jeudi 29 novembre 2007

Lutte contre la corruption : Pourquoi la justice ne suit pas ATT

Corruption (Lutte contre la)
Lutte contre la corruption : Pourquoi la justice ne suit pas ATT
Nouvel Horizon, 29/11/2007 Commentaires [ 11 ] E-mail Imprimer

Le phénomène de la corruption n’est pas l’apanage d’une seule société ou d’un seul Etat, qu’il soit ancien ou moderne. Il n’existe pas non plus un modèle unique de lutte contre ledit fléau. Au Mali, la corruption touche tous les secteurs d’activité socio-professionnelle et politique. De l’indépendance en 1960 jusqu’à ce jour, toutes les autorités politiques qui se sont succédées au pouvoir ont été confrontées au phénomène. Chacune, en ce qui la concerne, a lutté contre le fléau mais avec des fortunes diverses.



LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION SOUS MODIBO



Compte tenu de notre âge, nous n’en savons pas beaucoup sur le règne de Modibo Keïta, premier Président du Mali indépendant qui a dirigé de 1960 à 1968. Mais à travers les témoignages et les dit-on, nous pouvons affirmer que Modibo Keïta a remporté un succès éclatant. Cela est peut être dû à la nature de son régime qui était socialiste. En tout état de cause, Modibo Keïta a réussi à jeter les bases d’une économie prospère. Il a inculqué dans la tête des Maliens certaines valeurs telles “la mort plutôt que la honte”, “l’ennemi, qu’il soit au dedans ou au dehors doit être combattu avec la dernière énergie”. Ces vertus sont aujourd’hui chantées dans les louanges par les griots et les traditionalistes.



LE KOKADJE SOUS MOUSSA



C’est sous le règne de Moussa Traoré qui succéda à Modibo Keïta de 1968 à 1991 que la corruption fut vulgarisée au Mali. Cela est peut être aussi dû à la nature du régime. Du régime socialiste sous Modibo, le Mali passe dans les girons du capitalistes sous Moussa. Or, la corruption est le sel du capitalisme. La séparation des pouvoirs en exécutif, législatif et judiciaire était de façade, surtout vers la fin du règne caractérisé par le non paiement des salaires. Dans cette situation, les fonctionnaires sont devenus des hommes d’affaires et les hommes d’affaires des fonctionnaires. Ce fut le laisser-aller et le laisser-faire. C’est dans cette confusion que la démocratie multipartite arrive.



ALPHA ET LA CROISADE CONTRE LA CORRUPTION



Sous le règne du président Alpha Oumar Konaré de 1992 à 2002, la lutte contre la corruption est devenue le thème central de tous les débats politiques et économiques. Elle est même devenue un effet du mode. Mais la caractéristique fondamentale sous Alpha est que nous avons assisté à une séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire.

En plus du service de contrôle général de l’Etat qui a existé pendant la Transition, Alpha Oumar Konaré créa la Cellule d’Appui aux Structures de Contrôle de l’Administration (CASCA). Vers la fin de son règne, Alpha intensifia sa croisade. Plusieurs hauts cadres de l’Etat furent arrêtés et emprisonnés. Alpha a mené sa croisade contre la corruption avec tambour et trompette.



POURQUOI LA JUSTICE NE SUIT PAS ATT



En instituant le Bureau du Vérificateur Général dont les missions renforcent celles des structures existantes, en la matière, ATT a voulu affirmer sa détermination dans la lutte contre la corruption. Six ans après Alpha Oumar Konaré, le constat est amer dans la lutte contre la corruption. Et pourtant, annuellement, les structures de contrôle et de vérification telles la CASCA, le Bureau de Vérificateur Général, les inspections des services publics, la section des comptes de la Cour Suprême, les différents pôles économiques auprès des tribunaux fournissent plusieurs rapports accablants.



Le président de la République, le Général Amadou Toumani Touré, lors de la rentrée des Cours et Tribunaux a affirmé qu’il a reçu de 2002 à 2007 plus de 722 rapports de contrôle de gestion et de vérification. Parmi ces rapports, plus de 124 ont été transmis aux autorités judiciaires pour des éventuelles poursuites. “C’est la justice qui ne me suit pas. Au début de ma croisade contre la corruption, un membre de la famille judicaire me disait : M. le président tout ce que vous faites est bon mais si la justice ne suit pas, tous nos efforts sont voués à l’échec.



Les délinquants financiers sont en complicité avec les juges et les avocats. Ils prennent un bon juge et un avocat qui trouvent toujours des moyens pour les blanchir. Jusque-là, on a pris que de menus fretins, les gros poissons arrivent toujours à s’échapper.


En tout cas, il y a une chose que je n’arrive pas à digérer jusque-là, c’est le cas de l’actuelle Cour d’Appel de Bamako. C’est moi même qui ai posé la première pierre de cette cour, quelques temps après, il y a un citoyen qui est allé construire sur la pierre que j’ai posée. Il a porté plainte contre l’Etat, et l’Etat a été jugé et condamné par des juges de l’Etat.



Je n’ai jamais digéré cela. Nous avons payé à cet individu 200 millions de F CFA. Il faut que la justice me suive dans la croisade contre la corruption”, a conclu le président ATT.

Daba Balla KEITA
Nouvel Horizon, est seul responsable du contenu de cet article
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Vos commentaires
Posté par kuntakinte, le 29 Nov 2007 19:53:55 GMT
hmm
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Posté par mass67, le 29 Nov 2007 18:04:28 GMT
la corruption au MALI haha!!!!!!!!!! ne vous tropez pas de cible evaluer
d'abord les biens de notre honorable ATT et ceux de ces ministres ils
sont plus nantis que le president français et ses ministres mais une
chose est sure qu'ils sachent qu'ils sabrevent du sang de leurs freres
et soeurs et que dieu voit tout et connait tout s'ils sont des vrais
musulmans qu'ils reflechissent un peu tous les procès tentés contre ces
honorables riches sont voués a l'echec!!!!!!!!!qu'on se remet a dieu pas
plus
Répondre à < mass67 >
Posté par GANDHI, le 29 Nov 2007 17:09:49 GMT
Il est impossible d'arreter la corruption dans un pays ou l'Etat fait
senblant de payer les fonctionnaires et ceux-ci font senblant de
travailler.

Réponse de < dama > à < GANDHI >, le 29 Nov 2007 17:19:54 GMT
C'a c'est vrai, il faut reconnaitre que les fonctionnaires travaillent moins (2 heures par jour maxi ) que les agents du prive
Répondre à < dama >

Posté par lefeu, le 29 Nov 2007 15:19:51 GMT
"La corruption est le sel du capitalisme" ca c au mali. Les pays
beaucoup plus capitaliste tels ke Singapore, le Japon, la Coree du Sud,
les USA ne connaissent pas le niveau de corruption du Mali. Chercher
ailleurs les racines du mal. Dans le systeme socialiste le gouvernement
est omnipresent dans toutes les activites economiques, et comme les
fonctionnaires ont un bas salaire ki est fixe ils sont tentes de
demander des ristournes pour faire avancer les choses c le fond du mal.
socialisme=gouvernement se mele de tout = corruption surtout kand les
fonctionnaies sont fauches
Répondre à < lefeu >
Posté par jeff, le 29 Nov 2007 14:36:15 GMT
La justice et "les juges de l'Etat" ne sont pas là pour donner raison à
l'Etat contre les citoyens,si l'Etat est en faute,il faut bien qu'on le
dise.Mefiez-vous de parler de sujets que vous ne maitrisez pas!Et puis
les rapports des controleurs ne sont pas des verités absolues là!pour la
plupart ce sont des rapports bidons que la justice ne peut pas
exploiter!
Répondre à < jeff >
Posté par Tienfo, le 29 Nov 2007 14:28:27 GMT
Parcque qu'ATT n'a pas demandé à la justice de lui suivre. Vous voulez
jeter les poudres dans les yeux de qui ? Attention nous sommes
suffisament au courrant de ce qui passe la bas. Ce n'est le folklore
qu'on organise lors des rentrées judiciaire qu'on veut nous faire croire
que le Président veut bien lutter contre la corruption non. Mais s'il
veut réellement qu'il laisse les juges mettrent en application le
rapport du VGAL et ne pas recommander aux juges qui prendre ou qui
laisser là on verra.
Répondre à < Tienfo >
Posté par A malian citizen, le 29 Nov 2007 14:18:50 GMT
Nul ne devrait etre au dessus de la loi, justice!
Répondre à < A malian citizen >
Posté par it, le 29 Nov 2007 12:43:55 GMT
M. le Président, si vous ne prenez pas vos respensabilités en frappant
fort, en punissant les coupables, les fossoyeurs de la République, vous
devenez leur complice. L'impunité risque de détruire notre pays. Dans
l'hymne national du Mali, il est dit quelque part " si l'énnemie
découvre son front , au dedant ou au dehors.... nous sommes resolus de
mourir ". sous la première République et même sous la second, nous
sentions un ETAT fort qui faisait notre fierté. Restaurez cet ETAT fort
M. le Président. Nous avons besoin des responsables engagés pour la
prospérité de notre cher MALI
Répondre à < it >
Posté par Alopou, le 29 Nov 2007 11:46:52 GMT
Quand le juge à + de 50 millions sur les 200 millions, l'avocat a
sensiblement le même montant, ce serait tjrs comme ça. Pourtant le juge
a un salaire garanti par l'Etat. Puisque ce salaire ne permet pas de
contruire, d'acheter une voiture de classe, et servir les extras, donc
il faut mettre davantage l'Etat à genou pour satisfaire ces visées. Et
dire qu'avant Dieu, c'est le juge qui doit prononcer le droit. Et le
droit de l'Etat et des individus est remis en cause à côté de
l'arnaqueur qui ne perd rien en mettant en jeu même la totalité des
gains d'un procès. Qui est le fossoyeur des deniers publics, ceux-là
mêmes qui ont la "confiance" de l'Etat et tout le peuple. Pauvre Mali.
ATT est très fort, il a dit tout ça dans son ironie qui le caractérise :
un bon avocat et un bon juge, tu gagnes le "procès"...........

Réponse de < malidenya > à < Alopou >, le 29 Nov 2007 18:37:16 GMT
merci à tous mes frères patriotes qui adorent ce pays là... À mon avis le problème se situe au niveau de l'INTÉGRITÉ ET L'HONNETÉTÉ,. L'homme malien moderne, a perdu ces valeurs. l'intégrité ne s'achete pas mais c'est une lumière déposée en nous.
Répondre à < malidenya >

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