceptible de la visite présidentielle en Algérie, n’était visiblement pas une mineure préoccupation des hautes autorités maliennes. Pourquoi ATT est revenu d’Alger avec le désir inassouvi d’en soulever la coupe diplomatique ? Les supputations vont bon train sur la question. Selon des rumeurs de plus en plus persistantes et les moins invraisemblables, la trentaine d’otages ne se trouvaient ni en territoire malien ni en Algérie pendant le séjour de ATT. Ils seraient, selon les mêmes sources, entre les mains d’un groupe de rebelles pris en embuscade et encerclés par l’armée nigérienne. D’autres explications non moins vraisemblables font attribuent l’ajournement de la remise des otages à une volte-face du pays hôte, l’Algérie en l’occurrence, qui se serait finalement ravisée de les remettre pour ne pas avoir à confirmer des présomptions de complicité dans la crise au Nord-Mali. Quoi qu’il en soit, pour avoir raté cette occasion de s’illustrer et de redorer son image, la diplomatie malienne a pris un coup d’autant plus sérieux qu’elle perd en confiance et en notoriété auprès de bénéficiaires taraudés par l’amer paradoxe ci-après : le pays qui a fait des merveilles dans la libération d’otages étrangers se montre étonnement inapte quand il s’agit de ses propres citoyens.

A Keïta


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Lutte contre la corruption : Pourquoi la justice ne suit pas ATT

Corruption (Lutte contre la)
Lutte contre la corruption : Pourquoi la justice ne suit pas ATT
Nouvel Horizon, 29/11/2007 Commentaires [ 11 ] E-mail Imprimer

Le phénomène de la corruption n’est pas l’apanage d’une seule société ou d’un seul Etat, qu’il soit ancien ou moderne. Il n’existe pas non plus un modèle unique de lutte contre ledit fléau. Au Mali, la corruption touche tous les secteurs d’activité socio-professionnelle et politique. De l’indépendance en 1960 jusqu’à ce jour, toutes les autorités politiques qui se sont succédées au pouvoir ont été confrontées au phénomène. Chacune, en ce qui la concerne, a lutté contre le fléau mais avec des fortunes diverses.



LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION SOUS MODIBO



Compte tenu de notre âge, nous n’en savons pas beaucoup sur le règne de Modibo Keïta, premier Président du Mali indépendant qui a dirigé de 1960 à 1968. Mais à travers les témoignages et les dit-on, nous pouvons affirmer que Modibo Keïta a remporté un succès éclatant. Cela est peut être dû à la nature de son régime qui était socialiste. En tout état de cause, Modibo Keïta a réussi à jeter les bases d’une économie prospère. Il a inculqué dans la tête des Maliens certaines valeurs telles “la mort plutôt que la honte”, “l’ennemi, qu’il soit au dedans ou au dehors doit être combattu avec la dernière énergie”. Ces vertus sont aujourd’hui chantées dans les louanges par les griots et les traditionalistes.



LE KOKADJE SOUS MOUSSA



C’est sous le règne de Moussa Traoré qui succéda à Modibo Keïta de 1968 à 1991 que la corruption fut vulgarisée au Mali. Cela est peut être aussi dû à la nature du régime. Du régime socialiste sous Modibo, le Mali passe dans les girons du capitalistes sous Moussa. Or, la corruption est le sel du capitalisme. La séparation des pouvoirs en exécutif, législatif et judiciaire était de façade, surtout vers la fin du règne caractérisé par le non paiement des salaires. Dans cette situation, les fonctionnaires sont devenus des hommes d’affaires et les hommes d’affaires des fonctionnaires. Ce fut le laisser-aller et le laisser-faire. C’est dans cette confusion que la démocratie multipartite arrive.



ALPHA ET LA CROISADE CONTRE LA CORRUPTION



Sous le règne du président Alpha Oumar Konaré de 1992 à 2002, la lutte contre la corruption est devenue le thème central de tous les débats politiques et économiques. Elle est même devenue un effet du mode. Mais la caractéristique fondamentale sous Alpha est que nous avons assisté à une séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

En plus du service de contrôle général de l’Etat qui a existé pendant la Transition, Alpha Oumar Konaré créa la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA). Vers la fin de son règne, Alpha intensifia sa croisade. Plusieurs hauts cadres de l’Etat furent arrêtés et emprisonnés. Alpha a mené sa croisade contre la corruption avec tambour et trompette.



POURQUOI LA JUSTICE NE SUIT PAS ATT



En instituant le Bureau du Vérificateur Général dont les missions renforcent celles des structures existantes, en la matière, ATT a voulu affirmer sa détermination dans la lutte contre la corruption. Six ans après Alpha Oumar Konaré, le constat est amer dans la lutte contre la corruption. Et pourtant, annuellement, les structures de contrôle et de vérification telles la CASCA, le Bureau de Vérificateur Général, les inspections des services publics, la section des comptes de la Cour Suprême, les différents pôles économiques auprès des tribunaux fournissent plusieurs rapports accablants.



Le président de la République, le Général Amadou Toumani Touré, lors de la rentrée des Cours et Tribunaux a affirmé qu’il a reçu de 2002 à 2007 plus de 722 rapports de contrôle de gestion et de vérification. Parmi ces rapports, plus de 124 ont été transmis aux autorités judiciaires pour des éventuelles poursuites. “C’est la justice qui ne me suit pas. Au début de ma croisade contre la corruption, un membre de la famille judicaire me disait : M. le président tout ce que vous faites est bon mais si la justice ne suit pas, tous nos efforts sont voués à l’échec.



Les délinquants financiers sont en complicité avec les juges et les avocats. Ils prennent un bon juge et un avocat qui trouvent toujours des moyens pour les blanchir. Jusque-là, on a pris que de menus fretins, les gros poissons arrivent toujours à s’échapper.


En tout cas, il y a une chose que je n’arrive pas à digérer jusque-là, c’est le cas de l’actuelle Cour d’Appel de Bamako. C’est moi même qui ai posé la première pierre de cette cour, quelques temps après, il y a un citoyen qui est allé construire sur la pierre que j’ai posée. Il a porté plainte contre l’Etat, et l’Etat a été jugé et condamné par des juges de l’Etat.



Je n’ai jamais digéré cela. Nous avons payé à cet individu 200 millions de F CFA. Il faut que la justice me suive dans la croisade contre la corruption”, a conclu le président ATT.

Daba Balla KEITA
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Vos commentaires
Posté par kuntakinte, le 29 Nov 2007 19:53:55 GMT
hmm
Répondre à < kuntakinte >
Posté par mass67, le 29 Nov 2007 18:04:28 GMT
la corruption au MALI haha!!!!!!!!!! ne vous tropez pas de cible evaluer
d'abord les biens de notre honorable ATT et ceux de ces ministres ils
sont plus nantis que le president français et ses ministres mais une
chose est sure qu'ils sachent qu'ils sabrevent du sang de leurs freres
et soeurs et que dieu voit tout et connait tout s'ils sont des vrais
musulmans qu'ils reflechissent un peu tous les procès tentés contre ces
honorables riches sont voués a l'echec!!!!!!!!!qu'on se remet a dieu pas
plus
Répondre à < mass67 >
Posté par GANDHI, le 29 Nov 2007 17:09:49 GMT
Il est impossible d'arreter la corruption dans un pays ou l'Etat fait
senblant de payer les fonctionnaires et ceux-ci font senblant de
travailler.

Réponse de < dama > à < GANDHI >, le 29 Nov 2007 17:19:54 GMT
C'a c'est vrai, il faut reconnaitre que les fonctionnaires travaillent moins (2 heures par jour maxi ) que les agents du prive
Répondre à < dama >

Posté par lefeu, le 29 Nov 2007 15:19:51 GMT
"La corruption est le sel du capitalisme" ca c au mali. Les pays
beaucoup plus capitaliste tels ke Singapore, le Japon, la Coree du Sud,
les USA ne connaissent pas le niveau de corruption du Mali. Chercher
ailleurs les racines du mal. Dans le systeme socialiste le gouvernement
est omnipresent dans toutes les activites economiques, et comme les
fonctionnaires ont un bas salaire ki est fixe ils sont tentes de
demander des ristournes pour faire avancer les choses c le fond du mal.
socialisme=gouvernement se mele de tout = corruption surtout kand les
fonctionnaies sont fauches
Répondre à < lefeu >
Posté par jeff, le 29 Nov 2007 14:36:15 GMT
La justice et "les juges de l'Etat" ne sont pas là pour donner raison à
l'Etat contre les citoyens,si l'Etat est en faute,il faut bien qu'on le
dise.Mefiez-vous de parler de sujets que vous ne maitrisez pas!Et puis
les rapports des controleurs ne sont pas des verités absolues là!pour la
plupart ce sont des rapports bidons que la justice ne peut pas
exploiter!
Répondre à < jeff >
Posté par Tienfo, le 29 Nov 2007 14:28:27 GMT
Parcque qu'ATT n'a pas demandé à la justice de lui suivre. Vous voulez
jeter les poudres dans les yeux de qui ? Attention nous sommes
suffisament au courrant de ce qui passe la bas. Ce n'est le folklore
qu'on organise lors des rentrées judiciaire qu'on veut nous faire croire
que le Président veut bien lutter contre la corruption non. Mais s'il
veut réellement qu'il laisse les juges mettrent en application le
rapport du VGAL et ne pas recommander aux juges qui prendre ou qui
laisser là on verra.
Répondre à < Tienfo >
Posté par A malian citizen, le 29 Nov 2007 14:18:50 GMT
Nul ne devrait etre au dessus de la loi, justice!
Répondre à < A malian citizen >
Posté par it, le 29 Nov 2007 12:43:55 GMT
M. le Président, si vous ne prenez pas vos respensabilités en frappant
fort, en punissant les coupables, les fossoyeurs de la République, vous
devenez leur complice. L'impunité risque de détruire notre pays. Dans
l'hymne national du Mali, il est dit quelque part " si l'énnemie
découvre son front , au dedant ou au dehors.... nous sommes resolus de
mourir ". sous la première République et même sous la second, nous
sentions un ETAT fort qui faisait notre fierté. Restaurez cet ETAT fort
M. le Président. Nous avons besoin des responsables engagés pour la
prospérité de notre cher MALI
Répondre à < it >
Posté par Alopou, le 29 Nov 2007 11:46:52 GMT
Quand le juge à + de 50 millions sur les 200 millions, l'avocat a
sensiblement le même montant, ce serait tjrs comme ça. Pourtant le juge
a un salaire garanti par l'Etat. Puisque ce salaire ne permet pas de
contruire, d'acheter une voiture de classe, et servir les extras, donc
il faut mettre davantage l'Etat à genou pour satisfaire ces visées. Et
dire qu'avant Dieu, c'est le juge qui doit prononcer le droit. Et le
droit de l'Etat et des individus est remis en cause à côté de
l'arnaqueur qui ne perd rien en mettant en jeu même la totalité des
gains d'un procès. Qui est le fossoyeur des deniers publics, ceux-là
mêmes qui ont la "confiance" de l'Etat et tout le peuple. Pauvre Mali.
ATT est très fort, il a dit tout ça dans son ironie qui le caractérise :
un bon avocat et un bon juge, tu gagnes le "procès"...........

Réponse de < malidenya > à < Alopou >, le 29 Nov 2007 18:37:16 GMT
merci à tous mes frères patriotes qui adorent ce pays là... À mon avis le problème se situe au niveau de l'INTÉGRITÉ ET L'HONNETÉTÉ,. L'homme malien moderne, a perdu ces valeurs. l'intégrité ne s'achete pas mais c'est une lumière déposée en nous.
Répondre à < malidenya >

Justice : Me Kassoum Tapo accusé de vol avec effraction

Justice
Justice : Me Kassoum Tapo accusé de vol avec effraction
Le Républicain, 29/11/2007 Commentaires [ 24 ] E-mail Imprimer

Le célèbre avocat Me Kassoum Tapo et non moins cinquième vice-président de l’Assemblée Nationale est sous le coup d’accusation de vol avec effraction. La Cour d’Appel de Bamako vient de l’envoyer, avec son complice Ibrahima Dibo, devant les assises.

Un arrêt de la Cour d’appel de Bama-ko vient de renvoyer le lundi dernier Me Kassoum Tapo et son client Ibrahima Dibo devant la Cour d’assises dans l’affaire qui les oppose au groupement d’entreprises Sinco SPA /ENT-TP/ED depuis trois ans. Mais que s’est il passé pour que l’honorable député Me Kassoum Tapo, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats, se retrouve dans cette ga-lère? Les faits qui sont reprochés aux deux accusés remontrent à un certain samedi 16 octobre 2004. Ce jour aux environs de 10 heures, l’entrepreneur Ibrahima Dibo et son avocat Me Kassoum Tapo se sont rendus au siège du Groupement à point «A» en se faisant accompagner par le commandant de la brigade territoriale de gendarmerie de Markala. Là, ils ont fracturé les portes des trois magasins du groupement pour y extraire divers matériels (pneumatiques neufs des véhicules gros porteurs, cartons d’huile moteur…) qu’ils ont emportés à Bamako.

Informé, le représentant du groupement Matar Boye a alerté ses supérieurs qui ont porté plainte.

En effet, l’affaire ressemble à un ménage à trois qui aurait mal tourné. Les trois entreprises, Sinco SPA la sénégalaise, ENT-TP la Togolaise et ED Entreprise Dibo la malienne ont bénéficié du ministère de l’Equipement et des transports du marché de la réhabilitation de la route Markala - Niono. Chaque entreprise devait mettre un certain nombre d’engins, véhicules et matériels à la disposition du Groupement. L’ordre de participation était de 40 % pour Sinco SPA, 40 % pour ENT-TP et 20 % pour ED de l’entrepreneur Ibrahima Dibo. Cependant seules les entreprises sénégalaise et togolaise auraient acheminé des engins lourds et matériels de Dakar et Lomé contrairement à ED qui n’en a fourni aucun.

Amadou Agne de Sinco a été nommé le 8 mai 2001 mandataire commun du Groupement. Pour des raisons de commodités liées à sa domiciliation au Mali, Ibrahima Dibo a été nommé mandataire délégué pour exécuter les missions. Mais le 11 février 2003 en cours d’exécution du marché, il dénonce son mandat en démissionnant de son poste de mandataire délégué. Le 7 juin 2003, le ministère de l’Equi-pement résilie le marché, ce qui provoqua une cascade de revendications de la part des créanciers communs du Groupement qui devait à Shell Mali, l’INPS, Sanké transport, les transporteurs de gravier et de sable plus de cinq cent millions de F Cfa.

Ibrahima Dibo aurait refusé de payer sa quote part au motif que le retard accusé dans l’acheminement des engins et véhicules sur le chantier serait la cause de la résiliation du marché. Nonobstant cela, et à l’insu de ses partenaires, il aurait transigé pour un montant de 91 millions de F Cfa des frais et droits douaniers des véhicules et engins du groupement pour les garder par devers lui alors qu’il n’était plus mandataire délégué (cet aspect du dossier dans lequel l’Etat malien perd l’équivalent de 196 millions de F CFA de droits de douanes éludés est toujours en jugement).

Constats d’huissier

Comment Me Kassoum Tapo s’est retrouvé aux assises ? C’est devant le tribunal correctionnel de Markala que l’avocat d’Ibrahima Dibo a soulevé une exception d’incompétence. «… Me Kassoum Tapo pour la défense de son client a soulevé l’exception d’incompétence du tribunal correctionnel de Markala au motif que la plainte a été dirigée contre lui et son client ; et que les faits relatés sont criminels eu égard aux articles visés par les conseils de la partie civile ;… », précise le jugement du 27 décembre 2005 du tribunal de Markala.

Autrement dit pour sortir son client d’affaire, Me Tapo aurait affirmé que lui-même fait partie de l’accusation vol avec effraction qui est considéré comme un crime et relève du code pénal. En effet, le constat établi le 19 octobre 2004 par l’huissier de justice Me Bouram Sidibé requis par le tribunal de Markala est clair : « les deux premiers (Me Kassoum Tapo et Ibrahima, Ndlr) ont effectivement forcé l’ouverture des portes des 3 magasins susvisés ne contenant d’ailleurs aucun matériel de l’entreprise Dibo. Précisons toutefois, que sur les 3 magasins saccagés, un appartient à l’ENT-TP, un second à Sinco et un troisième au groupement d’entreprises Sinco et ENT-TP (…) Dibo n’était accompagné d’aucun huissier de justice en la circonstance », souligne le procès verbal de l’huissier.

Comme le souhaitait Me Kassoum Tapo, le tribunal correctionnel de Markala s’est déclaré incompétent. L’affaire s’est retrouvée devant la Cour d’appel de Bamako suite à l’appel interjeté par le Procureur général. Cette dernière vient de renvoyer les deux parties devant la Cour d’assises. Mais qu’est-ce qui a poussé l’honorable dépu-té Me Kassoum Tapo à choisir cette voie ? Est-il sûr de son impunité ?

Est-il convaincu que l’Assemblée nationale ne lèverait point son immunité parlementaire pour qu’il soit justiciable ? Autant de questions que nous avons voulu lui poser.Joint par téléphone avant-hier, Me Tapo a promis de nous rappeler.

Il ne le fera pas. Et hier, nous avons tenté en vain de le joindre : il ne décroche pas son téléphone.

Fousséni Traoré
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Vos commentaires
24 réactions > 1 2 3
Posté par dkeita, le 29 Nov 2007 18:02:50 GMT
Mes amis laisser les journalistes nous informer. Il faut comprendre le
système. Si Maitre Tapo, je dis bien si Maître Tapo se rend dans la dite
entreprise avec des gendarmes sans mandat de la justice , c'est
effectivement une effraction au niveau de la loi. Les entreprises
internationales connaissent leur droits ils payent aussi des avocats
pour cela. Donc lisez entre les lignes avant de juger. Donc laisser
faire la justice, et s'il a agit de la sorte, il est avocat il sait
qu'il n'est pas avec la loi. Donc ce acte peut être assimilé à une
intimidation pure et simple.
Répondre à < dkeita >
Posté par diawarachina, le 29 Nov 2007 14:52:42 GMT
que ce que vous savez sur mettre tapo , nous le lecteurs rien .ne vous
acharner pas sur le pauvre journaliste au mali tout le monde se permet
tout .mettre tapo on piller se pays au detriment de leurs poches ,ils
ont les poches tellement plaines qu'ils envoient leurs femmes ici en
chine soulever des containeurs histoire de blanchire leurs argent sales
en faissant des affaires ,,,,,,,,,la suite
Répondre à < diawarachina >
Posté par A malian citizen, le 29 Nov 2007 14:21:24 GMT
On ne sais jamais!
Répondre à < A malian citizen >
Posté par jeff, le 29 Nov 2007 14:15:13 GMT
Eh oui!meme des idiots peuvent etre journalistes au Mali!Un
avocat,ancien batonnier,ancien president de la Commission
electorale,deux fois deputé,quasi milliardaire, qui se fait "accompagner
du C.B d'une gendarmerie"pour aller voler des pneus et de l'huile moteur
à Markala! RESPECTER AU MOINS VOS LECTEURS!

Réponse de < POUCKICHNA > à < jeff >, le 29 Nov 2007 19:26:45 GMT
ton commentaire est trop DROLE!!!!!!!!!!!!!
Répondre à < POUCKICHNA >

Posté par Alfa, le 29 Nov 2007 13:21:05 GMT
vous avez le droit de jouer votre role de journal de l'opposition, mais
de grace arretez de prendre vos lecteur pour des cons ou des imbeciles.
Vous savez tres bien que ce genre de titre n'a d'autre dessein que de
faire vendre votre journal (tiebile ne vous paye-t-il pas assez?????) ou
de tentez d'humilier maitre tapo. Comme l'a dit l'autre pensez-vous que
qqn qui vient voler par effraction ou par tout autre moyen se ferait
accompagner de la gendarmerie?
Répondre à < Alfa >
Posté par SP, le 29 Nov 2007 13:19:20 GMT
En effet Gouverneur7, mieux vaut attendre la version de Me Tapo. Car
vous savez tous comme moi que Me Tapo est un des grands symboles de la
justice au Mali, et qu'il est trop instruit pour se livrer à de tels
actes qui ne ferons baffouer sa majestieuse réputation...Je suis très
impatiens de voir la suite de cette affaire.
Répondre à < SP >
Posté par gass, le 29 Nov 2007 13:09:47 GMT
que justice soit faite cela metone de la par d1 elue du peuple
Répondre à < gass >
Posté par ben, le 29 Nov 2007 13:06:12 GMT
Avant-hier et hier il y a avait des gros titres sur l'honoble MARIKO et
aujourd'hui c'est l'honorable TAPO et demain à qui le tour?
Répondre à < ben >
Posté par vetou, le 29 Nov 2007 13:04:52 GMT
ou bien vous n'avez rien à dire, ou vous nous prennez pour des idiots.
Ne savez vous pas qu'on ne peut pas envoyer un député devant les
tribunaux avec son huminité?Quand un avocat se fait accompagner de la
gendarmerie, dans le cadre de son travail, pensez vous qu'il a envie de
voler.Notre prèsse nous laisse sur notre faim.
Répondre à < vetou >
Posté par Gouverneur7, le 29 Nov 2007 12:52:39 GMT
Dans ce pays, nous sommes presque devenus des adeptes de la va vite.
S'il vous plaît pas de précipitation. Maître Tapo ne s'est pas encore
exprimé sur le sujet, mais un tel acte de sa part m'étonnerai très
fortement...
Répondre à < Gouverneur7 >

Financement public des partis politiques : Les nouveaux milliardaires

Politique
Financement public des partis politiques : Les nouveaux milliardaires
L'Aube, 29/11/2007 Commentaires [ 10 ] E-mail Imprimer

Entre 2002 et 2006, soit sur une période de 5 ans, l’Etat malien a distribué aux partis politiques, dans le cadre du financement public, un montant de près de 4 milliards de FCFA, plus précisément 3 954 768 832 FCFA. Cette année, il s’apprête à débloquer 1,106 milliard de FCFA.

C'est la loi du 07 juillet 2000 portant Charte des partis politiques qui a institué un système de financement public des activités des partis politiques. Le montant annuel de l'aide publique représente 0,25% des recettes fiscales. La loi de 2000 divise ce montant en trois parts réparties entre les partis politiques de la façon suivante:

20% des crédits sont destinés à financer l'ensemble des partis qui sont éligibles;

40% sont répartis entre les partis politiques représentés à l'Assemblée nationale en fonction du nombre de députés obtenus le jour du scrutin;

40% sont destinés aux partis politiques au prorata des conseillers communaux obtenus le jour du scrutin.

Mais cette répartition a été modifiée par la loi du 18 août 2005 portant nouvelle Charte des partis. Le montant est divisé en quatre fractions au lieu de trois :

15% aux partis ayant participé aux dernières élections générales législatives ou communales ; 40% aux partis proportionnellement au nombre de leurs députés ;

35% aux partis proportionnellement au nombre de leurs conseillers communaux ;

et 10% aux partis proportionnellement au nombre de femmes élues à raison de 5% pour les députés et autant pour les conseillères communales. Précision importante : le nombre de députés et de conseillers communaux à prendre en compte pour chaque parti est celui obtenu lors du dernier renouvellement général, sous réserve des cas de réajustements consécutifs à des élections partielles. Ce qui signifie que les élus, qui migrent, ne peuvent pas emporter avec eux leur quote-part.



QUI EST BENEFICIAIRE ?

Pour pouvoir bénéficier du financement public, un parti politique doit remplir un certain nombre de conditions parmi lesquelles la tenue régulière des instances statutaires, la disposition d'un siège national différent d'un domicile, la possession d'un compte bancaire, la justification de la provenance des ressources financières et de leur utilisation, la présentation des comptes annuels à la Cour suprême au plus tard le 31 mars de chaque année.

C’est la Délégation générale aux élections (Dge) qui est chargée de la répartition de l'aide publique aux partis politiques bénéficiaires. Elle le fait sur la base du rapport de vérification de la section des comptes de la Cour suprême qui doit lui parvenir, en principe, avant le 31 décembre.

Cependant, il est arrivé que, pour des cas de force majeure, la Dge distribue les fonds avant de recevoir le rapport de la Cour suprême ou tout simplement d’accorder une aide exceptionnelle à tous les partis légalement créés, même ceux qui ne remplissent aucun critère. Ces cas interviennent très souvent sur dérogation du chef de l’Etat.


L’ADEMA, MILLIARDAIRE

Depuis 2002, l’Etat malien a versé environ 4 milliards de Fcfa aux partis politiques dans le cadre du financement de leurs activités. Une première lecture des données montre qu’au fil des ans, le montant de l’aide croît, avec un pic l’année dernière où 45 partis s’étaient partagés le pactole de 1,005 milliard de Fcfa, réparti entre l’Adema avec 315,3 millions de Fcfa devant le Rpm, l'Urd et le Cnid qui avaient perçu respectivement 238 millions, 74,4 millions et 62,3 millions de FCFA. Le Parena venait ensuite avec environ 33 millions de Fcfa.

Même le Pdd, le Rjp, l'Upd, le Pe, le Pecsam, le Pmps, l'Ufdp, le Pda, l'Unpr, le Prdt, le Cndr, le Pds, l'Ades, le Cd, le Mdd, le Pei, le Madi et le Pari, qui ne disposaient ni de députés, ni de conseillers communaux, ont reçu chacun 3,2 millions de Fcfa, à titre exceptionnel. Le plus petit montant, au cours de la période qui nous intéresse, a été accordé en 2002, soit 546 millions de Fcfa contre 693,9 millions en 2003, 803,9 millions en 2004 et 905,3 millions en 2005.

Au total, ce sont 106 partis politiques qui ont bénéficié du financement public depuis 2002.

Le Parti africain pour la solidarité et la justice est le seul milliardaire du lot, avec un appétit constamment aiguisé d’année en année, malgré les dissensions et les scissions. Sur les 4 milliards, l’Adema a, à lui seul, enlevé 1,4 milliard de Fcfa, plus précisément 1 411 442 991 Fcfa. En 2002, le parti de l’Abeille avait engrangé environ 225 millions, puis 284 millions en 2003 et 333 millions en 2004. En 2005, le gain a chuté à 253,6 millions de Fcfa, mais c’était pour mieux sauter l’année suivante avec le pactole que vous savez. Combien tirera Dioncounda Traoré du 1,106 milliard de 2007. Certainement un record, avec le nombre impressionnant d’élus politiques dans la ruche et surtout le nombre insuffisant de partis qui ont déposé de demande cette année ; environ une cinquantaine, selon les responsables de la Dge.

Le RPM vient en deuxième position, avec moins de la moitié des gains de l’Adema. Le parti de Ibrahim Boubacar Kéita a amassé une fortune de 673 461 223 Fcfa entre 2002 et 2006. Le plus gros montant a été perçu par les tisserands en 2006 (238 millions) contre seulement 73 millions en 2002. Après l’avoir frôlée en 2003 (93,77 millions), le parti du tisserand a dépassé la barre des 100 millions en 2004, avec 108 millions, montant porté à 160 millions en 2005.

Le CNID de Me Mountaga Tall vient de très, très loin derrière le RPM, avec 196 576 641 Fcfa répartis comme suit : 227 millions en 2002, 289 millions en 2003, 334 millions en 2004, 490,8 millions en 2005 et 623,9 millions en 2006.

Avec 137 443 963 Fcfa, l’URD, qui est entré dans la danse en 2004, ferme le quinté de tête, derrière le Parena qui totalise 172 218 515 FCFA dont 296,5 millions en 2002, 369,5 millions en 2003, 437 millions en 2004, 283 millions en 2005 et 335,7 millions en 2006.

Viennent ensuite l’Udd (97 millions), le MPR (90 millions), la Cds Mogotigiya (88 millions), le BDIA Faso Jigui (81,7 millions) et le parti Sadi (76 millions). L’Us Rda a bénéficié de 74 millions de Fcfa ; le Rnd, avec 60,5 millions de Fcfa, boucle le cercle des partis qui dépassent la barre des 50 millions.

Trente sept partis sont au dessous du million ; ils ont bénéficié, chacun, du montant minimum de 879 791 Fcfa.

Sékou Tamboura


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Vos commentaires
Posté par Tienfo, le 29 Nov 2007 16:56:51 GMT
l'experience à montré qu'il faut arrêter avec ce gachis des ressorces de
l'Etat. ce financement n'est pas visible en terme de résultat pour les
partis. seulement ça va à autre chose
Répondre à < Tienfo >
Posté par katy, le 29 Nov 2007 16:06:40 GMT
Dans tout ça à part l'ADEMA qui sont les nouveaux milliardaires ?
Journalistes soyez honnêtes dans vos articles. C'est vrai qu'on vous
apprend à l'école de journalisme de faire des titres qui attirent le
lecteur mais il ne faut pas exagéré sinon vous devenez des journaux à
sensation peut crédible et dont les titres à sensation feront fuir. Car
en lisant l'article rien de ce qui est annoncé dans le titre n'existe.
Les lecteurs ont quand même un peu de jugeotte. Il faut les respecter.
Répondre à < katy >
Posté par bamana1, le 29 Nov 2007 15:13:26 GMT
le financement des partis politiques est bien si cela se passait dans le
cadre de la construction du pays .je le condamne aujourdh'hui parce que
ces montant sont utilisés pour d'autres fin,donc il arrêtter ça sinon le
nombre des parti vont grimper encore.
Répondre à < bamana1 >
Posté par tiez, le 29 Nov 2007 13:52:21 GMT
Nous ne somme pas d Avis avec ces nombreus soit disant partis politiques
qui ne cherchent qu a s empocher de nos fonds Vraiment il est temps de
voir la constitution pour les partis politique surtout sur le Nombre
debordents. Certains ne fugurants meme pas sur les Listings au niveau
de la Cours Constitutionnelle. De Grace ATT ne Jette pas Nos Fortune par
La Fenetre du NEANT. ** SABALI** ** A Ke ALLA KAMA** **DELI LY DE DO ***
Répondre à < tiez >
Posté par Tagoutala, le 29 Nov 2007 12:50:46 GMT
Il parait impérieux pour les Maliens d'apporter des amendements à
certains de nos textes pour en finir avec de tels gâchis et orienter
nos ressources vers d'autres secteurs plus profitables à l'ensemble de
la Nation malienne.
Répondre à < Tagoutala >
Posté par it, le 29 Nov 2007 12:11:34 GMT
Il faut vraiment arreter de financer les partis qui ne remplissent pas
les conditions. M. le Président, vous etes garant du respect des lois et
reglements, nous serons derrière vous si vous les appliquez. C'estr pour
cela que vous avez été élu. Ces sommes importantes auraient pu servir à
payer les primes des enseignants qui font un travail remarquable pour la
société malienne et qui éduquent "tes AMIS les ENFANTS". Ces nombreux
partis deviennent des sangsues pour notre nation, pour notre peuple; ce
peuple qui souffre tant à cause de l'inconscience, de l'insousciance et
du manque de patriotisme de ses dirigeants
Répondre à < it >
Posté par Bharouba, le 29 Nov 2007 10:12:22 GMT
Oui au financement des partis politiques, Non et non au gaspillage des
ressources publiques. Ce qui ce fait au Mali est simplement du
gaspillage. De la délinquence au col blanc. Des partis qui n'exitent que
de nom et incapables de mobilisés. Il faut arreter tout ça, c'est trop.
Le Mali ne doit avoir plus de 3 partis.
Répondre à < Bharouba >
Posté par nana mouye, le 29 Nov 2007 09:28:12 GMT
pauvre Mali, prendre l'argent du contribuable et le partager entre des
partis qui n'existent très souvent que de nom, et qui n'apporte rien de
positif au pays. à part ces moments de partage, personne ne les entend.

Réponse de < darolefroux > à < guide >, le 29 Nov 2007 11:07:46 GMT
tout à fait d'accord avec nana mouye !
Répondre à < darolefroux >
Réponse de < guide > à < nana mouye >, le 29 Nov 2007 10:35:40 GMT
Merci

Sammy Traoré : Un grand défenseur ignoré par Jodar

Sports
Sammy Traoré : Un grand défenseur ignoré par Jodar
Les Echos, 29/11/2007 Commentaires [ 11 ] E-mail Imprimer

Les deux dernières sorties des Aigles ont suscité des inquiétudes chez leurs fans quant à la capacité de nos défenseurs à tenir la dragée haute face aux Didier Drogba, Aruna Dindané, John Utaka… Sans minorer le talent des autres, c’est l’alternative Sammy Traoré, qui est sur toutes les lèvres.

Après leur sursaut d’orgueil inespéré le 12 octobre dernier à Lomé face aux Eperviers du Togo, les Aigles avaient regagné la confiance du public sportif et des observateurs avertis du football africain. D’aucuns n’hésitaient plus à espérer un sacre continental à l’issue de la Coupe d’Afrique des nations Ghana-2008.

Cependant, cette euphorie fut de courte durée. Le stage parisien, sanctionné par deux matches amicaux perdus sur un score identique de 3 à 2 face au Sénégal et à l’Algérie a permis aux uns et aux autres de « revenir sur terre ». En effet, le bilan est alarmant : 6 buts encaissés en 2 rencontres avec une « défense à vau-l’eau » pour citer un confrère.

Ces tests ont une fois de plus prouvé la nécessité d’injecter du sang neuf dans la défense des poulains de Jean-François Jodar. A cette fin, l’option Sammy Traoré paraît utile, voire incontournable, vu ses performances actuelles avec son club de l’AJ Auxerre (L1 France) et son expérience.

Agé de 31 ans, le natif de Créteil (France) brille de milles feux avec le club bourguignon qui l’a prêté avec le Paris Saint-Germain (L1 France). Ses prestations lui ont valu l’estime et la considération de ses dirigeants et des supporters de l’Abbé Deschamps (stade de L’AJ Auxerre). « C’est un bon joueur dont je voulais m’attacher les services depuis longtemps. Maintenant que j’ai eu l’occasion de le faire, je n’ai aucunement douté », commente Jean Fernandez, son entraîneur.

L’ex-joueur de l’OGC Nice a donné raison à son coach puisqu’il a permis à son équipe de retrouver la stabilité défensive et de quitter la zone rouge. « Sammy Traoré revêt les habits de sauveur providentiel en Bourgogne. Rassurant en défense, déjà bien intégré dans le dispositif mis en place par Jean Fernandez, l’ancien Parisien a retrouvé son second souffle au sein de l’AJA et le club encaisse moins de but », souligne un confrère français.

Même s’il est loin d’être un renard des surfaces, Sammy se mue souvent en buteur grâce à son jeu de tête très redouté dans le championnat français. Un atout que Jodar pourrait exploiter surtout que selon lui-même, « les Aigles obtiennent beaucoup de coups de pied arrêtés sans pouvoir les transformer en buts ».

Sur le plan humain, Sammy est aussi bien apprécié. « Il s'est toujours bien comporté, c'est d'ailleurs quelqu'un que j'ai eu l'occasion d'apprécier humainement et je lui souhaite sincèrement le meilleur avec Auxerre », affirme Paul Le Guen, son entraîneur au PSG.

Chez les Aigles, Sammy Traoré ne manque pas d’atouts à faire valoir. Ce joueur polyvalent, dont la dernière apparition sous les couleurs nationales remonte à septembre 2006 à Freetown contre les Leone Stars de la Sierra Leone, a une expérience de la haute compétition. A la Can-2004 en Tunisie, il a joué un grand rôle au sein de l’axe central de la défense malienne aux côtés du Lensois Adama Coulibaly. Ce n’est pas le Sénégalais El Hadj Ousseynou Diouf qui dira le contraire.

Une expérience qui sera certainement utile au Ghana, où le Mali se frottera à de grandes écuries du football africain. Qui plus est, exceptés Adama Coulibaly et Souleymane Diamouténé (Lecce), sans les minimiser, aucun autre défenseur aligné jusque-là par Jodar n’a participé à une Can. Alors, pourquoi ne pas lui donner sa chance comme c’est le cas avec les autres ?

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)



Séville grâce à deux Aigles

Seydou Kéita et Frédéric Oumar Kanouté font aujourd’hui le bonheur de leur club, le FC Séville. Les deux hommes ont courbé l’échine à Arsenal, battu 3 à 1 en cinquième journée des matches de poule de la Ligue européenne des champions. Ils ont signé chacun un but. Ce qui constitue une bouffée d’oxygène pour eux, particulièrement Kanouté qui revient en force après une blessure. Il avait été l’auteur de l’unique réalisation de son club le week-end dernier en championnat. Gageons simplement qu’ils maintiennent leur forme étincelante jusqu’à la Can-2008.

O. O.

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Posté par draq, le 29 Nov 2007 18:50:58 GMT
Les aigles ont besoin d'un meneur de jeu comme Abdoul Karim TRAORE qui
est oublié alors qu'il évolue en Portugal.
Répondre à < draq >
Posté par kaw, le 29 Nov 2007 18:45:03 GMT
Il nous arrive; à tous d'oublier un aspect très important sur
l'appreciation d'un joueur, son esprit d'equipe! Un joueur comme Sammy
est très nerveux et sa présence au sein de l'EN va detériorer le climat
jusque là appreciable de l'équipe! Laissez le Selectionneur faire son
travail et puis nous evaluerons ses resultats après la CAN. Jouez votre
rôle de supporteur ! Laissez à Jodar son r$ole d'entraineur!
Excusez-moi !
Répondre à < kaw >
Posté par tobon, le 29 Nov 2007 18:09:54 GMT
l entraineur connait tous les joueurs donc laissez le en paix .il ya
beaucoup de grande s gueles au mali qui n'apportent rien au pays
Répondre à < tobon >
Posté par bamana1, le 29 Nov 2007 17:08:33 GMT
il est temps que les gens comprennent qu'une equipe nationale ne peux
pas regrouper tout les bons joueurs .il ya un entraineur qui est payé
pour ça .il est le seul responsable quand il perd ,donc laissez-le faire
ces choix ne l'impose rien il sait ce qu'il veule.
Répondre à < bamana1 >
Posté par Boumboumbabatzi, le 29 Nov 2007 16:52:22 GMT
il fo faire appel a sammy
Répondre à < Boumboumbabatzi >
Posté par Le président, le 29 Nov 2007 15:53:52 GMT
c'est une évidence qu'on a bésoin de Sammy maois c'est le Mali on est
pas pragmatique c'est juste ça si non rien qu'a voir ses prestation pour
savoir qu'il est bon même très bon il est parmi les jouers qui se
battent avec argne rigueur et assiduté alors je ne coùmprend pas jusque
là ce qui ne va pas avec le staf des Aigles vive en tt cas le Mali
Répondre à < Le président >
Posté par gedeon, le 29 Nov 2007 14:53:43 GMT
Le retour de Sammy fera réellement du bien à notre équipe nationale,
tout le monde sait même le coach . Mais je ne serai pas surppris
de ne pas le voire adherer la formation destiner à la CAN, car force est
de reconnaitre le talent de Mr Jodar, mais il est allergique aux
suggestions, voila la seule raison qui fera que beaucoup de bons joueurs
ne vont pas participé à cette CAN. J'espère et je souhaite qu'il fasse
le même coup qu'Aimé Jacquet lors du mondial98.sinon
Répondre à < gedeon >
Posté par A malian citizen, le 29 Nov 2007 14:25:10 GMT
Si le Mali ne gagne pas vous dites c'est parce que quelqu'un n'était pas
là. si le Mali gagne vous ne dites rien! c'est grave dèS...........
Répondre à < A malian citizen >
Posté par esoh725, le 29 Nov 2007 13:49:03 GMT
vive le retour de Sammy au sein des aigles vive les aigles, vive le Mali
bon vent pour ghana 2008.
Répondre à < esoh725 >
Posté par Flaouden, le 29 Nov 2007 13:32:54 GMT
Vive les Aigles. Planez au dessus du Ghana
Répondre à < Flaouden >


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Protection des enfants en situation difficile : Un nouveau projet prend le pari

Société
Protection des enfants en situation difficile : Un nouveau projet prend le pari
L'Essor, 29/11/2007 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Environ 1000 élèves coraniques, 600 filles migrantes et 30 enfants de la rue, seront pris en charge.

La situation des enfants en difficulté est en passe de s'améliorer dans notre pays. C'est l'espoir affiché lors du lancement, la semaine dernière, au Centre international de conférence de Bamako, du projet d'appui aux enfants particulièrement vulnérables aux risques d'exploitation sexuelle.

La cérémonie présidée par Youssouf Sangaré, le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, s'est déroulée en présence du représentant du ministre de la Justice, Abdoulaye Camara, de la présidente du Parlement des enfants, Fatimata Sangaré, de la coordinatrice du projet, Fabienne Grojean et d'un public nombreux.

Dans un sketch éloquent sur les conditions de vie des enfants en situation difficile, "les messagers de la rue", tous issus de centres de réinsertion, ont planté le décor. Safi, une adolescente de la campagne, part un jour à l'aventure pour financer son trousseau de mariage. Avec un simple fichu contenant quelques effets, elle débarque dans la grande ville. Sans point de chute, la jeune fille se retrouve dans les filets d'une bande de jeunes de la rue. Violée par ces derniers, elle finit par être récupérée par un réseau de proxénètes. Ainsi commence un épisode qui bouleverse la vie de Safi jusqu'au jour où elle est sauvée par le Projet d'appui aux enfants particulièrement vulnérables aux risques d'exploitation sexuelle au Mali.

Créé en août dernier, ce projet vise la prise en charge psychologique et sanitaire des talibés (élèves coraniques), des filles migrantes et des enfants de la rue qui sont en situation difficile, la réinsertion socio-économique par l'accompagnement socio-éducatif et la formation professionnelle de ces individus, notamment à Bamako, Ségou et Mopti, leur protection par le renforcement des systèmes de prévention contre l'exploitation sexuelle et toute forme d'exploitation.

Le projet cible 30 enfants de la rue dans la ville de Bamako, 1000 élèves coraniques à Bamako, Ségou et Mopti et 600 filles migrantes à Mopti, Sévaré et le village de Dansa dans le cercle de Douentza. Trois Ong nationales -Avenir Enfance Sahel (AVES), Mali Enjeu et Sinjiya-ton- sont chargées de l'exécution du projet. Elles agiront sous la responsabilité de l'Ong luxembourgeoise, ECPAT Luxembourg-coordination Mali (End child prostitution in asian, african and american tourism).

Fabienne Grojean a annoncé que l'exécution du projet s'étendra sur trois ans et coûtera 600 millions de Fcfa. Le budget est couvert à 75% par le ministère des Affaires étrangères du Grand Duché de Luxembourg. Le quart restant est apporté par ECPAT Luxembourg. "Respecter les enfants aujourd'hui, c'est bâtir le monde de demain", a proclamé le représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, avant de réitérer la volonté politique des plus hautes autorités de notre pays d'accompagner les efforts dans le domaine de la protection et de la réinsertion socio-économique de l'enfance en difficulté.

La mendicité, l'exploitation économique et sexuelle, le trafic et toutes sortes de violences touchent aujourd'hui plus de 10 millions d'enfants dans le monde, selon le rapport 2007 de l'Organisation des Nations-Unies sur la situation des enfants. Ce chiffre alarmant interpelle tous, soulignent les organisateurs de la rencontre. Si nous voulons un monde équilibré et apaisé dans l'avenir, c'est maintenant qu'il faut agir, invitent-ils.

C. A. DIA

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Posté par darolefroux, le 29 Nov 2007 15:26:51 GMT
C'est ,pour ma part, un des éléments les plus douloureux qui soit sur
notre terre ! si on brise une jeunesse , on brise des vies à jamais ...
Courage à tous les organismes et associations ...

Classement mondial FIFA : l'E. N. perd 6 places

Sports
Classement mondial FIFA : l'E. N. perd 6 places
L'Essor, 29/11/2007 Commentaires [ 5 ] E-mail Imprimer

La sélection nationale recule pour la troisième fois d'affilée et occupe désormais le 46è rang mondial.

Comme en septembre, notre pays a encore perdu quelques places au classement mondial FIFA. Depuis la semaine dernière, les Aigles occupent, en effet, le 46è rang mondial, soit 6 places de moins que lors du précédent classement où Djila et ses coéquipiers étaient 40è sur l'échiquier international. C'est la troisième fois d'affilée que notre pays perd des points au classement FIFA, mais on note que l'Équipe nationale figure toujours dans le Top 10 africain où elle occupe la 9è place derrière le Ghana et devant la Tunisie. Depuis plusieurs mois, le classement continental est dominé par le futur adversaire des Aigles à la CAN, le Nigeria qui devance le Cameroun (2è) et la Guinée (3è). Derrière ce trio, on retrouve la Côte d'Ivoire (4è) que l'E. N. affrontera également lors de la prochaine CAN (20 janvier-10 février), le Sénégal (5è), le Maroc (6è), l'Égypte (7è), le Ghana (8è), le Mali (9è) et la Tunisie (10è).

Il y a quelques mois, les Aigles s'étaient hissé au 4è rang continental, mais depuis, Djila et ses coéquipiers ont accumulé les contre-performances notamment lors des éliminatoires de la CAN 2008, perdant ainsi de précieux points au classement de l'instance suprême du football mondial. Et quand on sait que les joueurs de Jean-François Jodar ont concédé deux nouvelles défaites en amicale contre le Sénégal et l'Algérie, on peut s'attendre à une nouvelle dégringolade de l'équipe au prochain classement. Petite consolation pour les Aigles, la Côte d'Ivoire a également perdu des points en septembre, tout comme le Bénin qui pointe au 97è rang mondial. Nos adversaires des préliminaires du Mondial 2010 ne sont pas non plus mieux lotis que les Écureuils du Bénin : le mieux classé, le Congo est 92è, tandis que le Soudan et le Tchad occupent, respectivement les 105è et 143è places mondiales.

Le trio de tête du classement reste inchangé et pas un seul pays africain ne figure dans le Top 10 mondial. Quart de finaliste du dernier Mondial, la sélection argentine occupe toujours la tête du peloton devant le Brésil et le champion du monde en titre, l'Italie. L'Albiceleste tire ainsi les bénéfices de son beau parcours aux éliminatoires de la coupe du monde, Zone Amsud où elle n'a baissé pavillon que lors de la quatrième journée face à la Colombie (2-1 à La Paz). Derrière ces trois pays qui se tiennent dans un mouchoir de poche, on retrouve la surprenante sélection espagnole (4è) qui vient de se qualifier brillamment pour la phase finale de l'Euro 2008. L'Allemagne (5è et premier pays à se qualifier pour l'Euro), la République-Tchèque (6è), la France (7è), le Portugal (8è), les Pays-Bas (9è) et la Croatie (10è) complètent le tableau.

Il faut rappeler que depuis août 1993, le classement mondial est publié chaque mois par la FIFA. Il prend en compte toutes les rencontres auxquelles participent les sélections nationales (matches amicaux, éliminatoires et phases finales de la coupe du monde, de l'Euro, de la CAN, de la Copa América pour ne citer que ces compétitions) et qui se sont déroulées lors des quatre dernières années. Avant, le nombre de buts marqués par les équipes et le bonus des matches à l'extérieur étaient également pris en compte par l'instance dirigeante du football mondial. Mais après la coupe du monde 2006, ces deux critères ont été abandonnés par la FIFA.

S. B. TOUNKARA

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Posté par sackomania, le 29 Nov 2007 18:07:45 GMT
Bravo les Aigles!!! c'est déjas une chose, vue la situation économique
du Mali courage!!!!!
Répondre à < sackomania >
Posté par falaka, le 29 Nov 2007 16:01:42 GMT
slt non ces deux défaites ne changent rien à al performences de l'EN, ce
qu'il ya à faire de bien sérrer les ceintures epi ce tous bonne chce aux
AIGLES
Répondre à < falaka >
Posté par fadj, le 29 Nov 2007 12:31:06 GMT
le trou de l'EN est connu il faut y remedier vite; je pense qu'il faut
remercier Djibril SIDIBE ET MAHA et POLICE de l' équipe toit de suite et
le reste suivra.
Répondre à < fadj >
Posté par Achille, le 29 Nov 2007 07:12:33 GMT
Normale qu'on est perdu 6 places (à cause des 2 defaites). Esperons que
notre équipe va se mettre en cause et avancer de l'avant. Gagner une CAN
n'est pas chose facile, alors courage les Aigles
Répondre à < Achille >
Posté par Diediecha, le 29 Nov 2007 06:33:15 GMT
Avec leurs deux defaites cela n est pas surprenant et cela laisse a
croire aussi..............un ouf pour Ghana2008. Bonne aux Aigles
Répondre à < Diediecha >

Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 28 novembre 2007

Conseil des Ministres
Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 28 novembre 2007
L'Essor, 29/11/2007 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le Mercredi 28 novembre 2007 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la Présidence de son Excellence Amadou Toumani TOURE, Président de la République.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a pris les décisions suivantes :

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES :


* AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE :

Le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi modifiant l’ordonnance du 22 mars 2005 portant statut du personnel du cadre des greffes et secrétaires de greffes et parquets.

Les greffiers en chef, les greffiers et les secrétaires des greffes et parquets bénéficient d’un statut autonome, consacré par l’ordonnance du 22 mars 2005 portant statut du personnel du cadre des greffes et secrétaires des greffes et parquets.

Ce statut comporte pour chacun des trois corps, une grille indiciaire servant de base pour le calcul du traitement. Ces grilles étaient identiques à celles du statut général des fonctionnaires.

Cependant, les grilles applicables aux catégories B2 et B1 du statut général des fonctionnaires ont été modifiées en 2006 alors que celles des greffiers (B2) et des secrétaires des greffes et parquets (B1) sont restées inchangées.

Il en a résulté une disparité dans des situations qui étaient au départ similaires.

L’adoption du présent projet de loi a pour objet de corriger cette distorsion.

Dans un souci de simplification, la modification apportée a consisté à renvoyer la grille indiciaire des greffiers en chef, des greffiers et des secrétaires des greffes et parquets à la grille indiciaire du statut général des fonctionnaires respectivement des catégories A, B2 et B1.

Avec cette modification, les grilles indiciaires des deux statuts sont unifiées.

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ECRITES :


* AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DE L’EAU :

Le Conseil des Ministres a examiné et approuvé le Document de Stratégie Nationale de Développement de l’Alimentation en Eau Potable au Mali.

L’accès des populations à l’eau potable est un des objectifs du Millénaire pour le Développement et un des axes d’intervention prioritaires du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté qui a fixé comme objectif de satisfaire les besoins en eau des populations, en qualité et en quantité, de diminuer les maladies liées à la consommation des eaux impropres et d’améliorer la qualité de vie.

Depuis une quinzaine d’années, notre pays a réalisé des progrès importants en matière d’alimentation en eau potable. Pour y parvenir, une première stratégie nationale de développement de l’alimentation en eau potable et d’assainissement en milieu rural et semi-rural a été adoptée par le Gouvernement en mars 2000.

En février 2006, un document de politique nationale de l’eau a été adopté. Celui-ci a recommandé la relecture de la stratégie de 2000 en vue de l’adapter au contexte qui a évolué.

Le présent document de la stratégie nationale de développement de l’alimentation en eau potable au Mali est élaboré dans ce cadre.

L’état des lieux en matière d’alimentation en eau potable dans notre pays fait apparaître, à la date de décembre 2006 :

- pour la couverture des besoins des populations, le taux est de 25, 2% de couverture permanente des besoins en eau par points d’eau modernes, de 67,4% de couverture partielle des besoins en eau potable et de 7,4% sans point d’eau potable ;
- pour le taux de couverture des localités, la couverture totale des besoins en eau potable concerne 4 126 localités, soit 35%, pour une population de 2 566 435 habitants, la couverture partielle des besoins en eau concerne 5 701 localités, soit 48%, pour une population de 6 865 332 habitants et 1971 localités, soit 17%, ne disposent pas de points d’eau potable permanente ;
- pour le nombre de points d’eau, on dénombrait 15 624 forages équipés, 9 667 puits modernes et plus de 3 500 bornes fontaines. En moyenne, 64% de points d’eau modernes sont en état de fonctionnement.

En dépit de ces résultats, de nombreux problèmes ont été rencontrés au cours des 5 années de mise en œuvre de la première stratégie. Il s’agit notamment :

- de la difficulté de mobilisation dans les délais de la participation financière des usagers et des collectivités ; ce qui fait obstacle ou retarde la mise en œuvre des projets ;
- la faible capacité des différents acteurs à jouer pleinement leur rôle ;
- la non prise en compte de l’adéquation entre le système d’approvisionnement en eau et la taille de la localité ;
- la problématique de l’approvisionnement en eau des hameaux et du cheptel ;
- l’insuffisance dans l’entretien et la maintenance des installations entraînant l’arrêt du fonctionnement de celles-ci.

Aussi, la nouvelle stratégie de développement de l’Alimentation en eau potable vise à corriger ces insuffisances en ce qui concerne notamment les modalités et le niveau de contribution des collectivités et des usagers dans le financement des infrastructures d’eau potable et les aspects liés à la maintenance et à l’entretien des installations.

S’agissant des modalités de financement, la nouvelle stratégie met un accent particulier sur le rôle prépondérant que l’Etat doit jouer dans la mise en place des infrastructures et allège de manière significative la participation à l’investissement initial des usagers et des collectivités.

Dans ce sens, il est prévu que l’Etat prendra en charge la totalité de l’investissement initial. La commune et les usagers apporteront une contribution financière qui alimentera pour 80% le fonds de garantie ou de roulement pour l’exploitation des installations et pour 20% le Fonds de Développement de l’Eau.

Dans la programmation des réalisations en matière d’alimentation en eau potable, la priorité sera accordée aux localités ne disposant d’aucun point d’eau moderne, aux localités frontalières et aux chefs-lieux de Cercle. En outre, certains besoins spécifiques comme l’abreuvement du cheptel, l’évacuation des eaux usées seront pris en compte dans les projets.

Concernant la maintenance et la gestion des installations d’eau potable, l’un des points faibles du système actuel, il est proposé un dispositif comprenant le paiement du service public de l’eau par les usagers et l’installation d’opérateurs privés professionnels pouvant permettre d’assurer la prise en charge de la maintenance, indispensable à la pérennisation des installations.

Koulouba, le 28 novembre 2007
Le Secrétaire Général du Gouvernement

Fousseyni SAMAKE

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Posté par farafing, le 29 Nov 2007 10:12:05 GMT
Mburrrrrrrrrrrrrrrr, je pensais que c'etait le tour de fagaga d etre
nomme

Réponse de < farafing > à < SP >, le 29 Nov 2007 16:01:01 GMT
Mr SP je pense que tu ne vois pas plus loin que ton nez, je ne suis pas voltaire ni hugo pour parler le franc, je veux juste me faire comprndre. ok Tous ce que j utilise si ca ne te convient pas tu peux crever sinon j ai pas pas besoin d un dico pour le faire. je ne sais pas en quoi mburrrrrrrrrrr te derrange? je suis africain et je prefere l africain. ni o ma ja i ye i ka peren!!!!!!!!!!!!
Répondre à < farafing >
Réponse de < SP > à < farafing >, le 29 Nov 2007 13:32:53 GMT
Farafing, tu est trop illétré pour commencer à lire les conseils des ministres, parce'que célà demande une certaine maturité intellectuelle; et c'est cette maturité qui te manque mon frère. NB: "Mburrrrrrrr" n'est dans aucun dictionnaire, OK ?. La prochaine fois que tu rentre dans un Cyber, tu laisse le jargon à la porte et empreinte un Dico... Bye...

mercredi 28 novembre 2007

Brice Hortefeux à Bamako : Silence de l’Etat sur l’escalade des expulsions des Maliens de France

Immigration
Brice Hortefeux à Bamako : Silence de l’Etat sur l’escalade des expulsions des Maliens de France
Le Républicain, 28/11/2007 E-mail Imprimer

Brice Hortefeux, ministre français de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du co-développement, séjourne au Mali depuis la nuit de lundi 26 novembre 2007. En principe, il doit quitter le Mali pour se rendre au Bénin. Si Brice Hortefeux fait le déplacement de Bamako dans l’espoir d’instaurer une relation de confiance et de partenariat dans la gestion des immigrés maliens en France, au Bénin, il souhaite finaliser un accord de gestion des flux migratoires. Bien qu’aucune signature d’un quelconque document n’était à l’ordre du jour lors de la visite de Brice Hortefeux au Mali, l’Association malienne des expulsés, dans une déclaration, a élevé une vive protestation.

Au cours de son séjour malien, la délégation fran-çaise, conduite par Brice Hortefeux, a eu une séance de travail avec Badra Alou Macalou, ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine et ses plus proches collaborateurs. Cette séance de travail qui a eu lieu à huis clos dans la salle de conférence du département chargé des maliens de l’extérieur, a été suivie d’un point de presse co-animé par les ministres français et malien. Au cours de ce point de presse, Badra Alou Macalou a indiqué que la séance de travail s’est passée dans un esprit de renforcement de l’amitié franco-malienne.

«Nous avons abordé tous les sujets sans tabou afin de donner satisfaction et à la France et au Mali», a-t-il déclaré. Il a précisé que les travaux ont essentiellement porté sur la circulation des personnes entre la France et le Mali.

De son côté, le ministre Brice Hortefeux a indiqué que les responsables maliens et français ont discuté de la situation des Maliens résidents en France de façon régulière, mais surtout de ceux qu’ y résident de façon irrégulière. Pour lui, la nouvelle démarche de la France vise à une meilleure intégration des étrangers vivant sur son sol de manière légale. «Le temps n’est plus au fait qu’un État décide de manière unilatérale ce que seront ses rapports avec un autre État. Le Mali attend beaucoup du co-développement et la France est prête à faire beaucoup», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que la première rencontre qui vient de se passer sera suivie par d’autres, jusqu’à ce que le Mali et la France trouvent la forme convenable pour gérer les flux migratoires.

Mais ces propos, bien que rassurants, ne sont pas de nature à amener l’Association des maliens expulsés (AME) à baisser la garde. Si la visite de Brice Hortefeux au Mali les a pris de court, ils ont néanmoins eu le temps de rédiger une déclaration de protestation. Mieux, Mamadou Keita, secrétaire général de l’association a attendu devant le ministère des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine, la sortie du ministre malien pour lire à haute voix les grandes lignes de la déclaration qui a été remise à la presse. Il en a profité pour inviter les nombreux journalistes à un meeting géant qu’ils envisageaient d’organiser dans la soirée à Korofina au siège de l’association.

L’Association malienne des expulsés indique que Brice Hortefeux vient au Mali dans le but «de faire passer sa politique de réadmission qu’il a signée avec certains pays africains» avec le Mali dans le domaine de la gestion des flux migratoires. L’Association malienne des expulsés reproche à l’État malien d’avoir gardé un silence radio sur la visite du ministre français. «Le silence complet du gouvernement malien sur ce voyage traduit le mépris habituel qu’il porte à son opinion publique», a-t-elle- déclaré. Néanmoins, l’AME a précisé que Brice Hortefeux est-ce ministre des « expulsions » qui se fixe pour objectif d’obtenir 25 000 expulsions d’immigrés par an de la France et la remise en cause de la situation administrative de 125 000 immigrés de toutes nationalités confondues.

La déclaration a rappelé que les tentatives du gouvernement français de faire signer au Mali un accord de réadmission des expulsés se sont heurtées jusqu’ici à la réprobation unanime que soulèvent les expulsions brutales, inhumaines et illégales de la France. Selon l’AME, c’est pour ces raisons qu’ATT et son gouvernement ont refusé de signer cet accord en décembre 2006, notamment lors de la visite au Mali de Brigitte Girardin, précé-demment ministre français délégué à la coopération, au dévelop-pement et à la francophonie.

«Ce refus légitime est resté, somme toute, inconséquent et hypocrite car le gouvernement malien non content de laisser faire et fermer les yeux sur l’escalade des expulsions quotidiennes de France sur les vols d’Air France, la CAM et Royal Air Maroc, se décharge ensuite complètement de l’accueil et de l’assistance aux expulsés», déclare l’AME. Selon son président, Ousmane Diarra, c’est l’Association malienne des expulsés, seule, qui assume sans moyens ce devoir de solidarité et d’assistance, alors qu’il existe un prétendu Haut conseil des Maliens de l’extérieur qui affiche un mépris total pour le sort des expulsés sous prétexte qu’ils ne sont plus des Maliens de l’extérieur dès lors qu’ils sont expulsés. Par ailleurs, l’AME croit fermement que la France veut arracher de force et par la corruption un accord de réadmission.

«Tout laisse à le croire quand on voit que la visite du ministre des « expulsions » de la France se fait dans une discrétion inquiétante», estiment les militants responsables de l’AME. Ils se sont demandé : «ATT va-t-il persister dans le refus ? Ou bien va-t-il s’incliner à nouveau devant les dons de la France et de l’Union européenne, en allant à l’encontre des intérêts du Mali ?»

En attendant, l’association malienne des expulsés «à élevé la plus ferme protestation contre l’accueil du ministre Brice Hortefeux par le gouvernement malien et considère que toute relation de confiance et de partenariat avec le gouvernement de Sarkozy risque d’aboutir à un contrôle dangereux des migrations. Et l’État français va demander à l’administration malienne de se salir les mains à sa place. C’est une insulte à notre peuple».

Assane Koné

Visite de Brice Hortefeux : Climat ouvert, discussions utiles

Immigration
Visite de Brice Hortefeux : Climat ouvert, discussions utiles
L'Essor, 28/11/2007 Commentaires [ 3 ] E-mail Imprimer

Le ministre français de l'Immigration, le Intégration, de l'Identité nationale et du Co-développement, Brice Hortefeux boucle ce matin son séjour dans notre pays.

Hier, il a visité le Musée national, avant d'avoir une séance de travail avec le ministre des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, Badra Alou Macalou, et d'être reçu en audience par le président de la République, Amadou Toumani Touré.

Aussi bien à Koulouba qu'au ministère des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine, le ministre français a abordé avec ses interlocuteurs des sujets de préoccupation avec une grande franchise. Brice Hortefeux a remercié le chef de l'État pour l'audience accordée à sa délégation et a indiqué que les discussions ont rappelé les besoins et aspirations des communautés françaises et maliennes.

Au cours de l'audience chez le président Touré, les deux personnalités ont évoqué la situation au Mali et la récente visite qu'a effectuée le chef de l'État en Algérie.

Le président Touré a donné à l'émissaire français son accord de principe pour que Maliens et Français se réunissent à Paris pour des propositions concertées. Car, a-t-il dit, c'est à Paris que réside le Comité franco-malien d'intégration. Selon le ministre, cette réunion se tiendra au début de l'année prochaine.

Pour le chef de l'État, il s'agit là de la première étape d'un processus qui pourrait aller loin. Abordant la question du visa français dont l'obtention nécessite désormais la présence physique du demandeur au consulat français, Brice Hortefeux a répondu que les représentations consulaires sont dotés de système biométrique et que ce système protège contre les falsifications et autres méthodes de fraude. Mais il a indiqué que des réflexions sont en cours pour soulager les personnalités institutionnelles. Concernant les très controversés tests d'ADN, Brice Hortefeux a répété que notre pays n'est pas concerné par cette mesure, comme il l'avait déjà révélé dans les colonnes de L'Essor d'hier.

A travers la rencontre avec le ministre Macalou, il s'agissait pour les deux ministres de prendre un premier contact et de discuter de préoccupations communes notamment d'émigration (les conditions de séjour des Maliens en France, la circulation des personnes entre les deux pays).

Badra Alou Macalou s'est réjoui de la bonne atmosphère dans laquelle se sont déroulés les échanges de vues qu'il a qualifiés de fructueux. A l'issue de la séance de travail, le ministre des Maliens de l'extérieur et de l'Intégration africaine s'est dit optimiste pour la suite de la coopération.

Quant à Brice Hortefeux, il n'a pas tari d'éloges à l'endroit de notre pays, jugeant que le Mali est un grand pays qui mérite respect et considération. Il a précisé qu'il n'y avait eu aucun sujet tabou. Toutes les questions intéressant le Mali et la France ont été évoqués ouvertement. Les ministres se sont ainsi longuement entretenus sur la situation de nos ressortissants vivant dans l'Hexagone qui sont estimés à environ 120 000.

Pour le ministre français, dans cet ensemble, il y a lieu de distinguer les Maliens en situation régulière qui selon lui, sont de gros travailleurs et respectueux du droit de la France, et ceux qui ne sont pas en règle.
Par ailleurs, Brice Hortefeux rencontrera le 10 décembre prochain en France, tous les ambassadeurs des pays africains accrédités à Paris.

Si aucun accord n'a été signé au cours de cette visite, c'est parce que celle-ci s'inscrivait uniquement dans le cadre d'une prise de contact et de mise à niveau. En effet, depuis la nomination de Badra Alou Macalou le 3 octobre dernier à la tête du département en charge des Maliens de l'extérieur, les deux ministres ne s'étaient pas encore rencontrés.

S. KONATÉ
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Posté par asse, le 28 Nov 2007 17:05:54 GMT
ce mr ns prends pour qui?
Répondre à < asse >
Posté par darolefroux, le 28 Nov 2007 09:33:14 GMT
Vous avez raison Mr Guindeba ! C'est un gros problème à résoudre
absolument ! En fait quand on a son permis de séjour pour travailler en
France et que la personne exécute correctement le travail demandé elle
ne devrait avoir aucun problème de renouvellement et bénéficier de toute
la couverture sociale y afférent ! cela devient un droit ! ce n'est plus
une question d'Etat français mais d'entreprises ! mais j'ai trés bon
espoir que les difficultés s'aplaniront ! je le souhaite vivement ! Un
malien est un homme et un travailleur comme tout individu , qu'il soit
français , anglais ,belge etc....
Répondre à < darolefroux >
Posté par Mr. Guindeba, le 28 Nov 2007 08:36:10 GMT
Je pense kon doit parler aussi de la situation de ceux ki st deja en
regle, et ki svt ont de mal a renouvele leur permit, voir le meme
perdent svt pour des raisons independantes de leur volonté kom perte
d'emploi, maladie,... entre autres.

Hortefeux a t –il subi un test ADN ?

Immigration
Hortefeux a t –il subi un test ADN ?
Canard Déchainé, 28/11/2007 Commentaires [ 4 ] E-mail Imprimer

Réputé pour ses propos racistes et xénophobes, Brice Hortefeux, le rouquin du gouvernement Fillon a attéri, hier mardi, sur notre sol. Mais a-t-il subi un test ADN à l’aéroport de Bamako –Sénou, avant de rejoindre son hôtel ? Apparemment, non ! D’où la colère de l’Association Malienne des Expulsés de France, qui y tient. Comme à la prunelle de ses Yeux.

L’arrivée du Ministre français de l’immigration et de l’identité nationale a soulevé un tollé dans notre pays. Surtout, au sein de la capitale où, les expulsés maliens de France n’ont pas lésiné sur les moyens, afin de lui réserver un accueil infernal.

L’auteur de la fameuse loi, instituant des tests ADN, dans le cadre du regroupement familial, pour les africains noirs, est perçu en Afrique, comme un raciste, doublé d’un xénophobe.

Informée de la visite du « Breton » à Bamako, L’Association Malienne des Expulsés de France a, aussitôt, organisé une conférence de presse. C’était, le week–end dernier à Korofina.

Pour les responsables de cette Association, il ne faut rien attendre de la France. Un pays à l’origine de tous les maux du continent : le maintien des dictateurs et des présidents à vie à la tête de nos Etats. « Attendre quelque chose des autorités maliennes, c’est rêvé, c’est de l’illusion. Elles sont fières de voir les Maliens envoyer l’argent au pays. Mais quand il s’agit de défendre les droits de ses ressortissants en France, elles restent muettes », déplorent les conférenciers selon lesquels, le gouvernement malien doit appliquer la reprocité au rouquin du gouvernement Fillon : lui faire subir un test ADN, avant de le laisser rejoindre son hôtel.

Mais à défaut de ce test ADN, les expulsés de France ne décolèrent pas. Ils menacent d’organiser des marches de protestation et des Sit –in pour rendre le séjour de Hortefeux, plus agréable.

Rappelons qu’entre janvier et novembre 2007, près de 479 maliens ont été expulsés de la France, vers le Mali.

Du côté des Autorités maliennes, l’on reste discret sur la visite de Brice Hortefeux dans notre pays. Est –ce pour éviter les débordements qui se profilent, déjà, à l’horizon ?

Au délà du Breton, propulsé à la tête d’un Ministère fantôche, c’est la France elle –même qui est décriée en Afrique, surtout Francophone.

Le hic qui fait tilt, c’est que la France, notamment celle de Sarko, n’a rien compris de l’Afrique. L’Afrique ne s’apprend pas dans les livres. L’Afrique ne s’apprend pas à travers des voyages officiels ou le tourisme. L’Afrique ne se raconte pas. Elle se vit.

La France le saura, bientôt. Surtout, avec les changements qui s’opèrent sur ce continent, martyrisé depuis des siècles, par une France Colonialiste et néo –colonialiste.


Canard Déchainé, est seul responsable du contenu de cet article
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Posté par asse, le 28 Nov 2007 17:12:35 GMT
je sais pas si vs etes femme ou homme mais darolefroux qu'ils s'agissent
de regroupement ou autres le test adn estreel oui ou non donc li devrais
le faire aussi pour rentre au mali
Répondre à < asse >
Posté par Dem, le 28 Nov 2007 12:55:24 GMT
salut soeurs et freres , nous, je dis bien nous les ressortissants
AFRICAINS, il est temps de plier les baguages et penser au retour car la
premiére goûte de pluie est tombée et les oiseaux migratoires ont fait
leur apparution. Le temps joue a notre faveur, l'Afrique est le
reservoir de la matiere premiere. Ceci etant dit nous procéderons tôt ou
tard a la fermeture du continent Africain et la clef sera jetée a la
mer. Les retardataire auront tort. bon entendeur salut
Répondre à < Dem >
Posté par darolefroux, le 28 Nov 2007 11:39:01 GMT
Ce canard est vraiment ...déchainé !!! Les tests ADN ne sont pas
obligatoires et ne concernent que les REGROUPEMENTS FAMILIAUX à DEFAUT
de papiers officiels ! il n'a jamais été question de faire ce test pour
des séjours courts ou longs , touristiques ou professionnels ! ça ne
servirait strictement à rien !il faut replacer ce contexte à sa juste
valeur et ne pas le déformer comme vous prenez malin plaisir à le faire!
Oui,c'est vrai que la politique française a commis de profondes erreurs
concernant certains dirigeants ...Tout ressortissant malien en France
séjournant dans la légalité , doit être protégé comme n'importe quel
français ! c'est impératif ! Rouquin...ministère fantoche ...(???) .Ce
n'est pas l'Etat français qui "pille" les richesses des pays africains
mais retournez vous plutôt vers ces sociétés multinationales dont les
capitaux sont trés mais trés divers, exploitent sans scrupules les
richesses des pays, de tous les pays mais avec quelles complicités ?? .

Réponse de < koumi djossé > à < darolefroux >, le 28 Nov 2007 18:07:10 GMT
tu tapes a coté et dis moi quand le SARKO il voyage en chine il va defendre l interet des patrons françias alors ne va pas nous dire que c est l etat français qui pillent les richesses des pays africains quand il prend so bateau pour l ile de malt c est le bateau d un patron français boloré bouyguyes et je ne sais quoi encore sont tous des amis de l etat français alors arretes tes conneries ok
Répondre à < koumi djossé >

Ligue des champions: Séville qualifié face à Arsenal

Sports
Ligue des champions: Séville qualifié face à Arsenal
28/11/2007 Commentaires [ 13 ] E-mail Imprimer

SÉVILLE (AFP) - Le Séville FC s'est qualifié mardi pour les 8e de finale de la Ligue des champions en même temps qu'il s'est rassuré sur sa capacité à créer du jeu, en battant Arsenal (3-1), jusqu'ici invaincu toutes compétitions confondues.

Arsenal, qui cède la première place du groupe H au club espagnol (10 points contre 12), était qualifié pour les 8e depuis la fin de la 4e journée.

Arsène Wenger, loin de vouloir faire une croix sur cette première place, avait néanmoins décidé de se passer pour ce match de son défenseur et capitaine français William Gallas ainsi que de son attaquant togolais Emmanuel Adebayor.

Les joueurs et l'entraîneur de Séville voulaient réagir après leur septième défaite de la saison en Liga, la troisième à domicile, samedi contre Majorque (2-1).

"Nous avons envie de montrer que nous ne sommes pas l'équipe d'il y a deux jours", avait déclaré lundi Frédéric Kanouté.

"Le Séville FC a l'intention de se relever", avait assuré le successeur de Juande Ramos, Manolo Jimenez, même si la victoire n'était pas forcément nécessaire pour la qualification.

Menée au score dès la 11e minute par un but d'Eduardo, l'équipe andalouse a inversé la tendance en 10 minutes, par Seydou Keita (24, d'un tir surpuissant du gauche) et par Luis Fabiano (34, de la tête).

LA FRAPPE MAGISTRALE DE SEYDOUBLEN:


Séville, qui avait beaucoup plus de choses à prouver qu'Arsenal, s'est créé beaucoup plus d'occasions mais n'a pas réussi à faire le "break" avant un penalty transformé par Kanouté en fin de match (89).

L'arbitre néerlandais Eric Braamhaar s'était attiré l'ire des supporteurs du stade Sanchez-Pizjuan à la 66e minute de jeu revenant sur sa décision d'accorder un premier penalty à Séville (pour une main peu évidente de Senderos) après avoir discuté avec l'un de ses assistants.

Quelques minutes plus tôt, le stade avait réservé une intense ovation à l'international espagnol d'Arsenal, Cesc Fabregas, remplacé par Rosicky.

AFP - mar 27 nov, 23h56



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Posté par OUTRA, le 28 Nov 2007 18:44:50 GMT
BEAUX but allez les aigles
Répondre à < OUTRA >
Posté par Papichou, le 28 Nov 2007 15:54:43 GMT
Frappe assez limpide!
Répondre à < Papichou >
Posté par bamana1, le 28 Nov 2007 13:55:36 GMT
ils ont fait un grand macth Seydou et Kanouté .prions qu'ils soient a la
hauteur lors de la CAN2008
Répondre à < bamana1 >
Posté par chuks, le 28 Nov 2007 11:43:15 GMT
waouhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Répondre à < chuks >
Posté par bida, le 28 Nov 2007 10:43:53 GMT
j`ai dit seydoublen doit pouvoir faire ca ,il doit exploiter son talent
a font,j`espere qu`il recidivra a la can bravo le patriote seydou vous
hausser notre drapeau ainsi q tous les aigles
Répondre à < bida >
Posté par aliamsi, le 28 Nov 2007 10:00:02 GMT
L'amère constat est que les matchs qui concernent le pays ne sont pas
joués avec la même rigueur que les matchs de club de nos pros. Si
c'était le cas, moi je suis sûre que le Mali avec ses pros, peu aller
loin dans les compétitions internationales. A mon avis si la RCI, le
Cameroun, le Togo, la Zambie etc.. sont la bête noire du Mali, c'est dû
uniquement à ce problème. Si non tous les entraîneurs qui ont passé ont
fait de leur mieux. Le second problème est que apparemment l'équipe est
solidaire, mais en réalité il ya des distensions. L'entraîneur ne peu
rien pour ça !

Réponse de < bantako > à < aliamsi >, le 28 Nov 2007 11:38:09 GMT
les gars n'oubliez pas ke lescontext sont differents.nos compatriotes sont tres tres bien entourrer dun staff techniq bien equiper et de haut niveau.en plus c'est un club et ce club reuni pas mal de qualité dans les recrutement. En plus de celà ils jouent ensemble chaq jr.comprenez un jr et ayez l'esprit sportif.vos reaction gavent les joueurs ki defendent leur couleur nationale...........
Répondre à < bantako >

Posté par Bharouba, le 28 Nov 2007 09:22:16 GMT
Bravo à tous nos Pros. Djilla, Kanoté, Seydoublen et tous les autres,
vous êtes notre fierté nationale. Qu'Allah vous garde et benisse Maliba
Répondre à < Bharouba >
Posté par siakase, le 28 Nov 2007 08:32:50 GMT
Merci pour toi Seydou mais fait tout pour faire lamême chose à la CAN
2008
Répondre à < siakase >
Posté par bos, le 28 Nov 2007 08:09:13 GMT
seydou c'est un joueur exemplaire si le mali avait un deuxieme
frappeur a l'attaque c'etait bien mais malheuressement non
Répondre à < bos >
Posté par cheval, le 28 Nov 2007 06:47:42 GMT
kanoute et seydou on est fier de vous avec le drapeau a la mais
..courage decouragement nest pas Malien

Réponse de < Seindio > à < cheval >, le 28 Nov 2007 13:52:08 GMT
Je dis BRAVO!!!!!! à Seydoublen et Kanouté pour le moment rien n'est à leur reprocher en ce qui conserne leur club respectif. Mais je demanderai à Djila d'éviter les petites querelles inutiles entre lui et certains joueurs. Il doit se mettre en tête que c'est le Mali d'abord qui est là et qu'il faut défendre et tout le reste est nul. Il doivent se surpasser durant la CAN à venir au Ghana, si tout le monde c'est-à-dire tous les joueurs se donnaient la main comme un seul homme pour un seul but, nous irons très loin et même amener la COUPE à Bamako. La combativité, le Courage, l'Honneur doivent être le devise pour les Aigles. Aller les Aigles voler plus haut pour que le Mali soit honnorer. Merci et bon courage à bientôt.
Répondre à < Seindio >



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La Fondation pour l’Enfance ciblée

Soir de Bamako
Brèves

EXPEDITION HUMANITAIRE 2007
La Fondation pour l’Enfance ciblée

La réception de l’important lot de matériels de cette expédition humanitaire a été faite le 24 novembre 2007 à la villa n°2 sise au quartier du fleuve. En plus du Directeur de la Fondation, M. Boubacar Niang, on notait la présence de plusieurs membres de la structure.
Ledit lot de matériels est, pour l’essentiel, composé d’appareils médicaux, de fournitures scolaires et de matériel informatique de seconde main.
Ce lot, a-t-on indiqué, a été reçu grâce à Hamady Traoré, un membre de la fondation envoyé en France pour des études. C’est là qu’il a rencontré des amis Français qui ont bien voulu l’aider dans l’évacuation des divers matériels reçus en don et destiné à la Fondation pour l’Enfance, à travers l’Hopital Mère-Enfant le Luxembourg.
Rappelons que cette structure a été créée par la Fondation que dirige la première Dame, Touré Lobbo Traoré. Au cours de la cérémonie de remise, les partenaires français ont exprimé tout leur plaisir de venir au Mali.
Ils ont indiqué que le choix de la Fondation n’est pas fortuit, car ils se disent tous conscients des efforts de cette structure à l’endroit des démunis. Leur action, ont-il rappelé, est la suite d’une première mission qui s’est déroulée en 2007.
Le Directeur de la Fondation, Boubacar Niang, a dit toute sa joie de recevoir ces matériels, arrivés grâce aux sapeurs-pompiers de CAEN (France). Il a promis qu’un bon usage sera fait du lot reçu. Ce matériel a été reparti entre Ashed orphelinat à Badalabougou et d’autres structures socio sanitaires de la capitale.

BUDGET NATIONAL
La presse informée

A l’initiative du Réseau des Journalistes Economiques du Mali (RJEM) une journée d’information et de formation a lieu à l’endroit de certains membres d’organe écrits et parlés, sur le thème : “Le Budget national, analyse politique et économique.”
Cette formation, à la quelle une vingtaine de représentants d’organes ont pris part, a eu lieu grâce au concours financier de la Fondation Friedrich Ebert. Cette Fondation s’est depuis longtemps illustrée dans l’accompagnement de la presse au Mali.
La journée d’information qui s’est déroulée à la Bibliothèque Nationale a enregistré la présence du président du RJEM. Au nom des membres du réseau, M. Youssouf Touré a félicité et remercié le partenaire pour son appui constant.
Au cours de la journée, les participants ont eu droit à plusieurs communications. D’abord, celles du Pr Amadou Oury Pléah, enseignant à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion, puis de M. Moussa Cissoko de la Direction Nationale du Trésor.
Les conférenciers ont expliqué le budget dans tous ses compartiments: les détails de son élaboration, son exécution et son contrôle par les organes créés à cet effet...
Les participants ont signalé leurs préoccupations, et plus particulièrement, sur le budget de la Présidence. Aux dires des conférenciers, ce budget est préparé au même titre que le budget des départements ministériels. Il est public et entouré par la plus grande transparence.

BIBLIOTHEQUE NATIONALE
Le PDES expliqué aux jeunes de plusieurs communes

Le 24 novembre 2007, des centaines de jeunes âgés, pour la plupart, de 18 à 30 ans, ont pris d’assaut la grande salle de la Bibliothèque Nationale sise à l’ACI 2000, en vue de prendre connaissance du contenu du Programme de Développement Economique et Social (PDES), à la faveur d’une conférence-débat sur le sujet.
Cette conférence a été initiée par le Centre pour la Formation Civile des Jeunes (CFCJ), une association créée depuis en janvier 2000 à Bamako , dont les responsables sont, entre autres, Moussa DIAKITE, Mody Sidibé et Moussa Cissoko.
Plusieurs responsables et militants se réclamant... du Mouvement Citoyen ont signifié, par leur présence, leur attachement audit mouvement, témoignant ainsi leur détermination à soutenir les idéaux du Président de la République.
Aux dires du président du centre, le CFCJ, dans sa mission, a animé plusieurs conférences sur la vie de la nation. A ce propos il a évoqué plusieurs thèmes débattus avec les membres. Entre autres, les thèmes Jeunesse et politique ; Jeunesse et développement.
Le souci de ce centre, selon son président Mody Sidibé, est de participer à la construction du pays dans toutes ses dimensions, notamment à l’éveil des consciences. Parmi les actions, il a cité l’instruction civique et morale de la jeunesse.
“Le CFCJ dit oui à une jeunesse aguerrie dans un Mali qui gagne”, a laissé entendre le président. Le projet du Chef de l’Etat, pour ce second quinquennat, a été expliqué aux jeunes de long en large.

MUSIQUE
Le rappeur Booba crée la sensation

Bamako était à chaud le week-end, avec l’arrivée, dans la capitale, du plus grand rappeur français, Booba. Arrivé à Bamako grâce à Yéli Mady Konaté dit “Yélif Fuso” -qui l’a présenté au public lors d’un grand concert-, Booba a drainé les mélomanes de la capitale, et plus particulièrement, les admirateurs du hip hop (la musique rap) vers la salle de spectacle du Palais de la culture Amadou Hampaté Bah. C’était dans la nuit du 23 novembre 2007.
La musique rap, faut-il le souligner, est un genre musical très prisé par la jeunesse malienne sur laquelle elle a depuis longtemps exercé une influence. Aussi, ce passage de Booba n’est pas du tout passé inaperçu dans la capitale malienne.

INSTITUT Me DEMBA DIALLO
Des journaliste formés

Dans la salle de conférence de l’Institut qui porte le nom d’un des plus célèbres avocats du Mali, feu Maître Demba Diallo, vingt journalistes de la presse privée ont pris part à une formation de trois jours portant sur les rapports entre la justice et les médias.
Cette formation est une initiative du réseau des journalistes du Mali appuyé par l’Institut dirigé aujourd’hui par M. Oumar Bocar Cissé. Les participants ont débattu différentes communications axées sur les rapports entre la presse et la famille judiciaire.
Ces rapports ont toujours été bons, même si, souvent, ils sont conflictuels. Cette formation ne sera pas la dernière, a promis le directeur.

Rassemblées par Laya DIARRA

26 novembre 2007.

Directoire du FDR: Tiébilé Dramé est-il bien conseillé ?

Soir de Bamako
Directoire du FDR: Tiébilé Dramé est-il bien conseillé ?

Conciliabules avec des réligieux en quête de repère dans le landerneau politique, approche des syndicalistes et autres acteurs de la société civile, tenue de propos subjectifs et dilatoires, annonce de la tenue d’une conférence internationale sur le Nord Mali... Autant d’indices qui prouvent que l’adrénaline monte à la tête du président du FDR, Tiébilé Dramé.

Si ces comportements et agissements de l’homme ne surprennent guère ceux qui sont mieux “au parfum” de son parcours politique, ils sont aussi la preuve évidente qu’il ne bénéficie pas des conseils et propositions de son entourage, ou peut-être qu’il n’en tient aucun compte.

Certes, se retrouver à la tête d’un regroupement politique significatif confère à la fois, pouvoir privilège. Mais s’il s’agit du FDR, il ne faudrait pas réflechir deux fois avant de s’en réjouir ou s’en enorgueillir. Et s’il s’agit encore de la présidence tournante d’un regroupement qui ne dépasse guère les six mois, la prudence doit être doublée d’une certaine réserve.

Pourtant, ces détails semblent aujourd’hui échapper à Tiébilé Dramé. Ce qui aurait pu être compris de la part de quelqu’un d’autre. Mais venant de lui, cet oubli relève du suicide politique.

Après tous ces espoirs déçus qu’il avait suscités, d’abord sur l’élection présidentielle d’avril dernier, puis sur les législatives de juillet -où il fut disqualifié avant même le début de la compétition-, Tiébilé Dramé doit garder le profit bas, avant d’être complétement blanchi par la justice, relativement à sa gestion des fonds du Comité d’Organisation du Sommet Afrique-France.

Le schéma tracé était au moins simple : à défaut d’être Président de la République ou d’aligner un candidat sorti des rangs du FDR, l’Enfant du Nioro du Sahel voulait coûte que coûte s’assurer une immunité parlementaire pour pouvoir dormir paisiblement sur ses lauriers, au moins, pendant cinq bonnes années, sans être inquiété.

Mais puisque les dieux de la chance n’ont pas été de son côté, l’homme vit aujourd’hui dans une hantise au quotidien. En effet, ce genre de souci embête même le simple citoyen lambda, à fortiori un responsable politique, aussi turbulent soit-il.

L’on comprend alors plus aisément le mobile des agissements actuels de Tiébilé Dramé, pimentés de sautes d’humeurs et d’inconsistances verbales. Aussi, l’annonce de la tenue, par le Président de la République, d’un Sommet sahélo-sahélien sur la Sécurité aurait poussé Tiébilé à sortir de ses gonds pour annoncer à son tour... l’organisation d’une conférence internationale sur la question Nord Mali.

Une question qui, selon lui, était au menu du Forum organisé à Sikasso par le parti du “Bélier-blanc”. Dans cet ordre d’idée, une autre question s’impose d’elle-même : pourquoi Tiébilé tient-il à l’organisation d’une conférence internationale sur le Nord Mali ? Avant de tourner casaque, le PARENA n’étai-il pas le premier parti politique à avoir officiellement soutenu les Accords d’Alger?

Sans nier le droit aux responsables du FDR d’avoir des idées superflues, fantaisistes ou fantasmagoriques, la sagesse aurait quand même du leur imposer de suivre la ligne directrice de l’Etat, chaque fois qu’il s’agit de questions engageant la vie de la nation.

Ici, il ne s’agit nullement, pour eux, d’épouser obligatoirement les voies tracées par l’Etat -sinon l’Opposition n’aura aucun sens,... si opposition il y a-, mais plutôt de faire des propositions concrètes à l’Etat par rapport aux points qui suscitent des divergences de vue.

Au delà d’une telle volonté, c’est vouloir incarner l’Etat dans un Etat, ce qui ne pourrait se faire. Aussi, comme l’aurait dit Ibrahim Boubacar Kéïta lui-même, il faut savoir raison garder. Aussi, faut-il se poser la question, à propos de Tiébilé Dramé : à quoi d’autre s’accrocherait-il, après sa présidence du FDR ?

Adama S. DIALLO

28 novembre 2007.

Zine El Abidine Ben Ali: L’héritier du parti destourien

Soir de Bamako
Zine El Abidine Ben Ali: L’héritier du parti destourien

En application de l’Article de la Constitution tunisienne, le Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali succède au fondateur du parti “Néo Destour”, le Président Habib Bourguiba, est déclaré dans l’impossibilité de continuer à assumer ses fonctions. La Tunisie entre ainsi de plein pied dans l’avènement d’une nouvelle ère sociopolitique.

L’initié précoce

Zine El Abidine Ben Ali naît le 3 septembre 1936 à Hamman-Sousse, une petite bourgade de la côte méditerranéenne sise à quelques kilomètres... de Sousse, la troisième ville du pays. Au cours de ses études secondaires, il participe activement non seulement à la lutte contre le régime colonial français, en assurant la liaison entre les structures régionales du parti “Néo Destour”, mais aussi à la résistance armée. Ce qui lui vaudra d’être renvoyé de tous les établissements scolaires. Mais zine El Abidine n’abandonne pas pour autant ses études qu’il reprend. Il fait suffisamment montre d’énergie en entreprenant des études supérieures, après le lycée.

De hautes études

Compte tenu de son engagement politique, le parti destourien décide d’envoyer Zine El Abidine en France. Il sera ainsi l’une des premières élites du pays qui formeront plus tard le noyau de la future Armée nationale.
En France, il est accueilli par la prestigieuse l’Ecole Spéciale Inter-Armes de Saint Cyr, où il obtient son diplôme. Sur sa déterminante lancée, il accumule d’autres diplômes dans des écoles militaires tout aussi prestigieuses: l’Ecole d’Artillerie de Châlon-Sur-Marne, en France, l’Ecole supérieure de Renseignement et de Sécurité à Fort Holabird, dans le Maryland (Etats Unis), l’Ecole d’Artillerie de campagne anti-aérienne à Fort Bliss, dans l’Etat du Texas (toujours aux Etats Unis) où il décroche aussi un diplôme d’ingénieur électronicien.

Un baroudeur de postes

Encore jeune officier d’Etat-Major, il crée la Direction de la Sécurité militaire en 1964. Ensuite, il l’organise et la dirige pendant dix ans. En 1974, il rejoint Rabat (Capitale du Maroc) après avoir été nommé Attaché militaire de l’armée navale et de l’Air au Maroc et en Espagne.

Après un bref passage au cabinet du ministère tunisien de la Défense en Décembre 1977, il est nommé directeur général de la Sûreté nationale. En mai 1980, il est nommé Ambassadeur à Varsovie (capitale de la Pologne).

En Janvier 1984, il est de nouveau appelé à la tête de la Sûreté nationale. Neuf mois plus tard, soit le 29 Octobre 1984, il est nommé Secrétaire d’Etat à la Sûreté nationale, et le 23 octobre 1985, ministre de la Sûreté nationale.

Le 16 mai 1987, il est élevé au rang de ministre d’Etat chargé de l’Intérieur. Et le 2 Octobre 1987, il est nommé Premier ministre, tout en conservant son portefeuille de ministre de l’Intérieur.

L’apothéose politique

Dès lors, le Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali prend en main le destin d’un pays en crise. Il entreprend aussitôt de décrisper le climat social tunisien pendant longtemps affecté par des tensions politiques, en nouant des contacts avec les partis d’opposition et la Ligne tunisienne des Droits de l’Homme.

Il multiplie les gestes d’apaisement et oeuvre à rétablir la confiance. Le 7 novembre 1987, le vieux Président Habib Bourguiba est déclaré inapte à assumer ses fonctions, sur la foi d’un rapport médical établi par ses sept médecins habituels.

Aux dires de certains Tunisiens, jusqu’à sa mort, le vieux fondateur du “Néo Destour” ne s’est jamais rendu compte... qu’il n’est plus au pouvoir. C’est qu’il aurait été toujours traité comme un Chef d’Etat, bien que sa sénilité l’eut empêché de discerner la simulation de la réalité.

Cette marque d’égard est due à la célèbre place que Habib Bourguiba a occupée et sur la scène politique tunisienne, et dans le concert des Nations. Cette marque d’égard, l’ancien Président tunisien le doit surtout à son fidèle successeur, Zine El Abidine Ben Ali.

La Déclaration du 7 novembre, initiée par Zine El Abidine, exprime les aspirations profondes du peuple tunisien à la dignité, la liberté et la démocratie. Au cours des élections présidentielle et législatives anticipées, tenues le 2 avril 1980, il est élu Président de la République à une écrasante majorité.

Aussi, pour son action en faveur de la promotion des principes de liberté, de droits humanitaires et de démocratie, il lui sera décerné le prix international Louise Michel et la médaille d’honneur de l’Institut international du Droit humanitaire.

Aujourd’hui Président du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), ce père de famille de 5 enfants (en 1993) est aussi l’authentique héritier de la nouvelle version du Néo Destour, le Parti Socialiste Destourien (PSP).

Oumar DIAWARA

26 novembre 2007.

Oumar Mariko, S.g du parti Sadi: La fin d’une époque

Soir de Bamako
Oumar Mariko, S.g du parti Sadi: La fin d’une époque

“Chaque chose a son temps et une fin”, dit l’adage. Et l’autre, de renchérir : “autres temps, autres choses”. Autant d’assertions qui conviennent parfaitement au secrétaire général du parti SADI, le Dr Oumar Mariko. En effet, cet ex-étudiant de l’école de Médecine, entré par effraction dans la vie politique, s’achemine inexorablement, non pas seulement vers le commencement de la fin, mais se rue droit sur une fin de carrière politique.

Depuis l’assassinat du responsable SADI de Niono, Youssouf Dembélé dit “Kolodougou Planteur”, Oumar Mariko n’a cessé de clamer non seulement haut et fort, mais mordicus que cet assassinat est politique. Depuis lors, il s’était permis bien des coups -de pied comme de gueule- pour discréditer le pouvoir en place, et plus précisement, l’ancien allié et compagnon, Alpha Djénépo, dont le seul tort est d’avoir quitté ses anciens camarades du parti SADI.

Rappel des faits

Youssouf Dembélé, alias “Kolodougou Planteur”, a été retrouvé mort dans son champ, à Niono. Sans chercher à en comprendre la ou les causes, les responsables du parti SADI ont tout de suite assimilé cette mort à un assassinat politique.

Selon le secrétaire général, Oumar Mariko, Youssouf Dembélé était devenu gênant pour les responsables de l’Office du Niger. Et que le défunt détenait des preuves compromettantes qu’il entendait divulguer au Vérificateur général.

Du coup, Alpha Djénépo sera accusé, par un certain Hamidou Fomba dit “Benké”, d’être le meurtrier. Mais après enquêtes et témoignages, il ressort que Alpha Djénépo n’est ni de près, ni de loin, impliqué dans l’assassinat de Kolodougou planteur. Ce qui relança de plus belle les enquêtes.

Coup de théâtre

La libération de Alpha Djénépo entraîna vite une révolte des responsables du parti SADI, avec, à leur tête, son président, Oumar Mariko. Et comme on peut l’imaginer, ce fut le début d’une campagne faite d’insultes, de dénigrements, de calomnies, de médisances et de diffamations. Mais tel un coup de semonce, la vérité a fini par éclater, lorsque le propre fils de “Kolodougou Planteur” a battu en brèche les propos accusateurs de Oumar Mariko, jugés mensongers et qui, du coup, s’effondrèrent tels des châteaux de cartes.

En effet, ledit fils, Ousmane Dembélé, a déclaré être l’assassin de son propre géniteur, au motif que son père dilapidait le patrimoine foncier familial à des fins de jouissance personnelle et au profit du parti SADI, alors que sa famille croupissait sous le poids de la misère. Aussi, c’est fort de ces preuves convaincantes que le juge a finalement décidé de libérer Alpha Djénépo.

La fin d’une époque d’un homme politique turbulent

L’on comprend donc pourquoi Oumar Mariko et ses inconditionnels en veulent aujourd’hui à Alpha Djénépo. En effet, aux dires de ce dernier, il ressort que l’ancien leader estudiantin, reconverti en politique depuis 1991, a juré d’avoir la peau de celui qui a osé le défier dans son fief de Niono.

“Sachant que je sais tout de lui, il a juré, depuis mon départ de SADI, qu’il mettra tout en oeuvre pour me mettre en prison, afin que je ne puisse rien dire sur lui. Il croyait arriver à ses fins, avec cette affaire de l’assassinat de Kolodougou planteur. Mais je dis qu’il vient d’échouer à ses dépens. Qu’il sache que Dieu est là pour protéger tout le monde”, a déclaré Alpha Djénépo.

Avec cette affaire d’assassinat, le peuple malien est en train d’être réellement édifié sur la véritable personnalité du docteur du SADI, Oumar Mariko. En effet, celui qui fut pourtant le secrétaire général de l’AEEM en 1991 ne lutte plus aujourd’hui que pour ses intérêts personnels, aux dires de ceux qui ont été outrés par ses accusations gratuites.

Après la chute du régime dictatorial de Moussa Traoré en Mars 1991, le peuple malien, notamment la classe politique, était surpris de voir Oumar Mariko, sièger au CTSP (Comité de Transition pour le Salut du Peuple).

Depuis ce temps, les intentions inavouées du leader estudiantin de l’époque ont tôt fait d’être cernées, sinon comprises par bien des citoyens et des militants de partis, à commencer par ses propres compagnons. Et ce n’est certes pas son ancien successeur, un certain Issa Mariko, qui dira le contraire.

C’est après toutes ces péripéties estudiantines que l’ancien leader a décidé de faire la politique, en créant son propre parti, le SADI. Mais face aux difficultés de son intégration politique à Bamako, Oumar Mariko -en homme “doué dans l’art de la manipulation” - aurait décidé d’aller implanter le parti à Niono.

La ville de Niono, comme on le sait, est essentiellement agro-pastorale. Mariko serait ainsi parvenu à “manipuler” à sa guise les paysans de la zone de l’Office du Niger. Selon Alpha Djénépo, “Oumar Mariko fait croire aux paysans qu’il est le tombeur de Moussa Traoré ; il se croit comme le père de la révolution de mars 1991. Pire, il se comporte en messager des pauvres, alors qu’il ne fait que sucer le sang de ces pauvres populations en leur soutirant de l’argent, sous prétexte qu’il va les aider à rentrer dans leurs droits.”

En plus de ses discours populistes et son comportement que certains jugent “déloyal”, Oumar Mariko est également soupçonné, chaque fois qu’il voyage dans le Kala profond, en zone Office du Niger, d’inciter les paysans à ne pas payer les redevances eau et autres droits de l’Etat.

Selon nos sources, il est même allé jusqu’à promettre aux agriculteurs de diminuer les prix des intrants agricoles, en clamant que l’Etat ne fait rien, et que les populations ne doivent pas se fier aux promesses des autorités politiques. Mais en fait, Oumar Mariko ne ferait que susciter le mécontentement des paysans et des compressés, rien que pour se faire de la publicité, voire une popularité.

Aussi, bien des Maliens diront du Docteur Oumar Mariko qu’il doit avoir des problèmes... de neurones, ce qui expliquerair son esprit fébrile, face à certaines situations. En tout cas, celui qui était craint en 1991 est aujourd’hui en instance de disgrâce très avancée. Après avoir persisté mordicus dans l’affaire Youssouf Dembélé -un crime politique, selon lui-, il risque Tout simplement de payer, rubis sur ongles, la note salée de ses bévues.

Pire, à force de lancer des accusations aussi fantaisistes, il risque de ne conserver aucun crédit, tant aux yeux des Maliens qu’à ceux de ses collègues députés, voire même au sein de son propre parti. Ne dit-on pas que “tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse” ?

Il est alors peut être temps que les populations concernées, notamment celles de la zone Office du Niger, réalisent que Oumar Mariko ne peut pas régler leurs problèmes, encore moins en trouver les solutions. Si tel est le cas, le parti SADI, qui se déclare national, ne se limiterait pas seulement à Niono, Kolondiéba et en Commune I du district de Bamako. La preuve : le parti ne possède aucun conseiller municipal.

Sadou BOCOUM

28 novembre 2007.

La guerre pour la paix: Deux figures emblématiques

Soir de Bamako
La guerre pour la paix: Deux figures emblématiques

Au préambule de la Charte de l’UNESCO, un passage chargé d’une pertinente signification saute aux yeux : “C’est dans l’esprit des hommes que naissent les guerres. C’est aussi dans leur esprit qu’il faut ériger les défenses de la Paix.“

Guerre et Paix

Parmi les figures emblématiques mondiales, deux hommes se sont rendus célèbres dans le cadre de deux concepts socio-politiques aussi contradictoires qu’indissociables : la guerre et la paix.

Deux hommes qui ont tous lutté pour la paix, et dont les profondes convictions ont révélé à la notoriété publique, voire internationale. Tandis que le premier s’est illustré dans la politique, et en temps de guerre, le second s’est distingué dans la réligion et l’humanitaire, en temps de paix.

En effet, l’Anglais Sir Winston Churchill s’est révélé au monde durant la seconde guerre mondiale (1939-1945) provoquée par la folie meurtrière d’un certain... Adolph Hitler.

A voir de près l’histoire de cette guerre, on peut affirmer que l’ultime sursaut de défense et de contre-attaque des armées européennes contre l’occupation nazie est sans conteste du à l’optimisme contagieux de Sir Winston Churchill.

Le regretté Premier ministre anglais n’avait jamais douté de l’issue de cette guerre. Pour lui, Adolph Hitler était condamné à la perdre, pour la simple raison que, selon lui, “l’horreur de la guerre ne peut, en aucune façon, avoir raison sur l’honneur de la paix“ ...

Quant à Henri Grouès, plus connu sous le nom d’Abbé Pierre, il a toujours été considéré comme un Messie de l’époque contemporaine, tant ses idées simples et sa modestie ont été consacrées à des causes humanitaires, dont la protection et la défense des pauvres et des opprimés.

L’Abbé Pierre était, comme disait un politicien français, “plus qu’une mère Thérésa au masculin”. A l’issue de maints sondages effectués en France, Henri Grouès a toujours ravi la vedette aux plus illustres personnalités évoluant dans différents domaines, sur le plan de la célébrité.

En conclusion, l’on comprend aisément pourquoi, sans le savoir, Sir Winston Churchill et l’Abbé Pierre ont, durant toute leur vie, partagé en commun ce trait d’esprit qu’ils citaient fréquemment, chaque fois qu’ils devaient parler en public : “La guerre, c’est lorsque des gens qui ne se connaissent pas se massacrent entre eux au profit de gens qui se connaissent.”

“L’homme au cigare”

Dans un de ses ouvrages intitulé “Mémoires“, l’écrivain et politicien français, Paul De Gondi, Cardinal de Retz (1613-1679), mentionnait : “Il y a très loin da la velléité à la volonté, de la volonté à la résolution, de la résolution au choix des moyens, du choix des moyens à l’application.“ Ce passage était particulièrement cher à Winston churchill, en ce sens qu’il résumait les principes de conduite qui ont régi toute sa vie. Car Churchill était l’incarnation même du pragmatisme.

Il y a 42 ans, soit le 10 Février 1965, l’Angleterre lui consacrait des funérailles grandioses. Et le 10 Février 2005, soit au 40e anniversaire de sa mort, la Reine d’Angleterre l’élevait au rang de Héros National à titre posthume.

Pourtant, rien ne prédisposait Churchill à un destin hors du commun. Mauvais élève, garçon râleur, frimeur, noceur, amateur de beuveries et de bonne chair -au sens propre comme au figuré-, il représentait, dans sa jeunesse, un souci permanent pour ses parents. Malgré tout, c’est le Premier ministre le plus charismatique et prestigieux qui ait jamais dirigé l’Angleterre.

Lors de la seconde guerre mondiale, il fut le permier à prédire la défaite de l’Allemagne ; le premier aussi à encouraager la Résistance contre l’oppresseur nazi et à organiser la victoire des Alliés. Et c’est bien grâce à lui que, depuis l’Angleterre, un certain... Général Charles De Gaulle put exhorter les Français à combattre l’ennemi allemand. En effet, c’est depuis Londres que le Général français reçevait des renseignements sur l’évolution de la Résistance, et donnait des directives pour mieux la structurer...

Après la mort de Churchill, aucun de ses objets personnels n’a échappé à la conservation. Au domicile de sa fille cadette, désormais devenu un “musée touristique”, des objets soigneusement entretenus et réligieusement conservés par l’Etat anglais attestent encore de l’immortalité de “l’homme au cigare” : son chapeau, sa canne, sa veste, son noeud papillon, et... ses célèbres cigares.

Témoin et acteur direct de toutes les grandes reformes entreprises après la deuxième guerre mondiale, le nom de Sir Winston Churchill reste comme une encre indélibile sur les pages de l’Histoire.

“L’Abeille et la Pierre”

L’un des plus éminents ésotéristes de la Chine antique disait : “Connaître les autres, c’est Sagesse. Se connaître soi-même, c’est Sagesse supérieure. Imposer sa volonté aux autres, c’est Force. Se l’imposer à soi-même, c’est Force supérieure.”

Toute la vie et les actions de Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, étaient règlementées par cette vieille maxime du sage chinois, Lao Tseu. Henri Grouès était l’incarnation même du renoncement et de la compassion naturelle, des sentiments que peu d’humains éprouvent de nos jours.

Admis le 14 Janvier à l’hôpital du Val-de-Grâce (Paris) le plus populaire des Français s’est éteint le 22 Janvier 2007 à 5 h30 du matin, à l’âge de 94 ans, des suites d’une infection pulmonaire. L’abbé Pierre s’en était allé comme il était venu : dans la modestie. Mais il aura laissé, dans le coeur de ses contemporains et pour les générations futures, une précieuse leçon de morale et un héritage inestimable : l’amour du prochain.

Cinquième enfant d’une riche famille de Lyon, le petit franciscain (réligieux de l’Ordre de Saint François d’Assises), fils d’un commerçant de textile, est frappé, dès son jeune âge, par le “virus réligieux”. Lors d’un sondage télévisé, les Français ont fait de lui la personnalité la plus adulée, après De Gaulle et Louis Pasteur.

Dès 1949, l’aspect physique et le maintien vestimentaire de l’Abbé Pierre n’ont plus changé : barbe blanche, béret et soutane noire : tout un symbole ! C’est comme si, après la guerre, il s’était désormmais juré de porter tout le deuil du monde. C’est d’ailleurs à cette date qu’il fonde le Mouvement “Emmaüs International”. Un mouvement caritatif qui, de nos jours, emploie plus de 4 000 personnes en France, et opère dans plus de 40 pays à travers le monde.

C’est en 1954 qu’il sort de l’anonymat, en lançant un cri du coeur en faveur des démunis et des sans-logis. C’est sa fameuse “Insurrection de la Bonté” qui suscita un immense élan de compassion au sein du Parlement français, et fut à l’origine de la création de... 12 000 logements d’urgence.

“Où que l’on soit né, on vient toujours d’ailleurs et l’on ira toujours quelque part“, rappelait sans cesse “l’Apotre de la Paix”. Ce trait d’esprit de l’Abbé Pierre est sous-tendu par la devise d’Emmaüs : “Ensemble, agir, dénoncer“. Toute sa vie durant, il s’est sacrifié pour cette cause : soutenir les déshérités, s’investir pour les pauvres, fustiger l’indifférence et l’injustice des puissants de ce monde. Telle a été la raison de vivre de ce nonagénaire épris d’actions de bienfaisance.

Celui qui ss surnommait avec humour “l’Abeille et la Pierre“, c’est-à-dire la patience et la tenacité, rappelait sans cesse qu’un monde meilleur est possible, pour peu que les hommes le veuillent. Et que si les voies de Dieu sont impénétrables, la justice divine est tout aussi inévitable qu’irréfutable.

Deux hommes, deux époques

Autant le politicien anglais, Winston Churchill, se servait de son pragmatisme pour professer la paix dans une époque de guerre, autant le réligieux français, Henri Grouès, usait de sa modestie pour prôner la compassion dans une époque de paix. Si plus de 40 ans séparent leurs disparitions réciproques, les deux hommes ont étrangement en commun cet amour effréné pour la Paix, et ont usé de toute leur énérgie pour cette cause.

Et aussi étrange que cela puisse paraître, après leur mort, on retrouva, parmi les notes personelles de chacun d’eux, ce dramatique passage de l’oeuvre de l’écrivain français, Alfred De Vigny (1797-1863) intitulé... “La mort du loup“ : “... A voir ce que l’on fut sur terre et ce qu’on laisse, seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse. Gémir, pleurer, prier est également lâche. Fais énergiquement ta longue et lourde tâche, dans la voie où le sort a voulu t’appeler. Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler“.

Oumar DIAWARA
Nouvel Horizon
Booba à Bamako : “Amusez-vous bien, mais dans la prudence”, a dit le ministre El Moctar

Qui croirait à la venue de l’un des plus grands rappeurs de cette planète à Bamako. Hé bien, c’est fait, à la grande satisfaction des milliers de fans de ce grand artiste qui a révolutionné le Rap Français grâce à l’initiative de certains grands artistes de la place, à savoir: Yéli Mady Konaté, promoteur de la maison “Yeli Mady Music” en collaboration avec M. Ibrahima Konaté.

A l’annonce de la nouvelle, nombreux sont ceux qui n’y ont pas cru car, c’est une aubaine qui est ainsi annoncée. L’on se rappelle de la tenue de la première édition d’un grand concours de “Bottle danse” organisé ici à Bamako pour permettre aux jeunes artistes de montrer leur talent et d’exprimer à travers cette danse dont ils sont les seuls créateurs, et cela grâce à Yéli Mady Konaté.

UNE SERIE DE CONCERTS A BAMAKO

Révolutionner et créer un vrai business autour de ce mouvement. C’est dans cette optique que la venue du plus grand et charismatique rappeur de l’Hexagone se situe pour une série de concerts à travers la capitale bamakoise. Il est nécessaire de savoir que c’est la première fois qu’un rappeur de grande renommée a fait un show à Bamako, comme pour dire que notre capitale suit le rythme du show-biz international.

Ainsi, le vendredi 23 novembre, le Palais de la Culture était plein à craquer, les 3000 places étaient occupées avant 22 heures et à un moment, pour assurer la sécurité des fans, les forces de sécurité étaient obligées de fermer la porte pour que personne ne puisse entrer.

LES RETARDATAIRES ONT EU TORT

Et ceux qui ont attendu 23 heures sont restés dehors, d’où l’histoire de ce jeune fan de Booba : “J’habite Kati et j’ai fait mon possible pour assister à ce spectacle, je ne savais pas que les gens allaient sortir ainsi, je n’arrive pas à croire que j’ai fait le déplacement de Kati (20 km de Bamako) au Palais de la Culture et pris mon ticket pour rester dehors. Même si je n’entre pas, je remercie au fond du coeur les initiateurs de ce show, particulièrement Yéli Fuso, pour tout ce qu’il a fait pour le rap malien car, en voyant ce grand rappeur Booba, beaucoup de jeunes sauront que le rap n’est pas du n’importe quoi”, nous a-t-il raconté.

LA SALLE A FAIT LE PLEIN

Le ticket du concert du vendredi dernier était vendu à 3000 F CFA, mais la salle a fait le plein et nous avons vu la prestation de beaucoup de groupes de “Bottle Danse” qui ont émerveillé le public et d’autres rappeurs locaux. L’invité surprise était le ministre de la Culture, M. Mohamed El Moctar qui a personnellement fait le déplacement pour manifester son soutien à cette initiative.

LE MINISTRE DE LA CULTURE

Le ministre, dans son boubou blanc au milieu de la jeunesse en fête a laissé entendre ceci : “Je suis très content d’être parmi vous ce soir et je salue beaucoup l’initiative car, rien n’est meilleur que de voir la jeunesse heureuse en plein épanouissement. Mais, il faut fêter dans la prudence et surtout n’oubliez pas que nous sommes au début de l’année scolaire et qu’il va falloir relever cet autre défi. Que la fête soit belle”.

C’est dans une obscurité totale que Booba a fait son entrée sur scène. Et un cri de tonnerre a retenti dans la salle et on entendait sous ce bruit des mots comme “Si, si”, “B, deux oo-b-a” ou encore “garde la pêche” utilisés par le rappeur dans ses chansons. Booba a sans nul doute séduit les Maliens et les Maliennes.

Et nombreux sont ceux qui se sont sentis fiers de voir cet artiste international se produire à Bamako. La seule question qu’ils se posent est de savoir : qui sera le prochain artiste de renommée internationale qui se produira ici?

En tout cas, cela a été une grande satisfaction au sein de la jeunesse.

Moussa KONDO (Stagiaire)

26 novembre 2007.

ATT à propos de la lutte contre la corruption : “La quintessence réside au niveau de la justice”

Nouvel Horizon
ATT à propos de la lutte contre la corruption : “La quintessence réside au niveau de la justice”

Comme nous l’annoncions hier, le président de la République, le Général Amadou Toumani Touré a présidé le 27 novembre 2007 au Centre International de Conférence de Bamako l’audience solennelle de la rentrée des cours et tribunaux au titre de l’année judicière 2007-2008. Le thème choisi cette année est : “Rôle du juge des comptes dans la bonne gouvernance”.

La cérémonie qui a duré plus de trois heures fut marquée par cinq interventions: le discours de Mme la présidente de la Cour Suprême, l’exposé de Mamadou Moriba Diarra, juge rapporteur sur le thème de la rentrée judicière de cette année, le réquisitoire du procureur général près la Cour Suprême M. Cheickna Détéba Kamissoko, la plaidoirie du bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Mali Me Seydou Ibrahim Maïga et enfin le discours du président de la République, M. Amadou Toumani Touré.

RELATIONS ENTRE CIVISME ET BONNE GOUVERNANCE

On se rappelle que le thème retenu l’année dernière lors de la rentrée des cours et tribunaux était “Le civisme, gage de la paix sociale”. Pour cette année, le thème est : “Rôle du juge des Comptes dans la bonne gouvernance”.

Selon Mme Diallo Kaïta Kagnantao, présidente de la Cour Suprême, à travers le choix successif de ces thèmes, les plus hautes autorités du Mali, à commencer par le président de la République, ont administré la preuve qu’ATT est un homme de paix car, civisme et bonne gouvernance sont deux notions complémentaires parce qu’ayant l’un et l’autre pour objectif de faire de la cité un havre de paix et de prospérité.

“Il est évident que la bonne gouvernance est aussi un gage de paix sociale et on s’attend à ce que des citoyens au sens civique élevé soient naturellement des bâtisseurs d’une cité harmonieuse et épanouie”, a-t-elle dit.

A travers le thème de cette année, il s’agit d’apprécier la perception de l’état de la gouvernance au Mali à travers l’analyse, la vérification et le jugement des comptes de l’Etat. Il permet également de lever le voile sur l’une des trois sections de la Cour Suprême, en l’occurrence la section des comptes dans ses prérogatives de gardienne et de juge de la gestion des finances publiques et d’apprécier par la même occasion les capacités des institutions de gouvernance.

Dans un ouvrage collectif écrit par Abdoulaye Bio-Tshane et Philippe Montigny intitulé “Lutter contre la corruption” on retient que “la gouvernance dans le contexte institutionnel d’un régime démocratique exige que les dirigeants conçoivent et mettent en clair la participation effective des forces vives de la nation au processus formel des décisions ayant trait à l’utilisation rationnelle et à la répartition équitable des ressources disponibles en vue de la satisfaction des besoins fondamentaux du peuple”.

Dans la répartition équitable des ressources, ceux-là mêmes qui sont chargés de le faire font fausse route au détriment de l’orthodoxe financière. D’où le recours au juge des comptes. A l’opposé de la bonne gouvernance, il y a la mauvaise gouvernance. Le conseiller Mamadou Moriba Diarra définit la mauvaise gouvernance comme étant la mise en oeuvre de politiques économiques et sociales mal conçues. La mauvaise gouvernance viole les droits de l’homme et de l’Etat de droit.

LES PREROGATIVES DU JUGE DES COMPTES

Le procureur général près la Cour Suprême du Mali, M. Cheickna Détéba Kamissoko, dans son réquisitoire, a laissé entendre que le juge des comptes est un acteur peu bavard du système judiciaire, “plongé” qu’il est dans ses chiffres, épluchant nuit et jour des documents comptables jaunis par le temps et oubliés par les gestionnaires des deniers publics. “Ce magistrat austère, vient donc pour la première fois depuis l’indépendance de vous entretenir d’un sujet dont l’importance n’échappe à personne d’où la pertinence de son choix”, a déclaré M. Kamissoko.

LES COMPETENCES DE LA SECTION DES COMPTES DE LA COUR SUPREME

La section des comptes de la Cour Suprême du Mali assure, pour sa part les attributions de contrôle des comptes publics de notre pays depuis 1960 (titre VIII-article 43) de la Constitution du 22 septembre 1960 ; elle a connu les mêmes attributions sous les 1ère, 2ème et 3ème Républiques.

Cependant, des lois particulières sont venues amplifier les missions et responsabilités de la section des comptes de la Cour Suprême, dans le contentieux du compte administratif de l’ordonnateur des assemblées territoriales, dans le contrôle de la gestion du Vérificateur Général et dans l’assistance au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale dans le contrôle de l’exécution des lois de finances.

Aux termes de l’article 82 de la loi n°96-071 du 16 décembre 1996 portant statuts de la Cour Suprême, la section des comptes a une compétence générale en matière de jugement des comptes et de tous autres contrôles.

Il s’agit en l’occurrence de :
- juger les comptes des comptables publics de deniers tels que défini par la réglementation en vigueur ;
- vérifier la gestion financière des agents de l’ordre administratif chargés de l’exécution du budget national et des autres budgets que les lois assujettissent aux mêmes règles ;
- contrôler les comptes de matière des comptables publics de matières ;
- examiner la gestion financière et comptable des organismes dotés de la personnalité civile et de l’autonomie financière et dans lesquels l’Etat ou les autres collectivités publiques ont un intérêt financier ;
- la section des comptes peut, à tout moment, exercer tout contrôle soit de sa propre initiative, soit à la demande du président de la République, du Premier ministre ou du président de (l’Assemblée Nationale et le Gouvernement) dans le contrôle de l’exécution des lois de finances ;
- vérifier les comptes annuels des partis politiques ;
- contrôler la gestion comptable du Vérificateur Général.

En règle générale, il s’agit, pour le président de la section des comptes et ses collaborateurs, de s’assurer d’une part que les ordonnateurs de recettes ou de dépenses ont bien exécuté leurs missions, et que d’autre part, les comptables ont correctement recouvré les recettes qui rentrent dans leurs attributions et que les dépenses consécutivement exécutées l’ont été en respectant les règles de la comptabilité publique.

LA PLAIDOIERIE DU BATONNIER

Le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Mali, Me Seydou Ibrahim Maïga, dans sa plaidoirie a insisté sur la nécessité de consolider les acquis démocratiques au Mali et de ses institutions qui restent fragiles. Pour cela, il a emprunté la voie tracée par l’OCDE qui décline la confiance publique dans l’action et l’administration de l’Etat en six principes fondamentaux.

L’obligation de rendre compte, la transparence, l’efficience et l’efficacité, la réceptivité, la prospective et la primauté du droit.

ATT AU SUJET DES REFORMES EN COURS

Le président de la République, M. Amadou Toumani Touré, dans son discours, a félicité le juge rapporteur, M. Mamadou Moriba Diarra pour avoir touché du doigt la pertinence du rôle du juge des comptes. Des réformes sont en cours pour l’amélioration du système.

C’est pourquoi, ATT a déclaré : “Les propositions de renforcement des capacités et de réhabilitation de la section des comptes, inscrites dans le plan d’action gouvernemental d’amélioration et de modernisation de la gestion des finances publiques ont déjà fait l’objet de projets de lois, qui seront examinées très prochainement par le gouvernement.
Ma conviction est que la corruption n’est pas une fatalité. Nous pouvons l’endiguer en changeant qualitativement, aussi bien notre état d’esprit que notre relation aux biens publics. Les membres de la famille judiciaire me disaient au début de cette croisade : la quintessence réside au niveau de la justice”, a conclu le président de la République.

Daba Balla KEITA

28 novembre 2007.

Coup de pied : Contrôle de véhicules non immatriculés, l’injustice flagrante

Coup de pied : Contrôle de véhicules non immatriculés, l’injustice flagrante

Pour contraindre certains propriétaires de véhicules à l’ordre, le service des douanes procède à des interventions surprises au cours desquelles, les agents saisissent des véhicules non immatriculés.

Ces sorties du service des douanes sont certes salutaires, parce qu’elles contribuent à renflouer less caisses de l’Etat, mais on doit souligner que les contrôles ne sont pas effectués dans les règles de l’art.

Généralement, on constate que certaines corporations sont exemptent du contrôle comme les hommes de droit, les élus de la nation, les hommes de médias, les porteurs d’uniformes, les artistes.

Autrement dit, au coup de sifflet des contrôleurs ceux-ci, sachant bien qu’ils ne sont pas en règle, présentent leurs cartes professionnelles ou de fonction et ils sont ainsi autorisés à partir.

Et c’est le citoyen ordinaire qui est obligé de se mettre en règle. Ceux qui bénéficient de ce privilège ne doivent-ils pas eux aussi être en règle vis-à-vis de la loi ? Sont-ils au-dessus de la loi ?

Ce qu’il faut surtout souligner, c’est qu’ils ont généralement les moyens de s’acquitter de cette obligation qui fait d’eux des citoyens à part entière.

Ainsi les contrôleurs des véhicules non dédouanés doivent changer de méthode et se rappeler que nul ne doit être au-dessus de la loi.

Dado CAMARA

28 novembre 2007.

Fermeture de la radio Kayira 7 : Le maire de Niono capitule

Le Républicain
Fermeture de la radio Kayira 7 : Le maire de Niono capitule

Boubakar Fomba, maire la ville de Niono, a échoué dans sa tentative de faire taire la radio Kayira 7 de la capitale du riz à jamais. Le mardi 20 novembre 2007, la tutelle lui a instruit l’ouverture de la radio.

Le 12 novembre 2007, on vous annonçait que le maire de la ville de Niono, peu enclin à respecter les lois de la République, avait pris sur lui la lourde charge de fermer la radio Kayira 7 de Niono.

Le 4 novembre 2007, par décision n°41/M-CUN 2007, le maire décidait de «la fermeture de la radio kayira 7 de Niono pour diffusion d’informations incitant la population à un soulèvement, atteinte à la tranquillité publique et risque de troubles à l’ordre public».

Mieux, il était précis: «aucune émission sur les antennes de la dite radio n’est autorisée jusqu’à nouvel ordre». Dans sa lancée, le maire de Niono a décidé: «le commissaire de police de la ville de Niono, le chef de peloton de la garde nationale, le commandant de brigade de la gendarmerie nationale sont chargés de l’exécution de la présente décision».

Sans autre forme de procès, le maire a fait exécuter sa décision par l’étude de Me Almahoud I. Maiga, huissier de justice à Niono.

Convaincus de l’illégalité de la décision du maire, les responsables du réseau de communication Kayira ont saisi les différentes autorités de la République afin de rappeler le maire à l’ordre.

Au même moment, le maire de Niono qui bénéficie du soutien de trois autres maires, sur les douze que compte la localité, débarque à Bamako pour négocier des soutiens au niveau de l’administration et au niveau des responsables de certaines institutions de la République.

Désavoué par des responsables politiques qui sont du même bord politique que lui, il a été obligé d’avouer que sa décision a été motivée par une démarche politique. Énervé par ces propos, Dioncounda Traoré, président de l’Assemblée nationale, se serait vu obligé de le rappeler à l’ordre, en lui tenant un langage de vérité, du genre: «écouter, laissez la radio Kayira de Niono en paix. Si elle vous gène tant dans vos activités politiques, réunissez les moyens pour créer la vôtre».

Dès la prise de la décision de fermer la radio Kayira de Niono, Dr Oumar Mariko et ses camarades avaient soupçonné des motivations politiques, que le maire de Niono vient de mettre au grand jour à Bamako. Et du coup ses motivations “d’incitation de la population à un soulèvement et de risque de troubles à l’ordre public”, n’étaient que prétextes.

Assane Koné

26 novembre 2007.

Repenser la gouvernance en Afrique : Comment construire des Etats capables et comptables

Le Républicain
Repenser la gouvernance en Afrique : Comment construire des Etats capables et comptables

Repenser le système de gouvernance en Afrique, s’unir dans l’action pour construire des Etats capables, réceptifs et comptables en Afrique de l’Ouest, est le thème dont débattra le Haut niveau du groupe d’experts, dans notre capitale, du 27 au 29 novembre à l’hôtel Salam.

La rencontre est organisée par le Bureau sous-régional de l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Bsr-Ao), en collaboration avec la Commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le gouvernement du Mali.

L’objectif de la réunion, disent les organisateurs, est de donner un point de vue équilibré sur l’état actuel de la gouvernance et les obstacles y afférant en Afrique de l’Ouest afin de bâtir des Etats capables, réceptifs et comptables.

Cette réunion de haut niveau regroupera le monde très diversifié des acteurs de la gouvernance de la Cedeao constitué de fonctionnaires, de responsables de partis politiques, de parlementaires, de représentants de la société civile et du monde des affaires, des chefs traditionnels et religieux, des responsables des institutions bilatérales et multilatérales, des experts et spécialistes en matière de gouvernance, des universitaires et des médias.

Le discours de Julia Hugues Jones, auditrice à la retraite de l’Etat de l’Arkansas exprime bien l’état d’esprit qu’on attend du participant : “un dirigeant doit susciter et conserver la confiance, parce qu’elle est le ciment qui renforce l’engagement, favorise l’action et produit des résultats. Le commandement et le contrôle n’engendrent pas la confiance et dans la plupart des cas, il faut une direction partagée et inclusive. Enfin, les dirigeants sont le produit de l’ensemble de leurs expériences, comme tout le monde, mais la différence est que les bons dirigeants savent que l’expérience ne découle pas de ce qui leur arrive mais plutôt des leçons qu’ils tirent de ce qui leur arrive”.

De ce fait, l’expertise des participants est sollicitée pour mener des réflexions et actions novatrices à même de renforcer les capacités des Etats de l’Afrique de l’Ouest et à propulser un système de bonne gouvernance administrative, sociale et économique, jetant les bases du développement durable de la sous-région.

Précisant l’objectif du partenariat, les organisateurs ont cité Thabo Mbeki qui déclarait, lors de la cérémonie d’ouverture de la 23ème conférence régionale africaine de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture en 2004 : “ce qui nous reste à faire et c’est peut-être la tâche la plus difficile est de veiller à mettre en œuvre nos décisions... Cela relève plus du domaine politique que technique”.

Baba Dembélé

27 novembre 2007.

Concession du chemin de fer : Le calvaire des populations

Le Républicain
Concession du chemin de fer : Le calvaire des populations

C’est un groupe d’hommes plutôt harassé, présent à la cérémonie de clôture de la Caravane citoyenne solidaire qui a tenu à témoigner de son calvaire quotidien, le long des rails. Auparavant, ils n’osaient pas parler, considérant que l’Etat avait toujours raison. C’est à ce titre que les organisateurs, en l’occurrence le Cocidirail et l’Association française Ici là bas ont jugé que le parcours a été une réussite.

Ils ont pris la parole pour expliquer les péripéties de la caravane de 3 semaines à laquelle se sont joints des cinéastes allemands. Ils se sont rendus successivement à Kassaro, Badinko, Kita, Boulouli, Toukoto, Fangala, Oualia, Kayes et sont arrivés à Bamako, dimanche matin.

Le secrétaire à la communication de Cocidirail, Mohamed Tabouré a souligné que le voyage a été éprouvant mais riche en évènements et plein d’enseignements. “Il fallait, a-t-il dit, porter le message qui sort du plus profond de la population”. La caravane, a-il soutenu, a mis en œuvre l’animation solidaire en cinéma, théâtre, musique et débats populaires.

L’association Ici là bas, aussi, s’exprime à travers la culture citoyenne par le biais du film, de la culture, du théâtre et de l’audio-visuel. L’association a témoigné de l’intérêt que les Maliens ont porté à la caravane.

Cette forme d’expression, selon elle, a permis à beaucoup de personnes de s’exprimer sur les problèmes liés à la concession du Chemin de fer. Le témoignage des participants à la caravane a été pathétique: “Des hommes meurent de faim à cause de l’arrêt de certaines activités commerciales, des femmes en période d’accouchement succombent par faute de moyens de transport”.

Toujours est-il que Tiékoura Traoré, président du Cocidirail, a fait l’analyse selon laquelle les citoyens, le long du rail, ont pris leur courage à deux mains et décidé, d’abord, de s’exprimer et de montrer ensuite toute leur détermination à faire changer les choses.

Ceci est d’autant plus significatif pour M. Traoré que ces gens qui souffrent des méfaits de la concession n’avaient jamais pris la parole pour exprimer leur ras-le-bol.

A Kita, a-t-on appris, certains sont contraints de se réfugier dans les collines, le jour, pour ne regagner la ville qu’à la tombée de la nuit, afin d’éviter leurs créanciers notamment les gestionnaires des caisse de micro crédit.

Ces populations qui se sont rendues à Bamako pour exprimer leur mécontentement entendent désormais adhérer à un mouvement social pour faire changer les choses.

Baba Dembélé

27 novembre 2007.

Edito: Echec.

Edito : Echec

«Je retournerai à Ndjaména et je ramènerai le reste des nôtres quoi qu’ils aient fait !». C’est en ces termes que le président Sarkozy, après être rentré à Paris avec les journalistes arrêtés à Abéché, s’est adressé à ses compatriotes il y a peu, lorsqu’il s’est agi de l’affaire dite de « l’arche de Zoé ».

On avait nourri le secret espoir qu’ ATT revenu d’Alger, la nouvelle de la libération des otages détenus par Bahanga provoquerait une liesse débordante dans les camps militaires ainsi que dans les familles et au sein de tout peuple maliens. Les Maliens auraient su que le douloureux dossier du Nord est en cours de traitement et connaîtra bientôt un dénouement heureux.

La libération des otages, pour employer la terminologie officielle, la libération donc des prisonniers de guerre, dont les identités sont désormais connues, n’a donc pas eu lieu. Elle aurait apporté la preuve de la bonne foi du chef rebelle, en même temps qu’elle aurait auréolé le voyage retour du président de la République de plus de solennité, avec en prime un air de victoire.

Bahanga a refusé le schéma qu’on lui a soumis, il a refusé sans doute parce que le discours qu’on lui a opposé n’était pas suffisamment porteur, les arguments pas assez convaincants.
En y réfléchissant, politiquement, Bahanga ne dédaignera pas de s’arroger tout le bénéfice de la libération de ses compatriotes. Il voudra sûrement que cela apparaisse comme un gage de sa bonne volonté à lui, en même temps qu’elle assurera son retour dans la République.

Mais « il y a pire qu’échouer, c’est de ne pas essayer » dit-on et pour que l’intention rejoigne l’action il faudrait que le pouvoir renouvelle l’exercice, y implique d’autres parties, réactualise le discours, entreprenne d’autres voyages et d’autres initiatives.

C’est à Koulouba et au nom de notre diplomatie du cœur que les otages allemands du GSPC ont recouvré, il y a seulement deux ans, le sourire et le bonheur de rejoindre leur pays et leurs familles.
Ce qui a été possible, hier, pour nos amis l’est encore plus pour nos frères, aujourd’hui, au nom de la cohésion et de la concorde nationales. Car le Mali et les enfants du Mali ont encore du ressort et de cela personne n’en doute.

S. El Moctar Kounta

Présidentielle 2012 : Qui veut affaiblir l’Adéma ?

Le Républicain
Présidentielle 2012 : Qui veut affaiblir l’Adéma ?

Iba N’Diaye, Marimantia Diarra,Younoussi Touré, Choguel Maïga ont été ciblés, pour diverses raisons par certains qui proclament qu’ils ont fait des faux pas. Qui a donc intérêt à ce que les cadres politiques, notamment ceux de l’Adéma-Pasj soient désavoués par le public ?

Selon nos sources, un lobby tapi dans l’ombre est à la base des tentatives d’affaiblissement des partis politiques susceptibles de les gêner pour la conquête du pouvoir en 2012.

Ils ont donc élaboré un projet de conquête de Koulouba dont le “cerveau” se trouve haut perché même si, d’après nos informations, il travaille sans la totale bénédiction d’ATT.

Ce lobby constitué de cadres tient à positionner un candidat indépendant. Nos sources précisent que le ministre Hamed Sow, pressenti comme leader par une partie de ce groupe, a fait les frais d’un clan qui a fini par révéler les dessous du dossier du Centre de développement des entreprises (CDE).

Donc, le groupe est déjà miné par un conflit interne. Il doit nécessairement obtenir l’adhésion de certains leaders de partis politiques. Pour mémoire, ATT avait bénéficié de l’adhésion de certains partis dans le cadre de l’ACC puis de l’ADP pour remporter la présidentielle.

Donc, ce “clan de l’ombre” est tout à fait conscient que, pour gagner les élections, il faut absolument le soutien des partis politiques les plus significatifs, à l’exclusion de l’opposition puisqu’ils ne soufflent pas dans la même trompette. En fait, la majorité présidentielle, selon leurs plans, devrait leur servir, avec espèces sonnantes et trébuchantes, de fonds de commerce.

L’URD qui compte présenter Soumaïla Cissé n’est donc pas le premier client du lobby mais les négociations ne sont pas pour autant rompues et il sera prochainement consulté. En revanche, le parti de l’Abeille qui peine toujours à trouver le candidat consensuel est fortement visé par les activistes de “l’ombre” pour soutenir leur futur candidat. Seulement, d’après nos informations, la Ruche ne tient pas à se faire hara-kiri et prépare ses militants à soutenir leur prochain candidat issu, cette fois-ci, de la Ruche.

Le lobby, en commençant par tenter de déstabiliser l’Adéma, n’a-t-il pas commis l’erreur fatale ? Il prouve du coup qu’il n’a pas d’assises politiques solides et qu’il aurait dû commencer par construire avant de tenter de détruire. L’ADP et l’ACC ont accepté de soutenir ATT mais qui pourra les convaincre aujourd’hui, qu’il faille suivre un candidat indépendant, même s’il est fortuné ? C’est sur ce plan que le lobby a pris des vessies pour des lanternes.

Baba Dembélé

28 novembre 2007.

Confidentiel

Le Républicain
Confidentiel

* Accord d’Alger : Retour prochain de Bahanga dans l’armée régulière ?

Pour libérer les otages, Bahanga aurait posé une condition à prendre ou à laisser : son retour dans l’armée régulière. ATT aurait accepté la proposition faite par le rebelle malien. En terme de diplomatie, on dit « le retour de Bahanga dans l’accord d’Alger ». Ainsi sous la couverture de l’application de l’Accord d’Alger Ibrahim Ag Bahanga pourrait revenir narguer les éléments de l’Armée régulière. Attendons de voir ...!

* Rébellion au Nord-Mali : ATT salue le rôle de nos frères algériens

Récemment vilipendée par une partie de l’opinion malienne qui l’accuse d’être derrière la rébellion au nord de notre pays, l’Algérie d’Abdelaziz Butéflika est soudainement revenue en odeur de sainteté auprès de nos hautes autorités. Le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré n’a pas caché le rôle incontournable de son voisin du nord en vue de la libération des otages maliens détenus par le rebelle Ibrahim Ag Bahanga. «L’Etat cherche à réunir les conditions pour la libération des otages et l’Algérie s’investit de manière positive pour le retour des otages au Mali», disait le président ATT à son retour d’Algérie.

* Où sont gardés les otages de Bahanga ? : On spécule ...

La réalité est que nos autorités n’en savent rien. Après avoir séjourné en Algérie, ATT est revenu avec une idée là-dessus : « les otages ont été éparpillés à travers certains cites. Il faut réunir l’ensemble de ces otages ». Là aussi cette tâche, c’est l’Algérie qui est en train de jouer ce rôle. Ce n’est peut-être pas trop demander à l’Algérie, mais à ce rythme la situation exige mûre réflexion.

Quand est-ce qu’ils seront libérés ...?

Là aussi personne ne sait. ATT pourrait tout nous dire sauf « ici et maintenant! ». Selon le président de la République, les « otages ne seront récupérés que dans les jours, les semaines à venir ...». A ce rythme, on pourrait dire dans un mois, deux, trois..., ce n’est le souhait de personne. La République réclame ses enfants pris en otage.

* Conférence permanente des chambres consulaires : La messe des opérateurs économiques

La 33è Assemblée générale de la Conférence permanente des Chambres Consulaires Africaines et Francophones (CPCCAS) s’ouvre ce matin à Bamako. C’est la deuxième fois que notre pays abrite cette rencontre. Elle est organisée par l’Union des Chambres Consulaires du Mali et se poursuivra jusqu’au 30 novembre.
En prélude à cette Assemblée générale le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Jeamille Bittar, a tenu une conférence de presse le 27 novembre. Il avait à ses côtés le délégué permanent de la Conférence, Julien Bouilhol, le président de l’Assemblée permanente des chambres d’Agriculture du Mali, Bakary Togola et celui de l’Assemblée permanente des chambres de métier, Gaoussou Fofana. Les délégués étrangers attendus sont au nombre de 250 qui viendront s’ajouter aux 50 délégués maliens.

28 novembre 2007.

Au fil du temps : Amion Guindo tire sur une corde ... raide

Le Républicain
Au fil du temps : Amion Guindo tire sur une corde ... raide

Notre confrère « Les Echos » dans sa livraison d’hier a réalisé un micro-trottoir sur la grève de 72 heures observée par la confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM). Ainsi Adama Traoré, un professeur d’enseignement secondaire estime que « ce que fait la CSTM n’est pas sérieux. En une année, un syndicat ne peut pas se présenter devant le gouvernement avec 58 points de revendications. Cela montre qu’ils n’ont pas travaillé durant toute l’année. Ce n’est pas responsable».

Amadou Keïta, un administrateur civil affirme que « 58 points de revendications, c’est trop demander de la part de la CSTM. Tant qu’il y a travail, il y a toujours des problèmes. Les problèmes ne finissent pas. 58 points pour une année, c’est exceptionnel. S’il y a satisfaction sur quinze ou vingt, on doit laisser le reste des points pour l’année suivante. ». Quant à Mme Doumbia Sadio Traoré, un agent commercial, elle affirme que « ça fera mal à des gens qui ont tous les jours besoin d’argent. Il y a des hommes d’affaires pour lesquels 24 heures de grève causent beaucoup de désagréments. ».

De ces différentes opinions, on peut retenir qu’Amadoun Amion Guindo et ses camarades ont poussé le bouchon trop loin s’ils ne l’ont pas enfoncé dans la bouteille. Non seulement à cause de la durée de la grève mais surtout de par le nombre, la nature et le contenu des revendications déposées sur la table des négociations. Réputée sage pour n’avoir pas fait grève pendant dix ans, la CSTM veut avoir tout, tout d’un coup et tout de suite en faisant monter les enchères, en se livrant à la surenchère. Les revendications d’un syndicat sérieux tournent normalement autour de l’augmentation des salaires des travailleurs, l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, le respect des droits et des libertés, etc. Tout le reste est superflu et relève de la fioriture.

Amion Guindo le savait bien qui a fait le pari d’aller au devant de l’échec. Il savait, avant même de s’asseoir à la table des négociations, que l’Etat n’a pas les moyens de satisfaire tous ses caprices. Il a joué, il a perdu et il veut faire payer les autres, en particulier les usagers des services (banques, assurances et autres) relevant de son syndicat. Pourtant un proverbe bien de chez nous dit que quand tu veux la poule de quelqu’un, demande lui sa pintade. Amion Guindo veut certainement tuer la poule aux œufs d’or mais tant s’en va la cruche à l’eau qu’elle se casse.

Sinon au moment de la rupture des négociations, lundi dernier, avec 16 points de non accord, 13 points d’accord et un point d’accord partiel, la CSTM pouvait reculer pour mieux sauter. L’UNTM qui est la plus grande centrale syndicale du pays avait négocié 16 points. Aujourd’hui, sur ce qu’il a pu obtenir, Siaka Diakité affiche sa satisfaction. Au départ pourtant la CSTM et le gouvernement affichaient une belle sérénité, chacun affirmant avoir confiance en la bonne foi de l’autre.

N’était-ce pas une triste mise en scène annonciatrice d’un échec patent, car d’un côté ces gens là du gouvernement savent que la plus belle fille au monde ne peut donner que ce qu’elle a et de l’autre, la centrale syndicale feint d’ignorer qu’elle a demandé la mer à boire ? Face au manque de patience, chaque partie a fatalement campé sur ses positions. Pourtant, compromis ne veut pas dire compromission.

Mamadou Lamine Doumbia

28 novembre 2007.

Accidents de la circulation: Halte à l’hécatombe !

Accidents de la circulation: Halte à l’hécatombe !

Les accidents de la circulation avec leur lot de morts et de blessés ne sont pas une fatalité. Et malgré l’état désastreux de nos routes et de nos moyens de locomotion, nous pouvons les réduire considérablement par une volonté politique et un respect du code de la route. C’est la conclusion à laquelle a abouti le débat sur le thème « jeunesse et sécurité routière ».

Selon les statistiques de l’Association malienne pour la sensibilisation, la prévention, la sécurité et l’indemnisation des victimes de la circulation routière (Caprive), la route a fait, entre 2006 et cette année qui s’achève, 9426 morts par suite d’accidents de circulation. Ce chiffre ne prend pas en compte les accidentés qui ont quitté leur lit d’hôpital, mais qui sont décédés ensuite des suites de séquelles.

Au total 17 512 accidents se sont produits sur la route entre 2006 et octobre 2007. Dans le district de Bamako, la route a été particulièrement meurtrière dans toutes les communes, où le nombre des accidents n’a jamais été en dessous de la barre de 500, dépassant d’ailleurs le millier en Commune V.

Cette commune, d’après les statistiques, arrive en tête avec 1380 accidents qui ont fait 659 tués. La même tendance est observée dans les régions. Ce sont les engins à deux roues qui ont fait le plus de morts (5656), suivi des véhicules de transport en commun (1885), des poids lourds (1414). Les véhicules légers ferment ce tableau macabre avec 471 tués.

Les causes de ces accidents sont multiples et selon Caprive elles vont des tranches anarchiques (trous, fentes pour fils ou tuyaux) opérées sur les voies à l’absorption de substances nuisibles (drogue, alcool, etc. qui diminuent les réflexes du conducteur) aux défauts de signalisation, à l’état des routes et des engins, à la faiblesse de la législation.

Pour le président de l’Association, Moussa Bendéka Diabaté « 99 % des Maliens ne savent pas ce qui se passe en matière de sécurité routière », en raison du peu de temps d’antenne et d’espace que les médias publics nationaux accordent à la sécurité routière. Ils sont nombreux les Maliens à penser que dans les accidents de circulation mortels sont une fatalité. Ainsi les auteurs de graves accidents avec mort d’homme ne sont pas blâmés à plus forte raison inquiétés.

La nation tout entière interpellée

Souvent, l’auteur de tel accident se voit confisquer son permis de conduire. Mais il lui suffit de faire une déclaration de perte de permis dans une autre commune pour qu’on lui établisse un duplicata. C’est pourquoi une relecture de toute la législation notamment en ce qui concerne le permis de conduire est souhaitable afin de l’adapter aux réalités de l’heure.

A côté de cette relecture de textes, un véritable changement de comportement de nos agents et aussi de nos conducteurs s’impose. En effet, il est connu de tous que des véhicules en défaillance technique notoire franchissent beaucoup de postes de contrôle pour venir occasionner des morts en pleine ville. Les enquêteurs, qui ne sont autres que les policiers et gendarmes, se rendent seulement compte en ce moment que ce véhicule avait des défaillances.

L’éducation à la maison est également un moyen efficace de prévention des accidents tragiques dont la plupart touche les jeunes. Le commissaire du 2e arrondissement M. Kanté suggère que les parents ne se laissent pas emporter très souvent par leur sentiment.

« En achetant une moto pour votre enfant, soyez sûr qu’il peut, par sa force, tenir cette moto, qu’il connaisse bien le code de la route... » . M. Kanté sait de quoi il parle. L’officier affirme avoir interpellé de jeunes enfants, qui peuvent à peine tenir leur moto debout. Sur le boulevard de l’Indépendance, dimanche aux environs de 2 h, des adolescents font du motocross qui a tué, entre juin 2007 et septembre 2007, 11 personnes et fait 88 blessés.

« Il ne coûte rien d’enfermer à clef dans le magasin la moto de votre fils chaque samedi », conseille le commissaire aux parents. Après une interpellation d’enfants, qui s’adonnaient à cet exercice casse-gueule, mettant leur vie et celle des usagers en danger, leurs parents avaient, en pleurs, sollicité leur libération.

De plus, il est impératif de soutenir les différentes associations qui travaillent dans la recherche la sécurité routière notamment Caprive, l’AEE, etc. Ces associations, par leur travail sur le terrain, ont démontré que l’on peut réduire de moitié, voire atteindre l’objectif zéro accident dans les années à venir si tout le monde - Etat, gouvernement, politique et société civile - s’y emploie.

La réduction du nombre des accidents et leur lot de morts et de blessés est un défi qui s’impose à la nation. Mais sur les 8 candidats à la présidentielle d’avril 2007, aucun n’avait inscrit la question au cœur de ses préoccupations. ATT le fera après une intervention du président de Caprive sur les antennes de RFI déplorant et dénonçant cette attitude de ceux qui sollicitaient le suffrage des Maliens. En tout état de cause, la question n’est pas abordée dans son PDES.

Denis Koné

27 novembre 2007.

Sit-in des travailleurs de l’Huicoma: Pour réclamer leurs droits de licenciement

Les Echos
Sit-in des travailleurs de l’Huicoma: Pour réclamer leurs droits de licenciement

Licenciés il y a six mois, des travailleurs de l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) ont organisé lundi un sit-in devant la direction de l’entreprise, à l’immeuble Graphic industrie, pour réclamer le paiement de leurs droits.

« Non à la violence » , « Non au chantage », « Nous voulons nos droits », « Non au protocole », tels sont les slogans qu’on pouvait lire, hier matin, sur des banderoles déployées par des travailleurs licenciés de l’Huicoma. Ils étaient en sit-in devant les locaux de la direction générale de l’entreprise pour réclamer leurs droits de licenciement.

« En juin, la direction a arrêté l’usine et nous a mis en chômage technique pour trois mois. A notre retour en septembre, elle a choisi quelques-uns pour reprendre le travail. Le 5 octobre, nous avons reçu nos lettres de licenciement par le biais d’un huissier. Depuis ce jour, nous n’avons pas encore perçu nos droits. C’est pourquoi, nous sommes là, sans violence, pour exiger nos droits » , a expliqué le porte-parole des travailleurs, Modibo Sidibé.

Ils sont, au total, 409 travailleurs qui ont été licenciés par Alou Tomota, le nouveau patron d’Huicoma depuis sa privatisation en 2004. « Depuis six mois, les gens souffrent, ils n’ont rien. Imaginez des chefs de famille qui se retrouvent du jour au lendemain au chômage, sans droit et sans certificat de travail », s’est insurgé M. Sidibé qui a dénoncé le « chantage » dont les licenciés sont victimes de la part de leur ex-employeur.

« Parce qu’ils savent que nous sommes à bout de souffle, ils veulent nous contraindre à signer un protocole à la place du plan social tout en nous empêchant de poursuivre la société en justice. Nous disons non ! C’est à la limite du chantage, sinon de l’escroquerie » , a-t-il encore dénoncé.

Fausses promesses

Selon M. Sidibé, le nouvel acquéreur aurait violé, de bout en bout, le cahier de charges de la privatisation. « Il s’était engagé à mettre en place un plan social avec une offre de 3 milliards, deux mois après la reprise, pour désengager les travailleurs. Trois ans après, rien n’est encore fait », a-t-il regretté.

Les travailleurs licenciés, après avoir adressé une lettre de protestation à la direction de l’entreprise, ont été reçus, hier, par la directrice des ressources humaines, Konda Kadidia Haïdara. Cette dernière aurait demandé aux licenciés d’aller récupérer leur chèque avec Me Lamissa Coulibaly, l’avocat d’Huicoma.

« C’est pour nous rouler encore dans la farine », a lancé un travailleur, désabusé. « C’est le même langage qu’ils ont tenu la semaine dernière. Quand nous sommes allés voir l’avocat vendredi dernier, il nous a dit qu’il ne disposait d’aucun chèque et qu’ils n’avaient pas encore fini de calculer nos droits. Et quarante-huit heures après, on nous dit de retourner voir l’avocat, c’est quoi ce jeu », s’est-il interrogé.

En tout cas, après le sit-in, ils se sont fixés rendez-vous chez l’avocat, tout en jurant de porter plainte contre le groupe Tomota et l’Etat, garant de la société, s’ils n’entraient pas en possession de leur dû dans les 48 h.

Sidiki Y. Dembélé

27 novembre 2007.
Les Echos
Démolition à Nafadji: Consensus sur 84 hectares

Contrairement à d’autres opérations de démolition, celle des maisons illégalement construites sur les 84 hectares à Nafadji (Commune I), n’a pas donné lieu à des contestations. Ils sont 1579 bénéficiaires devant être recasés sur le site.

Entre la construction illégale des maisons sur les 84 ha à Nafadji et leur démolition intervenue dans la dernière semaine du mois d’octobre dernier, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.

Au départ, les auteurs des constructions illicites étaient hostiles à toute démolition au point qu’ils ont traîné en 2004 la mairie de la Commune I devant les tribunaux lorsque cette dernière avait décidé de casser un premier lot de maisons.

Or, depuis 2002, l’espace a été mis à la disposition des autorités communales pour les besoins du recasement des populations déguerpies de Banconi, Doumanzana, Nafadji et Fadjiguila.

Le jugement rendu a consacré la victoire de la mairie l’autorisant à procéder à des sorties de voie, ce qui passe par une démolition des maisons spontanées. La mairie s’est livrée à cet exercice dans la dernière semaine du mois d’octobre sans résistance des occupants des lieux.

« C’est à la faveur d’une mesure en 2003 qui a vu la suspension de la vente des parcelles par les mairies que j’ai occupé les lieux. Mais je savais que les sorties de voie n’étaient pas effectives. En même temps, je sais que le plan de lotissement a été approuvé depuis 2002. Naturellement, je m’attendais à ce genre de situation. Pour moi, c’était un jeu de loterie c’est-à-dire au cas où ma maison serait épargnée, ce serait une chance. Malheureusement, c’est le contraire qui s’est produit et c’était d’ailleurs prévisible. Donc je ne peux que me soumettre » , reconnaît Oumar Traoré.

En réalité, les occupants des 84 ha n’étaient munis que d’une simple lettre de signification qu’ils auraient obtenue auprès d’une famille Coulibaly à Nafadji. « En toute honnêteté, je sais qu’une lettre de signification ne donne pas droit à une parcelle. Il faut à la limite que le bornage se fasse d’abord accompagné d’une lettre de notification. Mais la crise foncière au Mali est telle que chacun est pressé d’avoir un lopin. C’est ce qui m’a amené à entrer dans ce jeu. De plus, c’était à des prix abordables entre 50 000 F CFA et 100 000 F CFA. Je connais beaucoup de gens qui se sont procurés dans ces conditions d’une dizaine de parcelles dans l’espoir un jour de les valoriser », dévoile Siaka Kéita.

Parmi ceux qui avaient occupé illégalement et érigé anarchiquement des concessions, il y a des cadres de l’administration, des commerçants et des citoyens moyens. « Si j’ai bonne souvenance, dans ma carrière d’agent de sécurité, une opération de démolition ne s’est pas aussi bien passée que Nafadji. En toute sincérité, sur le terrain il n’y a eu aucun grincement de dents encore moins d’opposition des populations. En 3 jours en compagnie d’une centaine d’agents, il n y a pas eu d’usage de gaz lacrymogène pour contrer des velléités comme cela a été le cas ailleurs », témoigne l’inspecteur de police qui a dirigé l’opération.

Transparence

Les sorties de voie des quartiers Banconi, Fadjiguila... étaient liées à la démolition de maisons illicitement construites sur les 84 ha de Nafadji. « Nous ne sommes pas parvenus à faire des sorties de voie au Banconi, à Nafadji. Dans ces zones, les maisons concernées ne peuvent être cassées tant qu’on ne montre pas à leurs occupants leurs parcelles sur le site des 84 ha. Aujourd’hui, ils sont pressés de voir la couleur de leurs parcelles. Ce à quoi nous nous attelons d’ailleurs », explique la maire de la Commune I, Mme Konté Fatoumata Doumbia.

A l’en croire, entre 2002 et 2003, il y a eu au moins 3 décisions de recasement sur ledit site. « Il y a déjà plus de 1000 notifications qui sont détenues parmi les ayants droits au niveau des quartiers Banconi, Fadjiguila, Doumanzana, Nafadji parmi lesquels il y a plus de 800 personnes qui ont payé les frais d’élidité depuis 2002 en raison de 150 000 F CFA ».

L’édile de préciser qu’ils sont au total 1579 personnes qui doivent être recasées sur le site et que les autorités communales se sont données un mois pour achever les travaux de bornage. « L’espace en question suffit pour recaser les 1579 personnes déguerpies lors de la réhabilitation des quartiers Banconi, Doumanzana, Nafadji, Fadjiguila. Le bornage a commencé dans le dessein de l’attribuer aux bénéficiaires. D’ici à janvier 2008, ce travail prendra fin et les gens seront installés », promet-elle.

Mme Konté Fatoumata Doumbia s’est inscrite en faux contre des allégations selon lesquelles, elle aurait acheté dans le temps des centaines de notifications pour aller les revendre à Paris. « Honnêtement, ma préoccupation, c’est d’installer les ayants droits. Pour moi, ce n’est pas une affaire de la mairie. Je n’ai jamais acheté une notification avec l’équipe sortante. Je n’ai même pas mis les pieds dans la cour de la mairie à plus forte raison venir voir Yaro. Même une fois. Je mets quiconque au défi de produire une notification qu’il aurait achetée avec moi. Et tous ceux qui sont venus me voir pour des cas sociaux, ma réponse a été : je ne sais pas », défend-elle.

Un marché, une école, une medersa, une mosquée, une église, une place publique, les espaces verts sont des équipements prévus sur le site.

Mohamed Daou

27 novembre 2007.

Grève de la CSTM : Des travailleurs et usagers se prononcent

Les Echos
Grève de la CSTM : Des travailleurs et usagers se prononcent

La grève de 72 h de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), prévue pour débuter ce matin, si elle a lieu, causera bien des désagréments aux usagers. En attendant, des Bamakois ont bien voulu s’exprimer sur son bien-fondé ou non. Réactions.

Sékou Sangaré (coordinateur du Conseil national de la société civile) :

« Nous ne sommes pas contre l’eventuelle grêve de la CSTM. Ce que je veux dire aux autorités concerne toutes les revendications. A partir du moment où il y a un cadre de concertation, il faut dire la vérité. Le problème est que chaque fois qu’il y a revendication, l’Etat s’engage sans en avoir les moyens. On doit également tenir compte de l’équité dans l’action gouvernementale. Pendant que les revendications de l’un sont satisfaites, on refuse la satisfaction de celles de l’autre. Cela provoque le durcissement ».

Adama Traoré (professeur d’enseignement secondaire) :

« Je ne fais pas partie du CSTM. Ce que la CSTM fait n’est pas sérieux. En une année, un syndicat ne peut pas se présenter devant le gouvernement avec 58 points. Cela montre qu’ils n’ont pas travaillé durant toute l’année. Ce n’est pas responsable ».

Kadiatou Coulibaly (secrétaire bureautique) :

« La CSTM a ses raisons d’aller en grêve car celui qui ne revendique pas n’a rien dans notre pays. Je soutiens cette grève ».

Amadou Kéita (administrateur civil) :

« Je suis fonctionnaire, la grêve ne me gêne pas, mais 58 points de revendication, c’est trop demander de la part de la CSTM. Tant qu’il y a travail, il y a toujours des problèmes. Les problèmes ne finissent pas. 58 points pour une année est exceptionnel. S’il y a satisfaction sur 15 ou 20, on doit laisser le reste des points pour l’année suivante ».

Mme Doumbia Sadio Traoré (agent commercial) :

« Je n’étais pas au courant de la grêve du 27 au 29 de laCSTM. Ce matin, quand je suis venue pour faire une opération, j’ai vu l’affiche à la porte. Comme, je ne viens pas chaque jour à la banque, je ne suis pas trop concernée par cette grève. En tout cas, ça fera mal à des gens qui ont, tous les jours, besoin d’argent. Il y a des hommes d’affaires pour lesquels 24 h de grève cause beaucoup de désagréments ».

Maïmouna Sanogo(banquière) :

« Je ne sais pas précisément sur quoi portent les différents points de revendication, mais c’est le souhait de nous tous que ces points soient satisfaits ».

Propos recueillis par

Sidiki Doumbia (stagiaire)

27 novembre 2007.

Quartiers d’orange : Cultur’elles rend hommage à Malick Sidibé

Quartiers d’orange : Cultur’elles rend hommage à Malick Sidibé

Cultur’elles dans le cadre des contours de la 7e édition des Rencontres africaines de la photographie dénommées « Nouvelles images, nouveaux supports », qui se tient aux quartiers d’Orange à Quinzambougou, a rendu mardi un hommage mérité à celui que l’on considère comme l’icône de la photographie malienne, Malick Sidibé. Qui est donc Malick Sidibé ?

Malick Sidibé, est le premier photographe africain à recevoir, en 2003, le Prix international de la photographie décerné par la Fondation Hasselblad. Ce prix a déjà consacré les plus grands photographes de la planète comme Richard Avedon, Jeff Wall ou encore Cindy Sherman, récompense une carrière de près de 50 ans.

Intelligent, Malick fréquente à partir de 1952 l’Ecole des artisans soudanais à Bamako où il obtient le diplôme d’artisan-bijoutier. A la recherche d’un dessinateur, il entre au service de Gérard Guillat, surnommé « Gégé la Pellicule ». Ainsi démarre sa carrière de photographe. Ses premières photos datent de 1955-1956. En 1958, il crée son propre studio, « le Studio Malick », toujours en activité mais peu fréquenté.

Plus qu’un photographe de studio, il est le reporter et le portraitiste de la population africaine et plus particulièrement des jeunes Bamakois à travers des clichés en noir et blanc pleins de gaieté et d’authenticité. Alors que Gérard Guillet se consacre à la société européenne et mondaine, Malick Sidibé est de toutes les cérémonies (baptêmes, mariages, célébrations de réussite aux examens et de tous les bals populaires) où la jeunesse malienne se laisse aller à sa joie et à son insouciance. Une insouciance que le photographe regrette aujourd’hui.

Reconnaissance tardive

En 1994, il est découvert aux premières Rencontres de la photographie africaine à Bamako. C’est le début d’une carrière internationale. Ses œuvres sont visibles dans les plus prestigieuses salles d’exposition du monde telles la Fondation Cartier à Paris, le Musée Guggenheim à New York et en ce moment à la National Portrait Gallery de Londres.

C’est dans les années 1990 qu’on a vu la photographie réalisée par les Africains trouver un intérêt sur la scène internationale. C’est en effet avec les mises à jour des archives de Seydou Kéita (paix à son âme) et de Malick Sidibé que la photographie dite « africaine » se retrouve sur la scène internationale.

Considéré comme le premier photographe africain à faire son entrée dans la collection photo poche, Malick Sidibé et son aîné Seydou Kéita ont porté haut le flambeau de la photo malienne.

Avec feu Seydou Kéita, qu’il a peu connu mais admiré, Malick Sidibé est l’une des figures emblématiques de la photographie malienne. Il est depuis 2002 chevalier des arts et lettres de l’Ordre du mérite français.

Agé aujourd’hui de 71 ans, l’icône de la photo malienne est aussi lauréat du « prix international de l’image fixe » qui lui a été décerné en 2005 par la Fondation suédoise. Le « Lion d’or » lui a été attribué, le 10 juin 2007, à la 52e Biennale d’art contemporain de Venise, lequel prix a été décerné pour la première fois à un africain.

Ce trophée est destiné à couronner l’ensemble de sa carrière. Dans sa famille à Bagadadji, il s’adonne de temps à autre à la réparation d’appareils photos.

Amadou Sidibé

La Fondation Jean-Paul Blachère décerne des prix

La Fondation Jean-Paul Blachère de France a récompensé dimanche à Bamako un certain nombre de photographes pour la qualité de leur travail. Il s’agit d’Adama Fomba.

Ce jeune photographe, natif de Sikasso, a reçu le prix de l’image de cette Fondation. Son prix a été remis par Malick Sidibé, le doyen des photographes.

Le directeur artistique de la Fondation, Pierre Jackot a salué la qualité exceptionnelle des photos d’Adama Bamba qui prend part à l’exposition internationale.

Quatre autres photographes ont été primés. Il s’agit de Sami Baloji et Ghislain El Magambo Gulda (RDC), Jodi Miller (Afrique du Sud) et Tsvangirayi Mukwahzi (Zimbabwe).

A. S.

28 novembre 2007.

Rentrée des cours et tribunaux : Le juge des comptables de la bonne gouvernance

Les Echos
Rentrée des cours et tribunaux : Le juge des comptables de la bonne gouvernance

Il est apparu hier à la rentrée solennelle des cours et tribunaux que rendre compte de l’utilisation des deniers publics est une exigence de la bonne gouvernance.

A la rentrée solennelle des cours et tribunaux mardi au CICB placée cette année sous le thème « Rôle du juge des comptes dans la bonne gouvernance », plusieurs magistrats ont, en présence du président de la République, levé le voile sur le traitement des dossiers de détournement des derniers publics. Certains d’entre eux ont même ironisé en avouant que seuls « les petits voleurs sont épinglés alors que les gros poissons se baladent à longueur de journée sans être inquiétés ».

Pour la présidente de la Cour suprême Mme Kayita Kanientao, le juge des comptes est un acteur incontournable de la bonne gouvernance. Son rôle est donc capital dans le contrôle de la bonne exécution des finances publiques. « Sa mission est indispensable pour assurer une bonne gestion administrative et financière des services publics. Ce contrôle, en dévoilant les irrégularités budgétaires et financières, doit permettre de les réduire dans la mesure du possible, quitte à les sanctionner », a-t-elle précisé.

Qu’il s’agisse des finances de l’Etat, des finances locales, des finances des entreprises publiques ou encore de celles des organismes sociaux, les hommes en robe noire s’accordent aussi à reconnaître que le contrôle de l’exécution des dépenses et des recettes publiques est exercé dans des conditions différentes.

De manière générale, on retrouve dans chaque pays un organisme spécialement chargé d’exercer un contrôle de l’exécution des dépenses publiques. Au Mali, ce dispositif doit être renforcé, selon eux, par la compétence du juge des comptes.

La bonne exécution des missions du juge des comptes est de nature à renforcer les prestations des structures de contrôle comme le Contrôle général d’Etat ou le Vérificateur général (VG) dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Harnais

Amadou Waïgalo

28 novembre 2007.

Sotuba : Plus de 300 millions pour la sortie des voies

Les Echos
Sotuba : Plus de 300 millions pour la sortie des voies

Avec le premier coup de gradeur donné hier par la maire de la Commune I, Sotuba disposera dans deux ans, d’infrastructures de base répondant aux normes d’urbanisation.

Le processus de régularisation foncière suit son cours normal à Sotuba. Pour preuve, ce vieux quartier, situé sur la route de Koulikoro, un des quartiers spontanés dans le district, a reçu hier, la visite du maire de la Commune I au bord d’une pelle chargeuse pour donner le coup d’envoi officiel de la réhabilitation du quartier.

A travers cet acte symbolique, il s’agira de doter Sotuba d’infrastructures de base : réseaux d’eau et d’assainissement, d’électricité, de téléphone, de routes qui seront aménagées en latérite et bordées de caniveaux.

Les rues qui seront spécialement aménagées concernent la grande voie d’accès au quartier et la rue qui va vers le marigot. Bref, tout ce qu’il faut pour que le quartier réponde aux normes d’urbanisation.

Prévue pour durer deux ans, la réalisation des travaux a été rendue possible grâce à un partenariat entre la mairie et la Fédération internationale de synthèse architecturale (Fisa), une ONG espagnole intervenant en communes I, III, IV et Ségou.

Environ 300 millions de F CFA, c’est le montant qui sera déboursé par l’ONG pour mener à bien le projet d’habitat populaire de Sotuba. Sur ce montant, la contribution de la mairie est de l’ordre de 5 %.

Pour la maire de la Commune I, il y a de fortes chances que les travaux soient achevés avant la date indiquée. « Nous espérons terminer les travaux avant 2 ans puisque le financement est déjà acquis », a assuré Mme Konté Fatoumata Doumbia.

Selon elle, l’intérêt du projet est simple et visible. « C’est Fisa qui a eu l’initiative d’appuyer la mairie pour réaliser cette sortie des voies. L’intérêt est certain pour la population et c’est une grande fierté pour moi de donner le coup d’envoi du démarrage des travaux de réhabilitation de Sotuba », s’est réjouie Mme Konté.

Les résidents de Sotuba, qui ont favorablement accueilli l’initiative, ont exprimé leur gratitude aux autorités municipales et se sont engagés à ne ménager aucun effort pour la réussite du projet.

Avant le 1er coup de gradeur, la mairie a préalablement examiné les tenants et les aboutissants à travers une enquête sociale et des études de faisabilité sur le terrain.

Aux dires de Me Gaoussou Fofana, président de la commission du projet d’habitat populaire de Sotuba, il est prévu une zone de recasement pour des familles qui seront en grande partie touchées par la sortie des voies. D’ores et déjà, celles qui ne sont guère menacées ont reçu leur permis.

Mohamed Daou

28 novembre 2007.

Expulsions de maliens de France : En neuf mois, 288 Maliens rapatriés

Les Echos
Expulsions de maliens de France : En neuf mois, 288 Maliens rapatriés

Ce sont 288 de nos compatriotes qui ont été refoulés par les autorités françaises au cours des neuf premiers mois de l’année 2007.

Ils sont 288 Maliens « sans papier » en situation irrégulière à être expulsés de France entre janvier et septembre 2007. C’est le chiffre donné par le ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement, Brice Hortefeux en visite dans notre pays.

Ce chiffre de M. Hortefeux est en contradiction avec celui donné par l’Association malienne des expulsés de France (Ame), qui parle de 479 de nos compatriotes expulsés de janvier à novembre 2007. Toujours est-il que l’année 2006 a enregistré l’expulsion de quelque 23 000 « sans papiers », dont plus de 400 Maliens.

Le président Sarkozy a indiqué que, pour 2007, 25 000 immigrés seront reconduits aux frontières de la France. Depuis quelques années, le nombre d’expulsés maliens va crescendo. Les expulsions se font présentement suivant une procédure très rapide, la police française voulant éviter de présenter les clandestins devant un tribunal français, quatre jours après leur arrestation.

« Ministre ADN »

Répondant aux questions d’un confrère sur le test ADN, M. Hortefeux a affirmé que douze États européens offrent déjà aux candidats au regroupement familial ce moyen supplémentaire de prouver leur filiation lorsque l’état-civil ne le permet pas. Le Parlement français, a-t-il poursuivi, a alors naturellement tenu à ce que la France propose également ce dispositif. « Ce n’est donc pas une spécificité française et les Africains le savent ».

A ses dires, il a personnellement veillé à ce que cette mesure s’inscrive dans un cadre juridique à la fois précis et protecteur. Comme le prouve le jugement favorable rendu par le Conseil constitutionnel. « La procédure des tests ADN respecte parfaitement la dignité humaine ».

M. Hortefeux dira qu’il a voulu que ces tests ne soient proposés que dans des pays où nos partenaires européens le pratiquent déjà. « Ce n’est pas le cas au Mali, qui n’est donc pas aujourd’hui concerné ».

« Le ministre ADN » a souhaité voir une plus grande circulation des artistes. « Plus de visas seront accordés aux artistes, vecteurs de la bonne image d’un pays ».

Amadou Sidibé

28 novembre 2007.

CSTM La grève boudée par les militants

CSTM La grève boudée par les militants

Suite à l’échec de ses négociations avec le gouvernement et le patronat à propos de son cahier de doléances, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) observe depuis Mardi une grève de 72 h. Mais, cet appel à l’arrêt du travail n’a été véritablement suivi que par la Fédération de l’éducation nationale (Fen) et une banque de la place. Film d’une première journée ratée.

La grève de la CSTM est largement suivie par la Fédération de l’éducation nationale (Fen). A Bamako, certaines écoles que nous avons pu sillonner comme les groupes scolaires Mamadou Konaté, N’tomikorobougou, Darsalam, Camp-Digue et Camp des gardes, St-Kizoto à Lafiabougou sont restées fermées. De nombreux enseignants n’étaient pas à leurs postes.

Mais, le succès a été moindre du côté du Syndicat national des banques et établissements financiers (Synabef), qui a timidement observé le mot d’ordre de grève. Sur la dizaine de banques de Bamako, seule la Banque of Africa a baissé ses stores et aucun paiement ne se faisait à ses guichets. Les clients se sont rabattus sur les guichets automatiques qui ont néanmoins fonctionné.

La Banque nationale de développement agricole (BNDA), l’un des fiefs de la CSTM, a aussi boudé le mot d’ordre de son syndicat mère. Selon Kalifa Diakité, secrétaire général du comité syndical de la BNDA, « nous n’avons pas observé la grève pour une raison fondamentale. On ne nous a pas associés au préavis de grève par conséquent on n’a pas été préparés en la matière ».

Impréparation

M. Diakité ajoute que trois jours, c’est trop pour une centrale syndicale qui n’est jamais allée en grève. Il précise que « je leur ai dit au cours de la réunion de faire 24 ou 48 h de grève car nous n’avons pas l’expérience de la grève. Face à la concurrence et la non-préparation, la BNDA ne peut observer 72 h de grève, mais nous sommes solidaires de l’esprit de la grève. Nous avons une politique vis-à-vis de la clientèle. C’est hier (Ndlr : lundi la veille de la grève) seulement qu’on nous a informés de la grève. On ne pouvait pas informer tous nos clients. Nos clients n’ont pas été préparés et informés. C’est ainsi que le comité syndical de la BNDA a décidé de travailler pour ne pas pénaliser les clients ».

Les assurances et autres établissements financiers ont également travaillé normalement. Les transports urbain et interurbain n’ont pas non plus participé à cette première journée de grève. Les « Sotrama », bus et taxis étaient visibles en circulation toute la journée d’hier.

La CSTM a 58 points de revendications qui tournent autour de l’amélioration des conditions de travail, l’amélioration des conditions de vie, le respect des droits et des libertés et le bannissement de l’exclusion.

Lundi à 14 h 30, les négociations avec le gouvernement et le patronat se sont terminées sur un constat d’échec. Sur les 58 points de revendications, il y avait 16 points de non-accord, 13 points d’accord et 1 point d’accord partiel. Cet échec des négociations ne pouvait que conduire la CSTM à observer son mot d’ordre de grève.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

28 novembre 2007.

Visite de Hortefeux : Climat ouvert, discussions utiles

Visite de Hortefeux : Climat ouvert, discussions utiles

(JPEG) Hier, il a visité le Musée national, avant d’avoir une séance de travail avec le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Badra Alou Macalou, et d’être reçu en audience par le président de la République, Amadou Toumani Touré.

Aussi bien à Koulouba qu’au ministère des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, le ministre français a abordé avec ses interlocuteurs des sujets de préoccupation avec une grande franchise.

Brice Hortefeux a remercié le chef de l’État pour l’audience accordée à sa délégation et a indiqué que les discussions ont rappelé les besoins et aspirations des communautés françaises et maliennes.

Au cours de l’audience chez le président Touré, les deux personnalités ont évoqué la situation au Mali et la récente visite qu’a effectuée le chef de l’État en Algérie.

Le président Touré a donné à l’émissaire français son accord de principe pour que Maliens et Français se réunissent à Paris pour des propositions concertées. Car, a-t-il dit, c’est à Paris que réside le Comité franco-malien d’intégration.

Selon le ministre, cette réunion se tiendra au début de l’année prochaine.
Pour le chef de l’État, il s’agit là de la première étape d’un processus qui pourrait aller loin.

Abordant la question du visa français dont l’obtention nécessite désormais la présence physique du demandeur au consulat français, Brice Hortefeux a répondu que les représentations consulaires sont dotées de système biométrique et que ce système protège contre les falsifications et autres méthodes de fraude. Mais il a indiqué que des réflexions sont en cours pour soulager les personnalités institutionnelles.

Concernant les très controversés tests d’ADN, Brice Hortefeux a répété que notre pays n’est pas concerné par cette mesure, comme il l’avait déjà révélé dans les colonnes de L’Essor d’hier.

A travers la rencontre avec le ministre Macalou, il s’agissait pour les deux ministres de prendre un premier contact et de discuter de préoccupations communes notamment d’émigration (les conditions de séjour des Maliens en France, la circulation des personnes entre les deux pays).

Badra Alou Macalou s’est réjoui de la bonne atmosphère dans laquelle se sont déroulés les échanges de vue qu’il a qualifiés de fructueux.
A l’issue de la séance de travail, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine s’est dit optimiste pour la suite de la coopération.

Quant à Brice Hortefeux, il n’a pas tari d’éloges à l’endroit de notre pays, jugeant que le Mali est un grand pays qui mérite respect et considération. Il a précisé qu’il n’y avait eu aucun sujet tabou. Toutes les questions intéressant le Mali et la France ont été évoqués ouvertement.

Les ministres se sont ainsi longuement entretenus sur la situation de nos ressortissants vivant dans l’Hexagone qui sont estimés à environ 120 000.

Pour le ministre français, dans cet ensemble, il y a lieu de distinguer les Maliens en situation régulière qui selon lui, sont de gros travailleurs et respectueux du droit de la France, et ceux qui ne sont pas en règle.

Par ailleurs, Brice Hortefeux rencontrera le 10 décembre prochain en France, tous les ambassadeurs des pays africains accrédités à Paris.

Si aucun accord n’a été signé au cours de cette visite, c’est parce que celle-ci s’inscrivait uniquement dans le cadre d’une prise de contact et de mise à niveau.

En effet, depuis la nomination de Badra Alou Macalou le 3 octobre dernier à la tête du département en charge des Maliens de l’extérieur, les deux ministres ne s’étaient pas encore rencontrés.

S. KONATÉ - L’Essor

28 novembre 2007.

Péage routier : Entrée en vigueur le 1er décembre

Presse
Péage routier : Entrée en vigueur le 1er décembre

(JPEG) Le système de péage va, en effet, démarrer avec 4 postes opérationnels : Kayes, Diboly, Sanankoroba et Wabaria. Ce nombre passera plus tard à 18 avec l’installation des postes de Kati, Zégoua, Kassela, Sienso, Ty, Hérémakono, Koury, Bla, Kouremalé, Tlomadjo, Gogui, Koro, Diéma et le poste de la Route nationale 17 (Gao-Ansongo-Labezanga) dont le site n’est pas encore identifié.

Avant l’application de la mesure, le ministère de l’Équipement et des Transports a entrepris de sensibiliser les usagers de la route sur les avantages du système. La conférence de presse animée à la mi-novembre par le directeur de l’Autorité routière, Mory Kanté et son homologue du transport maritime et terrestre, Djibril Tall procède de cette stratégie.

"Le péage est une redevance d’usage de la route. Elle est différente d’une taxe. C’est plutôt des frais que les usagers payent pour avoir utilisé la route", a expliqué Mory Kanté dans une déclaration liminaire. Les fonds récoltés seront consacrés essentiellement à l’entretien des routes. 3 % du pécule seront versés à la commune qui abrite le poste en guise de compensation pour les nuisances occasionnées par les activités du péage et 7 % sont destinés au renouvellement des équipements des postes.

Le tarif du péage a été fixé de manière que toutes les catégories d’usagers puissent s’acquitter de ce devoir sans trop de difficultés, a souligné Djibril Tall. Ainsi les véhicules légers dits "personnels" payent 500 Fcfa à chaque passage.

Les autocars (bus), devront débourser 1000 Fcfa tandis que les poids lourds règlent 500 Fcfa par essieu (par roue) et par passage. L’objectif est, à l’horizon 2012, de permettre aux recettes du péage de couvrir l’ensemble des dépenses d’entretien des axes routiers.

"Pour la première année, il n’y aura pas de traitement de faveur, même les usagers qui habitent au delà des postes seront soumis au même traitement que les autres usagers.Mais plus tard, en toute intelligence, nous tirerons les leçons des premières expériences en vue d’améliorer le système ", a indiqué le directeur national des transports terrestres et fluviaux.

Le droit de traversée instauré récemment à la demande des syndicats de transport afin de limiter les tracasseries, sera supprimé partout où il y a un poste de péage. Par contre, le pesage, lui, sera obligatoire à Sanankoroba, Zégoua, Kassela, Sienso, Heremakono, Koury, Kati, Diboli, Kouremalé, Tlomadjo, Gogui et Koro.

Il reste entendu que cette mesure s’applique à tous les usagers de la route sans distinction de statut à l’exception des services militaires, paramilitaires et de la police en mission. "Mêmes les missions officielles des départements ministériels doivent s’acquitter de cette obligation avant de franchir le barrage", ont précisé Mory Kanté et Djibril Tall.

A.M. CISSÉ- L’Essor

28 novembre 2007.

Bamako et Paris en désaccord sur un projet de « réadmission » de sans papiers

Immigration
Bamako et Paris en désaccord sur un projet de « réadmission » de sans papiers
28/11/2007 Commentaires [ 9 ] E-mail Imprimer

APA Bamako (Mali) Le ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement, M. Brice Hortefeux, a achevé mardi une visite de 24 heures au Mali, sans parvenir à arracher aux autorités maliennes, un engagement ferme pour la signature d’un « Accord de réadmission » de sans papiers, a-t-on appris de bonne source à Bamako.

Les autorités françaises voudraient voir la représentation diplomatique du Mali à Paris, accepter de délivrer des « laissez-passer », qui faciliteraient l’expulsion de tout « sans papier », reconnu d’origine malienne ou ayant a transité par le Mali.

Bamako n’entend, pour sa part, délivrer de « visas consulaires » d’accueil, que dans les seuls cas où la nationalité malienne serait attestée par des documents officiels, non par "d’autres moyens"

Les discussions entre les deux parties vont se poursuivre dans le cadre, notamment, du Comité mixte annuel franco-malien, dont les travaux se tiennent alternativement en France et au Mali.

Un projet de texte d’Accord de réadmission, présenté par la France, avait été le point d’achoppement des travaux de la 7ème et dernière session de ce Comité mixte, tenue en décembre 2006 à Bamako.

Le ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Co-développement devrait quitter mercredi le Mali pour le Bénin.

AT/ib/APA
27-11-2007

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Vos commentaires
Posté par Alascolove, le 28 Nov 2007 12:20:34 GMT
Bien que le ministre a été ferme pour ne pas signer cet accord de
"readmission", maintenant il faut que nos corrompus qui sont ici dans
l'ambassade doivent être doublement fermes que le ministre. L'explusion
de nos compatriotes dependent du consul du Mali en france parcequ'ils
peuvent ou ne pas signer le " LAISSEZ-PASSER". On ne peut que se
féliciter pour les debuts de Mr Macalou, esperons que ça continue ainsi.
Répondre à < Alascolove >
Posté par solo2k, le 28 Nov 2007 11:16:59 GMT
voilà un progrès, mais rien n'est joué il faudra plus. Le mali ne peut
pas se passer de l'emigration car nous en avons besoin pour acquerir
plus de connaissance et plus de savoirs à fin de nous developper. Si la
france arrive à mettre en place cette nlle politiq elle sera suivie par
d'autres pays ce qui n'arange en rien l'afrique et le mali en
particulier. Nous ne devons à aucun cas empecher les jeunes de sortir de
ns pays pour aller chercher des savoirs où qu'ils soient car aucun pays
au monde ne s'est dvper en restant confiner dans ces terres au moins de
disposer de ressources inépuisable, ce n'est pas le cas du mali. Il me
semble que c'est ce qu'on veut nous reduire actuellement pour concerver
leur chase gardée. Le mali doit faire savoir publiquement et avec
fermeter qu'il soutient ses émigrés. Cela leur donnera plus de
confiance, de zèle et dvlopera leur sens de patriotisme. En fin, l'Etat
doit prendre des mesures pour proteger les ressources de ses
ressortissants.
Répondre à < solo2k >
Posté par darolefroux, le 28 Nov 2007 09:22:38 GMT
En fait ATT fait exactement ce que la France désirerait :ne pas accepter
de personnes ayant de faux papiers sur son territoire !!!! et qui fait
grand bruit depuis longtemps ...pour rien ! En effet ,ATT est d'accord
pour la réintégration sur le territoire du mali des personnes de
nationalité malienne A CONDITION que la nationalité malienne soit
attestée par des DOCUMENTS OFFICIELS !!!! La France demande exactement
la même chose ...c'est inoui car la demande de la France est fortement
contestée et celle du Mali est fortement ...applaudie !!!!
Répondre à < darolefroux >
Posté par nana mouye, le 28 Nov 2007 08:39:27 GMT
enfin, ATT réagi mais seulement pour redorer son blason. attendon de
voir la suite, car dans ce pays ils disent TCHOU et la minute d'après
c'est TCHA ...

Réponse de < Flaouden > à < nana mouye >, le 28 Nov 2007 09:52:17 GMT
C'est de la poudre dans nos yeux ma chère Nana Mouye. ATT fait semblant de ne pas être d'accord mais la réalité est tout autre (n'aurait-il pas deux langue). Imagine la situation dans laquelle nos compatriotes sont traités en Libye et pourtant Toundourou passe plus de temps à Tripoli qu'à Koulouba. Nos compatriotes croupissent dans les prisons au Caire mais notre Ambassade ne se soucis guère (je me demande si le Mali à un ambassadeur en Egypte). Ce que je sais et que ATT ne dira jamais, c'est les expulsions vers le Mali s'accentueront dans les jour à venir. Wait and see.
Répondre à < Flaouden >
Réponse de < Flaouden > à < nana mouye >, le 28 Nov 2007 09:51:11 GMT
C'est de la poudre nos yeux ma chère Nana Mouye. ATT fait semblant de ne pas être d'accord mais la réalité est tout autre (n'aurait-il pas deux langue). Imagine la situation dans laquelle nos compatriotes sont traités en Libye et pourtant Toundourou passe plus de temps à Tripoli qu'à Koulouba. Les Maliens croupissent dans les prisons au Caire mais notre Ambassade ne se soucis guère (je me demande si le Mali à un ambassadeur en Egypte). Ce que je sais et que ATT ne dira jamais, c'est les expulsions vers le Mali s'accentueront dans les jour à venir. Wait and see.

Posté par Mr. Guindeba, le 28 Nov 2007 08:24:43 GMT
Le probleme est qu'on va beau regulariser, mais de sans papier il y en
aura tjrs. c'est dur. On doit chercher des solutions a la base, pour
pouvoir s'en passer de ces pays.
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par fombus, le 28 Nov 2007 04:39:52 GMT
voila que ce president montre une fois de plus qu'il nous aime

Réponse de < tima20 > à < fombus >, le 28 Nov 2007 09:45:17 GMT
dire kil nous aime a partir de la petr mai attendon d voir sil ne retournera pa sa veste sou la pression diplomatique et apres on pourra conclure cette histoire.tou c k je p dir o final d san papier yen a et yen ora toujour.

mardi 27 novembre 2007

Accrochage (suite).....

Le mouvement

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 09:38

Accrochage (suite).....

Les Combattants de la Justice viennent de détruire un véhicule 4x4 des Milices Armées Nigeriennes (FAN) à AWEYDERER.

Quatres militaires sont morts et plusieurs autres blessés.

D'autre part, nous avions pu enregsitrer les appels de detresse d'un détachement de l'armée de Tandja, encerclée par les Combattants de la Justice.

Si le gouvernement continue de cacher la vérité aux Nigeriens, nous serions dans l'obligation de les diffuser!

Le mouvement

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 03:39

lundi 26 novembre 2007
A l’endroit du Peuple Nigérien qui ne doit pas être tenu dans l’obscurité par rapport au front dans le Nord : situation à 21h.

Tamgak, le 26 novembre 2007, à 21h

Tout comme nous avons pris l’engagement dès février 2007 d’éclairer le Peuple Nigérien sur le but de notre lutte et notre engagement en sa faveur, nous faisons aussi le serment de lui dire jour par jour, et s’il le faut heure par heure, la situation de l’armée “nigérienne” de Tandja qui, apparemment, voudrait faire quelques baroudes d’honneur avant de retourner, la queue entre les jambes, dans les villes pour s’acharner sur des innocents civils.

Sauf que cette fois-ci, sa retraite sera coupée par les combattants de la Liberté qui ne veulent pas lui laisser l’occasion de battre en retraite. Nous le promettons au Peuple et nous allons honorer cette promesse devant lui et devant Dieu.
Aucun criminel qui a eu la malchance d’être soustrait par son mentor Tandja Mamadou de parmi les populations derrière lesquelles il s’abritait de nous, ne retournera pour avoir le plaisir de s’acharner à nouveau sur des civils innocents : Tandja a fait creuser leurs propres tombes à ceux qu’il a fait sortir de nos agglomérations et de nos villages pour une promesse suicidaire qu’aucun des diplomatiques auxquels il l’a faite ne lui a demandé.

A 21 h donc, voila le bilan :

Une tentative d’avancer un peu au-delà de Gougaram suivi d’une autre tentative de repli des forces armées “nigériennes” de Tandja suite à un engagement d’une des nos patrouilles, ont été stoppées net par les COMBATTANTS DE LA JUSTICE.
Des nombreux morts et blessés sont à déplorer chez l’armée des prédateurs assis à Niamey.
Espérons que le gouvernement de Niamey dira exactement aux familles de ceux qu’il vient d’envoyer au calvaire et au Peuple Nigérien, les noms et le nombre exact.

Suite à ce traquenard, une tentative de se soustraire par le côté nord en direction de AWEYDERER fut elle aussi l’objet d’une interception à AWEYDERER même par un de nos détachements : 4 véhicules ont été détruits et leurs occupants, certains morts et d’autres très gravement blessés.
Cette intervention de nos éléments a scindé en 2 la compagnie des forces armées de Tandja.
Nos éléments s’étant interposés entre les deux parties, la panique s’est installée chez les forces armées ennemies et, on assiste au pire gâchis jamais vu, des munitions si chèrement acquises au détriment du Peuple Nigérien : on a l’impression que c’est la montagne qui est l’ennemi et que c’est plutôt elle que le pouvoir de Niamey à demander de niveler.
Quel désordre et quel manque de sang froid !
On est en droit de se demander où ont été formés les éléments de forces armées du pouvoir de Niamey !
Confondre force de feu et faire feu de toutes ses munitions aveuglement ou, comme dirait l'autre, Confondre vitesse et précipitation ! Ça alors !

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 17:20

Accrochage à Tiguidit

Tamgak, le 26 novembre 2007.

Hier, un accrochage a opposé nos TIR (Troupes d’Intervention Rapide) aux Milices Armées Nigériennes (Fan), près de Tiguidit, au moins Trois (03) militaires y ont trouvé la mort, et plusieurs autres blessés. Les troupes Nigériennes ont pris la fuite suite aux combats, laissant sur place du matériel de guerre de fabrication sud-Africaine.

Ces Unités spéciales, ont pour rôle d’intercepter tout convoi, ou tout mouvement de troupe des militaires Nigériens.
Le mouvement

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 13:47

Positions de l’armée d’un des principaux bourreaux de la tragédie de Tchintchibaraden dans sa soi-disant “Off-ensive” d’anéantir le MNJ

Tamgak, le 26 novembre 2007

En institution responsable composée d’hommes qui ne cachent pas ce qu’ils font et font ce qu’ils disent, le MNJ tient à tenir informé l’ancien chef de chantier de Djajéri et un des principaux bourreaux des crimes perpétrés à Tchintchibaraden, Monsieur Tandja Mamadou, sur les positions de son armée dans l’“off-ensive” qu’il a annoncé avec brio au corps diplomatique accrédité à Niamey.

Courant cette nuit à ce matin, les froussards sont venus s’entasser comme le font les fourmis connues chez nous sous le nom de “Kiachi” (en Haoussa) ou « Inaglane” (en Timajiqh) dans de l’eau : elles s’entassent les unes sur les autres pour éviter de mourir et forment ainsi des boules opaques sur le liquide.

Quelle pitié que de voir ces pauvres badauds hagards se retournant dans leurs pick-up, préférant chacun avoir les pieds dans ces 4X4 que de les garder en dehors.
Pitoyable comme scène !

Ce matin, l’armée “nigérienne” de Tandja est agglutinée à :

- INAZAWA, TCHIBARAKATEN et EMILILOU (vers la frontière avec l’Algérie),
- CHIRFA, (dans le Djado)
- DABAGA (45 km d’Agadez, sur l’axe Agadez-Timia)
- BARGHOT (non loin de Tabelot)
- RTA (sur l’axe Agadez-Arlit)
- EBARGAZ et GOUGARAM (sur l’axe Arlit-Iférouane)

Quelle est la seule de nos bases menacée par ce positionnement ? Aucune !

Ces amoncellements se savent bien surveillés par nos unités de patrouilles : ils les voient bien qui les harcèlent par leur va-et-vient et savent que leurs heures d’impunité sont comptées.

Par ailleurs, nous demandons à Tandja jusqu’où va aller cette lâcheté qui consiste à faire dire à des civils innocents arrêtés arbitrairement, qu’ils sont du MNJ et leur faire lire une déclaration d’un simulacre de défection de nos rangs.

QUELLE IGNOBLE MACHINATION !

Qui n’est pas informé du cas de l’arrestation arbitraire en août, de l’innocent Ghoumour ATOUA dit Ghoumour ag BIDDIKA, ressortissant de Talak ?!
Pour rappel, il fut arrêté à Arlit en même temps que quatre (4) autres personnes : Hayballa ag Musa, Intadawen ag Atouwa, Ibrahim ag Ahmed et Inkolan ag Abdourahmane.

Nous en avons fait cas dans notre communiqué en date du lundi 27 août 2007 où, nous signalons aussi les arrestations arbitraires d’autres personnes innocentes à Agadez ; personnes arrêtées pour avoir oser dire au tout puissant et maléfique ministre de l’intérieur (venu là par la volonté de Tandja en raison de leur lien ethnique, Albadé Abouba INYALLÉ de son vrai nom en réalité !), le ras-le-bol des populations du Nord qui souhaitent que le gouvernement de Niamey cherche une solution pacifique au conflit : il s’agit entre autres personnes de Issouf ag Matachi et Moustapha ag Karimoun.
Toutes ces personnes et tant d’autres sont détenues et torturées arbitrairement dans les geôles du gouvernement de Niamey : sans le moindre jugement ni le moindre respect des droits de l’Homme.
Et ce, jusqu’à ce 25 novembre où sans le moindre scrupule ni honte, on fait sortir l’innocent Ghoumour ATOUA dit Ghoumour ag BIDDIKA à qui on adjoint d’autres personnes pour leur faire lire sous la menace, une ignoble “déclaration des membres du MNJ, ressortissants de Talak, qui ont décidé de rentrer au bercail”, parce qu’ils sont ressortissants de cette localité que le gouvernement de Niamey, fidèle à son habitude de scénariste chevronné, veut faire croire au Peuple nigérien qu’il y a des défections au sein de nos rangs et salir en même temps le nom de Talak, comme il l’a fait du Kawar, de Tanout, de l’Azawagh, etc.

Nous ne sommes pas du tout gêné par les scénarios montés de toute pièce par Tandja et son gouvernement.

Ce qui nous gêne par contre, c’est ce mutisme insoutenable des organisations des droits de l’Homme devant la violation sans égale des droits des populations civiles et innocentes, arrêtées, écrasées, torturées et assassinées par un pouvoir aussi criminel que celui de Niamey.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 04:38

dimanche 25 novembre 2007
Eh bien !

Tamgak, le 24 novembre 2007


Les lâches vont-ils enfin venir ?

Le Peuple en a assez d’entendre lui dire : “Le MNJ est encerclé, notre vaillante armée va en finir d’en quelques jours”.

Jour pour jour, cela fait 10 mois qu’on ressasse de cette même bêtise tous ceux qui sont tapis dans les largesses du pouvoir de Niamey et qui prennent leur désir pour la réalité !

Or, la réalité c’est quoi ?
La réalité est que cette “vaillante” armée composée uniquement des froussards ne va jamais au combat !

Elle se contente d’organiser des missions fictives pour se mettre plein dans les poches les faramineux perdiems puisés sur le dos du Peuple qu’elle terrorise : elle se contente juste de se soustraire pendant quelques instants aux yeux des indiscrets et revenir les poches pleines !

Cette armée n’a jamais osé venir nous affronter. Pire, elle se renseigne sur nos positions pour éviter de nous accrocher. Et, nous en avons assez.
A chaque fois que nous partons la chercher, elle se terre davantage.

Eh bien ! cette fois-ci sera peut être la bonne !

En effet, Tandja vient de réunir l’ensemble du corps diplomatique présent dans notre pays pour lui annoncer que “dans 3 semaines, ou tout au plus 1 mois, il va finir avec le MNJ”.

Pour notre part, nous souhaitons que les lâches ne se débineront pas, qu’ils viendront vraiment à nous. Et même s’ils le souhaitent, nous, nous viendrons à eux. Qu’ils sortent seulement entre les civils où ils se terrent.

Nous avons appris et par Tandja qui l’a dit à l’ensemble du corps diplomatique présent à Niamey que des centaines des véhicules font mouvement vers nos positions notamment en direction de Tezirzaït. Pourvu qu’ils ne se volatilisent pas dans l’air comme c’est le cas des premiers 4000 badauds venus dans le Nord se terrer à Agadez parmi les populations.

Nous espérons que les centaines des véhicules qu’on dit converger vers nos positions le fassent vraiment. Si ce sera le cas, ce sera comme d’habitude la meilleure façon de nous approvisionner davantage en armes de toutes les sortes : notre stock de ravitaillement a été régulièrement le stock de cette lâche armée “nigérienne” sur laquelle compte Tandja dans ses fantasmes devant les scènes de “Tom et Jerry” à la Télévision "nigérienne".

Oui ! nous souhaitons que les lâches qui massacrent les innocentes populations civiles nigériennes ne se débinent pas.

Nous souhaitons que le courage enfin leur revienne de venir vraiment nous anéantir. Ainsi, ils auront l’occasion de voir qu’affronter les COMBATTANTS DE LA JUSTICE n’est pas comme exécuter sommairement :
- Sidi Mohamed Imolan dit Kalakoua
- Abtchaw Kounfi
- Aoussouk Kounfi
3 vieillards dont un unijambiste et leurs troupeaux, le 2 juin à Tezirzaït.

- Ce n’est pas non plus tirer 5 obus, le 10 août, sur la ville d’Agadez et tuer dans le quartier de Oumourdan Maghas, 2 civils (un couple) en plein sommeil.

Ce n’est pas également ôter la vie de sang froid, le 26 août, à
- Idrissa Takho-Ouidane,
- Aghalo Moughamad,
- Maghmoud Moughamad,
- Ghousmane Ewadane,
- Moughmoud Tagho,
- Aghmad Hitane.
Ces 6 civils ainsi qu’à leurs troupeaux d’ânes et des chameaux, le long de l’axe Iférouane-Gougaram.

Nous souhaitons que les lâches criminels de l’armée “nigérienne” viennent cette fois pour qu’ils sentent que nous affronter n’est pas comme assassiner lâchement, le 27 septembre, 22 civils entre Innazawa et Tadara au nord d'Iferouane.
Parmi ces 22 civils, les lâches de Tandja se souviennent certainement encore des regards innocents de :
- Zeyda ag Badi,
- Ahmadu ag Moussa,
- Ghoumour ag Ahmad,
- Mohamed ag Akarfa,
- Ismaghil ag Akam,
- Rhissa ag Attaher,
- Bikim ag Ilyas,
- Akloua ag Hama,
-Oumra Lahcen.

Nous souhaitons ardemment qu’enfin viennent à nous la bande des lâches qui, le 19 novembre, ont tué aux environs de la localité d’Atri l’innocent :
- Adam Abarchi (70 ans),
- Ghoumour Assaleh (25 ans).

Ils vont peut être enfin oser venir voir ce qui se passe avec nous, tous ces lâches parmi lesquels figurent ceux qui, ce 23 novembre, n’ont pas hésité d’ôter la vie à Tchintibizguinte (25 kilomètres de la ville d’Agadez) à l’innocent :
- Mohamed Atchawar,
- Manik Kané,
- Almoctar Bachir,
- Hamad Moussa (un religieux qui pendant toute sa vie ne s'est occupé que de ses livres sains).

Oui ! venez, s’il vous plait soldats d’opérettes, voir la différence entre aller sur un terrain de combat et arrêter des centaines et des centaines des civiles, les jeter en prison et les torturer.

Nous serons très heureux de vous rencontrer lâches et assassins.
Peut être que vous faites partie des centaines des véhicules qu’on nous dit venir vers nos positions.
L’impunité que voudrait vous garantir votre mentor Tandja n’existera ni ici-bas ni ailleurs.
Quant à vous organisations de défense des droits de l'Homme, nous continuons à croire que les droits de l'Homme sont aussi les droits des civils innocents et pas seulement des prisonniers de guerre !

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 18:18

samedi 24 novembre 2007
Vendredi 23 novembre, Vendredi Noir : arrestations, massacres et deuil dans le Nord Niger

Tamgak, le 23 novembre 2007

Ce vendredi 23 octobre 2007 a marqué à nouveau d’un voile noir la vie des populations nigériennes vivant dans le Nord (Région d’Agadez).

Comme pour assouvir davantage sa soif de sang et d’étouffement des libertés, le gouvernement de Niamey a prolongé, ce vendredi 23 octobre 2007, des trois (3) autres mois sa “mise en garde” dans le Nord.

Par cette mesure liberticide et criminelle, qualifiée par euphémisme d’«exceptionnelle», imposée aux populations dans le Nord de notre pays, le gouvernement de Niamey donne les pleins pouvoirs, et sans la moindre restriction, à des individus qui ne savent faire rien d’autre que cela, d’accomplir des assassinats sur une population innocente.

Ainsi débarquent à Agadez sur ordre du pouvoir, simultanément à la reconduite par Niamey de la “mise en garde”, les sinistres Pelé et Saliah, chacun des 2 avec grade de commandant mais devenu EXCEPTIONNELLEMENT Lieutenant Colonel de l’armée “nigérienne” au lendemain de leur œuvre macabre sur la personne de Président Baré Maïnassara ; assassinat lâche dont tous les nigériens se souviennent.

Pour imprimer, comme toujours, de leur empreinte de sang l’histoire de notre pays, le gouvernement de Niamey et les “hauts gradés” de l’armée “nigérienne” comme Pelé et Saliah viennent sévir ce vendredi à Agadez et ses environs.

Ils viennent d’exécuter sommairement :
- MOHAMED ATCHAWAR,
- MANIKO KANÉ,
- ALMOCTAR BACHIR,
- HAMAD MOUSSA (un religieux).

Les corps de ces 4 personnes victimes de la barbarie du gouvernement de Niamey et de ses “hauts gradés” de l’armée “nigérienne” dont Pelé et Saliah ont été mis sans aucun ménagement dans une fosse commune et s’y trouvent actuellement à Tchintibizguinte, à 25 kilomètres de la ville d’Agadez.

Nous demandons ici même, à Tandja, son gouvernement et leur armée de dire au monde ce dont sont coupables ces innocents civiles qu’ils viennent ainsi d’exécuter sommairement.

Concomitamment à ces meurtres, se déroulent des arrestations en masse dans la ville d’Agadez. Ainsi des dizaines et des dizaines des civiles sont arrêtées à l’Union Régionale des Coopératives Maraîchères d’Agadez (URC) et au marché à bétail de la ville.

De sources concordantes et recoupées, plus de 500 personnes ont été arrêtées au cours de la journée et la moitié au moins d’entre elles n’ont pas regagné leurs familles.

Nous savons également de par la prison civile d’Agadez que ces personnes ne sont pas parvenues là-bas.
Que sont devenues ces personnes, ces civiles et innocents pères des familles ?

C’est ici que nous interpellons également une certaine opinion très prompte à lever le bouclier pour peu que des dommages matériels soient causés sur les infrastructures qui soutiennent les TERRORISTES INSTALLES AU POUVOIR A NIAMEY et qui, paradoxalement, sait se renfermer dans un mutisme criminel devant la perte des vies humaines innocentes et des privations des libertés hautement flagrantes auxquelles pourtant elle assiste toutes les heures dans le Nord de notre pays.

Dans ce même ordre d’idée, nous tenons à faire part de notre indignation au président de la Cédéao, Monsieur Mohamed Ibn Chambas et au Général Lamine Cissé, représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, qui ont à l’issue de leur entretien avec Tandja, exprimé à la Radio “nigérienne” un point de vue qui le conforte dans son dessein de pousser notre pays dans le précipice.

Ils se sont certes exprimés ainsi par civilité politique.
Mais, le drame est que Tandja ne comprend rien ni de la courtoisie ni du langage politique : il ne dispose que d'une faculté primitive et n'interprète les discours que de façon littérale et approximative.
Et, c’est là, la raison fondamentale qui a conduit notre pays au conflit actuel.

Le Mouvement.

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 10:40

vendredi 23 novembre 2007
La route de l’Uranium


90 Jours de "mise en garde", combien de milliards détournés ?


Dans plusieurs de nos communiqués, nous avions mis en garde quant à la circulation sur l’axe de l’Uranium.

Cette route qui quitte les mines d’uranium d’Akouta, pour aller se jeter sur les côtes ouest africaine, où le métal est acheminé jusqu’à Marseille, traité et enrichi pour faire tourner les centrales nucléaires à travers le monde.

Les camions traversent ce vaste territoire qu’est le Sahara Nigérien, sans se soucier des populations qui meurent de maladies, ou de faim au bord de la route.

Nous avions mis en garde Areva quant à cette politique !

Nous avions déconseillé tout déplacement sur ces axes, tout cela afin de mettre à l’abri les populations civiles.

Aujourd’hui, Tandja a épuisé sa « mise en demeure » qui était censée ramener la sécurité au Niger.

Que fera-t-il ?

Où sont les miliciens de son armée ?

Où sont les armes de destruction « massive » qu’ils avaient acheté avec l’argent des contribuables, pour aller tuer des fils du pays considérés comme « illégitimes » ?

Après une campagne de trois (03) mois, caractérisée par l’assassinat de dizaines de civils, la destruction du cheptel des nomades de l’Aïr, le minage des zones d’habitation, Tandja est toujours égal à lui-même : incapable de diriger notre Pays, incapable d’exercer son rôle, car qu’est-ce qu’un Président qui est incapable de sortir de son palais pour aller représenter son pays devant les autres chefs d’Etats, ou devant les instances internationales ?

La « mise en garde » est terminée, que va-t-il décréter d’autre?

L’Etat de guerre ?

Il vient de financer l’équipement de l’armée avec quatre (04) milliards de Fcfa. Où a-t-il trouvé cet argent ?

Areva ?

La France ?

L’Union Européenne ?

Ou plutôt le Trésor Public ?

04 milliards, n’est-ce pas une offense aux Nigériens ?

04 milliards n’est-ce pas le « nombre magique » qui correspond aux fonds de l’Education de Base (affaire MEBA) détournés par le gouvernement de Hamma Amadou « l’ennemi intime » de TANDJA, et qui lui a valu d’être éjecté par l’assemblée Nationale ?

Espérons que ce « nombre magique » en fasse autant avec Tandja, pour le retour à l’ordre Républicain, et pour le repos des âmes des soldats morts inutilement sur le champ de bataille.

En tout cas, il est impossible qu’un Chef d’Etat du Pays le plus pauvre au monde, débourse une telle somme de sa poche, car il n’est pas sensé la détenir.

Et si c’est l’argent de l’Etat pourquoi parle-t-on de « programme spécial » ou est-ce parce qu’il est vraiment « spécial » ?

Seul dans son palais,,

Peur de quitter le Pays,

Entouré d’une bande de malfaiteurs,

Cantonné à Niamey,

Irradié par les poignées de dollars d’Areva,

Abandonné par son armée

Lié à Tchanga par la peur d’être renversé par celui-ci.

Oui, Tandja est vraiment SPECIAL.

Ce régime ainsi que tous ces membres violent l’Article 20 de la Convention des Nations Unies contre la Corruption, qui dénonce l’Enrichissement Illicite.

Et cela avec la bénédiction de la France qui au lieu de mettre en garde Tandja, l’encourage dans sa folle enjambée, tout en lui assurant un appui militaire, pour aussi favoriser le pillage d’AREVA.

Pendant ce temps, des enfants meurent de faim, et n’ont plus accès à la gratuité des soins, on finance une milice qui est incapable de faire ce qu’on lui demande, car dirigée par des prébendiers qui n’ont de cœur qu’aux richesses, aucun sens du devoir, aucun sens de Patriotisme, et qui ne vivent que pour des intérêts

On organise en grandes pompes une cérémonie de remise de véhicules 4x4, devant le Ministre des Finances, comme pour dire au Peuple qu’on utilise « bien » son argent.

Et pourtant tout le monde le sait, si Tandja avait employé un (01) seul milliard à l’Education, à la Santé, nous n’en serons pas là.

1500 Soldats envoyés sur le front par Tandja.

Nous attendons de pied ferme la colonne de 150 véhicules militaires qui a quitté la capitale pour enfin venir sur le terrain nous affronter.

Est-ce la grande offensive dont parlait Tandja ?

Quel officier dirigera ce peloton, « dis-moi quel est ton chef, je te dirais quel sera mon prisonnier ».

AREVA,

Désormais, tout trafic sur l’axe de l’Uranium est interdit !

Et tout camion qui le prendra, le fera à ses risques et périls.

Le MNJ ne laissera plus Areva et Tandja decider du sort des Nigériens,

Ne laissera plus Areva piller notre Pays,

Ne laissera plus Areva détruire notre Environnement,

Ne laissera plus Areva miner l’espoir de toute une Jeunesse qui aspire à plus d’Equité, et de Justice.

Le MNJ traitera AREVA, et donc ses filiales, au même titre que les Milices Armées Nigériennes (Fan) !

Le MNJ a démontré sa mobilité territoriale nationale, partout, nous frapperons d’une main ferme, et nous poursuivrons les voleurs du ¨Peuple que sont les miliciens de Tandja, et AREVA.

Le mouvement

Publié par La voix des Hommes libres à l'adresse 05:21

Armée Nigerienne : DOPAGE en hauts lieux

mardi 27 novembre 2007
Armée Nigerienne : DOPAGE en hauts lieux

Nos Troupes d’Intervention Rapide (TIR) ont découvert des trousses de secours (boîtes à pharmacie) des Milices Armées Nigériennes (FAN), contenant des injections « illicites » de produits dopants dont se servent les militaires depuis toujours. Il s’agit d’amphétamines, destinées à maintenir la « vigilance » des soldats lors des combats, et de rehausser le "moral" des troupes.

Voilà que Tandja dope son armée pour l’obliger à combattre, l’obliger à obéir aux ordres insensés que leur donnent les officiers qui eux consomment des drogues moins dures.

Déjà nous avions eu l’occasion de découvrir ces genres de produits lors de la prise de Tezirzayt.

Lorsque nous avions demandé au Capitaine Nouhou Daouda, le plus gradé des prisonniers militaires, il nous a confié :

« Chaque soldat a droit à une injection par semaine, afin qu’il soit au sommet de sa forme. Ces produits lui enlèveront toute peur, et toute conscience, et il pourra ainsi résister des jours entiers aux conditions les plus difficiles. Il obéira aux ordres comme un agneau, mais une fois que les effets disparaissent, il a de violents maux de tête et la peur s’installe à nouveau; et il faudra lui faire une autre injection. C’est aussi pour cela qu’on doit tourner les effectifs de l’armée au bout de 60 jours dans la zone de guerre, car à long terme, ces produits sont mortels et les effets secondaires sont permanents : paranoïa, crises d’épilepsie… Il n’y a pas un seul militaire ayant séjourné dans le nord du Niger, qui n’y a pas touché !»

Tout cela montre tout simplement le « sacrifice » des soldats, l’irresponsabilité des politiciens de ce régime qui droguent leurs « disciples » comme le fait un gourou (Tandja).

Les familles des soldats peuvent bien se rendre compte que les militaires une fois revenus du front ne sont plus les mêmes.

Les Combattants de la Justice n’ont pas peur du dopage des FAN, une armée dopée.

Nos troupes, sont chargées de porter les coups jusqu’au cœur de ce monstre qu’est le régime actuel de Tandja.

Les coups qu’on porte à Tandja et à son régime seront semblables aux pierres de fronde que jetait David à l’immense Goliath, et qui finit par s’effondrer.

C’est-ce qui explique la peur de Ben Omar qui invoque le « terrorisme urbain », puisqu’il ne sait pas de quoi il parle. Il préfère diaboliser le MNJ, afin de faire partager sa peur avec le « reste du monde ».

Et pourtant le Peuple témoigne que jamais le MNJ ne s’en est pris aux civils, jamais le MNJ n’a massacré des innocents dans leurs villages, ce qui n’est pas le cas des FAN.

L’Art de la Guerre, ainsi que l’Honneur dans la bataille ne s’improvisent pas Ben !

Reconnaître la valeur de son adversaire fait partie des qualités guerrières, comme épargner les innocents ; mais tout cela est un langage que ne comprennent pas vos soldats, Omar !

Comparer vos adversaires à des « bandits », signifie que vos troupes sont bien moins qu’une troupe de bandits, car vous êtes incapables de les combattre.

Est-ce pour cela que vous êtes passés à utiliser le mot « terroristes », dont vous ignorez le sens et la portée, dans le seul but de vous attirer la sympathie de puissances étrangères ?

Cela ne changera rien, car notre DETERMINATION dépasse les frontières de votre imagination.
C’est une détermination « fossile », aussi ancienne que les gravures rupestres qui l’entourent, et aussi destructrice que cette source d’énergie fossile qu’est l’uranium que vous voulez brader et qui alimente les Centrales nucléaires au-delà des Océans.


Nos unités surveillent tous les axes, et sont à l'affût de tout mouvement de troupe pour l’affronter.

Les combattants de la Justice sont prêts pour accueillir la grande offensive dont parlait Tandja à ses "amis" et "voisins" auxquelles il a confié son intention d'en finir avec la Résistance à l'Injustice et à la Corruption. Ces mêmes « amis » qui l’ont appelé à la raison.

Cette énergie du espoir qu'il déploie, l'emportera inéluctablement!

Un proverbe des Marges dit " Si tu n'entends pas la raison, tu entendras l’oraison (funèbre) "

Où est la déroute dont parle Ben Omar, le griot national?

A-t-il perdu le sens de l'orientation au point de confondre nos troupes des leurs?

A-t-il oublié quel camp détient des prisonniers de guerre, et non de pauvres civils enlevés à leurs familles et emprisonnés pour consoler les militaires défaits sur le front?

On peut citer :

Abdoul-Aziz ag Akhmayad (cadre projet AFricare),

Aboubakar ag Karda (opérateur économique, chef d’entreprise),

Ahmed ag Hama (fonctionnaire, cadre de la Justice !) .

Pour ne citer que ceux-là, qui ont eu le « tort » d’être Touaregs, sans avoir commis de délit.

Malgré les moyens financiers dont dispose cette Milice de Tandja, elle n'a jamais pu tenir un combat digne de ce nom, préférant se réfugier derrière des massacres de civils.

Combien de prisonniers le MNJ a-t-il fait lors de combat? Faut-il le rappeler?

Où sont les officiers qui répondent aux noms suivants :

* Capitaine Daouda Nouhou,
* Lieutenant Lawaly,
* Lieutenant Sidi?


Et tous les autres dont la plupart ont été libérés par charité?

Il faut se rendre à l'évidence, la déroute dont parle Ben Omar a commencé à l'aube du 22 juin 2007 à Tezirzayt, et continuera jusqu'à ce que les Milices Armées Nigériennes (FAN) payent pour tous les crimes commis.

Que Ben Omar se réveille de son hibernation, pour assister à l'agonie d'une armée qui bientôt sera aux mains des Combattants de la Justice par centaines. La seule question qu’il doit se poser, c’est quel sera son sort après la Chute de Tandja ?

Et même quel sera bientôt son sort, car décidément le « vieux » arrête ceux de son propre camp, se trompe-t-il d’adversaire comme Ben Omar se trompe de discours?

Des cadres du MNSD sont sous les verrous, pourquoi ?

Vient-il de se rendre enfin compte que son parti est composé comme son armée de prébendiers ? Ira-t-il jusqu’à arrêter son ancien "premier" poulain Hama Amadou ?

L’avenir nous dira.

Ce qui est sûr, c’est qu’il s’est engagé à soutenir « zaki », Mahamadou Issoufou aux prochaines élections présidentielles, s’il n’arrive pas à les repousser, ou à se maintenir.

A propos de Zaki, il a pu à force de rencontres privées avec Tandja qu’il considère « inculte » selon ses mots, lui inculquer une conduite qui le perdra, car ce qui l’intéresse plus que tout, c’est le siège sur lequel est assis Tandja, car il sait qu’il ne mérite pas cette place plus que lui qui a fait de hautes études.

Cet ingénieur, « ingénieux » pousse Tandja au crime, le conseille de refuser tout dialogue, refuse de participer à son gouvernement, et aujourd’hui disperse le MNSD pour finir avec Tandja plus tôt que prévu. Le MNSD par la ruse de « zaki » est au bord de l’éclatement, et son Président Hama+, ne sait plus à quel sein se vouer.

C'est aussi cela qui explique le silence de "l'opposition" au Niger face à toute l'Injustice de ce regime. Desormais, Mahamadou Issoufou (le PNDS) couvre tous les crimes de Tandja (politiques, financiers); allant jusqu'à le soutenir ouvertement. A suivre...


Iboune Gueye

Quant à Iboun Gueye, ce vendeur de cauchemars, aux discours apocalyptiques, qui veut jeter la peur dans les foyers des Nigériens, doit continuer à siroter ses bières à « Guiguinya » (bar de la Capitale), plutôt que de délirer sur un sujet dont il n’a aucune science. Ce ne sont pas ces yeux écarquillés semblables à ceux d'un dictateur ayant mal dormi, qui entameront le moral des partisans de la Justice qui sont dans toutes les villes du Niger. Ce troubadour des temps modernes, colporteur de mauvaises nouvelles, n’a décidément aucun scrupule.

Apparaître et Réapparaître après tant de mensonges, quel « culot ».

Le MNJ invite tous les journalistes, partisans de la « démocratie » et de la Liberté d’Expression, à venir sur le front témoigner des combats et rendre compte au Peuple, pour arrêter les mises en scènes et les mensonges gouvernementaux.

Si le gouvernement n’a rien à cacher, il devrait encourager les journalistes à partir.

Depuis le début du conflit, combien de journalistes ont pu braver la peur et aller au nord ?

Il y en a eu deux (02), et ils sont en prison :

* Moussa Kaka
* Ibrahim Manzo Diallo.

Vive la Justice.

Le mouvement

Hortefeux au Mali et Bénin: double casquette de l'Immigration et du Codéveloppement

Mardi 27 novembre 2007
Hortefeux au Mali et Bénin: double casquette de l'Immigration et du Codéveloppement
Hortefeux au Mali et Bénin: double casquette de l'Immigration et du Codéveloppement


© AFP
Brice Hortefeux à Bordeaux, le 22 novembre 2007
© AFP Pierre Andrieu
PARIS (AFP) - lundi 26 novembre 2007 - 14h53 - Brice Hortefeux se rend mardi et mercredi au Mali et au Bénin, un déplacement pour lequel il coiffera sa double casquette de ministre du Codéveloppement et de l'Immigration et lors duquel il signera un nouvel accord de gestion concertée des flux migratoires.

Au Mali, soucieux d'"instaurer une relation de confiance et de partenariat" selon son entourage, M. Hortefeux entamera son séjour par une visite des collections du musée de l'histoire nationale du Mali et d'une exposition organisée dans le cadre de la biennale de Bamako.

Une façon de montrer que la France s'intéresse à l'histoire et à la culture de ce pays, un des plus pauvres du monde, et sans doute aussi d'adoucir l'image de la France, un peu écornée par le discours du président Nicolas Sarkozy fin juillet à Dakar et la politique de l'immigration "concertée" qui barre de fait l'entrée du territoire à une majorité d'Africains.

Deux immigrés sur trois sont actuellement originaires d'Afrique.

La visite, essentiellement "institutionnelle", fait suite à l'entretien entre les présidents Sarkozy et Toumani Touré fin octobre à Paris.

Des entretiens avec le président Touré et le ministre des Maliens de l'extérieur, Badra Alou Macalou, devraient aussi permettre à M. Hortefeux de développer le concept du codéveloppement dont il entend faire un des piliers de sa politique.

Cette volonté de développer l'économie des pays à forte immigration pour que leurs habitants choisissent de rester au pays avait déjà été affirmée en son temps par Lionel Jospin, alors Premier ministre.

A Cotonou, au Bénin, où il se rend pour la deuxième fois depuis sa prise de fonction --son précédent voyage ayant eu lieu en juin--, M. Hortefeux conservera sa casquette du codévelopement pour une réunion de travail avec le ministre de la Santé Kessilé-Saré Tchala et les équipes médicales bénéficiaires de l'aide médicale de la France.



Il remettra à cette occasion du matériel médical fourni gracieusement par la France, qui a décidé d'affecter de 2 à 2,5 millions d'euros au secteur de la santé béninois pour la lutte contre le paludisme, la protection sociale des médecins et la formation en France de spécialistes, selon le ministère.



Brice Hortefeux signera avec le ministre des Affaires étrangères Moussa Okanla un accord de gestion concertée des flux migratoires.

Depuis 2006, trois accords de ce type ont été signés avec le Sénégal, le Gabon et la République du Congo. Ils comprennent en général trois volets: organisation de la migration légale, lutte contre l'immigration irrégulière et codéveloppement et développement.

Ils appartiennent "à une nouvelle génération d'accords concernant les questions migratoires selon une conception très équilibrée qui tient compte à la fois des impératifs et des réalités des pays d'origine, ainsi que des impératifs et des réalités des pays de destination", avait fait valoir M. Hortefeux en octobre à Brazzaville, lors de la signature de l'accord avec le Congo.

Gouvernance : La diplomatie malienne en panne

Diplomatie
Gouvernance : La diplomatie malienne en panne
Inter De Bamako, 27/11/2007 E-mail Imprimer

De Modibo à Alpha, en passant par Moussa Traoré, les Maliens ont toujours marché la tête haute. Mais depuis un certain temps, les Maliens sont vus d’un mauvais œil. Et cela, par la faute d’une diplomatie qui ne fait rien pour protéger les Maliens, surtout ceux vivant à l’extérieur. Parmi les exemples récents, il y a l’expulsion de 100 Maliens par la Libye, l’attaque de Siradiouba par les populations guinéennes appuyées par les hommes en tenue. Quant à la gestion chaotique des évènements du 23 mai 2006, le peuple continue à se poser des questions sur les dessous du fameux accord d’Alger du 4 juillet 2006.

Combien de temps les Maliens vont- ils continuer à accepter que le tissu de grandeur tant sauvegardé et renforcé par les différents régimes s’envole en fumée ?

Difficile de répondre. Mais les Maliens, dans leur écrasante majorité, pensent qu’ils sont des laissés pour compte. Et que leur diplomatie ne les protège plus.

Ils s’étonnent souvent des frasques de leurs dirigeants.

Sur le plan international, la voix du Mali ne résonne plus. Si oui, c’est seulement pour ridiculiser les Maliens, à travers des comportements de leurs dirigeants.

Comment comprendre le guide libyen, qui se dit ami personnel du président ATT et par ricochet un ami du Mali, expulse des Maliens comme des animaux, laissant derrière eux tout leur bien.

Ce n’est pas la première fois que la Libye s’adonne à cet acte ignoble. Le hic est que celui qui se dit ami de l’instigateur de l’Union africaine garde le silence. Et cela étonne étrangement les Maliens.

Pourtant, des présidents amis eux aussi de Kadhafi ont souvent haussé le ton. Sans que l’amitié ne soit compromise.

Pour ce qui est de la gestion des évènements du 23 mai 2006, le Mali perd petit à petit sa souveraineté sur une partie de son territoire. La région de Kidal, dont il est question, est gérée par le trio Mali- Algérie- Libye. Bien vrai que Kidal est une partie intégrante de notre pays, les autorités maliennes ne peuvent à l’heure actuelle prendre une décision sans consulter l’Algérie et la Libye. Le contraire provoquerait la colère de ces deux pays.

C’est dans ce cadre d’ailleurs que le président ATT était à Alger le Week- end dernier. Au menu des échanges entre les deux chefs d’Etat, la coopération bilatérale. Au-delà de ce côté officiel, le voyage que le président malien a effectué en Algérie cache pas mal de dessous. Tous ceux qui ont lu la presse malienne la semaine dernière se sont rendus compte que le déplacement de ATT ne visait qu’un seul objectif : la libération des otages dont les détenteurs (la bande de Bahanga) passent des jours tranquilles en Algérie.

Pourtant, le président Amadou Toumani Toumani avait solennellement déclaré, au cours de sa traditionnelle conférence de presse du 8 juin, que même si les négociations se déroulaient sous d’autres cieux l’accord sera signé au Mali. Cette déclaration du président était une réponse à celle des bandits qui souhaitaient la médiation de l’Algérie.

Notre surprise a été grande lorsque on a appris sur les antennes de l’ORTM que le gouvernement et les bandits ont signé un accord à Alger. La signature de cet accord n’a pas été vue d’un bon œil par une partie du peuple.

Si ATT se rend en Algérie, en dernier sauveur, cela ne surprend personne. Mais il ne fait que relever les carences de notre diplomatie.

Autre fait pas des moindres, c’est la signature des APE. Sans consultation des autres pays de la CEDEAO, le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale avait donné la position du Mali au cours d’une conférence de presse : elle était claire, le Mali signera les APE avant la date fatidique du 31 décembre 2007. Mais à notre grand étonnement, les pays de la CEDEAO refuse en bloc de signer les APE.

Le cas le plus récent est celui de Siradiouba. Les autorités ont montré toutes leurs limites à redonner confiance aux populations de cette localité.

On peut dire que le Malien qu’il soit à l’intérieur du pays ou à l’étranger ne sait plus à quel saint se vouer.

Yoro SOW

26 nov 2007


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Les causeries de MLD

Chroniques
Les causeries de MLD
Le Républicain, 27/11/2007 E-mail Imprimer

* Une lettre de cadrage qui ne cadre pas avec la Constitution

Avec Modibo Sangaré, il faut croire qu’ATT n’aura aucun répit durant son dernier mandat. A la place de l’opposition déclarée, cet homme tire sur tout ce qui bouge. Surtout sur le bunker présidentiel de Koulouba. Il pourra en récolter les dividendes lors des prochaines élections bien qu’il soit difficile, à l’heure actuelle, de dire si le président de l’UNPR est un musulman intégriste, un agitateur fieffé, un fauteur de trouble ou un opposant notoire au régime. Après avoir obtenu de haute lutte le report de l’adoption de la loi sur l’abolition de la peine de mort et le code de la famille, il vient encore de s’illustrer en dénonçant la lettre de cadrage adressée par le président de la République à son nouveau premier ministre.

Cette lettre de cadrage qui encadre le gouvernement, estime-t-il, ne cadre pas avec la Constitution de la République du Mali. Si c’est la responsabilité du gouvernement, et donc du Premier ministre, qui est engagée devant l’Assemblée nationale et non celle du Chef de l’Etat, ce n’est pas à ATT d’envoyer un programme sous forme de camisole de force à porter par les ministres. C’est à Modibo lui-même de se creuser les méninges pour sortir un lapin de son chapeau.

Depuis quand la Constitution et les lois ont-elles été respectées dans ce pays ? Les rebelles ne sont pas les seuls hors-la-loi du Mali. Règne de l’impunité, décisions judiciaires non appliquées, liberté provisoire transformée en liberté définitive, les riches qui piétinent allègrement les pauvres sans autre forme de procès. Le Mali, Etat de droit ou de nihilisme ?

* Violence faites aux femmes : comment organiser la chasse aux maris tortionnaires.

Dimanche dernier, la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes a été célébrée un peu partout dans le monde. De Rome à Paris en passant par Santiago du Chili, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer ce fléau. On estime dans les milieux féminins que la violence des hommes commence en famille et n’a pas de limite. D’où le slogan : «l’assassin ne frappe pas à la porte. Il a les clés de la maison». Les femmes dénoncent, en effet, les sévices physiques, sexuels ou psychologiques qu’elles endurent au cours de leur vie.

Mais le vrai problème est que les hommes aussi souffrent des exactions commises par leur tendre moitié dans le ménage. Une étude récente a montré que dans la plupart des foyers l’homme meurt avant la femme. Ainsi dans le monde il y a plus de veuves que de veufs. Pourquoi ? C’est parce que l’homme a en charge tous les problèmes de la famille. Aussi le stress et les soucis quotidiens viennent-ils à bout de sa longévité. Il faut ajouter à cela l’insouciance de la plupart des femmes qui, au lieu de boire à la fortune du pot, poussent à la roue en s’adonnant à des dépenses puériles. Toutes ces raisons font qu’elles sont bastonnées proprement à longueur de journée. Qui aime bien, châtie bien. Ne dit-on pas que l’homme et la femme sont unis pour le meilleur et pour le pire ? Alors, cessons de geindre.


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Front social : Une bombe à retardement

Chroniques
Front social : Une bombe à retardement
Le Républicain, 27/11/2007 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Le deuxième quinquennat du Président ATT a commencé, comme on pouvait s’y attendre, avec une pléiade de revendications à satisfaire sur tous les plans. Cela traduit un malaise sans cesse croissant dans lequel vivent nos populations, de plus en plus déçues par la mauvaise gestion des affaires publiques par nos gouvernants.

D’abord sur le plan de la sécurité territoriale, de l’unité et de la concorde sociale, le pouvoir en place ne semble pas pour l’heure trouver des alternatives idoines. Ibrahim Ag Bahanga et sa bande continuent à lui donner du fil à retordre. Pas plus tard que le week-end dernier, ATT était à Alger dans le cadre d’une visite axée principalement sur la coopération bilatérale, la sécurité et la coopération transfrontalière contre le terrorisme, avec en toile de fond l’espoir d’une éventuelle libération des otages maliens détenus depuis trois mois par Ibrahim Ag Bahanga. Sur ce dernier point, ATT n’a pas pu relever le défi, puisqu’il est finalement revenu à Bamako bredouille. A quand donc la libération de nos compatriotes “prisonniers”?

De l’autre côté sur la frontière Mali-Guinée, c’est encore et toujours l’insécurité qui prévaut. En témoignent les dernières agressions dont ont été victimes les populations de Siradiouba!

Sur le plan de l’éducation, les sorties intempestives des enseignants, élèves et étudiants, promoteurs d’écoles privées traduisent les maux qui minent et gangrènent notre école. Rien ne va plus dans le secteur éducatif. La politique en matière d’éducation et de formation des jeunes ne semble pas adaptée à nos réalités maliennes. Dans ce domaine donc, une reforme profonde s’impose.

Sur le plan de l’autosuffisance alimentaire, là aussi, c’est le fiasco. La famine menace nos populations à l’instar de celles de Ké-Macina. La politique agricole en la matière, notamment celle relative à la gestion de l’Office du Niger, se révèle inadéquate.

En ce qui concerne la satisfaction des exigences des syndicats, c’est l’immobilisme qui gagne du terrain. La CSTM et l’UNTM ne semblent pas approuver la politique gouvernementale.

Par ailleurs, la privatisation de la CMDT ne s’annonce pas sous de bons auspices. Si l’on n’y prend pas garde, cette privatisation dont le processus est déjà très avancé, sera une véritable catastrophe pour notre pays avec, bien sûr, des conséquences dévastatrices. Dans ce lot de “malheurs” qui frappent actuellement notre pays, il faut également citer la hausse des prix des produits de première nécessité et la gestion à sens unique du pouvoir tant décriée par la classe politique.

Au regard de tous ces maux qui rongent aujourd’hui la nation malienne, l’on est en droit de se demander comment ATT pourra tirer son épingle du jeu. Car, à l’allure où vont les choses, la situation risque de s’empirer du jour au lendemain. Pour éviter cette situation, ATT doit se décider à changer sa vision de la gestion du pouvoir en étant à l’écoute des forces vives de la nation et des besoins du peuple qui lui ont conféré le droit d’être à Koulouba.

Bruno Loma


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Posté par Diadi, le 27 Nov 2007 05:24:36 GMT
Avec ce tableau sinistre que tu viens de dresser la véritable ce n'est
pas de savoir comment att compte tirer son épingle du jeu mais plutôt
comment les maliens vont s'en sortir!!!!!

Edito : Echec

Editorial
Edito : Echec
Le Républicain, 27/11/2007 E-mail Imprimer

«Je retournerai à Ndjaména et je ramènerai le reste des nôtres quoi qu’ils aient fait !». C’est en ces termes que le président Sarkozy, après être rentré à Paris avec les journalistes arrêtés à Abéché, s’est adressé à ses compatriotes il y a peu , lorsqu’il s’est agi de l’affaire dite de « l’arche de Zoé ».

On avait nourri le secret espoir qu’ ATT revenu d’Alger, la nouvelle de la libération des otages détenus par Bahanga provoquerait une liesse débordante dans les camps militaires ainsi que dans les familles et au sein de tout peuple maliens. Les Maliens auraient su que le douloureux dossier du Nord est en cours de traitement et connaîtra bientôt un dénouement heureux.

La libération des otages, pour employer la terminologie officielle, la libération donc des prisonniers de guerre, dont les identités sont désormais connues, n’a donc pas eu lieu. Elle aurait apporté la preuve de la bonne foi du chef rebelle, en même temps qu’elle aurait auréolé le voyage retour du président de la République de plus de solennité, avec en prime un air de victoire.

Bahanga a refusé le schéma qu’on lui a soumis, il a refusé sans doute parce que le discours qu’on lui a opposé n’était pas suffisamment porteur, les arguments pas assez convaincants.

En y réfléchissant, politiquement, Bahanga ne dédaignera pas de s’arroger tout le bénéfice de la libération de ses compatriotes. Il voudra sûrement que cela apparaisse comme un gage de sa bonne volonté à lui , en même temps qu’elle assurera son retour dans la République.

Mais « il y a pire qu’échouer, c’est de ne pas essayer » dit-on et pour que l’intention rejoigne l’action il faudrait que le pouvoir renouvelle l’exercice, y implique d’autres partis, réactualise le discours, entreprenne d’autres voyages et d’autres initiatives.

C’est à Koulouba et au nom de notre diplomatie du cœur que les otages allemands du GSPC ont recouvré, il y a seulement deux ans, le sourire et le bonheur de rejoindre leur pays et leurs familles. Ce qui a été possible, hier, pour nos amis l’est encore plus pour nos frères, aujourd’hui , au nom de la cohésion et de la concorde nationales. Car le Mali et les enfants du Mali ont encore du ressort et cela personne n’en doute.

Par S. El Moctar Kounta

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Front syndical : La CSTM en grève

UNTM / Syndicats
Front syndical : La CSTM en grève
Le Républicain, 27/11/2007 Commentaires [ 2 ] E-mail Imprimer

Conformément à son préavis de grève déposé le 1er novembre 2007, la Confédération syndicale des travailleurs du Mali observe à partir de ce matin un grève de 72 heures. Suite à l’échec des négociations, Amadoun Amion Guindo et ses camarades n’ont eu d’autre choix que de maintenir leur mot d’ordre de grève.

A partir de ce matin, une bonne partie des travailleurs du Mali affiliés à la CSTM ne répondront pas présents à leur poste. En solidarité avec le mot d’ordre de grève de leur syndicat, ils resteront à la maison pendant trois jours à compter d’aujourd’hui. Cela a été confirmé hier par un communiqué de presse émanant de la direction de la CSTM et déposé à notre rédaction. Le communiqué de presse est on ne peut plus clair : « Suite à l’échec des négociations avec le gouvernement et le patronat autour de son cahier de doléances, la confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM) a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève des 27, 28 et 29 novembre 2007. En conséquence, le comité exécutif national de la CSTM demande à l’ensemble des militants de ses fédérations/Syndicats affiliés et de ses coordinations régionales et locales de par le Mali d’observer strictement le mot d’ordre de grève ».

Ayant constaté l’échec des négociations le lundi 26 novembre 2007, à 14h30 mn, les responsable de la CSTM ont été contraints de rédiger un communiqué de presse pour lever tout équivoque. Hier à 14h30 mn, au moment où les négociateurs devaient se séparer, le bilan des négociations était très mince. Sur le 58 points de revendications de la CSTM, il y avait 16 points de non accord, 13 points d’accord et 1 point d’un accord partiel. Cet échec des négociations ne pouvait que conduire la CSTM à observer son mot d’ordre de grève.

Que veut la CSTM?

Dans une interview accordée au journal le Républicain, Amadou Amion Guindo a indiqué qu’en fait, la CSTM a 58 points de revendications qui tournent autour de l’amélioration des conditions de travail, l’amélioration des conditions de vie, le respect des droits et des libertés et le bannissement de l’exclusion. Il avait estimé que tous ces points de revendications convergent à aider le travailleur malien à faire face à la cherté de la vie. En somme Amadoun Amion Guindo avait soutenu qu’il y a des revendications qui tendent à améliorer les conditions de travail et les salaires et d’autres qui tendent à améliorer les cadres de concertation, c’est-à-dire le dialogue social. Et avec l’échec des négociations, on constate que le dialogue social n’est pas le fort des partenaires sociaux au Mali.

Assane Koné


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Posté par nacha, le 27 Nov 2007 10:18:49 GMT
laissons nous la grève
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Posté par Cisselarqué, le 27 Nov 2007 07:51:33 GMT
Idiot d'Alassane! C'est mieux de chercher à vendre des brochettes devant
la mmaison de la presse!!!!!! La CSTM c'est koi? Quels les syndicats de
travailleurs affiliés à elle? Ah, mediocrité quand tu nous tiens!!! Tu
pourras aller toi aussi en greve mais pour le reste du temps que tu dois
vivre ici bas! Tu seras mieux en greve illimité que venir nous debiter
des inepties! sans rancune
Répondre à < Cisselarqué >

Confidentiel du « Le Républicain »

Nouvelles Brèves
Confidentiel du « Le Républicain »
Le Républicain, 27/11/2007 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

* Nord- Mali : Que sont devenus les otages ?

ATT est revenu de l’Algérie comme il est parti : sans les otages. Le comble est que le chef de l’Etat n’a même pas pu rassurer les parents des otages. Ceux-ci se portent-ils bien ? Quand est-ce qu’ils seront libérés ? Face à ces questions que tout bon journaliste ne se garderait pas de poser, et que le reporter de l’ORTM a osé évoquer, ATT a eu sa colle de l’année. Le chef de l’Etat, chef suprême des armées, n’a pu apporter de son voyage d’Algérie aucune réponse potable. Ce voyage a été pourtant annoncé en grande pompe par les journaux financés par Koulouba. Les parents des otages et le peuple tout entier ont le droit de savoir. Il semble que le nombre des otages ne fait pas l’unanimité. Combien sont-ils : 34 ou 36 ? Quels sont ceux qui manquent à l’appel ? Le peuple a droit à une information saine sur ses fils en danger.

* Nord- Mali : Une conférence internationale du FDR sur la question

Sous la présidence de Tiebilé Dramé, le FDR s’apprête à organiser une conférence internationale sur le Nord. A cette conférence participeront des Africains et des Européens. Nos voisins du Niger y seront fortement représentés, semble-t-il. L’organisation d’une telle conférence par le FDR ne surprendra pas, puisque le Parena dont le président Tiebilé Dramé se trouve présentement à la tête du FDR a fait de la question du Nord une priorité en y consacrant son Conseil extraordinaire qui a eu lieu à Sikasso.

* Abolition de la peine de mort : L’opinion publique soutient le FDR

Depuis la grande débâcle du pouvoir sur la question de la peine capitale, les Maliens qui étaient hésitants cherchent à se familiariser avec l’opposition. Pour bon nombre de nos concitoyens, les vrais visionnaires de notre pays se trouvent aujourd’hui dans l’opposition politique. Ce qui expliquerait le chancellement que connaît actuellement notre pays. Rien ne va plus, les contestations sont légion : grèves des travailleurs, grogne des populations laborieuses, colère des consommateurs, transporteurs fâchés, et…mouvement irrédentiste irréductible. Les Maliens ont compris que même le pouvoir est en train d’épouser des idées émises par l’opposition. Le projet de loi d’abolition de la peine de mort en est une parfaite illustration.

* Le FDR et SADI à Niono : L’opposition va faire front commun

L’opposition malienne qui comprend le FDR et SADI tiendrait bientôt un meeting commun à Niono. Ce meeting interviendrait après une récente visite du Secrétaire général de SADI, le Dr Oumar Mariko dans cette localité. Après les élections générales de 2007, ce parti a été mis à rudes épreuves à Niono. Le secrétaire général de sa section dans cette localité a été lâchement assassiné, le lendemain de la proclamation des résultats des élections législatives. La radio Kayira 7 qui fait partie d’un réseau de radios dirigé par Oumar Mariko a été maladroitement suspendue par le maire de cette localité avant d’être réouverte. Avec ce meeting commun, l’opposition va peut-être mettre en garde contre la lenteur qui entrave la manifestation de la vérité dans ce dossier judiciaire.

* Radio Kayira 7 émet à nouveau : La légitimité du maire de Niono contestée

Le maire de Niono qui avait ordonné la suspension de la radio Kayira de Niono a-t-il regretté son acte ? Une autorité de tutelle lui aurait sommé de remettre incessamment les émissions de ladite radio. Chose dite, chose faite. S’il savait ! Les population ont massivement manifesté leur mécontentement, la preuve que le maire n’a pas été élu par elles. Ou alors qu’il a perdu leur estime. Le résultat est le même. Le maire a été remis à sa place.
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Posté par malienn, le 27 Nov 2007 09:27:08 GMT


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Innovation technologique : Zéinaba Koné invente un aliment bétail

Technologie
Innovation technologique : Zéinaba Koné invente un aliment bétail
L'Essor, 27/11/2007 Commentaires [ 6 ] E-mail Imprimer
Âgée de 16 ans, elle s'appelle Zeïnaba Koné. Pensionnaire du
lycée Niampréré Ballo de Baco-djicoroni (section langues et
littérature, 11è LL)

A base de coques d'arachide, son produit a remporté le prix de la meilleure invention au dernier Salon national d'innovations et d'inventions technologiques.

Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années, disait l'autre. Âgée de 16 ans, elle s'appelle Zeïnaba Koné. Pensionnaire du lycée Niampréré Ballo de Baco-djicoroni (section langues et littérature, 11è LL), l'allure nonchalante, mais le ton ferme, l'adolescente cache bien sa timidité par des sourires. Apparemment, rien ne prédisposait la jeune Zeïnaba Koné à ce qui lui est arrivé : le titre du meilleur jeune inventeur, au dernier Salon national d'innovations et d'inventions technologiques, organisé par le Centre malien pour la promotion de l'industrie (CMAPI). L'invention de Zeïnaba est un aliment pour bétail. La valeur du prix remporté par son invention se chiffre à 250 000 Fcfa. En prime, elle a reçu une médaille en or et un diplôme.

La jeune douée en nutrition animale, raconte qu'elle a été inspirée par un constat anodin. Un jour, assise dans la cour de la maison paternelle, elle a observé pendant un long moment les deux moutons élevés par sa famille, en train de manger avec appétit les coques d'arachide qui traînaient. Dans la rue, elle fut frappée par le même constat.

Du coup, l'idée lui est venue d'agrémenter cette matière en la rendant plus nourrissante pour le petit bétail. Ainsi, à partir de l'eau, du sel gême, du son de mil, des oeufs et des coques d'arachide, elle a mis au point un aliment pour bétail. Le procédé est simple. L'ensemble est soigneusement mélangé dans un récipient. La patte obtenue est ensuite placée en petite quantité dans les coques d'arachide. Les noix d'arachide auxquelles ressemble le produit, a été expérimenté pour la première fois, dans la famille même de l'inventeur il y a deux ans. "J'avais deux moutons que j'ai alimenté pendant deux mois avec cet aliment", affirme Zeïnaba. Après cette courte période, elle a présenté son expérience à certains voisins. Le constat était patent. Les bêtes ont visiblement pris du poids. Pétrie de confiance après cette découverte, la collégienne décide alors d'en faire une activité secondaire après ses cours. Pour combler mes temps libres et les périodes de vacances, je m'occupe de ma petite entreprise, lance-t-elle avec un large sourire.

Une unité de production. Malgré ce travail méticuleux qui demande beaucoup de patience, Zeïnaba ne s'est pas découragée. Pour obtenir un produit de bonne qualité, il faut que les coques d'arachide soient solides pour bien renfermer la patte. Dès lors, un travail de trie s'impose. On doit choisir des coques saines, c'est-à-dire sans cassure et des pairs, explique-t-elle. L'entreprise est d'autant plus laborieuse qu'il faut quatre heures d'horloge pour produire un kilogramme d'aliment.

On comprend pourquoi, il a fallu une année de dure labeur à l'inventrice pour présenter un produit fiable. "La participation au Salon national des innovations et inventions technologiques est une démarche de mon grand frère Cheick Oumar Koné. Lui aussi est un inventeur", confie Zeïnaba qui a vu son talent révélé par l'originalité de son oeuvre. La disponibilité de la matière première et la simplicité du procédé font de son invention, une valeur capitalisante.

Bien que le produit ne soit pas encore soumis à un contrôle scientifique pour confirmer son aptitude à la consommation et son éventuelle mise sur le marché, sa qualité nutritive est appréciable, dit l'inventrice. Des échantillons sont en essai, affirme-t-elle.

La jeune inventrice a l'ambition de créer une entreprise familiale à partir de ce produit. "Je veux voir mon projet pousser des l'ailes et devenir une grande unité industrielle un jour, souhaite-t-elle. Car je veux apporter ma pierre à l'édifice de développement de mon pays par la promotion de l'agro-industrie."

Pour ce faire, la jeune talent projette de mettre au point une machine qui facilitera la mise en coque de la patte, afin d'accélérer la production. Car on ne peut pas envisager une production à grande échelle avec cette méthode artisanale, reconnaît celle qui compte au préalable breveter son invention.

Entre l'idée et la matérialisation de l'idée, il y a un grand pas à franchir. En effet, il faut d'abord croire en la réalisation des projets. L'objectif du Salon est de promouvoir cette action en stimulant effectivement les talents nationaux, confient les organisateurs. Malgré les nombreuses découvertes mises à la disposition du monde industriel, les résultats pourrissent toujours dans les tiroirs.

Le manque de financement du secteur de la recherche et la démotivation des acteurs rendent la tâche difficile aux promoteurs. Or il est évident que le développement de tout pays dépend de sa capacité d'innovation et d'invention pour valoriser ses ressources.

C. A. DIA
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Posté par le phoenix, le 27 Nov 2007 10:08:45 GMT
En somme voila une tres intelligente et brave MALIENNE ..si nous pouvons
tous etre comme elle chercher a creer aulieu de passer notre precieux
temps sur des critiques envieuses. Bonne chance ma fille ..te decourage
surtout pas dans ton oeuvre. Mais ne penses tu pas qu'il serrait encore
plus profitable de decliner tes contacts a travers ton projet...sait on
jamais les personnes de bonnes volontes ne manquent pas . QU'ALLAH
BENISSE LE MALI
Répondre à < le phoenix >
Posté par nar, le 27 Nov 2007 09:39:05 GMT
Du courage mé n'oublie pas les études ma soeur. Si des âmes de bonnes
volonté t'aide un jour l'usine pour se mettre en place et tu lutteras
contre le chômage.
Répondre à < nar >
Posté par Mr. Guindeba, le 27 Nov 2007 08:33:57 GMT
Bravo Ma soeur, Courage. continues avec l'ecole aussi.
Répondre à < Mr. Guindeba >
Posté par Tomy, le 27 Nov 2007 07:58:20 GMT
Du courage et bonne chance
Répondre à < Tomy >
Posté par lerouni, le 27 Nov 2007 07:45:55 GMT
Bon vent à toi petite soeur comme quoi les bonnes initiatives ne
manquent pas dans ce pays .Faut savoir seulement bien observer et bien
entreprendre. Des belles idées comme celle là peuvent être une solution
au chomage des jeunes
Répondre à < lerouni >
Posté par dakan, le 27 Nov 2007 04:13:07 GMT
Bon courage ma soeur! Le Mali a besoin de l'entrepreunariat pour se
developer. Vive le Mali!

Réal Madrid : Djila n'est pas à vendre

Sports
Réal Madrid : Djila n'est pas à vendre
L'Essor, 27/11/2007 Commentaires [ 1 ] E-mail Imprimer

Le directeur sportif du Réal Madrid, Pedja Mijatovic, a assuré que le capitaine des Aigles, Mahamadou Diarra n'était pas à vendre, démentant une information du journal Marca.

"Ce n'est pas vrai, Diarra n'est pas sur le marché des transferts", a déclaré Mijatovic à la radio privée espagnole Cadena Ser. "Nous sommes très contents de lui", a ajouté l'ancien avant-centre du Réal Madrid. La semaine dernière, Marca titrait en Une que Djila était "à vendre". "Le Réal Madrid met Diarra sur le marché", avait ajouté le quotidien sportif espagnol, précisant que notre compatriote ne satisfaisait "ni (l'entraîneur Bernd) Schuster ni les dirigeants.


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Posté par Bharouba, le 27 Nov 2007 09:08:07 GMT
Dieu soit loué. Djilla est une valeur très sûre.

L'avenir politique au Mali: La Collaboration et la complicité

Chroniques
L'avenir politique au Mali: La Collaboration et la complicité
L'Essor, 27/11/2007 E-mail Imprimer

La première est acquise entre le gouvernement et l'Alliance. La seconde sera plus difficile à établir.

Les seconds mandats présidentiels affrontent généralement une même préoccupation : celle de se dérouler aussi longtemps que possible comme une séquence classique d'exercice du pouvoir et de se faire accepter dans son intégrité par le maximum d'acteurs publics politiques et sociaux. L'entreprise n'est jamais aisée, quels que soient les cieux sous lesquels elle se situe. Elle s'est même révélée utopique dans un pays comme les États-Unis où à l'entame de la mi-mandat, les analystes américains accordent au président de bonnes chances de terminer en "canard boiteux".

C'est-à-dire en dirigeant qui s'épuise à garder la maîtrise des événements et dont les plus redoutables adversaires sont désormais à rechercher dans son propre camp. Dans un second quinquennat, la tendance précoce à se projeter à l'échéance suivante est donc tout aussi inévitable que l'est le démarrage anticipé de la précampagne électorale dans un premier mandat. Elle figure dans l'ordre naturel du combat politique et il vaut mieux s'employer à la contenir qu'à se ridiculiser à la déplorer.

Il n'y a donc rien de fondamentalement étonnant que depuis deux-trois semaines paraissent épisodiquement (et avec insistance) des informations sur les états d'âme du camp présidentiel, sur le début des grandes manœuvres au sein des ténors de l'ADP en prévision des échéances de 2012 et sur l'identité supposée du dauphin que le président Touré serait en train d'aguerrir. La même atmosphère de bataille de succession anticipée prévalait en 1997. Elle s'était même considérablement alourdie lorsque le président Konaré eut la sincérité et la maladresse de souligner que ce second mandat serait également son dernier. Par ce rappel, le chef de l'État n'avait eu d'autre souci que celui de réaffirmer son attachement aux dispositions constitutionnelles et par conséquent, son refus de céder au tripatouillage des textes qui faisait alors fureur sur notre continent.

Mais parce qu'il avait été répété avec une certaine insistance, le message fut dépouillé de sa signification première et interprété comme une autorisation à déjà préparer l'avenir. Ce qui provoqua la mise en route avec zèle et empressement de toute une aile du PASJ. Ce qui entraîna assez rapidement une accumulation de malentendus entre le président et son Premier ministre d'alors. Ce qui déclencha un schisme dans le parti majoritaire. Ce qui finit par l'éclosion de candidatures adémistes multiples à la présidentielle de 2002. Le ferment du début de bouillonnement politique actuel ne vient pas de déclarations du président Touré. Mais des enseignements que les différentes formations ont tiré de la composition de l'actuel gouvernement. Rappelons encore une fois cette vérité de La Palice : pour les partis, l'Exécutif représente tout à la fois une tribune de prestige et un tremplin pour l'exercice élargi du pouvoir.

DEPITS PERSONNELS -

Or les équilibres instaurés dans l'équipe Modibo Sidibé ont forcément accordé à l'Alliance pour la démocratie et le progrès une représentation bien moindre que celle escomptée. La déconvenue a cependant produit deux types différents de réactions. Les formations moyennes ont concentré l'essentiel de leur grogne sur le fonctionnement interne de l'Alliance qui, selon eux, n'offrirait pas à tous ses membres une chance égale d'émergence institutionnelle. Par contre, dans les grandes formations, les déçus (et il n'en manque pas) s'estiment les sacrifiés d'une collaboration politique déséquilibrée dans laquelle la fidélité d'accompagnement aurait été insuffisamment récompensée.

Cette atmosphère ronchonne a redonné de l'écoute aux "autonomistes", c'est à dire à ceux qui avaient souhaité voir leurs formations se tester lors des présidentielles. Les mêmes ont repris la tribune pour, dès maintenant, mettre en garde contre l'adoubement d'un dauphin pour 2012, dauphin dont la candidature prolongerait la dévaluation du fait partisan.

Quelle importance faut-il accorder à ce mouvement qui reste encore souterrain ? Uniquement celle d'un signal à prendre en compte et à garder à l'esprit autant pour le président de la République que pour le Premier ministre. Pas plus, mais pas moins. Car ainsi que nous le précisions, ce qui s'exprime actuellement ne constitue qu'un ensemble de dépits personnels, conséquence collatérale de la formation du gouvernement, et non un courant structuré. Le passage de l'un à l'autre est toutefois possible dans deux ans quand les enjeux se préciseront et que les positionnements s'ébaucheront. Mais quelle sera la conjoncture à cette période et comment influera-t-elle sur le comportement des acteurs partisans ? Nul ne peut le dire.

Pour le moment, il est intéressant de noter la démarche inédite effectuée la semaine dernière par Modibo Sidibé. Le Premier ministre a tenu à s'entretenir avec le directoire de l'ADP sur les activités et projets du gouvernement. L'effort de concertation vaut d'être initié, mais l'auteur lui-même ne nourrit certainement pas des illusions excessives sur sa portée. En effet, le jeu des relations direction des partis - députés - gouvernement, tel qu'il se pratique depuis 1992, est complexe. Il est plus dominé par l'indépendance jalouse de chacun des camps vis-à-vis des deux autres que par la volonté d'une solidarité partagée.

UN COMMENTAIRE LACONIQUE -

C'est d'ailleurs ce que dicte la répartition des rôles entre les trois parties dans un schéma politique classique. Les états-majors politiques inspirent, le gouvernement agit, le parlement accompagne et contrôle. Chacun essaie autant que possible de se préserver l'entière liberté de réagir sur les initiatives des autres. L'écoute et le dialogue sont donc possibles, par contre, la complicité s'avère beaucoup moins évidente à construire. Cela s'était vérifié entre 1992 et 2002. La direction du PASJ n'exerçait qu'une influence limitée sur son groupe parlementaire, qui lui-même ne laissait pas échapper une occasion pour chercher noise au gouvernement, lequel se plaignait de la faiblesse du soutien que lui apportait le parlement dans la gestion des questions les plus délicates. En outre, et pour bien souligner la relation particulière qui existe entre les directions politiques et le parlement, rappelons que c'est bien à l'Assemblée nationale qu'ont été consacrés les deux derniers schismes encaissés par le PASJ avec la création du RPM, puis de l'URD.

De fait, il n'y a eu - à notre souvenir - qu'une seule occasion où la symbiose fut entière et active entre les trois entités. Ce fut en février 1994 quand les alliés politiques du PASJ, lassés des mauvaises manières de leur trop puissant compagnon adémiste et peu désireux de s'embarquer dans la gestion sociale de la dévaluation du franc CFA, sortirent du gouvernement de base politique élargie. Abandonnés à eux-mêmes, les Rouges et blancs avaient alors fait bloc avec beaucoup de combativité autour de l'équipe gouvernementale de Ibrahim B. Keïta.

Aujourd'hui, mise à part la conjoncture économique difficile (mais beaucoup moins qu'alors), aucune contrainte pressante ne pousse vraiment à la constitution d'une union sacrée. C'est pourquoi il convient de recadrer le rendez-vous à la Primature. L'initiative du P.M. innove incontestablement par rapport au consensus en créant un nouvel espace d'échanges. Cependant le commentaire laconique de Dioncounda Traoré, président du Directoire, sur l'usage qui pourrait être fait de cet espace indique clairement l'efficacité restreinte de celui-ci. Mais, répétons-le, cette réserve n'est pas dommageable pour l'action gouvernementale, car d'une certaine manière elle évite la confusion des genres.

Le cordon de sécurité que pourrait dresser l'Alliance n'aura son utilité pour le gouvernement que dans des situations extrêmes lorsque l'Exécutif aura besoin de relais politiques loyaux pour affronter une passe particulièrement critique. Il faudrait donc attendre que survienne une de ces circonstances exceptionnelles pour mesurer la solidité et la sincérité de l'articulation gouvernement - ADP. Entre-temps la gestion des situations usuelles - adoption de la Déclaration de politique générale, vote des lois - n'appelle pas de mobilisation particulière des alliés. Et ne délivrera donc pas de diagnostic significatif sur l'efficacité réelle du tandem.

G. DRABO
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Trafic de drogue: Kourémalé fait sauter tous les records

Douanes
Trafic de drogue: Kourémalé fait sauter tous les records
L'Essor, 27/11/2007 Commentaires [ 4 ] E-mail Imprimer

Les douaniers de la localité ont réussi un superbe coup. Mais le renforcement du dispositif de contrôle s'impose.
Avec le trafic de drogue dans notre pays, on frôle le déluge. On croyait avoir atteint l'exceptionnel avec la saisie de huit kilos et demi de cocaïne procèdée sur des trafiquants d'origine nigérianne.

Mais ce record a explosé la semaine dernière (le mercredi plus exactement) à Kourémalé, localité frontalière avec la Guinée. L'exploit est à metttre au compte du chef du bureau de douanes, N'Tjiké Diarra et de son équipe. La prise qu'ils exposent aux caméras et appareils photos des équipes de reportage est tout simplement impressionnante. On trouve là dix-huit briques de chanvre indien de 2 kilogrammes chacune et 35 paquets de cocaïne brut d'un kilo chacun. La valeur de la prise a, elle également, de quoi donner le vertige, puisqu'elle frôle les 2 milliards de Fcfa. La cocaïne, à elle seule, est estimée à 1,05 milliards de Fcfa. Le tout était convoyé par deux individus, le tout était certainement destiné à être expédié d'une manière ou d'une autre vers l'Europe.

Les douaniers ont donc réussi une superbe opération en deux phases. Les colis de chanvre indien étaient transportés de manière plutôt artisanale, dans une brouette. Ce mode de locomotion rudimentaire a sans doute été choisi délibérément pour endormir la vigilance des gabelous. Manoeuvre ratée. Mais la convoyeuse, qui s'apprêtait à faire sortir du territoire malien sa cargaison pour l'amèner en Guinée, a pu se faufiler entre les mailles du filet dressé par les éléments de l'inspecteur Diarra, leur abandonnant ses 18 briques. Koffi Chini Julien, de nationalité togolaise et son compère nigérian Kennedy N'Didy, n'ont pas eu la même baraka. Ces deux dealers méditent désormais sur leur sort à la prison de Kangaba.

Quand on interroge les douaniers et leur chef l'inspecteur Diarra sur la manière dont ils ont réussi leur coup, ils ont la modestie de souligner que la chance a joué un rôle non négligeable dans leur exploit. "Depuis plusieurs mois, explique l'inspecteur Diarra, la direction nous avait demandé d'intensifier les contrôles tous les individus qui nous paraissaient avoir un comportement suspect. Or, les informations fournies par nos diverses sources convergeaient vers un homme, le dénommé Julien. Il n'avait rien fait de répréhensible sur notre territoire, mais avait une conduite assez peu claire. Il se livrait à d'incessants va-et-vient.

Mais ne convoyait aucune marchandise. Nous continuons donc de garder un oeil sur lui en nous référant sur les indications sur ses différents mouvements, indications portées dans les laisser-passer que nous délivrons à tous les étrangers qui entrent sur notre territoire et qui se retrouvent donc listés sur un registre de la douane. Nous avons patienté le temps qu'il fallait, puis nous sommes passés à l'action le mercredi 21 novembre dernier aux environs de 10 heures. Nous avons décidé d'interpeller Julien et son acolyte".

Un véritable "far-west" : Décision heureuse. Lorsque les douaniers mirent la main sur eux, les deux malfaiteurs voyageaient à bord d'une berline de marque Opel, immatriculée en Guinée Conakry. La fouille de la voiture a permis de découvrir cachée un peu partout la drogue emballée dans des films plastiques solidement scotchés. Les paquets ainsi constitués étaient dissimulés sous les sièges et dans les espaces creux entre la carosserie et les rembourrages. Un échantillon envoyé au laboratoire a confirmé que tous les colis contenaient de la cocaïne brute, d'une qualité très recherchée dans le milieu des toxicomanes. Julien possédait sur lui six cartes grises correspondant à différents véhicules.

Le dealer changeait fréquemment de voiture, certainement dans l'espoir de ne pas trop attirer l'attention sur lui. L'importance de la prise faite à Kourémalé donne encore plus d'ampleur au cri d'alarme lancé dans nos colonnes par les services chargés de la répression du trafic de drogue. Notre pays est en train de devenir un carrefour de passage pour dealers de plus en plus audacieux. Mais avons-nous aujourd'hui les moyens de contrer la montée du trafic ? Ce n'est pas sûr lorsqu'on écoute l'avis des hommes du terrain, ceux qui se trouvent en première ligne face à un adversaire bien organisé et ne reculant devant rien. Tous soulignent le manque des moyens matériels et humains. Le responsable du poste de Kourémalé, l'nspe