vendredi 28 septembre 2007
Mise au point
Tamgak, le 29 septembre 2007
Tout homme de bonne foi aura constaté la promptitude et la dextérité avec laquelle Tandja, son gouvernement, l’oligarchie politico-affairiste et tous les suivistes des prédateurs des biens du Peuple nigérien, tous ces prestidigitateurs de la trame de Ben Omar, s’évertuent à créer la confusion quant aux nobles objectifs de notre lutte : c’est encore à ce jeu d’équilibrisme qui ne trompe plus personne que s’adonneront, le lundi 1er octobre 2007 de à 10 à 12 heures, devant l’Union Internationale des journalistes Africains (UIJA), ceux pour qui le ridicule ne signifie rien !
C’est ainsi que, les prétendus «Ministre de la Communication de la République du Niger», «Ministre de la Culture, des Arts et des Loisirs de la République du Niger», l‘«Ambassadeur représentant permanent de la République du Niger auprès de l’UNESCO» et l‘«Ambassadeur de la République du Niger en France», respectivement M. Mohamed BEN OMAR, M. Oumarou HADARY, M. Inoussa OUSSEINI, M. Adamou SEYDOU s’évertueront, sans le moindre scrupule, à Paris, au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère, à tourner le dos au Peuple Nigérien tout entier pour défendre les prébendiers au pouvoir dans notre pays dans une soi-disant «analyse des autorités nigériennes de la situation au Nord-Niger».
Il est évident qu’il faudrait être sans conscience et insensible aux malheurs des populations nigériennes, donc auteur au même titre que Tandja, des crimes perpétrés dans notre pays pour avoir le courage de la bassesse de vouloir convaincre une presse avertie de la malgouvernance que subit un pays qui ne la mérite pas : qui oserait regarder, sans sourciller, un journaliste conscient de la réalité et des malheurs que subissent quotidiennement, depuis plus de 40 ans, nos concitoyens et vouloir faire de lui un complice de ses crimes si ce n’est un homme dépourvu de toute hauteur patriotique ?
Comment un homme coupable de complicité ou mieux, instigateur, du bâillonnement de la Presse et de la séquestration des journalistes dès qu’ils sont à sa portée oserait-il soutenir le regard de ceux-ci et aller jusqu’à chercher à faire d’eux les vecteurs de la destruction des idéaux pour un monde meilleur pour lesquels ils s’engagent, si ce n’est que cet homme est le monstre de la pire espèce qui n’a pas sa place parmi les dirigeants de ce siècle !
Nul ne saurait, quelle que soit son machiavélisme, tromper ni le Peuple nigérien ni l’opinion internationale dans la situation actuelle que traverse notre pays.
En effet le monde entier a relevé les manœuvres mesquines quant à toutes les tentatives de ces individus (ces pieuvres, ces sangsues auteurs de l’asphyxie du Niger depuis les indépendances) qui essaient, par tous les moyens, de pervertir l’essence de notre soulèvement populaire par toutes sortes de perfidie visant à faire croire aux nigériens et aux peuples épris de Justice et de bonne gouvernance que notre objectif vise à nous placer comme l’interlocuteur des amis et partenaires de notre pays dans leurs relations avec le Niger, notamment dans le domaine des ressources minières.
Nous rappelons ici, que ceci n’est pas notre objectif.
Notre lutte est d’ordre strictement interne : ce sont les aspirations du Peuple face à la malgouvernance nationale.
De ce fait, notre ennemi n'est ni l'Etat ni une quelconque composante ethnique du Peuple Nigérien. C'est plutôt le système de gouvernance au Niger et tous les politiciens prébendiers et prédateurs des biens de la nation ; ceux qui gouvernent le pays en martyrisant l'ensemble des citoyens.
Le but principal de notre mouvement est de rétablir un système équitable au Niger : il ne s'agit pas de nous poser en négociateur des prix des ressources nigériennes face aux partenaires du Niger mais d’amener à assurer une gestion saine de la partie qui revient à la nation. Il s’agit notamment d'une rétribution correcte des régions desquelles sont extraites les ressources du sous-sol nigérien (il s'agit de l'Ouest, c'est-à-dire Tillabery avec l'or, comme de l'Est, avec le pétrole, ainsi que du Nord avec l'uranium) mais aussi d’une redistribution juste à l'ensemble de toutes les autres régions du pays, de la partie de ces ressources qui va au niveau central.
Notre devoir est également d'établir tout nigérien dans toute sa dignité et ses droits élémentaires, inaliénables, partout où il se trouve dans notre pays : le nigérien doit manger à sa faim, boire à sa soif, être soigné quand il est malade, être traité correctement par toute autorité censée le servir sans qu'il soit (comme c'est le cas depuis toujours dans notre pays) obligé de corrompre, corrompre et toujours corrompre pour chaque acte (même le plus élémentaire de ses droits), qu'il entreprend ; avoir à sa disposition un système judiciaire équitable et non un système judiciaire de l’espèce de celui actuellement en cours, celui-là qui ne sert que les riches et les trafiquants de drogue et d'influence de tout genre qui spolient la nation nigérienne de ses ressources et de tous ses biens.
C’est cette lutte dont rien ne saura nous détourner que nous menons au MNJ.
Le Mouvement.
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