dimanche 30 septembre 2007
Dakar, 30 sept (APS) - Le Mali a été sacré champion d'Afrique lors de la finale du 20-ème Championnat d'Afrique des nations de basket féminin, suite à sa victoire (63-56) sur le Sénégal, lors de la finale jouée dimanche à Dakar.
Les Aigles du Mali menaient déjà devant le Sénégal (31-22 ) à la mi-temps de la rencontre qui s'est déroulée devant un nombreux public.
Les Maliennes ont mené au score du début à la fin de la partie.
APS (SENEGAL)
Le RPM sort du bureau de l’AN
politique
Les Echos
2007-09-28, 09:30:23 GMT
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Valeur perdue ou politisée ?
« L’opposition orpheline du RPM » titrions-nous hier. Ce n’était pas une volonté de notre part de désinformer nos fidèles lecteurs et lectrices parce qu’au même moment, le RPM publiait dans « Info-Matin » une déclaration, où il réaffirme son appartenance à l’opposition. En réalité, le même communiqué a été déposé à notre rédaction quand le journal était déjà sous presse.
L’article intitulé « l’opposition orpheline du RPM » est donc le résultat d’une analyse des faits qui se sont déroulés pendant la mise en place des groupes parlementaires à l’Assemblée nationale le lundi 24 septembre 2007 et de la déclaration de la politique des dits groupes qui s’en est suivie.
La déclaration publiée dans « Info-Matin » où le journal affirme : « une copie a été déposée hier (mercredi) dans notre rédaction » n’est malheuresement pas parvenue à notre rédaction, et votre fidèle serviteur n’a pu non plus prendre connaissance de cette déclaration qui aurait, évidemment davantage éclairée sa lanterne. Dans sa déclaration d’hier, le RPM a enfin affiché clairement sa position en décidant de ne plus sièger au sein du bureau de l’Assemblée nationale.
Le (RPM) qui occupait le poste de la 6e vice-présidence à l’Assemblée nationale a décidé du sort de son membre du bureau, l’honorable Abdramane Sylla. Les raisons évoquées par le parti du Tisserand sont : l’exclusion du groupe parlementaire Parena-Sadi du bureau de l’Assemblée nationale et la présence dans celui-ci de deux groupes dont le nombre de députés est inférieur à celui Parena-Sadi.
En effet, le groupe parlementaire Parena-Sadi dispose de 9 députés à l’Assemblée nationale contre 8 pour le Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR) et 7 pour le Cnid-Fyt. Ces deux derniers groupes occupent respectivement dans le bureau de l’Assemblée nationale les postes de la 7e et 8e vice-président.
Le Rassemblement pour le Mali « ne se satisfait pas de cette situation qu’il juge inacepatable, à tout point de vue et la dénonce ». Mais, le RPM ne claque pas définitivement la porte du bureau de l’Assemblée nationale. « Le RPM ne saurait maintenir sa présence dans le bureau actuel, à moins d’une juste et rapide réparation d’une injustice aussi évidente ».
Ceci signifie que si l’Assemblée nationale venait à accepter la recomposition du bureau en acceptant la présence de Parena-Sadi, le RPM pourrait y retourner. Mais ce n’est pas évident que Dioncounda et ses autres pairs députés acceptent cette démarche.
Un gouvernement corrompu
Le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) a toujours informé l'opinion Nationale et Internationale quant aux agissements des membres du gouvernement Nigérien, et certains hauts responsables de ce régime dictatorial.
Ainsi le Ministre de l'Intérieur Albadé Abouba, de la Communication Ben Omar, de la Défense Djida Hamadou, le Chef d'Etat-major des Fans Tchanga, le Commandant de zone d'Agadez actuel et précédent, et le gouverneur de la région d'Agadez Abba Malam Boucar et précédent Yahaya Yan Daka pour ne citer que ceux-là, sont tous versés dans un trafic de drogue à travers le Sahara Nigérien, en complicité avec des commerçants Nigériens.
Le MNJ se réconforte que cela ait été démontré et condamné par les autorités d'un Etat voisin, dont le Président a émis son inquiétude à Tandja quant à ces responsables politico militaires qui trouvent dans ce trafic de drogue soutenu par l'armée, les moyens du luxe qu'ils s'offrent.
Mais ce que cet Etat voisin a omis de dire, c'est que Tandja est au sommet de toute cette "mafia".
Donc comment peut-il éradiquer le mal?
Le Peuple Nigérien sait à présent pourquoi le régime de Tandja refuse de trouver une issue favorable au combat qui l'oppose au Combattants de la Justice.
On ne peut pas laisser le pouvoir aux mains d'une horde de prébendiers sans scrupules qui violent les lois Constitutionnelles au seul profit de leurs poches.
A l'arrivée de Tandja au pouvoir, le Niger était l'avant dernier Pays au monde à l'IDH (Indice de Développement Humain), depuis son arrivée nous sommes "derniers", quelle prouesse!
Jusqu'où iront-nous avant la fin de son mandat?
Une question qui mérite d'être meditée par tous les Nigerines.
samedi 29 septembre 2007
Par ma voix, le SNESUP salue toutes les démarches menées par le camarade Fad (Camarade, car il est en train de faire plus que le travail d'un syndicaliste). En se réjouissant de ces initiatives, le SNESUP soutient totalement tout acte qui va dans le sens de l'épanouissement de l'éducation en général et de l'enseignement supérieur en particulier. Ce vendredi 28 septembre 2007, le secrétaire général du SNESUP, Dr Abdou Mallé organise une réunion extraordinaire du CEN-SNESUP (Comité Exécutif National) autour de ce colloque. Nous sommes résolus d'avoir une un enseignement supérieur digne pour notre cher Mali. Nous sommes convaincu que personne d'autre ne le fera à notre place. Le SNESUP salue tout le réseau pour leur soutien qui nous est très réconfortant.
M. Moussa Tamboura, Secrétaire aux relations extérieures CEN-SNESUP.
Je n'intervient pas assez sur le forum, en vous lisant j'ai eu envi de vous dire merci pour la clarté de votre analyse sur le ''sujet'' car c'est de ça qu'il s'agit et rien d'autre. Quand un probleme est mal posé aucune solution n'aura l'effet recherché et il en est de la situation au NORD.
Aux toutes premières manifestations pour attirer l'attention du Gouvernement sur les problèmes au Nord de notre Pays, tous les fils du Mali ont aquiessé pour dire que c'est louable, c'est légitime. Preuve tous les accords signés et acceptés par tous, pour parvenir à la paix dans notre pays.
Après à mon avis personnel des esprits mal sains se sont emparés du mouvement qui était au départ pour la défense des intérêts de tout le Nord du Mali, pour en extraire des ramifications au service de leurs intérêts égoistes. Les différents gouvernements qui ont hérités du ''sujet'' ont fait l'amalgame (certainement en voulant aller très vite aux actions concrètes de développement) en voulant prendre en charge les différents types de revendications (individuels et du Nord Mali) avec une même ''thérapie''. La suite...., ce n'est pas la seule région de kidal, bien qu'elle soit le terrain des opérations terroristes, qui recolte de ''la tempête'' mais tout le Mali, car la confusion, l"incompréhention, la désolation sont vécues par toutes les filles et tous fils partout au Mali.
Une fois encore merci pour ta contribution qui sans doute a donné plus de lumière sur le ''sujet'' à tous les maliens en particulier à ceux qui ont en charge le dossier.
Fraternellement
Mouslimoune YEHIYA
Bougouni
Directeur du Centre d’Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique
2006-07-31
Malikounda
Malikounda
2006-07-31, 18:30:51 GMT
Directeur du Centre d’Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA),
Coordinateur de l’Alliance pour Refonder la Gouvernance en Afrique,
Ancien Chef de la Mission de Décentralisation et des reformes Institutionnelles,
Ancien Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales de la République du Mali
Malikounda : Le principe de la décentralisation avait déjà été retenu dans la Constitution de 22 septembre 1960.
La Première République avait posé les premiers jalons de reforme qui ont été reconduits par la 2è République et la 3è République l'a matérialisé.
On constate aussi que plusieurs pays africains se sont engagés dans cette politique.
Qu'est ce que la Décentralisation ?
Ousmane Sy : Dans les Etats postcoloniaux d'Afrique, la décentralisation est souvent perçue comme une simple reforme administrative qui a pour objet le rapprochement des instances de gestion des affaires publiques le plus proche possible des populations et là où elles vivent.
Mais dans le fond la décentralisation est surtout une reforme politique qui a pour ambition de changer la nature de l'Etat centralisé que le colonisateur a construit et qu'il nous a légué. C'est dans cette logique que nous l'avons conçue et mis en œuvre au Mali.
Donc, à travers la décentralisation, l'Etat accorde une autonomie administrative à d'autres entités du territoire national appelées collectivités décentralisées en leur concédant par la loi des pouvoirs, des ressources (humaines et financières) et un patrimoine propre.
Ces collectivités territoriales ont donc une personnalité juridique distincte de l'Etat et un budget propre et elles s'administrent librement à travers des organes délibérants et exécutifs élus.
Dans la décentralisation, l'Etat à travers ses structures centrales et déconcentrées continue à agir et à exercer un contrôle de légalité sur les décisions et actes de ces collectivités qui peut se faire à priori ou à posteriori.
Au Mali, dès le conception, nous avons assumé la nature politique de la reforme de décentralisation et nous lui avons donné comme objectifs :
1. d'aider à l'approfondissement du processus démocratique en construction par son ancrage dans les réalités locales,
2. de servir de levier pour la promotion du développement local à travers la redynamisation des économies locales et
3. d'aider à la refondation de l'Etat.
Malikounda : Les participants de la Conférence Nationale Souveraine de 1991 avaient réaffirmé l'exigence de la prise en charge de leur devenir par les populations et souligné l'urgence de la décentralisation.
En tant qu'acteur du mouvement démocratique, vous avez participé à la définition des grands principes de la reforme, à la création de la Mission de Décentralisation, vous avez piloté la mise en œuvre et en votre qualité de Ministre, vous avez procédé à la mise en place des institutions locales et à la définition de leurs instruments d'accompagnement.
Vous voudriez bien à l'intention des Internautes de Malikounda rappeler les défis, retracer le chemin parcouru, les difficultés, les résultats.
Ousmane Sy : Les travaux accomplis et les résultats obtenus sont avant tout, ceux de toute une équipe à laquelle j'étais même si j'en étais le coordinateur.
Cette équipe de la Mission de Décentralisation et du Ministère de l'Administration Territoriale et des Collectivités Locales a bénéficié à toutes les étapes, de tous les conseils et appuis des plus hautes autorités politiques.
Le plus grand défi que nous nous sommes lancé à nous même en tant qu'acteur du mouvement démocratique et militant de l'ADEMA-PASJ s'est d'abord celui du changement.
Depuis l'indépendance de notre pays, il était évident que du point de vue de l'appareil administratif, nous avons reconduit en mettant des maliens à la place des colonisateurs les structures et les façons de faire de l'administration coloniale.
Au début de l'information sur la reforme, un vieux m'a dit dans un village : « l'indépendance nous a amené la liberté et la décentralisation que vous nous proposez va nous donner la dignité ».
Je peux résumer en deux importants points le chemin parcouru :
1. Faire de tous les maliens des citoyens de la même catégorie c'est-à-dire égaux en droit et en devoir.
Avant la reforme, il y a des maliens qui avaient le statut de citoyen, les urbains et des maliens qui n'étaient que des administrés et qui n'étaient pas suffisamment "adultes" pour se gérer et pour lesquels il faut décider donc qu'il faut commander : ce sont les ruraux.
La reforme de décentralisation a réparé cette discrimination et cette injustice.
2. impliquer enfin les populations maliennes dans la définition de leur espace administratif. Les circonscriptions que nous avions avant la communalisation ont toutes été créées par le colonisateur.
Avec la communalisation, nous avons pris la responsabilité politique, malgré les difficultés d'ouvrir le débat sur cette question pour que les villageois décident à travers leurs représentants de se regrouper en commune en définissant eux mêmes les critères dans le respect de la loi, à donner le nom de la commune et le chef lieu de la commune.
Vous imaginez la taille des difficultés que nous avons rencontrées sur notre chemin. La peur du changement, le jeu des préalables, la défense des positions acquises, la difficulté de se projeter dans l'avenir pour son pays et les interrogations sur son propre avenir dans la reforme sont quelques unes des difficultés qu'il a fallu vaincre.
Le résultat dont je suis le plus fier aujourd'hui est l'existence des communes sur l'ensemble du territoire malien; cela paraissait impossible à beaucoup de gens et beaucoup de personnes présidaient la cassure du pays.
Ces communes sont aujourd'hui la base de la construction de la démocratie et du développement. La démocratie comme le développement se construisent de façon pérenne sur des démocraties locales et des économies locales solides.
Malikounda : Au mois de mai 2005, vous avez fait une communication au Haut Conseil des Collectivités.
Pourriez vous rappeler brièvement les activités que mènent cette importante Institution de l'Etat.
Qu'est le Haut Conseil des Collectivités, l'Association des Maires du Mali (AMM), l'Agence Nationale d'Investissement pour les Collectivités Territoriales (ANICT) maillon important dans le développement local ?
Pourriez vous parler de l'organisation de la Journée des Communes ?
Ousmane Sy : Le Haut Conseil des Collectivités (HCC) est une institution constitutionnelle que la conférence nationale a proposé pour matérialiser son souci de l'installation et de la pérennisation de la décentralisation au Mali en recommandant qu'il fallait lever toutes les entraves qui s'opposent à la mise ne place d'une décentralisation effective.
Le HCC est l'institution qui représente et qui veille à l'élaboration de politiques favorables aux collectivités décentralisées au niveau national.
Le HCC n'a pas un pouvoir législatif direct, mais il a un pouvoir consultatif très fort qui peut être présenté comme un pouvoir législatif indirect.
La constitution de 1992 dit que le HCC peut faire des propositions au gouvernement sur ses domaines de compétences et que ce dernier est tenu de les transformer en projet de textes et les déposer sur la table du parlement dans les 15 jours qui suivent. Le HCC ne peut pas être dissous et peux saisir pour annulation toutes décisions du gouvernement.
L'Association des Maires du Mali (AMM), comme son l'on l'indique est une association de défense d'intérêt et de plaidoyer en faveur des municipalités et par elles mêmes.
Donc les municipalités se sont organisées pour faciliter leur travail et s'appuyer mutuellement.
L'Agence Nationale d'Investissement pour les Collectivités Territoriales (ANICT), est une agence créée pour faciliter la mobilisation des ressources et le financement pour les investissements en direction des collectivités décentralisées.
L'ANICT gère le Fonds d'Investissement des Collectivités Territoriales (FICT) qui reçoit des financements de l'Etat et des partenaires extérieurs en vue de financer les investissement dans les collectivités.
L'ANICT est un établissement public dirigé par un Conseil d'Administration composé en majorité par des élus et présidé par le Ministre chargé de l'administration territoriale.
Quant à la journée des Communes, elle avait pour ambition de départ la création dans l'imaginaire des maliennes et des maliens d'un nouveau départ qui symbolise la naissance de ce que le Président Alpha Oumar Konaré a appelé le « Mali nouveau ». C'est aussi une occasion pour que les représentants de toutes les collectivités locales du pays se rencontrent et discutent des problèmes qui leurs sont communs. Au départ l'événement n'a pas été facile à organiser, mais aujourd'hui on peut constater que c'est entré dans les habitudes.
Malikounda : Il est question de Gouvernance, de Gouvernance Démocratique, de Gouvernance Locale.
Ousmane Sy : En parlant de gouvernance, moi je fais référence à des principes et un mode d'organisation de la société qui ont pour objet d'entraîner la participation et la responsabilisation des acteurs publics pour la satisfaction de leurs besoins.
Cette notion est à concevoir à plusieurs échelles, au niveau de la famille, de la collectivité locale, de la région, sur le plan national et international.
Globalement, la gouvernance peut être définie comme la gestion consciente et organisée des structures et institutions dans le but de tenir compte des aspirations et sous le contrôle des populations.
C'est l'art d'articuler la gestion de la chose publique à différentes échelles et l'art d'articuler l'unité et la diversité des acteurs et des territoires.
Le débat actuel sur la gouvernance en Afrique traduit un souci légitime, surtout de la part des pouvoirs publics et de la communauté internationale, d'asseoir et de promouvoir des règles de gestion publique qui soient à la fois efficaces et soucieuses d'une utilisation appropriée des ressources engagées, mesurée par des indicateurs de performance.
Le plus souvent la notion de mauvaise gouvernance est employée pour indexer une défaillance dans les méthodes de gouvernement.
Quant à la notion de « bonne gouvernance », elle se préoccupe principalement du respect des engagements des Etats vis-à-vis des partenaires extérieurs dans un contexte où prédominent des rapports de dépendance.
Mais le débat sur la gouvernance doit être remis à l'endroit : la définition d'instruments de mesure et de suivi ne saurait se substituer à l'identification préalable des changements et des transformations voulues par les protagonistes.
Ainsi, c'est la sphère publique dans son ensemble et non pas seulement l'Etat qui doit faire objet de préoccupation.
L'enjeu n'est pas seulement les relations avec les partenaires extérieurs mais aussi et surtout les relations entres les différents acteurs de la société et des relations entre les sociétés et leurs institutions.
Les approches de « bonne gouvernance » proposées sont généralement une simple énonciation de règles de fonctionnement, généralement tirées de l'expérience des autres pays et qui seraient considérées comme les marques indiscutables de « bonne gouvernance ».
La question de la gouvernance telle que je l'approche vise plutôt des transformations beaucoup plus profondes des attitudes et des références des acteurs, en vue de l'élaboration de nouvelles pratiques en matière de gestion publique, fondées sur des principes connus, reconnus et acceptés par tous les acteurs.
Cela appelle donc, de la part de tous les dépositaires d'enjeux de l'espace public, une volonté et des capacités d'ouverture sur les autres, d'enracinement dans sa propre culture, pour l'enrichir d'apports extérieurs, la remodeler selon les besoins du présent et les exigences du futur.
Au niveau des investigations à mener, il s'agit de savoir ce que l'on doit suivre et mesurer pour savoir où nous en sommes en matière de gouvernance.
A notre avis, les critères essentiels de bonne gouvernance dans une société ou dans un pays doivent être observés sur la manière dont :
la légalité et la légitimité de l'action publique sont assurées
la responsabilité dans l'exécution des missions et la redevabilité devant les citoyens sont promues
la transparence dans la gestion publique, la lisibilité dans l'action des personnes et structures responsables sont assurées
une bonne régulation des conflits et un arbitrage face aux multiples acteurs et leurs diverses stratégies sont garantis.
Il y a donc des principes de gouvernance qui sont communs et auxquels aspirent toutes les sociétés ; mais il n'y a pas de modèle unique de gouvernance.
Chaque société doit forger son modèle de gouvernance en conformité avec ses référentiels tout en restant ouvert et en dialogue avec reste du monde.
Malikounda : Le Prix International du Roi Baudouin de Belgique pour le développement ?
Ousmane Sy : Ce prix mis en place depuis 1925 est attribué tous les deux ans à une institution ou une personnalité pour son œuvre dans le domaine du développement.
Ce prix m'a été attribué pour les années 2004/2005 pour le travail que j'ai accompli dans le domaine de la décentralisation et l'organisation des élections démocratiques au Mali et de mon engagement sur la refondation de la gouvernance en Afrique.
En ce qui concerne la décentralisation et la bonne organisation des élections de 2002, pour moi le Prix reconnaît le travail et l'engagement de tout le peuple du Mali. Pour moi ce prix est donc surtout une responsabilité dans le sens que nous n'avons plus le droit à l'erreur.
Malikounda : Vous animez le Centre d'Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA)
Vous voudriez bien présenter cette institution, ses objectifs, ses activités…
Ousmane Sy : Le Centre d'Expertises Politiques et Institutionnelles en Afrique (CEPIA) est une centre d'études et de recherches sur les politiques publiques et les institutions que j'ai créé en 2004 pour appuyer les Institutions et les Administrations d'Etats, les Collectivités décentralisées, les Agences de coopération et toutes les Institutions publiques dans les domaines de la formulation et l'analyse des politiques publiques, la mise en place de dispositifs d'observation des politiques et de l'évolution des institutions publiques et la capitalisation des expériences acquises.
CEPIA est un centre indépendant et qui fonctionne sur la base des dossiers que nous montons ou de contrats que des partenaires nous confient. En ce moment CEPIA est entrain de travailler à la mise en place d'un Baromètre de la gouvernance avec l'appui et le partenariat de plusieurs partenaires au développement.
Malikounda Les acteurs de la politique de Décentralisation aussi bien au Mali que dans d'autres pays d'Afrique et du monde seront certainement intéressés par les commentaires, conseils et recommandations de l'homme de terrain que vous êtes
Ousmane Sy : Je voudrais m'appuyer sur mon expérience au Mali et de plus en plus en Afrique pour dire que la décentralisation est une reforme éminemment politique et que sa mise en place exige une grande volonté politique.
Aussi je suis persuadé qu'il n y a pas de modèle unique de décentralisation, chaque pays doit fabriquer son modèle en fonction de ses réalités et de ses objectifs et à son rythme.
Enfin je fais partie des africains qui pensent que l'avenir de notre continent dépendra de notre capacité à promouvoir les dynamiques locales. C'est du local et des dynamiques qui y prendront racine que peuvent venir les réponses à toutes les questions de mutations politiques, économiques et socioculturelles qui interrogent aujourd'hui l'Afrique.
« Il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche »
société
Les Echos
2007-09-28, 11:03:19 GMT
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FAD SEYDOU, PROFESSEUR MALIEN EN FINLANDE
« Il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche »
ARRESTATION AU NIGER DU JOURNALISTE MOUSSA KAKA
Valeur perdue ou politisée ?
Le Mali abritera l’année prochaine la 5e édition du Symposium malien sur les sciences appliquées. En vacances au bercail, l’un de ses initiateurs, Fad Seydou, professeur malien de mathématiques en Finlande, nous parle des objectifs de ce symposium et les nombreux projets qu’il nourrit pour l’université malienne. « Il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche », dit-il.
Les Echos : Comment avez-vous eu l’idée de ce symposium ?
Fad Seydou : Depuis 96-97, avec des amis Doulaye Dembélé, Abdoulaye Doucouré, Bakary Sylla, Djeneba Traoré, Mohomodou Houssouba, Aliou Haïdara, Sibiry Traoré tous à l’étranger à l’époque, on a décidé de participer à l’essor de l’université malienne. C’est ainsi que nous avons eu l’idée de créer le Symposium malien sur les sciences appliquées et nous avons été appuyés par les aînés, en l’occurrence Diola Bagayogo, Dialla Konaté tous professeurs aux USA, Daouda Sangaré en Côte d’Ivoire. Nous avons aussi eu l’appui de la Faculté des sciences et techniques au Mali. Le but de ce symposium est de travailler pour contribuer à rehausser le niveau de l’enseignement supérieur, mais aussi de la recherche. Parce qu’il n’y a pas d’enseignement supérieur sans recherche. Ils sont intimement liés.
Pour réussir l’enseignement supérieur, il faut amener les jeunes à réfléchir, à créer, à innover pour faire de la recherche. Il faut aussi former des futurs chercheurs. Notre vision est de travailler pour constituer avec les collègues sur place la masse critique pour le pays. Sans cette masse critique, il n’y aura pas de développement.
Les Echos : Quels sont les acquis des quatre précédentes éditions ?
F. S. : En 2000, c’était une rencontre locale. Nous avons surtout travaillé avec les professeurs de la Faculté des sciences et techniques qui nous ont beaucoup aidés, ainsi que le rectorat. En 2002, le symposium a atteint une dimension régionale avec la participation de pays africains. En 2004 et 2006, c’était vraiment une dimension internationale avec beaucoup de très grands chercheurs de par le monde. L’année prochaine, nous allons essayer de faire mieux. Ce que nous voulons, ce n’est pas seulement de nous asseoir autour des innovations techniques, nous allons aussi développer des collaborations, des bourses, des financements pour la formation des étudiants, des chercheurs.
Les Echos : Vous venez également d’initier une caravane scientifique…
F. S. : Oui. A travers le Symposium malien sur les sciences appliquées et les collaborations avec nos collègues d’ici, nous avons constaté qu’il y a une grande disproportion des effectifs et un grand problème des ressources humaines au Mali. Pour preuve, à la Faculté des sciences juridiques et politiques, il y a environ 18 000 étudiants pour trois professeurs de rang magistral, ça veut dire trois personnes capables d’enseigner des cours magistraux. C’est désastreux ! Nous avons constaté aussi qu’il y a un problème de gestion du flux. Il s’agit de voir qui on peut prendre à l’université et aussi préparer des alternatives comme les écoles supérieures professionnelles, par exemple. Donc, l’objectif de la caravane, c’est d’abord de susciter un éveil scientifique au niveau de la jeunesse malienne, de démystifier la science pour amener beaucoup plus de jeunes vers les séries scientifiques.
Les Echos : Avez-vous d’autres projets en perspective ?
F. S. : Nous comptons organiser très bientôt un colloque sur l’enseignement supérieur au Mali. Comme je l’ai dit, il y a très peu de scientifiques de haut niveau, ce n’est pas bon pour le pays. Nous avons besoin de la science et de la technologie pour nous développer. Il y a en général un problème de ressources humaines et nous devons asseoir une vraie vision stratégique pour l’enseignement supérieur. Si nous avons toutes les matières premières, si nous n’avons pas de scientifiques et d’ingénieurs, nous ne pourrons pas utiliser ces matières premières. La situation est vraiment alarmante. C’est pourquoi, j’ai proposé au président de l’Assemblée d’organiser un colloque sur ce problème de l’enseignement supérieur et de la recherche, c’est quand même le devoir des intellectuels de tirer la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Nous avons encore une petite porte de sortie et ensemble nous pouvons trouver des moyens non seulement de sortir de cette crise, mais aussi de résoudre les problèmes à venir en amont.
Les Echos : Avez-vous les moyens de vos ambitions ?
F. S. : Pour le symposium malien, nous avons commencé par des cotisations pour pouvoir faire venir les gens. Nous payons également nos billets d’avion. A partir de 2004, le gouvernement a commencé à prendre en charge l’hébergement et la nourriture des invités. Par rapport à la caravane, c’est 100 % sur fonds propres.
Encadré
FAD SEYDOU
Prouesses d’un Malien, professeur d’université en Finlande
Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre d’années, dit-on. Ce dicton s’applique bien au jeune Malien Fad Seydou qui enseigne les mathématiques dans une des grandes universités d’Europe du Nord, en l’occurrence l’Université d’Oulu de Finlande.
Parti du lycée de Gao en 1988 avec une bourse du Mali pour l’Université Lomonosov à Moscou, il se rendra après en Finlande pour terminer son Master en 1994. Toujours avide de connaissance, il se spécialisera en mathématiques industrielles aux Pays-Bas, à l’Université Eindhoven de Technologie (UET). Aussitôt il a fini avec l’UET. En 1995, il bénéficiera d’une bourse finlandaise pour faire un doctorat aux USA qu’il obtint en 1997.
« Graine rare », il sera vite embauché, à sa sortie, par l’Université d’Oulu en Finlande où il enseigne aujourd’hui les mathématiques. Parallèlement, il travaille avec des universités américaines et canadiennes.
En vacances au pays, M. Fad tente, tant bien que mal, d’apporter sa contribution à la construction du Mali à travers des actions de bénévolat dans les domaines de la recherche et le développement des sciences à l’université et aux élèves. Son objectif : amener le plus grand nombre d’élèves à embrasser les filières scientifiques.
« Aucun pays ne peut se développer sans les sciences. Or, au Mali, le constat est alarmant, il y a une disproportion énorme entre les filières. Très peu d’étudiants vont étudier les sciences. La Faculté des sciences et techniques se vide pendant que l’ex-Ena compte près de 18 000 étudiants avec seulement trois professeurs de rang magistral » déplore-t-il.
C’est pourquoi, avec un de ses amis camerounais, Jean-Paul Mbelek du Commissariat de l’énergie atomique de France, Seydou vient de boucler une caravane scientifique à l’intérieur du pays pour « susciter un éveil scientifique chez les jeunes élèves et expliquer aux parents, enseignants, l’importance de la science et la nécessité d’y orienter leurs enfants ».
Pour lui, « la science n’est pas la propriété seulement des pays occidentaux. L’avenir de ce pays est dans la main des jeunes. Les dirigeants doivent leur donner ce dont ils ont besoin pour le bien du pays ».
En plus de la caravane, Fad Seydou et certains de ses camarades ont initié depuis 2000, un Symposium malien sur les sciences appliquées dont la 5e édition se tiendra en 2008. En perspective, le jeune professeur compte, bientôt, organiser un colloque sur l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, en partenariat avec l’Assemblée nationale, le rectorat et les professeurs. Pour atteindre son objectif, Fad Seydou compte sur la jeunesse malienne, un potentiel, dit-il, à utiliser pour le développement du pays.
AmazighWorld a reçue une lettre de soutien et d’amitié du Parti de la Nation Occitane et du Gouvernement Provisoire Occitan par le biais de son ministre de la culture Mr Jacques Ressaire.
L'Occitanie est la plus grande nation sans Etat d'Europe. Sa langue toujours vivante a donnée la civilisation des troubadours. Le peuple Amazigh d’Afrique du Nord et le peuple Occitan d’Europe partagent les mêmes souffrances des états totalitaires. Le parti PNO s’est engagé en faveur de la décolonisation qui a donné la première indépendance du peuple Amazigh. Aujourd’hui le peuple Amazigh est encore sous domination de l’empire arabe et le peuple Occitan est sous domination française et Italienne. www.p-n-o.org
http://ressaire.over-blog;com.
[Redaction]
Vient de paraître: Le monde arabe existe-t-il?:
Pourquoi éclipse-t-on la civilisation berbère au profit des arabes? L’histoire des peuples berbères, Kabyles, Libyens, Maures, Numides, Gétules, Massyles, Chleuhs, Touareg... a débuté bien avant l’annexion romaine. Le règne de Massinissa et de Massyle n’a rien à envier aux dynasties islamisées maures almoravide et almohade. Du temps du christianisme, avant la colonisation arabo-musulmane, l’Afrique du Nord était prospère, voilà ce que Lucien Oulahbib nous apprend lorsqu’il évoque les papes Victor Ier, Gelasius Ier, Apulée, ou Fronton maître de Marc-Aurèle, Cyprien, Tertullien, Augustin et tant d’autres. L’auteur nous éclaire sur le vrai passé de l’Afrique du Nord ...(...). Docteur en sociologie, essayiste et romancier, Lucien Oulahbib est chargé de cours en sciences politiques à Paris X et à Lyon III. [Lucien Oulahbib]
Maroc, le premier ministre d’arabo-islamisme:
Abbas El Fassi
Mr Abbas El Fassi, Quelques jours avant sa nomination par le Roi du Maroc comme premier ministre, déclare dans une interview accordée au journal La Vie éco du 14/09/2007 au sujet des MRE (les marocains résidents à l’étranger) : « Les MRE, à mon avis, devraient dépendre du Premier ministre, car ils ont autant de problèmes transversaux dont l’enseignement de l’arabe, l ’accès aux imams pendant le Ramadan ..... ». Voila tous ce qui tourne dans la tete du 1er ministre,"l'arabisation et l'islamisation", Tamazight est son ennemi etrenel. ça commence déjà trés mal, Imazighen doivent passer au stade supérieur de la lutte.
[Bouwawal]
Le parti Baath marocain agonise:
Le parti Baath marocaine (USFP) -le plus hostile à l’amazighité- s’est brûlé aux élections législatives marocaines 2007, son chef avait annoncé que son parti aller surprendre les marocains aux élections alors qu’il s’est fait lui-même surpris. De leur part Imazighen ont appelé au boycotte des élections et cette fois ci le Maroc à enregistré son taux de participation le plus bas dans son histoire (37% selon les chiffres officiels) et le parti Baath s’est classé 5ème au lieu du 1er et dans la capitale Amazighe du Souss, Agadir, son score est divisé par 3. Apparemment Saddam, de sa tombe, appelle ses disciples à le rejoindre. A dieu. [Mohamed Elouazguiti]
Algérie: L'islamisme contre l'arabo-islamisme:
Trois quarts d’heure avant le passage du cortège présidentiel, un kamikaze s’est fait explosé sur l’itinéraire du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika en visite à Batna la capitale Amazighe des Aurès. Un kamikaze s’est fait exploser à l’approche du convoi présidentiel. L’attentat a fait 19 morts et plus de soixante blessés. La plupart des victimes sont venus attendre le président A. Bouteflika en visite dans la région. Selon des témoins sur place, un jeune homme d’une trentaine d’années au comportement suspect portant un sac plastique a été repéré par la foule. Alertés, les services de sécurité ont pris en chasse l’individu très nerveux, se sachant démasqué le kamikaze actionna la bombe dissimulé dans le sac. Le projet de Bouteflika de la réconciliation nationale a peut être foiré. Mais comme il est issue d’une idéologie qui ne reconnaît pas l’erreur il n’a qu’a continuer droit au mur. Bonne chance. [Bouwawal]
Maroc, l’arabo-islamisme version moyen orient non souhaité?:
C’est la première fois dans l’histoire du Maroc qu’un haut responsable de l’état marocain se détache clairement du moyen orient. Mr Fouad Ali Al Himma, (2eme homme fort du régime et ami du roi Mohamed VI) dans un débat télévisé à la chaine marocaine 2M hier le 10 septembre 2007 a exprimé clairement cette nouvelle attitude, qu’aucun chef de parti politique arabo-islamiste n’a pu exprimer. Pour nous Imazighen, c’est le début du retour à la raison. Mais espérons que l’acte rejoint la parole. Demain n’est pas loin, sachant que le ministère de l’intérieur a toujours fermé l’œil sur la vente à prix symbolique des livres du wahhabisme devant les mosquées. Mais entre nous le moyen orient n’utilise t-il pas les grands moyens? N’a-t-il pas recruté le ministre même des affaires religieuses marocaines comme directeur de l’institut saoudien au Maroc? Si raison, il y’a c’est pour sécuriser les réseaux de contamination par l’arabo-islamisme made in Middle-Est malgré les nouveaux freins. [Bouwawal]
Les partis politiques arabo-islamistes déracinés de la société marocaine:
Dans un débat télévisé le samedi 8 septembre à la chaîne de TV marocaine 2M sur la crise du taux de participation aux élections législatives 2007 le plus faible dans l’histoire du Maroc (37%), Le politologue marocain Mohamed Tozy a mis l’accent sur l’échec total des partis politiques marocains a ouvrir les vrais sujets comme celui de l’amazighité. On voit sur le terrain un mouvement associatif Amazigh fort qui est allé à faire même des plateformes idéologiques alors que les partis politiques sont absents. &n
Le premier ministre marocain préfère les funérailles d’une chanteuse que des dizaines d’Imazighen tués par la marginalisation:
Le premier ministre marocain Driss Jetou s’est déplacé lui-même aux funérailles de la chanteuse arabe marocaine Raja Belamlih qui a disparue le dimanche 2 aout 2007 après une année et demi de lutte contre le concert. Les deux chaines de télévision nationales se sont toutes focalisés sur l'événement. C’est un message par lequel le ministre veut montrer l’importance que donne son gouvernement à l’art en général et à la musique arabe en particulier. Mais, il y a quelques mois des dizaines d’enfants amazighs meurent chaque jour à Anefgou (région de Khenifra) par la misère et le froid dont son gouvernement est même responsable. Cette affaire avait coulée beaucoup d’ancre dans la presse marocaine et internationale et avait déclenchée des aides d’ONG internationales, et malgré tout notre ministre ne s’est pas donné la peine de visiter ces « citoyens » -excusez le terme-.
Ban Ki-Moon au Soudan pour accélérer le dossier du Darfour:
Le Secrétaire général de l’ONU s’est rend le lundi 03 sep 2007 à Khartoum, avant de poursuivre son voyage a Darfour . Il doit s’assurer que la Minuad, la force d’interposition mixte ONU-Union Africaine (UA), sera effectivement déployée dans la province du Darfour comme le prévoit la résolution 1769 adoptée le 31 juillet dernier par le Conseil de sécurité. Selon cette résolution, 26 000 hommes devraient être déployés d’ici la mi-2008 dans cette région dévastée par un conflit qui « fait honte à la communauté internationale depuis 4 ans », selon les termes de Ban Ki-Moon. Cette visite intervient sur fond de regain de violences au Darfour entre des forces arabes gouvernementales et pro-gouvernementales, d'un côté, et rebelles africains, de l'autre. Il faut rappeler ici qu’Omar Hassan el-Bechir, le président soudanais, avait juré et en publique (3 fois comme le veut la charia islamique) que le Soudan n’acceptera jamais des forces de l’ONU sur son sol, il n’a aujourd’hui qu’a jeuner 3 jours comme le veut sa religion. En fait c’est le 2eme Saddam, soutenu jusqu’au bout par la ligue arabe qui a fait son communiqué de soutien a leurs frères arabes au pouvoir à Khartoum sans dire un mot sur la tragédie du peuple africain de Darfour. A vrai dire, l’empire arabe commence a s’effondre devant les droits des peuples pris par l’idéologie arabo-islamiste. [Bouwawal]
L’instaurateur de la loi d’interdiction des prénoms Amazighs au Maroc est mort:
Driss Basri, ex-ministre de l’intérieur de Hassan II, est mort le mardi 28 août 2007 dans une clinique en France. Ooriginaire de Settat non loin de la capitale économique du royaume, est un grand hostile à l’amazighité. A son époque l’identité Amazighe du Maroc a été encore massacrée, nous rappelons ici deux événements majeurs : l’arrestation des militants Amazighs de l’association Tilelli en 1994 dans une manifestation pacifique du 1er mai et l’interdiction des prénoms Amazighs aux bureaux des états civils. Mr Basri a eut l’honneur de terminer avec le dernier droit humain qui restait aux Imazighen, c’est celui de donner un prénom Amazigh, à leurs progénitures. Ssi Dris –comme les marocains l’appellent- un des piliers fort de l’idéologie arabo-islamiste voyait les choses autrement : ils leur faut des prénoms arabes, exactement comme avait fait le leader de l’arabo-islamisme Saddam Hussein avec les kurdes en Iraq. Pour se faire, son ministère avait préparé une liste de prénoms arabes bien choisis pour les marocains –selon lui bien sûr- qu’il‘a présenté au parlement – qu’il a toujours confectionné- et cette loi a été votée par sa majorité parlementaire, tous les partis politiques arabo-islamistes sans exception et bien sur aussi ceux qui se présentent comme défenseur de l’amazighité. Toutefois il faut préciser qu’au Maroc la majorité c’est bien inferieur à 20% car le taux de présence au parlement ne dépasse jamais 20% si on exclut le 1er jour d’ouverture. Mais après l’époque Basri est venue l’époque du gouvernement du parti Baath marocain USFP n’a-t-il pas laissé cette loi d’interdiction des prénoms Amazighs à ce jour? Si une raison existe c’est que ce parti partage les mêmes principes avec Ssi Dris, d’ailleurs peut être c’est pourquoi le pouvoir a choisi de l’enterrer à Casablanca et non pas dans sa ville natale de Settat et exactement à coté de la tombe de Abderrahim Bouàbid fondateur du parti Baath marocain USFP. Que le dieu Akouche aie pitié du peuple Amazigh. [Bouwawal]
Chef du parti Baath marocain (USFP) retraité du parlement après avoir exercé 30 ans de député:
Mohamed El Yazghi, chef du parti Baath marocain (USFP) après avoir passé 30 années successive et sans arrêt de vie parlementaire a décidé de se mettre volontairement à la retraite et de ne plus exercer le «métier» de parlementaire -excuser le terme-, En effet cette attitude est la caractéristique principale de l’idéologie du parti Baath d’Iraq et de Syrie, leurs alliés marocains n’ont rien inventé de plus. La seule question qui se présente ici, est comment le régime, qu’a toujours qualifié El Yazghi de fraudeur des élections contre l’opposition -lui et son parti- a pu laisser un opposant, comme lui, régner député pendant 30 ans et ce n’est pas député d’un petit village de l’Atlas mais bien de la capitale Rabat?. Une chose est sûr : les deux (le régime et son opposition) se sont jamais mis en désaccord sur les points suivants : l’arabisation et l’islamisation du peuple marocain et son annexion à l’empire arabe, la violation des droits culturels et linguistiques Amazighs, il y avait uniquement le désaccord sur les postes ministériels dont ils n’ont commencé a en bénéficier qu’a partir de 1997.
Le président de la République Française M. Nicolas Sarkozy déclare son hostilité aux Imazighen:
A l´occasion de sa visite en Algérie, Le président de la république française Nicolas Sarkozy, dans un entretien accordé à des journaux algériens, a déclaré : "il est légitime que l’Algérie affirme son identité arabo-islamique et poursuive ses efforts en matière d’enseignement de la langue arabe. D’ailleurs, nous souhaitons nous-mêmes renforcer l’enseignement de l’arabe en France, qui correspond à une ancienne tradition mais aussi à de vrais besoins".!!! les deux idéologies colonialistes se réconcilient.
Maroc : Ben Barka était un agent de l'Est:
Avant d’être enlevé et de disparaître à Paris en 1965, l’opposant marocain a travaillé pour les services secrets tchécoslovaques. Le journaliste Petr Zidek de Lexpress raconte ce qu’il a découvert dans les archives secrètes conservées à Prague. Révélations sur une autre affaire Ben Barka. [LEXPRESS.fr]
Les msusulmans protestent officiellement contre l’anoblissement de Salman Rushdie par la régne britanique:
Samedi 16 juin 2007, la reine d’Angleterre a décidé de faire chevalier l’auteur des « Versets sataniques ». Automatiquement des manifestations de colère des msusulmans ont eu lieu à Lahore et Karachi contre l’anoblissement par la reine Elisabeth II de l’écrivain britannique d’origine indienne Salman Rushdie. Lle ministère pakistanais des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur britannique à Islamabad pour lui remettre une protestation officielle contre "le manque total de sensibilité" de Londres dans cette affaire. Et le ministre pakistanais de Affaires religieuses, Ejaz ul-Haq, a estimé que « si quelqu’un faisait exploser une bombe sur son corps, il aurait raison de le faire ». Il faut rappeler que jugeant cet ouvrage "blasphématoire" pour l'islam et le prophète Mahomet, l'ancien guide suprême de la Révolution islamique iranienne, feu l'ayatollah Khomeini, avait lancé en février 1989 une "fatwa" condamnant à mort le romancier. Une « fatwa » qui avait obligé Salman Rushdie, aujourd’hui âgé de 60 ans, de vivre dans la clandestinité pendant des années. Mais la question quis se pose est pourquoi les musulmans révoltent contre les peintres et ecrivains alors qu'ils baissent les armes devant les religieux chrétiens arabes Egyptiens qui critiquent l’Islam et le mette en cause meme le coran chaque jour sur la chaîne TV chrétienne ALHAYATE. Et même les grands leaders comme AlQaradaoui et les Oulémas d’Al Azhar refusent à la fois le débat et la révolte !! [Bouwawal]
L'Arabie Saoudite ne veut plus les gens de son empire arabe.:
L'Arabie saoudite vient d'annoncer qu'elle interdit le visa pour les gens moins de 40 ans .Cette decision concerne 9 pays dont l'Egypt, la somalie,.....De ce fait le regime saoudien refuse de recevoir des gens aux qui il exporte depuis 14 siecles la religion, l'ideologie et la langue arabe!
[Aksil Amagous]
"Le siège de la présidence palestinienne est en train d'être dépecé":
"Le centre de Gaza est le théâtre d'une gigantesque opération de pillage", raconte Benjamin Barthe. Dans le bureau de Mahmoud Abbas, l'envoyé spécial du "Monde" à Gaza a croisé "un milicien barbu qui se pavanait dans le fauteuil du chef de l'Etat".(Source journal le monde d'aujourd'hui 15-06-2007) [Journal le monde]
Les arabo-baahtistes marocains provoquent Imazighen:
C'est le travail que les arabo-baathistes marocains ont fait dans une des universités marocaines pour provoquer le mouvement culturel Amazigh (MCA). Un drapeau Israélien et en face un drapeau Amazigh avec un signe égale entre les deux. Pour dire que les Amazighs constitue un ennemie au même rang que l’état d’Israël. Un « pense » panarabiste qui s’appelle Othmane Saadi a bien écrit le 11 Février 1996 dans le journal marocain « Anoual » de la section Baathe de Saddam Hussein "Apres la suppression du mot arabe "Ssalam" du salut, le berbérisme en Algérie est plus dangereux que les juifs, pour la langue arabe et l'Islam (voir plus en détail les propos de ce terroriste)". Mais dans tout cela, les Amazighs ont bien besoin d’une protection contre ces agresseurs ? [Bouwawal]
Libération provisoire des militants Amazighs du MCA d'Agadir:
Les étudiants universitaires Amazighs du MCA détenus à Agadir suite à l’accrochage avec la mouvance panarabiste, ont été provisoirement libéré le 07/06/2007 par les la cour d’Appel d’Agadir. Il faut rappeler que le tribunal de première instance à déjà jugés ces jeunes à environ 2 mois de prison ferme chacun. les autres militants de Meknes sont encore dans les prisons de Meknes. [Bouwawal]
Les Présidentielles Françaises dévoilent l’amazighophobie du gouvernement arabe au Maroc:
Vu le nombre important des marocains résidents en France, la société nationale de la radio et la télévision a envoyé des équipes de ses différents studios: arabe, français et espagnol –sauf le mini-studio amazigh- pour couvrir les présidentielles françaises 2007. Le gouvernement arabe au Maroc a-t-il peur d’entendre François Bayrou dire : »je soutien les Amazighs dans leur lutte car c’est un peuple sans état ». François Bayrou a bien résumé le drame des Amazighs dans leur propre terre. [Bouwawal]
Le Parti Démocratique Amazigh Marocain PDAM proteste devant l'ambassade de Libye à Rabat:
Plusieurs militants amazighs ont récemment organisé un sit-in devant l'ambassade de Libye à Rabat pour condamner les propos du Président libyen qui avait appelé à la répression du mouvement amazigh. Le chef du parti politique Mr Ahmed Adghirni à remis une lettre de protestation a l'ambassade libyen au Maroc.
Une matinée du mois de mai 1991, des groupes de Touareg sont arrêtés puis exécutés publiquement sur ordre d'un responsable militaire à Tombouctou au Mali. Les familles des victimes sont retenues en otage par l'armée pendant plus d’une année entière. Ce massacre de Tombouctou fut l'un des événements meurtriers qui a le plus marqué les Touareg, alors que la résistance et la lutte pour obtenir la reconnaissance de leur dignité et de leurs droits remontaient déjà à plusieurs années.
Qui sont les Touareg?
Population d'environ un million de personnes, nomades ancestraux de l'Afrique Saharienne et du Sahel (en 1780, ils avaient notamment installé une capitale à Agadès dans le Niger actuel) et qui, depuis l'établissement de frontières entre plusieurs Etats, ont été en partie sédentarisés principalement au Niger et au Mali. Les Touareg sont les "Berbères du Sud", dont la langue est Tamacheq et l'écriture le Tifinagh.
Ils font partie intégrante de la grande famille Tamazight, "Berbères de l'Afrique", au même titre que ceux de Mauritanie, du Maroc, d'Algérie, de Tunisie, de Libye…
Charles de Foucault, "l'ermite du Hoggar", qui a été leur ami pendant plus de dix ans, ainsi que bien d'autres personnes illustres qui les ont rencontrés, ont toujours rendu hommage à ces "Hommes Bleus" pour leur courage et la qualité sacrée de leur hospitalité.
En 1963, leur premier soulèvement contre le pouvoir central de Bamako est réprimé durement par le régime de Keita avec l'aide de celui de Ben Bella en Algérie. Les historiens confirment que cette répression a fait plusieurs milliers de morts dans l'indifférence la plus totale, y compris celle de la France, pourtant très au fait de la situation particulière des Touareg…. Et à ce jour, aucun responsable politique ou militaire n'a été condamné pour son implication dans ces massacres!
Depuis 1991, en l'absence de reconnaissance véritable de leur statut et de toute justice sociale pour eux, malgré plusieurs accords de paix signés entre les gouvernements du Niger et du Mali avec le front unifié des Touareg, les discriminations, révoltes et répression persistent (depuis cette date plus de 1 000 morts et 200 000 réfugiés). Aujourd'hui, les Etats-Unis d'Amérique se préoccupent du problème "Touareg", et renforcent leur présence militaire dans la région, annoncée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Depuis 1992, les USA collaborent, au travers d'accords de coopération, avec plusieurs pays du Maghreb et du Sahel, notamment le Niger et le Mali, où ils dispensent formation et assistance aux forces armées de ces pays. Trois cents Maliens ont déjà été formés à la lutte anti-terroriste.
Les Touareg seraient-ils la cible et ainsi les victimes de certains pays africains, en étant considérés comme terroristes, afin de les réduire ? Ou bien les importantes richesses pétrolières du Sahara seraient-elles le véritable enjeu?
Dans un document de septembre 2007, le Congrès Mondial Amazigh "les Berbères" relève : "L'action militaire de ces dernières semaines qui comprend l'implantation de mines aux alentours de la ville d'Ifreouane, aura des conséquences terribles pour la population civile du Nord du Niger, mettant en danger la vie des femmes, des enfants et des personnes âgées. Déjà, plusieurs efforts humanitaires internationaux sont en cours, tels que celui de la fondation "France Liberté" de Danielle Mitterrand".
Ce dernier soulèvement des Touareg au Nord du Niger, qui ne veulent que la paix et la justice sociale, l'arrêt de toutes discriminations et la reconnaissance de leur statut spécifique, n'est que la conséquence du non-respect par les gouvernements en place des accords déjà signés précédemment. Les Touareg, ces Imazighens "berbères" veulent garder leurs racines, leur histoire, leur passé illustre et leur culture pour les transmettre à leurs enfants et construire leur avenir eux-mêmes…
C'est maintenant, comme cela l'est aujourd'hui pour les populations du Darfour, de la responsabilité des Nations Unies et de tous les êtres humains, d'aider à la sauvegarde des Touareg, à la reconnaissance de leur culture et de leur pleine citoyenneté à laquelle ils ont droit dans les pays où ils résident.
Source :
Date : 2007-09-28
Mise au point
Tamgak, le 29 septembre 2007
Tout homme de bonne foi aura constaté la promptitude et la dextérité avec laquelle Tandja, son gouvernement, l’oligarchie politico-affairiste et tous les suivistes des prédateurs des biens du Peuple nigérien, tous ces prestidigitateurs de la trame de Ben Omar, s’évertuent à créer la confusion quant aux nobles objectifs de notre lutte : c’est encore à ce jeu d’équilibrisme qui ne trompe plus personne que s’adonneront, le lundi 1er octobre 2007 de à 10 à 12 heures, devant l’Union Internationale des journalistes Africains (UIJA), ceux pour qui le ridicule ne signifie rien !
C’est ainsi que, les prétendus «Ministre de la Communication de la République du Niger», «Ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs de la République du Niger», l‘«Ambassadeur représentant permanent de la République du Niger auprès de l’UNESCO» et l‘«Ambassadeur de la République du Niger en France», respectivement M. Mohamed BEN OMAR, M. Oumarou HADARY, M. Inoussa OUSSEINI, M. Adamou SEYDOU s’évertueront, sans le moindre scrupule, à Paris, au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère, à tourner le dos au Peuple Nigérien tout entier pour défendre les prébendiers au pouvoir dans notre pays dans une soi-disant «analyse des autorités nigériennes de la situation au Nord-Niger».
Il est évident qu’il faudrait être sans conscience et insensible aux malheurs des populations nigériennes, donc auteur au même titre que Tandja, des crimes perpétrés dans notre pays pour avoir le courage de la bassesse de vouloir convaincre une presse avertie de la malgouvernance que subit un pays qui ne la mérite pas : qui oserait regarder, sans sourciller, un journaliste conscient de la réalité et des malheurs que subissent quotidiennement, depuis plus de 40 ans, nos concitoyens et vouloir faire de lui un complice de ses crimes si ce n’est un homme dépourvu de toute hauteur patriotique ?
Comment un homme coupable de complicité ou mieux, instigateur, du bâillonnement de la Presse et de la séquestration des journalistes dès qu’ils sont à sa portée oserait-il soutenir le regard de ceux-ci et aller jusqu’à chercher à faire d’eux les vecteurs de la destruction des idéaux pour un monde meilleur pour lesquels ils s’engagent, si ce n’est que cet homme est le monstre de la pire espèce qui n’a pas sa place parmi les dirigeants de ce siècle !
Nul ne saurait, quelle que soit son machiavélisme, tromper ni le Peuple nigérien ni l’opinion internationale dans la situation actuelle que traverse notre pays.
En effet le monde entier a relevé les manœuvres mesquines quant à toutes les tentatives de ces individus (ces pieuvres, ces sangsues auteurs de l’asphyxie du Niger depuis les indépendances) qui essaient, par tous les moyens, de pervertir l’essence de notre soulèvement populaire par toutes sortes de perfidie visant à faire croire aux nigériens et aux peuples épris de Justice et de bonne gouvernance que notre objectif vise à nous placer comme l’interlocuteur des amis et partenaires de notre pays dans leurs relations avec le Niger, notamment dans le domaine des ressources minières.
Nous rappelons ici, que ceci n’est pas notre objectif.
Notre lutte est d’ordre strictement interne : ce sont les aspirations du Peuple face à la malgouvernance nationale.
De ce fait, notre ennemi n'est ni l'Etat ni une quelconque composante ethnique du Peuple Nigérien. C'est plutôt le système de gouvernance au Niger et tous les politiciens prébendiers et prédateurs des biens de la nation ; ceux qui gouvernent le pays en martyrisant l'ensemble des citoyens.
Le but principal de notre mouvement est de rétablir un système équitable au Niger : il ne s'agit pas de nous poser en négociateur des prix des ressources nigériennes face aux partenaires du Niger mais d’amener à assurer une gestion saine de la partie qui revient à la nation. Il s’agit notamment d'une rétribution correcte des régions desquelles sont extraites les ressources du sous-sol nigérien (il s'agit de l'Ouest, c'est-à-dire Tillabery avec l'or, comme de l'Est, avec le pétrole, ainsi que du Nord avec l'uranium) mais aussi d’une redistribution juste à l'ensemble de toutes les autres régions du pays, de la partie de ces ressources qui va au niveau central.
Notre devoir est également d'établir tout nigérien dans toute sa dignité et ses droits élémentaires, inaliénables, partout où il se trouve dans notre pays : le nigérien doit manger à sa faim, boire à sa soif, être soigné quand il est malade, être traité correctement par toute autorité censée le servir sans qu'il soit (comme c'est le cas depuis toujours dans notre pays) obligé de corrompre, corrompre et toujours corrompre pour chaque acte (même le plus élémentaire de ses droits), qu'il entreprend ; avoir à sa disposition un système judiciaire équitable et non un système judiciaire de l’espèce de celui actuellement en cours, celui-là qui ne sert que les riches et les trafiquants de drogue et d'influence de tout genre qui spolient la nation nigérienne de ses ressources et de tous ses biens.
C’est cette lutte dont rien ne saura nous détourner que nous menons au MNJ.
Le Mouvement.
vendredi 28 septembre 2007
Flash sur le nouveau premier ministre Modibo Sidibé
Qui est Modibo Sidibé ?
malikounda
Malikounda
2007-09-28, 17:27:14 GMT
À lire aussi :
Nouveau Premier ministre
Qui est Modibo Sidibé ?
Dernière dépêche
Modibé Sidibé vient d'être nommé premier ministre
ADAMA SANGARE, MAIRE DE BAMAKO
Après la démission d’Ousmane Issoufi Maiga, le Président de la République, Amadou Toumani Touré vient de nommer par décret présidentiel le secrétaire général de la présidence et Inspecteur général de police, Modibo Sidibé, en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga qui avait présenté jeudi sa démission. La nomination au poste de Premier ministre de ce juriste de 55 ans, un proche du président Amadou Toumani Touré, intervient deux mois après des élections législatives largement remportées par la mouvance présidentielle.
Directeur de cabinet du président Amadou Toumani Touré, sous la Transition (mars 1991 - juin 1992) il entrera au premier gouvernement du président Alpha Oumar Konaré comme ministre de la Santé et des Affaires sociales. Puis il deviendra ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale jusqu'au terme du second quinquennat du président Konaré. Au retour d’ATT au pouvoir en juin 2002, le voici promu Ministre Secrétaire général de la présidence de la République , poste qu'il aura occupé jusqu'à sa nomination comme Premier ministre. L’homme est censé bien connaître les grands dossiers de la nation pour avoir occupé les grands postes de la République. Le nouveau PM se distingue par sa discrétion, son sérieux dans le travail. C’est ce qui lui a permis sans doute de se maintenir pendant tout ce temps en qualité de secrétaire général de la présidence de la République. Le fait qu’il soit réservé est compréhensible, puisqu’il est policier de son état et n’a auparavant pas été versé dans la vie politique.
Aussi, on ne peut parler de ses démêlées avec des acteurs politiques, toute chose qui révèle une importance capitale, puisqu’on ne peut établir des liens apparent entre lui et un quelconque parti politique.
Il devra mettre dans les tous prochains jours un nouveau gouvernement.
© AFP
Le Premier ministre malien Modibo Sidibé à la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu en 1999, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères
© AFP/Archives Matt Campbell
BAMAKO (AFP) - vendredi 28 septembre 2007 - 18h30 - Le secrétaire général de la présidence malienne Modibo Sidibé a été nommé vendredi Premier ministre par le chef de l'état malien Amadou Toumani Touré, en remplacement d'Ousmane Issoufi Maïga qui avait présenté jeudi sa démission, indique la présidence.
"Vu la Constitution malienne, le président de la République a nommé Modibo Sidibé Premier ministre", précise un bref communiqué de la présidence.
La nomination au poste de Premier ministre de ce juriste de 55 ans, un proche du président Amadou Toumani Touré, intervient deux mois après des élections législatives largement remportées par la mouvance présidentielle.
Le groupe parlementaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Kéita, a demandé une "saine" information des élus nationaux sur les dimensions et les difficultés rencontrées dans la gestion du conflit qui secoue le Nord du Mali, ainsi qu’une information accrue de la communauté internationale sur les pratiques inhumaines commises par les rebelles armés.
Dans une déclaration publiée à l’occasion de la rentrée de la 4ème législature (2007-2012), le RPM invite à une union de tout le pays autour de l’armée nationale et à la recherche d’un large consensus national sur la question du Nord impliquant toutes les sensibilités du pays.
Au sujet de l’école malienne, le RPM estime que sa gestion nécessite un débat de fond et qu’elle doit faire l’objet d’une vigoureuse prise en main nécessitant l’application de mesures douloureuses par des cadres patriotes et expérimentés.
"Il serait souhaitable que le nouveau gouvernement soumette à l’Assemblée nationale des mesures concrètes permettant de sortir très rapidement l’école de sa léthargie", conclut la déclaration.
APP Bamako - 26/09/2007
RANGOUN (Reuters) - Après avoir dispersé une nouvelle manifestation d’un millier d’opposants près de la pagode de Sule, dans le centre de Rangoun, soldats et policiers birmans ont sillonné les rues pour ordonner par haut-parleurs aux manifestants de rentrer chez eux, menaçant sinon de tirer à vue. Des témoins ont rapporté que la foule, à qui les militaires avaient laissé dix minutes pour obtempérer, s’était dispersée à la suite de ces menaces, face à des policiers qui faisaient un bruit assourdissant en frappant leurs boucliers de leurs matraques pour impressionner leurs adversaires.
Des coups de feu ont ensuite été entendus près de la gare centrale. Les forces de l’ordre avaient auparavant chargé les manifestants qui scandaient des slogans contre le pouvoir militaire et leur lançaient des pierres et des bouteilles non loin de la pagode de Sule, devant laquelle s’achevaient les manifestations de ces derniers jours. Des coups de feu ont retenti et un manifestant s’est effondré, ont rapporté des témoins. On ignore si l’homme a été atteint par une balle ou par une grenade fumigène et quelle est la gravité de ses blessures. Les affrontements ont commencé quand trois camions remplis de soldats ont remonté la route qui conduit à la pagode, où la foule manifestait de nouveau malgré les mises en garde de la junte. Les manifestants ont laissé passer les véhicules, sur lesquels ils ont lancé ensuite tout ce qu’ils avaient sous la main. Les soldats ont riposté en tirant des fumigènes, puis des coups de feu ont éclaté et les manifestants ont fui dans plusieurs directions.
RAIDS ET ARRESTATIONS DANS DES MONASTÈRES
Un groupe d’environ 200 opposants s’est retiré deux cents mètres en arrière et s’est remis à scander des slogans contre le régime, exigeant la fin des arrestations de bonzes et la libération des détenus politiques. Ils ont également dénoncé la vie chère. La pagode de Sule est interdite d’accès par la police, qui a dressé des barrages à plusieurs carrefours de la ville. Mercredi, les affrontements ont fait cinq morts parmi les manifestants, selon l’opposition, un seul, selon les autorités. Aux premières heures de jeudi, les forces de sécurité birmanes ont lancé des opérations à l’intérieur d’au moins quatre monastères du Myanmar et arrêté par centaines des bonzes impliqués dans les manifestations contre la dictature militaire.
Au moins 200 moines bouddhistes, accusés de coordonner les manifestations, ont été arrêtés lors de coups de filet menés par des militaires dans deux monastères de Rangoun. Dans le nord-est du pays, l’armée a lancé des raids contre au moins deux autres monastères. Autour de 500 moines ont été arrêtés au monastère de Mogaung et 150 autres au monastère de Ngwe Kyaryan, selon des témoins. La junte birmane a accusé jeudi les médias étrangers de diffuser des mensonges dans le but d’attiser les tensions. "Certains médias occidentaux et anti-gouvernementaux diffusent des informations dénaturées pour provoquer de nouvelles manifestations", écrit dans son éditorial le quotidien officiel "Nouvelle Lumière du Myanmar".
PÉKIN APPELLE TOUTES LES PARTIES À LA RETENUE
"Maintenant, la majorité des gens qui veulent mener une vie tranquille et sont favorables à une transition pacifique vers la démocratie souffrent de plus en plus des conséquences néfastes de ces manifestations", ajoute-t-il. Sur le plan diplomatique, la Chine a appelé à la retenue toutes les parties. "En tant que pays voisin, la Chine est extrêmement préoccupée par la situation au Myanmar", a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu, lors d’une conférence de presse. "Nous espérons que toutes les parties feront preuve de retenue et apporteront les réponses appropriées aux problèmes qui se posent, afin que ces problèmes ne s’aggravent et ne s’étendent pas, afin qu’ils n’affectent pas la stabilité du Myanmar et encore moins la paix et la stabilité régionales", a-t-elle ajouté.
A Tokyo, l’ambassadeur du Myanmar va être convoqué au ministère japonais des Affaires étrangères où une protestation officielle lui sera remise après les raids des forces de sécurité birmanes dans les monastères, a-t-on appris de source gouvernementale. La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, a parlé mercredi d’une "tragédie" birmane et a exhorté les généraux à permettre qu’un émissaire de l’Onu se rende à Rangoun et rencontre Aung San Suu Kyi, chef de file de l’opposition, qui est en détention. Le Conseil de sécurité des Nations unies a aussi pressé mercredi soir la junte d’autoriser la visite d’un émissaire, mais la Chine, qui dispose d’un droit de veto, a rejeté d’entrée de jeu l’idée de sanctions ou d’une condamnation du recours à la force par la junte face aux manifestants.
Les 15 membres du Conseil, par conséquent, n’ont pas publié de communiqué officiel de condamnation de la répression, comme l’ont fait individuellement les Etats-Unis et les Européens. Les Etats-Unis et l’Union européenne avaient demandé au Conseil de sécurité d’envisager des sanctions contre la dictature et exigé que la junte engage le dialogue avec Aung San Suu Kyi et les minorités ethniques du pays. mois-ci. Les membres du Conseil "ont salué la décision du secrétaire général de dépêcher d’urgence son émissaire spécial dans la région et soulignent l’importance de voir M. Ibrahim Gambari reçu dès que possible par les autorités du Myanmar", a ajouté l’ambassadeur de France.
Le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon a déclaré qu’Ibrahim Gambari, sous-secrétaire général et émissaire spécial pour le Myanmar, partirait sans attendre pour la région et attendrait que la junte lui permette d’entrer dans le pays.
27 septembre 2007
Le secrétaire américain à la défense, Robert Gates, a demandé, mercredi 26 septembre, au Congrès près de 190 milliards de dollars (134,32 milliards d’euros) pour financer les guerres en Irak et en Afghanistan en 2008, soit 42 milliards (29,7 milliards d’euros) de plus que prévu. M. Gates sollicitait mercredi cette rallonge devant la commission des finances du Sénat, dans un contexte de regain de violences en Irak qui a fait plus de 70 morts en trois jours, dont au moins 36 au cours de la seule journée de mercredi.
S’il était accepté, ce budget pour l’année fiscale 2008 (qui commence en octobre) serait le plus important consacré par les Etats-Unis depuis six ans à la "guerre contre le terrorisme". L’estimation budgétaire initiale de l’administration Bush s’élevait en février à 141,7 milliards de dollars (100,2 milliards d’euros), auxquels s’est ajoutée une première demande de rallonge de 5,3 milliards de dollars (3,75 milliards d’euros), pour des véhicules blindés résistant aux mines (MRAP, Mine Resistant Ambush Protected), a rappelé M. Gates.
"Je sais que l’Irak et les autres choix difficiles auxquels l’Amérique est confrontée continueront d’être une source de frictions au sein du Congrès, entre le Congrès et le président", et, plus largement, l’objet "d’un débat dans l’opinion", explique M. Gates. Mais, a ajouté le secrétaire à la défense, chacun reconnaît "l’honneur, le courage et le grand sens du devoir dont nos forces" ont fait preuve "depuis le 11 septembre" 2001.
42 MILLIARDS DE DOLLARS SUPPLÉMENTAIRES
Ce budget, rallongé de 42 milliards de dollars, doit financer les renforts envoyés en Irak en début d’année et permettre l’achat d’armements plus performants pour protéger les troupes. "Onze milliards de dollars seront consacrés à l’achat de 7 000 nouveaux MRAP, en sus des 8 000 déjà demandés", a souligné le secrétaire à la défense. Neuf milliards seront investis dans les équipements et la technologie nécessaires aux futures opérations de combat, six milliards seront consacrés à l’entraînement et l’équipement des troupes, un milliard servira à améliorer les installations américaines dans la région, et un milliard à entraîner les forces de sécurité irakiennes.
Le président démocrate de la commission sénatoriale des finances, Robert Byrd, a vertement critiqué cette demande de rallonge. "Si le Congrès approuvait la demande de budget révisé du président, le financement total de la guerre en Irak dépasserait les 600 milliards - 600 milliards [424,2 milliards d’euros] !", s’est-il indigné. Quelque 165 000 soldats américains sont actuellement déployés en Irak, soit environ vingt brigades. Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a récemment annoncé son intention de réduire le nombre des troupes à 130 000 d’ici à juillet 2008, soit quinze brigades. Le financement des guerres en Afghanistan et en Irak est séparé du budget régulier de la défense américaine, pour lequel l’administration Bush a demandé au Congrès 481,4 milliards de dollars au titre de 2008.
NEW YORK (Reuters) - La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov ont eu un échange de mots virulent à propos de sanctions contre l’Iran lors d’une réunion du G8, rapportent des participants. "Il y a eu un échange très direct entre Sergueï et Condi", a déclaré un responsable européen présent lors de ce déjeuner des ministres des Affaires étrangères du Groupe des Huit. Washington et Paris poussent en faveur d’un renforcement des sanctions contre Téhéran qui refuse de suspendre ses activités d’enrichissement de l’uranium, que l’Occident soupçonne de pouvoir servir à des fins militaires.
Moscou s’oppose à de nouvelles sanctions, en faisant valoir que l’Iran coopère avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Lavrov, indiquent les participants, s’est montré particulièrement cinglant sur l’éventualité de sanctions occidentales hors du cadre des Nations unies en cas de blocage au Conseil de sécurité.
A la question de savoir si la réunion avait permis des progrès sur le dossier iranien, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner s’est esclaffé: "Je ne dirais pas exactement ça, non." Le secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères Mark Malloch-Brown, en charge de l’Afrique, de l’Asie et des Nations unies, a évoqué un ton "assez dur".
Le Conseil de sécurité a donné, mardi, à l’unanimité de ses 15 membres, son feu vert au déploiement de soldats de l’Union européenne au Tchad et en Centrafrique pour protéger les populations touchées dans ces pays par le conflit du Darfour. Une crise qualifiée cette semaine encore de « génocide », à la tribune des Nations unies, par le président américain George W. Bush, qui a appelé le gouvernement et les rebelles soudanais à un cessez-le-feu. Cette décision s’inscrit dans le droit-fil des mesures prises depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale pour bannir et sanctionner toute forme de génocide et de crime contre l’humanité.
Plus de dix ans après les massacres du Rwanda, cette région de l’ouest du Soudan est devenue un véritable test pour les Etats-Unis et les autres grandes puissances de ce qui s’impose de plus en plus comme un droit d’ingérence humanitaire. Mais cette volonté unanime d’agir cache mal cependant les rivalités, notamment entre les Etats-Unis et la Chine, en Afrique de l’Est.
Sur le fond, les causes du conflit au Darfour sont pourtant directement liées à une lutte clanique et tribale dépassant les frontières du Soudan et touchant le Tchad et le Centrafrique. L’intervention du gouvernement soudanais est cependant capitale. Khartoum a ainsi mené une offensive militaire contre la rébellion lancée par l’Armée de libération du Soudan (ALS) et appuyée ensuite par le Mouvement Justice et Egalité (MJE). Une offensive qui s’est traduite également par une « guerre par procuration ».
Les milices arabes, connues sous le nom de « Janjawid » (hommes armés à cheval), ont eu tout loisir de s’attaquer librement aux villages en y commettant des atrocités contre les populations civiles, parfois avec le soutien de l’armée soudanaise. Pour sa part, le Tchad a dû faire face à un afflux de quelque 236.000 réfugiés soudanais, s’ajoutant aux 173.000 déplacés en raison du conflit. Le Centrafrique est dans une situation similaire, avec plus de 10.000 réfugiés et 200.000 déplacés. La perméabilité de la frontière entre le Soudan et le Tchad, conséquence d’un découpage datant d’une mission franco-britannique en 1924, a permis une « contamination » de la crise dans ce pays à travers des milices claniques mettant en péril le régime du président tchadien Idriss Deby.
Mais au-delà de la région, la façon dont la crise sera résolue pèsera lourdement pour juger de la véritable réforme de l’ONU, de la capacité de son nouveau secrétaire général Ban Ki-moon et de ses objectifs en matière de maintien de la paix dans le monde. Paradoxe du nouveau siècle : autant les Etats-Unis, considérés comme les libérateurs de l’Europe du joug nazi, sont en train d’échouer dans leurs efforts de reconstruction en Afghanistan et en Irak, autant les Nations unies ont remporté quelques succès récents dans leur tentative de stabilisation de plusieurs pays, comme le note dans une récente étude la firme américaine Rand. Actuellement, plus de 100.000 Casques bleus sont déployés dans le monde. Seule l’armée américaine, avec quelque 170.000 militaires sur des théâtres d’opération extérieure, essentiellement en Irak, dépasse ce chiffre.
L’implication pour le Darfour des grandes puissances et des Nations unies, qui devraient également mettre en place à l’intérieur du Darfour avec l’Union africaine une force « hybride » de maintien de la paix, entraîne une autre conséquence immédiate. Si ce conflit devait perdurer à l’ouest, le très fragile accord sur l’autonomie du Sud-Soudan intervenu entre le gouvernement de Khartoum et l’Armée populaire de libération du Soudan (APLS) au terme d’une guerre civile qui, selon les estimations, aurait fait 2 millions de morts depuis l’indépendance du Soudan en 1956, serait vraisemblablement remis en cause.
Mais il n’y a pas que des raisons humanitaires qui poussent les grandes puissances à s’impliquer. Le Soudan fait aujourd’hui partie du nouveau « grand jeu » mondial à côté du Moyen-Orient : celui de la lutte pour l’accès aux réserves énergétiques. Cette fois-ci, la crise fait directement entrer en scène la Chine. Celle-ci achète environ 80 % de la production pétrolière soudanaise, représentant près de 7 % de ses importations de brut.
D’après une étude réalisée par David Mascré, de l’université Paris-V, et publiée récemment par l’Institut Thomas-More, sur les quinze plus importantes sociétés étrangères présentes au Soudan, treize sont chinoises, et la seule China National Petroleum aurait investi quelque 3 milliards de dollars dans le plus important projet à l’étranger de la République populaire pour le développement du champ pétrolier de Muglad et d’un oléoduc long de 1.500 kilomètres. Cette présence chinoise est d’autant mieux accueillie par le régime d’Omar al-Bashir que l’aide de Pékin ne comporte pas des conditions similaires à celles des organisations internationales. Cette avancée chinoise a été facilitée par le fait que Khartoum est soumis à un dur régime de sanctions depuis une dizaine d’années de la part des Etats-Unis. Des sanctions qui ont d’ailleurs contraint les grandes compagnies américaines et européennes à quitter le pays.
Jusqu’au printemps dernier, la Chine a fait de la résistance au Conseil de sécurité des Nations unies face aux pressions américaines, britanniques et françaises pour forcer Khartoum à accepter le déploiement d’une force des Nations unies en soutien de l’actuelle opération de maintien de la paix de l’Union africaine, comme le prévoyait l’accord de mai 2006 conclu par Khartoum et l’un des groupes en rébellion du Darfour. Mais la nomination d’un émissaire chinois pour le Soudan, Zhai Jun, a marqué au printemps dernier un tournant. Ce tournant s’est même concrétisé par la participation de la Chine à côté des Etats-Unis à la conférence organisée par Paris sur le Darfour.
Car au-delà des couloirs du palais de verre de l’ONU à New York, une autre partie se joue pour la Chine : l’organisation des jeux Olympiques de Pékin en 2008. Sans aucun doute, la campagne initiée par l’actrice américaine Mia Farrow - « Les JO du Génocide » - et relayée par des ONG, a contribué à obliger Pékin à agir auprès de son allié. Ces pressions ont eu un premier effet : celle de préparer le déploiement de près de 17.000 Casques bleus pour renforcer les troupes africaines, mal équipées, et celle d’ouvrir la petite porte à une reprise des pourparlers entre Khartoum et les groupes rebelles du Darfour non signataires de l’accord de 2006.
Mais une nouvelle fois, la lenteur de la réaction internationale face au conflit du Darfour a laissé s’accomplir de nouveaux crimes contre l’humanité. La question est toujours de savoir quand le « plus jamais cela » de l’après-guerre mondiale sera réellement appliqué. Au Darfour, il s’agit depuis 2003 de plus de 200.000 morts et de plus de 2 millions de déplacés. Et dans le monde depuis cinquante ans, les atrocités contre les peuples - génocide et nettoyage ethnique - ont coûté la vie à plus de 20 millions de personnes. Triste bilan.
Le septentrion malien vit dans une insécurité presque totale depuis le lendemain de la cérémonie de la flamme de la paix qui avait eu lieu en mars 1996 à Tombouctou. D’année en année, les attaques se multiplient souvent avec mort d’hommes. Le phénomène a pris de l’ampleur depuis l’attaque de nos bases militaires à Kidal et à Ménaka par la bande armée de Fagaga, Ag Bibi,Iyad et Bahanga. Cette attaque avait défrayé la chronique. Les autorités maliennes ont préféré une sortie de crise par la signature d’un accord en Alger le 4 juillet 2006 entre elles et l’Alliance du 23 mai sous l’égide des autorités algériennes.
De nombreuses voix (hommes politiques, intellectuels, militaires et même les analphabètes) ont vivement condamné ledit accord. De contenu presque vide, selon les mauvaises langues.
Quelques mois après la signature de l’accord d’Alger, les rebelles ont commencé à dénoncer sur les antennes des radios étrangères le non respect des clauses de l’accord.
Pour se faire attendre, les rebelles en complicité avec des mercenaires et surtout soutenus par des groupes extrémistes frappent fort en assiégeant Tinzawatène. Ils se sont dotés des armes sophistiqués et d’une nouvelle stratégie " les mines anti-personnel pour mener à bien leur combat contre l’Etat malien. Ils sont prêts à tout et ne respectent aucune loi.
Ces attaques ont occasionné la mort de nos militaires et la prise en otage de plusieurs d’entre eux. Certains sont libérés avec des blessures graves dont nous ignorons la nature. La situation est grave que l’on ne puisse l’imaginer. Les autorités ne veulent pas du tout riposter pour des raisons obscures.
La raison de leurs attaques est connue. Ils veulent tout simplement mettre en place une autre République dénommée" la République de l’Azawade". Notre armée est-t-elle capable de faire face à la rébellion au Nord? Avons -nous des armes pour faire face à la bande de Bahanga? A quoi a servi l’unité spéciale Méhariste ?
Cette rébellion est différente de cette des années 90, car c’est nos bases militaires qui sont attaquées. L’Etat a le devoir de sauvegarder l’intégrité territoriale. Plus 200 milliards ont été mobilisés par l’Union Européenne pour l’instauration de la paix dans le nord Mali.
Moustapha GUITTEYE
24 septembre 2007.
Les bandits, qui se sont révélés à la face du monde par la prise des otages et la pose des mines anti- personnel au nord de notre pays, commencent à lâcher du lest. Et cela depuis que les médiations ont commencé sous l’égide de l’Algérie et des notables et élus de la région de Kidal. Les terroristes, dirigés par Bahanga et Fagaga, exigeraient, pour la libération des autres otages et la reconnaissance de leur mouvement dont le nom reste encore secret, la création de la commune de Almoussarat, la nomination de trois officiers supérieurs à des postes de commandement dans les régions nord, la relève du gouverneur de Kidal, deux postes ministériels.
Pour Bahanga et consorts, la libération de 7 otages dont 2 militaires le vendredi dernier n’est qu’un clin d’œil en un mot un signe de respect à l’ endroit des notables de Kidal et de l’Algérie dont ils réclament ardemment sa médiation.
Pour l’instant, les rebelles observent leur trêve qu’ils comptent respecter jusqu’à la fin du mois de ramadan. Et d’ici là, ils souhaitent avoir une réponse satisfaisante à leurs exigences. Sinon les actions de prise d’otages et de pose de mine vont se poursuivre.
Selon nos sources, la nouvelle commune qui portera le nom de Almoussarat est une doléance de Bahanga. C’est dans cet esprit qu’il a attaqué le poste militaire de Tinzawatène le 11 mai dernier. Mais mal lui en a pris. Il n’a pas pu prendre le poste d’où son repli en Algérie. Et dès lors, l’annonce de la création de la commune dont il se proposait d’être le maire était mise en veilleuse.
Mais avec les attaques du 26 et 27 août dernier par son groupe dont ils ont enlevé des militaires et des civils, le dossier de la commune refait surface. Cette commune, dont nous ignorons les limites territoriales, est, selon beaucoup de gens que nous nous avons interrogés, une région frontalière avec l’Algérie, zone par excellence de trafic d’armes, de drogue et des produits de première nécessité en provenance du pays de Boutéflika.
La deuxième exigence des bandits serait la nomination de trois officiers supérieurs à des postes de commandement dans les régions nord. Cette nouvelle aurait été reçue comme un coup de massue. Selon nos sources, les noms des trois officiers seraient cités dans un rapport qui a atterri sur la table d’un de nos généraux ministre.
Dans le milieu militaire, on s’étonne du choix des trois officiers. Pour certains, ils seraient liés au réseau de trafic au nord. Pour d’autres, les bandits veulent créer la zizanie dans les rangs de l’armée qui a plus que besoin de cohésion pour débarrasser notre territoire de terroristes.
Avec l’imminence du remaniement ministériel, ils demandent deux postes dans le nouveau gouvernement. La relève du gouverneur de Kidal est une vieille exigence. Elle date du 23 mai 2006. Cette année, les mêmes individus avaient participé au sac des camps de Kidal et de Ménaka. Et ils avaient posé comme une des conditions au retour de la paix dans la région la nomination d’un nouveau gouverneur.
Malheureusement pour eux, ils n’ont pas eu gain de cause. Entre temps un accord est signé à Alger entre le gouvernement du Mali et les insurgés regroupés au sein de l’Alliance démocratique pour le changement. L’accord prenait tout en compte. Sauf les problèmes d’intérêt personnel. Ce qui fera dire à un observateur que le problème est loin d’être réglé. On peut dire que ces exigences sont de nature à ne pas calmer la situation.
Yoro SOW
24 septembre 2007.
Depuis la proclamation de la République Touareg, dénommée Tumujgha, le 20 septembre, par des bandits armés du Niger et du Mali, les Touaregs du Mali se sont démarqués de cette aberration. Après, Nock Ag Athia, chef de fraction de Tienkour, député à l’Assemblée nationale, élu à Diré, c’est au tour du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Assarid Ag Imbarcawane de dénoncer, en termes sans équivoque, la soit disant république de Tumujgha dont la création a été annoncée le 20 septembre dernier sur internet.
«Les auteurs de cette république bidon ne peuvent engager aucun Touareg. C’est un tract qu’ils ont publié sur internet. Ceux qui l’ont fait ne sont pas courageux. Une République ne se décrète pas sur Internet. Les Touaregs du Mali ne peuvent pas adhérer à une autre république différente du Mali. Ils sont membres à part entière de la nation malienne», a déclaré l’élu de Gao, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale.
«Pour créer une république au nom des Touaregs, le minimum de sérieux voudrait qu’on consulte les communautés des différentes zones géographiques. Les Touaregs ne sont pas les seuls à habiter les zones concernées. Ils sont à Tombouctou, Gao, Douentza. C’est illogique de vouloir créer une république au nom des Touaregs. Les initiateurs de cette fantomatique république n’ont pas eu le courage de citer le Hogar, le sud algérien où habitent les Touaregs. Nous nous battrons de toutes nos forces pour faire échec aux ennemis du Mali, aux ennemis de la communauté Touareg, à tous ceux qui, par une manière ou une autre, tente de discréditer les Touaregs et de les mettre en mal avec les autres communautés avec lesquelles, ils vivent paisiblement depuis des siècles», a laissé entendre Assarid Ag Imbarcawane.
Assarid Ag Imbarcawane estime que la proclamation de la république de Tumujgha «est une diversion et ne doit pas être prise en considération, a fortiori engager quelque Touareg que ce soit. Historiquement et géographiquement, la création d’une telle république est impossIble. A la lecture du document faisant étant de Tumujgha, je me suis rendu compte que les rédacteurs ne connaissent pas là où habitent les Touaregs. Je trouve que c’est un non-événement. C’est pourquoi, je souhaite que la presse et l’opinion publique n’accordent aucun crédit à cette république fantaisiste. Nous n’accepterons aucune velléité de partition de notre cher pays. Nos pères et grands pères avaient refusé l’OCRS. Ils sont restés Maliens jusqu’à leur mort. Nous également, nous sommes Maliens, nous le resterons éternellement».
Par ailleurs, le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale soutient que le Mali est une véritable démocratie où tout le monde peut s’exprimer librement, compétir aux différents scrutins sans entraves. «Les armes ne régleront absolument rien. Il faut se mettre dans le cadre des institutions de la République et se battre démocratiquement pour s’imposer et s’affirmer. Il n’y a aucun sujet tabou. Les minorités ont leur place au Mali et sont bien respectées. Mais, il faut de la valeur intrinsèque pour que les uns et les autres puissent prétendre à certaines responsabilités. Le Nord est certainement handicapé par la nature. Il y a des efforts réels en cours de la part du gouvernement tendant à améliorer les conditions de vie des populations. Mais pour que cela puisse se réaliser, il faut obligatoirement la paix, sans laquelle, il n’y a aucun développement. La création d’une hypothétique république touareg n’est pas la solution du septentrion malien», a conclu Assarid Ag Imbarcawane.
Chahana Takiou
27 septembre 2007.
l'Essor n°16042 du - 2007-09-28 08:00:00
Ousmane Issoufi Maïga, ancien Premier ministre
La nouvelle est tombée hier en milieu de journée : le Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga a présenté la démission du gouvernement au président de la République Amadou Toumani Touré qui l'a acceptée. C'est un communiqué de la présidence de la République qui l'a annoncée.
"Le président de la République, Amadou Toumani Touré, a reçu en audience, ce jour 27 septembre 2007, Ousmane Issoufi Maïga, Premier ministre, chef du gouvernement. Au cours de l'audience, le Premier ministre a présenté la démission du
gouvernement au président de la République qui l'a acceptée. Le président de la République a remercié et félicité le Premier ministre et l'ensemble de son équipe pour le travail accompli", voilà la teneur du communiqué.
A la suite de cette démission, le chef de l'État a adressé un message de remerciement au Premier ministre Ousmane Issoufi Maïga. "Au moment où vous quittez les responsabilités que je vous ai confiées, je tiens à vous remercier chaleureusement pour le travail accompli à la tête du gouvernement, depuis un peu plus de trois ans", indique le texte.
"En même temps que l'ensemble de nos compatriotes, je retiendrai l'intense activité déployée par le gouvernement que vous avez dirigé pour la satisfaction des besoins et attentes des Maliennes et des Maliens", poursuit, le message qui ajoute : "dans un contexte particulièrement difficile, vous avez su, à la tête du gouvernement, conduire avec courage et détermination, de nombreuses actions contribuant au bien-être de nos concitoyens".
"Dans cette œuvre patriotique commune, je mesure aussi la part qui revient à chaque ministre. Je vous demande de transmettre à chacune et à chacun, les remerciements. Une nouvelle étape de l'action gouvernementale s'ouvre avec ce nouveau mandat. Je suis persuadé qu'elle saura largement tirer profit des acquis de votre équipe", précise le président de la République.
Rappelons que Ousmane Issoufi Maïga avait été nommé au poste de Premier ministre le 29 avril 2004. Le 9 juin dernier, au lendemain de l'investiture du président Touré pour son second mandat, le chef du gouvernement lui avait présenté sa démission dans le respect de la tradition républicaine. Le président de la République avait alors demandé au gouvernement "de poursuivre la réalisation de ses actions dans les différents domaines de la vie de la nation" en insistant notamment sur l'organisation des élections législatives, l'approvisionnement en produits de première nécessite, la stabilité des prix, la bonne tenue des finances publiques, le dialogue social avec les partenaires sociaux et le respect des engagements avec les partenaires techniques et financiers.
Avant toute chose, merci pour cette brillante analyse. J’aimerais à mon tour apporter quelques toutes petites réflexions sur le sujet. J’ai personnellement quelques points que je souhaiterais aborder autour de ce sujet qui nous (pré) occupe tous. Il y a bien des réalités dont on ne peut échapper, dont on ne doit s’échapper quelque soit nos appartenances et nos convictions. Ce sujet est bien une de ces réalités.
Ce n’est pas sans raison, que j’ai préféré mentionné le terme « sujet » plutôt que celui du « problème du nord » ou du « problème touareg » par « le sujet » ; et ceci pour la simple raison que je ne sais plus de quoi en parle. Je ne me retrouve plus lorsque je lis la presse, nos échanges sur le forum, les débats, etc.
Comment en sommes-nous arrivés à donner de multiples appellations à un seul et même problème ? Tantôt, il s’agit du « problème du nord », tantôt c’est « le problème touareg ».
Il en va bien entendu de même pour les « acteurs » de ce « sujet », tantôt ce sont des « bandits (armés) », tantôt des « terroristes », tantôt des « rebelles », etc.
Parlons-nous tous de la même chose avec un langage différent ? Bien entendu ! Cela va de soi ! Donc il n’y a pas de souci….pourrait-on dire ! Il ne s’agit que d’une question de langage et de mots…là n’est pas le véritable problème !!! Justement peut-être bien que non... les mots ont un poids…significatif et peuvent souvent mal poser le problème.
Personnellement, je pense que le problème dont nous parlons a été mal posé, par les autorités, par la presse, etc. et cela peut être dangereux au niveau de l’opinion publique et avoir des conséquences néfastes, quand un problème est mal posé la confusion est très rapide dans les esprits. Encore une fois le poids des mots…
à il ne s’agit pas d’un « problème du Nord » (référence géographique du problème), pour la simple raison que le Nord du Mali est constitué de 3 régions administratives et que le problème actuel dont il est question ne concerne qu’une seule région, celle de Kidal. Les régions de Tombouctou et de Gao ne font pas partie du problème actuel, en tout cas elles n’en sont pas actrices et manifestent même officiellement leur désaccord par rapport à ce qui se passe actuellement à Kidal. En 1991, il s’agissait effectivement d’un problème du Nord mais pas cette fois-ci.
à il ne s’agit pas non plus d’un « problème touareg » (référence ethnique du problème), pour la simple raison que la très grande majorité des touareg de tous bords et de toutes tribus et clans, y compris les notables des communautés touareg, ont clairement fait savoir qu’elles n’approuvaient aucunement ce qui s’est passé et se passent à Kidal.
Peut-être s’agit du problème de Kidal mais je ne crois pas qu’une poignée de personnes non reconnues et sans aucune légitimité (sauf bien entendu celle que leur ont accordé les autorités à travers la signature de l’accord d’Alger) au sein même de leur région et partout ailleurs puissent légitimement parler (ou plutôt devrais-je dire « enlevé et tuer des honnêtes citoyens maliens» !!!) au nom de toute une région. Non, je ne crois pas qu’il s’agisse du problème de Kidal !
à Par ailleurs, qui sont ces gens ? Des rebelles ? Des bandits ? Des terroristes ? Je crois qu’objectivement ce ne sont ni plus, ni moins que des bandits (malfaiteurs, hors la loi et dangereux au départ et encore aujourd’hui) qui ont eu un moment un statut de rebelles (au moment des accords d’Alger) et qui ont toujours utilisé des méthodes terroristes (actions violentes dont le retentissement psychologique entre autre dépasse largement le cercle des victimes directes pour inclure le groupe qu’ils disent représenter !) !
Personnellement, je pense qu’il ne s’agit ni d’un « problème du Nord », ni d’un « problème touareg ».
Nous faisons tout simplement face à des « bandits qui sévissent dans la région de Kidal » qu profitent de la confusion (que nous créons nous-mêmes !) et des liens simplistes qu’on fait d’une part entre eux et leur région et leur communauté d’origine et d’autre part entre leurs actions de banditisme et la rébellion des années 1990 pour acquérir une certaine légitimité.
Un problème sans solution est un problème mal posé ! Et je pense que ce problème des bandits qui sévissent dans la région de Kidal est confondu avec le problème du Nord qui doit, en effet, comme l’a dit Assadeck et d’autres sur ce forum, traiter pour que nous ne revivions plus jamais ce qui s’est passé dans les années 1990. Mais je ne suis pas d’avis qu’il faille traiter le problème actuel sous le grand chapeau du problème du Nord. Alors on pourrait se demander comment il faut traiter le problème actuel auquel nous faisons face à Kidal ? La réponse est simple, je crois : comment traite-t-on le problème de banditisme armé dans les autres villes du Mali ? Des rebellions complexes se traitent à coup d’accords et de dialogue mais je n’ai jamais vu un problème de banditisme se résoudre en s’asseyant autour d’une table et en discutant avec les bandits. Soyons sérieux, un instant !
Dès le premier jour où j’ai appris que l’Etat avait signé des accords à Alger avec la « bande à Bahanga » j’avais compris que nous avions opté de confondre deux problèmes tout à fait différents et que nous étions entrain de donner une légitimité politique et internationale à des individus qui n’en avaient aucune auprès de qui que ce soit, à commencer par leur propre communauté et leur propre région. A Alger, on a semé le vent avec ce groupe, de retour à Kidal Ils nous font aujourd’hui récolter la tempête… C’est presque dans l’ordre naturel des choses…
Si je ne me trompe (si c’est le cas, merci de me faire signe !), il me semble que le Pacte National est toujours en vigueur et que la très grande majorité des signataires est toujours « à bord ». Si la réponse est oui, il y a quelque chose que je ne comprends décidément pas !!! Quelle est la valeur d’un accord qui sort du cadre du pacte national ? Combien d’accords et de pactes allons-nous superposer les uns sur les autres ? Devra-t-on signer un accord chaque fois que des individus jugeront utiles de s’armer et de s’adonner à du banditisme ? Il ne s’agit plus ici uniquement de la question du problème des bandits de Kidal mais de celle de la responsabilité de l’Etat dans : 1) le choix de ces actions et 2) la façon dont elle pose le problème.
En ce qui concerne le second point, « la façon dont on pose le problème », l’Etat n’est pas le seul responsable, nous le sommes tous. Et dans tout ce que j’ai lu jusqu’ici sur le forum, dans la presse, etc. sur ce sujet, je n’ai réellement retenu que trois mots qui avaient plus de poids que tout ce qui a pu être écrit et dit jusqu’ici et qui à mon avis doivent être le fil conducteur de toutes nos pensées et de toutes nos actions : « Un Peuple- Un But- Une Foi ».
Frateramicalement,
Elmehdi Ag Muphtah
Le Mali a désormais un nouveau Premier ministre. Il s'agit de M. Modibo Sidibé. Un gros travailleur qui connait bien les rouages de l'Administration pour y avoir été depuis la transition. Bon vent donc à vous Sidibé. Ce ne sera pas facile. Cela ne l'a jamais été d'ailleurs.
message du Pr Dialla Konaté.
chères toutes, chers tous de notre communauté virtuelle
Comme promis voici quelques éléments de réflexion que je vous soumets sous la forme d'un memo. Il s'agit de rassembler en un même lieu formel nos volontés éparses de transformer nos réflexions en action au service de notre pays. Je vois la chose comme une un effort de créer des groupes de recherches soit au sein des unités académiques ou sous la forme de bureaux d'experts animes par des jeunes diplômes ou même simplement de rendre plus visibles et utiles des efforts de réflexion individuels. A mon sens, comme dans tous les pays du Monde, les "thinks-tanks" reçoivent des supports financiers, ces entités devraient recevoir une contribution. La contribution pourrait provenir de l'enveloppe finançant les partis politiques au titre de la contribution a la formation et l'éducation civique.
Je suis prêt a recevoir vos contributions et le cas échéant a recevoir des propositions nominales de personnes pouvant constituer ce noyau du leadership intellectuel, citoyen et patriotique. On pourrait dans un premier temps installer un leadership provisoire qui sera charger de structurer les choses pour la durée.
Dialla Konate
Réponse de Daba Coulibaly à Dialla Konaté
Merci Mr Konaté de la poursuite de vos initiatives en faveur de notre beau pays. Ce pays qu'on soi de l'intérieur comme de l'extérieur personne ne pourra le bâtir à notre place.
En plus de votre analyse, j’ajouterai que tout le problème avec le Malien, c’est le Moi. Ce Moi ne part-il pas depuis nos cadres de vie familles ? Dans nos familles, dans la rue, partout, si une chance se présente, qu’on soit ouvrier, enseignant, homme de santé, commerçant, simple employé, fonctionnaire, …, on ne reçoit que des encouragements sur la tricherie, le vol pour mieux profiter je cite : Si tu sors main nue dans cette affaire, ou de ce poste, tu es un maudis ». Toutes les offres envers de telle personne, qu’elles soient sur le plan famille ou autres sont arrangées de manière à l’obliger à montrer son niveau d’aisance. Particulièrement nos sœurs Maliennes sont les premières complices, à cette mauvaise conduite de l’homme Malien. Rare sont-elles qui se demandent d’où viennent toutes ces richesses que mon conjoint manipule ? Pourvue que la journée soit belle, peut importe le reste. Même si mon partenaire peut avoir des ennuis, pourvu que Moi j’ai ma pars.
Dans cette recherche du Moi, le Malien, ne veut pas l’ordre. Allez y dans la boutique du coin, au marché, à la Banque , à l’aéroport, partout, le Malien est tout suite tenter de bousculer pour se faire servir. Nous haïssons l’ordre. Pour tout acte administratif, réprehensive ou autre, on préfère contourner la règle. On cherche toujours un arrangement. De tel comportement incite à la fraude tout en facilitant l’entente entre le corrupteur et le corrompu. C’est au Mali, qu’on verra défendre la cause d’un ami même s’il est mauvais.
Je pense que nos actions doivent partir depuis le tissu familial, jusque dans la vie professionnelle en s’appuyant plus spécifiquement sur le niveau école. L’appartenance à la nation Malienne doit être encrée en l’homme Malien. En plus des groupes de recherche dans les facultés et autres centres universitaires, les cycles préscolaires, primaires, fondamentales, secondaires et autres sont à intégrer. La citoyenneté est à enseigner. Les cours d’éducation civiques sont à renforcer dans nos écoles et à tous niveaux.
Pour le choix du noyau de leadership, je pense qu’il serait stratégique de tenir compte du niveau de participation au réseau. Puisque le facteur déterminant de toute participation à une action quelconque est la croyance, l’engagement, la détermination en faveur d'elle. Je sais que les volontaires et/ou propositions ne manqueront pas, surtout dans l’espoir de gain. Mais est ce pour effectivement faire le travail ?
Je serais intéressé à faire parti du noyau, même si c'est le bénévolat. Je propose en plus Assadek.
Merci
Très sincèrement Daba
Mali : Nock Ag Athia se prononce sur la soit-disant république de Tumoujqha : « Nous rejetons toute idée de partition de notre territoire national »
jeudi 27 septembre 2007, par temoust
Chef de fraction, député à l’assemblée nationale, nock Ag athia se prononce sur la soit-disant république de Tumoujqha : « Nous rejetons toute idée de partition de notre territoire national » : ll est pour moi un impérieux devoir de marquer l’entière démarcation de la majorité écrasante des Tribus touareg, des arabes, des peulhs, des kel Tamacheq, des songhoïs et des autres ethnies vivant en particulier dans le septentrion et dans le Nord en général avec les idéaux, les pensées et les agissements des auteurs de la présente machination.
En effet, toutes ces composantes du Nord ont partagé géographiquement, historiquement, économiquement et socialement l’espace sahelo-saharien avec harmonie et solidarité.
Faut-il encore rappeler que sous le régime du Général De Gaulle, cette idée sécessionniste de division, de morcellement du territoire national germé dans certains esprits mal intentionnés a été vigoureusement combattue par les chefs de tribus, de cantons d’alors.
En plus des faits historiques connus de tous, il faut rappeler que des témoins oculaires de cette époque sont vivants. Il s’agit donc d’un problème qui a été largement discuté par des responsables politiques de haut niveau.
Nous n’accepterons, en conséquence, aucune idée de partition de notre territoire national.
Nous nous battrons pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale.
En conséquence, aucune communauté vivant sur cette aire géographique ne cautionnera une telle aberration.
Nous sommes des Maliens, nous le resterons éternellement.
Diré le 25 septembre 2007
Honorable Nock Ag Athia
Chef de fraction de Tienkour
Député à l’Assemblée Nationale
Ancien vice-président du Haut Conseil des Collectivités pour avoir commis des crimes de guerre
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4 Messages de forum
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Mali : Nock Ag Athia se prononce sur la soit-disant république de Tumoujqha : « Nous rejetons toute idée de partition de notre territoire national »
27 septembre 2007 13:14, par Chaboun
Cher Nockh,
ta réaction face à la création d’une république tamoujagha est bien compréhensible... tout autre reponse ou réaction de ta part aurait surpris et étonné tous tes fils et filles... Tu parles au nom des touaregs, des arabes, des peulhs et des songhais, alors même que tu n’a pas l’accord de tes fils et filles, lesquels se félicitent de la création d’une telle république qui prendra enfin en charge les populations citées ci dessus,ce que ni le régime de Modibo, ni celui de Moussa, encore moins ceux de Alpha et ATT, que tu as tous servis, n’ont pu faire !!!!
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Mali : Nock Ag Athia se prononce sur la soit-disant république de Tumoujqha : « Nous rejetons toute idée de partition de notre territoire national » 27 septembre 2007 15:21, par goorkoo
Il est preferable aux touaregs de chercher À creer leur republique entrer les pays du magreb +plus precisement la libye et l algerie et laisser traquille les pauvres pays saheliens niger et mali . car presque tous les touareg de ces pays niger et maliont portÉ et portent tjrs l uniforme de la libye et l algerie .alors pourquoi aller deranger les pauvres noirs haoussa,djerma ou bambara ?
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Mali : Nock Ag Athia se prononce sur la soit-disant république de Tumoujqha : « Nous rejetons toute idée de partition de notre territoire national »
27 septembre 2007 16:48, par moise
monsieur nock tu peux choisir de rester au sud quand la république sera crée c est ton bléme
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Mali : Nock Ag Athia se prononce sur la soit-disant république de Tumoujqha : « Nous rejetons toute idée de partition de notre territoire national »
28 septembre 2007 02:39, par many
Nock a raison d’aimer le Mali d’autant plus que depuis le régime dictatorial du Général Moussa Traoré il a commencé à piller en complicité avec tous les régimes les dons destinés aux populations Touaregs du Mali et il a malheureusement beaucoup de Touaregs maliens épousent ses points de vue comme ce Professeur : les Touaregs se massacrent pour en prendre l’hégémonie »
C’est à travers une lettre bien enrobée d’humour mais pleine de bon sens et de réalisme que Ag Hamadou Albachar, professeur d’enseignement supérieur en mission actuellement à Gao et Touareg bon teint, a choisi de réagir à la proclamation sur Internet le 20 septembre dernier de la soit-disant République de Tumoujgha par des bandits armés du Niger et du Mali. Nous vous la proposons ci-dessous en intégralité.
Cher Président,
Toi tu es président, moi je suis un Touareg.
Président, il paraît que tu as proclamé la république de Tumujgha le 20 septembre 2007 dans l’espace et à travers les ondes, sans même tenir une réunion des cadres et intellectuels sur terre. Si c’était le cas, sache que dès le lendemain 21 septembre 2007, tu n’auras plus d’administrés ni d’administrateurs. Il suffirait de moins de 24 heures, pour que tes Touaregs se massacrent pour en contrôler l’hégémonie. La république sera alors habitée par quelques oiseaux qui auront échappé aux rafales. Tu sais quoi président, cette année j’ai rendu visite aux Touaregs, je les ai tous vu à dos d’ânes, car de 13 à 22 degrés de latitude Nord, Dieu a créé sa république avant la tienne : c’est la république de l’hivernage. Les ânes se portent bien !
Président, comment créer une république de 11 millions de Km² (toute l’Europe) avec cinq (5) intellectuels dignes de ce nom ?
Président, la question suivante est destinée à toi, à savoir : quel est le pays qui s’offre mieux que le Mali au monde, pour l’épanouissement et l’intégration des Touaregs ?
Président, l’Ajjer en Libye, l’Ahaggar en Algérie, l’Oudalane au Burkina , l’Aïr au Niger, l’Adagh au Mali, c’est un ramassis destiné à desservir les Touaregs.
Président, toi tu fais exprès d’oublier que :
- Le président Boutéflika œuvre pour le bien-être de l’Ahaggar.
- Le président Blaise Comparoré reste un leader intègre. D’ailleurs, depuis l’indépendance du Burkina, la région de l’Oudalane existait.
- Le Guide libyen a fini de rendre heureuses les populations de l’Ajjer.
Le président Amadou Toumani Touré est un cas exceptionnel dans le monde entier. Il a consenti de hauts gradés qui ne sont pas allés à l’école. ATT est tellement pacifique qu’il accepte tout négocier sauf l’intégrité du territoire et la cohésion sociale.
Cher Président, ATT est tellement partisan de la paix que ta république ne le dérange pas.
Toi président invisible, tu nous fais croire que tu ignores le discours de ATT le 9 Novembre 1991, dans lequel il reconnaissait l’endettement du sud Mali vis-à-vis du Nord.
Tu sais président, la république date du 22 septembre 1960. Toi président, ton problème c’est ATT et Tanja. Qui te pousse à ça ?
C’est lui qui construit des routes. C’est lui qu’on provoque, il se refuse à la provocation !
Président, tu fais référence à la résolution de la loi sur l’OCRS. Cette loi est abrogée il y a longtemps. Président, l’OCRS n’était pas destinée aux Touaregs, mais plutôt aux Français et à leurs intérêts miniers. Président, toi aussi, c’est quoi les peuples autochtones ? L’ONU n’a pas encore cité les Touaregs parmi ceux-ci !
Eh président, laisse tomber ta république sinon certaines tribus vont se fâcher, parce que ça dérangera le calme des animaux au pâturage, particulièrement les chèvres. Dans la lettre à De Gaule à laquelle tu fais allusion du 18 juin, seuls trois personnes : Ayouba Ag Adergajoj (Daoussack) Mohame Ali Ag Attaher (Kel Antessar), et Mohamed Mohamoud (Arabe) ont dit oui à l’indépendance de l’OCRS. Tout le reste de la population, a dit NON et voulait d’une indépendance avec le Mali !
Président, il faut que tu repasses sur Internet pour dire à ATT et Tanja Comment vaincre la récession économique mondiale. Président, le sens littéral de Tumujgha veut de toi que tu uses d’Internet à nouveau pour renoncer à ta république hertzienne.
Le sens littéral de Tumujgha veut que tu passes par Internet pour proposer aux Présidents Amadou et Tanja une stratégie d’élargissement de l’assiette imposable, et de recensement de ceux-là qui échappent au fisc.
Président, la moitié du Mali dont tu parles dans ta république est tellement indépendante que là-bas, il n’y a même pas d’administration. Lorsqu’il y en a, elle n’a pas les moyens de son ambition.
D’ailleurs président, tu nous traites de citoyens de seconde zone. Ceci montre que tu vis hors du Mali et du Niger. Nous sommes loin d’être citoyens de seconde zone, car l’Etat nous a formés gratuitement.
Président, je te laisse pour retrouver deux de mes chèvres égarées.
A bientôt.
Par Ag Hamadou Albachar Professeur d’Enseignement Supérieur Gao Membre de l’Association Air-Nord.
Un 2e véhicule saute sur une mine au Mali : de nouveaux blessés (armée)
jeudi 27 septembre 2007, par temoust
L’armée malienne a annoncé mercredi soir à avoir enregistré "quelques blessés" après qu’un de ses véhicules eut sauté sur une mine dans la région de Kidal (nord-est), où un accident similaire avait provoqué au moins trois blessés mardi parmi les militaires.
"Un de nos véhicules a sauté aujourd’hui (mercredi) sur une mine posée par les bandits armés (les hommes du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga, ndlr), il y a quelques blessés", a déclaré à l’AFP un officier de l’armée joint dans le nord depuis Bamako.
Il n’a pas souhaité préciser le nombre des blessés, mais a indiqué que l’accident s’est produit à Tinzaouatène (à environ 2.000 km de la capitale).
Cette localité difficile d’accès, proche de la frontière avec l’Algérie, a été ces dernières semaines le théâtre d’enlèvements et d’attaques impliquant les hommes de Ag Bahanga qui, selon l’armée, ont abandonné leurs positions dans la nuit de mardi à mercredi.
Plus tôt dans la journée de mercredi, deux sources administrative et militaire de la région avaient annoncé à l’AFP qu’un véhicule de l’armée avait sauté mardi sur une mine dans la localité de Touksemène, près de Bouressa, dans la même zone désertique. Au moins trois militaires ont été blessés dans l’accident.
"Ag Bahanga a miné la zone avant de partir", a accusé l’officier joint mercredi soir, en ajoutant que l’armée contrôlait désormais Tinzaouatène.
"Nous avons un renfort qui est arrivé sur place pour secourir nos troupes, et assurer la sécurité des populations", a-t-il ajouté.
Des accidents similaires ont été enregistrés dans le nord du Mali depuis le début de la crise actuelle, déclenchée fin août avec l’enlèvement de plusieurs dizaines de personnes - des militaires et des civils - par les hommes de Ag Bahanga.
Après des attaques et ripostes meurtrières pour les deux camps, la situation s’est apaisée à la suite d’une trêve annoncée le 18 septembre, grâce à une médiation de notables touaregs et de l’Algérie.
Près de 30 personnes ont recouvré la liberté. Aucune information n’était disponible sur le nombre exact des otages de Ag Bahanga.
Le gouvernement malien et des diplomates en poste à Bamako ont dans le passé, accusé le chef rebelle et ses hommes d’avoir posé des mines dans le nord.
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Un 2e véhicule saute sur une mine au Mali : de nouveaux blessés (armée)
28 septembre 2007 02:17, par many
Je ne trouve pas normal que Bahanga mine ses terres sachant que les victimes seront pour la plupart des civiles Touaregs pour lesquels il est supposé se battre, si ce n’est pas lui il doit faire une déclaration comme le MNJ qui accuse au contraire l’armée nigérienne d’avoir poser des mines.
jeudi 27 septembre 2007
Mali : l’armée a pris le contrôle de la zone des rebelles dans le nord-est
jeudi 27 septembre 2007, par temoust
L’armée malienne a annoncé mercredi avoir pris le contrôle des positions précédemment tenues par les hommes du chef rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga à Tinzaouatène, dans la région de Kidal (nord-est), qui a été ces dernières semaines le théâtre d’enlèvements et d’attaques.
"Depuis la nuit d’hier (mardi), nous contrôlons tout Tinzaouatène, les bandits armés (rebelles, NDLR) sont partis, ils ont +décampé+", a déclaré à l’AFP une source au poste de commandement militaire dans la région, jointe depuis Bamako.
Cette source, parmi les responsables du poste de commandement, n’a pas souhaité fournir de détails, mais il n’y aurait pas eu de combats dans cette localité proche de la frontière avec l’Algérie, difficile d’accès, située dans la zone désertique et montagneuse de l’Adrar des Iforas, à environ 2.000 km de la capitale.
L’information a été confirmée à l’AFP par une source au gouvernorat de Kidal.
"Désormais, l’armée malienne contrôle toute la localité de Tinzaouatène. La bande de Bahanga a +plié bagage+", a affirmé cette source administrative, qui n’a pas non plus souhaité faire d’autres commentaires.
Plus tôt dans la journée de mercredi, un député touareg en "mission d’apaisement" dans la région avait annoncé à l’AFP la libération par Ibrahima Ag Bahanga d’un des otages, un soldat, qu’il retenait depuis fin août.
Les 26 et 27 août, des hommes se réclamant de Ag Bahanga avaient enlevé plusieurs dizaines de personnes - des militaires et des civils - dans les environs de Tinzaouatène, malgré des accords de paix signés en juillet 2006 entre le gouvernement malien et les ex-rebelles touaregs sous l’égide de l’Algérie.
Près de 30 personnes, au total, ont recouvré la liberté. Aucune information n’était disponible sur le nombre exact des autres prisonniers.
Le soldat libéré mercredi est le huitième ex-otage libéré en moins d’une semaine. Le 21 septembre, sept otages avaient été libérés par Ibrahim Ag Bahanga. Le chef rebelle touareg s’était alors engagé à respecter une trêve mettant fin à ses attaques contre l’armée.
Cette cessation des hostilités avait été annoncée le 18 septembre, trois jours après le début de la "mission d’apaisement" des notables touaregs.
Une première trêve décidée le 31 août, après une médiation d’un autre chef rebelle touareg avait volé en éclats mi-septembre après des affrontements ayant fait, selon l’armée, huit morts (sept rebelles et un militaire).
Ag Bahanga n’a pas formulé, en personne, de revendication après les enlèvements. Mais il a été accusé par le gouvernement malien de vouloir prendre le contrôle du poste frontière de Tinzaouatène pour se livrer notamment au trafic de drogue.
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Mali : l’armée a pris le contrôle de la zone des rebelles dans le nord-est
28 septembre 2007 01:57, par many
Depuis quelle date le Gouvernement détenait-il l’information selon laquelle Bahanga est narco-trafiquant ? et s’il le savait depuis qu’il n’était pas en disgrâce le gouvernement est alors complice sinon il devait le radier, et pourquoi l’armée ne l’a pas poursuivi ?
Mali : les rebelles touareg libèrent un autre otage
jeudi 27 septembre 2007, par temoust
Un militaire malien, retenu en otage avec une vingtaine de personnes depuis fin août dans le nord-est du Mali par le groupe du rebelle touareg Ibrahim Ag Bahanga, a été libéré mercredi, a annoncé à l’AFP un médiateur touareg joint depuis Bamako.
L’ex-otage est un soldat, "il s’appelle Abdoulaye Sanogo", a déclaré Al Ghabas Ag Intalla, député, fils du chef d’une tribu touareg et notable de Kidal, région où se trouve Tinzaouatène (environ 2.000 km de Bamako), localité dans les environs de laquelle les otages sont retenus.
M. Ag Intalla et deux autres notables touareg effectuent depuis mi-septembre une "mission d’apaisement" dans le nord-est malien.
"Après notre intervention, Ibrahim Ag Bahanga a libéré (cet otage) en guise de bonne volonté. Nous l’avons remis aujourd’hui au gouverneur de Kidal", a ajouté le médiateur, qui n’a pas souhaité fournir plus de détails.
Cette libération est la deuxième en moins d’une semaine.
Les hommes de Ag Bahanga avaient enlevé les 26 et 27 août une cinquantaine de personnes dans les environs de Tinzaouatène, malgré des accords de paix signés en juillet 2006 entre le gouvernement malien et les ex-rebelles touareg sous l’égide de l’Algérie.
Le 21 septembre, sept otages - cinq civils et deux militaires - avaient été libérés par Ag Bahanga, qui s’était engagé à respecter une trêve mettant fin à ses attaques contre l’armée et aux ripostes des militaires.
Une vingtaine d’otages avaient recouvré la liberté auparavant. Aucune information n’était disponible sur le nombre exact des autres prisonniers.
La cessation des hostilités avait été annoncée le 18 septembre, trois jours après le début de la "mission d’apaisement" des notables touareg.
Une première trêve décidée le 31 août, après une médiation d’un autre chef rebelle touareg, Iyad Ag Ghaly, avait volé en éclats mi-septembre après des affrontements ayant fait, selon l’armée, huit morts (sept rebelles et un militaire).
Ag Bahanga n’a pas formulé, en personne, de revendications après les enlèvements. Mais il a été accusé par le gouvernement malien de vouloir prendre le contrôle du poste frontière de Tinzaouatène pour se livrer notamment au trafic de drogue. Cette localité difficile d’accès est située dans la zone désertique et montagneuse de l’Adrar des Iforas.
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Mali : les rebelles touareg libèrent un autre otage
28 septembre 2007 01:41, par many
ATT est surement complice de Bahanga, en effet chaque fois que l’armée s’approche du but il leur ordonne de garder la position.Le président Malien veut entretenir l’insécurité au Nord pour faire oublier les centaines de milliards détournés par ses gouvernements successifs et en même temps solliciter l’indulgence des syndicats.Malgré tout je trouve qu’il est entrain de mieux gérer son dossier touareg par rapport à son homologue Nigérien qui risque d’être jugé pour génocide sur les populations touaregs du Niger.
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Niger :Le NIET DE MOUSSA KAKA
jeudi 27 septembre 2007, par temoust
Le correspondant de RFI et directeur de la Radio SARRAOUNYA, M. Moussa KAKA, a été arrêté et inculpé pour complicité de complot contre l’autorité de l’Etat. Il est poursuivi dans cette affaire par l’Etat d’un pays dont les autorités ont toujours brillé par leurs hauts faits d’armes contre la presse. De la fermeture pure et simple des journaux à l’emprisonnement des journalistes, le régime du président Tandja n’a rien épargné à la presse privée pendant ses huit ans à la tête du Niger.
Comme à leur habitude, sans attendre l’aboutissement de l’enquête préliminaire engagée par la gendarmerie pendant la garde à vue de notre confrère pour étayer leur argumentaire et son inculpation par un juge, les plus HAUTES AUTORITES de notre pays -comme dirait L’ORTN-ont instruit le procureur général Adama HAROUNA pour faire un point de presse sur ce que l’on peut désormais appeler l’affaire Moussa Kaka/MNJ.
La mission assignée à notre Magistrat est de convaincre l’opinion nigérienne que le correspondant de RFI est un traître à la nation et au service de l’ennemi MNJ. Pendant toute la durée de l’intervention, le procureur a lu un chapelet d’accusations qui se fondent sur des écoutes téléphoniques révélant ainsi, au grand jour, que le gouvernement viole allègrement la Constitution.
Que reproche-t-on donc à Moussa Kaka ?
Le gouvernement lui reproche en réalité son indépendance d’esprit, son professionnalisme et son équité dans le traitement de l’information.
Le gouvernement aurait voulu que Moussa Kaka passe sous silence les assassinats au Nord et notamment celui des trois vieillards au Nord d’Agadez, en Juin de cette année ; Moussa a refusé et il a fait son travail de journaliste.
Le gouvernement lui a demandé de ne pas rendre publiques les atrocités commises par les mines sur nos militaires pour ne pas révéler le pouvoir de nuisance du MNJ ; Moussa Kaka n’a pas obéi, il a cherché l’information parfois en téléphonant tout en se sachant écouté et a donné l’information juste à son employeur RFI dans le respect strict de la déontologie de son métier.
Las de courir derrière un Moussa Kaka décidément têtu et qui refuse de devenir un journaliste « viens-enregistre-moi- et passe-moi-tel-quel », le gouvernement n’avait plus de choix que celui de fabriquer un tissu d’allégations pour le mettre hors d’état de lui « nuire ». C’est ce qu’il a fait avec grossièreté qui est sa marque de fabrique.
Maman ABOU
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Niger : nouveau message du MNJ
27 septembre 2007 18:43
Depuis quelques temps, Tandja et son gouvernement s’adonnent à toutes sortes des manœuvres (même impossibles) et, utilisent tous les canaux qui se prêtent à leur propagande pour faire croire que le MNJ est auteur de pose des mines anti-personnelles.
Est il nécessaire de rappeler les idéaux qui sous-tendent notre Mouvement ? Nous avons, depuis 8 mois, déclanché une lutte contre le pouvoir central de Niamey afin de restaurer les Nigériens dans leurs droits fondamentaux, à commencer par les plus élémentaires.
Comment imaginer que le MNJ soit responsable de la pose des mines anti-personnelles sur le territoire nigérien dont il lutte pour le développement ? Comment accepter de croire, à moins que l’on ne soit soi-même directement ou indirectement l’un des canaux de propagande des prédateurs des biens de notre pays, que le MNJ soit responsable de la pose des mines anti-personnelles sur le territoire des populations pour lesquelles il se sacrifie pour en défendre l’avenir ?
Non ! Nous n’avons jamais utilisé ce type d’armes dont nous connaissons parfaitement les méfaits sur les populations civiles à court, moyen et long terme. Et, nous ne l’utiliserons jamais.
Nous tenons à rappeler que contrairement à l’armée utilisée par Tandja, son gouvernement et l’oligarchie militaro-affairiste « Tchanga-Pelé » qui, elle, s’en prend quotidiennement aux civils, le MNJ, lui, ne s’est attaqué qu’à des objectifs strictement militaires. Nous défions quiconque de signaler une action de notre mouvement qui serait contraire à la morale et aux règles internationales de droit de l’homme.
L’Honneur, la Loyauté et le respect de la parole donnée sont des fondements sur lesquels s’appuie le MNJ et les traduit dans ses faits et gestes de tous les jours, depuis le début de notre lutte pour la Justice. Nous demandons à tous les canaux de propagande de Tandja et son équipe des prédateurs d’aller recueillir plutôt le témoignage des prisonniers libérés par le MNJ et les comparer à ceux des civiles cueillis chez eux par les hommes des tristement célèbres Albadé Abouba et Tchanga (Chef d’Etat Major) ; ces personnages hideux arrivés au sommet du pouvoir, le premier par sentiment (lien de sang avec Tandja) et le second, par le crime (assassinat et trafic de drogue, en lien avec le même Tandja).
Nous démentons vigoureusement avoir fait usage des mines anti-personnelles et sommes prêts à accueillir toute mission des Nations Unies qui serait prête à enquêter sur ce sujet pour montrer à la face du monde qui sont ceux qui posent les mines, assassinent les civiles et trafiquent la drogue.
Le Mouvement
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Niger : nouveau message du MNJ 27 septembre 2007 20:14
Qu’il soit puissant, national ou sectaire peu importe le MNJ est tout sauf bien et est seul responsable du malheur qui pourra tomber sur ce pauvre pays. Et si telle est la démocratie de blanc : protéger l’ennemi de la nation et ses complices. Vaut mieux opter pour un état islamique ou la constitution restera la charia de DIEU. Certes l’homme est injuste !
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Niger :Le NIET DE MOUSSA KAKA
27 septembre 2007 22:24
Si l’information est vraie, le fait que monsieur Kaka ait consillé le MNJ sur comment traiter les militaires maliens enlevés sans rien dire sur les ondes quant aux liens entre le MNJ et les terroristes maliens en en fait un journaliste Malhonete qui filtre l’information et trompe le monde. Se réjouir des meurtres et agressions barbares au mali n’est pas exactement l’attitude d’un journaliste impartial et professionel.Votre rancoeur (justifiée) envers le pouvoir semble vous aveugler au point de perdre votre objectivité.Monsieur Abou, vous me decevez. Vivement que le gouvernement publie ces conversations pour que tout le monde puisse voir le véritable visage de Monsieur Kaka et de RFI
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Niger :Le NIET DE MOUSSA KAKA
28 septembre 2007 01:16, par ASSADEK
Cette arrestation du correspondant de RFI prouve la faiblesse du Gouvernement du Président Tandja dans la gestion du conflit qui l’oppose au MNJ, et cet acte est une reconnaissance tacite de ce mouvement comme un mouvement rebelle.
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La Paix
Nous avons toutes les preuves que nous voulons la Paix
Nous sommes pour la paix pour preuve depuis Février le Gouvernement Malien a été saisi de nos revendications et sans rien faire . Et pourtant nous avons fait preuve de retenue pendant quatre mois nous ne nous sommes attaqué ou pris a personne: ni voyageurs ni casernes.Cependant nous avions la possibilité de le faire. Jusque au jour où le seul homme nous demandant de garder notre calme et jouant le rôle de médiateur (Iyad) revenait de Bamako avec la réponse radicalement négative de Koulouba. Et ce jour nous avions décidé de bouger d'un pas : s'attaquer a Kidal .
Nous ne sommes pas des barbares non plus des sanguinaires sinon nous avions eu la possibilité de tuer d'exterminer ou sinon de garder au moins quelques centaines de militaires , mais tel n'étant pas notre objectif nous avons encore une fois voulu prouver au monde que nous ne sommes pas des brutaux
Une de nos préoccupations est de toujours prouver que nous sommes des modérés
Posté par Azawad-union à 17:36
MESSAGE A NOS FRÈRES ABSENTS A TIGHAR GHAR
Bonjour a tous nos frères qui sont absents a Tighar Ghar nous disons COURAGE
Vous êtes les seuls a savoir pourquoi vous avez choisi de rester encore dans les rangs des troupes maliennes mais nous vous rappelons que cette armée n'a pas de structure fiables pouvant empêcher votre massacre demain après une attaque. Et votre massacre sera juste politiquement condamné par les premiers responsables de cette armée et de l'état, on lui attribuera le titre de bavure et pas plus. Avez vous oublié la façon dont est mort AG HAMANI ou les notables de Léré(groupe Barhay) ou tout proche la mort du grand marabout ANARA à Gao . Donc ne cherchez pas a trouver l'impossible d'après un de nos proverbes : "quand on rase la tête de ton frère tu dois mouiller la tienne pour qu'elle ne soit pas rasée à sec car ton tour viendra". Donc prenez vos disposition pour éviter le pire et le pire c'est de vous rassembler un beau matin suite a une attaque et vous passer aux armes.
Nous pensons que mieux vaut tard que jamais ce ne serait que pour votre propre sécurité vous devez nous rejoindre et même après des négociations concrètes vous pouvez regagner vos postes respectifs
Posté par Azawad-union à 13:44
MESSAGE de SOLIDARITÉ
CECI EST UN MESSAGE DE SOLIDARITÉ
Nous avions une fois de plus repris les armes, non de gaieté de cœurs, mais pour exprimer notre lassitude, notre désarroi, et notre certitude que seules la voie coercitive et l'expression musclée attirent l'attention du Pouvoir Central du Mali sur nos légitimes revendications.
L'anathème et la chape de plomb qui donnent à la Région de KIDAL un STATUT tout à fait particulier depuis le temps colonial à ces jours alimentent les cycles des crises à répétitions qui font de nous non des irrédentistes mais des éternels incompris.
Avec le temps, nous avions compris, que la moindre demande citoyenne devient compensations, la moindre requête légale, devient revendications, le moindre soubresaut devient révolte ou crime de lèse-majesté pour peu qu'ils soient exprimés par un Nordiste. Notre acceptation au rang de citoyen à part entière à été le fruit d'un accouchement douloureux, qui a couté la vie à des milliers de nos frères et concitoyens.
Partant de cet axiome, nous considérons que notre lutte est légitime. Elle n'est pas instinctive, mais calculée et les responsabilité dument endossées.
Nous appelons donc, tous nos frères du Nord ou du Sud, de l'Est et de l'Ouest, à être solidaires de notre action qui est une cause commune et non un combat pour des intérêts personnels et/ou individuels comme certains veulent bien le prétendre.
Posté par Azawad-union à 14:48
Dementi pour toute connexion de notre mouvement avec le GSPC
Nous ne pouvons lutter pour l'Islam mais nous luttons d'abord pour nos conditions de vie
Une habitude à la limite du risible mais à la peau dure refait surface chaque fois que les occupants du Septentrion Malien daignent revendiquer un quelconque droit, celle d'en faire des outils à la solde d'on ne sait quelles forces occultes pourvues qu'elles desservent les intérêts de la partie adverses.
Trop habitués à des manoeuvres aussi saugrenues que celles qui font des Touaregs des alliés des groupes salafistes Algériens juste pour détourner l'opinion nationale ou internationale des causes réelles de l'actuelle insurrection, il n'y avait qu'un pas à franchir.
Faut-il rappeler à toute l'opinion Malienne et internationale, qu'au lendemain des indépendances, la soldatesque Malienne pour achever l'oeuvre dite civilisatrice prônée par les colons d'hier, devait anhilier toutes veiletés de résistance des TOUAREGS réfractaires à tout changements modernes.
Dans leur optique, massacrer hommes et bêtes ne suffisait pas. Il fallait également s'attaquer et détruire toutes les valeurs sociales qui cimentaient depuis des siècles une société jugée archaïque.
Dans ce sillage, l'éducation de base INDISPENSABLE donnée aux enfants par leurs parents était l'ISLAM. Ces éradicateurs forcenés ont planifié et mis en oeuvre toutes les politiques susceptibles de détruire cette base de résistance en tuant sur la place publique des cadis et marabouts notoirement connus afin de placarder leur foi et montrer à leurs disciples que rien ne peut résister au rouleau lamineur en marche.
La suite est connue et personne ne peut s'arroger l'honneur d'avoir tirer à l'époque la sonnette d'alarme, quand l'un des génocides du siècle est mis en oeuvre entraînant dans son sillage la perte ou l'hypertrophie de la culture de toute une civilisation.
Ayant perdu tous repères, suite à l'oeuvre humaine associée aux calamités naturelles, les Touaregs nomade transhumants, sont devenus des loques humaines sans foi ni loi parasitant tous les systèmes qui les ballottaient d'une frontière à une autre. Déchirement, fissurations, bouleversements et révoltes s'en suivirent.
Après moult tergiversations, les citoyens de seconde zone du Mali reprirent timidement leur place au Mali, avec toutes les séquelles d'apatrides qu'ils étaient.
La DAAWA Islamya est venue à temps opportun pour remettre sur les rails une éducation que les nomades n'ont jamais dû quitter.
Tous les services de sécurité (police, gendarmerie, garde) peuvent témoigner de bonne foi, que les résultats obtenus grâce à l'irremplaçable parole de ALLAH ne peuvent être obtenu par aucune autre méthode (rafle, pédagogie et autres mesures) pour lutter contre la prétendue insécurité résiduelle d'alors.
Partant de cet Islam tolérant et éducateur, il est nocif et vraiment malsain d'essayer de le connecter sur les salafistes du GSPC, en rupture de ban avec le terreau qui les a produit et rejetés par leurs frères en armes en Algérie même.
Dieu merci, même l’oncle SAM ne croit pas aux sornettes et autres intoxication de bas étages.
Posté par Azawad-union à 17h
Les raisons d'une révolte
Voila plus d’un mois, que l’action politique a fait place à l’action armée. Cette situation regrettable en tant que telle, était largement prévisible et tombait sous les sens. Ce grand nord désertique déshérité et délaissé par les autorités centrales de Bamako, ne peut en aucun cas prétendre à une stabilité devant un creuset de développement qui divise littéralement le pays en deux : Le mali utile et le reste…
Le pacte national, en son temps, avait suscité des espoirs, hélas étouffés depuis lors. Les recettes du pays et les aides aussi maigres soient elles sont dirigées uniquement vers cette partie dite utile du pays.
Le manque d’infrastructures au nord n’est pas le fruit du hasard mais celui d’une volonté politique étudiée et planifiée.
Le nord est peuplé par des maliens, hommes et femmes et qui n’aspirent qu’à une seule chose : La paix dans la dignité. Et cette dignité sera acquise de gré ou de force.
Il ne faut pas écouter des discours politiques édulcorés et exagérément optimistes de certains hommes politiques issus du nord. Nous ne doutons pas une seconde de leur bonne fois, mais on peut tout de même comprendre le fait qu’ils ne peuvent scier la branche sur laquelle ils sont assis, mais ceci ne doit enlever en rien la légitimité de revendications de la grande masse.
Nous savons tous ce qui se passe dans le pays et ailleurs. Seuls des nouvelles négociations sur des bases claires et saines permettent un sortie honorable de la crise.
Posté par Azawad-union à 21:45
30 juin 2006
Les accord d'Alger
ACCORD D’ALGER POUR LA RESTAURATION DE LA PAIX, DE LA SECURITE ET DU DEVELOPPEMENT DANS LA REGION DE KIDAL
• Réaffirmant notre attachement à la troisième République du Mali ;
• Réaffirmant également notre attachement au respect de l’intégrité territoriale et de l’unité nationale ;
• Soucieux de préserver la paix, la stabilité et la sécurité dans notre pays et de se consacrer aux tâches de développement socio-économique des régions du Nord dont celle de Kidal ;
• Désireux de promouvoir une dynamique à même de résorber les retards auxquels fait face la région de Kidal dans les domaines social et économique ;
• Soulignant la nécessité de promouvoir la diversité culturelle du Mali en tenant compte des spécificités des régions du Nord
• Rappelant les acquis du pacte national d’avril 1992 qui a reconnu la spécificité du Nord du Mali, la nécessité pour ce faire d’une prise en charge des affaires locales par les populations de chaque région, leur association à la gestion nationale et l’institution d’un processus économique d’assistance et de développement avec l’apport des partenaires étrangers ;
• Compte tenu de l’état de dénuement de la région de Kidal entièrement, désertique,, vu son enclavement et son manque flagrant en infrastructures nécessaires à son développement et vue la dépendance des populations de cette région de l’élevage ;
• Convaincu qu’il ne peut y avoir un développement durable sans la mobilisation de toutes les ressources humaines et la valorisation des potentialités locales ;
• Tenant compte de l’interdépendance entre le développement, la sécurité et la stabilité ;
• Vu l’engagement du gouvernement à trouver une solution politique durable voire définitive à cette situation de crise, les mesures ci-dessous seront prises pour la région de Kidal
I Pour une meilleure participation au processus décisionnel
1- création d’un conseil régional provisoire de coordination et de suivi
2- Ses membres sont désignés de manière consensuelle sur proposition du Comité de suivi
3- Le conseil régional provisoire de coordination et de suivi est désigné pour un an, par arrêté du Ministre de l’Administration Territorial et des Collectivités locales
4- A l’issue de sa mission, ses prérogatives seront assurées par l’Assemblée régionale
5- ses compétences :
Il est consulté par le Département de tutelle à l’élaboration des projets de loi et textes touchant les spécificités de la région de Kidal.
Il participe à la promotion de la bonne gouvernance politique en aidant à une meilleure utilisation des compétences locales et régionales dans les rouages de l’Etat.
Il est chargé d’appuyer l’Assemblée régionale dans l’exercice de ses compétences, en matière :
• D’action de coopération avec les bailleurs de fonds dans le cadre du développement économique, social et culturel de la région conformément à l’article 32 du pacte national.
• De tous les aspects de la sécurité de la région, conformément aux alinéa C et D de l’article 15 du Pacte National
• Budgétaire pour la région, conformément à l’article 33 du Pacte National
Il est chargé d’aider, de concert avec les autorités administratives et politiques, à la préservation d’un bon climat social par les canaux traditionnels de dialogue et de concertation
Il est consulté pour tous les aspects de médiation et de développement spécifiques et contribue à éclairer l’administration dans la préservation de l’harmonie et de la cohésion sociale de la région
II. Développement économique, social et culturel
1- Organisation d’un forum à Kidal sur le développement en vue de la création d’un fonds spécial d’investissement pour mettre en œuvre un programme de développement économique, social et culturel. Ce programme couvrira les activités telles que l’élevage, l’hydraulique, le transport, la communication, la santé, l’éducation, la culture, l’artisanat et l’exploitation des ressources naturelles
2- Accélération du processus de transfert des compétences aux collectivités locales ;
3- Dans le domaine de l’emploi, créer des petites et moyennes entreprises, octroyer des crédits et former les bénéficiaires dans les domaines de la gestion ;
4- Définition et coordination des échanges entre régions des pays voisins dans le cadre transfrontalier conformément aux accords bilatéraux signés avec ces pays ;
5- Instauration d’un système de santé adapté au mode de vie des populations nomades ;
6- Exécution d’un programme durable pour l’accès à l’eau potable au niveau de toute la région et notamment les localités importantes ;
7- Dans les domaines de l’équipement et de la communication :
- désenclavement de la région par le bitumage des axes routiers principaux : de Kidal vers Gao, Menaka et l’Algérie
- réalisation de l’aérodrome de Kidal
- électrification des chefs lieux des cercles et des communes
- une couverture de communication téléphonique au l*niveau des chefs lieux de cercles et de communes
- mise en place d’une radio régionale et d’un relais de télévision nationale afin de promouvoir les valeurs culturelles de la région e rendre une image plus positive des populations de la région et la formation des techniciens en audiovisuel et prévoir une heure d’antenne par jour pour la région dans les programmes de la radio et de la télévision nationale
8- Encourager les programmes de recherche et ‘exploration des ressources naturelles
9- Mise en place d’un système éducatif adapté à nos valeurs sociales, culturelles et religieuses et octroi de bourses à l’étranger pour les bacheliers les plus méritants de la région de Kidal ;
10- Mise en place d’un programme spécial en direction des diplômés en langue arabe dans le cadre d’un recyclage et d’une spécialisation ;
11- Reconduction pour une durée de dix (10) ans du régime préférentiel fiscal défini par le Pacte National pour les régions du Nord du Mali en vue d’attirer et d’encourager l’investissement.
III. Prise en charge des préoccupations sécuritaires immédiates
1- Mise en place du conseil régional provisoire de coordination et de suivi
2- Poursuite du processus de délocalisation des casernes militaires dans les zones urbaines conformément aux dispositions du Pacte National ;
3- Retour, sous l’égide du facilitateur, de toutes les armes et munitions ainsi que de tous autres matériels enlevés depuis les attaques du 23 mai 2006 de Kidal, Menaka et Tessalit selon les modalités arrêtées dans le présent accord ;
Unités spéciales de sécurité
4- Création en dehors des zones urbaines de Kidal d’unités spéciales de sécurité, rattachées au commandement de la zone militaire et composées essentiellement d’éléments issus des régions nomades *, dans les proportions assurant l’exécution efficace des missions des Unités Spéciales de Sécurité
L’acte de création de ces unités déterminera leur nombre, leur tableau d’effectif et de dotation, leur implantation et leurs caractéristiques.
Elles seront chargées notamment des missions suivantes :
- protection et gardiennage des édifices publics
- protection des personnalités
- reconnaissance et de patrouilles
- assistance à la police judiciaire
- intervention
- toutes autres missions qui seront définies dans l’acte de création.
Elles agiront de manière coordonnée et en complémentarité avec les forces de sécurité nationale.
Elles relèvent organiquement du commandement de la zone militaire
Elles sont placées, pour l’emploi, sous l’autorité du Gouverneur de la région.
Elles sont rattachées aux unités de la Garde Nationale
Elles sont commandées par un commandement opérationnel des unités spéciales dont le commandement sera issu des personnels visés au Chapitre III, point 5 et dont le second proviendra des autres corps des forces armées et de sécurité nationale. Le commandant opérationnel des unités spéciales dépend hiérarchiquement de l’Etat major de la Garde Nationale.
Les officiers issus du personnel visés dans le Chapitre III, point 5 peuvent servir éventuellement dans les unités spéciales. Toutefois, lorsque l’unité est commandée par un officier issu des personnels visés dans le chapitre III, point 5, son second proviendra des autres corps des forces armées ou de sécurité nationale et vice versa.
Leurs besoins en personnel seront complétés à partir des autres corps de défense et de sécurité nationale.
Ces unités et leur commandement opérationnel seront dotées en personnel et en moyens conformément au tableau des effectifs et de dotation, arrêté par voie d’arrêté de l’autorité dûment habilitée, sur proposition du groupe technique de sécurité après avis du Comité de suivi.
Elles disposent d’une structure spécialisée chargée de l’action sociale au profit de leurs personnels.
A la date qui sera fixée par le Ministre de la Sécurité Intérieure, sur proposition du groupe technique de sécurité et après avis du comité de suivi, les personnels devant servir au sein de ces unités entreront en formation pour être préparés aux missions assignées à ces unités. Les programmes de formation seront établis par l’autorité dûment habilitée, sur proposition du groupe technique de sécurité, après avis du Comité de suivi.
Le lieu de formation sera déterminé par l’autorité dûment habilitée, sur proposition du groupe technique de sécurité, après avis du Comité de suivi. Il servir également de lieu de cantonnement du personnel visé dans le chapitre III, points 4 et 5. Il est placé sous la supervision du groupe technique de sécurité.
L’opération de restitution des armes, des munitions et autres matériels enlevés se fera dans le lieu du cantonnement à l’admission du personnel visé dans le chapitre III, points 4 et 5, et de manière simultanée avec la régularisation de la situation socioprofessionnelle du personnel cantonné ;
5- Gestion avec discernement des officiers, sous-officiers et hommes de rang qui ont quitté leurs unités d’origine pendant les évènements du 23 mai 2006, en les intégrant si besoin dans les unités spéciales de sécurité en mettant à contribution la structure de leurs situations administratives, financières et de carrière, ainsi que leur participation aux opérations de maintien de la paix.
6- Renforcement de la participation effective des cadres issus de la région dans les différents rouages de l ‘Etat conformément à l’esprit d’équité prôné par le Pacte National.
7- Création d’un fonds de développement et de réinsertion socio-économique des populations civiles, notamment les jeunes touchés par les évènements du 23 mai 2006 sans exclusion de tous les autres jeunes de la région de Kidal, sous le contrôle du conseil régional provisoire de coordination et de suivi. Le conseil sera en outre largement consulté sur le choix du gestionnaire de ce fonds ;
8- Prise en compte du retard de Kidal dans l’élaboration et l’exécution du budget national,
9- Création des centres de formation professionnelle avec des mesures d’accompagnement
IV Mécanisme de suivi
1- le suivi sera assuré par un Comité qui veillera à la mise en œuvre des mesures ci-dessous énumérées. Il sera composé des représentants du gouvernement malien, du conseil régional provisoire de coordination et de suivi, une fois créé, et du facilitateur.
2- Il sera mis en place par un arrêté du Ministre chargé de l’Administration territoriale et des Collectivités Locales qui en mentionnera la composition, les modalités de fonctionnement et son champ de compétence territoriale, sachant que chacune des parties y sera représentée par trois membres et que son siège sera établi à Kidal.
3- Le Comité de suivi établira des rapports périodiques sur l’application de l’accord et procédera à une évaluation complète de sa mise en œuvre une année après sa signature, et peut recommander toute mesure de nature à établir cette mise en œuvre aux réalités du terrain.
4- Le Comité de suivi adopte son propre règlement intérieur et créera en son sein, chaque fois que de besoin, des groupes techniques dont celui de sécurité.
V Mesures prioritaires
1- Insertion au journal officiel de la République du Mali du présent accord après sa signature
2- Arrêté ministériel portant création du Comité de suivi après signature de l’accord
3- Signature et remise au Comité de suivi, dès la promulgation de l’accord, de l’arrêté ministériel portant création à Kidal, composition, missions et fonctionnement du Conseil régional provisoire de coordination et de suivi.
4- Libération de toutes les personnes détenues à la suite des évènements du 23 mai 2006
5- Installation, par le Comité de suivi, du groupe technique de sécurité qui sra chargé, selon les dispositions portant création du Comité de suivi, de
- mettre en œuvre les points 2, 3, 4, et 5 du chapitre III de l’accord
- faciliter la mise en œuvre du retour du dispositif militaire et sécuritaire déployé dans la région, à son niveau antérieur au 23 mai 2006
- proposer les mesures appropriées pour une meilleure utilisation des compétences de la région dans les institutions de sécurité et de défense du Mali
- dans le cadre du plan de recrutement et de formation des jeunes de la région, élaborer un programme pouvant les préparer à servir , dans des proportions en adéquation avec les besoins opérationnels, dans les unités spéciales de sécurité, les corps de la garde nationale, de la gendarmerie, de la police, de la douane et des eaux et forêts.
6- Promulgation de la loi prorogeant de dix (10) ans le régime préférentiel fiscal et incitatif défini par le Pacte National pour les régions du Nord du Mali
7- Mise en place du fonds de développement et de réinsertion prévu par le chapitre III point 7
VI Dispositions finales
Le présent accord est établi en trois originaux en langue française signés par chacune des deux parties et du facilitateur. Un exemplaire original sera conservé par chacun des signataires.
Le présent accord sera promulgué au journal officiel de la République du Mali
Fait à Alger, le
Pour le gouvernement du Mali
Le
Posté par Azawad-union à 22:28
13 juillet 2006
NOTRE NOM
Vous savez depuis les evenements derniers chacun se presse de savoir comment s'appelle ce nouveau mouvement , les uns disent que c'est le MPA renaissant, quand certains nous meprisent; d'autres nous pressent de savoir la nouvelle appelation alors suite à une grande concertation nous avons decidé de publier notre ambleme et l'appelation par laquelle nous souhaiterions repondre . Nous sommes ALLIANCE DEMOCRATIQUE DU 23MAI POUR LE CHANGEMENT
Dans un laps de temps nous publierons nos statuts; objectifs et programmes
16 août 2006
La ville de Kidal ressemble toujours à un état de siège
Malgré l'envoi de nos representants pour le Comité de Suivi de l'Accord d'Alger Kidal donne toujours un visage de guerre. Fouille des personnes , presence exagarée des elements armées à tous les points et toutes les entrées de la ville (meme au centre ville).Notre delegation conduite par Ahmada Ag Bibi signataire de l'accord d'Alger du 04Juillet était composée de:
-Abdou Salam Ag Assalatt ,
-Mohamed Ag Aharib et
-Le Capitaine Haroun Ag Saghid
Et à propos des fouilles après celles des personnalités survenues sur le Deputé de Kidal et sur le Président du conseil de cercle de Kidal , le 11 Aout au matin le poste d'entrée de Kidal voulait fouiller systematiquement notre delegation qui a affiché un refus categorique et a même proposé de faire demi tour sur Tighar Ghar au cas où ils doivent etre fouillés. Le poste de contrôle après avoir contacté ceux qui les ont donné ordre de proceder a la fouille et après des débats houleux qui ont duré presque 1h30 notre delegation faisa enfin son entrée en ville pour rejoindre la salle de conférence ou les attend le Ministre de l'administration Territoriale pour l'installation officielle du comité.
Après cette installation, le travail commença de suite et nos délegués a Kidal nous ont confirmé avoir mis sur place le premier groupe de travail: le Groupe Technique de Securité dans lequel trois officiers ont été designé de chaque côté des trois composantes du comité, les notres sont :
-Le Commandant Mahmoud Ag Mohamed Bachir
-Le Commandant Ada Ag MAssamad
-Le Capitaine Malik Wanasnatt
21 août 2006
ACTUELLE SITUATION
Les spécialistes des questions de propagande savent bien que l'on peut toujours gagner sur le terrain de la communication ce qu'on ne peut avoir par le biais des actions militaires
Nous pensons que le retard des autorités n'est pas fortuit, depuis le 11 Aout que nos répresentants sont à Kidal mais ils ne cessent de nous interpeller pour attirer notre attention sur le fait qu'aucun des préalables n'est pris en compte. Pour les préalables il s'agit de :
-la levée des barrages et blindés aux entrées et à l'interieur de la ville de Kidal
-la liberation des personnes detenues
-le retour progressif des troupes venues en renfort à Kidal et dans les autres villes (Menaka,Aguel Hoc , Tessalit et autres) actes materialisant la delocalisation des casernes comme stipulée dans l'Accord d'Alger.
Donc devant la non execution de ces préalables 11jours après l'installation du comité de suivi,nos envoyés se verraient obligés de quitter le siège du comité surtout quand dans leur rapport reçu ici ils nous soulignent le départ sur Bamako des representants du gouvernement.
Devant une telle situation nous affichons une fois encore notre bonne volonté en attirant l'attention des plus hautes autorités et surtout la bonne foi du chef de l'Etat à diligenter la mise en oeuvre des préalables soumis par le Comité de Suivi
Posté par Azawad-union à 17:54
22 août 2006
UNE CORRESPONDANCE DE NOS REPRESENTANTS AU SEIN DU COMITE DE SUIVI ADRESSEES AU FACILITATEUR
Kidal le 17 Août 2006
A Monsieur le facilitateur
L’alliance avait, dès le début de la mise en place du comité de suivi émis un certain nombre de préalables et de mesures susceptibles de détendre le climat général a Kidal afin d’apporter l’apaisement qui permettrait a des dizaines de familles traumatisées tant par les évènements que ceux qu’elles ont vécu par le passé.
Parmi ces préalables l’Alliance avait demandé :
- la suppression des postes de contrôle
- le départ des renforts dépêchés a Kidal conséquemment aux évènements du 23Mai 2006
- la suspension du recrutement en cours
- la libération des personnes détenues suite aux évènements du 23Mai
Vous avez personnellement tout mis en œuvre pour faire admettre a toute l’assistance la nécessité d’accepter toutes les mesures à même d’apporter l’apaisement , de rétablir la confiance et de voir enfin le retour des Kidalois contraints de quitter leur maison pour quelque raisons que ce soient.
Vous avez suggéré, eu égard à la lenteur de l’administration militaire un certain nombre de mesures favorablement accueillies par l’Alliance et de suite acceptées par la partie malienne .
Les mesures d’allégement et d’apaisement que se devaient de prendre les autorités maliennes étaient si évidentes, vos propositions ayant été spontanément acceptées de tous , l’Alliance n’avait aucun doute quant à leur application.
Monsieur le Facilitateur que constatons-nous après une semaine d’activité ?
1- le dispositif militaire et sécuritaire qui devait être allégé a gagné en exaction et devient de plus en plus accablant tant pour l’Alliance que pour les simples citoyens souvent de fois rackettés au multiples postes de contrôle
2- la non libération des personnes détenues
3- la continuité du recrutement dénoncé.
De ce fait l’Alliance est contrainte de tirer les enseignements suivants : les suggestions formulées au sein du Comité ne sont pas prises en compte par les autorités compétentes.
Dans ce cas de figure l’alliance se voit ainsi contrainte de réagir certes avec regret mais dans l’espoir d’insuffler un peu de dynamisme au près des autorités compétentes. Consciente de ses responsabilités la représentation de l’alliance tire la sonnette d’alarme avant de se voir démarquer du comité de suivi.
Des dizaines de familles ne cessent de nous interpeller et sont prêtes à regagner leur domicile mais s’interrogent sur le maintien de l’état de siège décrété sur Kidal. Des souvenirs douloureux laissent a penser que le dit dispositif pourrait rapidement muter en dispositif répressif.
Mr le Facilitateur la représentation de l’Alliance vous demande instamment d’exercer toutes vos prérogatives et de tout mettre en œuvre dans le sens de l’allégement du dispositif contraignant toujours en place. Le cas échéant, l’Alliance ne saurait être responsable de l’inévitable blocage vers lequel on s’achemine malgré toute votre bonne volonté.
L’Alliance vous remercie pour toute autre action que vous voudriez bien prendre
Le Représentant de l’Alliance
Mr Mohamed AG AHARIB
15 septembre 2006
LE VENT DE LA PAIX SOUFFLE A TIGHAR GHAR
Ici à Tighar Ghar nous avons reçu hier Jeudi 14 Septembre la visite du Comité de suivi de l’Accord d’Alger accompagné du Groupe Technique de Sécurité fraîchement mis sur place le 11Septembre à Kidal. Conduit par son Président Mahamadou Diagouraga le comité de suivi a été accueilli aux environs de 10h, après les salutations d’usage et les différentes presentation un bref discours fut prononcé par le Président dans lequel il fallait retenir la disponibilité de l’homme et des autorités à ne ménager aucun effort pour que la paix et la confiance soient retrouvées et aussi son souhait de voir un jour toute cette jeunesse retrouver ses droits et sa place au sein de la nation malienne. Ce matin aussi aux environs de 11h30 nos représentants au sein du Comité de Suivi, depuis Kidal nous ont fait part de la remise en liberté de nos deux éléments arrêtés suite aux événements du 23Mai, il s’agit de Aghaly AG HAY et de Alhassane AG SAGHDOUN
A SUIVRE
28 septembre 2006
EVITONS UN PERPETUEL RECOMMENCEMENT
En ce mois sacré du Ramadan, propice au pardon, il est temps d’avancer. Vers la paix véritable. Vers la fin d’un perpétuel recommencement.
L’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal a soulevé de nombreuses critiques. Et l’on trouvera toujours, de part et d’autre, des gens qui trouvent qu’il y a trop de ceci, pas assez de cela. Il est pourtant le résultat d’une volonté de paix, de la part de l’Alliance et de celle du gouvernement.
En effet, dotés de matériel et soutenus par des milliers de volontaires ayant reçu une formation approfondie au maniement des armes, nous les hommes de l’Alliance Démocratique du 23 mai pour le Changement aurions pu nous engager dans une politique de guérilla susceptible de durer pendant des années. Mais ce n’est pas le choix qui a été fait. Nous ne sommes pas les bandits et les sanguinaires commen décrits par certains de nos compatriotes.
De son côté, le Président ATT, soucieux comme il l’a parfois dit de « créer et renforcer une image positive du Mali, pays de paix et de stabilité » n’a pas non plus voulu engager le pays dans une guerre coûteuse pour le budget de l’Etat et surtout en vies humaines, ruineuse pour son image et ramenant le Mali des années en arrière en terme de développement.
Les deux camps se sont donc retrouvés dans les traces du meme objectif et devenus deux parties, signataires d’un accord de paix.
Maintenant, il faut que cette paix dure et pour ce faire les points de l’Accord trouvé et signé à Alger par l’entremise d’un facilitateur africain doivent être respectés et pleinement appliqués. Nous ne doutons pas en effet qu’en son temps le Pacte National ait été une solution. Mais sa mauvaise application l’a rendu caduc et nous avons déjà expliqué ici même les raisons d’une révolte*. Cela ne doit pas recommencer. L’inaction, la suspicion, les doutes, l’exclusion même qui nous a fait souvent considérer tels des apatrides ont trop de fois sapé les bases d’une construction saine et solide. Prenons garde donc à ne pas, une fois de plus, alimenter le cycle des crises à répétition !
En ce sens, la première erreur serait de croire que nous ne sommes qu’une poignée, ne représentant rien.
La seconde, de prétendre que seuls des intérêts personnels nous motivent.
La troisième, et sûrement la plus grave, consiste à vouloir ancrer dans l’opinion l’idée que la région de Kidal a bénéficié d’une manne providentielle et quasiment indue, en faisant le chouchou des gouvernements successifs. Si tel était le cas, comment expliquer encore à ce jour l’absence du moindre mètre de goudron ? Qu’on y meure toujours de soif ? Ou que des fonctionnaires sitôt nommés s’arrangent pour être immédiatement mutés ailleurs faisant de l’ensemble de la région une zone où hôpital et maternité n’existent que sur plan ?
Arrêtons là la liste. Il y a eu tant de malentendus depuis l’Indépendance que cela ne facilite guère la confiance alors que l’installation d’une culture de paix requiert un engagement et une volonté politique sans faille se traduisant par des faits que tout un chacun peut mesurer.
Il n’est que temps de briser le cercle infernal. Attaquons-nous aux racines du mal et faisons de ce rude et pourtant magnifique désert la vraie part d’un Mali pluriel et décentralisé qui intègre sans rechigner toutes ses composantes(dans une pratique réelle pas que dans les discours). Le pays n’en sera que plus riche et plus stable. Qui peut en effet et sans risque d’erreur dire : ce bout du territoire est utile et celui-là l’est moins ? Les Nordistes ne peuvent être traités comme des citoyens de seconde zone et les habitants de la région de Kidal rester de perpétuels oubliés du développement.
C’est pourquoi l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal n’est pas un mauvais accord, il est la solution trouvée en concertation pour mettre fin à une crise dont le caractère récurrent n’est pas une fatalité. Brisons tout simplement ce mur de méfiance, voire de défiance entre concitoyens ! Comprenons-nous, respectons-nous et cessons de tergiverser. De quoi avons-nous peur ? Si c’est du pire, il est déjà survenu par le passé. Il s’agit pour nous tous de construire un avenir meilleur. Alors, retroussons tous nos manches et aplanissons les difficultés plutôt qu’aboutir à l’enlisement dans des polémiques stériles. Il n’y a ni vainqueur, ni vaincu, seulement des partenaires. Ainsi, s’il plaît à Dieu, nous serons tous gagnants et les extrémistes de tout bord se rallieront à la cause commune qu’est le développement du Mali et le mieux-être de ses populations, toutes les populations.
C’est pourquoi tous les Maliens et toutes les Maliennes qui veulent la paix doivent aujourd’hui se battre pour une pleine et entière application de l’Accord signé à Alger le 4 juillet et ouvrir leur cœur à la reconnaissance qui mène au pardon. Allons vers la paix et réconcilions-nous en pleine lumière et toute sincérité !
POUR UN MALI PROSPERE
(depuis Tighar Ghar le webmaster dit bonsoir à ATTT)
21 décembre 2006
SORTIE DE CRISE

Ca fait des années qu’une pluie de financements inonderait notre pays et souvent spécialement pour son septentrion. Pas plus loin que le mois passé le Président de la République a ramené plus de 650milliards d’une mission des USA et de l’Union Européenne .Et depuis que la rébellion a éclaté en 1990 des centaines de milliards de nos francs ont été donnés pour l’amélioration des conditions humaines afin d’aller vers une stabilité de la zone du Nord et rien ne surgit à l'horizon et rien ne semble s'y dessiner. Nous le disons car nous savons qu’une fois encore seules la poussière et quelques maigres miettes parviendront au-delà du fleuve Niger alors qu’une pluie de dollars, euros ou autres s’abat sur Bamako pour réduire la fracture malienne Nord/Sud
Partant de là, nous de l’Alliance Démocratique du 23 mai pour le Changement, porteurs de message sommes très mal compris et nous sommes considérés comme des "bandits" avides, de dangereux "séparatistes". Souvent sur des fausses accusations sans aucune preuve comme des "pilleurs" ataviques tantôt des caisses de l’Etat, tantôt rançonnant d’innocents voyageurs. Que ne raconte-t-on pas sur le Septentrion malien comme juste pour nous dénigrer et masquer l’hospitalité particulière et inédite de notre culture?!......
A côté de ces postulats malavisés fondés sur l’ignorance, la réalité des maux du grand Nord est peu montrée. C’est loin des centres.
Qu’on ne s’étonne alors pas d’être classés parmi les tout derniers au monde en matière de développement humain ! Au Nord, la santé, l’éducation, l’économie restent bien en dessous des moyennes nationales. Où donc sont passés les agents, les chiffres et les réalisations présentés aux bailleurs dans certaines statistiques ? Combien de générations encore n’auront pas connu le moindre mètre de goudron à des centaines de kilomètres à la ronde, ni le moindre hôpital ? Si, par la Grâce d’Allah, un enfant survit à sa naissance et à ses premières années, que peut-il devenir ? Probablement un analphabète dans sa propre langue alors qu’elle fut la première écrite en terre africaine. Ensuite, au lycée de Kidal, le seul pour 260 000 km², il n’y a toujours que 2 des 4 sections prévues malgré les milliards du PRODEC et des bailleurs de fonds, pas de Sciences Exactes ni de LL (français anglais) et pourtant officiellement créé depuis 1997.Raison officielle manque d’enseignants et cela malgré l’appui du PAMOF (Programme d’aide à la formation des maîtres financé par le Canada à coût des milliards). Ce sont des compétences que nous perdons. Elles vont nous manquer comme si c’est fait sciemment.
Et les éleveurs, ces piliers de notre économie, jusqu’à quand seront-ils vraiment pris au sérieux par les autorités ? Quand on sait les ressources que peut générer cette activité pourtant citée dans toutes les brochures relatant ou justifiant notre économie.
Assez de Maliens mis à l’écart ! Le progrès doit être commun et bénéficier aussi et surtout aux plus défavorisés. Qu’on ne s’y trompe pas, qu’une partie du Mali soit vitrine de la modernité et qu’une autre soit indexée de Mali inutile ne saura jamais soigner nos maux.Ca ne saurait que creuser l’inégalité sociale. Le nécessaire élan de rattrapage en développement doit être impulsé dans tous les cercles et atteindre aussi les villages et les campements. Il faut que la misère recule chez les déshérités de notre grand Nord du Mali. Le seuil de la pauvreté fixé par les experts de la Banque Mondiale à 100US $ de revenu annuel est un revenu de bourgeois dans nos communes du Nord. C’est une situation qui ne doit plus être quand le Mali reçoit des milliards pour s’être lancer dans une lutte acharnée contre la pauvreté De même, un éleveur père de famille ne doit plus pouvoir mourir de soif comme encore en juillet 2006, dans l’indifférence totale des pouvoirs publics et des médias.
Avec le sentiment d’abandon né de la misère, de l’éloignement et de ces faiblesses en infrastructures, avec aussi le poids de l’Histoire, le doute est là. Il est à l’intérieur des têtes, de part et d’autre des différentes lignes de fracture. Sommes-nous des Maliens à part entière ? Que veulent-ils tous ces pouvoirs qui se sont succédé ? Mais nous l’avons déjà dit et nous le redisons : il est temps d’avancer. « Sortir de l’extrême sous-développement et du cycle des crises à répétition est une urgence » Il faut pour cela produire des avancées significatives et passer à la suite de l’application de l’Accord historique conclu à Alger.
Grâce à Dieu, nous avons un homme dont tout le monde chante sa sagesse à la tête de l’Etat. C’est un président responsable qui a su faire la part des choses et nous rendons hommage à sa sagacité et son sang-froid, ainsi qu’à son esprit de paix. Il a compris les causes réelles de notre malaise et entendu le message et l’appel au secours lancé depuis un certain 23Mai 2006 au nom des peuples du Septentrion malien.
En conséquence, il a promis de faire de la route Gao-Kidal son objectif n°1. Nous le croyons. Nous avons hâte de voir. Nous sommes bien conscients que le goudron ne va pas apparaître comme par enchantement et que le Mali doit d’abord boucler tous les financements.. Les engagements doivent être tenus. Le développement doit couler sans rébellion et sans que du sang ne coule.
Pour notre part, nous avons donné des gages et toujours adopté une attitude responsable. Nous sommes engagés dans la négociation, que nous avons toujours privilégiée. Si besoin en était, nous venons de prouver au monde que nous n’étions pas connectés au GSPC, comme nous l’avion déjà maintes fois signalé. Nous avons aussi prouvé notre préoccupation pour la tranquillité et la sécurité des habitants hors des zones urbaines, ainsi que notre efficacité lors de l’interception et arrestation des voyous en bande organisée dans notre zone.
Nous ne sommes pas "des diables". Nous ne demandons pas "la lune". Et nous ne voulons pas non plus causer du tort au Grand Mali car c’est notre pays. Mais assez d’être des Maliens de seconde zone ! L’essence de notre révolte n’est pas à aller chercher ailleurs.
Nous sommes des frères. Et des individus responsables. Si nous en sommes venus à prendre les armes, c’est bien par manque d’écoute et de considération. C’est bien parce que nous sommes indépendants depuis 46ans et restons sans un mètre linéaire de goudron sans un hôpital. Les problèmes ne sont pas inventés. On peut toujours étouffer la vérité sous une couverture en donnant à cela le nom de pudeur, on peut la voiler derrière un épais tissu fait de mensonges et préjugés, mais sa présence demeure. Et se fera sentir. La misère est criante dans les régions de l’Azawad. Il faut trouver les moyens pour y remédier.
A un moment donné, l’Etat a su s’endetter pour les agriculteurs du Sud et les accompagner vers un enrichissement potentiel et une hausse de la qualité et de la promotion de leur production. Nos éleveurs dans ces zones arides ne méritent-ils pas un peu plus d’attention qu’aujourd’hui alors qu’ils sont, et de loin, la plus grosse part de la population ? Cheptels, viande, lait, peaux ne valent-ils que mépris ? Alors on détourne les yeux ou les fonds…..
IL FAUT QUE CELA CESSE. Nous le disons pour la dignité des nôtres comme nous le disons pour le bien du pays. Le bien du pays ne nous est pas étranger. Au Mali, nous pouvons apporter le meilleur de nous-mêmes et positiver sa richesse, mais il ne doit plus nous laisser sur la touche, nous loin des centres et déjà défavorisés par la nature. Il est temps de nous reconnaître comme des Maliens à part entière, avec les mêmes droits à la dignité.
24 janvier 2007
A TOUS LES CADRES DU NORD
Dans nos régions défavorisées, même si certains prétendent le contraire, vous avez représenté l’espoir. On a compté sur vous pour sortir de l’arriération, on a compté sur vous pour promouvoir et défendre le Septentrion malien, pour en faire une partie intégrante d’un pays qui, même s’il est pauvre, doit reconnaître tous ses enfants et assurer un partage équitable entre tous. Seuls les aveugles ou des gens mal intentionnés peuvent affirmer aujourd’hui que l’ensemble du Nord est traité à la même enseigne que ce Mali dit utile : son sud.
Et qu’avez-vous fait pour ces régions qui vous ont vu grandir et qui ont cru en vous pour mieux les représenter ? Le bilan est plus que mitigé. Il faut d’abord plaire aux chefs et à la hiérarchie pour son petit avancement, c’est çà le souci de nombre d’entre vous… pourtant ce n’est point le souci le plus noble.
Non ! D’ailleurs, pensez-vous être aux places que vous occupez aujourd’hui sans les combats des années 90 ? Qui est à la base de votre intégration dans les différents rouages de l’Etat qui nous considère aujourd’hui comme une maladie à combattre ou de dangereux sauvages à court-circuiter ? Ce pain-là est bon pour vous, mais ceux qui mènent la lutte sont des pestiférés ou des apatrides...
QUAND cela changera-t-il ?
L’ALLIANCE réclame ce que le Pacte National n’a pas su produire. Pourquoi s’opposer à l’Accord du 4 juillet alors que ses réalisations majeures comme la route Gao-Kidal ou Kidal-Menaka et l’aérodrome de Kidal vous profiteront plus qu’aux éleveurs sans fortune qui constituent la majorité de notre population ?
Les indispensables forages, puits et dispensaires pour les populations rurales ne sont financièrement que peu de choses en comparaison.
Alors il faudrait changer de point de vue et de comportement et ne plus nier les vérités vécues par l’immense majorité rien que pour assurer sa promotion personnelle. Quand un Nordiste formule une doléance ou entreprend une action de développement, il faut au contraire le soutenir au lieu de le combattre pour plaire au chef.
Vous les cadres qui avez fait des études et connaissez les enjeux du monde actuel êtes mieux placés que quiconque pour savoir que l’intérêt collectif doit être placé au-dessus de l’intérêt individuel et cela si l’on veut survivre sans renier notre identité et nos valeurs
ETHNISME
de François fontan
Vers un Nationalisme Humaniste
Avec autorisation et copyright de Jean-Louis Veyrac
SOMMAIRE
- Introduction
- Humanité et nations
- Définition de la nation
- Langage et pensée
- La langue, indice synthétique
- Les autres caractéristiques de la nation
- Régions et familles ethniques
- Naissance, évolution et mort des nations
- Les nations à l'époque moderne
- Rapports de force entre nations
- L'assimilation
- L'exploitation
- Nations et classes
- Échanges internationaux
- L'écriture
- Idéologies et nations
- Programme internationaliste
- Tableau des nations du Monde
- Bibliographie
INTRODUCTION
Les forces de droite se sont cantonnées jusqu'à présent dans un nationalisme non-scientifique, disons plus exactement un patriotisme sentimental et borné qui les a entraînées aux pires aberrations impérialistes, et ceci au plus grand dam des véritables intérêts nationaux.
Les forces de gauche malheureusement obnubilées par les problèmes de classes n'ont pendant longtemps pas étudié les problèmes de nations; la première approche scientifique de ces questions signée de Staline, se révèle toujours davantage inappliquée parce que confuse, inapplicable, et en grande partie fausse.
Pendant ce temps l'histoire du monde est en marche à une allure accélérée et nous montre que nous sommes plus que jamais à l'ère des nationalismes.
Après que le problème politique fondamental eut paru être celui de la dictature ou de la démocratie, puis celui du capitalisme ou du socialisme, il se révèle maintenant que l'option première est entre impérialisme et internationalisme, quoique puissent en penser les tenants des diverses logomachies, tous les dogmatiques et mythologues attardés. Albert Memmi écrivait dans "Les Temps Modernes" d'avril 1951: " ...De tout cela il a résulté une gêne certaine dans l'attitude socialiste à l'égard du nationalisme, un flottement dans l'idéologie des partis ouvriers. La réserve des journalistes et essayistes de gauche devant ce problème est à cet égard fort significative. Ils l'envisagent le moins possible; ils n'osent ni le condamner, ni l'approuver; ils ne savent comment ni s'ils veulent l'intégrer, le faire passer dans leur compréhension de l'avenir historique. En un mot la gauche actuelle est dépassée devant le nationalisme. "
C'est dans l'intention d'apporter une étude objective et une solution rationnelle de ce problème, dans le cadre d'un humanisme scientifique global, que le présent ouvrage a été écrit.
BIBLIOGRAPHIE
Livres
- C. Lévy-Strauss, RACE ET HISTOIRE.
- M. Dufrène, LA PERSONNALITE DE BASE.
- A. Meille, LINGUISTIQUE GENERALE ET LINGUISTIQUE HISTORIQUE.
- A. Meillet et Cohen, LES LANGUES DU MONDE.
- M. Cohen, LE LANGAGE.
- N. Lahovary, LE SANG DES PEUPLES.
- Bourdel et Genevay, SANG, TEMPERAMENT, TRAVAIL ET RACES.
- J. Staline, LE MARXISME ET LA QUESTION NATIONALE.
- J. Staline, A PROPOS DU MARXISME EN LINGUISTIQUE.
- V. I. Lénine, L'IMPERIALISME STADE SUPREME DU CAPITALISME.
- J. de Castro, GEOPOLITIQUE DE LA FAIM.
- W. von Wartburg, LES ORIGINES DES PEUPLES ROMANS.
- J. Ancel, SLAVES ET GERMAINS.
- Baumann et Westermann, LES PEUPLES ET LES CIVILISATIONS DE L'AFRIQUE.
- Abdoulaye Ly, LES MASSES AFRICAINES ET L'ACTUELLE CONDITION HUMAINE.
- W. Kolartz, LA RUSSIE ET SES COLONIES.
- Instit. Nat. de la Statistique, LES MINORITES ETHNIQUES EN EUROPE CENTRALE ET BALKANIQUE.
- Guy Héraud, PEUPLES ET LANGUES D'EUROPE.
- Guy Héraud, QU'EST-CE QUE L'ETHNISME ?
- Guy Héraud, L'EUROPE DES ETHNIES.
- Robert Lafont, SUD ET NORD DIALECTIQUE DE LA FRANCE.
- Roland Breton, LES LANGUES DE L'INDE DEPUIS L'INDEPENDANCE .
- R. Breton, LES PROVINCES ET LES ETHNIES DE L'INDE.
En italien : Sergio Salvi, LE NAZIONI PROIBITE.
Articles
- L. Dalmas: LE NATIONALISME ET LA GAUCHE, Tribune des Peuples.
- P. Rivet: LETTRE SUR L'ANTHROPOLOGIE (Diogène No 13).
- J.-P. Sartre: LA CHINE QUE J'AI VUE (France Observateur No 290).
- A. Bennigsen: SULTAN GALIEV, L'U.R.S.S. ET LA REVOLUTION COLONIALE (Esprit, avril 1957).
- E. Morin: PRINCIPES D'EXPLICATION DES CHANGEMENTS SOCIAUX AU XXe SIECLE (Arguments No 1).
- E. Morin: LE PERIL JEUNE (Arguments No 2).
- J, Duvignaud: MARXISME: IDEOLOGIE OU PHILOSOPHIE (Arguments No 2).
- L. Goldmann: UN BILAN DESABUSE (Arguments No 2).
- Robert Lafont: LE SENS, LA PORTEE ET LES MOYENS DE NOTRE REVENDICATION LINGUISTIQUE (Annales de l'Institut d'Etudes Occitanes No 8).
- H. Guiter: LES SUBSTRATS OCCITANS (Annales de l'Institut d'Etudes Occitanes No 8).
- J. Ruffié: LES GROUPES SANGUINS EN ANTHROPOLOGIE (Annales de l'Institut d'Etudes occitanes No 8).
- Régis Debray: LE GRAND SILENCE DE MARX (Le Nouvel Observateur n° 541).
TABLEAU DES NATIONS DU MONDE (1961)
Le présent tableau, classant les ethnies du monde selon leur parenté linguistique, ne peut être considéré comme définitif, car nos connaissances atteignent un degré de certitude très variable selon les populations.
Parmi les Blancs, de beaucoup les mieux connus, demeure incertain le classement des nations iraniennes et des familles japhétiques.
Parmi les Jaunes, est douteux le classement des nations tibéto-birmanes, indonésiennes et mélanésiennes. La répartition des Amérindiens en Nord, Centre et Sud, est d'ordre purement géographique et répond seulement à une exigence de commodité.
Parmi les Noirs, le classement des familles africaines est très controversé, et celui des nations soudanaises, nilotiques, koysaniennes et océaniennes demeure très douteux.
Enfin, il n'a pas été tenu compte de populations nord-asiennes, océaniennes, et surtout amérindiennes, qui cumulent les caractéristiques suivantes: elles ne sont pas classées linguistiquement, leur nombre est très faible, leur extinction à brève échéance est très probable.
Ce tableau des nations du monde comprend une première répartition en GRANDS-GROUPES (Blancs, Jaunes, et Noirs) qui correspond plus à une commodité qu'à des critères scientifiques. Les GRANDS GROUPES se répartissent en GROUPES, dont la réalité scientifique est établie pour la plupart, et les GROUPES se subdivisent en FAMILLES dont la cohérence est désormais démontrée. Les FAMILLES sont formées de NATIONS ou ETHNIES, qui constituent la communauté humaine fondamentale.
Le principal nom de chaque nation est indiqué en majuscules. En italique et entre parenthèses, sont indiqués le cas échéant, le ou les autres noms sous lesquels sont connus cette ethnie. Enfin en italique et sans parenthèses, sont signalées quelques-unes des populations régionales ou tribales appartenant à cette ethnie, sans que cette énumération soit nullement exhaustive.
BLANCS
- OURALO-TURKIENS:
- OURALIENS
SAMÉS (Lapons). FINNOIS Suomis, Estoniens, Caréliens, Ingriens, Lives, Vepses. PERMIENS Komis, Zyriènes, Oudmourtes, Votiaks. MARIS (Tchérémisses) MORDVES HONGROIS (Magyars), Sicules KHANDIMANSIS Ostiaks, Vogoules NENETSIS (Samoyèdes) - TURKIENS
TURCS Osmanlis, Tatars, Bachkirs, Azéris, Kazaks, Kirghiz, Turkmenes, Oïrotes, Ouzbeks, Ouigours. TCHOUVACHES YAKOUTES
- OURALIENS
- INDO-EUROPEENS:
- GERMAINS
ISLANDAIS Feroiens NORVEGIENS Shetlandais, Orcadiens, Jamtlandais SUÉDOIS DANOIS Scaniens ANGLAIS (Anglo-saxons). FRISONS NEERLANDAIS Flamands, Bas-Allemands, Boers ALLEMANDS Autrichiens, Suisses-Alémaniques, Sudètes, Luxembourgeois, Bas-Silésiens, Sud-Tiroliens, Alsaciens. - CELTES
IRLANDAIS ECOSSAIS (Albannaich, Erses), Manxois GALLOIS (Cymry) BRETONS Corniques - LATINS
PORTUGAIS Galiciens, Luso-Brésiliens. ESPAGNOLS Hispano-americains, Canariens, Andalous, Aragonais. CATALANS Costa-ricains, Andorrans, Valenciens OCCITANS Provençaux, Auvergnats, Gascons. FRANÇAIS Wallons, Romands, Quebécois, Valdotains RETES Romanches, Ladins, Frioulans ITALIENS Corses, "cismontani", Siciliens, Piémontais, Istriens, Italo-brésiliens SARDES Corses "oltramontani" ROUMAINS Moldaves, Koutzo-Valaques. - ALBANAIS
ALBANAIS (Shki petars) - GRECS
GRECS (Hellènes). - BALTES
LETTONS LITUANIENS - SLAVES
RUSSES Grands-Russiens) UKRAINIENS (Petits-Russiens, Ruthenes) KHRIVITCHES (Biélo-russiens) POLONAIS Kachoubes, Mazures, Haut-Silésiens TCHECOSLOVAQUES Hanaques LUZACIENS (Sorabes, Wendes) BULGARES Macédoniens SERBOCROATES Bosniaques, Montenégrins SLOVENES Zagoriaks - ARMENIENS
ARMENIENS (Haïks) - IRANIENS
OSSETTES KURDES Yézidis PERSANS Louris, Caspiens, Tadjiks, Hazaras. BELOUTCHIS AFGANS (Pathans, Pouchtous) PAMIRIENS - INDIENS
CACHMIRIENS Dardis, Tsiganes SINDHIS Lahndas, Koutchis GOUDJERATIS Radjastanis, Bhils MARATHES Konkanis HINDIS Bhojpouris, Paharis, Pendjabis, Népalais, Malwis. BENGALIS Assamais, Oriyas, Maithilis, Magadhis CINGALAIS Maldiviens, Veddas.
- GERMAINS
- JAPHETIQUES:
- BASQUES
BASQUES (Euskariens) - SUD-CAUCASIENS
GEORGIENS (Kartvéliens), Svanes, Adjars. LAZOMINGRÉLIENS - NORD-CAUCASIENS
CIRCASSIENS (Tcherkesses), Adyghée, Kabardis, Oubykhs ABKHAZ TCHETCHENES Ingouches LESGHIENS Avars, Kuris, Oudis - BOUROUCHOS
BOUROUCHOS Hounzas - AINOUS
AiNOUS
- BASQUES
- KAMITO-SEMITES
- SÉMITES
ARABES Maltais, Libanais, Palestiniens, Maures, Druzes HEBREUX (Israéliens, Juifs), Samaritains ARAMEENS Assyriens, Chaldéens, Syriaques, Sabéens, Mandéens HIMYARITES (Sud-Arabiques, Hadaras) TIGREENS AMHARAS Gouraghes, Hararis. - EGYPTIENS
ÉGYPTlENS (Coptes) - BERBERES
BERBERES (Imazighen), Kabyles, Mozabites, Rifains,Chleuhs, Touaregs. - KOUCHITES
BEDJAS AFARS (Danakils), Sahos SOMALIS Issas OROMOS (Gallas) SIDAMAS Kaffas AGAWS Bilins, Falachas. IRAKOUS
- SÉMITES
JAUNES
- NORD-ASIENS
- TOUNGOUSIENS
MONGOLS Bouriates, Dzoungares, Kalmouks. MANDJOUS Goldis. EVENKIS Evens, Orotchones. COREENS JAPONAIS - PALÉOSIBÉRIENS
TCHOUKTCHIS Koriaks, Kamtchadals. ESKIMOS (Inouit), Aleoutiens.
- TOUNGOUSIENS
- SINO-TIBéTAINS
- SINIENS
CHINOIS (Hans), Houeïs, Dounganes WOUS Changhaïens. MINS Formosans HAKKAS YUéS Cantonnais - TIBÉTO-BIRMANS
TIBéTAINS Baltis, Ladakhis, Newaris, Boutanais. NAGAS Bodos, Manipouris, Tripouras, Mizos, Kouki-Chins, Lobas, Katchins. BIRMANS KARENS Kayas. LOLOS (Yis), Hanis, Lissous, Mosos, Lahous, Bays. MIAO-YAOS Méos, Mans Chés. KIRANTIS (Himalayens). - THAYENS
THAYS Siamois, Laos, Chans, Thos, Tchouangs. VIETNAMIENS Muongs. LAYS
- SINIENS
- AUSTRO-ASIENS
- MOUNDAS
KHERWARIS Santalis, Moundaris, Hos. SAVARAS Kharias, Gabadas. KORKOUS - MONSKMERS
MONS Niicobarais. KMERS (Cambodgiens), Mnongs, Sedangs. WAS Palaungs, Khmous. KHASIS Jaintias. SAKAYS Semangs, Senoys. - INDONESIENS
MALGACHES MALAIS Sumatranais, Dayaks, Tchams. JAVANAIS Bandjaris, Boughis, Madourais, Balinais. PHILIPPINS Tagals, Bisayas, llokis, Soulous, Minahasas, Chamorros Kaochans. MOLUQUAIS Gorontalos, Toradjas, Timoriens. MAORIS (Polynésiens), Fidjiéns, Hawalens. - MÉLANÉSlENS
MÉLANÉSlENS Micronésiens, Néo Hébridais. CANAQUES
- MOUNDAS
- AMERINDIENS
- (NORD)
NADéNéS Navajos, Apaches, Tlinghits, Haïdas. ALGONKINS Cris, Chippewas, Lénapés, Pieds-Noirs, Cheyennes. SéLICHES Wakaches, Kouténés. PÉNOUTIAS Chinouks, Sahaptines, Tsimchians. IROQUOIS Hurons, Chérokis, Caddos. MOUSKOGHIS Choctos, Criks, Séminoles. SIOUX Dakotas, Osages, Corbeaux. HOKAS Youmas, Séris, Tiapaneks, Tékistlateks, Kérés. - (CENTRE)
ASTEKS Chochones, Youtes, Hopis, Kiowas, Sougnis, Pimas, Tanos, Tarahoumares, Wichols, Nawas, Pipils. OTOMIS Pamés, Masawas. MISTEKS Masateks, Chorotegas. SAPOTEKS Chinanteks. TARASKS TOTONAKS SOKES Mixés, Sincas. MAYAS Wasteks, Chols, Mams, Kitchés. LENCAS MISKITOS - (SUD)
TCHIBTCHAS Counas, Cofanes, Paéz, Guaymis. ARAWAKS Goajiros, Carifs. CARIBS Bakairis, Araras, Makiritares, Galibis, Motilones, Pebas. KITCHOUAS PANOS AYMARAS GUAYCOUROUS GUARANIS (Toupis), Tchiriguanos. GéS ARAUCANS (Mapoutchés)
- (NORD)
NOIRS
- AFRICAINS
- SOUDANAIS
SÉNÉGALAlS Wolofs, Peuls, Dyolas, Balantes, Temnés, Kissis, Afro-américains. MANDÉS Soninkés, Bambaras, Vays, Dans, Soussous. KROUS LAGUNAIRES KWAS Baoulés, Akans, Ewes, Yoroubas, Binis, Ibos, Noupés. Antillais, Guyanais. IDJOS GOURS Sénoufos, Dogons, Mossis, Gourmas, Tems, Baribas. SONGAYS HAOUSSAS Angas, Batas, Kotokos, Moubis. TIV-ÉFIKS Bamilekes, Djoukouns, Katabs, Kambaris. ADAMAWAS Tchambas, Woutes, Mboums. KANOURIS Tibbous. OUBANGHIENS Bayas, Bandas, Azandés. SARA-MANGBÉTOUS Baghirmis, Bongos, Sérés, Madis, Efés. KORDOFANIENS Tagoys, Kadouglis. - NILOTES
FORIENS Mabas, Dadjos, Tamas, Roungas. NUBIENS Noubas, Foundjis, Midobs, Birghids. BERIAS Komas, Mourlés, Kounamas. LWOS Dinkas, Nouers. BARI-MASSAYS Tourkanas, Nandis, Tatogas, Toutsis. - BANTOUS
BACONG0S Boubis, Boulous, Fangs, Bangalas, Ovambos, Heréros Tongas, Afro-Brésillens. MONGOS Koutous. NGWINDAS Babwas. SWAHÉLIS Regas, Houtous, Bagandas, Nyamwezis, Kikouyous, Comoriens, Réunionnais. BALOUBAS Loundas, Bembas, Yaos, Makouas, Mashonas. ZOULOUS Xosas, Basoutos, Betswanas, Swazis, Tsongas.
- SOUDANAIS
- KOYSANIENS
KOYSANS Hottentots, Bochimans, Damaras. SANDAWéS - DRAVIDIENS
BRAHOUIS KANNADIGAS Toulous, Badagas, Todas. MALAYALIS TAMOULS TéLOUGOUS (Andhras). GONDS KouisKonds, Kolams. ORAONS (Kouroukhs), Maltos. - OCéANIENS
PAPOUS Halmahériens. AUSTRALIENS
PROGRAMME INTERNATIONALISTE
Une théorie n'a de valeur qu'en tant que guide pour l'action.
De l'étude précédente, découle le programme suivant:
- Une étude de l'état linguistique actuel de l'humanité doit être faite, afin d'établir la liste des nations à partir du principe d'intercompréhension.
Constituent une langue nationale:
- toute langue commune ou groupe de parlers actuellement usité par un groupe humain occupant un territoire déterminé;
- toute langue actuellement usitée par une ethnie ayant autrefois occupé un territoire, si cet idiome a été usité sans interruption et s'il n'a pas évolué depuis lors en de nouvelles langues nationales.
- Le principe d'intercompréhension sera interprété largement dans le cas de populations très peu nombreuses, ainsi que dans le cas de dialectes intermédiaires n'offrant pas de caractéristiques propres de quelque importance.
- La disparition totale de l'usage d'une langue signifie la disparition de cette nation, et il ne peut en aucun cas être revenu là-dessus. De même n'y a-t-il pas lieu de tenir compte de certaines peuplades en nombre infime dont la prochaine disparition en tant qu'ethnies est pratiquement inévitable. Le nombre de nationalités qu'indiquent ces principes est d'environ deux cents.
- La délimitation territoriale entre les nations devra se faire suivant l'appartenance linguistique de la population lorsque cette appartenance est unique et stable.
- Lorsque cette appartenance a changé partiellement sur un territoire donné par assimilation, cette assimilation sera tenue pour nulle.
Lorsque cette appartenance a changé totalement, il en sera de même sauf si l'assimilation est ancienne (datant d'au moins trois siècles) ou si elle concerne une nation disparue. - Lorsque cette appartenance a changé par immigration et substitution récentes, cette substitution sera également nulle sauf si l'ancienne ethnie était de très faible densité; dans ce dernier cas, le territoire est partagé en rapport avec l'importance numérique des deux populations, ainsi qu'en tenant compte du droit de priorité. Lorsqu'un territoire est habité de longue date par des nationalités différentes, il sera partagé proportionnellement à leur importance numérique.
- Des échanges de territoires et de populations seront effectués lorsque cela sera nécessaire pour restaurer l'unité territoriale et humaine d'une nation, la mer n'étant pas cependant considérée comme rompant cette unité territoriale. Il en sera de même pour éviter qu'un état national ne soit entouré de toutes parts par une nation, et afin d'assurer à cet état soit un accès à la mer soit une frontière commune avec une seconde nation.
- Lorsqu'une nation n'a plus de territoire, son ancien pays lui sera rendu totalement ou partiellement, en fonction de l'importance numérique des ethnies en présence, et en tenant compte du droit de priorité.
- Les territoires presque vides, ainsi que les territoires très récemment peuplés par des populations hétérogènes, seront attribués aux nations surpeuplées, en tenant compte de la proximité, de la similitude géographique et des courants spontanés d'émigration.
- Dans chaque nationalité, l'unité linguistique sera achevée ou restaurée. Le passage du stade " ensemble de parlers " à celui de " langue commune unique " s'effectuera partout où ce n'est pas encore fait.
Dans ce but on devra adopter les formes phonétiques et grammaticales des dialectes centraux, modifiées par des emprunts aux divers dialectes périphériques. On préférera les formes originales par rapport à celles des autres langues; ce deuxième critère sera seul retenu en ce qui concerne la sélection lexicale. Enfin le maximum de clarté et de précision sera recherché tant dans les formes grammaticales que lexicales.
Les langues nationales ainsi unifiées seront dotées des termes philosophiques ou scientifiques qui peuvent leur manquer. - Toutes les langues adopteront une écriture alphabétique et une orthographe phonétique.
- Dans le territoire de chaque nation, la langue nationale sera la seule langue de l'administration, de la presse, de l'enseignement (dans laquelle est donné l'enseignement). L'enseignement des langues étrangères sera encouragé, mais aucune ne devra être obligatoire de préférence aux autres.
- Lorsque la langue nationale n'est plus parlée par une grande partie de la population, ou lorsque le travail théorique de son unification et de son enrichissement n'est pas encore effectué, les mesures du paragraphe précédent ne seront réalisées que progressivement et selon les possibilités, en passant par une étape de bilinguisme officiel.
- Chaque nation doit former un état unifié et souverain, jouissant de l'indépendance politique et de l'égalité juridique vis-à-vis des autres nations. Par état, il faut entendre ici non pas une certaine structure interne, mais un organisme réglant tous les problèmes que posent les rapports avec les autres nations. L'état doit être dirigé par des forces réellement ethnistes; tout groupement ayant des objectifs antinationaux ou pouvant en avoir parce que dépendant de directions étrangères, de même que tout groupement ayant des objectifs impérialistes, doit être exclu de toute possibilité de parvenir au pouvoir.
- Les étrangers peuvent résider sur le territoire national dans la mesure où l'état les y autorise, mais ne peuvent y jouer aucun rôle politique ou militaire; leur naturalisation ne peut être accordée qu'en nombre restreint et lorsqu'elle correspond à une assimilation réelle.
- Chaque nation doit obtenir son indépendance économique, c'est-à-dire que tous les moyens de production et de distribution importants doivent être propriété nationale, propriété ou de membres de la nation ou de l'état. Le commerce extérieur doit être contrôlé ou monopolisé par l'état; l'interdépendance, c'est-à-dire des échanges sur des bases égalitaires ; non accompagnés de conditions politiques ¬ est seule compatible avec l'indépendance nationale.
- Tous les problèmes posés par les rapports internationaux devront être réglés par accords entre les nations indépendantes intéressées. Toutes les forces armées devront être dissoutes, et les armes de guerre détruites. Des organismes internationaux exprimant l'interdépendance de fait des nations sont souhaitables, mais uniquement en tant qu'organismes de collaboration technique ne jouissant d'aucune autorité propre.
L'O.N.U. dont le principe est parfaitement valable doit être réformée de sorte :
- qu'en soient membres seulement les états correspondant à une nationalité et réellement indépendants;
- que les conflits soient réglés non au hasard des marchandages et des coalitions mais à partir des principes ethnistes, seule base objective et impartiale de règlement.
- Les moyens de réalisation de ce programme seront: la propagande et les moyens légaux, l'action nécessaire, la guerre de libération nationale.
C'est dire que l'abandon de la force dans les rapports internationaux et le désarmement sont d'abord subordonnés à l'obtention de l'indépendance et de l'unité nationales, et ensuite doivent être réalisés simultanément par les différentes nations.
La non-intervention dans les affaires intérieures d'une nation doit d'ores et déjà être appliquée, mais il n'en est pas de même dans les conflits internationaux. Tant que subsistent les rapports de force entre nations, toute nation a intérêt, a le droit et le devoir d'aider les autres à se défendre contre une agression ou à conquérir leur indépendance. Cependant, il s'agit là d'un problème tactique, et en particulier les guerres de libération nationale doivent être subordonnées à leur tour à la nécessité supérieure d'éviter un conflit mondial. - Il doit exister dans chaque nation un mouvement se proposant la réalisation de ces objectifs. Tous ces mouvements doivent coordonner leurs efforts à l'échelle mondiale au sein d'une Internationale conçue non comme un super-parti mais comme une association de partis égaux unis par un programme commun et précis concernant les problèmes internationaux, mais échangeant seulement des informations en ce qui concerne les problèmes intérieurs de chaque pays.
IDEOLOGIES ET NATIONS
Les idéologies n'expriment pas seulement les conditions de vie, les intérêts et la mentalité d'une classe, mais aussi les conditions de vie, les intérêts, et la mentalité d'une nation à un certain moment de son histoire. Les idéologies sont des instruments plus ou moins précis, plus ou moins appropriés, dont se servent les nations au cours des luttes avec les autres nations.
De ce point de vue, on peut distinguer trois séries d'idéologies: impérialistes, cosmopolites, internationalistes.
- Des idéologies se disant nationalistes, que l'on peut appeler nationalistes de droite ou patriotiques de droite, et se donnant ouvertement pour ce qu'elles sont, c'est-à-dire impérialistes et chauvines.
L'impérialisme (en tant qu'idéologie) consiste à ne considérer dans tout problème international que les intérêts de sa propre nation, et à refuser de reconnaître l'existence, l'égalité, ou les droits légitimes des autres nations. Le nationalisme exclusif peut jouer un rôle utile uniquement au sein de nations opprimées en lutte pour leur libération, mais dans toute nation indépendante, il conduit inévitablement à des tentatives d'oppression des autres peuples et à la guerre.
Rentrent plus ou moins dans cette catégorie certaines religions comme le shintoïsme, le judaïsme (le "peuple élu"), des doctrines comme le nazisme (la "race des seigneurs"), le fascisme, le maurrassisme, et la plupart des mentalités patriotiques courantes.
Le judaïsme, expression culturelle de la nation hébreue, a joué un rôle capital dans la survie de cette nation au cours de deux millénaires, tandis que l'on voit son influence diminuer fortement au sein même du peuple israélien à mesure que s'est affirmé un nationalisme plus réaliste, moins mythique.
Les doctrines et les mentalités impérialistes sont utilisées par les classes dominantes pour masquer l'existence des problèmes intérieurs de la nation (c'est-à-dire essentiellement les problèmes de classes), pour rejeter sur l'étranger la responsabilité des maux internes de la nation, et pour éviter, grâce à la guerre, la révolution qui les renverserait.
Les idéologies impérialistes n'admettent pas de définition scientifique de la nation, et la considèrent plutôt comme une force en perpétuelle expansion. C'est la conception de la nation adéquate à cette " préhistoire bestiale de l'humanité " dont nous sortons à peine, et plus précisément à des époques où le peuplement de la terre était en train de se faire.
A une époque où une guerre mondiale serait une catastrophe pour l'humanité entière, où toute tentative impérialiste se heurte à des obstacles presque infranchissables (en raison de la vigueur du sentiment national chez tous les peuples, de leur enracinement et de leur densité, et des interventions des autres nations ), où la coopération internationale permettrait un mieux être considérable pour tous les peuples, les conceptions impérialistes de par leur anachronisme sont en réalité directement opposées aux intérêts nationaux. Là comme ailleurs, le seul égoïsme adéquat à ses propres fins est un égoïsme collectif; le véritable intérêt d'une nation est solidaire de celui de toutes les autres nations. - D'autres idéologies se donnent comme universelles et le sont effectivement par de nombreux aspects; mais, de plus, elles refusent de tenir compte de l'existence des nations ou de donner à ce fait son importance réelle. Elles reposent, au moins en partie, sur l'illusion d'un homme idéal partout identique à lui-même, au lieu de partir d'une étude sans a priori philosophiques de ce que sont les hommes réels.
Mais les réalités nationales se vengent à leur façon. Ces idéologies sont suffisamment vagues ou générales pour admettre ou exiger des interprétations et des adjonctions qui les transforment en fait en instruments d'une nation. La nation est alors présentée comme ayant la "mission" d'apporter la vérité (de l'imposer) aux autres peuples: la France "fille aînée" de l'Eglise, le grand peuple russe "frère aîné" dans le socialisme.
On peut appeler ces idéologies mondialistes ou cosmopolites. Telles sont des religions comme le christianisme et l'islamisme, des doctrines comme le libéralisme et le démocratisme, le fédéralisme, le pacifisme naïf, l'anarchisme, le marxisme. La plupart d'entre elles visent ouvertement ou obscurément à la constitution d'un état mondial qui (étant donné la persistance inévitable des différences ethno-géographiques et la persistance pour une assez longue période des tendances impérialistes) ne pourrait être en fait que la domination hypocrite et voilée d'une nation ou de quelques nations sur le reste de l'humanité.Ces idéologies sont ambivalentes au point de vue national, et peuvent jouer un rôle négatif (agressif ou défaitiste) ou au contraire un rôle positif (pacifiste ou libérateur), que ce soit au sein de peuples indépendants ou de peuples opprimés.
Au nom du christianisme ou de l'Islam, on peut refuser de participer à une guerre d'agression par objection de conscience, protester contre les persécutions raciales, se soulever contre une nation oppressive (et incroyante), mais on peut tout aussi bien justifier toute oppression nationale au nom de l'obéissance due aux pouvoirs établis, prêcher l'invasion en tant que croisade, que guerre sainte contre les infidèles, envoyer partout des missionnaires qui sont en même temps les meilleurs auxiliaires des colons et des soldats impérialistes. C'est pour leur " révéler la vraie foi " que les conquistadors espagnols ont massacré, pillé, esclavagisé les Amérindiens. C'est pour imposer la " loi du Prophète " que les Arabes ont conquis et mis sous le joug de nombreuses nations d'Asie, d'Afrique et des Balkans. C'est pour anéantir "l'hérésie" que les Français papistes ont conquis l'Occitanie, brûlé ses villes et leurs habitants, tué sa civilisation.
Les "hérésies" et les schismes, interprétations différentes de principes généraux, sont le plus souvent l'expression déguisée de faits ethniques; ainsi, par exemple, le chiisme persan, le catharisme occitan, le monophysisme copte.Le libéralisme peut signifier la liberté pour toutes les nations, mais aussi la prétendue liberté économique, la liberté de la concurrence, le marché commun, c'est-à-dire la liberté pour la nation économiquement la plus forte d'exploiter les autres nations. Comme toutes les idéologies cosmopolites, le libéralisme prétend s'identifier à la civilisation universelle. Expression surtout des peuples de langue anglaise (et aussi des Français, des Néerlandais, etc.), il sert principalement de nuage de fumée cachant l'exploitation d'une grande partie du globe par les trusts anglo-américains (et français). C'est pour faire bénéficier tous les peuples de ses bienfaits que l'on maintient une partie de l'humanité dans la famine, que l'on fait des expéditions à Saint Domingue et à Suez, voire que l'on brandit les armes atomiques, lorsqu'ils prétendent les refuser.
Le démocratisme, pris comme un dogme, est tout aussi dangereux dans les questions nationales que dans les questions sociales. Il repose sur l'illusion d'une liberté abstraite dont jouirait "l'esprit", alors qu'il y a en fait des hommes, totalités concrètes ayant des besoins propres et soumis à des influences extérieures. Il se trouve que les hommes ne naissent pas libres mais esclaves (physiologiquement et socialement esclaves), et qu'il s'agit précisément de les aider à se libérer. De même que les ouvriers peuvent avoir conscience de leur situation et de leurs aspirations, ou bien avoir une conscience étrangère à leur classe et imposée par la classe dominante, de même les membres d'une nation peuvent avoir une conscience nationale ou une conscience étrangère imposée par la nation dominante.
La soi-disant volonté populaire est ainsi le produit des rapports de force existants, un compromis à doses variables entre tendances réelles et pressions extérieures, et n'exprime souvent qu'une gigantesque mystification. Le démocratisme est donc faux dans les cas d'assimilation, et à plus forte raison n'a-t-il aucun sens dans les cas de substitution de population si ce n'est d'entériner des situations de force: que pourrait signifier d'autre un référendum en Ionie après l'expulsion en 1923, des Grecs par les Turcs, ou encore un référendum actuellement en Basse-Silésie et dans les Sudètes après que les Allemands (qui étaient les seuls habitants du pays depuis cinq cents ans) en aient été expulsés par les Polonais et les Tchécoslovaques ? La démocratie, en ce qui concerne la question nationale n'est pas un principe valable mais un moyen plus ou moins utilisable selon les pays et les époques en vue d'imposer les justes solutions internationalistes.Le pacifisme, s'il ne tient pas compte de la réalité que sont les impérialismes, peut condamner à la fois conquérants et résistants, et servir de caution morale à la passivité devant l'oppression
Le fédéralisme qui tend à diluer, à noyer le fait national parmi toutes sortes d'autres communautés infra et supra nationales (en réalité secondaires), peut servir à justifier les revendications d'autonomie d'une nation annexée, première étape vers l'indépendance, mais il peut servir aussi à masquer la véritable nature du problème, sa nature nationale, à empêcher la séparation, l'indépendance complète de la nation, enfin à camoufler les tentatives d'annexion. Le fédéralisme " petit-européen ", la " supranationalité " est depuis quelques années le principal camouflage de deux impérialismes bourgeois conjugués, l'impérialisme anglo-américain et l'impérialisme allemand.
L'anarchisme, aux courants très divers et souvent confus, ressortit partiellement de la critique du libéralisme, du fédéralisme, du pacifisme naïf, et partiellement de la critique du marxisme. Animateurs du mouvement national en Géorgie, en Macédoine bulgare, plutôt sympathisants du mouvement national catalan, mais ignorant un problème tel que l'union des peuples de langue espagnole, les anarchistes ont aidé les bolcheviks à écraser l'Ukraine indépendante.
Le marxisme enfin est la plus puissante doctrine de lutte contre les impérialismes bourgeois, mais il peut aussi amener à sacrifier ces luttes à ce qu'on croit être l'intérêt d'un " prolétariat mondial ", et d'autre part, servir d'instrument et de justification aux impérialismes socialistes.
Tout grand savant, théoricien ou découvreur, a tendance à exagérer l'importance de sa découverte, à négliger les autres aspects de la réalité et dans la mesure où il s'occupe de ceux-ci à les sous-estimer et à les considérer arbitrairement comme des dérivés du domaine dont il est le spécialiste. Marx n'a pas échappe à cette règle. Si dans son domaine, les problèmes de classes, sont apparus certains modes d'évolution qu'il n'avait pas exactement prévus (ce qu'on ne saurait lui reprocher), il a également refusé de voir l'importance des problèmes autres que de classes, et ses disciples ont voulu faire de ceux-ci de simples dérivés des questions de classes. Marx et ses disciples ont ainsi traité les problèmes ethniques et les problèmes sexuels familiaux.
Il est visible que Marx partageant l'économisme exclusif du capitalisme régnant n'a pas saisi le rôle du langage en tant qu'un des facteurs primordiaux des sociétés, en tant qu'un des fils conducteurs permettant de comprendre l'histoire. Plus généralement encore, il a ignoré le rôle déterminant des influences géographiques et raciales sur le cours de l'histoire. Cette position économiste-classiste l'a empêché de voir un des principaux aspects de l'exploitation économique elle-même qui est l'exploitation d'une nation par une autre, et l'a amené à des positions cosmopolites et donc impérialistes (ou au minimum que l'on pouvait interpréter ainsi puisque l'immense majorité de ses disciples les a compris de la sorte jusqu'à une époque récente).
Les marxistes ont de la sorte ou ignoré, ou violemment combattu, de nombreux mouvements de libération nationale. Qu'on se rappelle l'attitude hostile, méprisante, incompréhensive de Marx à l'égard des nations de l'Europe centrale et balkanique.
Héritier de l'évolutionnisme unilinéaire judéo-chrétien et démocratique-bourgeois, concevant le déterminisme historique comme étant celui des luttes de classes, considérant le socialisme comme le produit de l'action et de la conscience du prolétariat, lui-même produit du capitalisme, Marx ne pouvait aboutir qu'à un impérialisme occidental. Les nations d'Europe occidentale étaient les seules nations capitalistes, les seules à avoir un prolétariat ; elles étaient donc les seules à pouvoir faire la révolution et devaient diriger la construction socialiste dans le reste du monde. Il n'y a pas lieu de s'étonner que Marx ait écrit en 1849 : " La prochaine guerre mondiale fera disparaître de la surface de la terre non seulement des classes et dynasties réactionnaires, mais des peuples réactionnaires entiers. Ceci aussi fait partie du progrès. "
La renaissance hébreue était encore loin, et Marx et aussi plus tard les Juifs bolcheviks, restèrent prisonniers de leur condition de déracinés, de dénationalisés, de semi-assimilés, avec toutes les conséquences que cela entraîne.
Parmi les partis s'inspirant plus ou moins exclusivement de Marx, les sociaux-démocrates poussèrent jusqu'à ses conclusions pratiques l'impérialisme messianique occidental, implicite dans le marxisme. Est-il besoin de rappeler la fidélité servile de la IIe Internationale à l'unité de l'Autriche-Hongrie et sa longue hostilité à l'indépendance polonaise ? De rappeler l'attitude du gouvernement travailliste anglais lançant les féodaux arabes contre l'état d'Israël renaissant, l'hostilité de ce parti aux revendications galloises et écossaises, la politique des travaillistes anglais d'Australie interdisant l'installation dans d'immenses territoires inhabités des populations asiatiques entassées dans le Bengale ou le Fou-Kien ? De rappeler enfin le constant soutien de la S.F.I.O. au colonialisme français, allant dans ces dernières années jusqu'à diriger une guerre impérialiste atroce contre les Arabes et les Berbères d'Algérie, son hostilité aux revendications des Basques, des Bretons, des Allemands d'Alsace et de Moselle, son soutien aux projets " européens " ?
Il est vrai qu'il est difficile d'espérer autre chose des partis sociaux-démocrates européens après qu'ils aient participé avec enthousiasme à la grande boucherie de 1914-18, chacun dans le camp de leur propre impérialisme.En sens inverse, il faut cependant signaler la reconnaissance de l'indépendance de l'Inde, de la Birmanie, de Ceylan, par les travaillistes anglais, non toutefois sans faire payer cette indépendance de l'Inde par la création d'un Pakistan fantoche et docile. Il faut aussi signaler dans le parti socialiste français l'exceptionnelle justesse des vues de Jean Jaurès qui déclarait, en 1910: " Quand un syndicaliste révolutionnaire s'écrie au récent congrès de Toulouse: " A bas les patries, vive la patrie universelle ", il n'appelle pas de ses voeux la disparition, l'extinction des patries dans une médiocrité immense, ou les caractères et les esprits perdraient leur relief et leur couleur. Encore moins appelle-t-il de ses voeux l'absorption des patries dans une énorme servitude, la domestication de toutes les patries par la patrie la plus brutale, et l'unification humaine par l'unité d'un militarisme colossal. En criant : " A bas les patries ", il crie : " A bas l'égoïsme et l'antagonisme des patries, à bas les préjugés chauvins et les haines aveugles, à bas les guerres fratricides, à bas les patries d'oppression et de destruction ", il appelle à plein coeur l'universelle patrie des travailleurs libres des nations indépendantes et amies. "
Dans les toutes dernières années, une évolution certaine de plusieurs partis socialistes est à enregistrer : les socialistes portugais sont parmi les principaux artisans de la suppression de l'empire colonial lusitamen, tandis que le parti socialiste français a commencé à soutenir les revendications les plus modérées des ethnies de l'hexagone, et, lors des récentes assises du socialisme, il a été envisagé l'éventualité d'un avenir différent pour ces diverses ethnies.
Avec Lénine et Staline, les marxistes ont vu au moins en partie l'importance des faits nationaux et ont mis en avant la lutte pour l'indépendance nationale contre les impérialismes bourgeois. Mais il s'agissait là d'une attitude plus superficielle et tactique que de principe. En n'admettant pas le critère linguistique comme seul critère utilisable pratiquement, ils se sont condamnés à ne pouvoir déterminer quand et jusqu'où il y a nation. Le problème n'était d'ailleurs pas pour eux d'établir à partir de bases scientifiques, ethnologiques une politique des nationalités, considérée comme un objectif fondamental, mais de se servir avec opportunité des questions nationales afin de s'emparer du pouvoir et de réaliser le seul objectif essentiel, la révolution économico-sociale, de façon mondialement uniforme.
L'étude de Staline, inspirée par Lénine, a eu le mérite d'être une première tentative d'approche objective du problème, mais déformée par le dogmatisme de classe, elle reste non seulement superficielle et approximative, mais fausse, car elle prétend ajouter à l'indice linguistique d'autres critères inutilisables pratiquement, considérer la nation comme un simple produit du capitalisme, et n'examiner le problème de l'indépendance nationale que dans le cadre capitaliste et comme un aspect de la révolution bourgeoise. En renforçant la conception d'un communisme mondial uniforme, d'une Internationale parti communiste mondial centralisé, les léninistes ont exprimé idéologiquement et organisationnellement un impérialisme socialiste russe masqué par un cosmopolitisme prolétarien. Il y a là un exemple frappant (après l'identification christianisme-empire romain et l'identification démocratisme-république française) du fait que toute idéologie cosmopolite dès qu'elle s'incarne devient nationale et sert de justification à un expansionnisme national.
Alors que Lénine et Trotsky, restant fidèles à la lettre du marxisme, n'avaient conçu la révolution d'octobre que dans une perspective tactique afin d'aider à la révolution prolétarienne en Occident (prélude nécessaire de la construction du socialisme en Russie), Staline et Boukharine, reprenant sans le dire la conception du parti socialiste révolutionnaire, décidèrent de créer le socialisme en Russie de façon indépendante à partir des conditions (pré-capitalistes) propres à la Russie. Staline a été contre Trotsky le réalisateur du passage historique du marxisme occidental au national-socialisme russe, ce qui pour la Russie était un grand progrès. Mais en même temps, le stalinisme conservant le cosmopolitisme prolétarien, le transforma d'instrument des impérialismes allemand, anglais et français, en instrument de l'impérialisme russe, de messianisme occidental en messianisme russe.
L'identification abusive entre la marche vers le progrès dans le monde et la forme spécifique que cette évolution a prise en Russie, et la négation de la persistance des tendances impérialistes en régime socialiste, ont conduit les partis communistes des autres pays à sacrifier les intérêts nationaux, les intérêts du socialisme dans chaque pays, aux visées impérialistes russes et à se transformer en forces de pression sur leur bourgeoisie pour faire entrer leur pays dans l'orbite russe dans l'espoir que la domination russe réaliserait le socialisme.Sans pouvoir examiner ici dans le détail la ligne suivie par tous les partis communistes sur les questions nationales, indiquons quelques traits essentiels.
En U.R.S.S., tous les groupes ethniques, ou presque tous, ont vu leur existence reconnue, des territoires leur ont été attribués, leurs langues ont été littérarisées et enseignées. On voit d'emblée quel immense progrès cela représente par rapport au régime d'oppression intégrale qu'était le tzarisme ou même par rapport à bien des états bourgeois. Mais à côté de cela, on doit reconnaître que :
- de nombreuses nations ont été intégrées à l'URSS par invasion (Lituanie, Lettonie, etc.), accompagnée parfois de l'anéantissement des mouvements révolutionnaires nationaux (Ukraine, Géorgie) ;
- à tous les points de vue l'indépendance des républiques (et à plus forte raison celle des régions ne jouissant pas du statut de république fédérée) n'est qu'une fiction, comme dans toute fédération, la constitution prévoyant que toute loi d'une république peut être abolie par une loi de l'union, et tout le pouvoir réel étant dans les mains d'un parti où les Russes sont en très forte majorité ;
- toute revendication d'indépendance, toute orientation politique et économique dans ce sens, sont considérées comme des crimes, et l'histoire des peuples non-russes depuis cinquante ans a été marquée par les perpétuelles épurations des nationalistes et surtout des communistes nationaux ;
- les nationalités n'y jouissent que d'une relative autonomie linguistique, le russe étant obligatoire dans toutes les écoles et tendant à supplanter totalement les langues indigènes dans les hautes classes, la modernisation de ces langues elle-même allant souvent de pair avec une russification;
- l'expansion russe se poursuit partout par assimilation et peut-être encore plus par immigration, les Russes étant par exemple devenus une forte majorité en Carélie finnoise, en Crimée turque, etc. ;
- les limites territoriales sont souvent injustes : la Bessarabie a été ainsi arrachée à la Roumanie malgré sa population à très forte majorité roumaine et annexée a l'U.R.S.S. sous le nom de Moldavie; la région ukrainienne du Kouban et la région khrivitche (biélorusse) de Smolensk sont annexées à la R.S.F.S.R.
- plusieurs peuples n'ont pu faire leur unité nationale, ainsi les Turcs qui malgré leurs revendications ont été atomisés en dix-sept républiques et territoires à l'intérieur de l'U.R.S.S. (ceci sans même parler du problème plus complexe de leur véritable unité nationale avec les Turcs de Turquie, de l'Azerbaidjan persan, et du Sinkiang);
- enfin certaines nationalités et fractions de nationalités ont été supprimées et dispersées par décret, cette mesure ayant été partiellement annulée et réparée par Khrouchtchev; le sort des Juifs s'apparente à celui de ces nationalités, puisque tout mouvement national, toute expression culturelle en hébreu d'abord, en yiddish ensuite, tout rapatriement en Israël (qui aurait été massif sans cela) leur ont été interdits, et que la mort de Staline leur a évité de justesse des persécutions plus sévères encore.
A l'extérieur, la politique soviétique jouait un rôle essentiel dans la lutte contre l'impérialisme anglo-américain, mais, sous prétexte de lutter contre celui-ci, assurait sa propre domination sur les " démocraties populaires " et sur les partis communistes, et par là même donnait la meilleure des justifications à son adversaire. Chacun des super-impérialismes ne peut maintenir sa domination sur ses vassaux que grâce à la menace qu'un autre " Grande " fait peser sur ceux-ci. C'est ainsi que tout coup porté à l'un d'entre eux touche en même temps ses rivaux (en facilitant la lutte contre ceux-ci dans d'autres pays), et que se vérifie dans les faits l'unité interne du combat mené par toutes les forces nationalistes neutralistes.
En France, le P.C.F. a lutté résolument contre l'emprise anglo-américaine sous toutes ses formes et a soutenu partiellement les peuples des colonies françaises d'outre-mer. Son anti-colonialisme est très relatif, car subordonné à sa lutte contre l'actuel régime français, et pourrait fort bien se transformer en colonialisme socialiste en cas de prise du pouvoir dans la métropole ; c'est ce qui explique sa participation (alors qu'il était au gouvernement) à l'envoi du corps expéditionnaire en Indochine ainsi qu'aux massacres de la région de Sétif en 1945, sa position longtemps maintenue pour une " véritable " Union Française et pour la départementalisation des Antilles. Par son soutien longtemps inconditionnel à l'impérialisme russe, le P.C.F. a heurté le nationalisme français d'une grande partie de la population dans ce qu'il a de plus légitime, tandis que par son semi-colonialisme, son opposition à toute lutte concrète contre la guerre d'Algérie, il a tenté de se racheter en flattant les déformations impérialistes de ce nationalisme. D'autre part, le P.C.F. ne réclame pas les régions françaises irrédentes :
Wallonie, Suisse française, Val d'Aoste, Canada français, îles normandes, et il ne reconnaît pas le droit à l'indépendance de la Bretagne, de l'Occitanie, etc. ; il parle seulement d'une " situation particulière " en Alsace et en Moselle au lieu de reconnaître l'appartenance allemande de la majeure partie de ce territoire.Les trotskystes se sont souvent opposés à la pratique impérialiste de l'époque stalinienne, réclamant par exemple l'indépendance des républiques soviétiques et l'évacuation des " démocraties populaires " par l'armée russe, mais sans s'apercevoir que cette pratique était liée inéluctablement aux erreurs et aux imprécisions théoriques du marxisme et du léninisme. Là comme en d'autres domaines, ils n'ont fait aucun effort de renouvellement théorique, et ils ont conservé des positions cosmopolites, donc pro-impérialistes (tel le soutien des " Etats-Unis socialistes d'Europe ") ; ils sont parmi les partis d'origine marxiste qui n'ont rien appris sur la question nationale. Ils n'ont pas compris que les conflits économiques se sont toujours développés sur les deux plans (entre nations et entre classes) que la suppression des rapports de force internationaux des impérialismes, est un but en soi tout aussi important que la suppression du capitalisme, et que la lutte pour la paix et l'indépendance nationale est en relation avec la lutte pour le socialisme mais ne s'identifie pas à celle-ci.
Dans le seul pays où ils constituaient une force importante, Ceylan, ils s'opposent au nationalisme cinghalais, et toujours sous prétexte d'égalité formelle, ils favorisent l'invasion croissante de toute l'île par les Tamouls, au lieu de réclamer la cinghalisation de l'Etat, le rapatriement des Tamouls, et le rattachement au Tamilnadu de l'extrême-nord de l'île anciennement et exclusivement peuplé de Tamouls. - de nombreuses nations ont été intégrées à l'URSS par invasion (Lituanie, Lettonie, etc.), accompagnée parfois de l'anéantissement des mouvements révolutionnaires nationaux (Ukraine, Géorgie) ;
- Enfin tend à se constituer une troisième idéologie, expression des intérêts communs de toutes les nations, l'internationalisme ou ethnisme, que l'on peut appeler nationalisme de gauche, patriotisme de gauche, pacifisme conscient.
Le cosmopolitisme n'étant qu'une abstraction masquant une pratique impérialiste, l'internationalisme, l'ethnisme, est la seule alternative concrète à l'impérialisme, la seule conception pouvant arracher aux forces réactionnaires le nationalisme en en détruisant les interprétations abusives. L'ethnisme provient de la découverte par certains marxistes et autres tendances de gauche de l'importance et de la permanence des faits nationaux, et de leur osmose pratique et théorique avec des mouvements purement nationalistes que les faits amènent de plus en plus à prendre conscience des droits de toutes les nations et des implications sociales de leurs luttes contre l'impérialisme.Cette position affirme le caractère fondamental des problèmes nationaux, condamne tous les impérialismes et leurs camouflages cosmopolites, lutte pour l'indépendance et l'unité de chaque nation dans ses limites ethniques, condamne toute immixtion étrangère dans les affaires intérieures d'une nation, réclame la suppression des rapports de force entre nations, et réclame également le développement des échanges pacifiques de tous ordres entre toutes les nations.
Parmi les religions, il faut signaler qu'à l'inverse du " catholicisme " romain (parfait exemple d'un cosmopolitisme à contenu impérialiste et théocratique, qui a toujours rêvé, particulièrement sous le pontificat de Pie XII, du Saint Empire Romain Germanique), et alors que le protestantisme tend au démocratisme cosmopolite, le christianisme orthodoxe a toujours eu tendance à valoriser les cultures nationales, et à affirmer la conception internationaliste d'églises nationales dont la collaboration sans inégalités ni prédominance forme l'Eglise universelle ; il lui reste à préciser que ces églises doivent correspondre non aux Etats existants mais aux ethnies.
Il serait injuste de ne pas indiquer que l'église catholique depuis le concile de Vatican II a commencé une vaste mutation : le latin a été remplacé comme langue liturgique par les langues nationales, une structuration plus démocratique en églises nationales contrebalance de plus en plus le pouvoir autocratique du Vatican, et dans bien des pays s'est affirmée la tendance à assumer la culture nationale et à " autochtoniser " le clergé et l'épiscopat. Mais tout cela est encore très loin d'être réalisé partout.
L'orientation d'indépendance nationale et de coexistence pacifique tend depuis une dizaine d'années à l'emporter contre la politique des blocs impérialistes et monolithiques, lesquels laissent apparaître de plus en plus des signes de désagrégation. Elle en est cependant encore à un stade de réalisation empirique, manque d'élaboration théorique, et en conséquence est entachée dans la pratique de nombreuses manifestations impérialistes.L'action persévérante des communistes yougoslaves aura joué un très grand rôle dans les progrès de cette politique de coexistence active, et ce sont ces principes qu'ont proclamés à la conférence de Bandung les nations d'Asie et d'Afrique récemment libérées. Faute d'avoir adopté la définition linguistique de la nation, il reste beaucoup à faire à ces Etats pour appliquer les principes internationalistes dans leur propre pays, pour éliminer leurs propres tendances impérialistes.
En Yougoslavie, les titistes ont vigoureusement défendu leur indépendance, et ont été le premier communisme national triomphant après la Russie, mais cette fois-ci contre elle, et en rejetant le principe même du cosmopolitisme et d'un quelconque messianisme national. Ils ont ainsi repris les conceptions des communistes nationaux " borotbistes " ukrainiens et des communistes nationaux turcs partisans de Sultan Galiev. Cependant cela ne les empêche pas de conserver des territoires albanais, bulgares, roumains, hongrois, italiens, et d'avoir créé des républiques prétendues autonomes ne reposant sur aucune nationalité réelle (Bosnie, Monténégro, Croatie) afin de faire oublier qu'il existe deux nations distinctes : serbo-croate et slovène (celle-ci incluant les Croates " kajkaviens ") et non une nation " yougoslave ".
La Chine maoïste lutte nettement contre les deux super-impérialismes, et l'on ne peut lui reprocher les inévitables compromis qu'elle est amenée à accepter. Si elle soutient efficacement des mouvements de libération nationale (Vietnam, Cambodge, Arabie du Sud), elle n'hésite pas par ailleurs à appuyer l'impérialisme militaro-fasciste pakistanais contre la nation Bengalie et à préconiser la destruction de l'Etat national hébreu. En définitive, sa politique extérieure montre clairement d'une part que celle-ci est déterminée en fonction d'intérêts diplomatiques nationaux (et non en fonction de principes internationalistes) et d'autre part que les conflits entre nations socialistes sont aussi aigus qu'entre nations capitalistes.Le nationalisme socialiste arabe, baathiste et nassérien, tend à réaliser l'indépendance et l'unité arabes de Casablanca à Abadan. L'action menée par les Etats arabes pour récupérer enfin les immenses richesses pétrolières est une étape décisive du progrès national et est en même temps une défaite d'importance mondiale des impérialismes occidentaux. Mais simultanément toutes les forces politiques arabes entendent maintenir la domination arabe sur les Kurdes, les Araméens, les Coptes, les Berbères, les nations noires du Soudan, etc., et malgré quatre défaites successives, il n'est pas encore certain que les Etats arabes aient abandonné leur volonté farouche de détruire l'Etat national hébreu.
On ne peut par ailleurs reprocher à ce dernier d'avoir recours à la seule aide disponible, l'aide américaine. Pas plus qu'on ne pourrait reprocher à Cuba d'avoir recours à l'aide russe, au Cambodge d'être soutenu par la Chine, et à la Yougoslavie d'avoir été aidée par les Américains.
C'est peut-être dans l'Inde neutraliste que les principes ethnistes ont fait le plus de progrès depuis vingt ans. Toutes les grandes nationalités et plusieurs petites ont obtenu l'officialisation de leurs langues et leur état autonome, et certaines sont maintenant parcourues de forts courants séparatistes (Cachmiriens, Mahrates, Tamouls...).En Afrique, où la domination impérialiste fut sans doute plus féroce que partout ailleurs, les territoires coloniaux avaient été découpés de la manière la plus absurde, sans tenir compte des nationalités. La recherche du maximum d'efficacité contre le colonialisme européen a donné naissance au pan-africanisme neutraliste, et déjà dans certaines nationalités, outre ce nécessaire anticolonialisme négatif, apparaissent des consciences nationales positives, qui après éclatements et regroupements des actuels Etats artificiels, aboutiront à de véritables états nationaux.
En Russie, des progrès très nets dans un sens internationaliste se manifestent. La reconnaissance par Staline que la langue se place au niveau des forces productives et non des faits de classes, la déclaration russo-yougoslave de Belgrade proclamant que la politique intérieure de chaque nation ne concerne qu'elle-même, l'admission au moins théorique des voies nationales du socialisme, la mise en &brkbar;uvre par les successeurs de Staline d'une politique de détente et de concurrence pacifique, la suppression des sociétés étatiques mixtes dans les " démocraties populaires ", le rétablissement des républiques de l'U.R.S.S. dissoutes par Staline, constituent des étapes importantes pour l'élaboration et la victoire mondiale de l'internationalisme.
On peut espérer que le moment viendra où tous les partis communistes après être passés du cosmopolitisme au nationalisme russe, abandonneront l'idée de " la Russie, patrie du socialisme " (qui recouvrait un défaitisme face à leurs propres capacités de prendre le pouvoir et de construire le socialisme), abandonneront leur double nationalité pour devenir pleinement nationaux en même temps que véritablement internationalistes.
Il est cependant de toute évidence qu'un impérialisme ne peut en aucun cas se suicider et disparaître de bon gré. L'évolution idéologique des dirigeants du colonialisme russe est elle-même le résultat de la pression croissante des peuples opprimés, et l'on pouvait prévoir que les luttes de ceux-ci seraient dures pour imposer aux dirigeants russes le développement et l'application de leurs nouveaux principes. Le sauvage écrasement par les blindés russes de la Hongrie et de la Tchécoslovaquie un moment libérées nous empêche de jamais l'oublier. La victoire du socialisme national en Albanie et en Roumanie et les remarquables succès de ces régimes sont des exemples permanents qui seront tôt ou tard suivis dans toutes les " démocraties populaires ", comme ensuite dans les Républiques " soviétiques ".
Les faits amèneront de plus en plus les marxistes à abandonner leur opportunisme radical sur la question nationale à tempérer leur déterminisme de classe exclusif en admettant aussi un déterminisme ethnique, et à étayer ainsi une doctrine devenue manifestement insuffisante.
Dans les pays occidentaux capitalistes, qui au cours des derniers siècles avaient étendu leur domination sur presque toute la Terre, le développement des tendances internationalistes ne s'est fait qu'avec beaucoup de retard. Les nations indépendantes dont l'état national et la conscience nationale étaient déjà formés à l'époque féodale et s'étaient renforcés au début de l'époque bourgeoise, comme celles dont l'homogénéité s'était affirmée au cours de cette époque bourgeoise, sont maintenant en voie d'être colonisées à leur tour par le super-impérialisme anglo-saxon; et cela, de par la logique interne du système capitaliste auquel elles demeurent attaché: concentration du capital et impérialisme anglo-américain sont les deux noms d'un même phénomène.
Aux U.S.A., les mouvements noirs, amérindiens et espagnols se sont fortement développés mais demeurent confus. Les autres nationalités refusent déjà le fameux " melting-pot " américain et entendent conserver leur identité culturelle, tout en demeurant loyalement " américains. L'éclatement des Etats-Unis viendra le jour encore lointain où la lutte de ces peuples contre la domination W.A.S.P. (White Anglo-Saxons Protestants) les conduira au séparatisme.En France, de Gaulle réussit à imposer la décolonisation de l'Algérie et de l'Afrique Noire, mais échoua dans sa seconde tâche historique: la destruction de l'impérialisme américain en France et la suppression du Marché Commun. Cet échec fut dû autant à son incapacité à voir les conséquences sociales de son option nationale, qu'à l'aveuglement cosmopolite de la gauche. La victoire de la gauche et le proche destin de la nation française dépendront principalement de la capacité de cette gauche à assumer pleinement la dimension nationale de son combat.
En Allemagne, le sanglant impérialisme hitlérien a mené à une catastrophe sans précédent. La nation allemande s'est trouvée amputée de vastes territoires à l'Est (Basse Silésie, Sudètes), des millions de ses citoyens ont été déportés vers l'Ouest, et ce qui en restait a été divisé en deux parties dominées l'une par les Américains, l'autre par les Russes. La réunification et l'indépendance de l'Allemagne passera nécessairement par la détente internationale, la socialisation de la République " fédérale " et la démocratisation de la République " démocratique ". La renaissance de la conscience allemande que l'on constate ces dernières années, en même temps que s'affaiblissent les illusions européistes, devra plus que partout ailleurs faire une claire distinction entre les nombreuses et justes revendications nationales et les nostalgies impérialistes.
Dans les pays espagnols d'Amérique, l'hostilité à l'impérialisme yankee a triomphé à Cuba. Mais la conscience de l'unité hispanique est encore faible, et la fragmentation des luttes qui en est résultée a contribué à diverses défaites (Chili, Argentine, Uruguay).
Dans les pays amérindiens d'Amérique centrale et méridionale (Guatemala, Salvador, Pérou, Bolivie, Paraguay, etc.), on se trouve devant des cas typiques de ce qu'on peut appeler des impérialismes superposés. Les masses amérindiennes sont maintenues dans une situation de servage, de profonde misère et d'analphabétisme par des Etats appartenant à des minorités espagnoles, lesquels états sont à leur tour exploités par les trusts anglo-saxons. Il n'y a pas encore de véritables mouvements nationalistes Mayas, Kitchouas, Guaranis, etc., mais une conscience nationale commence d'apparaître, en particulier chez les Kitchouas.Enfin en Europe occidentale, les nationalités colonisées depuis l'époque féodale ou le début de l'époque bourgeoise ont connu un très grand retard dans leur prise de conscience. Si l'on met à part l'Irlande, la Catalogne-Sud, et l'Euskadi-sud (soumis à des types de domination semi-féodaux), ces ethnies avaient à s'opposer à des pays en pleine expansion capitaliste, prospères, puissants, et qui les avaient soumises à une assimilation et une intégration déjà anciennes.
Il y a maintenant pour la première fois la possibilité pour ces ethnies de donner à leur mouvement national un contenu social progressiste et socialiste, face au capitalisme pourrissant des nations qui les dominent. Depuis dix ans, les mouvements nationaux ont connu un développement fulgurant en Ecosse, en Galles, en Bretagne, en Occitanie, en Rhétie, en Frise, en Laponie. En Sardaigne, mais il leur reste un chemin difficile à parcourir. Ils se heurtent simultanément d'une part à la vieille idéologie droitière d'identification et de soumission à l'Etat dominant et d'autre part au cosmopolitisme qui est l'idéologie du " capitalisme moderne " européo-américain, et qui est encore partagée par la grande majorité des forces dites " de gauche ".
Soulignons encore une fois que c'est seulement sur la base d'une étude scientifique des faits nationaux que l'internationalisme peut servir de guide pratique. A une époque où les contradictions entre nations ont pris le pas sur les contradictions entre classes (où tout au moins la solution de celles-ci passe par la solution de celles-là), il s'agit là d'une nécessité première. Essentiellement si l'on n'admet pas le critère linguistique, pris historiquement, et corrigé dans certains cas par le critère démographique, il ne reste en fait pour savoir quand et jusqu'où il y a nation, que le critère étatique, c'est-à-dire le soutien des impérialismes établis, ou encore un vulgaire opportunisme réduisant ses tenants à être sur les questions nationales une simple arrière-garde du mouvement historique.
ECHANGES INTERNATIONAUX
Jusqu'à présent, c'est presque toujours à travers des rapports de force que se sont réalisés les échanges internationaux économiques, culturels et humains. Ces échanges constituent l'aspect positif des rapports internationaux et ne sont pas nécessairement liés aux rapports de force.
Au point de vue économique, tous les peuples ont besoin de certains produits venus de l'étranger, et disposent eux-mêmes de certains produits désirables pour d'autres nations. Une indépendance économique totale n'est actuellement réalisable pour aucune nation, si riche fût-elle, et signifierait pour tous les peuples de graves privations ou un surcroît démesuré de travail. Un commerce international débarrassé de toute exploitation, basé sur les intérêts réciproques, est donc hautement désirable.
Si l'on considère le nombre des nations et la très grande variété de leurs économies, il paraît certain qu'un tel commerce correspondant aux intérêts des uns et des autres est presque toujours possible. Lorsque dans des cas qui ne peuvent être qu'exceptionnels, un tel accord ne peut avoir lieu, l'obtention dans le pays même de produits similaires et même la privation momentanée sont à longue échéance moins préjudiciables aux intérêts nationaux que l'aliénation même partielle de l'indépendance nationale, qu'une dépendance à sens unique.
Dans la mesure où l'inégalité de la productivité du travail dans les différents pays tend à entraîner une certaine inégalité dans les échanges économiques, seules l'indépendance politique, la possibilité de jouer un jeu de bascule entre impérialismes rivaux, peuvent atténuer puis supprimer cette inégalité. Toute intégration dans une fédération n'aboutirait qu'à un accroissement de l'inégalité, et dans le cas le plus favorable, à un développement dans un sens ne correspondant pas aux intérêts nationaux et accentuant la dépendance vis-à-vis de l'autre ethnie.
Ce n'est pas un hasard si dans la Yougoslavie socialiste et fédérative, le Monténégro, de peuplement serbo-croate, reçoit des subventions étatiques quatre fois plus fortes, par tête d'habitant, que la Macédoine, tout aussi sous-développée, mais de peuplement bulgare et albanais.
Le maintien de l'indépendance est parfaitement compatible avec la plus totale coopération, tout autant qu'une quelconque fédération, mais elle donne de plus le maximum de garanties pour que cette coopération soit toujours basée sur les intérêts nationaux. L'autorité supra-nationale, la fédération n'ajoute rien aux possibilités de coopération, mais rend plus aisée toute tentative impérialiste en lui fournissant un cadre institutionnel et légal par où elle pourra se réaliser. Les tendances impérialistes continuant d'exister dans un monde socialiste, une entité économique supra-nationale socialiste est aussi nocive qu'une entité supranationale capitaliste. Jusqu'à l'entrée dans un monde communiste sans tendances impérialistes et sans état l'état national demeure la seule forme politique valable pour assurer au mieux le développement économique du pays. Encore faut-il qu'à l'indépendance formelle, s'ajoute la prise en mains de l'économie et de l'état par des forces ethnistes authentiques. Même en ce qui concerne les pays sous-développés, il est maintenant incontestable que la ligne nationaliste neutraliste suivie par plusieurs d'entre eux depuis des années est la plus adéquate, leur permettant en particulier d'obtenir les prêts à long terme et à faible intérêt que les superimperialismes rivaux ne manquent pas de leur offrir. Ils bénéficient ainsi d'avantages supérieurs à ceux dont peuvent jouir les satellites dociles de l'Ouest et de l'Est.
On doit souligner que l'indépendance économique totale sera de plus en plus possible (ce qui ne veut pas dire nécessairement souhaitable), à mesure que les hommes connaîtront les mécanismes de la nature et pourront les reproduire à volonté. L'utilisation de l'énergie atomique et de l'énergie solaire, les méthodes d'amélioration des sols et l'agriculture hydroponique, la fabrication de produits synthétiques et la transmutation des métaux, rendent théoriquement possible l'indépendance économique totale. Lorsque le perfectionnement de ces techniques les aura toutes rendues pleinement rentables, la complète indépendance nationale ne dépendra plus que de la quantité de travail que la nation aura voulu fournir pour la réaliser.
Notons en passant qu'il n'existe pas et qu'il existera de moins en moins de pays irrémédiablement pauvre. La richesse d'un pays dépend pour une part des richesses naturelles (et ceci de moins en moins), mais dépend surtout de la quantité de travail et de la nature du travail qui lui a été consacré, de sa mise en valeur, et de l'appropriation par les gens du pays des bénéfices de ce travail. C'est dire que la richesse d'un pays dépend surtout de sa structure économico-sociale et de son indépendance nationale.
Le remarquable développement économique de l'Islande depuis cinquante ans montre à quel point l'indépendance est bénéfique même pour les pays qui se trouvent dans les conditions naturelles les plus défavorables.
A mesure que disparaissent les rapports de force entre nations, que disparaissent l'hostilité systématique comme la servilité systématique qui en résultent envers tout apport étranger, à mesure que des relations pacifiques se généralisent, il devient possible et profitable pour chaque nation de connaître les divers aspects des autres civilisations afin d'adopter tel ou tel élément qui lui paraît désirable. Ces possibilités ont certes toujours existé, mais elles étaient plus limitées, et leurs aspects enrichissants étaient accompagnés d'aspects destructifs.
La richesse d'une civilisation dépend en partie de la fréquence et de la variété de ces contacts culturels et le progrès multiforme de l'humanité dépend pour une grande part de la diversité des cultures (permettant recherches, expériences et innovations dans tous les sens) et de la fréquence de leurs relations. Aucune culture ne possède de supériorité universelle. Les civilisations européennes très avancées en certains points (techniques de la matière) et auprès desquelles les autres civilisations ont énormément à apprendre sur ce terrain, peuvent être très arriérées sur d'autres (connaissance du fonctionnement et des possibilités de l'être humain).
Si l'on juge une civilisation selon le degré de bonheur qu'elle procure, on peut penser que certains peuples amérindiens, sud-asiens, océaniens, sont plus civilisés que les Européens. Ce qui est un progrès pour un peuple pouvant très bien ne pas en être un pour d'autres, seuls les participants d'une civilisation peuvent apprécier valablement ce qui constitue ou non un enrichissement pour cette civilisation et un progrès pour eux-mêmes; les membres d'une autre ethnie ne peuvent en juger qu'en fonction des conditions naturelles de leurs pays et des critères de leur propre civilisation.
Les contacts culturels présupposent l'apprentissage en tant que langues secondes de langues étrangères aussi diverses que possible ; ce multilinguisme varié basé sur le désir de connaître la personnalité originale des autres, est le contraire même du bilinguisme étape de l'assimilation, basé sur le désir d'imposer à l'autre sa propre personnalité ou sur le mépris et la sous-estimation de ses propres valeurs.
Enfin, parmi les échanges proprement humains, il faut distinguer entre l'échange provisoire d'individus tels que le tourisme, l'exercice du droit d'asile, les stages d'étude et de travail, qui sainement organisés ne peuvent que renforcer les liens culturels et être un moyen d'enrichissement pour tous, et d'autre part l'échange définitif d'individus: naturalisation et métissage.
A une échelle restreinte, ceux-ci n'ont d'inconvénients que pour les personnes directement intéressées, par les difficultés d'adaptation qu'ils présentent pour eux et leurs enfants, surtout si les deux peuples originaires étaient très différents.
A une échelle importante, naturalisation et métissage modifient profondément le caractère national, et créent ainsi des perturbations sociales et culturelles dont en définitive sont victimes les autochtones dans leur ensemble. Le premier moyen d'éviter une immigration abusive est d'obtenir dans chaque pays une natalité équilibrée correspondant au niveau optimum de peuplement du pays, toute autre mesure ne venant que consolider cette situation.
L'ECRITURE
Il ne peut être question d'examiner ici quelles techniques sont valables universellement et quelles ne le sont pas. Il faut cependant examiner le cas de l'une d'entre elles, l'écriture.
Il y a plusieurs systèmes d'écriture ; certaines sont idéosyllabiques (écriture chinoise), d'autres sont syllabiques (écritures indiennes), d'autres sont alphabétiques mais plus ou moins mêlées d'idéographisme (arabe, français) ou plus purement phonétiques (italien, espagnol, turc).
Alors qu'une langue exprime une manière d'être plus encore qu'elle n'est une manière de faire et que chaque langue est donc préférable pour sa propre nation, l'écriture, elle, est essentiellement une technique, et il existe entre les systèmes d'écritures une hiérarchie valable mondialement.
Une écriture est supérieure à une autre dans la mesure où elle reproduit plus aisément et plus exactement la parole, dans la mesure où elle se rapproche davantage du phonétisme alphabétique, dans la mesure où chaque son est toujours représenté par le même signe, et ou chaque signe représente toujours le même son.
L'introduction dans l'écriture d'éléments autres qu'alphabétiques-phonétiques constitue une difficulté parfaitement inutile et immotivée ; la langue est par elle-même suffisamment significative pour que sa re-production écrite exacte le soit également. Toutes adjonctions étymologiques, simples produits du pédantisme et du passéisme, sont totalement étrangères au rôle fonctionnel du langage écrit; il est d'ailleurs à la portée de chacun de s'en persuader rapidement par l'usage d'une orthographe phonétique adaptée à sa propre langue.
Cette difficulté de toute orthographe non-phonétique, c'est-à-dire du plus grand nombre d'écritures actuelles, exprime le conservatisme des classes dirigeantes (qui peuvent par un long apprentissage surmonter les difficultés de ces orthographes) et constitue un obstacle à l'acquisition de l'instruction par le peuple.
Plus encore, toute écriture non-alphabétique-phonétique s'insère dans les luttes entre "classes d'âge" fait partie de l'oppression de l'enfance et de l'adolescence par les adultes, et par son caractère irrationnel constitue un obstacle majeur à toute éducation libertaire. A l'enseignement des extravagances de l'orthographe actuelle, doit être substitué celui de la phonétique et d'une prononciation correcte, d'où découle automatiquement l'écriture correcte une fois l'alphabet appris.
RAPPORTS DE FORCE ENTRE NATIONS
Les rapports entre ethnies ont été jusqu'a présent essentiellement des rapports de force. La tendance générale des ethnies à opprimer, exploiter, dépouiller et détruire les autres nations et l'ensemble des faits en résultant est l'impérialisme (ou colonialisme).
Les luttes entre nations ne sont pas intrinsèquement liées à leur existence. Le fait de la différence de langue, de l'incompréhension ne peut conduire par lui-même et au pis-aller qu'à l'absence de relations et a l'indifférence ou à la méfiance; il en est de même des différences raciales et culturelles. Les conflits entre nations découlent uniquement de causes économiques et de causes psycho-sexuelles.
Les rapports de force entre nations peuvent se présenter de plusieurs façons :
- Il peut y avoir génocide physique, c'est-à-dire anéantissement pur et simple d'une nation, accompagné du repeuplement du territoire par les membres de la nation impérialiste. Le génocide physique peut s'opérer par guerres et exécutions, par famines, épidémies et autres maladies provoquées volontairement ou non. Il peut ainsi y avoir génocide physique par les conséquences d'une simple immigration étrangère et sans intervention d'actes de violence, ou du moins sans que ceux-ci jouent un grand rôle. Il y a alors substitution de population, et tout problème international est ainsi supprimé, une fois le massacre terminé. Le génocide physique a été tenté et plus ou moins réalisé par les Allemands contre les Hébreux, par les Turcs contre les Arméniens, par les Anglais contre les Tasmaniens et contre des peuples amérindiens et australiens, par les Espagnols contre les Guanches des Canaries et les Amérindiens des Antilles, etc...
- Il peut y avoir substitution de population par poussée démographique et occupation du territoire sans destruction des indigènes, avec ou sans expulsion des indigènes. C'est ce que tentent ou ont tenté les Allemands et les Français en plusieurs points de leur frontière linguistique commune, les Français en Algérie, les Italiens à Trieste, les Turcs en Ionie, les Chinois en Mandchourie et en Mongolie intérieure, les Vietnamiens en Cochinchine, les Russes en Carélie, etc... Les faits sont évidemment très différents selon qu'il s'agit de territoires à forte densité ou de territoires presque vides d'habitants.
- Il peut y avoir génocide culturel, c'est-à-dire destruction de la langue et de la culture d'une nation et son remplacement par la langue et la culture du peuple vainqueur au moyen de toutes sortes de pressions étatiques et autres. Il y a alors assimilation accompagnée à des degrés divers de soumission politique et d'exploitation économique; cela s'accompagne d'ordinaire d'un métissage plus ou moins intense. Il s'agit là du cas d'impérialisme le plus fréquent. Le génocide culturel a été ou est actuellement tenté par les Espagnols contre les Catalans, les Basques et de nombreuses nations amérindiennes, par les Français contre les Bretons, les Occitans, et contre diverses nations et fractions de nations africaines, par les Russes contre de nombreuses nations de l'U.R.S.S., par les Birmans, contre les Môn, etc...
- Enfin, l'assimilation peut s'opérer uniquement par pression culturelle, sociale, économique, sans violence directe et sans contrainte étatique. Telle a été l'action des Araméens sur les Accadiens, des Grecs sur les Albanais, telle a été celle des Arabes sur les Berbères en Afrique du Nord, durant la domination française, etc...
En pratique, ces différents procédés, ou du moins certains d'entre eux sont fréquemment combinés, et l'assimilation vient achever ou contrecarrer l'occupation territoriale ou le génocide physique.
Toute assimilation repose à l'origine sur des rapports de force: si des individus peuvent isolément pour des raisons diverses (origine raciale, intérêts économiques, raisons sentimentales), désirer leur intégration à une autre nation, par contre, aucun peuple dans son ensemble n'adopte de son plein gré une langue et une culture étrangères : il n'y a pas de suicide nationaux, pas plus culturels que physiques.
Il y a donc au départ conquête militaire, guerre, ou tout au moins conquête politique. L'assimilation se réalise ensuite par la pression constante des organismes de l'Etat et des autres organismes sociaux de l'ethnie dominante, et par l'installation dans le pays soit d'une mince couche dirigeante, soit de groupes nombreux de colons disputant la terre aux indigènes.
L'Etat peut être soit l'instrument incontesté de l'ethnie dominante, et les membres de l'ethnie dominée sont alors privés de tous droits politiques (comme les peuples des colonies françaises avant la dernière guerre, ou comme actuellement les Zoulous - Sothos en République Sud-Africaine), soit le cadre où s'affrontent l'ethnie dominante et les peuples dominés, les membres de ces peuples pouvant alors jouir des mêmes droits politiques que les membres du peuple dominant.
L'Etat belge, originairement organe de la bourgeoisie française et francisée (d'une bourgeoisie qui s'est résignée à l'indépendance après que les interventions étrangères lui eurent interdit la fusion avec la France), est maintenant âprement disputé entre Français (Wallons) et Néerlandais (Flamands). L'égalité des forces où sont parvenus les deux camps, les tendances politiques opposées des deux régions, la perte récente des ressources procurées par l'exploitation du Congo, sont des facteurs hautement favorables à l'éclatement de l'Etat belge.
L'Etat suisse a été jusqu'en 1815 un Etat de bourgeois et de paysans allemands (dénommé officiellement " Ligues suisses des Hautes-Allemagnes "), ayant vassalisé quelques populations allogènes (pays de Vaud par exemple). En 1815, lui furent adjointes d'autres populations étrangères en même temps que fut établie l'égalité juridique des territoires. Cette structure politique fédérale permet une situation culturelle assez bonne pour les minorités dans les cantons homogènes (Genève, Neuchâtel, Vaud, Tessin), tandis que les cantons mixtes (Berne, Fribourg, Malais, Grisons) sont le cadre d'une intensive expansion allemande par immigration et assimilation, d'où la naissance du mouvement jurassien. Il y a, de plus, une évidente prédominance politique et une disparité de développement économique au profit des Allemands. Des causes économico-sociales (principalement le rôle de banquier à neutralité respectée qui lui a été confié par les grands capitalismes européens, et qui assure sa prospérité) maintiennent pour un temps encore l'existence et même la solidité de l'Etat suisse.
La forme fédérale de l'Etat ne garantit nullement contre l'oppression nationale: les Etats-Unis par exemple, dans toute leur étendue, ne sont qu'un gigantesque creuset d'anglicisation, où subsistent des régions coloniales, et où les minorités ethniques occupent les plus bas degrés de la hiérarchie économique. Selon la situation antérieure de la nation, le statut d'Etat fédéré est soit une étape vers l'annexion totale, soit une étape vers l'indépendance totale; encore ce statut n'a-t-il de valeur progressive que si les unités fédérées correspondent au moins approximativement aux unités ethniques.
Dans un certain nombre de pays se superposent plusieurs étages de domination impérialiste, les luttes d'émancipation nationale présentent alors plusieurs phases: tout d'abord toutes les nations soumises luttent unies contre la nation dominante sous la direction de la nation occupant le deuxième rang de cette sorte de hiérarchie et au nom de ce nationalisme-là. C'est seulement une fois cet objectif réalisé que se développent les mouvements nationaux des nations occupant les étages inférieurs contre l'ethnie devenue dirigeante. Ainsi, tous les peuples de l'Empire des Indes ont chassé les Anglais dans le cadre du nationalisme hindou, et c'est seulement maintenant que les peuples non-hindous, principalement les nations dravidiennes, luttent contre la domination hindoue. De même récemment en Algérie, Arabes et Berbères ont mené une seule lutte, celle du nationalisme arabe contre le colonialisme français, le problème de l'émancipation des Berbères contre les Arabes ayant été nécessairement remis à plus tard.
L'ASSIMILATION
L'assimilation, tout le temps qu'elle est en cours, signifie pour le peuple soumis un obstacle majeur à l'acquisition de l'instruction.
L'enseignement donné dans une langue étrangère, la réduction de la langue maternelle à l'état de langue non-littéraire, de langue paria et méprisée, empêche le développement des facultés créatrices de l'individu, détruit une condition essentielle de l'épanouissement de l'enfant, et conduit ainsi tout un peuple à une sorte de refoulement et de dépérissement culturel. L'ouvrage de l'U.N.E.S.C.O., " L'emploi des langues vernaculaires dans l'enseignement " a formellement reconnu la nécessité de l'enseignement dans la langue maternelle.
L'assimilation ne se réalise presque jamais d'un seul coup, par la substitution brutale d'une langue à une autre, elle s'opère par l'étape intermédiaire du bilinguisme. De génération en génération, on passe d'un monolinguisme national à un bilinguisme à prédominance nationale, puis à prédominance étrangère, et enfin à un monolinguisme étranger. A l'échelle des groupes sociaux, le bilinguisme n'est jamais autre chose que le passage plus ou moins rapide d'une langue à une autre.
Lorsque l'assimilation est terminée, il subsiste le fait d'une langue ne correspondant pas au tempérament, à la structure mentale, des assimilés. C'est seulement plusieurs générations après la disparition de la langue que l'assimilation, renforcée par le métissage et l'adoption des nouvelles moeurs, sera véritablement achevée et ne sera effectivement plus une oppression.
Si le peuple assimilé était trop nombreux ou trop différent du peuple assimilateur, on pourra aboutir à la modification du langage vainqueur et à la constitution d'une nouvelle ethnie.
Dans une nation indépendante, non soumise à l'assimilation, la conscience nationale est l'expression naturelle du subconscient, la rationalisation des liens réels et profonds qui unissent ses membres; alors qu'au contraire chez les membres d'une nation dépendante soumise à l'assimilation, il existe un sentiment confus, un subconscient national plus ou moins complètement refoulé par la conscience nationale étrangère qui se superpose à lui sous la pression de l'Etat étranger et de l'éducation qu'il dispense, sous la pression des classes supérieures assimilées.
Il n'y a pas de véritable santé physique, pas de développement harmonieux de la personnalité, si l'on ne détruit pas le refoulement et l'aliénation linguisticoculturels qui sont parmi les plus grands maux dont souffrait et souffre encore la majorité de l'humanité.
L'EXPLOITATION
On a trop négligé le fait que l'exploitation de l'homme par l'homme est l'exploitation d'une nation par une autre nation au moins autant que l'exploitation d'une classe par une autre classe. Plus encore que des classes prolétaires, il y a des nations prolétaires.
Cette exploitation peut revêtir des formes diverses.
Le cas le plus général et le plus aigu, est celui des colonies. La colonisation signifie d'abord la destruction du système économico-social indigène, lequel est parfois très supérieur à celui des occupants: par exemple, l'Etat socialiste des Kitchuas au Pérou détruit par l'Etat féodal espagnol. Les indigènes sont ensuite réduits à un état voisin de l'esclavage, soumis à une famine chronique, et constituent une main-d'oeuvre à bon marché, parfois une réserve de chair à canon pour des guerres ultérieures. Le pays n'est considéré que comme une source de matières premières ou de produits exotiques, et un débouché pour les produits finis métropolitains; il demeure sous-développé et dépourvu d'industrie importante.
Le cas des semi-colonies est assez semblable, bien que jouissant d'une indépendance politique formelle ; toutes les richesses principales, les secteurs-clés de l'économie, et en définitive le gouvernement lui-même, sont aux mains de sociétés étrangères. Tels sont presque tous les pays d'Amérique latine, ou certains pays arabes (royaume Séoudien, Oman, Jordanie), par rapport aux Anglo-Américains.
Dans les pays post-capitalistes, socialistes, il peut y avoir une forme presque identique: un des Etats n'est en fait qu'un camouflage de la domination étrangère, et le prélèvement d'une partie de la production nationale s'opère soit par sociétés étatiques mixtes, soit par accords commerciaux entre états, soit par le biais d'un marché commun (Comecon). Telles sont la Tchécoslovaquie ou la Hongrie par rapport à la Russie.
Il y a le cas de pays sous-développés, intégrés sans inégalité politique à un Etat étranger. Le complexe d'infériorité résultant de la domination et de l'assimilation, les contacts étroits et inégaux entre peuples à tempéraments différents provoquent une relative inactivité, une sorte de dégoût de vivre ou d'agir, une non-participation latente. Il en résulte une sous-productivité et la ruine devant la concurrence étrangère. Ces pays bénéficient d'investissements moindres et sont victimes de la politique économique suivie par l'Etat dominant. L'économie est orientée non point afin de satisfaire au mieux les besoins de la population du pays, mais selon les intérêts de la nation étrangère et de sa classe dominante. Le pays est souvent voué à une monoproduction garantissant sa dépendance. Dans cette situation se trouvent la Sardaigne par rapport à l'Italie, l'Occitanie par rapport à la France, l'Ecosse par rapport à l'Angleterre, la Lituanie et le Turkestan par rapport à la Russie.
Il existe enfin certains pays assez développés dont l'évolution est entravée par leur annexion à une nation économiquement moins avancée, et qu'ils sont plus ou moins forcés d'entretenir: par exemple la Catalogne et l'Euzkadi (Pays basque) annexés à l'Espagne.
En général, toute inclusion d'une ethnie au sein d'une unité économique et politique où prédomine une autre ethnie signifie en fait oppression économique même si cette unité économico-politique est réputée plus évoluée. On a ainsi par la destruction de leur système économique, par la contrainte pure et simple, par la pression de toute une ambiance culturelle, forcé les Polynésiens, certains Amérindiens, certains Caucasiens et Turcs à se livrer à des travaux qui leur répugnaient profondément afin qu'ils puissent acheter ensuite des objets dont ils n'avaient ni désir ni besoin, ou qu'en tout cas, ils appréciaient beaucoup moins que leur ancien mode de vie. On ne peut expliquer autrement que par une riposte à l'impérialisme socialiste russe le passage en masse dans le camp allemand, lors de la dernière guerre, de plusieurs peuples de l'URSS (Tchetchènes, Mongols de la Volga, Turcs de Crimée et de Ciscaucasie).
Il faut s'apercevoir de ce fait fondamental : les besoins (et les capacités) économiques ne sont pas les mêmes pour tous les peuples. De nombreuses réalisations des civilisations européennes peuvent très bien ne pas présenter d'intérêt pour certains peuples, par exemple les chemins de fer pour les Polynésiens ou les frigidaires pour les Eskimos. Pour de nombreux peuples équatoriaux ou tropicaux, les besoins de vêtement, de chauffage, de logement sont réduits à très peu de choses et peuvent être satisfaits par un léger travail. Les besoins alimentaires peuvent être satisfaits de façon très différente, selon la densité de la population et les ressources naturelles.
En supposant que dans toutes les nations, l'orientation et la gestion de l'économie soient effectivement entre les mains du peuple, on peut être certain que dans la quantité, l'organisation et la discipline du travail, dans la quantité et la nature de la production, des choix très différents seraient faits selon les conditions géographiques, le tempérament et les goûts de chaque nation.
Tous les problèmes économiques et sociaux (et culturels) se posent ainsi différemment selon les nations. En d'autres termes, à la relativité dans le temps s'ajoute pour tout problème et toute solution la relativité dans l'espace, à la relativité historique, la relativité géographique.
NATIONS ET CLASSES
Presque tous les peuples de l'univers formant des sociétés de classes, et pour la plupart d'entre eux depuis fort longtemps, les luttes entre nations sont étroitement mêlées aux luttes entre classes.
Dans toute nation indépendante (et comprenant des classes), les luttes internationales sont dirigées par la classe dominante et visent essentiellement à la satisfaction des intérêts de cette classe. C'est surtout aux maîtres d'esclaves, aux féodaux, aux capitalistes, aux bureaucrates, que profitent les nouvelles conquêtes ; ce sont principalement eux qui s'emparent des richesses naturelles et de la main-d'oeuvre du pays vaincu.
Les classes inférieures de la nation profitent elles aussi, à un degré moindre, de la colonisation, soit pour certains directement par l'immi-gration (comme " colon " ou fonctionnaire) ou la participation aux bénéfices des sociétés, soit pour toute la population indirectement par les améliorations (salaires, prix, investissements) accordés par la classe dominante, améliorations que celle-ci prélève sur les surprofits coloniaux. On doit cependant préciser que le soulèvement des colonies contribue fortement au renversement de la classe dominante, et qu'ainsi les peuples coloniaux peuvent être les alliés des classes exploitées de la nation dominante : les avantages que celles-ci peuvent tirer de la colonisation sont moindres que ceux qui résulteraient du renversement de leurs propres exploiteurs nationaux.
Il arrive souvent que la classe dominante abandonne volontairement les intérêts nationaux ; menacée par un soulèvement de son propre peuple, elle peut choisir la soumission à une classe dominante étrangère, ce qui constitue pour elle un moindre mal. Telle est depuis plusieurs années l'attitude d'une large fraction des bourgeoisies française et japonaise, des féodalités persanes et de certains pays arabes, vis-à-vis des Anglo-Américains.
Au sein d'une nation dépendante, la classe dominante adopte dans une large mesure cette attitude ; seul compte alors pour elle le sauvetage de ses privilèges. Quels que puissent être les inconvénients de cette attitude, elle tend à s'intégrer au maximum à la classe dominante étrangère dont elle adopte la culture et dont elle se fait le meilleur auxiliaire. Nombre de bourgeois français étaient ainsi pro-allemands en 1940-44, la plupart des féodaux d'Afrique du Nord étaient encore récemment pro-français, les bureaucrates ukrainiens sont en général pro-russes, etc...
Ce sont parmi ces assimilés collaborateurs (qui peuvent d'ailleurs venir également d'autres couches de la nation) que se trouvent les plus farouches chauvins de la nation conquérante. Le refoulement linguistique et culturel dont souffrent inconsciemment mais profondément ces assimilés est la cause réelle de leur agressivité et de leur impérialisme. En luttant contre les non-assimilés, ils luttent contre leur propre subconscient, et ils se vengent de l'oppression qu'ils ont subie dans leur jeunesse en l'imposant aux autres. Tels sont l'Italien francisé Buonaparte, le Géorgien russifié Djougachvili-Staline, le Portugais hispanisé Franco, les Juifs antisémites, les Occitans francisés l'" Action Française ". (Ces derniers partiellement, car leur programme de " décentralisation " et de défense des dialectes est une survivance de conscience occitane opposée à leur nationalisme français ultra-chauvin).
Dans les nations dépendantes, c'est ainsi que les intérêts nationaux, la langue et la conscience nationales, ne sont plus représentées que par les classes moyennes et inférieures, ou des fractions de ces classes, ainsi que par de rares éléments des classes supérieures. Pour ces classes, la lutte contre la couche dominante et la lutte pour l'indépendance nationale ne sont en fait qu'une seule et même chose. C'est d'ordinaire lorsque l'assimilation atteint profondément ces couches moyennes et inférieures qu'apparaît dans leur sein parmi leurs membres semi-assimilés, une avant-garde révolutionnaire tant nationalement que socialement. L'apparition de cette avant-garde qui rejette l'assimilation et la conscience étrangère est le prélude à la libération politique, économique et culturelle de la nation, qui signifie la plupart du temps un changement simultané de régime social.
Cette avant-garde passe évidemment par des degrés croissants de radicalisation en rapport avec les circonstances, débutant par une action " purement culturelle ", de timides revendications économiques, de vagues et abstraites idéologies " régionalistes " ou " fédéralistes ", des organisations floues de type amateuriste, pour arriver à une action d'ensemble à la fois culturelle, économique et politique, animée par une doctrine nationale et sociale concrète et cohérente, menée par des organisations fortement structurées.
La lutte pour l'indépendance nationale s'exprime alors par une ligne politique d'union des classes nationales : paysans, petits-bourgeois, ouvriers, capitalistes nationaux (ou bureaucrates-nationaux), et le rôle de chacune de ces classes peut être d'importance très variable selon la situation particulière de chaque pays.
Les luttes entre les nations ne sont pas produites par les luttes de classes ; elles peuvent exister entre des nations sans classes : telles sont les luttes entre les peuples dits " primitifs ".
Ni le renversement du capitalisme, ni même la disparition des classes, ne sont par eux-mêmes une garantie contre la domination d'une nation par une autre. Une nation sans classes peut très bien exploiter économiquement et assimiler culturellement une autre nation sans classes, et l'on peut dire alors que celle-ci est globalement réduite au rang de classe exploitée. Un tel processus est à l'origine de l'existence des classes, concurremment avec la division du travail. Non seulement l'impérialisme n'est pas un simple produit du capitalisme, mais tout système de classes est un produit direct ou indirect de l'impérialisme. L'histoire de la Grèce et de Rome le montre surabondamment ; la révolte de Spartacus n'avait-elle pas comme seul but de ramener les esclaves dans leurs pays ?
Seules l'existence d'une production abondante obtenue sans travail désagréable d'une part, et la disparition de l'agressivité chronique (psycho-sexuelle) d'autre part, peuvent supprimer radicalement toute tentative d'oppression nationale. C'est seulement parce que la disparition des classes et de l'Etat, le communisme, est organiquement lié à ces deux conditions qu'ils signifiera la disparition de l'impérialisme.
C'est seulement dans la mesure où la suppression du capitalisme, le socialisme, assure une meilleure exploitation de la nature et une plus juste répartition du revenu national et de la culture, dans la mesure où il est un acheminement vers le communisme, qu'il signifie une atténuation des tendances impérialistes.
Les classes sont certes une catégorie sociologique universelle, mais en tant qu'ensembles cohérents et vivants, elles n'existent qu'à l'intérieur de ces ensembles plus cohérents que sont les nations.
La situation sociale dans un pays a certes des répercussions sur la situation sociale dans les autres pays, mais les luttes de classes et les révolutions en tant que mouvements historiques réels, sont pour l'essentiel des faits spécifiques liés aux problèmes des rapports avec les autres nations.
Ce que l'on appelle le développement inégal du capitalisme et maintenant le développement inégal du socialisme sont simplement des aspects d'un phénomène général: l'originalité profonde de chaque histoire nationale.
Il paraît évident, mais il est nécessaire de rappeler aux messianistes " prolétariens " que le monde n'est pas divisé en deux classes et donc en deux camps de classe, au sein de chacun desquels il y aurait des différenciations de nation. Le monde est fondamentalement divisé en nations ; les classes ne sont apparues qu'après les ethnies et dans leur sein, l'histoire des nations et de leurs luttes et l'histoire des classes et de leurs luttes s'étant ensuite développées en interaction. Les contradictions primordiales demeurent les conflits impérialistes, les luttes entre nations, et c'est au sein de chacune de ces nations qu'existent des conflits de classes.
Au XXe siècle plus que jamais, il faut admettre que le progrès, et cet aspect précis du progrès qu'est le socialisme, ne peuvent et ne doivent en aucun cas être imposés de l'extérieur à une nationalité au nom d'un prétendu prolétariat international ou sous quelque prétexte que ce soit, faute de quoi ils constituent pour cette nationalité une nouvelle et plus profonde aliénation.
L'indépendance nationale se révèle toujours plus comme l'objectif primordial, préalable à tous autres (socialisme, démocratie, etc.) et ceux-ci ne peuvent se réaliser véritablement que dans son prolongement.
HUMANITE ET NATIONS
L'humanité n'apparaît pas comme un tout uniforme composé d'individus rigoureusement identiques; à côté de certaines caractéristiques communes à tous les êtres humains, et d'autres propres à chaque individu, apparaissent des caractéristiques communes à une certaine fraction de l'humanité.
Outre la division de l'humanité en sexes et en " classes d'âge ", et à côté de la division en classes qui est d'ordre économique, existe une autre séparation qui est d'ordre linguistique, racial et territorial, la séparation en ethnies.
De même que les classes se définissent selon un critère économique, mais recouvrent des réalités humaines globales et pas seulement économiques, de même les ethnies recouvrent elles aussi des réalités humaines globales et pas seulement linguistiques.
La division de l'humanité en ethnies est antérieure à la division du travail et donc à l'existence des classes.
La classe se définissant par la situation dans les rapports de production (et dans la consommation) est une catégorie sociale universelle; tout individu appartient à un groupe humain d'essence économique délimité horizontalement, la classe, et à un groupe humain d'essence linguistique délimité verticalement, la nation ou ethnie.
Les faits économiques et les faits linguistiques (et les faits amoureux) ne sont pas produits les uns par les autres, mais sont des activités fondamentales de l'espèce humaine.
Chacun de ces aspects de la réalité humaine pose des problèmes spécifiques, mais liés entre eux, dont les solutions ne peuvent pas plus être déduites les unes des autres que trouvées isolément.
Cela suppose un relativisme humaniste, un humanisme scientifique, dont la sociologie marxiste (révisée par l'étude de l'évolution sociale des cent dernières années) est l'un des piliers fondamentaux, avec l'ethnologie d'une part, la psycho-physiologie et la parapsychologie d'autre part, et qui, mieux que des a priori dogmatiques du matérialisme et du spiritualisme, peut s'accommoder d'un énergétisme cosmique et d'un agnosticisme.
DEFINITION DE LA NATION
La nation est l'ensemble des hommes.
- parlant, ou ayant parlé, une même langue, c'est-à-dire entre lesquels existe l'intercompréhension provenant de similitudes phonologiques, grammaticales et lexicales.
Il n'y a pas deux individus parlant exactement pareil; dans les limites où les variantes individuelles, locales, régionales, n'empêchent pas l'intercompréhension, existe l'unité linguistique, le " groupe de parlers apparentés ", l'ethnie. On ne peut s'étonner que le principe d'intercompréhension n'ait pas cette rigueur mathématique dont sont dépourvues les sciences humaines. - habitant, ou ayant habité, un même territoire, c'est-à-dire une partie de la surface terrestre, ou contiguë, ou dont les parties sont reliées entre elles par la mer. La mer plus qu'une barrière est un lien; la considérer comme une rupture de l'unité territoriale signifierait par exemple qu'il existe nécessairement autant de nations que d'îles danoises, grecques, japonaises, polynésiennes, et que les Turcs de Thrace et d'Anatolie forment deux nations différentes.
Le territoire ne correspond pas obligatoirement à des limites naturelles (par exemple, celles-ci sont inexistantes depuis le nord de la France jusqu'à l'Oural), et il n'est appréciable que par l'indice linguistique. La langue a seule une valeur d'indice permettant de déterminer pratiquement quand et jusqu'où il y a nation.
LANGAGE ET PENSEE
Les êtres humains sont des êtres sociaux; une société n'existe pas sans cette fonction fondamentale, cette force socialisante: la communication entre ses membres, le langage. Le système de communication dans l'espèce humaine est essentiellement le langage parlé.
L'être humain n'a d'abord que des sensations, de même que les animaux; le langage humain est le moyen de transmettre, de rendre sensibles aux autres, ses propres sensations grâce à un système de sons et par l'intermédiaire de la parole et de l'ouïe. La parole est la caractéristique déterminante de l'espèce humaine.
La pensée est le langage intérieur, la reproduction ultérieure du dialogue par les phénomènes de la mémoire et de l'imagination. Il n'y a pas de pensée " pure ", isolée, qui serait autre chose qu'un dialogue réel ou imaginé au moyen d'un système linguistique déterminé, lui-même appris par appartenance à une société déterminée.
Les idées sont à la fois prise de conscience de sensations, et invitation à agir, et déterminent ainsi le comportement humain. La parole, son idée, est une force matérielle considérable.
L'écriture est la communication des sons-idées par un système de signes tracés.
LA LANGUE, INDICE SYNTHETIQUE
Les groupes humains ont adopté des systèmes de sons différents, des langues différentes, pour communiquer leurs sensations, en raison d'une part des influences géographiques existantes, d'autre part de leurs tendances raciales. Les caractères raciaux psychosomatiques sont eux-mêmes le produit des influences géographiques qui peuvent avoir été historiquement autres que les actuelles. Les grammaires et les vocabulaires sont en rapport avec les faits économiques et sociaux, lesquels dépendent à leur tour des influences géographiques et raciales.
L'indice linguistique est ainsi l'expression d'une différenciation de tempérament et de mentalité, le résultat synthétique du développement racial, social, économique et politique de l'humanité qui s'est opéré de façon diverse suivant les territoires.
Il y a par exemple en ce qui concerne la Polynésie des rapports étroits entre les conditions géographiques (climat, richesses naturelles...), un certain état des techniques, certaines caractéristiques raciales, le tempérament doux, spontané, nonchalant des Polynésiens, une phonologie à forte prédominance vocalique et sans groupes consonantiques, certaines caractéristiques grammaticales, la faible hiérarchisation sociale, la faible religiosité, et une organisation familiale admettant la liberté des enfants et la liberté sexuelle. La surpopulation amenant famines et guerres périodiques, un certain rythme saccadé de prononciation, l'existence de castes faiblement privilégiées, etc., constituent, ou constituaient, l'autre aspect de la réalité polynésienne.
Les nations ne correspondent à peu près jamais à des races pures, mais elles forment des composés raciaux relativement stables. Par race on ne doit pas entendre uniquement l'ensemble des caractères anatomiques des individus, mais plus encore leurs caractères biochimiques, c'est-à-dire la composition de leur sang et de leurs humeurs.
A ces caractéristiques biochimiques (et à des caractéristiques bio-électriques dont on ignore presque tout), sont étroitement liés des comportements, des tendances, des aptitudes spécifiques, c'est-à-dire ce qu'on a l'habitude d'appeler des caractéristiques psychiques et qui sont en réalité psycho-physiologiques.
Cette nouvelle anthropologie est encore beaucoup trop embryonnaire pour que l'on puisse en tirer des conclusions sociologiques précises. De toute façon, il faut souligner que depuis de très anciens temps préhistoriques, les races ne forment plus des groupes humains concrets, mais se sont mélangées pour former des ethnies. Il existe seulement des caractéristiques raciales dont la répartition statistique varie selon les territoires, selon les ethnies. Les races n'ont d'importance qu'au travers des ethnies, par les langues et les civilisations qu'elles influencent.
Il faut s'apercevoir que l'explication technico-économique de l'histoire n'en est évidemment pas une, tout au moins prise isolément; car si la structure sociale, et donc les superstructures idéologiques, dépendent de l'état des techniques, l'invention et l'adoption des techniques ainsi que la découverte scientifique ne peuvent elles-mêmes être causées que soit par l'action d'un principe spirituel, soit par les influences du milieu géographique et de la race sur les capacités et, activités individuelles.
On ne sort pas de l'idéalisme tant qu'on n'admet pas que l'histoire résulte: des influences présentes du milieu naturel, de ces mêmes influences passées perpétuées par les caractères raciaux et les connaissances et institutions sociales, enfin des rapports entre groupes humains rendus différents par ces influences. Plus exactement l'histoire résulte de l'action de ces forces d'une part, des tendances et besoins propres à l'espèce humaine, d'autre part. Mais si l'on admet l'unité originelle de celle-ci, ces tendances et besoins fondamentaux étaient identiques à l'origine chez tous les hommes, le demeurent tant qu'une nouvelle espèce n'est pas issue de l'espèce humaine, et les différentes manifestations de ces tendances, leurs nuances, ne peuvent provenir que de l'action diversifiante du milieu. C'est selon ce conditionnement naturel que se manifeste différemment la créativité humaine. Et c'est seulement en l'insérant dans ce cadre, et en l'adaptant en conséquence, que demeure valable le schéma historique marxiste.
Il existe d'une part les conditions géographiques propres à chaque pays: nature des sols et des sous-sols, relief, hydrographie, climat, flore, faune, et d'autre part les tendances et besoins communs à l'espèce humaine toute entière: besoins économiques, amoureux, intellectuels. Les besoins économiques (alimentation, habitation, vêtement) sont plus ou moins grands selon les climats, et plus ou moins faciles à satisfaire selon les richesses naturelles et le nombre des hommes.
Les besoins amoureux sont également plus ou moins grands et plus ou moins précoces selon les climats mais à l'inverse des besoins économiques, d'autant plus impérieux qu'il fait plus chaud (l'érotisation dépendant en particulier de l'intensité des radiations d'orgone émises par le soleil); leur satisfaction dépend aussi du "sex-ratio" particulier à chaque race.
En conséquence dans les pays plus froids, les désirs de connaissance se porteront davantage vers la connaissance de la matière (de la nature non-humaine), et dans les pays plus chauds ces désirs se porteront plutôt vers la connaissance de l'homme. En outre, les activités intellectuelles seront plus difficiles dans les pays aux climats excessifs.
Il ne s'agit là que de quelques exemples approximatifs, mais on doit en réalité rechercher quelles sont les grandes influences qui ont créé pour chaque nation ce qu'on appelle le caractère national, et l'expression objective de ce dernier, la culture nationale.
On doit créer une véritable psychologie ethnique
LES AUTRES CARACTERISTIQUES DE LA NATION
La nation possède une culture, une vie économique commune un état, une conscience ethnique. Cela est exact si l'on admet que ces termes peuvent recouvrir des réalités diverses et n'ont aucune valeur indicative du fait national.
Une civilisation, une culture, est un ensemble de connaissances, de techniques, d'idées, de productions littéraires et artistiques, ainsi qu'une certaine organisation des rapports entre classes entre sexes et entre générations. Il serait d'ailleurs préférable d'employer le terme culture uniquement dans son sens étroit: ensemble des productions littéraires et artistiques, et d'utiliser civilisation pour parler de la culture au sens global.
La nation a une civilisation; on pourrait presque dire que la nation est une civilisation, et aussi que toute civilisation est un fait national, mais une civilisation est un ensemble trop vague, trop difficile à apprécier exactement, de même que la race, pour pouvoir être utilisé autrement que par l'intermédiaire de la langue qui l'exprime.
La nation est soumise à certaines conditions économiques communes; cela ressort de la communauté territoriale et de la communauté culturelle, qui impliquent une certaine unité des techniques et des structures sociales. Chaque nation possède sa propre structure économico-sociale. On peut certes parler du capitalisme ou du socialisme en général, mais seulement jusqu'à un certain point.
Les capitalismes anglo-américain, français, allemand, portugais, japonais, d'une part, les socialismes russe, chinois, serbo-croate, d'autre part, ont suffisamment de traits communs pour qu'on puisse les ranger sous une même étiquette, mais ils ont également un grand nombre de traits différents qui font de ces régimes des réalités différentes. Les transformations et révolutions dans un pays ne sont jamais exactement le calque de ce qui s'est fait ailleurs, parce que subsistent des éléments différents d'un ordre ancien différent, parce qu'il existe des nuances dans les innovations apportées, parce que des facteurs permanents feront réapparaître certains traits momentanément et superficiellement supprimés.
Mais il ne faut cependant pas croire que la communauté de traits économiques au sein d'une ethnie suppose nécessairement l'existence d'un marché national relativement fermé (ce qui reviendrait d'ailleurs à dire que l'existence de la nation suppose l'existence de l'état national). Si cela était, il n'y aurait jamais eu que très peu de nations, et toutes les nations englobées actuellement dans de plus vastes marchés auraient perdu toute existence. Il est évident que la Pologne a pu pendant des siècles avoir une économie féodale, puis être coupée en trois marchés " nationaux " pendant tout le XIXe siècle, et n'a cependant pas attendu 1918 pour former une des nations les plus vigoureuses d'Europe.
Si l'on mettait " unité de planification " au lieu de " marché national ", il n'y aurait plus alors qu'une seule nation en U.R.S.S., tandis que l'Allemagne orientale et l'Azerbaidjan soviétique seraient des nations différentes de l'Allemagne occidentale et l'Azerbaidjan annexé à l'état persan.
Il est seulement exact de dire que la nation tend à constituer une unité économique cohérente.
De même l'ethnie tend à constituer une unité politique; cette tendance à l'unité politique peut aller jusqu'à un état centralisé moderne, se réduire dans des sociétés anarchiques à quelques institutions culturelles et à une simple prééminence de personnages influents, ou même faire complètement défaut, ceci en général pour des causes extérieures.
Il existe des états nationaux et des états uniquement de classe. Un état est toujours l'expression des intérêts d'une ou de plusieurs classes (ou d'une fraction de classe) d'une certaine nation. Mais il est également, ou n'est pas, l'expression de la conscience qu'a un peuple d'appartenir a une communauté culturelle et l'expression des intérêts de ce peuple vis-à-vis des autres peuples. Par exemple, l'état luxembourgeois est simplement l'organe d'une fraction locale de la bourgeoisie allemande qui estime avoir intérêt à conserver un état particulier. Le Pakistan exprime uniquement les intérêts des grands propriétaires fonciers et d'une caste cléricale, conjugués avec ceux de la bourgeoisie impérialiste anglo-américaine.
Tandis que les états tchécoslovaque et roumain d'avant-guerre représentaient certes les intérêts des bourgeois et des féodaux indigènes, mais exprimaient aussi les consciences nationales tchécoslovaque et roumaine, et dans une certaine mesure défendaient les intérêts nationaux tchécoslovaques et roumains.
L'état est le produit de rapports de force entre nations, entre classes, et même entre groupes et cliques divers. Même stable, comme le sont ou l'étaient la Suisse, l'Autriche-Hongrie, l'U.R.S.S., Monaco, l'Uruguay, l'état n'est pas un indice permanent de la nation.
La communauté ethnique (linguistique et culturelle) est un fait d'une telle importance dans la vie humaine que ses membres ne peuvent pas ne pas en avoir conscience. Cette conscience nationale peut être plus ou moins développée, aller d'un subconscient collectif à une véritable conscience ethnique pleinement développée, d'une part selon des causes extérieures (invasions, assimilations), d'autre part selon l'intensité des rapports économiques et culturels à l'intérieur de la nation, enfin selon des influences de classe.
Il est certain qu'à ses origines toute nationalité a eu une " histoire commune ", mais on ne peut faire de cette communauté historique un indice permanent de la nation.
Il faudrait pour cela que l'unité nationale soit toujours donnée, et non point à parfaire ou à refaire, c'est-à-dire que les impérialismes n'existent pas, ou tout au moins qu'ils prennent soin de traiter de façon identique toutes les fractions d'une même nation. Les actions impérialistes, les variantes locales ou régionales des événements historiques, apportent certes des atteintes plus ou moins profondes à l'homogénéité nationale, mais demeurent secondaires tant qu'elles n'ont pas changé radicalement le caractère linguistique et racial de la population considérée. Les multiples et contradictoires accidents historiques ne peuvent servir de critère distinctif de la nationalité.
REGIONS ET FAMILLES ETHNIQUES
A l'intérieur de chaque nation existent les subdivisions que sont les régions. La région est essentiellement une notion de géographie physique et économique; les nuances dialectales, culturelles, raciales, qui peuvent également la caractériser sont trop faibles pour jouer un rôle déterminant. Il n'y a pas de vie intellectuelle indépendante de la région, ni de conscience régionale, parce que aucun des trois faits fondamentaux de la vie individuelle (situation dans les rapports de production, communication linguistique, rapports amoureux et familiaux) n'est profondément affecté par l'appartenance régionale. Les diversités régionales pour secondaires qu'elles soient, posent le problème assez peu important, mais réel, de la décentralisation, d'un certain fédéralisme, au sein de la nation.
Entre les diverses nations existe une ressemblance une parenté plus ou moins étroite. Il existe ainsi des familles ethnolinguistiques telles que les peuples latins ou sémites, et des familles de familles telles que les Indo-Européens ou les Kamito-Sémites. Il ne faut d'ailleurs pas surestimer l'importance de ces ressemblances d'ordre génétique, car une langue peut également avoir de profondes ressemblances avec une langue d'origine différente en raison de toutes sortes d'influences convergentes.
Il existe également des parentés de civilisation ne coïncidant pas avec les parentés linguistiques; il peut ainsi y avoir des faits techniques, sociaux ou religieux, dont l'extension ne correspond pas avec les familles linguistiques, et qui sont autant de liens entre des nations ethniquement très différentes.
NAISSANCE, EVOLUTION ET MORT DES NATIONS
Les nations comme tout organisme vivant ne sont ni éternelles ni immuables; elles naissent, se transforment, puis meurent ou se perpétuent.
La naissance, l'évolution et la mort des nations dépendent:
- de facteurs géographiques,
- de facteurs internes: composition raciale, natalité et mortalité, invention et adoption des techniques, luttes sociales et politiques, création et diffusion des idéologies,
- de facteurs externes: rapports de force avec les autres nations, et influences raciales, économiques et culturelles de ces nations.
Tous ces facteurs agissent et réagissent les uns sur les autres. Trois d'entre eux sont particulièrement importants : les moyens matériels de communication, l'évolution démographique et la surpopulation qui peut en résulter (laquelle est toujours relative aux forces productives et à la structure sociale données), les rapports de force entre nations.
La naissance d'une nation a toujours pour origine un mouvement de population. Une émigration ou une immigration, une scission au sein d'une ethnie déjà existante. Les deux tronçons ainsi formés peuvent être soumis à des influences géographiques différentes, à des influences étrangères (raciales en particulier) différentes; les relations entre les deux groupes peuvent être rompues. On peut ainsi aboutir à la rupture de l'unité ethnique, et à la formation de deux ou plusieurs langues, de deux ou plusieurs nations différentes.
A partir d'une probable (mais non certaine) unité originelle, l'humanité a ainsi abouti à son actuelle composition ethnique, par scissiparités successives au cours des nombreux millénaires qu'a duré le peuplement de la terre. Les parentés plus ou moins éloignées entre les diverses langues sont le résultat de ce développement historique.
Une fois constituée, la nation évolue, principalement dans sa structure sociale et dans l'ensemble de sa civilisation. Une caractéristique essentielle de l'évolution de la nation est la tendance à l'unité, à l'homogénéité, à une plus pleine existence, mais les divers aspects de la nation peuvent ne pas évoluer simultanément, et cette évolution peut comporter des régressions momentanées.
Lorsque une nouvelle ethnie apparaît au milieu de la décomposition anarchique de l'unité précédente, son état linguistique est le plus souvent celui du groupe de parlers apparentés: tel était par exemple l'état de l'ethnie française après l'éclatement de l'unité latine. Lorsque au sein de ce groupe de parlers se forme une langue commune (qui devient en même temps langue littéraire), on peut considérer que l'on passé de la " nationalité " à la nation. La langue commune n'apparaît jamais spontanément dans toute la nation: elle est l'&brkbar;uvre plus ou moins consciente de classes dirigeantes ou de groupes intellectuels. Elle n'est jamais exactement le dialecte maternel d'une fraction locale de la population, mais à des degrés divers une combinaison des différents dialectes; elle se forme sur la base des dialectes centraux plus ou moins modifiés par des traits des dialectes périphériques: l'italien est ainsi du toscan modifié, le serbo-croate du bosniaque modifié. Certaines langues comme le français se rattachent plus étroitement au dialecte central, tandis que d'autres comme l'allemand sont davantage une combinaison entre les divers dialectes.
Un exemple de régression momentanée est celui des dialectes grecs qui ont fourni une première langue commune, laquelle a ensuite régressé au stade dialectal, avant que n'apparaisse récemment une seconde langue commune.
Le terme de nationalité peut aussi s'appliquer à une ethnie n'ayant pas encore réalisé, ou ayant perdu son unité et son indépendance politiques. Les Norvégiens, les Bulgares, les Hébreux, les Birmans, sont parmi les nombreux peuples ayant formé leur état national, et qui ont perdu, puis reconquis, leur unité politique.
L'évolution linguistique interfère avec l'évolution économique, sociale et politique, mais ne coïncide pas purement et simplement: la langue commune italienne existe depuis la fin du Moyen-Age, mais l'unité politique s'est faite à la fin du XIXe siècle.
Des nations possédant leur langue commune, jouissant d'un haut degré de développement économique et culturel, n'ont pas réalisé, ou ont perdu, leur unité politique; telle est l'ethnie de langue allemande, et telle est l'ethnie de langue anglaise. Alors que des nations arriérées économiquement telles que la Chine d'avant 1950, le Japon d'avant 1868, avaient approximativement leur langue commune et nettement leur état national depuis des siècles ou des millénaires.
La mort d'une ethnie peut survenir par évolution divergente et scission, ou par destruction pure et simple.
Dans le premier cas sont l'ethnie slave, l'ethnie latine, dont la disparition a créé de nouvelles nations. Dans le second cas sont les Sumériens, les Gaulois, les Dalmates, les Tasmaniens, les Vieux-Prussiens.
Une nation n'existe plus lorsque sa langue a complètement disparu de l'usage populaire parlé. Cependant, si une langue abandonnée pour l'usage courant continue d'être habituellement utilisée comme langue savante, comme langue culturelle, et si cette langue n'a pas, par ailleurs, produit de nouvelles langues nationales, elle continue d'être le support d'une ethnie qui peut être animée d'une vigoureuse conscience nationale. Tel est le cas des Hébreux, des Egyptiens-Coptes.
La perte du territoire national et la dispersion des membres de la nation est un très grave facteur de désagrégation, mais ne signifie pas obligatoirement la mort de la nation, comme le montre encore l'exemple hébreu. Dans de tels cas, l'existence d'une idéologie nationale (religieuse ou autre) et la force culturelle de celle-ci jouent un rôle souvent important dans la conservation de la nation, mais non point indispensable comme le prouve la survie des Mordves et mieux encore celle des Tziganes, fraction dispersée de l'ethnie cachmirienne.
LES NATIONS A L'EPOQUE MODERNE
Depuis quelques siècles, à mesure que s'universalisent certaines caractéristiques communes des civilisations modernes, l'histoire des nations paraît être entrée dans une nouvelle phase, et l'on assiste à une évolution générale accélérée.
- Le peuplement de la Terre n'est pas totalement achevé, mais est en voie d'achèvement. Il n'y a presque plus de territoires vides; la surpopulation relative est plus restreinte; le métissage et les émigrations massives deviennent plus rares. En outre, les moyens de communication se sont infiniment améliorés et, en conséquence, les grandes émigrations lorsque elles se font n'entraînent pas une rupture des relations avec la mère-patrie. Le résultat est qu'il ne se forme plus de nouvelles ethnies.
- Toutes les ethnies acquièrent l'une après l'autre à une allure accélérée une cohésion de plus en plus grande dans tous les domaines. Les langues communes nationales se forment, l'unité économique se réalise l'indépendance et l'unité politiques s'obtiennent ou se conquièrent, l'état national se crée ou se concentre. Cette époque, qui est celle de la démystification universelle et de la prise de conscience par les hommes des réalités fondamentales de leur existence, est celle, en particulier, de la prise de conscience nationale.
Depuis cent cinquante ans, près de vingt nations européennes ont ainsi formé leur langue commune, ont conquis leur indépendance, ont renforcé leur conscience ethnique. Cette même tendance, cette vague de fond triomphe maintenant en Asie, gagne l'Afrique, commence d'apparaître en Amérique, en Europe occidentale, en Océanie.
Seuls des tenants d'un économisme dogmatique peuvent penser que la nation est une catégorie historique d'une certaine époque, de l'époque bourgeoise, un simple produit du capitalisme. Comment pourrait-on soutenir que les nations suédoise, russe, espagnole, coréenne, persane sont de simples conséquences du capitalisme, et que l'histoire de France commence en 1789 ou même à la Renaissance ?
Mais il est exact de dire que l'apparition de la civilisation industrielle, l'apparition des classes bourgeoise et ouvrière, le développement de l'instruction publique, le développement des relations entre groupes humains à l'échelle mondiale ont profondément transformé une réalité aussi ancienne que l'humanité.
A côté de nationalités déjà cohérentes et organisées en états indépendants dès l'époque féodale, de nationalités dont l'indépendance a été obtenue en liaison avec l'instauration du capitalisme, se développent maintenant des mouvements et des états nationaux étroitement liés au triomphe du socialisme. L'apparition de la structure sociale socialiste, caractérisée par une économie planifiée étatique et par le développement de la culture populaire, accentue encore cette évolution des ethnies toujours dans le même sens. Beaucoup plus encore que le XIXe siècle, le XXe est le siècle des nations.
Une question se pose cependant: lorsque les rapports de force entre nations auront été supprimés, lorsque les échanges pacifiques de tous ordres se seront développés, lorsque la société sans classes sera établie, se réaliserait-il ou non une fusion progressive des langues et des nations ?
On ne peut actuellement dire ni si cela se fera, ni si cela sera souhaitable. On peut supposer que dans l'affirmative, on assistera d'abord à la fusion des nations les plus apparentées linguistiquement, avant d'arriver par plusieurs étapes à la formation d'une langue et d'une nation mondiales.
On peut être sûr que les innombrables langues à prétention internationale récemment fabriquées (qui sont, en fait, des langues latino-germaniques et n'ont à peu près rien d'international) ne sont en aucune façon des préfigurations de cette éventuelle langue mondiale.
On doit encore dire qu'aucun fait ne va, pour le moment, dans ce sens. Il paraît très probable que les faits géographiques et raciaux ne seront jamais bouleversés et uniformisés à un tel point que soit possible et désirable cette mondialisation. Alors que les émigrations de masses tendent à disparaître, alors que la culture nationale s'intensifie au sein de chaque peuple alors que l'attachement à la langue maternelle se trouve renforcé par une vie culturelle et un sentiment national plus intenses, on ne voit pas comment une telle fusion pourrait se réaliser... si ce n'est par un gigantesque impérialisme.
On peut, au minimum, affirmer qu'il ne s'agit là pour de nombreux siècles que de spéculations gratuites et sans intérêt, dont la seule signification concrète est de masquer les réalités nationales et de servir ainsi tel ou tel impérialisme.
Il serait souhaitable que tous les humanistes, tous les progressistes se débarrassent une bonne fois des utopies, des illusions, des visions abstraites de l'homme; il serait bon qu'ils se décident à prendre la différenciation ethnique pour ce qu'elle est: une donnée fondamentale de la condition humaine.
INTRODUCTION
Les forces de droite se sont cantonnées jusqu'à présent dans un nationalisme non-scientifique, disons plus exactement un patriotisme sentimental et borné qui les a entraînées aux pires aberrations impérialistes, et ceci au plus grand dam des véritables intérêts nationaux.
Les forces de gauche malheureusement obnubilées par les problèmes de classes n'ont pendant longtemps pas étudié les problèmes de nations; la première approche scientifique de ces questions signée de Staline, se révèle toujours davantage inappliquée parce que confuse, inapplicable, et en grande partie fausse.
Pendant ce temps l'histoire du monde est en marche à une allure accélérée et nous montre que nous sommes plus que jamais à l'ère des nationalismes.
Après que le problème politique fondamental eut paru être celui de la dictature ou de la démocratie, puis celui du capitalisme ou du socialisme, il se révèle maintenant que l'option première est entre impérialisme et internationalisme, quoique puissent en penser les tenants des diverses logomachies, tous les dogmatiques et mythologues attardés. Albert Memmi écrivait dans "Les Temps Modernes" d'avril 1951: " ...De tout cela il a résulté une gêne certaine dans l'attitude socialiste à l'égard du nationalisme, un flottement dans l'idéologie des partis ouvriers. La réserve des journalistes et essayistes de gauche devant ce problème est à cet égard fort significative. Ils l'envisagent le moins possible; ils n'osent ni le condamner, ni l'approuver; ils ne savent comment ni s'ils veulent l'intégrer, le faire passer dans leur compréhension de l'avenir historique. En un mot la gauche actuelle est dépassée devant le nationalisme. "
C'est dans l'intention d'apporter une étude objective et une solution rationnelle de ce problème, dans le cadre d'un humanisme scientifique global, que le présent ouvrage a été écrit.
Partit de la nacion occitana.Orientations.
PARTIT DE LA NACION OCCITANA
ORIENTACIONS/ ORIENTATIONS
POUR UNE PENSÉE ACTUELLE
- Le P.N.O. se veut en phase avec les autres nationalismes de progrès en Europe : il vise à devenir le parti occitaniste de référence.
- Le P.N.O. affirme son engagement progressiste. On ne peut pas être ambigu face aux inégalités sociales dont souffre la société occitane. Il est réaliste de mettre en place une politique sociale solide.
- L'enjeu de la mondialisation. L'économie et la communication se mondialisent, les enjeux deviennent internationaux. Il nous faut préparer les échelons civiques du futur : petits pays, régions, nations, groupes de nations (Europe, Méditerranée), monde.
- Il est nécessaire d'actualiser la recherche sur les ethnies. Par définition, toute science évolue. L'ethnisme doit être rigoureux et se confronter à la recherche actuelle : il en sortira plus solide. Il est intéressant, par exemple, d'étudier les travaux du C.I.E.M.E.N..
Le P.N.O. publie les cartes ethniques de François Fontan en les expliquant. Il publie aussi les cartes de revendications nationalistes actuelles.
- Nous sommes pour une culture occitane dynamique, innovante et intégratrice. Celle-ci doit être le lien fédérateur entre tous les habitants d'Occitanie, dans le respect de leurs origines diverses. Nous sommes une force de vie, à l'opposé de l'enfermement passéiste, maurrassien et provincial du F.N..
POUR UNE PRATIQUE AUDACIEUSE
- Plus de présence sur le terrain. Le P.N.O. n'est pas un club, il cherche à aller sur le terrain pour devenir un parti populaire. Un communiqué de presse, une intervention publique, du matériel de propagande, cela a toujours un impact.
- Pour les élections, le P.N.O. se veut plus audacieux et plus présent. Il finance ses campagnes avec des souscriptions, des concerts, des repas.
- La revue Lo Lugarn-Lou Lugarn applique soit la norme classique de l'occitan (Conselh de la Lenga Occitana), soit la norme mistralienne. La norme est un outil de communication et de valorisation de la langue. Bien sûr, la norme respecte les dialectes. Elle permet de renforcer la qualité pédagogique du Lugarn pour ceux qui apprennent l'occitan. Le P.N.O. adopte cette réflexion sociolinguistique à l'instar des autres nationalismes d'Europe. Nous voulons valoriser l'occitan au même titre que le catalan, l'anglais ou le français.
- Le P.N.O. va à la rencontre du M.A.O. et des mouvements aranais pour leur proposer une structure commune, ainsi qu'une alliance stratégique avec les divers mouvements autonomistes (Unitat d'Òc, CRÒC ...).
- Nous proposons des colloques ou des universités d'été pour approfondir la réflexion politique occitane dans tous les domaines : sciences humaines, culture, idéologie ...
- Le P.N.O. est décidé à communiquer de manière moderne afin d'améliorer son impact visuel (logo, slogan, dépliants, affiches nationales, site internet).
Partit de la nacion occitana.Programme général
PARTIT DE LA NACION OCCITANA
PROGRAMA general / PROGRAMME général
- L'Occitanie est une nation colonisée par les états français, italien et espagnol aux plans politiques, économique et culturel. Nous revendiquons la souveraineté et l'unité de la nation occitane dans le cadre de l'Union Européenne et de ses institutions.
- Nous soutenons toute politique visant à accroître dans tous les domaines, l'autonomie et la coopération de nos régions jusqu'à leur libération complète.
L'affirmation identitaire occitane passe par une collaboration institutionnelle étroite associant les régions de l'état français, les vallées occitanes de l'état italien et le Val d'Aran.
Les régions actuelles doivent être re-découpées, notamment en incluant les zones occitanes périphériques (rattachement du Confolentais au Limousin ; création d'une nouvelle région Drôme-Ardèche, etc. ...) et en créant des régions Euzkadi Nord et Catalogne Nord.
La revitalisation de l'espace central de l'Occitanie nécessite la création d'une région Guyenne, de Bergerac à Mende.
Partenaires de leurs voisines européennes, elles doivent pouvoir également s'allier à celles-ci dans des euro-régions à vocation économique, culturelle et scientifique.
- Au niveau local, cette affirmation identitaire doit également se faire sentir par la restructuration de l'espace à travers les pays. Seuls échelons de proximité après la commune, ces micro-régions, en tant que bassins de vie et d'emploi doivent être également des vecteurs de cohésion sociale.
Rouage privilégié du centralisme parisien et du clientélisme des notables, le département doit disparaître.
- Élaboré en concertation étroite avec les citoyens, les élus et les forces vives de la région, le plan régional de développement économique et d'aménagement du territoire doit tenir compte de plusieurs contraintes.
Le sous-équipement et la désertification de vastes zones d'Occitanie impliquent de la part des pouvoirs publics occitans des investissements prioritaires et massifs. Le respect de l'environnement et des patrimoines naturel et culturel s'imposent également. De même doit être mise en ½uvre la connexion des plans régionaux occitans afin d'éviter les investissements faisant double emploi.
- Le renforcement des pouvoirs régionaux doit aller de pair avec une augmentation substantielle des ressources des régions. Celles-ci devraient lever l'impôt et reverser aux institutions françaises et européennes une part négociée. La coopération entre les régions occitanes induit une solidarité économique.
L'épargne doit être mobilisée sur place afin que les citoyens occitans aient le sentiment de participer activement au développement régional.
La part de l'état dans l'exploitation des ressources du sous-sol, des grands moyens de production d'énergie, des infrastructures autoroutières et ferroviaires doit être transférée aux régions.
- Les pouvoirs publics occitans interviendront pour un développement économique durable, créateur d'emplois :
- par la recherche et l'impulsion de nouvelles filières,
- par le soutien aux initiatives privées et collectives,
- par la promotion des productions occitanes, notamment à l'exportation,
- par le partage du travail.
Priorité devra être donnée, pour les emplois, à qualification égale, aux demandeurs issus de la région ou des autres régions occitanes, et pour les marchés publics, à prestations équivalentes, aux entreprises de la région ou des autres régions occitanes.
- Les régions et les autres collectivités occitanes devront consacrer à la valorisation et à la promotion de la culture occitane au moins autant de ressources que pour la culture française (respectivement italienne ou espagnole pour les collectivités rattachées à l'état italien ou espagnol).
La modification de l'article 2 de la constitution française ouvrira la voie à l'officialisation de l'occitan et à la généralisation de son emploi dans toute la vie publique.
L'enseignement, sous la responsabilité des régions, sera entièrement organisé selon le modèle bilingue d'ouverture. Il devra apporter à tous les enfants la maîtrise de la langue occitane et une ouverture vers les langues et cultures de plusieurs autres peuples.
Un service public de formation des adultes à la langue et à la culture occitanes sera organisé par les régions pour répondre :- à la demande de récupération de l'identité nationale,
- à la demande d'intégration des populations nouvellement installées,
- aux besoins induits par la généralisation de l'occitan dans la vie publique.
- Conscients de la fragilité de la biosphère, nous entendons léguer aux générations futures une Occitanie vivable. Le développement économique et culturel doit être accompagné d'une réelle politique de l'environnement. La sauvegarde des milieux naturels fragiles doit aller de pair avec la recherche d'un taux de pollution réduit au minimum. Les sciences et les techniques sont à mobiliser dans cette direction.
- L'initiative individuelle et collective semble seule apte à assurer le développement de notre pays. Les pouvoirs publics occitans devront cependant intervenir pour organiser la solidarité économique nationale :
- planification incitative,
- contrôle public des grands moyens de production et d'échange et des services non marchands,
- aide publique sur le commerce extérieur.
- Nous sommes solidaires des luttes menées démocratiquement par les diverses nationalités soumises aux états français, italien et espagnol. Pour pouvoir exprimer tout leur potentiel économique, culturel et social, nos peuples doivent pouvoir jouir de la plus large autonomie possible et exercer leur droit à l'autodétermination.
L'état français doit signer et appliquer les textes en faveur des nations minorisées et donc, entre autres, ratifier la charte européenne des langues minoritaires et la convention européenne pour la protection des minorités nationales, approuvées par le Conseil de l'Europe.
- Favorables à une construction européenne raisonnable, nous entendons voir limitées au maximum les décisions bureaucratiques prises au nom des peuples, en vertu du principe de subsidiarité. Les peuples doivent être consultés sur tous les sujets d'envergure engageant leur destinée. Au sein de l'Union Européenne, la dimension ethno-culturelle doit être véritablement prise en compte de même que doit l'être la nécessaire justice sociale.
- Nous appelons de nos voeux la rapide accession à l'indépendance des peuples de l'outre-mer français (antillais, guyanais, kanaks, maoris, etc. ...).
Dans le même ordre d'idées, nous soutenons fraternellement les aspirations à la liberté des peuples albanais, berbère, franco-québécois, kurde, inuit, maya, tamoul, tibétain, tchétchène, etc..
Rendre leur liberté à tous les peuples sans exception, c'est oeuvrer pour la paix. La paix, c'est aussi la re-définition des rapports avec le tiers-monde pour une plus grande solidarité et une meilleure compréhension entre les peuples.
Voir notre "Programme OCCITANIE LIBRE et INDEPENDANTE" avec nos propositions : Entreprendre, Administration, Culture, Immobilier, Transports, Tourisme, Monde rural, Energie - recherche.
Partit de la nacion occitana
PARTIT DE LA NACION OCCITANA
E STATUTS/ STATUTS
PRINCIPES
- Le Partit Nacionalista Occitan a été fondé par François Fontan, en 1959 à Nice.
Son objectif primordial est la réalisation de l'indépendance politique, économique et culturelle de l'Occitanie, dans ses limites ethno-linguistiques, de Bayonne à Menton et Fenestrelle, des Pyrénées et de Leucate à Libourne, Montluçon et Romans.
- Le second objectif du parti est le soutien à toute lutte pour l'indépendance et pour l'unité de chaque nation dans le monde. Les nations sont identifiées sur des critères ethno-linguistiques. Cet objectif englobe également le soutien à toute action visant à promouvoir la paix et à réaliser l'entente et la collaboration entre toutes les nations.
ORIENTATION
- Souhaitant voir l'Occitanie accéder progressivement à l'indépendance, le parti promeut toute mesure, même partielle, tendant à la défense des intérêts occitans, et ce dans tous les domaines.
- Le parti se prononce pour l'élaboration progressive d'une forme unifiée de la langue, tant parlée qu'écrite. Il propose que cette forme commune de la langue soit basée sur une synthèse équilibrée et harmonieuse des différents dialectes. Ces derniers verront leur usage préservé et encouragé.
Le parti reconnaît comme également dignes et légitimes les deux normes graphiques et linguistiques popularisées par Frederic Mistral et Lois Alibèrt. Pour ce qui est de la graphie alibertine, il suit en la matière les recommandations du Conselh de la Lenga Occitana.
- En vue de réaliser son programme, le parti appelle à s'unir les différentes catégories sociales d'Occitanie. Soucieux de l'intérêt général, il vise à donner une orientation nationale occitane à leurs luttes sectorielles et locales, et cherche à les coordonner.
- Le parti estime que la renaissance nationale occitane sera essentiellement l'½uvre de la jeunesse, sans pour cela sous-estimer l'action des générations plus anciennes. Il appelle les jeunes de tous les milieux sociaux et de toutes les tendances démocratiques à en assumer les responsabilités.
- Le parti prend contact et ½uvre avec tout organisme existant dans les autres nations et se proposant des objectifs similaires.
- Conformément aux traditions démocratiques du peuple occitan, le parti recourt aux seuls moyens de lutte légaux, notamment aux élections, ainsi qu'à une propagande intensive.
- Le parti défend la justice sociale. Il combat toutes les formes d'intolérance et de racisme.
ORGANISATION
- Peuvent être membres actifs du parti tout occitan d'origine ou d'adoption et tout étranger résidant en Occitanie, sous réserve de leur admission par le comité national.
Peut être membre d'honneur tout étranger défendant efficacement de l'extérieur les intérêts de l'Occitanie.
Tout adhérent doit approuver sincèrement les principes du parti, les défendre publiquement, verser une cotisation annuelle et participer, dans la mesure de ses possibilités, aux activités du parti. Il doit également avoir vis-à-vis des autres adhérents, une attitude amicale tout autant nécessaire à l'efficacité du parti que conforme à la civilisation occitane.
L'adhérent peut être exclu du parti par le comité national pour toute attitude contraire aux présents statuts.
- L'organisme de base du parti est le groupe : il comprend aux moins trois membres, il se constitue sur une base territoriale variable selon le nombre d'adhérents ; il désigne en son sein un secrétaire.
Le groupe met en oeuvre les activités décidées par les organismes nationaux du parti ; il peut prendre sur le plan local toute initiative conforme aux objectifs du parti.
Des commissions portant sur des domaines bien caractérisés (enseignement, environnement, syndicats, etc. ...) sont créées lorsque plusieurs adhérents en font la demande. En liaison avec le comité national, elles aussi peuvent prendre des initiatives conformes aux objectifs du parti.
- Les organismes de direction du parti sont l'assemblée générale (A.G.) et le comité national (C.N.).
L'A.G. se réunit tous les deux ans, ainsi que dans toutes les circonstances où le C.N. le juge nécessaire.
Une A.G. extraordinaire peut également être convoquée si un tiers des adhérents à jour de leur cotisation en font la demande.
L'A.G décide souverainement de l'orientation du parti, à la majorité des présents. Elle élit au scrutin majoritaire les membres du comité national.
Elle peut modifier les statuts si elle est convoquée dans ce but et réunit une majorité qualifiée des deux tiers des présents.
- Le C.N., composé de sept à quinze membres, a pleins pouvoirs en vue d'appliquer les décisions de l'A.G.. Il peut prendre toute initiative conforme aux principes du parti.
Il désigne en son sein un bureau composé d'un président, de deux vice-présidents, d'un secrétaire et d'un trésorier. Le président assure la continuité et la représentation du parti et en rend compte devant le C.N..
Le C.N. coordonne l'activité des groupes et des commissions. Les adhérentes sont systématiquement représentées au C.N..
Dans l'intervalle entre deux A.G., le C.N., élargi à d'autres adhérents, se réunit une à deux fois par an, en conseil national.
- Le parti exprime ses positions par tous les moyens de propagande à sa disposition : pr