mardi 27 novembre 2007

Les causeries de MLD

Chroniques
Les causeries de MLD
Le Républicain, 27/11/2007 E-mail Imprimer

* Une lettre de cadrage qui ne cadre pas avec la Constitution

Avec Modibo Sangaré, il faut croire qu’ATT n’aura aucun répit durant son dernier mandat. A la place de l’opposition déclarée, cet homme tire sur tout ce qui bouge. Surtout sur le bunker présidentiel de Koulouba. Il pourra en récolter les dividendes lors des prochaines élections bien qu’il soit difficile, à l’heure actuelle, de dire si le président de l’UNPR est un musulman intégriste, un agitateur fieffé, un fauteur de trouble ou un opposant notoire au régime. Après avoir obtenu de haute lutte le report de l’adoption de la loi sur l’abolition de la peine de mort et le code de la famille, il vient encore de s’illustrer en dénonçant la lettre de cadrage adressée par le président de la République à son nouveau premier ministre.

Cette lettre de cadrage qui encadre le gouvernement, estime-t-il, ne cadre pas avec la Constitution de la République du Mali. Si c’est la responsabilité du gouvernement, et donc du Premier ministre, qui est engagée devant l’Assemblée nationale et non celle du Chef de l’Etat, ce n’est pas à ATT d’envoyer un programme sous forme de camisole de force à porter par les ministres. C’est à Modibo lui-même de se creuser les méninges pour sortir un lapin de son chapeau.

Depuis quand la Constitution et les lois ont-elles été respectées dans ce pays ? Les rebelles ne sont pas les seuls hors-la-loi du Mali. Règne de l’impunité, décisions judiciaires non appliquées, liberté provisoire transformée en liberté définitive, les riches qui piétinent allègrement les pauvres sans autre forme de procès. Le Mali, Etat de droit ou de nihilisme ?

* Violence faites aux femmes : comment organiser la chasse aux maris tortionnaires.

Dimanche dernier, la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes a été célébrée un peu partout dans le monde. De Rome à Paris en passant par Santiago du Chili, des manifestations ont eu lieu pour dénoncer ce fléau. On estime dans les milieux féminins que la violence des hommes commence en famille et n’a pas de limite. D’où le slogan : «l’assassin ne frappe pas à la porte. Il a les clés de la maison». Les femmes dénoncent, en effet, les sévices physiques, sexuels ou psychologiques qu’elles endurent au cours de leur vie.

Mais le vrai problème est que les hommes aussi souffrent des exactions commises par leur tendre moitié dans le ménage. Une étude récente a montré que dans la plupart des foyers l’homme meurt avant la femme. Ainsi dans le monde il y a plus de veuves que de veufs. Pourquoi ? C’est parce que l’homme a en charge tous les problèmes de la famille. Aussi le stress et les soucis quotidiens viennent-ils à bout de sa longévité. Il faut ajouter à cela l’insouciance de la plupart des femmes qui, au lieu de boire à la fortune du pot, poussent à la roue en s’adonnant à des dépenses puériles. Toutes ces raisons font qu’elles sont bastonnées proprement à longueur de journée. Qui aime bien, châtie bien. Ne dit-on pas que l’homme et la femme sont unis pour le meilleur et pour le pire ? Alors, cessons de geindre.


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