mercredi 28 novembre 2007

Repenser la gouvernance en Afrique : Comment construire des Etats capables et comptables

Le Républicain
Repenser la gouvernance en Afrique : Comment construire des Etats capables et comptables

Repenser le système de gouvernance en Afrique, s’unir dans l’action pour construire des Etats capables, réceptifs et comptables en Afrique de l’Ouest, est le thème dont débattra le Haut niveau du groupe d’experts, dans notre capitale, du 27 au 29 novembre à l’hôtel Salam.

La rencontre est organisée par le Bureau sous-régional de l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (Bsr-Ao), en collaboration avec la Commission de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le gouvernement du Mali.

L’objectif de la réunion, disent les organisateurs, est de donner un point de vue équilibré sur l’état actuel de la gouvernance et les obstacles y afférant en Afrique de l’Ouest afin de bâtir des Etats capables, réceptifs et comptables.

Cette réunion de haut niveau regroupera le monde très diversifié des acteurs de la gouvernance de la Cedeao constitué de fonctionnaires, de responsables de partis politiques, de parlementaires, de représentants de la société civile et du monde des affaires, des chefs traditionnels et religieux, des responsables des institutions bilatérales et multilatérales, des experts et spécialistes en matière de gouvernance, des universitaires et des médias.

Le discours de Julia Hugues Jones, auditrice à la retraite de l’Etat de l’Arkansas exprime bien l’état d’esprit qu’on attend du participant : “un dirigeant doit susciter et conserver la confiance, parce qu’elle est le ciment qui renforce l’engagement, favorise l’action et produit des résultats. Le commandement et le contrôle n’engendrent pas la confiance et dans la plupart des cas, il faut une direction partagée et inclusive. Enfin, les dirigeants sont le produit de l’ensemble de leurs expériences, comme tout le monde, mais la différence est que les bons dirigeants savent que l’expérience ne découle pas de ce qui leur arrive mais plutôt des leçons qu’ils tirent de ce qui leur arrive”.

De ce fait, l’expertise des participants est sollicitée pour mener des réflexions et actions novatrices à même de renforcer les capacités des Etats de l’Afrique de l’Ouest et à propulser un système de bonne gouvernance administrative, sociale et économique, jetant les bases du développement durable de la sous-région.

Précisant l’objectif du partenariat, les organisateurs ont cité Thabo Mbeki qui déclarait, lors de la cérémonie d’ouverture de la 23ème conférence régionale africaine de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture en 2004 : “ce qui nous reste à faire et c’est peut-être la tâche la plus difficile est de veiller à mettre en œuvre nos décisions... Cela relève plus du domaine politique que technique”.

Baba Dembélé

27 novembre 2007.

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